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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 23 juillet 2026 5 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

L'invité du jour : Bertrand Venteau - 23/07

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut dire un mot de ces restrictions ? Où est-ce qu'elles sont prononcées et quelles sont les cultures qui sont clairement menacées par ces restrictions d'irrigation ?

  • 2:13RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous ne pensez pas qu'avec cet appel, malgré tout, vous accréditez l'idée que les agriculteurs sont égoïstes, qu'ils s'accaparent les ressources en eau ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Cet appel à la désobéissance fait réagir. Qu'est-ce que vous leur dites ?

  • 4:38FerméeRéponse partielle

    Vous avez obtenu dans la nouvelle loi des mesures pour assouplir les stockages d'eau. Ça ne suffit pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57Invité politiqueChiffre
    « sur les fuites du réseau d'eau potable à l'année au niveau de la France, c'est à peu près 4 milliards de mètres cubes »
  • 1:06Invité politiqueChiffre
    « l'irrigation en France, c'est à peu près 3 milliards et demi »
  • 1:50Invité politiqueChiffre
    « il y a eu, en termes de cultures de printemps, qui sont principalement les maïs et tournesols, il y a eu moins de 10% de l'assolement qui a été en semencé »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « on est en train de payer 30 à 40 ans de blocage pour faire des stockages d'eau supplémentaires »
  • 3:16Invité politiqueFait
    « Sylvain, c'était un lac collinaire, un multivisage qui devrait être fait. Il a été bloqué par les indices et la sphère écologiste. »
  • 3:21Invité politiqueChiffre
    « Si Sylvain, ça avait été fait, vous sauviez, je ne sais pas, à peu près 300 ou 400 agriculteurs dans le Tarn »

Temps de parole

  • Invité politique61 %
  • Présentateur33 %
  • Auditeur7 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. La France brûle, on vous le raconte en direct depuis ce matin. La France connaît une sécheresse historique qui menace aussi le monde agricole et les récoltes, au point que la coordination rurale appelle les agriculteurs à ne pas respecter les restrictions d'eau prononcées par les préfectures dans de nombreux départements. Bonjour Bertrand Venteau. Bonjour. Vous êtes le président de la coordination rurale, vous êtes aussi éleveur de vaches limousines en Haute-Vienne. Cet appel, c'est vous qui le lancez. Irriguez-vous pour vous sauver. C'est un appel à la désobéissance. En fait, ça y est, vous déclarez la guerre de l'eau ?

0:35
Invité politique

Écoutez, aujourd'hui, le problème qu'il y a, c'est qu'on va manquer de fourrage et on va manquer de production agricole de façon drastique. Donc aujourd'hui, la priorité, c'est quand même pour nous de sauver les cultures, de sauver les cultures qui peuvent être utilisées dans les élevages et puis qu'on puisse avoir du revenu parce qu'en fait, si on n'irrigue pas, il n'y aura pas de revenus. Il n'y aura pas de nourriture pour les élevages concernés, en particulier de ruminants.

Donc voilà, simplement pour rappeler quelque chose, c'est que sur les fuites du réseau d'eau potable à l'année au niveau de la France, c'est à peu près 4 milliards de mètres cubes et l'irrigation en France, c'est à peu près 3 milliards et demi. Donc il y a encore moyen de sauver les cultures. Oui, on appelle à des ébouissances. Il faut aussi savoir que l'eau d'irrigation n'est pas la même que l'eau potable, pour être très clair. Donc aujourd'hui, celui qui n'irrigue pas, qui est en dessous du sud de la Loire, il n'aura pas de récolte de cultures de printemps, c'est-à-dire principalement...

1:23
Présentateur

Est-ce qu'on peut dire un mot, pardon, Bertrand Venteau, pardon, est-ce qu'on peut dire un mot de ces restrictions ? Où est-ce qu'elles sont prononcées et quelles sont les cultures qui sont clairement menacées par ces restrictions d'irrigation ?

1:34
Invité politique

Très clairement, toutes les cultures de printemps ou les cultures qui ont pu être mises en place après des cultures d'hiver, derrière des blés ou des orges. Donc voilà, c'est un moyen d'avoir de la nourriture pour les élevages et c'est un moyen aussi de sauver le résultat des céréaliers qui font des cultures de printemps. Pour être très clair, cette année, il y a eu, en termes de cultures de printemps, qui sont principalement les maïs et tournesols, il y a eu moins de 10% de l'assolement qui a été en semencé. Ça se trouve à la PAC. Donc je peux vous dire qu'il va y avoir un gros manque de céréales et de maïs à la sortie de l'été.

