Audition de Fleury Michon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
cette nouvelle audition de notre commission d'enquête. Donc nous recevons aujourd'hui monsieur Billy Sala directeur général Salah ça se prononce comme ça ? Ouais.
Fleur Michon accompagné donc de madame Charlotte Desfrêel directrice communication et affaires publiques de monsieur Jean-François Fournier directeur général GMS France et de Gérard Chambet directeur général des opérations du pôle Restauration H domicile de Fleur et Michon. Donc merci beaucoup madame messieurs de votre disponibilité. Euh je vous rappelle la règle des commissions d'enquête qui consiste donc à prêter serment.
Donc pour les paroles les personnes qui prendront la parole, je vais vous inviter à ouvrir votre micro. Donc faut appuyer sur le petit bouton. Voilà quand le voyant rouge s'allume, c'est que c'est bon.
De lever la main droite et de dire je le jure. Je le jure. Merci monsieur Salah.
Je le jure. Merci monsieur Chambet. Monsieur Fournier, madame Defelle, vous je leur Merci.
Donc nous sommes ravis de de vous entendre dans le cadre donc de cette commission d'enquête puisqueavec près de 820 millions mais vous nous corrigerez hein éventuellement corrigerez nos chiffres 820 millions de chiffres d'euros de chiffre d'affaires et 3400 salariés. Fleur et Michon est un acteur français majeur de l'industrie agroalimentaire et vous avez 10 usines en France mais aussi une usine en Hollande et une au Canada. Donc ça nous permettra aussi de d'avoir un certain nombre de retours internationaux assez intéressants.
Euh 12 % de vos activités dans le catering aérien, donc vous nous expliquerez tout ça, et 5 % en restauration hors domicile [grognement] euh qui qui que vous développez. Euh pour vous, la GMS représente 87 % de vos ventes. Et j'ai noté à cet égard que vous souhaitiez donc renforcer votre approvisionnement local et développer de nouvelles matières premières.
Donc vous nous en direz plus. Nous avons nous auditionnions hier soir les marques territoriales dans peu dans ce même donc dans un contexte de marqué par de fortes variations des cours des matières premières agricoles, une inflation qui malheureusement semble repartir, des ajustements à la baisse des prix moins rapides en rayon. Nous souhaitons comprendre comment votre offre commerciale se stabilise et comment vous euh s'équilibre plutôt et comment vous construisez à la fois vos prix et vos marges.
Comment se déroulent bien sûr se sont déroulées les négociations commerciales avec la grande distribution notamment au sein des centrales d'achat et de services européennes. Comment déterminez-vous vos hausses tarifaires puisque parfois on entend que ces hausses sont excessives. Quel regard sur la répartition de la valeur qui est un point qui nous qui nous tient à cœur dans un souci de souveraineté alimentaire et de pérennité ou même de reconquête de notre production en France.
Donc comment répartissez-vous la valeur entre les différents maillons, les producteurs, les transformateurs industriels que vous êtes, mais aussi les distributeurs et globalement euh quel bilan tirez-vous des des lois égalimes à ce jour ? Donc je me propose de vous laisser la parole, monsieur peut-être Salah. dans un premier temps, à peu près 10 minutes.
Ensuite, madame la rapporteur vous posera des questions et enfin nous aurons un un temps de d'échange avec l'ensemble des sénateurs présents. Et donc, vous nous avez fait une demande de H clos donc nous basculerons H clos après 11h. Voilà.
Donc, vous avez la parole monsieur Cella. Madame la présidente, madame la rapporteur, monsieur le sénateur, nous tenons d'abord à vous remercier pour cette opportunité qui nous est donné de vous présenter les enjeux de notre entreprise qui est très particulière et de contribuer à vos travaux. Nous avons effectivement souhaité venir à plusieurs car nous considérons le sujet de ces séances absolument clés pour notre secteur comme vous l'avez dit et pour notre entreprise.
