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interviewLe Média· 28 novembre 2024 29 min

ISRAËL - LIBAN : VRAI OU FAUX CESSEZ-LE-FEU ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche en dépit de l'atroce routine des enfants des femmes et des civiles qui meurent au quotidien en Palestine et au Liban l'actualité semble s'accélérer au Proche-Orient et autour du Proche-Orient la Cour pénale internationale a enfin émis un mandat d'arrêt international contre Benyamin netaniaahou le Premier ministre israélien en même temps qu'elle visait son ancien ministre de la Défense joav Galand et le chef de la branche militaire du Hamas Mohamed deif puis un accord de cesser le feu hein dont on ignore la solidité au moment où nous tournons a été approuvé par Israël et par le Hezbollah sur le front libanais on évoque ces deux sujets ainsi que le jeu d'acteurs centraux he comme les États-Unis et l'Arabie Saoudite mais également la Hane quiinpire désormais la France à netanahou dans cette nouvelle édition du monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Badi politiste et professeur émérite à sciencep auteur du récent lart de la paix paru chez flamarion bertramb a dit que j'ai le bonheur d'accompagner aujourd'hui nous tournons cette émission le 27 novembre [Musique] 2024 bonjour Bertrand bad bonjour un accord de cesser le feu a été accepté par Israël et le Hezbollah pour faire taire les armes au Liban comment peut-on analyser son contenu et pourquoi les protagonistes l'ont accepté est-il solide alors d'abord il faut prendre en compte le soulagement des des populations qui étaient sous les bombes et et dans la crainte non pas quotidienne mais de minute en minute il suffisait de voir dans les rues de Beyrouth ce matin ce matin de mercredi que nous sommes pour voir à quel point la population se sentait libérée d'une crainte celle-là même que vous décriviez mais hélas au-delà de cet effet euphorisant il faut voir la réalité en face elle est beaucoup plus complexe d'abord il faut partir de l'idée qu'une trêve ce n'est pas la paix c'est une suspension de la guerre et on a trop tendance d'un certain point de vue ça se comprend de se satisfaire d'un cesser le feu sans savoir que le cesser le feu appartient encore au vocabulaire de la guerre ce n'est pas le passage vers un autre État qui serait celui de la paix véritable que j'ai décrite dans mon dans mon dernier livre ça c'est un premier élément le deuxième élément c'est que curieusement ce qui s'est passé ces tous derniers jours évoque ce qui s'était passé en 2006 et la fin plus précoce des combats qui avait alors opposé toujours Israël et le Liban et par l'intermédiaire notamment du Hezbollah cette trêve qui était plus qu'une trêve qui était véritable l'idée qu'on arrêtait la guerre n'a pas eu un devenir tellement encourageant on a vu que très vite les résolutions ne se mettaient pas en place et que des tensions venaient à se développer c'est d'autant plus important et inquiétant que par rapport à 2006 l'État libanais est plus faible peut-être moins capable de reprendre en charge cette situation qui se voudrait de transition que l'armée libanaise elle-même est incertaine donc il y a là beaucoup de points d'interrogation derrière cela il y a autre chose hier c'était donc mardi on a entendu le Premier ministre israélien Benjamin nataniaou tenté de justifier son choix en décrivant un processus de guerre qui n'était pas interrompu on l'a entendu dire que arrêter les combats pour un délai qui n'est pas clairement encore déterminé c'était un moyen de pouvoir augmenter la pression sur Gaza et la pression sur l'Iran c'est-à-dire assez curieux c'est c'est le feu que celui qui est justifié par le besoin de continuer à frapper voir frapper plus fort ailleurs donc il y a là quelque chose d'inquiétant et d'autant plus inquiétant c'est ma dernière réflexion préalable que lui-même a dit que il déciderait souverainement euh pour savoir si véritablement le ccer lefeu doit continuer ou pas c'est-à-dire que le peuple libanais est sous la menace permanente que le gouvernement israélien décide que ce C