The big interview on CNEWS and Europe 1, Wednesday, December 17, 2025 | Laurent Wauquiez
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C'est news, il est 8h12, Laurent Wauquiez est l'invité de la grande interview, C'est News Europe 1.
La grande interview sur C'est News et Europe 1, mon invité ce matin est le patron de la droite à l'Assemblée Nationale. Bonjour et bienvenue Laurent Wauquiez. Bonjour. Merci d'être là. Nous allons bien sûr évoquer ce matin la désespérance des paysans qui restent vives, l'accord du Mercosur et ses liens à cette colère, la lutte contre les narcotrafiques avec les annonces hier d'Emmanuel Macron à Marseille. Mais tout d'abord, M. Wauquiez, je vous propose ce matin une interview vérité pour savoir qui est vraiment face à moi.
Vous faites autre chose que des interviews vérités ?
Parfois je n'ai pas les réponses.
Alors allons-y, on va essayer de vous donner les vérités.
Allons-y. Qui est vraiment ce matin face à moi dans ce studio ? Un opposant à la Macronie, comme vous ne cessez de le clamer, ou bien, ou bien, M. Wauquiez, un traître à son camp, qui aurait fait un deal avec Sébastien Lecornu, qui a permis d'ailleurs l'adoption du PLFSS. Alors, Mr. Laurent, à droite officiellement, ou alors Dr. Wauquiez, socialiste dans l'âme ?
Socialiste dans l'âme, carrément. On commence avec le niveau de caricature top niveau tout de suite.
C'est un budget de droite, le PLFSS ?
Je suis là pour précisément vous répondre. On a deux périodes. Il y a une période actuelle qui n'est pas insatisfaisante, qui n'est pas parfaite, dans laquelle, oui, on est amené à prendre des choix entre éviter le pire pour le pays, et je rêverais de pouvoir vous dire qu'on peut faire une politique de droite avec une assemblée où il n'y a pas de majorité de droite. Mais ce n'est pas le cas. Dans cette période, on a fait un choix, et je l'assume, qui est donné de la sérénité un minimum au pays. Un minimum de stabilité, oui, d'avoir contribué à faire passer un budget pour l'assurance maladie et la sécurité sociale.
D'accord. Donc vous avez bien fait un deal avec le Premier ministre.
Mais ce n'est pas un deal.
Un compromis.
Non.
Vous avez chopé dans la main.
C'est un choix. Et le choix, je l'assume, on a fait le choix de ne pas s'opposer au budget de l'assurance maladie. On parle de quoi ? On parle du budget de nos hôpitaux.
On parle de 2 milliards d'euros supplémentaires.
Non, non. On va le prendre étape après étape. On parle du budget de l'assurance maladie. On parle du budget des hôpitaux. Et donc oui, on a été amené à faire un choix qui a été de se dire, bon, est-ce qu'on s'oppose à la suspension de la réforme des retraites ? Ou est-ce qu'on fait le choix de se dire, il vaut mieux qu'il y ait un budget pour financer nos hôpitaux et nos maisons de retraite ? J'assume de ne pas m'être opposé au budget de l'assurance maladie dans notre pays.
Vous assumez d'avoir cédé à des négociations derrière boutique parlementaire. Vous assumez d'avoir ramené la politique à son plus petit dénominateur commun, c'est-à-dire votre survie.
Madame Mabrouk, j'assume d'avoir mis dans le budget du PLFSS la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires. C'est une mesure de gauche, ça ? J'assume, Madame Mabrouk, de m'être opposé à toutes les augmentations d'impôts des socialistes qui étaient prévues et d'en avoir fait sauter 90%. Il était prévu, par exemple, une augmentation de CSG sur l'assurance-vie, les plans d'épargne-logement, les revenus locatifs. On l'a fait sauter. J'assume de m'être battu pour revaloriser la totalité des retraites, ce qui n'était pas prévu, et de le financer par des économies supplémentaires. J'assume de m'être battu pour la médecine libérale qui était prévue d'être massacrée.