Euh avant d'aborder le fond du euh du sujet, permettez-moi de vous dire quelques mots de l'entreprise que j'ai l'honneur de représenter avec mes mes collègues ici présents. Donc Fleur Michon est typiquement ce qu'on appelle une ETI qui est enracinée dans ces territoires. Nous avons été fondés en 1905 en vendé et l'entreprise est toujours en vendé et l'entreprise s'est toujours développée régulièrement principalement par l'innovation.
On y reviendra, c'est important pour nous. L'entreprise est au débarcutière et aujourd'hui encore nous sommes surtout connus pour nos nos jambons, nos rôtis de porc et quelques autres produits. Au fil du temps, Flor Michon a accompagné et souvent précédé les grandes évolutions de l'alimentation en France.
Dès les années 70 par exemple, mes prédécesseurs se sont engagés dans les filières de qualité et nous avons notamment participé dès le début à la mise en place du du label rouge en 1973. Dans les années 1990, l'entreprise a développé aussi des plats cuisiners frais puis du surmi puis d'autres activités comme le catering aérien international que vous avez mentionné. Le point commun de toutes ces activités est toujours et ça nous tient à cœur la qualité supérieure de nos produits.
L'entreprise est toujours 100 % française par son actionnariat familial. D'abord, surtout 100 % de nos produits commercialisés en France sont produits en France dans nos différents sites de production qui sont principalement envendés mais aussi à Cambré dans le département du nord. Nous générons en France plusieurs milliers d'emplois comme vous l'avez dit.
J'insiste un petit peu au en complément, nous avons des dizaines de PME partenaires. Donc nous générons nous avons fait une étude il y a quelques années 11000 emploi indirect. Un point spécifique et dont nous sommes fiers, dont je suis fier personnellement est que 13 % de nos collaborateurs sont des personnes en situation de handicap.
Plus généralement, les emplois sont de tout niveau de qualification et nous sommes donc un acteur de terrain comme nos confrères d'ailleurs essentiel de la vie économique et sociale de nos territoires. Cela nous donne à nous équipe de direction et à moi personnellement un esprit de de grande responsabilité. La taille de l'entreprise que vous avez mentionné est paradoxale.
Notre chiffre d'affaires est effectivement de 800 millions d'euros. Cela peut sembler significatif, mais nous réalisons tous les jours par rapport à nos partenaires à Mont et Aval que nous sommes relativement petits. Euh à l'Aval notamment, comme vous l'avez mentionné, 85 % du chiffre d'affaires est réalisé avec quelques clients de la grande distribution.
Si nous devions vous donner une image parlante, Fleury Michon, le chiffre d'affaires correspond à à peu près quatre ou cinq hypermarchés. Notre rôle est que comme nos confrères et partenaires, nous sommes effectivement comme vous l'avez dit un maillon essentiel de valorisation des matières premières agricoles. La structure de la filière chercutière est relativement complexe.
Il y a plusieurs acteurs, on pourra y revenir, les éleveurs, les groupements d'éleveurs, les abatteurs découpeurs qui sont nos contacts directs à qui nous achetons les produits, les industriels producteurs dont nous faisons partie et puis les distributeurs. Donc notre rôle est clair. Comme nos confrères, nous cuisinons tous les jours notre gamme de produits.
Nous en créons de nouveau, de nouveau l'innovation pour accompagner la transition alimentaire et nous investissons pour nous améliorer sans cesse et notamment pour être moteur dans la transition écologique. Enfin, nous assurons un rôle clé de la sécurité alimentaire, évidemment une grosse partie de la chaîne du froid et commercialisons les produits. J'insiste sur le fait que cela demande un grand professionnalisme et je voudrais rendre hommage ici au à toutes les équipes Fleur Michion et à nos dizaines de PME partenaires car le défi est significatif.