feu n'est plus acceptable et euh si l'on en croit Benjamin d'athén où on n' pas tous les éléments en main encore il y a même une garantie venant des États-Unis qui autoriserait Israël à reprendre les combats si le gouvernement israélien jugeait que sa sécurité était à nouveau menacée c'est-à-dire n'importe quel acte qui se produirait dans le Sud Liban pourrait être interprété comme la le facteur qui devrait conduire à la reprise des hostilités autrement dit c'est un très curieux cesser le feu que celui dont la durée est décidée uniquement par l'une des deux parties donc réjouissons-nous parce que chaque minute gagnée chaque minute de non bombardement est une consolation pour le peuple libanais ou en tout les cas cette fraction du peuple libanais qui est menacé et C fr action sont nombreuses mais ne nous faisons pas d'illusion et surtout regardons tout ce qui va accompagner tout cela c'est-à-dire quel va être le le mandat de la finule est-ce que la finule va observer ou va avoir le droit de réagir vous savez que les troupes des nations- Unies n'ont pas toujours le droit de réagir elles se contentent de d'observer ce qui se passe deuxièmement voyons comment les fameux retraits de l'armée israélienne et du Hezbollah le Hezbollah au-delà du lit ni l'armée israélienne en dehors du Livan va pouvoir s'effectuer d'autre part quel seront les garanties qu'une soi-disante communauté internationale j'aime pas beaucoup employer ce terme va pouvoir apporter quel est le rôle des États-Unis quel est le rôle de la France puisqu'elle est impliquée dans cette affaire peut-être d'autres pays pour l'instant on ne sait pas il faut regarder il faut regarder euh sans grande illusion restons prudent tout est encore incertain et et très fragile oui euh parce qu'il faut voir aussi euh que la rationalité de nathanialou pourquoi a-t-il accepté ce cesser le feu il ne l'a pas accepté sous la pression des États-Unis euh 13 mois de guerre ont montré que le gouvernement natanahou n'était pas du tout sensible aux pressions venant de Joe Biden et ceci est d'autant plus vrai et évident au moment où Joe Biden s'apprête à quitter la maison blanche et laisser sa place à Trump qui est plus favorable comme chacun le sait à Israël donc Israël n'a aucune raison d'être intimidé aujourd'hui davantage qu'hier par les pressions américaines je dirais que c'est même exactement le contraire ce qu' l'a conduit c'est probablement l'idée que il ne pourrait pas atteindre re la finalité qui semblait avoir choisi celle d'éradiquer le Hezbollah il a bien vu que cette opération qui a comporté moutes assassinats notamment de Hassan nasrall le le chef charismatique du Hezbollah mais beaucoup de ses lieutenants également n'a pas permis d'éradiquer Hezbollah qui continue à tirer des missiles et jusqu'à très loin dans le territoire israélien donc il a compris qu'All est plus lo in risquait d'être extrêmement coûteux ne rapporterait rien qu'en revanche un temps de trêve permettrait à l'armée israélienne de se redéployer de reconstruire sa stratégie et permettrait peut-être c'est une autre carte qu'il semble jouer au jeu politique libanais de reprendre le dessus espérant du côté de tel à vivre que cela vaudrait marginalisation du hezbola ce qui d'ailleurs n'est pas du tout prouvé alors évoquons si vous le voulez bien désormais la vive réaction de benamin netanahou qui a voulu que la France soit écartée des négociations de la surveillance du cesser le feu alors on a envie de poser une question pourquoi tant de haine parce que vu d'ici l'exécutif Macron Barnier est vu comme aligné sur les positions et même sur certains éléments de langage de l'État d'Israël oui alors je je crois qu'il ne faut pas surinterpréter cette tension c'est vrai qu'il y a une tension entre Israël et la France avec des gestes spectaculaires rappelez-vous ces deux gendarmes français qui ont été jetés à terre par la police israélienne alors qu'ils étaient dans un lieu immunisé puisque sous protection de la République française rappelez-vous ces phrases désagréables que nataniaahou a pu prononcer je crois qu'il a utilisé