Alors non, ça n'est pas un budget socialiste. Vous assumez... Ça n'est pas un budget parfait, et je vais aller jusqu'au bout de ma phrase, si vous me permettez. Oui, je vous en prie. Ça n'est pas un budget parfait, mais c'est un budget dans lequel on a été amené à faire un choix, et je l'assume. Il vaut mieux un budget de l'assurance maladie pour notre pays. Et si on n'est même pas capable, en France, de s'entendre sur ce sujet, qui est quand même théoriquement un sujet de consensus, alors on ne peut plus rien faire.
Alors, vous assumiez hier... Monsieur Wauquiez-Parré, mettez une question.
Je voudrais juste un dernier point, si vous me permettez.
Vous assumiez hier d'être l'opposant principal à Emmanuel Macron. Vous assumiez de ne pas avoir de ministre dans le gouvernement. Vous assumiez d'être dans une opposition frontale. Et ce matin, vous assumez de voter le budget de M. Lecornu. Qu'il soit bon ou mauvais, d'ailleurs.
Mais l'année dernière, qu'est-ce qu'on a fait ? Bruno Retailleau était au gouvernement. On avait des ministres au gouvernement. On a voté le budget.
Vous les avez toujours.
On a voté le budget de la Sécurité sociale. Le choix, Mme Mabrouk, on l'a fait il y a un an et demi. Et oui, ce choix, vous pouvez le contester, mais moi, je le défends.
M. Retailleau n'est pas sur votre ligne pour ce budget-là.
Oui, et on l'était...
C'est quand même la ligne du parti.
Mais le choix qu'on a fait il y a plus d'un an et demi, c'est de dire dans cette période, on essaye de contribuer à trouver des solutions. Est-ce que ça me réjouit ? Non. Est-ce que je préférerais d'avoir un budget qui soit plus offensif ? Bien sûr. Mais j'assume de dire oui. Je préfère qu'on ait donné un budget à la France pour qu'on puisse commencer l'année avec un financement pour nos hôpitaux.
J'entends, mais je vais poser la question plus directement. Lorsque Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur, vous refusiez toute participation à un moment. Vous le disiez, vous l'avez dit ici même. On ne comprend pas aujourd'hui. On ne comprend pas. On ne comprend pas. Je ne comprends pas aujourd'hui que vous ne diluiez même pas dans le macronisme et dans le socialisme.
Pardon, c'est n'importe quoi de dire ça. Est-ce que je suis au gouvernement ? Est-ce que je suis rentré au gouvernement ?
Vous faites mieux, monsieur. Non, mais pas du tout. Si, vous permettez à monsieur Lecornu de sauter une haie,
et pas n'importe quelle haie, avec un LFSS qui nous fait 2 milliards d'euros supplémentaires. Mais je n'en ai rien à faire de monsieur Lecornu. Ce n'est pas ça mon sujet. Mon sujet, c'est qu'on donne un budget à notre pays.
C'est d'abord les intérêts du pays avant les intérêts du parti, vous allez me dire.
Je ne sais pas ça, ce que je vais vous dire. Si vous me dites que ce budget est épouvantable. Ah bon ? C'est à peu près exactement le même déficit que l'année dernière dans le budget de François Bayrou.
Et ils sont contentés.
Est-ce que je trouve ça parfait ? Je vous l'ai dit, non. Est-ce que je préfère qu'on ait un budget que pas de budget ? Je vous réponds oui. Est-ce que j'assume le choix qu'on fait en ce moment ? De donner un minimum de sérénité et de stabilité à notre pays dans cette période difficile ? Oui. Est-ce que pour autant j'oublie le rendez-vous qui sera la grande explication de 2027 ? En aucun cas. Est-ce que je suis devenu socialiste ? Merci beaucoup. Du compliment ? Mais non. Je reste fondamentalement de droite. Et je reste évidemment concentré sur ce qui doit être notre objectif proposé en 2027. Un chemin à droite. Mais quelle était l'alternative ? Vous vouliez que je vote avec LFI le budget ?
Vous vouliez que je vote contre en joignant mes voix LFI ? Moi je ne joins pas mes voix LFI. Vous vouliez que je me mette avec l'URN et la France Insoumise ? Ça ne vaut rien.
