Brunet sans filtre du mardi 9 juin 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
n'est pas trompé. Mesdames et messieurs, très heureux de vous retrouver avec Magalie Lunel comme tous les jours avec une actualité extrêmement [musique] dense aujourd'hui avec ces ces manifestations bien évidemment hier soir dans la France entière des manif [musique] comment dire les choses contre les juges. Voilà, il y a pas d'autres expression, on va y revenir tout de suite.
Et également une actualité extrêmement internationale, extrêmement préoccupante avec le monde confronté à un risque nucléaire accru. Vous verrez cela. Nous parlerons [musique] également de cette véritable petite tragédie européenne.
Paris et Berlin qui divorcent sur des questions très importantes [musique] qui relèvent de la défense de la souveraineté européenne. Très important donc un volet international comme tous les jours et un volet Liana et les sous-bressaux [musique] qui qui suivent Magalie. Oui effectivement c'est même une honte de choc.
Cette honte de choc provoquée par la mort de Liana ne retombe pas bien en contraire. Ça prend une dimension inédite. Vous avez parlé de ces rassemblements partout en France hier soir.
Il y a aussi une plainte déposée ce matin contre l'État pour Faut lourde. Et puis dans quelques minutes, il y a une réunion. [musique] Une réunion qui a été convoquée en urgence par le Premier ministre alors que les ministres de l'intérieur et de la justice ont été auditionnés [musique] tout au long de la matinée au Sénat.
Que va donner cette nouvelle réunion de crise ? On va partir à Matignon tout de suite retrouver Nicolas Laurent. racontez-nous parce qu'effectivement le premier ministre veut s'emparer lui aussi du dossier et veut essayer de trouver de nouvelles mesures pour tenter de protéger les mineur.
Oui, après avoir laissé Gérald Darmana en première ligne depuis le début de ce drame, Sébastien Lecnu effectivement s'empare du dossier. Il a convoqué tout simplement hier soir dans une lettre cinq ministres pour une réunion interministérielle ce matin à Maton et des ministres qui ont été priés de ne pas venir les mains dans les poches mais avec des mesures très concrètes pour justement renforcer la protection de l'enfance et notamment enrichir ce projet de loi qui a été déposé il y a une dizaine de jours en conseil des ministres par Stéphanie Rist et le but de cette réunion qui a démarré déjà il y a une dizaine de minutes ici au premier étage de l'hôtel de Matignon, c'est d'arbitrer sur des pistes qui sont sur la table. Parmi euh ces pistes, il y a notamment l'aggravation des peines pour les viols commis en série ou encore les délais de prescription.
Ça fait partie des arbitrages qu'il vont devoir faire ces ministres. C'est intéressant aussi de constater qu'il n'y a pas que Laurent Nouz et Gérald d'Armanin autour de la table, mais les portefeuilles ont été élargis. Ministère de l'éducation nationale avec Édouard Gefray, la ministre de la santé Stéphanie Rist ou encore le ministre des comptes publics David Amiel.
Parce que les dysfonctionnements de la justice, nous dit Matignon, ne se limite pas à l'accueil des plaintes dans les gendarmeries ou à l'organisation des parquets. C'est un problème beaucoup plus large, beaucoup plus structurel et tous les portefeuilles ministériels sont concernés. Voilà, très intéressant Nicolas Laurent, merci de nous avoir fait ce point depuis des lieux de pouvoir.
Nous sommes aujourd'hui avec Jean-Dominique Merchet, journaliste qui est avec nous, éditorialiste à l'Express. Merci Jean-Dominique. Je sais que vous suivez de très près cette histoire et cette tectonique des opinions est fascinante.
Qui aurait dit il y a 15 jours que des dizaines de milliers de Français allaient se mobiliser dans ce pays contre leur juge ? Moi, j'aurais pensé au pouvoir d'achat à toutes les mobilisations possibles, mais pas celle-là. Donc encore une fois, que nous dit de la France cette affaire Liana ?
On va en parler dans un instant. Nos éditorialistes sont là. Isabelle Saporta et Renault Pila, merci d'être avec nous.
Nous sommes bien évidemment avec une journaliste du service police justice de LCI TF1 qui est à fond sur le sujet. Alexandra Guillet, merci d'être avec nous. Et et cette information que vous avez donné tout de suite quand même il y a quelques instants, il y a dans cette affaire Liana euh la maman, les parents euh d'une d'une autre victime supposée de ce Jaum Barela qui porte plainte mais qui porte plainte contre l'État français. effectivement contre l'été R vous savez Rosa c'est cette petite fille de 11 ans dont on a beaucoup parlé qui avait porté plainte pour viol contre Jérôme Barella cette plainte a été déposé en août 2025 et c'est ce dysfonctionnement qui pose question à tout le monde.
Comment est-ce possible que le suspect n'avait jamais été interrogé dans cette affaire alors que la plainte remonte à plus de 9 mois ? Et bien l'avocat de la mère de cette petite fille va tenir une conférence de presse tout à l'heure à 13h. On l'écoutera attentivement parce que c'est lui qui va porter plainte contre l'État. et la mère de la petite fille s'est exprimée publiquement.
Elle a accordé une interview ce matin à RTL écouter ses mots extrêmement forts, notamment sur le fait qu'elle se sente elle aussi responsable aujourd'hui de la mort de l'ENA. Ce matin, si vous êtes au côté de cet avocat médiatique Pierre Duisson, c'est que vous avez décidé d'attaquer l'État. Pourquoi madame porter plainte contre l'État ?
Parce que on pouvait éviter déjà le mort de Lien. C'est le justice et le les personnes qui ont été occupé mon dossier qui faisaient leur leur job correctement. On aimerait être soutenir pas envoyer balader y aller voir déjà c'est très difficile faire les démarches, c'est très difficile traverser les épreuves et là aujourd'hui nous on est on est considéré comme le des rien en fait on n'est pas entendu le le plainte ils ont tous toutes les mon tout ils ont eu tout pour queil peut interpeller Jérôme Barela et ils ont pas fait et cette cette mort de Liana Ça reste sûrement ma conscience en fait.
Nous sommes également rejoints par maître Florence Ro avocate pénaliste. Juste une question. Quand on attaque l'État français, j'ai une question un peu basique, je ne connais pas très bien les mécanismes judiciaires.
C'est symbolique où est-ce que on peut gagner contre l'État français quand on est la maman quelque part dans le GERS, dans un tout petit village d'une petite fille. Voilà. Est-ce qu'on peut gagner contre l'État français ?
Oui, on peut gagner mais ça reste symbolique gagner. Voilà. Euh qu'est-ce qu'elle va demander ?
De toute façon, elle son préjudice euh à titre personnel, elle peut parce que encore faut-il démontrer son préjudice, le préjudice, il doit être personnel. Euh quel quel préjudice elle va invoquer en fait euh ceux qui seraient peut-être euh [raclement de gorge] bien fondés à attaquer les cas français ? Ce sont les parents de Liana peut-être.
Oui, là ce serait plus ça se justifierait plus sur le plan juridique. Ouais. Euh, on rappelle juste que le papa d'Estel Mousin, Estel Mousin qui avait disparu pendant de longues années, on avait fini par savoir qu'elle avait été tuée par Michel Fournieret, me semble-t-il, avait réussi à faire condamner l'État pour faute lourde.
Il y était parvenu. Oui. Dans ces cas-là, il se passe quoi ?
C'est l'État est le condamné à verser une somme et condamné à quoi ? Je pense, je suis pas spécialiste du droit administratif pour tout vous dire, mais je pense que dans cette hypothèse là, il peut être condamné effectivement à une indemnisation. Voilà.
Euh mais vous l'avez dit, c'était le père des stel mousin. Ouais. C'est-à-dire que le préjudice était direct.
Voilà. C'est c'est pourquoi je disais tout à l'heure voilà. Mais vous vous imaginez la responsabilité vous étiez ce matin vous chez nos confrères d'ertel ou vous officiers le matin Isabelle Saporta.
Je je vous imaginez l'émotion dans la voix de cette maman qui nous dit euh on on voit qu'elle n'est pas euh française d'origine. Elle a elle cherche parfois ses mots, mais elle s'exprime très bien hein. Et elle nous dit à la fin je me sens coupable à mon niveau de la de la mort de cette petite Liana.
