Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewEmmanuel Maurel· 14 avril 2016 22 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

ALHIWAR TV (TUNISIE) : NÉGOCIATIONS COMMERCIALES UE-TUNISIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi maintenant pour le lancement des négociations de l'accord de libre échange entre la Tunisie et l'UE ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi exiger l'implication de la société civile européenne dans ces négociations ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les médias européens ne couvrent pas assez ces accords, pourquoi selon vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles retombées concrètes pour la Tunisie et l'UE dans cet accord ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas abolir les droits de douane avec la Tunisie ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'intégration économique maghrébine est-elle une possibilité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MaurelFait
    « le parlement européen a donné le feu vert pour le début des négociations de l'accord de libre échange entre la tunisie et l'union européenne »
  • 3:00Emmanuel MaurelPromesse
    « cet accord de libre échange il doit être asymétrique c'est-à-dire il doit se faire au profit de la tunisie et des tunisiens et puis doit être progressif »
  • 9:00Emmanuel MaurelFait
    « la tunisie est touchée de plein fouet aujourd'hui dans son économie elle est largement tributaire des recettes touristiques »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

monsieur morel bonjour et merci d'être avec nous merci a vous de me recevoir le parlement européen a donné le feu vert pour le début des négociations de l'accord de libre échange entre la tunisie et l'union européenne pourquoi maintenant bah le contexte politique s'y prête incontestablement vous savez la tunisie c'est à la fois le berceau est le symbole du printemps arabe et c'est un pays qui est confronté à des difficultés économiques qu'on connaît notamment la chute du tourisme le problème les problèmes agricoles problèmes politiques aussi évidemment parce que le terrorisme n'est pas loin et l'union européenne se devait d'aider le peuple tunisien et la tunisie dans son développement la question qu'on s'est posée nous européens c'est comment on peut faire alors bien sûr il ya des aides financières exceptionnelles qu'un certain nombre d'états membres beaucoup d'ailleurs sont prêts à donner mais l'idée qu'on avait c'était comment on pouvait contribuer au développement économique de la tunisie et pour ça l'idée de favoriser les échanges entre la tunisie et l'union européenne nous a semblé opportune donc il ya le lancement de la négociation la commission et le parlement vont superviser cette cet échange mais on est encore loin parce qu'il faut quand même mettre toutes les choses sur la table il ya des inquiétudes des deux côtés du côté tunisien du côté européen et en même temps il ya des opportunités qu'il faut qu'on sache saisir voilà pourquoi le moment c'est pas vous que je vais expliquer que le contexte politique est très compliqué et notre devoir de européen c'est la solidarité avec le peuple tunisien qui luttent pour une transition démocratique réussie les mouvements syndicaux les organisations de la société civile tunisienne en général ne sont pas vraiment d'accord avec avec le font en tout cas de ces de ce début des négociations je dirais plutôt que on a des mouvements dans la société civile qui sont inquiets et on peut comprendre les inquiétudes parce qu'un accord de libre-échange traditionnel on va dit prenons un exemple entre les états unis du européenne ce qui est en train d'être négocié actuellement c'est comment on harmonise les normes comment on harmonise les règles comme on ouvre nos marchés publics de façon réciproque mais là très clairement c'est parce que nous voulons en tout cas le parlement européen a voté une résolution où il dit très clairement cet accord de libre échange il doit être asymétrique c'est-à-dire il doit se faire au profit de la tunisie et des tunisiens et puis doit être progressif c'est à dire on va prendre du temps y compris il va y avoir un calendrier un échéancier on va pas dire demain aux tunisiens vous ouvrez vos marchés publics aux produits européens et puis nous ont fait de même la différence entre les deux économies fait que l'impact serait désastreux donc c'est pas ça moi je on est vraiment dans une logique des do développement de transfert des technologies auprès des tunisiens il faut absolument que cet accord soit symétrique parce que quand je vous le disais plus qu'un accord de libre échange c'est un partenariat politique et économique et de ce point de vue là je pense qu'il faut