J'interroge votre cohérence.
Qui ne propose même pas la suspension de la réforme des retraites mais l'abrogation. Où est ma cohérence ? Ma cohérence c'est que dans le cadre de la réforme des retraites, dans cette période imparfaite, j'essaye d'épargner le pire à notre pays. Et lutter contre les augmentations d'impôts folles. Essayer de trouver un budget qui soit acceptable. Oui ça suppose parfois de faire des compromis. Ce n'est pas précisément mon caractère. Mais je pense que dans cette période il faut que tout le monde fasse des efforts. Donc la cohérence c'est toujours la même. C'est d'essayer de trouver un minimum de stabilité. Et de le faire en protégeant au maximum les Français.
On poursuit sur cette recherche de la cohérence sur ce différent sujet. Plus largement Laurent Wauquiez, vous ne cessez d'appeler d'ailleurs à la clarté, au courage et à la confrontation saine des idées. Mais où étiez-vous quand Jean-Luc Mélenchon a baladé tout le monde ? Je ne vois pas d'autre expression lors de son audition dans la fameuse commission d'enquête parlementaire sur les liens supposés ou avérés avec les islamistes. Celle pour laquelle vous avez tant bataillé. Qu'aviez-vous de plus important, vous et vos alliés à faire, que d'être présent face avec Jean-Luc Mélenchon ?
Madame Mabrouk, vous savez qu'il y a une règle à l'Assemblée nationale. Vous assistez à une séance de la commission d'enquête si vous en êtes membre. Je ne suis pas membre de la commission d'enquête. Et ça fait partie des règles implicites dans le fonctionnement de l'Assemblée. Un président de groupe, en général, ne prend pas la conduite d'une commission d'enquête. C'est comme ça.
Vous et vos alliés étiez en nombre lors de cette commission, dans cette audition en particulier ?
Mais surtout, Madame Mabrouk, vous n'allez quand même pas tomber dans le panneau du numéro de comédien qu'a donné M. Mélenchon.
Vous pensez qui est tombé dans le panneau, M. Wauquiez ?
Je vais vous dire. Parce que ce qui va être intéressant, c'est que ce rapport va sortir. Il sort d'ailleurs aujourd'hui. Et j'espère que vous allez en parler. Parce que plutôt que de parler du numéro de guignol de M. Mélenchon... Du guignol ? Oui, parce que c'était un vrai numéro de comédien. Qu'est-ce qu'il a fait ? Un numéro en disant...
Personne n'a trouvé rien à dire lors de cette audition face à lui.
C'est ce que nous aurions noté. Et je partage. Je trouve que le niveau sonore de ceux qui étaient en face n'était pas à la hauteur.
Y compris dans votre camp ?
Mais tout le monde. Parce qu'on l'a laissé...
C'est quand même assez incroyable. Vous bataillez pour cette commission. Elle est préparée, annoncée, discutée. Et quand on arrive au moment de vérité, pchit, plus rien.
Sauf que, Madame Mabrouk, ce qui compte, pardonnez-moi, ce ne sont pas les numéros de comédien aux écrans.
C'est le match pendant le match, pas après le match.
Non. Ce qui compte, c'est les faits. Ce qui compte, c'est les faits qu'on a pu établir.
Vous lui reprochez, après cette audition, d'avoir des liens avérés avec l'islamisme ?
Vous savez ce qui a été le moment fort de cette commission ? Et j'aurais aimé qu'on en parle plus. C'est Cédric Brun, ancien élu de la France Insoumise, qui a tenu à venir témoigner. Et qui a expliqué, lui, qu'il les avait vus de l'intérieur, toutes les mécaniques de compromission de M. Mélenchon avec l'islamisme. Et c'est de ça dont j'aimerais qu'on parle, plutôt que du numéro de comédien de M. Mélenchon. Parce que qu'est-ce qu'il a montré ? Il a montré que M. Mélenchon avait fait le choix d'être le cheval de Troyes de l'islamisme.
Il a montré que ça n'était pas une France Insoumise qui subissait le travail de l'intégrisme musulman, mais que c'était volontaire de leur part, avec une volonté d'aller chercher une clientèle électorale.