l'adjectif de honteux pour qualifier certains propos d'Emmanuel Macron bien mais vous savez l'histoire a montré que naaniaahou est d'une intransigence extrême c'est-à-dire dès que l'on critique Israël on est au mieux un personnage honteux mais bien souvent un antisémite il me reste encore au travers de la gorge cette phrase qu'il a employé à propos de la Cour internationale de justice et d'ailleurs de la Cour pénale internationale les traitants d'antisémites ce qui est absolument non seulement affreux stupide ça me fait penser à à Poutine qui traite de naz les dirigeants Ukrainiens mais il y a pire que ça il y a quelque chose de profondément indécent parce que c'est une injure qui est faite aux vraies victimes aux vraies victimes de la barbarie antisémite et je pense que c'est pas très dit bref ceci estant posé euh je pense que effectivement natanahou depuis le 7 octobre semble éprouver le besoin de montrer qu'il n'a besoin de personne qu'il n'a à obéir à personne et qu'il n'a à supporter les remarques critiques de personne et c'est un effet de démonstration qu'il tient pour stratégique c'est pas seulement de la rage de la rogne c'est beaucoup plus que ça c'est de dire mais moi je fais ce que je veux et d'un certain point de vue même si bien entendu Joe Biden n'a pas eu à UER ce genre de critique parce que ce serait quand même un comble vu que c'est grâce à Biden que nataniaou peut poursuivre cette guerre faut quand même pas oublier euh il a aussi eu euh cette constante de euh d'expliquer que Washington n'a rien lui demandé et donc c'est un jeu c'est une mise en scène de sa puissance c'est sa c'est une mise en scène de son ignorance de l'autre en quelque sorte est-ce que véritablement ça a été un paramètre de cette négociation sérieusement je le crois pas si ça avait été un paramètre sérieux et ben il aurait mis son véou jusqu'au bout du du processus sur la question de la Cour pénale internationale néanahou est persuadé que le juge français qui s'y trouve n'aurait pas validé le mandat d'arrêt qui le vise sans la bénédiction d'Emmanuel Macron or la France a d'abord tergiversé sur une éventuelle arrestation de néaniiaou s'il venait sur son territoire puis a évoqué une improbable immunité dont il disposerait on écoute le communiqué le contenu du communiqué du qu d'orset la France respectera ses obligations internationales etant endu que le Statut de Rome exige une pleine coopération avec la Cour pénale internationale et prévoit également qu'un État ne peut être tenu d'agir d'une manière incompatible avec ses obligations en vertu du droit international en ce qui concerne les immunités des États non partis à la CPS de telles immunités s'appliquent au Premier ministre netaniaou et aux autres ministres concernés et devront être pris en considération si la CPI devait nous demander leur arrestation et remise conformément à l'amitié historique qui liit la France à Israël de démocratie attachée à l'État de droit et au respect d'une justice professionnelle et indépendante la France entend continuer à travailler en étroite collaboration avec le Premier ministre netanahou et les autres autorités israéliennes pour parvenir à la paix et à la sécurité pour tous au Moyen-Orient Bertrand va dit qu'est-ce qu'on peut penser de ce communiqué qui pourrait avoir été écrit pour amener netaniahou à de meilleurs sentiments alors c'est possible hein je ne sais pas ce qu' a été la motivation profonde des acteurs et des décideurs politiques français dès le départ la France contrairement à d'autres pays je pense à la Belgique au Pays-Bas à l'Espagne à l'Irlande par exemple s'est montré embarrassé face à ce mandat délivré par la Cour pénale internationale et donc dès le début de ce processus la France cherche une voie moyenne c'est-à-dire ne pas contredire le droit international la France est partie prenante hein la Convention de Rome qui a créé la Cour pénale internationale donc à chaque fois on dit mais on'est très attaché au droit international à l'institution de la Cour Pénale mais en même temps il est pas question de d'aller jusqu'au bout et de dire bah si