Pourquoi ? parce que j'avais fait tous les signalements nécessaires auprès de la justice, mais ben je t'en ai peut-être pas fait assez. Euh voilà, on aurait pu l'empêcher mais peut-être que à cause de moi on n'est pas parvenu à l'empêcher. qu'elle d'abord je trouve qu'elle a un courage incroyable de dire ça cette femme moi je trouve qu'elle est incroyable et je trouve qu'il y a un yatus par exemple entre cette femme qui s'est battue toute seule qui explique qu'elle est mère célibataire qui s'est battu toute seule qui s'est battu pour défendre sa fille qui effectivement a été violée pendant 1 an par ce prédateur sexuel et qui a appelé à longueur de temps la gendarmerie qui s'est envoyé qui s'est fait envoyer sur les roses qui s'est fait même menacer hein à ce qu'elle dit puisqu'elle dit que effectivement on lui a dit que si elle continuait ce harcèlement elle serait poursuivie pour pour justement pour harcèlement avec une main courante tout au moins et au fond les procureurs, les magistrats qui en ce moment disent on est jeté en e propre, ça n'est pas possible et cetera.
Et je trouve qu'il y a un yatus entre ces deux-là, si vous voulez, entre cette maman qui au fond n'est responsable de rien et qui est déjà lourdement victime puisque sa fille est lourdement victime et qui dit que sa fille ne s'en remet pas, hein, et je ne sais pas qui peut s'en remettre [raclement de gorge] et qui quand même continue à se battre pour les autres et qui dit pour les autres. Et au fond, les juges qui vous disent en fait on est jeté en pâure, on est responsable de rien et coupable de rien. Al moi je je n'ai au loin de moi l'idée de jeter toute une profession en pâure, c'est pas ça que je veux dire.
Mais je trouve qu'il y a quand même parfois un manque d'humanité chez cette profession là, un manque d'empathie. Alors peut-être que on leur demande pas d'empathie, on leur demande juste de la célérité. Mais comme il y a ni la célérité ni l'empathie, on se sent un peu démé.
Écoutez, moi je je je souscris un peu à ce que vous dites et moi je suis agacé du fait que à chaque fois qu'on qu'on essaie de de tenir le discours que vous avez, c'estàd que il y a un décalage entre celui qui rend la décision au nom du peuple français d'ailleurs au passage et puis le justiciable. À chaque fois j'ai un peu l'impression auprès des juges qui viennent ici d'être comment dire les choses ? Un plou.
Un plou. Un plou. Un plou.
Vous ne connaissez rien au mécanisme de justice. Écoutez monsieur monsieur Bru ça [rires] ne se passe pas comme ça monsieur un plou. Et si je monte un peu le ton ?
Un poujadiste. Et si je monte encore plus le ton ? Un populiste.
Et si je monte encore encore plus le ton ? Un électeur du Rassemblement national. Donc c'est ça.
Donc alors comme j'ai pas j'ai pas trop envie d'être étiqueté, je suis poli. Je dis ah bon, vous êtes certain que il y a pas un décalage entre les justiciables et les bon alors et je et je rentre dans ma tanière bien docilement parce que je ne veux pas qu'on dise un populiste, un populisme voilà seulement il y a des moments quand même où on a envie de de souligner le fait qu'il existe Jean-Dominique Merchet un décalage entre voilà c'est la justice de la République. La justice est rendue au nom du peuple français quand même.
Et les [grognement] magistrats et la justice en général oublient simplement qu'il rendent la justice au nom de ces plou que nous sommes. Et ces plou [grognement] aujourd'hui ça a été la goutte d'eau qui c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vas. Ça suffit.
H toutes les semaines, on a une histoire d'un type qui devrait pas être là euh qui devrait être expulsé, qui est sorti de prison, qui commet un crime. Euh l'affaire du médecin militaire qui a été tué par un gars, le ça va être libéré pour des raisons psychiatriques, on nen sait rien. Bref, toutes les semaines, il y a une nouvelle histoire.
Là, c'est bon, ça suffit. Il va falloir que les juges comprennent. Mais les juges, ils obéissent à la loi.
Il va sans doute falloir changer un certain nombre de lois. et peut-être même des dispositions constitutionnelles parce que au fond le problème il est là. Le problème c'est que l'autorité les autorités judiciaires se sont mises au-dessus de tout le monde, au-dessus du pouvoir exécutif, au-dessus du pouvoir législatif.
On dit "Ah oui, mais vous avez pas le droit de voter cette loi." Mais pourquoi ça ? Qui est souverain dans ce pays ?
Les juges ou les ploues ? Mais alors les plou, la réponse les plou. Je vois que ma vous êtes pas tout à fait d'accord et vous allez peut-être défendre cette institution judiciaire.
Mais on parle de ce divorce avec cette justice qui n'est plus comprise visiblement par les citoyens français. Un chiffre par exemple quand on parle des violences commises, les violences sexuelles sur les enfants ou les femmes, on voit que 73 % des plaintes sont classées sans suite. 73 % ce n'est plus acceptable.
Et écoutez, on est allé à la rencontre de ces Français qui hier manifestaient et on sent qu'elles n'ont plus vraiment confiance en la justice française. J'y a cru longtemps mais là j'y crois pas. Il s'est passé trop de choses.
Pas de prise en compte, pas de prise en considération, ça n'avance pas ou très lentement. Et là justement ça a prouvé que il y avait encore un défaut. Je sais pas si j'ai souvent cru en la justice, mais là c'est vrai que il y a une certaine défiance qui s'installe depuis de nombreuses années.
Maître Florence Roise, c'est vrai que il faut qu'on puisse classer sans suite parce qu'il y a des cas sur lesquels euh il y a probablement des plaintes abusives, c'est évident quand on voit l'inflation. Il y a aussi bien sûr des plaintes sur lesquelles on ne peut pas statuer parce qu'on manque d'éléments et la justice euh hein. Mais euh 73 % ça fait beaucoup quand même hein.
Bon, alors il y a plein de choses dans tout ce que vous avez dit et euh vous m'avez fait sourire quand vous avez euh voilà euh résumé le le le le prisme que peuvent avoir les gens de justice sur le le le citoyen lambda. Mais en même temps, moi j'ai envie de dire, je comprends le citoyen lambda qui voit la justice comme un espèce de monstre incompréhensible avec des dédales comme vous me disiez l'autre fois, il faut avoir bac + 10 pour comprendre et tout ça je le comprends et finalement on comprend la démarche du garde des saut qui est très on peut on peut lui rendre il a une démarche très pédagogique. Il essaie depuis le début de cette affaire d'expliquer réexpliquer.
Il va sur tous les plateaux, il fait des conférences et c'est essentiel maîre euh le jargon. Oui, le jargon. Vous savez que vous savez que j'imagine je pas de sondage mais que 90 % des Français ignorent ce que c'est qu'un parquet.
Un parquet. On reçoit ici nous tout le temps des juges qui s'abritent derrière un jargon. Enfin le le premier des talents professionnels de tout le monde, d'un menuisier, d'un journaliste, d'un politique, c'est rendre accessible au justiciable, aux gens.
La science dans laquelle on excelle. Moi des magistrats, des magistrats, des magistrats, des avocats, il y en a beaucoup, vous en faites partie. Mais des magistrats qui s'abaissent, n'est-ce pas, à rendre leur science digeste pour un pour injusticiable, j'en ai jamais vu.
Et pourtant, je j'aime la justice. Je considère qu'elle fait un travail extraordinaire, que parfois elle faillit. Je suis pas du tout un anti magistrat.
J'essaie de nuancer mes ardeurs. À une époque, j'ai beaucoup parlé de la dimension politique des juges. J'ai beaucoup parlé avec des magistrats et j'ai compris que j'ai peut-être parfois exagéré.
Donc je suis quelqu'un de nuancé, de modéré sur le sujet. Mais c'est très difficile d'accéder à à la au mécanisme de la justice parce que elle ne se laisse pas comme ça prendre d'assaut par des citoyens. Elle c'est une citadelle imprenable et donc on a du mal.
On use nos griffes et on comprend pas toujours des des magistrats qui ne veulent pas expliquer ce qu'ils font véritablement. Je reviens là-dessus. Je pense que 90 % des Français ignorent ce que c'est qu'un un parquet.
Voilà. [rires] Après après pour une cour d'appel, une juridiction d'appel d'un tribunal administratif, on ne comprend rien, je veux dire franchement et on nous aide pas à comprendre. Oui.
Non, mais c'est pour ça que peut-être aussi dans les réformes qui devront être prises, il y a aussi un accompagnement plus simple. Voyez quand il parle de prépinte. Mais les préplaintes euh par exemple, moi je comprends pas, ça ça marche pas les préplaintes hein, je veux dire c'est un c'est voilà.
Donc il faut aider les gens, il faut les accompagner. Alors certains ont la possibilité de se faire accompagner par des avocats et d'ailleurs tout le monde a la possibilité parce qu'il y a l'aide juridictionnelle, euh la protection juridique, donc même quand on a des moyens euh voilà et puis les avocats s'adaptent aussi hein, faut le dire. Donc on peut accompagner les gens et et c'est vrai que notre rôle c'est aussi de rendre les choses accessibles, de d'expliquer, d'être toujours au côté de nos clients pour leur dire voilà ce que ça signifie, ne le prenez pas comme si, il y a telle possibilité, telle voilà et et ça c'est vrai que c'est essentiel cet accompagnement.