2:06
Présentateur

Alors, ce qui est très clair, c'est qu'on comprend que vous craignez des paires. D'ailleurs, on en parle très souvent sur RMC. Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'avec cet appel, malgré tout, vous accréditez l'idée que les agriculteurs sont égoïstes, que les agriculteurs s'accaparent, les ressources en eau qui sont les critiques qu'on entend beaucoup, sans penser aux autres usages, sans penser qu'il y a un risque aussi que les rivières s'assèchent ?

2:29
Invité politique

Écoutez, aujourd'hui, le vrai problème, c'est qu'on est en train de payer 30 à 40 ans de blocage pour faire des stockages d'eau supplémentaires, des volumes d'eau supplémentaires qui ont été des contraintes réglementaires poussées par la sphère écologiste qui a infiltré, en fait, tous les lieux de décision.

Donc, aujourd'hui, le vrai sujet, ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui, parce qu'on sait particulièrement qu'il va repelevoir un moment à un autre, c'est surtout d'anticiper la suite et de créer des volumes d'eau supplémentaires pour pouvoir irriguer nos cultures, abrober nos animaux, mais aussi qu'il y ait de la ressource en eau potable et que ça puisse servir en termes de développement économique à l'industrie. Aujourd'hui, on paye le manque d'anticipation de ce qui se passe et le blocage qu'il y a eu, je prendrais un exemple, je prendrais deux exemples, Sylvain, c'est Saint-Sauline. Voilà, c'est vite résumé.

3:09
Présentateur

Les bassines.

3:11
Invité politique

Pas que les bassines. Sylvain, c'était un lac collinaire, un multivisage qui devrait être fait. Il a été bloqué par les indices et la sphère écologiste. Si Sylvain, ça avait été fait, vous sauviez, je ne sais pas, à peu près 300 ou 400 agriculteurs dans le Tarn. Donc voilà, aujourd'hui, on paye simplement le manque d'anticipation et de courage politique à dire qu'il faut stocker des volumes d'eau supplémentaires.

3:31
Présentateur

Alors ça fait réagir à votre appel, cet appel à la désobéissance que vous lancez fait réagir. On a reçu pas mal d'auditeurs et de messages ce matin, notamment sur le WhatsApp RMC, Victor.

3:39
Auditeur

Beaucoup de soutien, mais aussi certains qui vous reprochent une vision court terme. Julien et Christian. Julien d'abord qui nous dit quand ils auront tué les nappes phréatiques, il faudra une nouvelle fois distribuer des aides. Et puis Christian qui nous dit si on continue et qu'on aggrave le changement climatique, ces vaches ne survivront pas et les éleveurs de toute façon devront s'adapter. Et il y a y compris d'ailleurs Bertrand Venteau

4:01
Présentateur

des agriculteurs qui ne vous suivent pas là-dessus et qui disent qu'il ne faut pas se tirer non plus une balle dans le pied. Qu'est-ce que vous leur dites ?

4:08
Invité politique

Je leur dis simplement que d'abord les nappes phréatiques, ce n'est pas la seule ressource en eau pour l'agriculture. Et que malgré tout, suivant les secteurs, les nappes phréatiques, il y en a encore qui tiennent et qui peuvent permettre d'irriguer. D'ailleurs, il y a des restrictions sur les nappes phréatiques qui ont des volumes qui peuvent être utilisés pour l'irrigation. Et leur réponse que je vous ai dit juste avant, c'est qu'en fait aujourd'hui, le vrai sujet, c'est qu'on n'a pas anticipé qu'il fallait stocker plus d'eau dans des lacs et des retenues collinaires ou même dans des bassines d'ailleurs. Si on peut les appeler comme ça, ce sont des réserves de substitution.

4:38
Présentateur

Vous avez obtenu dans la nouvelle loi des mesures pour justement assouplir les stockages d'eau. Ça ne suffit pas ? Mais tant mieux ! Mais tant mieux !

4:46
Invité politique

Mais tant mieux ! Mais le temps qu'elle se réalise et le temps que la loi et que les décrets de la loi soient placés et sur la loi, il ne faut pas s'en plus se mentir, il reste le conseil constitutionnel à passer. Donc ça peut être encore un blocage. Donc là, la loi, ok, elle est passée. Ça se trouve, les arrêtés et les décrets ne seront pas appliqués avant un an, 18 mois ou peut être bloqués par le conseil constitutionnel. Donc aujourd'hui, on est face à une situation d'urgence. L'urgence, c'est de pouvoir sauver un maximum de paysans pour qu'ils puissent vendre effectivement les cultures qu'ils doivent vendre et penser aussi que les éleveurs vont en profiter. Et donc,

5:13
Présentateur

cet appel à la désobéissance. Merci que vous assumez ce matin en direct sur RMC Bertrand Venteau. Merci d'avoir été en direct avec nous. au président de la coordination rurale. Il est 8h20 sur RMC.