nathanahou vient en France il sera en état d'arrestation ça à mon avis crée un triple problème le premier problème c'est encore une fois le fameux deux poids de mesure c'est-à-dire que personne en France n'a eu euh le moindre scrupu lors qu'un mandat d'arrêt a été à mon sens à très juste titre délivré contre Vladimir Poutine personne n'a essayé d'argumenter pour dire ah mais si vient on pourra ou on devra le laisser entrer ça c'est un premier élément qui affaiblit l'image de la France et et notamment cette position d'intermédiaire que d'un certain point de vue elle rêve ou que ses dirigeants rêvent d'avoir le deuxième problème c'est un problème de droit alors moi je ne suis pas juriste je ne vais pas me lancer dans une démonstration juridique mais cette notion d'immunité à l'égard d'un responsable politique d'un pays qui n'est pas partie prenante de la convention me paraît a suspect lors que Omar albachir ou ou Poutine d'ailleurs parceque la Russie non plus n'est pas partie prenante était sous le coup de ce mandat d'arrêt personne n'a sorti cet argument et qu'est-ce que c'est que cet argument d'immunité que l'on oppose à une institution judiciaire internationale dont la principale propriété et justement de se mettre au-dessus de la souveraineté des États si Cour pénale internationale existe c'est précisément parce que l'on a besoin d'affirmer que dans certaines situations de grande gravité crime de guerre crime contre l'humanité l'argument souverainiste est inacceptable donc c'est un contresens c'est une contradiction et puis le troisième élément que je vois c'est que décidément et c'est peut-être ça qui est le plus tragique parce que on retrouve l'humanité là à ce niveau décidément l'Europe est incapable d'agir face à à ce désastre elle est divisée hein de Orban à Monsieur Sanchez la différence est énorme donc l'Europe si elle est divisée elle est impuissante malgré le courage de Joseph Borel qui a souvent été très loin dans la tentative de ranimer une voix européenne dans cette affaire et surtout elle est incapable de se dé finir par rapport à ce qui est central dans ce conflit qui est la cause palestinienne c'est-à-dire que voilà 66 ans que le peuple palestinien souffre souffre de ne pas être reconnu souffre de ne pas être respecté dans ses droits fondamentaux notamment celui d'avoir un état et d'avoir une pleine souveraineté et on voit des pays européens dont la France mais l'Allemagne c'est un peu la même chose et on pourrait en citer d'autres chercher des arguments qui permettrai de contourner la chose vous savez à force de jouer à ce jeulà on plonge le peuple palestinien dans le plus complet des espoirs et quand vous êtes dans le plus complet des espoirs vous êtes capable de faire n'importe quoi donc attention à ne pas encourager cette radicalité que par ailleurs on dénonce est-ce que Paris souffle le chaud et le froid pour ne pas être évincé du jeu au Moyen-Orient al je crois qu'il fait plus froid que chaud dans la pièce hein il y a peut-être de temps en temps un petit coup d'air chaud mais il y a surtout du froid moi ce qui me frappe ce qui me frappe c'est que disons au moins depuis l'agonie des accords d'Oslo c'est-à-dire un quart de siècle hein nous sommes en 2000 cand David bon depuis 25 ans la France n'a jamais été capable de s'exprimer clairement sur le dossier palestin il faut d'ailleurs s'interroger sur les raisons profondes de ce mélange de silence c'est sous la table pas donc on en parle pas ça c'était en gros de 2000 jusqu'à jusqu'au 7 octobre n'est-ce pas ou alors on en parle mais dans des termes terriblement ambigu oui il faut une solution à deux états ah I mais non je ne vais pas reconnaître l'état palestinien ce qui est quand même un peu fort alors de café ou de Roquefort je ne sais pas c'est assez étonnant d'être en même temps défenseur de la solution raisonnable de deux états et en même temps de dire bah oui mais non il y en a un des deux je le reconnaîtrai m le moment venu hein vous rendez compte un médecin qui dirait d'un malade je le soignerit mais le moment venu bah on est un peu à cette situation là