Vous trouvez qu'il a montré tout cela lors de cette audition ?
Ah bah oui, et j'aimerais bien que...
Chacun ne l'a pas vu de la même manière. Nous y avons vu un manque de répartie de la part de tous ceux qui étaient en face. Il faut le reconnaître, une certaine habileté à répondre à toutes les questions et à contourner les sujets.
Mais personne ne conteste que M. Mélenchon...
Mais alors quel est le but d'une telle commission ?
Mais c'est précisément que vous ne tombiez pas dans ce panneau et qu'on vous donne du matériel et des faits qui vous permettent sur vos plateaux de démonter le numéro de comédien de M. Mélenchon.
Donc ça sera noir sur blanc écrit dans le rapport, dans la conclusion ?
Eh bien ce que je vous demande, c'est aidez-moi plutôt à faire cette opération de balai-masque. Aidez-moi plutôt que de parler du numéro d'Esbrouf qui l'a mené à établir les faits qui seront dans le rapport de la commission d'enquête. Parce que c'est pour ça qu'on l'a faite. Je vous rappelle qu'on a eu le courage de la mener, qu'elle a été très difficile à obtenir et que vous aurez aujourd'hui...
Le courage de la mener, M. Wauquiez ?
Mais vous savez que tout le monde s'est défilé.
Oui, oui, je le vois.
Vous savez que ça a été un combat constant.
Oui, on a vu que tout le monde s'est défilé au moment où il fallait être présent.
Vous savez que même le RN a refusé de prendre la présidence avec nous.
Et on va poser la question à Marine Le Pen notamment.
Merci. Il sera demain soir notre invité. Notre objectif à nous, c'était de démonter la LFI. Vous aurez le rapport aujourd'hui. Parlez-en et ne tombez pas dans le panneau des esbrouves de Mélenchon. Parce que lui, c'est un danger pour la vie politique. Et c'est précisément parce qu'il est habile que c'est un danger pour la vie politique. Donc ce dont je veux qu'on parle, ce n'est pas les numéros de claquettes, mais c'est les faits. Les faits, c'est la compromission entre l'islamisme et la LFI. Et ça, c'est ce que notre rapport permet d'établir.
Les faits, des mesures concrètes, c'est ce qu'attendent les paysans. Laurent Wauquiez, c'est un énième cri de détresse. Où il se tient ferme à nos agriculteurs ? Est-ce que vous estimez que le plan détaillé hier par Annie Gennevard, qui vient notamment, évidemment, qui est toujours d'ailleurs LR, suspendu par le parti, donc un plan qui repose sur la vaccination et l'indemnisation, est-ce que c'est suffisant face à ce cri de détresse ?
Vous savez, je viens d'une région d'élevage. Cette maladie, elle a d'abord apparu dans ma région, en Auvergne-en-Alpes. J'étais encore en échange cette semaine avec un agriculteur. Je pense que personne mesure si vous ne connaissez pas l'agriculture. Ce qui est le lien charnel d'un agriculteur avec son troupeau. C'est le fruit d'une vie de travail. C'est-à-dire, c'est génération après génération, essayer d'améliorer son troupeau.
Qui ne le mesure pas ? Le gouvernement ? Annie Gennevard ?
Je pense que globalement, dans cette période, il faut beaucoup d'humanité et entendre le cri de détresse de nos agriculteurs.
Qui en manque d'humanité face à eux ? Quand on envoie des blindés, des hélicoptères, ces images en arrière.
Je vais vous dire ce que je n'ai pas aimé, c'est précisément ces images-là. Je n'ai pas aimé qu'on envoie la troupe contre nos agriculteurs. Pourquoi ? Parce que ça a donné... Ça a donné ce sentiment. Et je pense qu'il y a besoin d'écoute, il y a besoin d'empathie, il y a besoin de prendre le temps. Mais après, il faut aussi un discours responsable. Moi, je ne suis pas vétérinaire. Mais quand la maladie a émergé chez nous, dans les Savoies, on a écouté les vétérinaires et ils nous ont dit qu'il y a une seule solution. C'est qu'il faut l'abattage conjugué à la vaccination.