H après l'histoire des plaintes qui sont classées sans suite, c'est pas forcément hasard parce que dans les plaintes, je peux vous assurer qu'il y a à boire et à manger et ça il faut c'est vrai que c'est pas je jette pas encore une fois l'eau propre sur les gens. Mais vous avez raison, ça on le sait. On le sait parce qu'on a tous autour de nous de nous des gens qui disent je vais porter plainte contre celui-là et cetera.
On se dit parfois on se dit lui c'est un peu dommage mais lui il va sans doute encombrer il y a des choses fantasiste. Tant qu'on connaît pas un dossier qu'on connaît pas les tenants, les aboutissants, c'est compliqué de porter un jugement et de dire mais pourquoi ça a été déposé plainte ? Mais pour tout quoi il y a eu si mais pourtant il y a eu un examen médical.
Vous savez, moi j'ai un dossier au cabinet, j'ai un père de famille, il a pas vu sa fille depuis 2 ans sur une accusation totalement fantaisiste avec un classement de la cellule de recueil des informations préoccupantes, un classement s'ensuite du parquet et on en est encore à des mesures d'instruction pour vérifier que ce monsieur c'est pas un danger. Alors que bon parce que voilà, il y a un juge à un moment qui a décidé par mesure de précaution, voyez, comme quoi tout existe hein, de lui enlever l'autorité parentale sans sans mesure, même pas un endroit médiatisé, vous savez comme on dit, pour voir son enfant et cetera et cetera. Tout existe.
C'est pour ça que ça maîre de vous de vous interrompre, il existe aussi des mères qui se retrouvent à être poursuivies parce qu'elles ne veulent plus redonner le leurs enfants à des pères prédateurs et qui sont poursuivis et qui sont traités d'hystérique. D'ailleurs hein, des mères comme des pères, moi j'ai eu dans mon bureau tr la pédophilie est plus mais il y a aussi de la maltrédophile qui a la mal [raclement de gorge] rappelle je vais vous raconter juste une anecdote personnelle. Moi, j'étais j'ai dirigé une maison d'édition et je me rappelle avoir reçu le manuscrit d'une femme qui disait "Voilà, je suis poursuivie, mon ex-mari est un prédateur et cetera et voilà l'association que j'ai monté et cetera." Et le premier réflexe que j'ai eu, je me suis dit "C'est une folle, pardon hein, je me suis dit c'est une folle, je suis tombée sur un nid de fou hein." D'accord ?
Parce que parce que c'est pas une question de juge ou pas juge, c'est qu'humainement aussi c'est pas possible. En fait, tout ce qui est impossible, on se on le met du côté de la folie. Sauf que j'ai tout épluché.
J'ai vu et j'ai vu cette association et j'ai vu ces centaines de femmes qui en fait se retrouvent hors la loi pour protéger leurs enfants et je me dis il y a un moment quand même il va falloir qu'on protège un peu nos enfants. La parole de l'enfant, la parole de l'enfant, elle intervient aussi là. Quand un enfant ne veut plus retourner chez l'autre parent et qu'on lui dit et que moi j'ai entendu des juges dire ah oui non mais c'est pas l'enfant qui décide.
Mais si c'est l'enfant qui décide. Ça veut dire que ça veut dire que des gens des Français qui n'ont pas été confrontés familialement à la pédocriminalité ou à la maltraitance ou à la maltraitance peuvent avoir sous-estimé les ravages de la pédocriminalité dans la société française. Et et je et je pense à cette élection à la à la mairie de Paris.
Rachidati a a posé le problème, elle a mis sur la table tous les jours et on disait tous franchement [rires] franchement elle peut pas faire campagne sur des vrais sujets politiques quoi. Sous-entendu celui-là voilà et et à l'éclairage de ce qui se passe maintenant on fait tous un mande honorable et on se dit tous "Mon dieu !" Mais c'était de ça dont on parlait à Paris.
On parle donc de gens qui travaillent dans l'aide sociale à l'en France ou qui travaillent voilà et qui se sont se sont cooptés entre eux comme une véritable mafia. Ça me paraissait totalement impossible d'imaginer ça en se disant c'est un bon nid là, c'est un bon nid où il va y avoir des bonnes victimes facile à à à à à violenter. Ça paraît totalement dingue.
Et au regard de ce qui se passe en ce moment en France, je me prends moi une claque gigantesque et je me dis et si à Paris ça avait été exactement la même chose ? Et s'il y avait ce genre de de situation sur la pédocriminalité beaucoup plus fréquente que tu ne l'imaginais toi-même Éric à Marseille, à Nice, à Brant, à Lille, à Strasbourg, partout, c'est fou. C'est fou.
Et la manife d'hier, c'est ça Renaud ? Bien sûr. Oui, la manif d'hier c'est ça.
Et tout le monde a été surpris, pas ceux des associations. Eux, ils savent ce continent englouti que personne ne voit. Ils ont pas été surpris.
On a les chiffres en fin de matinée plus de 60000 personnes en quelques heures uniquement sur des boucles. On y va, c'est le moment. Plus jamais ça.
Jean-Dominique la goutte de trop. 60000 personnes hier. Il y a des manifestations qui ont été par les préfectures interdites parce qu'on craignait des débordements.
Donc on assiste quoi ? On assiste avec cette tragique affaire de Liana. Maintenant, Rosa a tout d'un coup l'ouverture immense d'un continent englouti.
On a eu, on l'a beaucoup dit sur ce plateau, le mitou des femmes depuis 4 5 ans. On a maintenant le mitou des enfants dont finalement la société française, je dirais dans son ensemble évidemment, on va on va regarder l'enquête sur les juges, on va regarder tout ça. Est-ce que les adultes sont est-ce que nous sommes assez il y avait la civis pourtant mise en place plusieurs années pour parler de ces violences faites aux enfants de ces sexuelles faites aux enfants. ouvre pas la pluie non plus mais mais ce continent ce continent englouti et je suis entièrement d'accord avec vous Éc moi lors des municipales à Paris il y avait énormément [raclement de gorge] d'actualité international de partout donc je trouve queelle on parlé on a parlé que de ça on a parlé que de ça et en fait on en a parlé à Paris on aurait dû en parler à Marseille on aurait dû en parler à Toulouse on aurait dû en parler partout et je vais vous dire pourquoi moi mais moi je vous assure de bonne fois Isabelle je vous assure de bonnes fois que ça me semblait j'ai pas dû avoir l'oreille attentive ça me semblait vrai pas n'importe quoi.
Mais ça me ça me semblait être un problème politique qui n'était pas le problème essentiel de l'élection municipale. Je l'avoue, j'ai peut-être j'ai pas d'enfant en basage et je découvre aujourd'hui mais j'ai envie d'en pleurer. Je découvre aujourd'hui je pense au désespoir de ses parents et je me dis mais que j'ai été tous les jeunes par est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut juste faire un petit focus là-dessus juste de 2 secondes.
Pourquoi en fait on se retrouve avec des nids de pédophiles puisqu'en fait c'est ça dans tous ces lieux où il y a des animateurs parce qu'on a recruté à la vavite sans se poser de question des gens qui étaient pas formés où dont on regardait pas le casier judiciaire dont on regardait pas les antisédents. On les on a eu une une demi consœur à RTL qui a essayé de candidater en fait pour devenir animatrice. Elle a été embauchée en 3 minutes sans rien en 3 minutes parce qu'il manquait cruellement de monde.
Donc la question qu'on doit aussi se poser aujourd'hui, c'est qu'à force de ne pas avoir de de moyens pour pour les animateurs, de ne pas les sélectionner, de ne pas avoir de formation, de rien, en fait, on prend [raclement de gorge] n'importe qui. N'importe qui pour pas un rond et n'importe qui pour pas un rond qui a un avantage en fait à y aller pour n'importe qui pour pas un rond, les pédophiles. Donc maintenant, il va falloir qu'on regarde ça vraiment franchement en face de nous et se dire voilà vous voulez pas mettre un un rond sur les animateurs qui ont qui ont en face de vous les enfants et ben vous allez recruter massivement.
J'ai entendu de je vous savez que je suis du Gers. J'ai entendu des témoignages de d'habitants de de Florence qui travaillaient dans l'établissement scolaire où a travaillé ce monsieur Barella entre 2019 et 2021 et qui ont témoigné très clairement sur le l'attitude qu'il avait vis-à-vis des des petites filles et qui d'ailleurs ont été gêné. Et c'est eux, c'est eux qui par leur témoignage auprès de la direction de l'établissement scolaire ont dû euh euh faire prendre la décision indirectement de de l'éviction de de Barella.
