Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLCP (sur YouTube)· 29 mars 2026 14 minComplaisantPortrait personnelImmigration & asileInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Pierre Meurin, député Rassemblement National du Gard | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Pierre Meurin.

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Pendant la campagne présidentielle de 2017, vous êtes apparu à Lyon à la tête d'un collectif qui s'opposait à Emmanuel Macron. Pourquoi ne pas assumer cet engagement lors de cette manifestation ?

  • 1:00ComplaisanteRéponse directe

    C'était apartisan mais vous savez on peut faire de la politique sans être dans un carcan partisan.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Engagé en politique très jeune, aux côtés de Philippe de Villiers, et en parallèle de cela, au sein du syndicat étudiant de droite, l'UNI. Vous êtes même présenté aux législatives dès 2012, à 22 ans !

  • 3:00FerméeÉludée

    Résultat, deux voix. Qui est l'autre personne ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Philippe de Villiers incarne une droite souverainiste, mais aussi catholique traditionnaliste. Vous vous définissez vous-même comme un catholique social. Vous faites un lien entre votre engagement politique et votre foi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Pierre MeurinFait
    « Le candidat des élites contre le peuple. »
  • 2:30Pierre MeurinFait
    « J'ai toujours eu l'engagement politique chevillé au corps, c'est un peu un virus. »
  • 4:30Pierre MeurinFait
    « Alban de Villeneuve-Bargemont, catholique, très à droite, qui a fait interdire le travail des enfants à l'époque. »
  • 7:00Pierre MeurinFait
    « Je suis juriste en droit public, en droit public de l'économie. »
  • 8:30Pierre MeurinFait
    « Eric Zemmour incarnait pour la jeunesse de droite que nous étions, une soupape de respiration, une espèce de respiration. »
  • 10:30Pierre MeurinFait
    « On a fait ces affiches et j'ai trouvé des antennes dans tous les départements. Ca a été un travail de fourmi. »
  • 11:30Pierre MeurinFait
    « J'ai rencontré les électeurs de Marine Le Pen. Ca a été un grand bouleversement dans ma vie. »
  • 12:30Pierre MeurinFait
    « L'automobiliste incarne pour moi le Français qui est écrasé par les normes, les taxes, les injustices. »
  • 13:30Pierre MeurinChiffre
    « La France, c'est 0,9 % des émissions de CO2 mondiales, dont la moitié proviennent des importations. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il aime sa vieille Peugeot, il en a même fait son principal combat à l'Assemblée. Mon invité siège au groupe Rassemblement National après avoir longtemps cheminé aux côtés d'Eric Zemmour. Générique --- Bonjour Pierre Meurin. -Bonjour Monsieur Méric. -Pendant la campagne présidentielle de 2017, vous êtes apparu à Lyon à la tête d'un collectif qui s'opposait à Emmanuel Macron.

On va voir un extrait d'un reportage régional consacré à cet événement à l'époque. *-L'appel du "Tout sauf Macron" a été lancé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux pour inciter à voter contre le candidat d'En Marche. *-C'est le candidat d'une caste qui abîme la France depuis beaucoup trop longtemps. *Et je pense que cette caste est celle des puissants contre les faibles. *Or, le peuple de France, en majorité, ce sont des petits, des gens qui veulent simplement travailler, qui n'ont pas besoin d'être méprisés par ces hommes. *-Le mouvement se présente comme non-partisan et compte bien continuer à peser dans le débat politique à l'issue du 7 mai. -La journaliste vous présente comme membre du collectif Stop l'Arnaque, un collectif non-partisan, sauf qu'à l'époque vous étiez engagé aux côtés de Philippe de Villiers.

Je crois que vous étiez même encore à la tête du mouvement des Jeunes pour la France de M. de Villiers. Pourquoi ne pas du coup assumer cet engagement lors de cette manifestation ? -Si vous voulez, à l'époque, cette manifestation, l'idée, c'était de rassembler tous ceux qui ne souhaitaient pas la victoire d'Emmanuel Macron en 2017.