Le point à garder en tête, c'est que sur nos marchés, nous n'avons quasiment pas de stock et les équipes sont sur le pont en continu. Il est à noter que le fait que nous n'avons pas de stock nous rend extrêmement vulnérable aux fortes évolutions soudaines et violentes de la MPA et aussi maintenant de la MPI que nous connaissons ces dernières années, disons depuis 2020, depuis 2021. Alors pour en venir au cœur de vos questions, comment se fixent les prix et les marges, nos données sont publique puisque nous sommes une société publique et donc nous pouvons être relativement précis sur ces sujetsl quand nous vendons à nos partenaires distributeurs nos produits disons à un prix de vente nette de 100, la MPA constitue effectivement l'essentiel du coût, c'est-à-dire environ 50 % dans notre cas. la MPI, c'est-à-dire principalement les énergies, les emballages et la logistique, environ 16 à 17 %.
On dira un total de 2 tiers à peu près là. Les frais de personnel qui incluent les charges sociales et aussi la nécessaire formation des équipes notamment à la sécurité alimentaire, environ 25 %. L'amortissement de nos équipements industriels 5 %. les taxes de production, les différentes taxes de production, environ 2 % et au total la marge opérationnelle avant impôt sur les société varie entre 1 et 2 % pour le groupe.
Précisément, la marge opérationnelle s'est établie à 1,6 % en 2024 et 01 % au 1er semestre 2025. Je voudrais passer quelques minutes pour commenter ces chiffres. Il n'est pas nécessaire d'être très versé en économie pour réaliser que ce modèle économique est fragile.
Ces marges faibles, très faibles, ont été supportables pour le secteur pendant des années, j'ai envie de dire jusqu'en 2015-2020 car nous connaissions alors la croissance en volume qui augmentait en quelque sorte la marge la masse de marge de tous les secteurs. De plus, le coût de la MPA et de la MPI était relativement stable. Il y avait des variations mais pas des domaines que nous avons aujourd'hui.
L'inflation de nombreux intrans MPA et MPI depuis 2019 d'abord et puis l'explosion des MPI depuis 2022 ainsi surtout que leur grande volatilité entraîne une extrême fragilité du modèle depuis quelques années. Donc quelques précisions quand même. La MPA qui je le rappelle constitue environ 50 % de nos coûts évolue de maintenant de manière erratique, soudaine et violente.
Certaines matières première agricoles connaissent des tensions très fortes avec des effets de montagne russe comme on dit en interne jamais. Lesquel par exemple ? Alors, le port par exemple qui est notre principale a connu des variations majeures successives + 29 % entre 2021 et 2022 et de nouveau + 17 % entre 2022 et 2023 pour une hausse totale de + 51 % en 2 ans.
Puis entre 2023 et 2025, une baisse de 16 %. Donc, on se retrouve à un index à peu près 126 par rapport à 2000 2019 ou 2020. C'est un facteur essentiel et je reviendrai de l'intérêt de la loi égalime pour nous, l'ajustement rapide des prix à la hausse comme à la baisse.
La MPI, elle est très volatile maintenant depuis 2022, je dirais et sujette à des crises soudaines et significatives. Nous avons reçu la convocation avant la crise du D3 d'Ormous, mais depuis la récente crise pétrolière liée au D3 d'Ormous, nos nos coûts d'emballage notamment ont explosé. Euh très fortement, les frais de personnel sont moins ératiques, mais clairement en augmentation, le SMIC, c'est de notoriété publique a pris 17 % en 5 ans.
Alors, une petite variable d'ajustement pourrait en théorie les 5 % d'investissement. Je vous disais qu'on a 5 % de nos coûts l'investissement et les équipements. Cependant, les investissements d'un autre secteur sont plus que jamais nécessaires pour gérer la transition alimentaire et écologique, notamment la baisse des émissions carbone et en eau qui est liée au renouvellement des équipements, améliorer les conditions de travail des collaborateurs, réaliser des gains de productivité et innover.
Si notre entreprise est encore là 120 ans après sa création, c'est qu'elle n'a jamais arrêté d'investir. Et au moment où je vous parle, malgré la marge très faible dont je vous ai parlé, chez Floris Michon, nous avons décidé de continuer à investir car le monde évolue et nous devons évoluer avec lui. Nous sommes convaincus que les investissements d'aujourd'hui sont la pérénité, la sécurité alimentaire et les emplois de demain.