Et et ils expliquaient à quel point son regardillait, il allait voir les petites filles et les jeunes filles, tu es très bien maquillé aujourd'hui et cetera. Les collègues lui disaient euh voilà, on est d'accord. Mais sur cette affaire, il y a eu aucun signalement.
Ou oui, il y a eu aucun signalement enfin voilà licencié. Euh mais la justice explique qu'elle n'a jamais eu. Il y a pas eu d'article 40 où il y a pas eu de signalement à ce moment-là.
C'est resté l'établissement scolaire l'a dégagé sur la base des témoignages mais pas de vague, on n' pas fait de signalement. Oui. Et c'est au-delà de l'établissement scolaire en fait c'était il était employé par la région.
Oui. C'est des il était agent d'entretien. Donc c'est c'est c'est ces sphères qui ne communiquent pas entre ell en fait qui [raclement de gorge] pose problème et puis et puis la difficulté et c'est là je considère que toute la société française est concernée par je dirais cette cette révolution en marche de la lutte contre la pédo criminalité.
Bien sûr c'est à la justice à la police au gendarme déjà de s'occuper de faire les enquêtes. Mais c'est très compliqué de faire un signalement. Ouais c'est très compliqué.
C'est très compliqué de faire un article 40. Vous savez que j'ai un un téléspectateur qui Non mais dis maintenant en terme non mais à titre individuel je parle pas en terme de procédure mais si vous avez les euh les 119 et compagnie là tous les toutes les plateformes où vous appelez où vous mais sur des petits territoires où pas mal de gens se connaissent Alexandra le dit il y a des gens qui sont employés dans c'est compliqué il y a aucune pédagogie attendez attendez attendez les amis les amis je voudrais vous faire écouter [rires] je voudrais vous faire non stop stop je voudrais vous faire parce que je veux qu'on débatte d'un autre sujet quand Gérald d'harman garder sous [raclement de gorge] ministre de la justice était invité dimanche soir sur notre antenne sur LCI interviewé par Darius Rochbin. Il a dit un truc qui a attiré notre attention avec Magalie.
Ce matin quand on est arrivé au bureau, on l'a on est allé chercher la petite archive qui a 2 jours hein. Et voilà ce qu'il a dit. J'aimerais soumettre ça à votre sagacité.
C'est terrible à dire mais quand on voit la succession de tout ce qu'on devient tout ce qu'on vient de rappeler, est-ce que Liana devrait être vivante ? Sans doute. C'est très difficile à dire.
Sans doute. Sans doute parce que je voudrais quand même dire que évidemment cet auteur, il n'est pas condamné mais manifestement il a une un problème qui est je crois de l'ordre de quasiment incurable. Je crois qu'il y a des gens qui manifestement ont de Je vois pas très bien comment la rédemption est possible.
Euh je vois pas comment on peut pardonner euh l'impardonnable s'en prendre à à une innoc l'innocence même et pardon d'être extrêmement vulgaire mais avoir des avoir envie des relations sexuelles avec une enfant de 10 ans. Moi je vois des dossiers ou des bébés plusieurs mois sont agressés sexuellement. C'est c'est ça c'est ça malheureusement la remontée du quotidien parfois des des parquets.
Je vois pas comment on peut ensuite relâcher une personne même après 15 ou 20 ans de prison sans se dire qu'il y a pas un risque pour la société. Alors maître est-ce que vous êtes d'accord ? Parce que on rappelle, vous êtes avocat pénalistes, spécialiste des mineurs.
Donc des cas vous envoyez tous les jours et malheureusement pas qu'un seul. Est-ce que vous êtes d'accord avec le ministre de la justice ? Lui lui le pense, il le dit à titre personnel, je pense que c'est incurable.
Et vous ? Alors moi je serai beaucoup plus nuancéin. Je pense que c'est au cas par cas et je pense que ça relève vraiment de de médecins psychiatres, de gens qui sont qui connaissent bien l'enfance, qui connaissent bien ce genre de profil.
Euh je pense que ça peut être apprécié que au cas par cas. Alors après, c'est vrai qu'il y a des gens qui vont euh peut-être bondir quand je dis ça, mais euh d'abord ça dépend du type de gravité euh de l'atteinte, si je peux dire. Après al là là, il parle là, il parle oui, parce qu'il prend un exemple, enfin du mise en cause et après il dit "Je vois des dossiers de personnes donc qui, appelons un chat à chat sodomise ou pénètre des nourrissons, des bébés, ce genre de chos première fois que j'en entends parler.
Il y a donc des gens qui se lèvent le matin avec ce je dire ce fantasme, cette obsessionlà de enfin vous imaginez la transgression que cela constitue au regarde de tout ce que nous sommes pathologies graves et c'est pour ça que d'ailleurs [rires] sont psychiatrique très grave et c'est pour ça que ça relève de la psychiatrie de mon que vous mettez le la personne à l'ombre en prison pendant 6 ans 8 ans 10 ans. [grognement] Après il y a des suivis sociojudiciaires. effectivement finalement de ce qu'on appelle la castration chimique.
Mais c'est possible. Alors certes aujourd'hui c'est avec l'accord du mise en cause mais encore faut regardez ce que regardez ce que dit monsieur Rota Bruno Rota qui a plutôt dans cette affaire apporté son son soutien à Géral Darmanin. Je pense qu'il faudrait là encore une peine et je suis favorable moi à la castration chimique sans volontariat, sans consentement.
Aujourd'hui, elle est possible. Depuis 2005, elle est possible mais sur la base du volontariat. Désolé euh quand on a des individus qui ont aussi un dérèglement euh hormonal qui peut les conduire avec leur pulsion au pire des crimes, et bien on traite la cause justement de ce dérèglement.
C'est une solution ou pas ? Castration chimique obligatoire. Pour moi, oui.
Pour moi, oui. Je suis d'accord sur ce plan là. Je pense que la castration chimique, elle doit être euh imposée par s'il prend pas ses cachets.
C'est quoi la question ? C'est des piqûes, c'est des cachets. C'est quoi psychiatre pas médecin, je le sais pas mais je voudrais juste vous dire deux choses par rapport à ce qui a été dit.
C'est quoi ? Les deux possibilités, c'est les deux médicaments ou injection. Ça peut être soit une prise de comprimé volontaire, soit des injections qui sont fait.
Alors je sais pas si c'est mensuel, il semble que c'est justement pour être sûr que le traitement soit pris dans le cours du débat. D'accord. Premièrement, je voudrais vous dire que depuis 2004, toute personne qui doit travailler dans l'enfance ou avec des personnes fragiles doit fournir un certificat d'honorabilité.
C'est c'est important parce qu'on parlait du périscolaire et de ces gens qui étaient recrutés à la depuis 2004 depuis 2024 pardon. 2024 pardon. Ça c'est un premier point.
La deuxième chose, c'est que toute personne qui a euh qui est impliquée dans une affaire de violence sexuelle est inscrit sur un fichier qui s'appelle le figes et il peut y être inscrit dès sa mise en examen, pas forcément au moment de la condamnation. Ça veut dire que aujourd'hui dès qu'une personne est mise en cause, on peut très bien voir si elle est sur ce fichier. Ma on les regarde pas, [rires] on les regarde pas.
On les personne ne les regarde, personne ne les regarde vos fichiers. Il y a plein de fichiers en France, ils sont pas assez proactifs. Il faut il faut se dire tiens, je le l'inscrit doit aller se se signaler au moins alors une fois par an et sinon une fois par semestre.
Vous voyez, c'est vraiment c'est un fichier qui où ils sont inscrits pendant des trentaines d'années. Tantez si bien que certains qui travaillent dans le sport aujourd'hui, du fait de cette loi de 2024 sur la nécessité d'un certificat d'honorabilité dans le sport, dans l'enfance, dans tout ce que vous voulez viennent me voir parfois moi pour demander des requêtes en effacement du FIGF. Moi je vous repure qui est habilité à à l'effacer.
Il pensez-vous alors ? Très bien. On va parler très on va parler de ce qui se fait à l'étranger parce que vos fichiers c'est sympa tout le monde à chaque fois qu'il y a un problème il y a des fichiers il y en a des fichiers le page le fichess le truc.
Attendez attendez attendez attendez attendez attendez attendez. D'abord, je voudrais introduire dans les pays anglo-saxons, aux États-Unis, il y a le name and shame, c'est-à-dire que n'importe quel citoyen peut regarder si dans sa rue, dans le le Non, mais je je attendez, on est face à un sujet avec des nourrissons, voilà, qui se font [ __ ] Donc, pardonnez-moi de parler d'une mesure intentinaire radicale. Peut-être qu'elle est inappropriée, mais enfin, je la soumets à votre sagacité.