Donc il y avait en effet des gens qui étaient plutôt engagés, évidemment, à l'époque au Front National, dans beaucoup de mouvements de droite. Et donc l'idée, c'était de créer une association pour montrer combien on était opposé à l'idée qu'Emmanuel Macron remporte l'élection présidentielle parce qu'en 2017 c'était pour son premier mandat mais on avait déjà compris que c'était vraiment le candidat du mondialisme... -"Candidat du système" pour reprendre votre expression. -Le candidat des élites contre le peuple. -C'était pas du tout apolitique... -C'était apartisan mais vous savez on peut faire de la politique sans être dans un carcan partisan. -Engagé en politique très jeune, aux côtés de Philippe de Villiers, et en parallèle de cela, au sein du syndicat étudiant de droite, l'UNI, quand vous étiez à l'université.

Vous êtes même présenté aux législatives dès 2012, c'était face à David Douillet dans les Yvelines, et vous aviez 22 ans ! -J'ai toujours eu l'engagement politique chevillé au corps, c'est un peu un virus. On était une bande de copains qui avions monté une espèce d'alliance.

A l'époque, c'était le RPF, le FRS, le MPF, etc. Et donc, on cherchait des candidats... -RPF, c'est Pasqua, MPF... -Oui, c'est ça, exactement.

Et donc, j'avais donné mon nom pour être candidat aux élections législatives. Mais pour la petite anecdote... -Résultat, deux voix.

J'imagine que vous avez voté pour vous. Qui est l'autre personne ? -Même pas ! -Vous n'avez pas voté pour vous ? -Non car je n'habitais pas dans cette circonscription.

J'ai fait deux voix. Je ne sais pas d'où elles viennent. Ca dit une chose quand même : mon envie de m'investir depuis toujours. -Philippe de Villiers incarne une droite souverainiste, mais aussi catholique traditionnaliste, disent certains.

Vous vous définissez vous-même comme un catholique social. Vous faites un lien entre votre engagement politique et votre foi ? -Je...

Oui, si vous voulez, ma foi et probablement aussi mes années de scoutisme, vous savez, la promesse scout, c'est sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m'engage à servir de mon mieux, ma patrie notamment. Donc il y a probablement un lien, entre ma foi, mes engagements scout et cette soif d'engagement pour mon pays, ça c'est certain. Quant à la tradition politique qui est la mienne, philosophique, moi, je viens d'une famille bourgeoise, je suis quelqu'un de bien-né, donc une famille catholique, je suis resté catholique, et j'ai cette tradition du catholicisme social qui, très jeune, m'a conduit chez Philippe de Villiers, pour lequel j'ai une admiration presque sans borne.

C'est un modèle, Philippe de Villiers d'entrepreneuriat de visionnaire pour la politique. -La dimension sociale se traduit comment ? -La dimension sociale du catholicisme, si vous lisez Albert Demain, Alban de Villeneuve-Bargemont, c'est à l'époque de la révolution industrielle, les grandes transformations sociétales, comment gérer cette nouvelle donne sociétale, c'est-à-dire le salariat, la pauvreté, dans le contexte de la révolution française, et les catholiques sociaux ont apporté des réponses.

Je vous donne un exemple, c'est Alban de Villeneuve-Bargemont, catholique, très à droite, qui a fait interdire le travail des enfants à l'époque. Donc, si vous comprenez cette idée, le catholicisme social, c'est ça. -Votre engagement politique, on le retrouve aussi dans votre parcours professionnel.

De 2015 à 2018, vous avez dirigé le cabinet d'un maire proche d'Eric Zemmour et de 2018 à 2021, vous avez rejoint l'école créée par Marion Maréchal, l'ISSEP, je crois, directeur des études ? Ca donne l'impression que vous avez besoin, y compris dans vos engagements professionnels, de retrouver cet engagement politique comme si vous vous sentiez investi d'une mission. -Vraiment, j'ai toujours été passionné par la chose publique.

Je suis juriste en droit public, en droit public de l'économie. Et donc, assez naturellement, je me suis tourné vers les collectivités territoriales. Et comme j'avais envie de faire de la politique...

La fonction de directeur de cabinet était une fonction concrète d'accompagnement des élus dans des missions de service public. Et c'est vraiment ça que j'avais envie de faire. -D'où cet engagement aussi à l'ISSEP dans la foulée de cet engagement auprès de ce maire.

