Jordan Bardella : «Je pense que les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, mais vous savez que le système français résulte de toute matière de ces deux critères. Donc l'âge de départ, vous voulez changer beaucoup de ch l'âge de départ légal. Non, mais l'âge de départ légal en soi euh n'a pas grande signification puisque la durée de cotisation prime largement.
Mais ce que je note, c'est que euh dans un système où ceux qui où ceux qui travaillent pas la retraite de ceux qui ne travaillent pas, il y avait il y a une quarantaine d'années, il y avait une quarantaine d'années, quatre cotisants, quatre actifs pour un retraité. On est aujourd'hui à 1,7 actif pour un retraité. Donc le sujet c'est le travail.
Et le sujet pour moi c'est pas que les Français travaillent pas essai. Les Français, ils aimeraient travailler plus en l'occurrence pour gagner encore plus dans un certain nombre de filières et d'autres qui se contentent aujourd'hui du temps de travail légal. Moi ce que je pense c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent et qu'il y a dans notre pays une partie des Français, une partie du pays qui travaille dur et qui porte sur ses épaules les efforts de tout le monde et la solidarité nationale qu'il finance pour tout le monde.
Donc je pense que les jeunes je pense que les jeunes je vais vous répondre je pense que les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail. D'abord, le premier emploi significatif en France, c'est autour de 27 ans. J'ai bien significatif au sens statistique, au sens de l'INC.
C'est 23 ans en Allemagne. Et donc c'est 4 années de travail, de création de valeur, d'initiative, de cotisation dans le système de retraite qui sont perdu. Et pourquoi ?
Parce qu'on a considéré à tort, me semble-t-il, que toute une classe d'âge, que toute une classe de jeunes françaises et de jeunes français devaient faire des études longues et devaient aller à l'université. On a sous-estimé la richesse inestimable pour la société, pour l'économie française, des métiers manuels, des métiers euh professionnalisant, de tous ces métiers de la main qui permettent aussi à nos industries d'avoir une main d'œuvre qualifiée et que quand on compare par exemple la France à la Suisse ou à l'Allemagne et bien on gagnerait à s'inspirer, j'en parle d'ailleurs dans le livre que vous avez la gentillesse de cister d'un collège modulaire, c'est-à-dire de pouvoir dès le collège mieux orienter, mieux flécher les jeunes qui n'ont pas la pét compétence pour des études longues ou pour ce qu'on appelle un peu vulgairement et et un peu à tort et je m'en excuse les sciences molles pour aller aussi vers des des des métiers des plombiers, électriciens, ingénieurs. On a besoin de toutes ces tâches et de tous ces métiers de la main que la Suisse et que l'Allemagne ont su garder.
Je pense que dès l'éducation, dès l'école, on a je pense intérêt bien sûr, mais je pense qu'on a intérêt de manière je dirais très très lucide et très pragmatique à s'inspirer de ce qu'il fait dans les autres pays parce qu'on a besoin d'une industrie. Moi je ne crois pas à un pays sans usine, je ne crois pas à un pays sans entreprise robuste. Et donc on a besoin et bien de mieux orienter les les jeunes générations et je pense qu'en faisant rentrer les c'est pas je pense d'ailleurs c'est une certitude en faisant rentrer les jeunes plutôt sur le marché du travail et bien on contribuera aussi à rétablir le déséquilibre majeur qui subsiste aujourd'hui dans le pecer à surir des filières qui ne veulent pas choisir.
Oh.
Jordan Bardella