rassurer la société civile et les producteurs tunisiens rien ne sera fait qui met en péril l'économie tunisienne mais si morel vous savez que vous êtes un des rares hommes politiques européens et pas les moindres donc un député européen qui demande qui exige l'implication de la société civile européenne donc on a toujours tendance à parler de la société civile des pays partenaires les pays tiers plus précisément les pays du maghreb et les pays avec lesquels l'union européenne a conclu un accord d'association mais là vous vous êtes là pour exiger même d'impliquer la société civile européenne pourquoi donc et là aussi pourquoi maintenant ben je vais vous dire une chose c'est très simple la plupart des gens s'assoient en europe mais c'est le cas je pense en tunisie aussi ont l'impression que quand la commission négocie un accord de libre échange ale pense aux intérêts des multinationales elle pense aux intérêts des détenteurs de capitaux mais elle s'intéresse pas aux gens aux consommateurs aux petits producteurs aux petits agriculteurs qui sont concernés au premier chef par un accord de libre échange or moi je pense que compte tenu de la défiance grandissante qui a par rapport aux politiques et notamment en europe compte tenu du contexte où il ya quand même des doutes par rapport à l'efficacité de la démocratie en europe par rapport aux valeurs de l'union européenne de solidarité de progrès je pense que c'est indispensable que les citoyens les consommateurs soient associés aux négociations qu'ils aient leur mot à dire et que les négociations et c'est là une vraie révolution se fasse dans la transparence sur cet accord entre l'union européenne et la tunisie moi je j'ai fait passer un certain nombre d'amendements avec la rapporteure adam de sarnez qui est également une française pour dire il faut que les négociations soient totalement transparente il faut que les syndicats les associations de consommateurs les les chefs d'entreprises aussi et leur mot à dire dans ce qu'on va négocier parce que sinon c'est quoi c'est les techniciens de la commission d'un côté les techniciens du gouvernement tunisien de l'autre mais il faut qu'il faut aussi qu'ils aient des gens qui viennent du terrain qui qui est des retours par rapport à ce qu'on est en train de négocier non moi je pense est très important et je peux vous le dire tout de suite cet accord de libre échange il ne verra pas le jour si on n'associe pas étroitement la société civile des deux côtés de la méditerranée à la négociation vous ne pensez pas que les médias européens honte un rôle à jouer pour informer je vais vous donner un exemple donc par rapport à cette actualité j'ai essayé de compulser la presse européens en général j'ai trouvé une ou deux lignes sur le sujet en tunisie ça fait la une de tous les médias et même au delà au maghreb au proche orient dans le monde arabe on a reparlé de cette actualité là vous touchez du doigt un problème structurel en europe c'est que nous construisons l'unification politique du continent et curieusement beaucoup de médias ne s'intéressent pas à la vie politique européenne et s'intéresse encore moins à ces accords de libre échange alors même qu'ils vont avoir une conséquence concrète pour la vie des gens parce que ça peut paraître technique enfin la vérité quand même c'est qu'une fois que l'accord est signé c'est très concret pour les gens au quotidien c'est les prix des produits c'est les produits que je trouve en magasin c'est la traçabilité des produits est-ce que l'huile d'olive que j'achète elle vient bien de tunisie est ce que les bio ça c'est quand même concret pour les gens et pour les consommateurs mais oui il ya une forme de désintérêt des médias ça peut être le cas du des médias français par exemple par rapport à certaines questions qui sont négociés à bruxelles et ont alors bien sûr les gens parlent de l'europe mais ils on parle surtout quand il ya des problèmes alors il ya des problèmes aujourd'hui la crise des réfugiés c'est un problème énorme leur les médias en parlent beaucoup la crise de l'euro avec la menace de 2,2 par rapport aux grecs ça c'est aussi quelque chose dont on a discuté mais ces choses-là très concrète qui déterminent l'avenir des peuples et dont on en train de parler là c'est vrai que c'est plus rare vient au sujet principal à quoi vont aboutir les négociations in fine et moi je pense qu'il faut que ça soit un accord qui soit bénéfique et la tunisie d'abord pourquoi je dis ça mais tout simplement parce que la tunisie est touchée de plein fouet aujourd'hui dans son économie elle est largement tributaire des recettes touristiques or vu ce qui s'est passé vu le contexte le tourisme c'est quand même largement effondré deuxième deuxième ressource