et au-delà des relations franco-israéliennes peut-on espérer que le ccfeu s'élargisse à Gaza alors évidemment ça se dit je comprends que que l'espoir puisse naître et notamment chez ceux qui souffrent celles et ceux qui souffrent mais je crois qu'il faut dissocier les deux dossiers c'estàdire Gaza et le Liban c'est tout à fait différent Gaza il y avait une véritable volonté d'anéantissement d'éradication d'anéantissement du Hamas d'éradication du Hamas et qui comme l'a dit la Cour internationale de jtice faisait peser un risque génocidaire on est plus seulement au risque on est aussi dans la réalité je veux dire quand on a officiellement décompté plus de 44000 morts que il y a parmi ces 44000 morts quelques 15 à 17000 enfants enfants que la plupart des bâtiment au nord au centre et au sud de la bande de Gaza sont détruits à plus de 50 pour c'est-à-dire des personnes des populations au moins 1 million d'êtres humains qui n'ont plus de logement qui n'ont plus de logement bon qui ne savent même pas où aller sans compter la famine sans compter la maladie et tout ça alors face à cela il faut bien admettre que le jeu en direction du sud de Gaza est différent du jeu en direction du nord direction du Nord alors il faut comprendre une chose qu'en direction du nord justement on s'attaquait à un Hezbollah qui n'est pas seulement une organisation militaire il y a une branche militaire du Hezbollah mais il faut pas oublier que le Hezbollah non seulement est un parti politique HESB mais est aussi partie prenante de l'État libanais c'est une partie de l'état libanais et une partie de la société libanaise je ne dis pas que tout les chirites soutiennent tant sans faux le Hezbollah mais le Hezbollah est quand même l'expression d'une communauté chite une expression peut-être partielle mais réelle bon euh donc je pense que le calcul de netanahou était de dire attention là on touche à l'os si vous me permettez cette formule c'est-à-dire on touche déjà à l'état libanais on peut pas aller plus loin vis-à-vis de Gaza il n'y a pas d'os c'est-à-dire il y a l'idée que de toute manière on peut aller jusqu'au bout parce que il n'y a aucune institution à Gaza capable soit de nous faire peur soit d'impliquer une certaine modulation de notre action c'est la raison pour laquelle rien n'indique pour l'instant que ce cess le feu au nord sera suivi d'un c le feu au sud et comme je le disais tout à l'heure tout au contraire les propos tenus hier par netanahou mardi là-bas était pour expliquer que ça permettra d'aller plus loin loin dans le forciive à Gaza dit-il pour libérer les otages on sait très bien qu'il n'y a pas de concordance entre une action militaire de cette violence et la libération des otages on en a eu la preuve et encore récemment on peut aussi évoquer les propos de bezalels motrich le ministre de finances israélien d'extrême droite il a évoqué le projet de diviser la population de Gaza par deux écoutons une lecture d'un extrait de ces propos prononcés lors d'un cololloque réuni les colons de s Jordanie on peut et on doit conquérir la bande de Gaza il ne faut pas avoir peur de ce mot il ne fait aucun doute qu'à Gaza avec l'encouragement d'une émigration volontaire il existe ici selon moi une opportunité unique qui s'ouvre avec la nouvelle administration on peut créer une situation dans laquelle d'ici 2 ans la population de Gaza sera réduite de moitié bertrom a dit ce ministre israélien a-t-il raison de croire à un feu vert probable de Donald Trump pour une accélération de l'épuration ethnique en cours je crois que c'est c'est plus simple que ça c'est que les États-Unis Trump ou Biden ou un troisème homme ou une autre femme n'ont les moyens aujourd'hui d'arrêter les dirigeants israéliens donc la question c'est pas est-ce que Trump est d'accord ou n'est pas d'accord vous savez c'est très difficile de savoir ce qu'il pense dans la profondeur de sa conscience mais c'est que le temps de l'hégémonie américaine est un temps passé y compris dans les relations entre Washington et ses plus proches alliés on le voit dans la région on le voit ailleurs les