De tout le cheptel ? Quand une vache est suspectée de dermatose ?
Et je vais essayer qu'on se l'explique, parce que c'est important que ceux qui nous écoutent comprennent.
Donc vous avez la même ligne que le gouvernement ?
Oui. J'ai la même ligne que les vétérinaires. J'ai la même ligne que les scientifiques.
Et que d'autres pays européens d'ailleurs ?
J'ai la même ligne que d'autres pays européens. Pourquoi ?
A tous, oui.
Et il faut l'expliquer à nos agriculteurs et à ceux qui nous écoutent. Cette maladie est terrible, parce qu'elle est extrêmement contagieuse et très insidieuse. Elle est comme le Covid. En fait, quand vous allez dans un troupeau, vous allez avoir 4-5 bêtes qui ont les symptômes. Mais il y en a peut-être une dizaine d'autres qui sont atteintes et qui ne vont pas avoir de symptômes. Et qui ne vont même pas être détectables avec les tests. Et c'est ce qu'on a vécu, nous, en Savoie au début. Avec des exploitations, on se disait, tiens, il n'y a que 4-5 bêtes malades. La semaine d'après, en fait, on constatait qu'il y en avait 10 autres et qui étaient déjà atteintes.
Et donc, la seule solution, malheureusement, c'est d'accepter d'arrêter tout de suite la maladie avec une politique de vaccin. Parce que sinon, on va perdre tout notre troupeau. Et ça, ça signifie qu'il faut y mettre beaucoup d'attention pour nos agriculteurs. Il faut aller plus fort sur les vaccins. Et c'est la ligne qu'a développée Annie Gennevard.
Donc, soutien à ce qui a été développé hier et annoncé.
Améliorer. Il faut aller plus loin sur la vaccination. Il faut plus d'écoute et d'indemnisation pour nos agriculteurs. Mais si jamais on ne fait pas les sacrifices des quelques troupeaux qui sont atteints, c'est tout l'élevage français qui va y passer. Et c'est pas sans doute le discours le plus facile. Mais c'est le seul qui est responsable. Et encore une fois, je le redis, il faut qu'on écoute nos vétérinaires. Il faut un travail admirable dans cette période.
Il y a une sorte d'effet ciseau en ce moment, Laurent Wauquiez. Il y a cette colère basée sur cette maladie. Il y a aussi l'accord du Mercosur. La France veut repousser. Hier, les députés européens ont voté en faveur d'un renforcement de la mesure de sauvegarde, les fameuses clauses miroirs. D'abord, est-ce que vous, vous êtes pour repousser l'accord ? Simplement le repousser ?
Non, mais moi, je ne veux pas simplement le repousser. Le Mercosur, c'est non. Et je vais vous dire ce que je pense. Je pense que c'est dix fois plus grave pour l'élevage français que la maladie de la DNC. Parce que le Mercosur, ça va mettre à terre l'élevage du Massif central, de chez moi, d'Auvergne, de nos montagnes. Le Mercosur, ce sera un désastre pour l'agriculture, un désastre pour notre santé, un désastre pour l'environnement. Et donc, je pose juste cette question. C'est la France ou non ? On a encore un minimum de poids à Bruxelles ou non ?
Vraiment ? Vous le pensez ?
Ce que je pense, c'est que maintenant, il faut faire le bras de fer.
Alors, c'est intéressant.
Il faut arrêter de duper. Il faut arrêter de feindre. La France doit mettre tout son poids dans la balance. Et Emmanuel Macron doit mettre tout son poids dans la balance pour arrêter la mise en œuvre du Mercosur. Par le passé, la France avait su le faire. C'était la politique de la chaise vide, pratiquée par le général de Gaulle. C'était les bras de fer qu'avait su faire Georges Pompidou. On est quand même la France, un des pays les plus importants de l'Europe. Je ne peux pas accepter qu'on se fasse humilier là-dessus.
Alors, pourquoi vous acceptez que les députés LR siègent encore au Parlement européen au sein du PPE groupe d'Ursula von der Leyen qui défend ardemment, vivement ce Mercosur ?