Donc aux États-Unis, on peut voir s'il y a une personne qui a été condamnée pour ce type de fait dans le chemin que vous empruntez tous les matins pour aller à l'école et déposer vos enfants. Voilà, je dis pas que c'est ce qu'il peut faire. De la même façon en Angleterre et aux États-Unis le fich le fichier alors autre chose en Angleterre aux États-Unis le fichier des pédo criminels est consultable par les employeurs et les voisins.
Euh mais c'est conditionné c'estàd pour pour y accéder. d'administration et d'employeurs ont accès au bulletin numéro 2 du casier judiciaire qui est le bulletin où figure toutes les toutes les condamnations, pas le B1 parce que ça il n'y a que la police et la justice, le le le volet B1, vous savez, on a trois volets dans le casier le B3, le B2, le B1. Le B3 tout le monde y a accès en demandant à Nant.
Le B2 euh c'est juste les gens de justice et moi ou Isabelle ou Renault ou Magalie. Nous, on ne peut pas consulter si on a des enfants pour savoir si dans l'entourage, dans la région, dans dans la ville où je viens de me de m'installer, peux pas vérifier euh regarder si personne le nouveau conjoint de votre de votre mari, la nouvelle conjointe ou le enfin bref, ça s'appelle le Sarallo et vous pouvez y aller et ils vous donnent ils vous disent pas, ils vous le montrent pas mais il vérifie si vous avez une angoisse avec un animateur, un conjoint, un machin, un truc, vous allez et ça s'appelle le Sarallow et ça marche très bien. en Angleterre, c'est exactement ce que vous venez de dire et mais Sarah l'i de Sarah en fait et et moi moi j'entends ce que vous dites maître, mais dans ces cas-là, si ça marchait tellement bien, je ne comprends pas pourquoi l'aide sociale à l'enfant c'est un repère de pédophile, de pédocriminel hein.
On se retrouve aujourd'hui avec des gamins qui sont retirés de chez leurs parents et parfois pour des histoires de parce que justement il y en a un qui a peur que le père soit pédophile et qui se retrouve en foyer et qui se retrouve en foyer dans des réseaux de pédopornographie ou de prostitution. C'est pas les gens de la gens si alors pardon il y en a aussi et il y a eu beaucoup d'affaires avec des gens de la ze pardon mais si j'adorerais vous dire mais non c'est formidable à ça fonctionne très bien non ça ça ne fonctionne pas très bien il y a eu des foyers qui ont été condamnés vous avez eu aussi des personnes qui étaient qui étaient familles d'accueil qui ont été lourdement condamné et ça a duré des années du rang et les gamins avaient b le dire ils étaient prostitués ils payaient la communauté a payé des centaines de milliers d'euros à des pé criminel qui prostituait des momes. Donc me dites pas que ça fonctionne parce que ça ne fonctionne pas.
Alors moi, j'entends le non pardon madame, j'entends le fichier B1, B2, B3, B4. En fait, ça ne marche pas. La ze c'est un repère de pédo criminel et tout le monde le sait.
Et on fou les gamins mais si si si. Non, mais on peut on peut faire semblant. Très bien.
Ça marche très bien. Tout marche bien. Est toujours vivante la ça fonctionne bien.
Tout marche bien madame la mar. Non, non, mais attendez, attendez, attendez. Ce que le ça porta région sur un point, c'est que comme fait exprès bien évidemment les pédocriminels sont attirés à ils n'ont pas envie d'aller travailler comme ingénieur chez d'assaut.
Oui, en général ils sont attirés dans des ÉPADes, ils préfèrent aller dans ils vont pas dans les ÉPADes, ils vont dans les institutions où il y a des jeunes, par exemple comme ce baret là qui est allé dans un dans un collège où il y avait des gamines ou comme certains autres qui sont conduits à choisir des métiers face à des face à des victimes assez faciles, des enfants qui ne sont plus protégés par la société. Donc à la l'aide sociale pour l'enfance, il y a bien évidemment des gens épatents mais il y a aussi une proportion non négligeable. Mais les réseaux de prostitution, c'est pareil qu'ils ont été euh dénoncés, c'est parce que les jeunes qui étaient hébergés dans des foyers faisaient des fugues et étaient récupérés par des des énergies humaines qui étaient à la tête de réseau de prostitution.
C'est surtout ça qui s'est passé. Prenons le gar de cet animateur qui était un ancien qui était un ancien conseiller et LFI qui a été viré de chez LFI donc qui était un un un mec qui travaillait pour la Z qui a accueilli chez lui une gamine [raclement de gorge] lourdement polyhandicapée de 4 ans et un nourrisson et qui a je vous dis je vous le dis et qui pendant des années a organisé chez lui hein des par des partous pédo criminels avec des fichiers télégrammés. Moi je veux bien qu'on ne connaisse pas.
Moi, je veux bien aussi qu'on dise à longueur de temps que au fond, les lanceurs d'alerte qu'il y a aujourd'hui sur les sites euh et qui essayent de faire se dévoiler des des pédo criminel ne devrait pas faire ça et c'est honteux, d'accord. Mais en attendant, on laisse des réseaux pédocriminels séd Oui, mais il y a des avancées et on peut pas faire de généralité. Par exemple, sur les violences éducatives ordinaires, les juges des enfants sont extrêmement vigilants.
Moi, j'ai eu un cas dernièrement de d'enfants qui étaient placés dans une famille d'accueil. La la la personne, la famille d'accueil, elle enfermé les gosses dans un placard. On a tout de suite dénoncé.
Euh, elle a eu sa suspension de d'habilitation. Non, mais je veux dire, on peut pas tout généraliser. Personne généralise, personne ne généralise.
On dit juste, on nuan soyons nuancé mais 160000 victimes parent. Il y a pas de nuance à porter. Songez donc, songez donc.
Cette aide sociale à l'enfance, c'est un c'est un lieu qu'il faut sanctifier. un temple sacré où l'on protège ce qu'il y a de plus fragile dans notre [raclement de gorge] société qui fait 70 millions d'habitants. C'est les enfants qui sont abandonnés par leurs parents qui qui n'ont qui n'ont pas de trajectoire, qui n'ont pas de perspective d'avenir et donc la République dans sa grande générosité les prend en charge et c'est magnifique.
Pour cela, il y a des gens qui sont passionnément militants de la cause des enfants. Des familles d'accueil qui sont épatentes qu'il faut applaudir et qui contre rétribution, tout ça est tout à fait normal, les prennent en charge et les considèrent comme leurs propres enfants. Mais il y a aussi dans cet endroit des prédateurs en quantité supérieure à la statistique nationale probablement.
Pourquoi ? parce qu'ils choisissent justement ces victimes potentielles qui sont ses gamins et ses gamines tout petit qui sont vraiment des victimes idéales pour eux qui n'ont pas de parents qui voilà bon voilà et donc ne dites pas ce n'est pas un sanctuaire l'aide sociale à l'enfance c'est tout le contraire de ce qu'on a voulu faire on en a fait un lieu où ces enfants qu'il faut chérir et protéger sont plus menacés pratiquement que dans la rue. C'est hallucinant.
Je comprends la colère d'Isables. Vous avez vu passer le le QR code là, vous pouvez le flasher pour poser directement vos questions à LCI. On tente d'y répondre.
Il y a une émission spéciale à 21h avec cette question. Faites-vous encore confiance en la justice ? Toute la journée, vous pouvez poser vos questions.
On en a une par exemple, peut-être vous pouvez répondre. Pourquoi des milliers d'heures de procédures d'investigation ont été dédiées aux multiples affaires Sarkozi, Le Pen, Fillon et cetera, mais pas pour des simples justiciables ou victimes ordinair ? Est-ce que est-ce que par est-ce parce que les magistrats sont politisés et sont plus intéressés par des coups médiatiques et politiques ?
Voilà le genre de question que se posent aujourd'hui les citoyens. Est-ce que vous pourriez [rires] y répondre ? Bon, attendez, euh c'est on mélange tout en fait parce que euh voilà, il y a il y a eu des ça ce sont des affaires qui mènent des des personnalités politiques.
Voilà, c'est du pénal des affaires si je puis dire. Des années hein. Oui.
Oui. Non, mais euh des centaines de millions d'euros. On mélange tout ces commissions, ces commissions rogatoires et cetera.
C'est des sur sur l'affaire SarkoZi par exemple, c'est des centaines de mais je sais bien que vous travaillez pas là-dedans mais on peut tous s'élever mener une réflexion plus philosophique [rires] en fait nécessair et les ceux qui en sont l'objet ceux qui en sont l'objet pour le coup estime que les actes ne sont pas ne sont pas faits que la justice est trop lente que ça dure des années eux-mêmes ne sont pas contents prioritaire je peux dire un mot non si tout devrait être prioritaire je peux dire un sur la sur l'affaire Nicolas Sarkozi, il y a eu au nom c'est les 11 ou 12 années de procédure des centaines d'intervenants payés qui sont intervenus euh au frais du contribuable français. D'ailleurs, je dis pas que c'est pas bien, je dis qu'il y a eu une attention toute particulière qui a été initiée par la justice pour aboutir à la vérité. Bon, voilà.