États-Unis ne peuvent plus donner le là ne peuvent plus donner le ton dans cette affaire si véritablement le gouvernement israélien quel qu'il soit smotrich ou netaniaou ou quelqu'un d'autre prend la décision d'aller jusqu'au bout d'une logique qui est en fait amorcée hein ça serait pas non plus un tournant gigantesque en fonction de ce que je viens de dire les États-Unis n'ont pas d'autre choix que d'avaliser et si véritablement ils avaient d'autres choix cela veut dire interrompre la livraison d'armes est-ce qu'ils ont les moyens de le faire même camela Haris avait dit qu'elle ne le ferait pas donc il ne faut pas trop compter sur un véteau Américain justement à propos de Donald Trump il a bénéficié d'une partie de ce qu'on pourra appeler le vote musulman aux États-Unis notamment dans l'état clé du Michigan sera-t-il un fauteur de guerre ou un faiseur de paix au Moyen-Orient mais aussi en Ukraine et ailleurs dans le monde est-ce qu'il a seulement un projet diplomatique cohérent alors je ne pense pas qu'il ait un programme précis de politique étrangère je ne pense pas qu'il estit dans la tête déjà le film de son second mandat sur le plan diplomatico-statégique cet homme est imprévisible mais il faut quand même s'interroger sur des faces de sa politique telle qu'elle s'est exprimée tout au long de la campagne électorale cet homme a une certaine défiance à l'égard de la guerre ce n'est pas une défiance humaniste c'est pas un philanthrope c'est pas par humanité qu'il n'aime pas la guerre c'est parce que il a la pression que la guerre ne rapporte plus que il est beaucoup plus économique au sens profond du terme de passer par d'autres voies que celle de la guerre faut pas oublier que si la Chine a battu les États-Unis dans la grande bataille de la mondialisation c'est qu'elle a choisi la voie économique plus que la voie militaire et peut-être que ça trotte quelque part dans la tête de cet homme qui est un businessman faut pas l'oublier et il faut prendre en compte cette très curieuse ou apparemment curieuse relation alliance entre Trump et Elon Musk c'est-à-dire entre une vision politique illibérale autoritaire traditionnaliste identitaire voire suprémiste et un capitalisme mondialisé et échevelé cette alliance on la trouve aux États-Unis on la voit aussi percé à travers l'alliance entre Poutine et les milliardaires russes en entre narandramodi et les milliardaires indiens et on pourrait continuer peut-être même se rapprocher du continent européen peut-être même de la France pour voir ce genre d'alliance qui se profile et je me demande si cela ne définit pas une nouvelle voie de la droite radicale qui va s'appuyer sur un alliage entre illibéralisme politique traditionnalisme culturel et capitalisme débridé auquel cas effectivement les conflits il va falloir en solder les comptes d'ailleurs ça a été sa réaction instinctive dit je vais arrêter le conflit russo-ukrainien je vais arrêter le conflit israélo-arabe il ne savaiit pas ou israélopalestinien plus exactement il ne savaiit pas comment faire et bien sûr qu'il ne le fera pas surtout en en 24 he mais je pense que c'est un homme qui ne joue plus comme autrefois de cet accélérateur militaire d'ailleurs euh Trump était pour le désengagement de l'Afghanistan c'est-à-dire le retrait américain de l'Afghanistan c'est Biden qui a eu Algérie mais il a été décidé par Trump euh dans la dernière année de son mandat et c'est sous Trump que le les fameux accords de DOA ont été signés en ce sens merci beaucoup Bertrand Badi pour vos précieux éclairages et merci à vous d'avoir regardé cet épisode de le monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Badi sur le média le média qui a lancé sa campagne de financement de fin d'année pour boucler son budget financer ses projets rendez-vous sur leemediatv.fr/ soutien pour devenir sociétaire abonné au donateur du média merci d'être fidèle aux médias sur YouTube sur le canal 165 de la Freebox et aujourd'hui sur Molotov sur la Freebox et on l'espère demain sur toutes les boxes on l'espère sur notre site internet aussi reste connecté aux médiia [Musique]