et l'huile d'olive on a fait d'ailleurs on en a parlé mais on a fait un accord spécifique un texte spécifique pour favoriser un peu les producteurs d'huile d'olive européen tunisiens afin que les marchandises qu'ils exportent en europe soit moins taxés ça n'a pas été facile parce que vous avez les agricultures thueux espagnols ou italiens qui disait attention faut pas que ça a un impact trop le marché européen vacarme des agriculteurs est pas parce qu il ya deux problèmes en réalité vous avez les oliveraies notamment en italie qui sont touchés par une maladie et donc les agriculteurs ont de grosses difficultés financières mais ça n'a rien à voir avec la question spécifique de l'huile d'olive tunisienne pourquoi aujourd'hui l'huile d'olive tunisienne ça ça représente 3 % du marché européen peut-être ça va monter jusqu'à 5 % on sait rien du tout ça va pas jouer sur les prix ça va pas jouer sur la production mais nous surtout on y voyait un geste de solidarité avec les agriculteurs tunisiens parce qu'on peut pas gérer le problème c'est qu'on peut pas se contenter de mots on peut pas dire on veut aider la tunisie et quand on est face à un problème dire ah bah non là on peut rien faire non si on veut des tunisiens faut en tirer les conséquences tirer les conséquences c'est par exemple leur donner moins de droits de douane pour les produits qu'ils exportent en union européenne ça paraît totalement logique le libre échange va notamment finir par réduire donc comment pousser à réduire les droits de douane et de barrières douanières au profit de la tunisie pourquoi ne pas aller plus loin c'est à dire abolir bonnement et simplement les droits douaniers ont servi toute façon il ya toujours plus ou moins des droits de douane avec les pays hors union européenne même avec les états unis ou le canada c'est le cas ça c'est les règles du commerce international mais l'idée c'est pas seulement de travailler sur sur les droits de douane c2c travailler sur une régulation sur l'augmentation des échanges mais de façon intelligente coordonnées et puis sur une forme de réciprocité notamment dans le transfert de technologie en ce qui concerne l'union européenne vers la tunisie donc tout ça ça demande du temps ça demande beaucoup de l'énergie beaucoup ténacité mais ça va franchement c'est quelque chose qui est important est de la même façon on est en train de réfléchir un accord de libre échange à venir avec la jordanie parce que ce qu'on oublie de dire je parle je parle de la jordanie on pourrait dire la même chose sur la tunisie ou même le liban voilà des pays qui accueillent dans le contexte particulier des centaines de milliers de réfugiés voire même des millions dans le cadre du liban ou de la tunisie avec les libyens et non à notre réflexion européenne sur cette crise des réfugiés en même temps vraiment faut qu'on s'interroge sur comment on fait pour aider nos pays voisins et pays frère de l'autre côté de la méditerranée qui eux sont confrontés à des problématiques dix fois plus importante que nous sur cette question si on n'est pas capable de les aider si on n'est pas capable d'imaginer une façon pour l'europe d'être solidaire a franchement c'est qu'on joue pas notre rôle des européens mais dans ce cas là l'europe ça veut pas ça veut rien dire donc c'est pour ça moi que je j'insiste beaucoup pour qu'on parvienne à des textes qu'ils soient au profit des pays en l'occurrence du maghreb mais mais je crois que c'est très important ça veut dire quoi lorrain un accord de libre échange complet et approfondi je vous donne un exemple quand je dis que ça doit être asymétrique l'europe pas exigée par exemple de la tunisie qu'elle cesse de subventionner certaines entreprises que au sein du marché intérieur européen il ya une règle on peut la contester moi je la conteste mais elle existe qui dit on interdit les aides d'état on va pas exiger sa part exemples de la tunisie ce serait absurde d'appliquer à l'économie tunisienne qui souffrent les règles de l'union européenne sur les aides d'état voilà moi pour moi un accord de libre-échange réussi c'est un accord de libre échange qui prend en compte les spécificités des économies tunisienne c'est ce qu'on devra faire penser qu'un jour progressivement on va arriver à aux mêmes donc accord de libre échange qui a eu lieu déjà depuis quelques années avec la turquie et avec israël alors censés des accords qui sont jamais fixé un con qu'on peut renégocier mais moi ce que je souhaite je vous dis alors là on est au delà du libre échange dia ce beau concept d'euroméditerranée moi je crois en tout cas pour moi français c'est tout aussi important que l'ouverture vers l'est de l'europe comprenez bien parce que c'est notre histoire parce que il ya une