Alors, comment nous faisons face par rapport à cette situation difficile ? parce que de nouveau, on n' pas besoin de grands diplômes en économie pour savoir que quand 50 % de vos coûts prennent à 50 % en 2 ans, c'est compliqué. Nous reparlerons de la fixation des prix.
Euh nous ne faisons pas que ça. Nous euh nous nous sommes très concentrés sur des gains de productivité qui sont réalisés chaque année. Les gains de productivité sont toujours possibles mais après des années d'optimisation euh on touche aux limites du système.
Aussi le travail d'une entreprise est de sans cesse innové pour répondre aux besoins toujours changeants des consommateurs. Alors il y a beaucoup d'innovations chez Fleur Michon. Il faut en citer quelques-uns qui sont significatifs et qui font qui fonctionnent et qui participent de notre souveraineté alimentaire.
Sans remonter très loin, nous avons alors sans remonter très loin effectivement, nous avons innové en 2020 sur les jambons conservation sans nitrite un process extrêmement difficile à réaliser en préservant la sécurité alimentaire et qui a nécessité de nombreux investissements. Nous en sommes aujourd'hui un acteur majeur ou les leaders en France et nous en sommes fiers. En 2024, il y a 2 ans, innovation majeure, nous avons introduit des tranches vég à base de de poischiches, lentilorail et haricot blanc pour accompagner la transition alimentaire et les goûts des jeunes générations vers plus de végétal sain.
Là aussi, le succès est au rendez-vous, nous y reviendrons. Ça nous permet de développer la culture de ces légumineuses auprès de de d'agriculteurs et de coopératives partenaires et nous en sommes heureux. Nous pourrons y revenir lors des questions.
Et je n'oublie pas au cours de toutes ces années et encore aujourd'hui bien entendu, nous sommes d'ardent promodeur promoteur des filières. Comme je l'ai indiqué, Fleur émichon a participé dès l'origine à la création de la filière la Belle-rouge dans les années de 1970. Plus récemment, nous avons en 2015 développé une filière avec des éleveurs qui s'appelle la filière française des éleveurs engagés.
Là aussi, nous nous pourrons en reparler. Mais à nouveau, les gains de productivité et l'innovation ne sont pas il n'est pas possible d'absorber les hausses des hausses d'une telle ampleur et d'une telle soudaineté. La volatilité de la MPA est maintenant telle qu'il est évident, vu la structure de nos marges que la productivité et l'innovation ne sont pas suffisantes.
Donc c'est pour ça que nous avons accueilli avec reconnaissance cette cette commission et notamment nous pensons et nous pourrons en rediscuter qu'il est absolument clé pour les acteurs de notre niveau intermédiaire d'avoir des outils d'ajustement automatique des prix que ce soit à la hausse comme à la baisse. La loi égalime est souvent attaquée mais nous nous pensons nous acteurs de terrain qu'elle est extrêmement importante. Nous avons été d'ailleurs l'une des toutes premières entreprises grâce à monsieur Fournier à mes côtés à adopter égalim avec l'option 2.
La loi Égalim est un bon outil pour ajuster les prix en fonction de l'évolution de la MPA à la hausse comme à la baisse. supprimé dans le contexte de déséquilibre des relations de négociation et de soudaineté des crises avec des effets massifs majeurs qui se compte en semaine pourrait avoir des conséquences significatives pour plusieurs maillons de la chaîne dont le nôtre. Il y a certainement des voies d'amélioration de la loi égalime mais nous pensons qu'il ne faut surtout pas la supprimer.
Nous pourrons en discuter. Pour conclure, une conviction simple, l'alimentation est un besoin essentiel. La filière de la charcuterie dont nous sommes l'un des représentants est en situation de grande fragilité.
