"Je serai très motivé pour travailler jusqu'à 65 ans", affirme le responsable régional des "Jeunes avec Édouard"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez envie de travailler jusqu'à au moins 65 ans ?
- 2:39OuverteRéponse directe
C'est l'épargne obligatoire pour la retraite. Dès le premier emploi, on place une partie de son salaire, c'est ça ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Mais comment on fait pour avoir ça dans la tête quand on a 21, 22, 23 ans ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Ça vous parle, ça, ou vous êtes sur une autre planète ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui fait que votre colère ou vos convictions vous ont conduit dans un parti politique à vous ?
- 5:23OuverteRéponse directe
Pourquoi il y aurait une génération Édouard Philippe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10InvitéFait
« Edouard Philippe montre son jeu et abat la carte 65 ans. »
- 0:21InvitéFait
« jusqu'à 67 même pour obtenir 45 annuités. »
- 0:24InvitéFait
« Son plan prévoit également une part de capitalisation obligatoire qui permettra de compléter les pensions. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Je serais très motivé d'être travaillé jusqu'à 65 ans. »
- 1:53Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, clairement, les cotisations sont bien trop hautes. »
- 2:21Invité politiqueChiffre
« 2 sur 3. »
- 3:06Invité politiqueFait
« pour un jour bénéficier de cette capitalisation. »
- 5:15Invité politiqueFait
« en matière d'emploi, en matière de logement, en matière d'insécurité, en matière aussi de dérèglement climatique »
Temps de parole
- Invité politique56 %
- Invité30 %
- Présentateur6 %
- Présentateur 24 %
- Auditeur3 %
≈ 19,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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D
'ici Provence, ici Matin. Et il est 7h46, David Oussiou, l'invité d'ici Provence,
c
'est le retour du débat sur l'âge de la retraite.
On est à 7 mois de la présidentielle, Edouard Philippe montre son jeu et abat la carte 65 ans. S'il est élu président de la République, l'ancien premier ministre Emmanuel Macron voudra nous faire travailler jusqu'à 65 ans minimum, jusqu'à 67 même pour obtenir 45 annuités. Son plan prévoit également une part de capitalisation obligatoire qui permettra de compléter les pensions. Edouard Philippe sait d'avance que ça ne va pas emballer les Français. Il dit d'ailleurs qu'il ne cherche pas à gagner des points dans les sondages. Et ça réagit comment ? Ça ne réagit pas vraiment. La vidéo de l'annonce du candidat n'a fait en 24h que 27 000 vues. La proposition n
'a
même pas fait la une du 20h, qui ont plutôt parlé des blocages des lycées. Mais dans les manifestations d'hier, la gauche n'a pas manqué, elle, de dire tout le mal qu'elle pense de la retraite à 65 ans. Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
Ça veut dire que c'est la retraite à taux plein à 70 ans. Alors dites merci à M. Edouard Philippe, qui non seulement vous condamne à travailler à mort, mais en plus se fout de votre gueule.
Jean-Luc Mélenchon, lui, prévoit le retour de la retraite à 62 ans, puis 60 ans le plus vite possible, dit-il. Marine Le Pen, 62 ans. Bruno Retailleau, 63 avec une décote, taux plein à 65 ans. Bonjour Julien Amarou.
Bonjour à vous deux et merci de vous recevoir.
Bienvenue dans le studio Ici Provence. Vous êtes le nouveau responsable régional du mouvement des jeunes avec Edouard. Vous avez 21 ans, vous le confirmez. La question qui gratte, très sincèrement, est-ce que vous avez envie de travailler jusqu'à au moins 65 ans ? S
'il
le faut, pour avoir une pension de retraite, je pense que je serais très motivé d'être travaillé jusqu'à 65 ans. Parce que sincèrement, je serais très inquiet à l'idée de me dire de travailler toute ma vie pour peut-être ne pas avoir une pension de retraite dans ma vie. Mais Edouard Philippe dit, c'est ça ou rien en gros. Il dit, il
n'y a
pas de plan B. C'est-à-dire qu'en fait, vous avez plusieurs possibilités. Soit vous dites aux Français, on va faire peser la réforme des retraites sur le travail. Moi, je crois que ce n
'est
pas souhaitable. Aujourd'hui, clairement, les cotisations sont bien trop hautes. Soit on va baisser les pensions de retraite. Moi, je trouverais ça absolument indigne pour les retraités. La troisième solution, et c'est la seule, et d'ailleurs, j'observe que ce n
'est
pas
que
la France qui en parle. Tous les pays qui nous entourent, qu
'ils
soient de droite comme de gauche, ils ont décidé une seule chose, c'est de décaler progressivement l'âge légal de départ à la retraite.
Mais 65 ans, ça ne veut rien dire en fait. Quelqu'un qui commence à travailler à 23 ans n'aura ses 45 annuités qu'à 68 ans.
Oui, c'est vrai. Mais l'idée progressive, d'abord, c'est de dire que pas tout le monde ne sera concerné par cette réforme. 2 sur 3. 2 sur 3, donc 1 sur 3 ne sera effectivement pas concerné. Donc vous prenez aussi avec ces personnes-là, des personnes qui ont des travaux pénibles, des personnes handicapées qui devront s'arrêter avant, et on a parlé de 55 ans. Prenez ma mère, par exemple, qui est aide-soignante, elle pourra, de toute évidence, pas travailler jusqu'à 65 ans. Bon alors,
il y
a l'autre volet de la réforme. C'est l'épargne obligatoire pour la retraite. Dès le premier emploi, on place une partie de son salaire, c'est ça ?
Oui.
On
n'a pas
le choix, c'est obligatoire ?