J'aimerais qu'on évoque à présent, parce que derrière votre parcours professionnel et politique, il y a un homme en filigrane qu'on retrouve très tôt dans votre engagement, c'est Eric Zemmour. Dès 2009, vous alliez souvent sur le plateau de "On n'est pas couché" quand il y était chroniqueur, éditorialiste, pour le soutenir bruyamment, disent certains ? -Rendez-vous compte, à l'époque, il n'y avait pas CNews, vous n'aviez pas autant d'éditorialistes de droite.

Eric Zemmour était probablement le seul. Dans une presse bien pensante, avec des éditorialistes qui étaient tous, tous médias confondus, très marqués à gauche, Eric Zemmour incarnait pour la jeunesse de droite que nous étions, une soupape de respiration, une espèce de respiration...

On se sentait écouté sur le sujet, notamment de l'immigration. On entendait Eric Zemmour à la télé, il était le seul. -Là, vous aviez 19 ans. -J'avais 19 ans, et donc oui, j'allais sur le plateau de "On n'est pas couché" pour le soutenir.

Quand on est passionné par la politique, il nous disait : "O n'est pas tout seul à penser quelque chose, il y a quelqu'un à la télé qui dit la même chose que ce qu'on pense, en dehors des politiques qui, évidemment, s'exprimaient." -Au mois de juin 2021, on est un an avant la présidentielle, on a vu fleurir partout en France des affiches avec écrit "Zemmour président". Partout !

Et à l'époque, il était encore éditorialiste. Pas encore un homme politique. Il n'avait pas créé son parti.

C'est vous qui étiez derrière ce coup de com' ? -J'ai un petit côté anarchiste de droite. Et donc j'aimais bien cette idée qu'Eric Zemmour casse les codes politiques.

Et donc oui, c'est vrai, à cette époque-là, je me suis mis à son service. -Et comment vous avez fait ? Parce qu'en deux jours...

Je crois qu'il y a eu 10.000 affiches collées en deux jours dans toute la France...

Il n'avait pas de réseau militant. -On a fait ces affiches et j'ai trouvé des antennes dans tous les départements. Ca a été un travail de fourmi.

Et j'étais dans mon garage et après à La poste. C'était très artisanale. On a envoyé par La poste les colis à tous les militants qui s'étaient portés volontaires pour cette opération. -Ca a marqué les esprits. -J'étais assez content du retentissement.

L'opération était réussie d'un point de vue médiatique et communication. -Et à partir de là, vous avez intégré un comité exécutif secret, j'ai lu, qui comptait que six membres pour préparer l'entrée d'Eric Zemmour dans la vie politique, pour élaborer sa stratégie de campagne présidentielle. Et puis, du jour au lendemain, vous avez annoncé le quitter, vous qui avez cru en lui pendant près de 12 ans.

Qu'est-ce qui s'est passé ? -J'ai cru en lui depuis près de 12 ans. Je n'étais pas militant d'Eric Zemmour en politique en 2009.

J'étais fan du chroniqueur qui disait publiquement ce que je pensais. C'est très différent avec ce que j'ai fait, par exemple, avec cette opération affichage. Je vous explique ce qui m'a beaucoup moins motivé au bout d'un certain temps.

J'ai la chance, quand je suis parti à Charvieu-Chavagneux, diriger le cabinet de M. Dézempte que je salue au passage, j'ai rencontré, c'est une zone périurbaine, désindustrialisée, rurale aussi, j'ai rencontré les électeurs de Marine Le Pen. Moi, je viens d'une famille bourgeoise, donc si vous voulez...

J'avais pas...

Donc, quelque part, on est dans une bulle cognitive dans cette bourgeoisie. Et donc là, j'ai rencontré les électeurs de Marine Le Pen. Ca a été un grand bouleversement dans ma vie, puisque du coup, j'ai compris l'aspiration de ces gens-là.

Et moi, ce que j'aurais espéré d'Eric Zemmour, c'est qu'il s'intéresse à leurs problèmes. Et moi, j'ai suivi la campagne de Marine Le Pen, à l'époque de l'extérieur, en réalité. Et j'ai été fan de la campagne de Marine Le Pen. -Vous avez dit que c'est vers elle qu'il faut que je me tourne. -Et pour Eric Zemmour, je ne lui fais pas de procès en mépris social.