La pérenité de cette filière ne peut évidemment que reposer sur un équilibre entre tous les acteurs, les agriculteurs et les éleveurs, les abatteurs des coupeurs, les transformateurs comme nous et les distributeurs. Préserver ces équilibres est donc une responsabilité collective. C'est le maillon le plus faible de la chaîne qui fera la souveraineté.
C'est dans cet esprit qu'on aborde nos relations avec tous nos partenaires évidemment et également dans cet esprit que nous abordons cet échange avec vous. Je vous remercie de votre attention et nous sommes à votre écoute à quatre pour que vous ayez les réponses le plus précises possible afin de répondre à vos questions. Merci monsieur.
Donc place maintenant à madame la rapporteur et à ces questions. Bien bonjour et merci d'être présent pour cette audition. Euh [raclement de gorge] alors moi je suis contente de vous entendre parce que il semble en tout cas les auditions précédentes nous ont appris que la charcuterie et le rayon de charcuterie et le rayon de charcuterie était un des rayons où les marges étaient les plus importantes pour les industriels.
Est-ce que c'est une information que vous avez qui est connue dans le milieu de la charcuterie ? Et quand je dis la marge est plus importante, bien sûr, j'entends la marge des distributeurs est la plus importante dans la péréquation de leur propre marge. Est-ce que c'est une réalité ?
Est-ce que c'est quelque chose que vous saviez ou est-ce que c'est quelque chose de nouveau pour vous ? Alors euh dans notre cas évidemment nous suivons de près les travaux de l'office français de la des produits et des marges pour lesquels les informations sont extrêmement claires et qui a qui suit ce ces informations là depuis des années et qui montrent qu'effectivement les marges des distributeurs, les marges brutes et du coup la la marge nette sont extrêmement importantes pour nos pour nos partenaires distributeurs Dans notre cas, les distributeurs sont évidemment libres de de fixer les prix qu'ils qu'ils souhaitent. Euh et c'est un rayon qui est effectivement très important pour eux.
Oui, en fait ce que je disais c'est que dans la péréquation vous êtes le rayon perdant en fait. C'est ça que je voulais dire en fait par rapport au rayon autant que les fruits et légumes quoi. On est un rayon qui bah nous comme nos concurrents, autant qu'on puisse en savoir opérons à moins de 1 à 2 % de marge opérationnelle.
Hm hm. OK. Alors euh je voudrais savoir alors vous l'avez vous l'avez peut-être dit mais que ce soit bien clair, quelle est la part de vos matières premières qui viennent de France pour les matières premières agricoles ?
Alors je vais laisser Gérard Chambé qui pilote tout cela vous répondre. Évidemment, nous nous cherchons à le maximiser en permanence. Bien sûr.
Oui. Bonjour. Donc concernant les matières euh premières MPA, il faut aujourd'hui on est vous voyez qu'on a on est sur énormément de produits différents.
Maintenant le produit qui reste un des phards dans notre production, c'est le port. Et sur l'ensemble de nos productions, on va dire que les matières premières françaises sont de l'ord de 60 à 65 %. Hm hm.
Sachant que quand on fait du plat cuisiné, vous imaginez qu'il y a des légumes qu'on peut pas tous trouver en France ou certaines épices et cetera. Donc on est autour de 65 % et sur la partie port qui est la partie importante, on est à peu près au même niveau autour de 65 % d'approvisionnement français. D'accord.
Et les 35 viennent de euh le pays le plus proche, c'est l'Espagne et un peu et un peu l'Allemagne. D'accord. En fait, tout est européen.
Il y a et vraiment c'est Espagne, Allemagne. Euh la raison est simple, c'est que si vous regardez euh euh ce qui a été dit lors de des conférences sur la souveraineté alimentaire entre autres où on a participé sur les viandes blanches et en particulier sur le port, aujourd'hui le port en France, on peut considérer que on est autosuffisant, c'est-à-dire qu'il a à peu près 98 % de port en quantitatif par rapport à la consommation. Ceci étant, quand on regarde un peu plus dans le détail, il y a une différence entre l'autosuffisance en qualité et en quantité.