Et ce que ce que dit cette question qu'a lu Magie, c'est "Sommes-nous tous égaux face à la justice ? Y a-t-il la même attention particulière dans l'affaire Barella à Florence ? N'écartez pas cette cette question d'un revers de main méprisant disant mais non faut pas mélanger mais on mélange pas tout est prioritaire.
Je peux dire un mot ou pas tout est prioritaire ? Vous dites un mot mais [rires] c'est un débat c'est un débat vous répondez à ma question tout est prioritaire. Ce téléspectateur qui nous écrit a pas le sentiment que c'est que c'est les mêmes priorités.
C'est une vraie question bah que beaucoup se posent je pense aujourd'hui c'est mais il faut apporter des éléments concrèt parce qu'ils ont besoin de réponse aussi. Les citoyens on voit qu'ils sont complètement démunis désarmés choqués par ce qui vient de se passer et là ils ont besoin de réponse. Donc ce sera l'objet de notre émission spéciale à 21.
Il y a une, je vais dire un petit mot quand même, il y a une émotion immense qui traverse tout le pays depuis 10 jours qui montre que vous avez une volonté de il y a pas de sondage mais 95 % des Français qui disent sur ce sujet de la pédocriminalité et pas que il les agressions sexuelles pour les adultes aussi quand vous attendez lorsque vous êtes agressé sexuellement que vous êtes un adulte 5 ans pour un procès parce que la justice Si c'est trop lente, vos 5 années de vie sont fou fichu. Je l'ai dit hier, fichu. Tant quand vous avez été agressé sexuellement, tant qu'il y a pas le procès, vous ne pouvez pas vous réparer.
Tous les psychiatres le disent. 5 ans foutu, c'est beaucoup 5 ans dans une vie. Donc il y a la personne qui est en détention provisoire et puis la victime également.
Donc tout le monde est concerné par cette tragédie et par d'autres tragédies qu'on a eu il y a des mois. Je vous rappelle que si il y a une proposition loit euh qui est faite euh et qui peut être prise au mois de juillet pour aller vite, c'est suite à l'affaire Betaram. H on a eu l'affaire Betétaram et si on remonte dans les années, bon ou trop maintenant qu'on a dit ça, on va pas s'écharper, j'espère à l'Assemblée, j'espère au Sénat, j'espère les magistrats, j'espère les avocats, j'espère tout le monde.
Toute la journée, ce qu'il faut, c'est avancer. Ouais, c'est ça. Et pour avancer, il ne faut pas à mon avis les partis politiques qui qui ne mettront des bâtons dans les roues aux uns et aux autres.
On se fout des étiquettes politiques. On peut plus rester comme ça. Et si jamais il y a pas de de de de résultat septembre octobre, novembre il y a une campagne présidentielle, je pense que ça sera très sévère pour les uns ou les autres.
Il faut renverser la table. On le fait pas en 2 he répondu revenir sur l'affaire pas non je vous passe le micro tout. On va pas arrêter les procèdes des délinquence financières parce qu'il y a des affaires de pédocends j'entends bien j'ai compris.
Vous êtes formidable vous parlez comme les juges c'est bien et cetera. Je parle comme les juges moi. Vous me dites vous êtes un plou.
Mais pas dit pardon. Vous me dites vous êtes un plou parce que moi je reprends la question qui nous est posée tout à l'heure. Oui.
Non ça veut rien dire. toutes ces prior, on ne peut pas déployer par exemple pour reprendre l'exemple de ce téléspectateur les mêmes moyens avec ce ce qui s'est passé à Florence dans le GERS que les moyens qui ont été déployés par la République sur l'affaire sur l'affaire Nicolas Sarkozi. Donc tout ne peut pas être ça, c'est une formule à deux balles ça.
Je donne un exemple. Est-ce que vous pouvez vous mettre une seconde à la place de ces gens qui ont des enfants qui ont été euh h avant approché par des pédocriminels euh et qui se disent "Bon, la justice déploie des moyens considérables pour savoir si les costumes euh proposés par Jury à François Fillon sont vraiment voilà et cetera." Voilà.
Bon, si dans l'affaire le Penelop Gate qui qui est très important, je suis pas en train de vous dire que c'est secondaire, le Penélop Gate, voilà, si vraiment c'était un emploi fictif ou pas. Bon, très bien. Mais est-ce qu'il y a la même diligence qui a été déployée à mon endroit et sur sur mon enfant ?
Mais alors, mais c'est ça, c'est que ça moi je sais c'est ça qui m'intéresse. Voilà. Donc ne dites pas tout est prioritaire.
Tout n'est pas prioritaire de la même façon. Enfin, c'est pas les mêmes priorités et les priorités des plot et les priorités des patotion. En fait, il y a des questions qui sont a qui sont totalement légitimes mais on va pas en 1 heure ce soir résoudre tous les problème Isabelle Dmanin s' colle apparemment DMin s' colle écoutez en fait moi d'abord je vais dire d'où je parle parce qu'en fait comme j'ai été l'éditrice de Nicolas Sarkozi trouve que c'est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'amitié donc comme ça les téléspectateurs sont au courant moi je vais vous dire quelque chose je c'est marrant c'est un édit je fais des édito le matin aussi sur RTL que je m'empêchais de faire et que je pense que je vais faire demain Parce que je suis entièrement d'accord avec ce téléspectateur.
Si on avait mis tous les moyens qu'on a mis pour achever Nicolas SarkoZi sur euh la fin de la pédocriminalité, je pense que nousons collectivement tous beaucoup mieux. Et la question que je pose au fond à nos téléspectateurs est la suivante : est-ce que l'urgence c'est de mettre un ancien président en prison ou de faire en sorte que les pédocriminels ne puissent plus sévir ? Moi, je pense qu'en fait la France est sans doute moins protégée avec des pédocriminels qui se baladent qu'avec Nicolas Sarkozy en faisant.
Voilà, c'est tout. entièrement d'accord. Bon très bien.
On va pas partir à juste pardon parce que notre équipe nous attend sur place petit et Marion Laradet parce qu'on a appris hier que le frère du suspect dans la mort de Liana le frère donc elle lui aussi visait par une plainte et il est en garde à vue pour notamment viol sur mineur séquestation et menace de mort. Donc Sty Petit vous êtes à Hoche. Vous qu'est-ce que vous savez de cette affaire là ?
On parle de deux frères qui sont pris dans les mailles de la justice là. Et bien, on l'a appris par son avocat tout à l'heure. Le frère aîné de Jérôme Barella, âgé d'une quarantaine d'années, devrait être déféré cet après-midi aux alentours de 15h devant un juge d'instruction ici à Hoche au tribunal judiciaire pour une plainte déposée en 2024.
Il est accusé lui par son exjointe de viol, de menaces de mort et séquestration entre 2007 et 2017. Les faits les plus vieux remontant à près de 20 ans, elle était alors mineure. Euh le suspect est entendu donc depuis hier 10h25 au commissariat de H pendant que son frère Jérôme Barella est lui placé en détention provisoire.
Pour l'instant, aucun lien n'est établi entre les deux affaires. Les deux frères ne semblaient plus entretenir de relations familiales, mais on peut donc s'interroger sur la temporalité de cette garde à vue. Je le rappelle, la plainte avait été déposée en 2024, mais ce n'est ce n'est que depuis hier que lui est entendu par la justice. [grognement] Merci beaucoup.
Sty petit Jean-Dominique, vous vouliez revenir Jean-Mich. Oui, j'aimerais bien revenir sur les propos du ministre de la justice quand il parle de gens incurable. Ce mot d'incurable, il est il ouvre comment dire une sorte de il nous donne le vertige parce que il nous renvoie à quelque chose.
Vous parliez, il faut élever le débat au niveau philosophique euh à la question du mal, est-ce que on peut il y a des gens je pense réellement qu'il y a des gens incurables et mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait face à ça ? On a un vrai problème parce que la castration chimique, elle va pas.
On castrera pas la perversité, on castrera pas le mal, on cassera pas quelqu'un qui a qui OK, il aura plus d'organes sexuel en activité s'il a bien pris, ses cachés ou ses mais il lui restera des doigts, il lui restera des mains, il lui restera tout ce qu'il peut pour faire le mal. Et donc on a on a alors est-ce que ça relève de la justice ou est-ce que ça relève de la médecine ? Il faut quand même qu'on regarde ça en face.