Je pense que précisément, ça fait partie des explications qu'ils doivent faire au sein du PPE. Si j'étais François-Xavier Bellamy, je ne continuerais pas à cautionner cette politique du PPE. Alors, après, c'est à lui d'en tirer les conséquences.
Vous avez du même parti, quand même.
Oui, et c'est pour ça que je pense que c'est important qu'ils puissent réagir avec force et qu'on arrête de se faire duper par Ursula von der Leyen qui, dans le dos de la France, poignarde l'agriculture française.
Je vous propose pour conclure certaines questions rapides, Laurent Bouquet, si vous pouvez apporter des réponses.
Ça avait bien commencé, on va bien finir.
C'est rapide, attendez, c'est pas terminé.
Allez-y.
Nicolas Sarkozy refuse le barrage du Front républicain contre le parti de Marine Le Pen et a même déclaré que Jordan Bardella lui faisait penser à Jacques Chirac. Est-ce que pour vous, Jordan Bardella, c'est un petit gars du RPR ?
Non. Et pour une raison toute simple, c'est qu'un parti qui explique qu'on ne va pas baisser les dépenses publiques, qui ne veut pas arrêter la cistana, qui explique qu'il n'est pas de droite, pour moi, ce n'est pas le RPR. Si vous voulez être de droite, il faut être de droite sur la sécurité, il faut être de droite sur l'immigration, il faut être de droite contre la cistana, il faut être de droite sur l'économie. Pas à moitié.
Alors, il faut être de droite, et vous êtes pour la primaire jusqu'à Sarah Knafo. Oui. Et pourtant, vous avez fait des alliances aux dernières municipales avec le MoDem.
Je suis pour le rassemblement de la droite. Toutes les droites. Je suis pour le rassemblement de toutes les droites. Et donc, je le redis ici, pour moi, c'est fondamental. Aujourd'hui, vous avez des droites qui sont explosées en puzzle. S'il y a plusieurs candidats de droite au premier tour de la présidentielle, il n'y en aura aucun au second tour. Donc, j'oeuvre oui jusqu'à Sarah Knafo pour rassembler toute la droite. C'est mon combat.
Rachida Dati poursuit sa course à la mairie de Paris. Sa tournée avec les éboueurs a été visionnée plus de 5 millions de fois. Elle est crédible dans tous les rôles, Madame Dati.
J'adore Rachida Dati. Je la soutiens. Elle fera une excellente maire de Paris. Et surtout, se débarrasser. Se débarrasser, pour le coup, de la gestion épouvantable de la mairie de Paris depuis des années.
Xavier Bertrand, employé d'un jour d'un Burger King. Une charlotte sur la tête et un tablier pour préparer un hamburger. Il est crédible dans tous les rôles, Monsieur Bertrand.
Il faut demander au salarié de Burger King. Je vous laisse faire.
Plus sérieusement, je vais dire, mais un maire, le maire de Chessy, qui démissionne pour ne pas avoir à célébrer le mariage d'un individu sous OQTF. C'est une inversion totale des normes, de tout, d'ailleurs, des valeurs.
Vous savez que j'ai une de mes élues qui est dans la même situation. Elle est élue de ma région. De la Drôme, Romand-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval.
Effectivement, oui.
Qui a le même problème et qui est attaquée de la même manière. Marlène Mourier, attaquée de la même manière. Et c'est inacceptable. C'est l'inversion totale des règles de la République. Vous savez que je l'ai toujours dénoncé. C'est en fait un faux état de droit qui s'est totalement inversé et qui maintenant oblige des maires à faire une rupture de l'égalité en couvrant par des mariages des situations irrégulières. Je le maintiens, c'est n'importe quoi. Et donc, ce qu'il faut évidemment, c'est qu'on change et qu'on protège nos élus qui ont au moins le courage de défendre les valeurs de la République. Voilà.
Merci Laurent Wauquiez.
Merci à vous.
Interview clarté, peut-être, je l'espère. Mais c'était très bien, j'aime bien. Merci, oui, très bien. Vous reviendrez alors. A bientôt. Merci et bonne journée.
Merci.
Laurent Wauquiez