logique géographique est logique historique et pour ce faire il ya les échanges humains il ya la libre la circulation des personnes mais il ya aussi la question du développement économique et du commerce et de ce point de vue là pour moi les partenariats qu on en en train de négocier ça n'est pas que du commerce c'est aussi du partenariat politique il ya des flics on doit aider la tunisie dont fait partie aussi parce que la tunisie a pris des engagements d'un point de vue démocratique et nous nous on a envie de les aider de ce point de vue là faut être conséquent à survoler un petit peu les retombées pour la tunisie mais qu'on ne connaît-il des retombées pour l'union européenne elle fait pas ça l'union européenne où l'europe en général je sais pas mais teresa non c'est pas mère teresa alors ça mais parfois l'europe c'est vrai manque de solidarité envers ses voisins et encore une fois là bas les retombées pour l'union européenne peuvent être positives mais j'insiste il faut que ça soit surtout positif pour les tunisiens voilà je peut-être je vais choquer certains de mes collègues en disant ça mais évidemment qu'on négocie pas avec les tunisiens comme on négocier avec les américains on parle l'europe c'est 500 millions d'habitants c'est le plus gros marché intérieur du monde donc évidemment c'est pas les mêmes problématiques et les mêmes exigences si je pense que c'est pour ça que je suis enthousiaste quand on parle de ces pays là je pense que si on veut les aider vraiment faut avoir l'intelligence de données et l'intelligence d'un accord qui soit surtout gagnant pour les tunisiens donc on parle tout on parle toujours et encore de la liberté de circulation des marchandises mais qu'est-ce qui se passe par rapport à la circulation la liberté de la circulation des personnes ça c'est une question c'est une question très importante alors le problème c'est que vous voyez bien le contexte le contexte c'est que l'europe est confrontée à une crise migratoire et que pour l'instant la réponse se fait attendre on a même une sorte de résurgence des égoïsmes nationaux avec des états banques qui disent bas les migrants pas chez moi donc c'est difficile d'aborder la question de la liberté de circulation des personnes notamment avec les pays du maghreb aujourd'hui parce qu'il ya cette crise et parce qu'il ya la crainte d'infiltrations terroristes tout ce qu'on peut lire dans les journaux ou les fantasmes qui sont pas par rapport à sa marraine nous sommes d'accord que en ce moment ça n'est pas possible mais en effet la belle interview il savait la tunisie a été le premier pays à signer un accord d'association avec l'union européenne assurée si je ne m'abuse en 1995 en 1995 et là aussi il ya eu question de la liberté des personnes mais l'union européenne elle ferme les yeux et elle bouche les oreilles dès qu'il s'agit de ce point là précisément oui mais ce que je vous disais là on est sur des problématiques de temps long moi je pense que je vous parlais de l'euroméditerranée tout à l'heure je pense qu'au fur à mesure qu'on avancera dans une construction plus politique et ces questions se règlent rondes seront réglés d'elle-même on n'y est pas encore je suis premier à le regretter mais c'est pas pour autant qu'il faut cesser de se battre pour qu'est-ce qu'il fait selon vous que la tunisie pourrait réussir sa transition démocratique et pas les pays voisins qui sont ses vrais beaucoup plus grand mais qui connaissent une certaine stabilité je pense au maroc je pense à l'algérie jeu surtout pas me lancer dans un débat comparatif entre le modèle algérien le modèle marocain le modèle tunisien disons que pour moi européen et des démocrates la façon dont la vie politique est en train de se structurer en tunisie le recours à des élections qui sont libres et démocratiques les la rédaction d'une constitution qui aiment permet l'expression des droits fondamentaux ça convient à ces à l'idée que je me fais de la démocratie voilà il ya une spécificité marocaine mais une stabilité politique incontestable il ya une spécificité algérienne aussi je encore une fois je vais pas rentrer dans le détail mme sont des modèles de développement différent les trois mais ce qui est sûr en tout cas c'est que la vérité c'est que nous avons vibré avec les tunisiens quand ils sont révoltés quand ils ont changé de régime on a été enthousiasmé par ça parce qu'on avait l'impression qu'ils se passait quelque chose de fort d'historique et surtout de bénéfique pour la population il faut être à la hauteur de cette espérance qu on a partagé à ce moment là et pour être à la hauteur il faut faire en sorte que cette transition démocratique et soit réussie c'est par l'europe qui va dire comment faut faire mais en tout cas