Il y a une époque où les choses étaient simples, on coupait la tête aux gens, maintenant on coupe plus la tête aux gens. Non mais je je ne suis pas en train de pl Vous voulez rouvrir vous voulez rouvrir le débat sur on l'entend vous voulez rouvrir le débat sur la peine de mort mais on l'entend et Darman l'a dit si on fait rien il y aura la peine de mort dans un an 2 ans. Donc qu'est-ce qu'on fait quand on est face à quelqu'un qui d'une certaine manière porte le mal en lui ?
Est-ce que on croit à la rédemption à des choses comme ça peut-être ? Mais c'est pas à nous c'est pas à nous de régler cette question. Euh et donc comment on fait et et moi ça je c'est intéressant qu'un ministre euh publiquement pose la question sont-ils incurables avec avec cette question filigrane que le fait com et toutes les questions des Français et la question de votre téléspectateurs est totalement légitime totalement légitime. les gens se sentent dépourvus, abandonnés.
Voilà, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Et quand on apprend que le frère lui aussi est mise en cause pour des affaires du viol, on se dit que peut-être que c'est aussi un drame familial h et que ces deux enfants peut-être eux aussi ont séduit des des sévises et on sait qu'il y a des reproductions dans ces cas-là. Donc le mot incurable fait partie du débat aujourd'hui.
Est-ce que la castration chimique, on commence un petit peu à avoir du recul, même si c'est sur la base du volontariat, est-ce que ça marche ? Non. Alors, c'est ce que disait effectivement Jean-Dominique, la castration chimique c'est un élément mais c'est pas une sol, c'est pas l'alpha et l'oméga, c'est pas ce qui va résoudre une problématique.
La castration chimique, on va parler très clairement, ça enlève l'érection. Voilà, ça c'est une certitude, ça calme les hormones. Mais en revanche, ça empêche pas ce que disaient Jean-Dominique, les obsessions sexuelles, ça empêche pas d'éventuels attouchements si c'est pas accompagné d'une psychothérapie.
Et là, on en revient à la question des problèmes de détection, des problèmes de moyens. Euh ça ne sert pas à grand-chose finalement. Et en plus, on peut pas, en tout cas aujourd'hui en France, on ne peut pas imposer un traitement médicamenteux à un individu qui ne le souhaite pas.
Ça ça n'existe pas. Alors, peut-être que ça doit être revu. Après, il y a des systèmes pour justement pour pour se garantir ce qui s'engagent dans ce parcours là pour les aider.
C'est possible dans notre pays. C'est possible. Je je maîtrise pas complètement à ce niveau-là, mais en tout cas chez nous en France, ce n'est pas possible de l'imposer.
Pourquoi ? Parce que ça pose des questions pour les médecins des de la déontologie et ça pose aussi des questions. Un traitement médicamenteux, ça a forcément des effets secondaires à un moment donné.
Donc c'est il faut il faut derrière ce débat de la castration chimique, on dit "Allez, on fin une injection, on file un comprimé et au moins il sera plus nuisible pour la société." C'est faux. En fait, il faut pas croire que ça résoudra le problème.
Ça peut aider à à cadrer, à à border, mais s'il est pas accompagné d'autres mesures, ça ne servira à rien. Vous entendu dire tout à l'heure de avec une certains geste de départin, de toute façon, ça marche pas. Vous parliez de la castration chimique ?
Ben oui, ça marche pas suffisamment parce que comme l'ont très bien dit Alexandra et Jean-Dominique Mercher, si vous voulez, il y a un moment, imaginez le prédateur dont on parlait tout à l'heure qui choisit en fait de devenir un responsable de l'aide sociale à l'enfance pour pouvoir viser particulièrement les gamins poliers handicapés et les nourrissons venant de famille excessivement précaires. Quand vous êtes capable d'échafauder un truc aussi tordu pour pouvoir avoir des proies dont vous estimez qu'au fond la gamine polyhandicapée ne pourra pas parler, que le nourrisson ne pourra pas parler, que les familles que vous avez visé en fait finalement sont des familles suffisamment pauvres pour ne pas avoir accès à la justice. Imaginez le niveau de prédation, d'anticipation, de perversité.
Vous voulez le castrer chimiquement hein ? Mais qu'est-ce qui dit qu'il organisera pas ? Comme le disait Alexandra pour d'autres ?
Je n'en sais rien moi. Moi je pense que se croire protéger parce qu'il y aura une une castration chimique, c'est faux. Et par ailleurs, elle a raison Alexandra.
Vous verrez qu'on attaquera l'État après en disant "J'ai des problèmes osseux, j'ai c j'ai ça parce que vous m'avez obligé à prendre cette castration chimique et ce sera l'État qui sera responsable et sera le pompon du pompon." Restez avec nous les amis car dans allez dans dans 15 minutes on fonce à Toulouse. Pourquoi ?
Et bien parce que l'avocat de la mère d'une petite fille violée semble-t-il violé par pas semble-t-il hein ? parce que je n'oublie pas que monsieur Bar justiabl est présumé innocent mais en tout cas l'avocat de la maman de de Rosa prendra la parole dans un instant et c'est extrêmement lourd émotionnellement parce que cette maman s'est exprimée ce matin sur une radio et elle a dit "J'ai fait tout ce qu'il fallait pour dénoncer mais la justice n'a pas suivi et je me sens d'une certaine façon à 17 mèes coupables responsables de la mort de Liana." Voilà, parce que les faits s'était déroulé avant.
Euh c'est très émouvant et cet avocat va tout simplement porter plainte contre qui ? Contre l'État. Contre l'État français.
Sera très intéressant de l'entendre dans ce débat et d'entendre ce qu'il a à dire sur ce sujet précisément. ce sera dans dans un quart d'heure. Je voudrais maintenant qu'on passe à l'actualité internationale pendant un quart d'heure parce qu'il s'est passé quelque chose d'absolument essentiel, incroyable euh entre la France et l'Allemagne.
Vous savez qu'on parle tout le temps de l'indépendance de la défense européenne, la souveraineté européenne. On avait un magnifique projet qui a été lancé en 2016 ou 2017 entre Berlin et Paris d'un avion de chasse qui serait le fruit d'une coopération entre ces deux puissances fondatrices de l'Europe. On y croyait tous hein, une espèce de de rafale franco-allemand.
Voilà, on y croyait tous et puis voilà, pâte à trace et d'ailleurs, il s'est cassé la figure ce projet. C'est merde. C'est le chancelier allemand qui a passé un coup de fil à Macron qui lui a dit "Écoute, on n'y arrive pas, laisse tomber quoi, laisse tomber." Voilà, c'est assez désespérant. pour tous les généraux qui succèdent ici et qui disent "Mais Éric Brenet, soyez pas pessimistes, cette coopération, cette ce projet de défense européen verra le jour." Ben non.
Non. Voilà, il a pas vu le jour. On on remonte un petit peu en arrière.
C'était en 2017 effectivement que ce grand projet du SCAF, cet avion de chasse franco-allemand était annoncé. C'est Paris et Berlin qui disait que c'était la plus importante coopération industrielle en Europe. Souvenez-vous.
Juin 2017, les États lancent en grande pompe le scaf. Un programme formidablement [musique] complexe. Un avion de combat furtif de 6e génération ultra connecté avec des drones, des [musique] satellites, des navires.
Un ordinateur volant aux limites des connaissances techniques. Avec son savoir-faire incontournable, le français d'Asaut est désigné leader du pilier 1. La [musique] construction en 2025 d'un modèle de test pour 3 milliards 600 millions d'euros.
Très vite sa grippe. Malgré l'accord, les Allemands veulent être coresponsables. Les Allemands exigeaient des transferts de technologie. un petit peu juste pour pouvoir se remettre à niveau pour pouvoir travailler et se remettre dans la partie.
Évidemment du transfert de technologie gratuit, une société privée comme d'asso n'a aucune raison de vouloir céder à ces demandes. Le nerf de la guerre, les commandes de vol du futur appareil. Dasso refuse de céder ce savoir-faire inestimable acquis au cours de plusieurs décennies.
C'est un leadership clair de d'assau sur le pilier. Si ceci n'est pas accepté, ça sera alors on peut appeler un échec ou voilà. Bon, il y aura il y aura donc un plan B.
C'est Éric Trapier he qu'on a vu le patron de de d'assaut. Autour de la table, il y a Magalie Bartez du service international, il y a le colonel Pierre Dejong et il y a celui qui suit l'affaire depuis le début, Jean-Dominique Merchet, journaliste défense à à Alexpress. Voilà, tout le monde me disait "Mais que vous êtes pessimiste, mon bon Éric Brunet, mais arrêtez.
La défense européenne, c'est projets de coopération, c'est l'avenir. L'avenir c'est un bras d'honneur. Et alors maintenant tout la presse, toute la presse va dire "Oui, ce sont français et allemands qui ensemble ont abandonné." Pas du tout.