Ce serait un mécanisme obligatoire, ce serait un mécanisme incitatif qui permettrait, si je puis le dire ainsi, un complément sur la réforme par répartition, qui est la vocation à perdurer. Le but étant de proposer aux Français,
un
peu sur le modèle des fonctionnaires qui existent aujourd'hui, mais de l'étendre à tous les salariés, de pouvoir progressivement, à partir d'un plan d'épargne retraite, c'est comme ça qu'il a été nommé, attractif, de pouvoir mettre de côté progressivement pour un jour bénéficier de cette capitalisation.
Mais comment on fait pour avoir ça dans la tête quand on a 21, 22, 23 ans ?
Moi, je crois qu'il faut voir loin. Je pense que la politique, ce n
'est
pas juste la polémique du jour. Aujourd'hui, on est un peu gangréné par ça. On le voit aujourd'hui avec toutes les polémiques politiques, sociales, etc. qui existent aujourd'hui. Et je crois qu'aujourd'hui, on a besoin de voir loin. Et je pense qu'Édouard Philippe est un candidat qui permet de voir la France à horizon 2050-2100.
Et pendant que vous êtes là ce matin, je lui ai un marou. Je rappelle que vous dirigez, vous êtes le responsable du mouvement des jeunes avec Édouard. Il y en a d'autres qui ont des combats différents. Les lycéens qui bloquent leur établissement. Une dizaine dans les bouches du Ronière, dans le Var aussi. Et parfois avec de la violence. Écoutez-les.
On
n'est pas là pour tout casser, sans raison. Si on est là, c'est pour justement dire que dans le système d'éducation, il
n
'y a plus rien qui va. 35 élèves dans une salle qui parfois est très petite. C'est juste impossible, on se marche dessus. Aujourd'hui, on se réveille, on le fera jusqu'à ce qu'on nous entende.
Ça vous parle, ça, ou vous êtes sur une autre planète ? Évidemment que ça me parle. Vous avez été au
lycée il n
'y a
pas longtemps. Voilà, merci de le rappeler. Mais évidemment que ça me parle. Évidemment que des jeunes qui s'engagent, quel que soit le bord d'ailleurs. Moi, je ne
suis
pas en train de dire aux jeunes, alors évidemment, s'ils veulent rouvrir la compagnie d'Ordre Philippe, c'est encore mieux. Mais il faut s'engager. Moi, c'est ce que j'ai fait très tôt, c'est vrai, je l'assume. Mais s'engager et avoir des revendications, c'est sain. Je dirais même que c'est notre devoir. Par contre, la frontière et ses malignes rouges, quand ça se transforme en violence, et je me permets de paraphraser, je paraphrase les propos du maire de Saint-Denis, qui dit que parfois la violence peut être légitime. Là, je m'y oppose. Alors, j'entends que ce n
'est
pas du tout ce que disaient ces jeunes lycéens. Évidemment, que des revendications, il faut les porter. Et pour ça, d'ailleurs, je ne peux que les encourager. Par contre, sans violence.
Qu'est-ce qui fait que, parce que vous avez presque l'orage, qu'est-ce qui fait que votre colère ou vos convictions
vous ont conduit dans un parti politique à vous ? Parce que je pense, j'essaye de penser long terme.
Moi,
vous l'avez rappelé, j'ai 21 ans. J'ai, moi aussi, envie d'avoir une famille un jour. J'ai envie d'avoir un métier stable. J'ai envie d'être heureux toute ma vie. Et j'ai envie de faire en sorte que mes enfants, si un jour j'en ai, soient aussi heureux et sereins dans ce monde d'aujourd'hui. Et quand on voit les difficultés qu'on connaît en matière d'emploi, en matière de logement, en matière d'insécurité, en matière aussi de dérèglement climatique, ça m'inquiète. Et quand on s'inquiète, moi, je pense qu'il faut s'engager.
Il
ne
faut
pas être spectateur.
Certains
de ces lycéens auront l'âge de voter au printemps prochain pour désigner un nouveau président. Pourquoi il y aurait une génération Édouard Philippe
?
Ça paraît compliqué à dire comme ça.
Oui, oui, c'est certain. Moi, je crois que beaucoup de jeunes, beaucoup de Français en général, mais je vais parler peut-être un peu plus au nom des jeunes, ne sont pas vraiment d'accord avec la dualité que bien souvent nous impose entre Marine Le Pen et M. Mélenchon. Moi, je m
'y
oppose fermement et je pense qu'il
y
a une autre voie possible. Et cette voie, qui est pour moi le seul rassemblement qui peut gagner à l'élection présidentielle en mai prochain, c'est le rassemblement de la droite et du centre. Cet espace extrêmement large, finalement, c'est le seul rassemblement qui peut gagner. Et aujourd'hui, j'observe, c'est les sondages, mais pas que, que la seule personnalité qui s'impose dans ce rassemblement-là, c'est Édouard Philippe. Il ne va même
pas
au deuxième tour, votre candidat.
Il ne va pas au
deuxième tour s'il
y a
une division dans ce bloc central. Mais on observe quand même que s'il y a Union dans ce bloc central qui va du centre jusqu'à la droite, on observe quand même qu'il est au second tour.
Julien Amaru, vous êtes le responsable régional du mouvement des jeunes avec Édouard, donc 21 ans. J'imagine que vous vous voyez plus haut encore dans les prochains mois. Ça,
je
n'en sais absolument rien. Je vis au jour le jour et je suis très heureux de faire cette
campagne. Vous voulez faire de
la politique, j'imagine
?
Évidemment. Oui, ça peut être une ambition. C
'est un
métier ou
pas ? Je
ne crois pas que ce soit un métier. Je pense que c'est un engagement
et
que c'est une passion. Merci d'être venu nous en parler ce matin.
Merci à
vous. Merci
à vous.