c'est l'europe qui va dire on vous aide on vous accompagne parce qu'on pense que vous avez raison de prendre ce chemin eh ben c'est ce qu'on essaye de faire même avec les questions commerciales on peut y arriver pourquoi l'union européenne ne pousse pas à une intégration économique maghrébine et la france en l'occurrence roux singulièrement la france pour les raisons vous savez historiques culturels pourquoi le pas on vous vous évoquiez tout à l'heure les 500 millions de citoyens de l'union européenne c'est pas une aberration que l'union européenne négocie avec une tunisie de 10 millions d'habitants où le maroc de 43 de 40 millions d'habitants pourquoi ne pas avoir une intégration économique et là vous avez au moins 100 millions d'habitants une intégration qui peut profiter et aux pays de l'union européenne et aux pays du maghreb central alors la question n'est pas seulement à poser aux européens il faut la poser aussi gouvernements des pays auxquels vous faites allusion parce que pour les faire travailler ensemble c'est pas toujours facile non plus d'accord donc moi juste ce que je pense et on est quand même un certain nombre de députés européens à le souhaiter c'est en effet ce qui est ça existe déjà dans le cas de rom et 10 terranère mais il faut muscler sa il faut en faire quelque chose d'ambitieux et à terme et si on y arrive mais c'est tout le monde est d'accord pas seulement les européens alors moi je suis comme vous je pense que c'est le chemin qu'il faut parcourir mais on en est encore loin c'est la vérité donc qu'est ce qu'on fait on est assez pragmatique on voit que la tunisie ouverte à la négociation alors que avec le maroc il ya des problèmes aujourd'hui qui sont liées à une décision de la cour de justice qui fait que le gouvernement marocain dit bon là puisque c'est ça on arrête de discuter pour l'instant bon là la tunisie ouverte on peut avancer alors faisons le n'attendons pas que tout le monde soit prêt parce que si on attend que tout le monde soit prêt on va pas avancer très vite aussi que les magasins peuvent un jour intégrer carrément l'union européenne souvenez-vous à la 1080 le roi hassan ii avait déjà même proposé d'intégrer le maroc à l'union européen ou à l'union européenne vous pensez que c'est une possibilité est ce que je peux vous dire c'est que en tant que français et en n'aucun pays méditerranéens l'idée d'un rapprochement politique progressif avec les pays du maghreb c'est quelque chose de l'ordre de l'évidence ça c'est vrai après on a un problème nous européens c'est qu'on a fait l'élargissement on est désormais 28 et que on voit bien que un certain nombre de choses ne fonctionnent pas précisément parce qu'on ait 28 et parce que dans les traités il ya la règle de l'unanimité sur un certain nombre de sujets et que ça se passe pas toujours bien donc c'est difficile je veux dire j'ai pas dire dans cette émission ça marche pas tellement à 28 c'est la raison pour laquelle on veut être encore plus parce que dans ce cas là c'est la dilution du projet européen mais ce qui est vrai c'est qu'il faut renforcer la coopération avec les pays du maghreb du machrek qui le souhaitent voilà qui est le plus proche de l'union européenne israël et la turquie où les pays du maghreb et du proche orient ça dépend si vous parlez d'un point de vue politique culturelle historique moi je rentre pas dans ce débat avec la turquie aujourd'hui les négoces les les discussions sont très dense et très riche mais parce qu'il ya la question spécifique des migrants parce que la turquie veut rentrer dans l'union européenne qu'il ya un processus d'adhésion banque est quand même un peu au point mort voilà avec israël il ya d'autres types de relation qui s'est pas besoin d'entrer vous savez que les observateurs surtout issus du monde a dit ce qu israël est le 29e pays membres de l'union européenne israël historiquement des relations très étroites avec l'union européenne comme elle a des relations très étroites avec les états unis d'amérique ça c'est un fait géopolitique je suis pas sûr qu israël veut rentrer dans l'europe même si ils sont présents et coupe de football européennes les israël mais encore une fois la question n'est pas de savoir qui est le plus proche de l'europe la question est de savoir comment on construit un ensemble géopolitique cohérent qui soit un espace de de paix pour l'instant on en est loin de sécurité et aussi rêvons un peu de prospérité ça c'est vraiment la question qui nous est posée et l'espace méditerranéen de ce point de vue là c'est un enjeu considérable pour nous monsieur morel le temps est passé vraiment très vite arrêt vous merci d'avoir été avec nous merci merci madame monsieur c'était mission s'achève merci de l'avoir suivi à voir