Et en qualité, en fait, en France, on est surconsommateur de certaines pièces et en particulier le jambon. Oris fait que nous on est des gros acheteurs de jambon et donc aujourd'hui il y a besoin d'apporter à peu près de l'ordre de 35 % de jambons en France pour pouvoir subvenir aux besoins. Ceci étant, il y a aussi un certain nombre de pièces françaises qui elles sont exportées.
D'accord. OK. Très bien.
Non, mais c'est clair. Euh alors, je voulais savoir par rapport au distributeur si vous êtes adepte de l'option 3 pour exprimer l'évolution de la matière première agricole d'une année sur l'autre. Alors, on est plutôt adapte de l'option 2, mais je vais laisser monsieur F.
Voilà, si vous pouvez nous expliquer ça. Oui, bonjour. Nous, dès le départ, on a choisi l'option 2 pour la pour la charcuterie et au bout d'un an, on a basculé également nos nos plats cuisiners en option 2.
Voilà. En sachant que la dernière catégorie qui est le surimi voilà le le poisson n'est pas dans égalime. D'accord.
Et donc vous pouvez m'expliquer pourquoi vous êtes passé de 3 à 2. C'était une demande des distributeurs ? C'était une volonté de votre part ?
C'était alors on a beaucoup hésité au tout début. Il faut il faut se souvenir que les que les lois c'est pas un reproche mais les lois sont arrivées relativement tard par rapport à l'envoi de tarifs au tout début des galimes en fait. était le plat cuisiné, c'est alors je vais mentir mais ça doit être 100 150 matières différentes.
Donc on savait pas trop comment la passer en option 2. Euh et puis ensuite effectivement les distributeurs sont plus favorables à l'option 2. Nous on est une société assez transparente dans la dans l'évolution de nos coûts, dans ce dont on a besoin.
Donc on a décidé effectivement au bout d'un an de tout passer en option 2. D'accord. Mais quel est l'intérêt de la méthode agrégé pour vous alors par rapport à l'option 3 ? l'intérêt de l'option 2 par rapport à l'option 3 ou ou la l'option non c'est le fait d'agréger en fait l'ensemble des des volumes donc quel est ben ça donne une vraie transparence au distributeur donc c'est vraiment pour répondre à la demande du distributeur d'accord très bien et dans la négociation vous vous constatez que ça détend l'ambiance de la négociation le fait que vous soyez en option de je sais pas si ça détend enfin j'ai pas de de comparaison possible je vous mentirai si je vous disais que toutes les discussions qu'on peut avoir avec nos partenaires distributeurs sont détendues.
Euh c'est pas le cas. Euh ensuite, je sais pas ce qui se passe pour ceux qui ont une option 3. D'accord.
Très bien. Alors, j'ai encore une autre question sur vos produits. C'est quelle est la part de vos produits vendus en France qui sont produits en France ? 100 %.
Oui, c'est c'est 100 %. Je l'ai Ah oui, c'est ça que vous disiez hein. Mais j'étais pas Absolum.
Oui. Et je veux bien qu'on revienne Non, excusez-moi. Oui, 100 % je Oui, c'est 100 %.
Oui. Oui. Et je veux bien qu'on revienne sur les légumineuse.
Donc vous avez là, vous vous nous avez dit que vous aviez inventé innové et inventé les tranches végétales à base de protéines de légumineuse. Euh là, c'est quoi la part de la MPA ? C'est pareil.
On Alors, c'est à peu près pareil évidemment. Euh les légumineuses, effectivement, c'est un l'idée ça a été de de d'assurer la transition alimentaire et les goûts des des jeunes génération. Et euh voilà, c'est à peu près pareil.
La spécificité, c'est que nous avons trouvé pour les pois chiches et la haricot blanc euh des ressources en France tout de suite. C'est un cas assez typique de de notre politique. Sur la troisème référence qui est les lentilles corailles, nous nousous sommes aperçus avec horreur qu'il n'y avait pas de lentillorail en France. enfin pas suffisamment en tout cas pour pour nous.
