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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 28 janvier 2026 3 min

16 mars 1914 : le jour où la femme du ministre a tué le directeur du Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le 16 mars 1914, Henriette Caillot, épouse de Joseph Caillot, ministre des finances, se présente au siège du Figaro. Elle demande à être reçue par le directeur de la rédaction, Gaston Calmette. Celui-ci est absent et madame Caillot patiente 1 heure au salon.

Puis Calmet rentre à son bureau et apprend l'identité de la visiteuse. Malgré sa surprise, il accepte de la recevoir. Madame Killot sort alors le bronning qu'elle avait caché dans [musique] son manchon et elle tire six fois sur le directeur du Figa.

Il s'effondre et mourra quelques heures plus tard. Le scandale est immense. Caillot démissionne du gouvernement.

Sa femme est incarcérée et bientôt renvoyée devant la cour d'assise. Comment en est-on arrivé là ? Le mari de la meurtrière est une figure de la vie politique.

Président du parti radical, il veut instituer l'impôt sur le revenu qui n'existe pas dans la France de l'époque. Or, Calmet est un adversaire résolu de cet impôt. De plus, le directeur du Figaro est convaincu que le président du parti radical, s'il revient au pouvoir, se montrera faible envers l'Allemagne de Guillaume II.

Enfin, Kaillot a fait tomber le ministère dirigé par un homme du centre droit, Louis Bartou, qui est l'intime de Calmet. Et le directeur du Figaro partage le désir de vengeance de son ami. Calmet lance donc une campagne de presse très virulente contre Kaillot.

Il est sans doute encouragé par un autre rival de caillot, Aristi Brillant, avec la neutralité bienveillante du président de la République, Raymond Pocarré. Le directeur du journal publie une lettre privée de Caillot à sa première femme. Lettre qui, selon qu'elle mette prouverait sa duplicité politique.

Or, Henriette Caillot avait eu une liaison avec Kaot alors que tous deux étaient mariés. Les deux amants avaient ensuite divorcé de leur conjoint respectif pour pouvoir s'épouser et Henriette est convaincu que la lettre publiée par le Figaro a été communiquée à Calmette par la première femme de Caillot pour se venger. Elle craint donc chaque matin en ouvrant le Figaro que des lettres intimes du temps de leur liaison soient révélé par l'exépouse de son mari.

Très attaché à son statut de femme du monde, Henriette a peur du scandale. Et le 16 mars 1914, elle commet son crime. Les obsèques de Calmet rassemblent plus de 10000 personnes à Paris.

Le procès que la France entière attendant s'ouvre le 20 juillet 1914. Tous les jurés sont des hommes. La défense plaide le crime passionnel.

L'avocat de la famille de Calmette décrit madame Caiot comme le bras armé de son mari qui se serait caché derrière elle. L'avocat de l'accusé lit certaines lettres intimes des [musique] anciens amants. À la lecture des phrases les plus sensuelles, madame Kai Sévanou dans le box.

Le 23 juillet, on apprend l'ultimatum de Vienne à la Serbie. La guerre se rapproche. Le 28 juillet 1914, dans un climat qui préfigure l'union sacrée, les jurés acquitent madame Caillot.