Mais je n'ai pas aimé cette absence de considération politique pour les classes populaires, les Français les plus modestes. -Donc, vous vous êtes tourné vers Marine Le Pen quelques mois plus tard. Il y a eu un sas de décompression.

Elle vous a ouvert les portes, elle vous a investi aux législatives alors que très peu d'anciens zemmouristes ont été acceptés par le RN. Pourquoi vous ? -Déjà, la particularité, c'est que moi, je n'étais pas venu du RN pour aller chez Eric Zemmour. -Pas trahi. -Voilà, si c'est le mot que vous voulez employer.

Il n'y avait pas de trahison. Donc elle m'a investi aux législatives. Je pense parce que quand je l'ai rencontrée, elle a dû se dire que je pouvais apporter modestement une plus-value à ce groupe parlementaire.

Et j'ai saisi cette perche avec beaucoup d'envie et de niaque. -Et vous avez été élu dans la foulée aux législatives et donc à peine élu à l'Assemblée, vous êtes devenu, je vous appelle le monsieur bagnole du RN. Ce n'est pas méchant, mais c'est vraiment ça. -C'est flatteur... -Vous vous avez posé devant l'Assemblée avec votre vieille Peugeot.

C'est une 306 S16. -167 chevaux. -Elle compte beaucoup, cette voiture ? -Je suis un grand fan de cette voiture.

Ce que j'aime dans la voiture, d'un point de vue politique et iconographique, c'est deux choses : un, l'automobiliste incarne pour moi le Français qui est écrasé par les normes, les taxes, les injustices, la vache à lait. L'automobiliste incarne ce que l'Etat fait, être fort avec les faibles, faible avec les forts. -D'où ce combat que vous avez mené à l'Assemblée contre ce qu'on appelle les ZFE, les Zones à Faible Emission. -Je déteste l'injustice.

Et l'automobiliste subit toutes les injustices de cet Etat qui est écrasant et presque totalitaire sur le plan normatif. -Vous vous êtes battu contre les ZFE, vous vous battez encore, ce combat n'est pas encore tout à fait abouti. Et en même temps, vous avez été commercial dans les énergies renouvelables.

Comment vous vous positionnez par rapport à l'écologie ? Parce que vous vous attaquez aux écolo-techno-bobos, votre expression. -La France, c'est 0,9 % des émissions de CO2 mondiales, dont la moitié proviennent des importations.

C'est très simple, la stratégie de décarbonation française, elle doit être fondée sur notre nucléaire, sur notre hydroélectricité, c'est ça notre mix électrique, et sur la réduction de nos importations, donc la réindustrialisation et le produire local. -Vous vous définissez comme un écologiste ou pas ? -J'ai une sensibilité écolo.

Les Français des zones rurales, les électeurs du RN, sont les premiers écolos. Dans les zones rurales, c'est la France de la débrouille. Finalement, le gaspillage de carbone, c'est les villes qui sont les plus grandes émettrices.

Donc, il faut arrêter de taper sur le Français des zones rurales, sur le Français le plus modeste et singulièrement sur l'automobilisme. D'un point de vue du contrat social, on ne peut pas dire à un automobiliste que c'est un pollueur alors qu'il utilise sa bagnole pour aller bosser, pour emmener ses enfants à l'école. On a un problème de contrat social qui percute la fraternité républicaine. -On va passer à notre quiz.

Vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. Les anciens scouts en politique...

Vous avez évoqué votre passé de scout. Au-delà de la dimension religieuse, il y a des scouts laïcs aussi. -Absolument, les anciens scouts en politique sont des gens qui ont l'engagement chevillé au corps. -Je roulerai en Peugeot électrique le jour où ? -Je serai probablement le dernier à rouler en thermique.

Je plaisante ! -Le point commun entre l'afachade, la bajana et le porc à la cévenole ? -On est sur trois spécialités de votre territoire, on va dire. -Joker. -Joker, c'est la châtaigne. -La châtaigne, bien sûr, oui. -Merci beaucoup, Pierre Meurin, d'être venu dans La Politique et moi. -Avec plaisir.

Merci pour votre invitation. Générique de fin

Pierre Meurin, député Rassemblement National du Gard | La politique et moi — Pierre Meurin · Pourquijevote