Et là donc elles sont importées pour l'instant à partir de000 d'avril 2026, c'est-à-dire dans quelques semaines. En fait, les premières récoltes que nous avons dans les partenariats que nous avons initiés avec les agriculteurs vont vont arriver et nous serons totalement 100 % français à partir de 2027. D'accord.
D'où les lentilles corailles ? Importer d'où les lentilles corailles ? Can Canada ? directement avec les producteurs.
Est-ce que vous pouvez nous exp quel type de contrat vous avez ? Euh bon, j'imagine pour certains des contrats annuels, d'autres des contrats pluriannuels. Vous pouvez nous détailler un peu ça et voilà en fonction des matières premières agricoles.
Alors sur le sur la contractualisation pour la partie port, en fait on contractualise sur les filières puisque là on a la possibilité de le faire. Par contre, comme je le disais tout à l'heure, on n'est pas des acheteurs de port, on est bien des acheteurs de pièces. Donc nous, notre intermédiaire numéro 1, c'est l'abattoir qui lui-même travaille avec des groupements de producteurs que et ces groupements producteurs ont évidemment des producteurs.
Donc c'est souvent des accords tripartites. Et si je prends par exemple le cas du label rouge, donc nous avons un partenariat où on a une contractualisation qui dure maintenant depuis de nombreuses années depuis les années 2000. Et dans cette contractualisation, on va retrouver donc l'abattoir, nous et un groupement de producteurs.
Et le prix dans ces contrats va être fixé en fonction de ce qu'on appelle le MPB, c'est-à-dire le le le marché du portbreton. Et à côté de ça, on prend un indice qu'on a choisi avec eux sur l'aliment et en fonction de l'évolution de cet aliment, on va ajuster le prix tout au long d'année. Ce qui fait que parfois et bien on va payer plus cher que le prix de du cadrant et parfois un peu moins cher.
Mais dans les dans les faits, sur le long terme, ça assure à ceux qui font partie du groupement un revenu qui est très très stable, qui est plus stable. Voilà, les haut c'est les baisses quand même j'imagine qui fonctionne très bien. Et on a une autre filière qu'on a monté nous-même qui s'appelle filière française des éleveurs engagés où là on travaille à nouveau avec un abattoir et avec un groupement de producteurs et aussi Avril qui est qui est le fournisseur de l'aliment.
Et là, dans ce cadre précis, on a travaillé une contractualisation pour améliorer à la fois le bien-être animal, la rémunération des producteurs et aussi des produits de d'une qualité supérieure puisque c'est des élevages sans antibiotique par exemple. Et derrière là, on prend le prix qui est du port comme il est normal sur le cadrant. Mais à côté de ça, on a mis une prime de 9 € par port.
Et ces 9 € sont remis en plus à tous les éleveurs qui participent. Aujourd'hui, c'est une filière qui représente à peu près une quarantaine de producteurs. Et voilà pour donner deux exemples.
On a on a quelques autres filières et on essaie vraiment de travailler ça. Mais encore une fois, on travaille pas directement avec les producteurs de port, on travaille bien en contratte. Oui, sur le nouveau business, j'ai envie de dire, des légumineuses, là nous aurons la possibilité de travailler directement avec les agriculteurs.
Alors là, on travaille, on a commencé, on a quatre coopératives et là pour le coup, les agriculteurs sont regroupés dans des coopératives et là, on passe des contrats. Pour l'instant, comme on a démarré, c'est un contrat annuel et à partir de 2027, on sera en contrat pluriannuel sur l'ensemble des légumineuses. Et là en plus avec une un développement très local puisqu'on est avant tout sur l'Ouest et en particulier sur les pays de Loir.
Très bien. Je vous remercie madame la présidente. Il est 11h.
Je vous propose qu'on bascule en en H8 clos. Parfait. Et bien merci beaucoup Uh.
Anne-catherine Loisier