Frédéric Falcon (RN) face à Philippe Aghion, prix Nobel d’économie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est merci monsieur le président. Chers collègues, monsieur Aguron. Alors, vous avez récemment prise à partie le Rassemblement national oubliant que derrière nos bancs se trouvent 12 millions de Français, 12 millions de citoyens dont je me fais ce soir le porte-parole devant vous, qui travaillent, qui peignent, qui subissent et qui eux aussi ont droit au respect.
Quand vous parlez d'économie, nous parlons de vie réelle. Vous incarnez monsieur Agonite économique qui a conseillé tour à tour François Hollande, Emmanuel Macron et qui aujourd'hui vient donner des leçons après plus de 13 années d'échec patent. La France croule sous 1200 milliards d'euros de dettes publiques supplémentaires depuis que vos recettes sociales, libérales et mondialistes ont été appliquées sans relâche.
Vous avez soutenu un modèle où tout devait être ouvert, dérégulé, mondialisé. Le résultat, une désindustrialisation massive, des salaires qui se stagnent, des classes moyennes françaises pressurées et des jeunes contraints de s'exiler pour trouver un avenir. Vous dites craindre le repli national.
Mais ce que les Français refusent, n'est pas le progrès, monsieur, c'est l'impuissance organisée. Il rejettent un système où les décisions sont prises à Bruxelles ou dans les bureaux des thinking tank sans jamais leur demander leur avis. Nous nous croyons à une autre économie fondée sur l'économie réelle et non sur la financiarisation ou l'ubérisation, celle du travail, de la souveraineté, de la production locale avec nos TPE et ETI, de la planification stratégique et du retour de l'État dans les secteurs vitaux comme l'énergie avec un prix garanti au service de la compétitivité des entreprises françaises qui peut aujourd'hui, rappelons-le, l'électricité deux fois plus cher qu'aux États-Unis.
Ce n'est pas du populisme, c'est du réalisme. D'ailleurs, les libéraux anglo-saxons, eux, ont toujours défendu la souveraineté de leur peuple, là où les élites libérales européennes ont eu de cesse de les trahir. Pour preuve, l'Union européenne est aujourd'hui la zone du monde avec la plus faible croissance.
Pendant que les États-Unis réindustrialisent à marche forcée, nous continuons à obéir à des contraintes normatives délirantes, à des à des dogmes budgétaires absurdes et à une banque centrale déconnectée de la réalité. Aujourd'hui, vous venez au secours du budget le cornu et préférez les hausses de taxes à la baisse des dépenses, l'immigration, la fraude, la contribution à l'Union européenne et la suppression des agents sont pour vous des tabous. Alors, monsieur Ron, avant de donner des leçons de morale politique, peut-être faudrait-il faire le bilan de vos propres idées ?
Car si la France est aujourd'hui si fracturée, si endettée, si dépendante, c'est bien le c'est bien que le modèle que vous avez inspiré a échoué. Et puisque vous avez participé à l'orientation économique de notre pays pendant plus d'une décennie, il serait temps, je crois, d'en tirer les conséquences. d'abord de présenter vos excuses aux français mais je me fais peu d'illusion là-dessus et ensuite de vous retirer de la vie publique.
Je vous remercie. Je vais pas polémiquer ici donc c'est pas le but. D'abord je veux dire la chose suivante.
J'ai énormément de respect et je l'ai dit à plusieurs reprises pour les électeurs et vos électeurs. J'ai énormément de respect parce que souvent ils viennent vers vous parce qu'ils se sentent abandonnés. Ils sentent qu'ils n'ont pas la sécurité àquelle ils ont droit.
Ils sentent que l'école n'est pas à la hauteur de leurs espérances, que la santé pour se faire soigner selon que s'ils sont pas dans des régions privilégié, c'est difficile. Donc il a un sentiment d'abandon et je reconnais et je respecte le sentiment d'abandon qui pousse de nombreux électeurs à se tourner vers vous parce qu'ils disent finalement on a essayé à gauche, on a essayé à droite et certain ces problèmes là urgents ne sont pas traités. Donc on va essayer ce qui n'a pas été essayé c'est-à-dire vous.
Je pense donc eux je les respecte énormément mais je ne voilà mais je ne crois pas que les solutions que vous proposez répondent à leurs attentes. J'ai le droit, on a le droit de pas être d'accord. Donc d'abord je les respecte infiniment et je pense qu'il faut traiter le problème de l'abandon.
Je pense qu'ils ont droit sécurité justice. Absolument. Il faut améliorer les choses.
Je pense que l'école doit être profondément réformée et il y a tous des débats sur la réforme de l'école. J'ai des idées, d'autres ont d'autres idées. Et donc moi je travaille beaucoup, je vais beaucoup dans les lycées de zone défavorisé euh pour et je vois beaucoup de gens de de de des lycées dans ces zones-là et je vais beaucoup dans ces zones.
Je m'investis énormément. J'ai un campus de l'innovation pour les lycées. Je vais beaucoup dans ces zones sur la santé.
Il y a il y a des grandes réformes à faire. Je pense que quand on a transformé, on a voulu que les hôpitaux deviennent rentables et on a été trop dans dans il y a eu des réformes qui ont été faites dans le système hospitalier qui à mon avis n'ont pas été de très bonnes réformes et j'ai jamais poussé pour elle personnellement. Donc je pense qu'il y a tout un effort à faire pour que traiter ce sentiment d'abandon et que les gens qui perdent un emploi savent que ils peuvent avoir une garantie de d'assurance chômage et de et qu'on va les aider à retrouver un emploi.
Donc je pense tout à fait que ce sentiment d'abandon doit être traité avec le plus grand respect et le plus grand sérieux. Donc je n'ai j'ai le plus grand respect pour les gens qui viennent vers vous par des arrois. Mais ce que je veux dire c'est que je pense que on peut en discuter mais je peux pas que ça un débat avec vous aujourd'hui peut-être un autre moment je serai prêt à débattre.
Je pense pas que les solutions que vous proposez permettront de résoudre ces problèmes-là. Voilà, je pense que voilà, ça c'est bon. Donc voilà, je je Merci professeur.
On va essayer de les les pour pouvoir répondre au aux questions et je pense notamment que voilà que voilà donc je donc je après quant à la politique menée, bon je veux pas je suis pas là pour défendre la politique de du gouvernement. Je pense que il y a eu des réformes depuis le tournant de l'offre qui ont été des réformes très utiles. Je pense que ces réformes depuis de mai 2014, notamment le pack de responsabilité, le CICE, ensuite euh et bien les les réformes fiscales, les lois pénicos et cetera, ont contribue à faire baisser le chômage en France.
Avant on avait un chômage de masse, on a quand même réussi à faire baisser le chômage. Merci professeur. Et donc voilà, je pense qu'il y a eu des réformes qui ont été on pourra discuter, on pourra y revenir, on pourra revenir et comment la dette est montée.
Mais quand la dette est montée, je ne dire aucun parti a empêché aucun parti quoi qu'il en coûte a été prolongé plus longtemps que nécessaire mais je ne crois pas que votre parti est jamais dit on arrête le quoi qu'il en coûte. Jamais. Merci pour On va passer à l'orateur à l'orateur suivant et vous pourrez reprendre
Frédéric Falcon