C'est c'est le chancelier allemand qui a dit "Àron, abandonne, laisse tomber l'affaire". Voilà. Alors franchement, disons que c'est le chancelier allemand qui a signé la vie de décès.
Voilà. En fait, le programme était mort depuis euh Moribon depuis plusieurs mois, peut-être même quelques années. Donc hier, de manière euh unilatérale, c'est ça qu'il faut noter.
Normalement, ça aurait dû être un communiqué commun de la France, de l'Allemagne et de l'Espagne parce qu'ils y participent. Non, bon ben, on n'a pas réussi à se mettre d'accord, on arrête. Non, la décision est venue de Berlin.
L'information a fuité, on arrête les frais. Euh alors moi je effectivement moi je suis j'ai jamais vraiment cru à ce programme. Euh j'étais un peu comme vous.
Euh je pensais que il avait été mal ficelé et que euh il fallait l'arrêter assez vite. Je pense qu'on a on est resté trop longtemps. C'est on s'est raconté trop d'histoires.
Alors c'est c'est quoi le sujet ? Parce que nous on est très bon en on fait le rafale, on est très très bon mais les Allemands n'ont pas fabriqué de d'avion de avion depuis 1945. Depuis 1945.
Ah c'est tout. Bah parce qu'on leur interdit. Il il les Allemands fabriquaient d'excellents avions.
Ouais. Schmidt, Mur Schmidth, euh énormément de de très très bons avions. Euh et en 1945, ils ont perdu la guerre et on leur a dit "Terminez, vous ne ferez plus d'avion." Alors, il ils ont participé à des technologies d'avion de combat mais avec les Britanniques, avec les Italiens et jamais comme leader.
Là, d'Ass dit à juste titre "Nous savons faire des avions." Et le rafale le prouve. Rafal qui est un succès à la fois technique, militaire et commercial puisqu'il se vend aujourd'hui comme des petits pains.
Euh et donc le Dassou ne voulait pas perdre les bijoux de famille et la France ne voulait pas perdre non plus ces bijoux de famille. Il nous en reste plus beaucoup dans le domaine industriel de bijoux de famille de ce niveau-là de compétence. Donc on souhaite le garder.
C'est normal. Donc les Allemands, il y avait une discussion de de sur effectivement qui fait quoi, comment machin. Bon, ça c'est des bagarres.
Finalement, c'est vous dites c'est une bonne nouvelle pour l'excellence de l'industrie française et ben il va falloir trouver un plan B. Justement, c'est ce que disait le patron d'assaut. Voilà, il va falloir trouver un plan B parce que ce projet était mal ficelé.
Donc il est arrêté et c'est pas mal qu'il soit arrêté parce que c'était pas la peine de le maintenir encore 2 ans 3 ans pour au final constater que ça n'irait nulle part. H euh et donc il va falloir maintenant que Dasso trouve un plan B pour faire le successeur du rafale. Donc il a 10 ans devant lui.
Sauf que l'industrie aéronautique c'est une industrie du temps long. On fait des choses sur 15 20 ans et donc il faut que dès maintenant il trouve d'autres partenaires pour développer des choses de ce qui sera l'avion. Peut-être un avion sans pilote.
On verra bien. Ouais. Magalie, vous avez vu que l'Élysée mettait la responsabilité quand même sur les industriels.
L'Élysée hier soir confirme que les deux dirigeants avaient chacun. Donc, c'est-à-dire le chancelier allemand et le président de la République française avait chacun regretté l'impossibilité pour les industriels de s'entendre sur la continuation de ce projet. Est-ce qu'ils ont raison ?
Est-ce que c'est le résultat, cet échec de tension entre d'un côté d'assaut et de l'autre Airbus ? Oui, bien sûr, parce que ils n'ont pas les industriels n'ont pas réussi à à s'entendre. Mais c'est sûr que pour Emmanuel Macron, c'est quand même un un un échec euh difficile à avaler.
En 2017, il est arrivé depuis peu au pouvoir. C'est le grand projet de la coopération euh franco-allemande. Ça doit être justement euh ce qui incarne cette industrie de la de la défense européenne.
Donc en effet, il met beaucoup, il s'investit beaucoup et on voit depuis des années en effet tous les blocages qu'il y a au niveau industriel et ces derniers mois, on a vu à quel point Frédéric Mertz, le chancelier allemand prenait sa ses distances. On l'a entendu notamment dans un podcast expliquer que bah oui, la France en fait avait peut-être pas les mêmes besoins en matière d'aviation que les Allemands parce que les Français et c'est vrai, ont besoin de d'avion qui transportent aussi l'arme nucléaire. On a des portes, on a un porteavion des avions des avions plus légers quiontent sur les portesavions.
Les Allemands n'ont pas de porte-avion donc ils veulent du lourd. On veut des avions de chasse lég. Donc on a on a senti de toute manière depuis plusieurs mois à quel point l'Allemagne essayait de prendre ses distances.
Manifestement en plus il y a un autre projet que les Allemands pourraient essayer de rattraper avec les Italiens, avec le Royaume-Uni. Donc enfin, on sentait bien que de toute manière, il y avait un véritable problème, mais pendant très longtemps en Europe, on a dit c'est to fail, trop gros pour échouer, 100 milliards hein le le budget. Et donc, il y avait un véritable enfin c'était compliqué de de renoncer au projet.
En effet, cet avion du futur, il y a l'avion lui-même mais il y a tous les systèmes de communication, les drones. Donc en fait, c'est peut-être sur des des projets plus petits et plus précis que laquelle pour rattraper. Les Allemands disent pour expliquer l'échec, il a été conçu en temp imaginé en temps de paix.
Voilà, et les besoins ont changé maintenant et cetera. Voilà. Franchement hein, je vais vous poser la question dans un instant.
Vous pouvez déjà préparer vos notes colonel. [rires] Franchement, franchement que dit cette histoire ? Elle dit tout simplement que les projets de coopération européens c'est bras d'honneur.
Les gens dans les émissions ici viennent tous capital essentiel. S'il y a pas de souveraineté européenne dans la défense, nous ne serons jamais un géant face aux Russes, aux Chinois, aux Américains. Que dalle.
C'est du pipo galette comme dit mon copain CD. Voilà, c'est du p et je parle pas de je parle de défense. Il a aucun programme de il n'y a aucun programme de coopération militaire avec l'Allemagne qui a marché récemment.
Ils ont tous tous tous tous échoué. L'avion de patrouille maritime, la nouvelle version du l'hélicoptère de combat, l'Eurodrone, tout ça c'est à la RAM. Mais je vous aime Jean-Dominique Marchet.
Mais que ne le dites-vous plutôt ? [rires] généux vient de même écrit un petit j'ai même écrit un petit livre qui s'appelait défense européenne la grande illusion. Donc mais mais j'ai une voix assez isolée et tout en étant pas du tout souverainiste antieuropéen et je il faut constater que ça ne marche pas.
On voit que le couple franco-allemand est devenu obsolète. Vous pouvez sur la défense oui sur la défense sur l'industrie de défense ne marche pas. Mais surtout, il n'existe pas le coup franco-allemand.
Mais il n'existe pas le coup franco-allemand. Magalie désolé de vous gâcher l'après-midi. Moi, j'ai lorsqu'on fait des études dans les années 90, dans les années même fin 90, début 2000, on continue hein dans les flags de sciences politiques ou partout géopolitique ou autre.
Le coup franco-allemand le coup franco-allemand le coup franco-allemand c'était la poignée de main entre Elmouco et François Mitteran. Raison et depuis de et puis voilà. Mais de des gens qui ont connu la guerre.
Quand vous avez connu la guerre, quand des membres de votre famille en 3945 de part et d'autres ont été déchirés, décimé, Mitteran les larmes plus jamais ça. Elmou Cole, plus jamais ça. Euh Merkel, plus jamais ça.
De Gaower, les acteurs, plus jamais ça. Plus le temps passe, plus vous avez des nouveaux dirigeants qui n'ont pas connu la guerre. Les nouvelles générations n'ont pas connu la guerre.
Macron n'a pas connu la guerre. la génération des 30 40 50 n'ont pas connu la et donc vous avez terminé je termine et vous avez donc là des vous avez des des des dirigeants qui effectivement considère que désormais c'est chacun pour soi et c'est chacun pour soi l'Allemagne chacun pour soi la France chacun pour soi Pierre Dejong là la la la franchement la la couronne de celui qui a eu les propos les plus iconoclastes ici c'est pour c'est pour Merchet Merchet a listé tous les projets franco-allemands qui n'ont pas marché pourquoi je n'ai pas eu sur ce plateau avec Magalie, des généraux qui sont venus ces dernières semaines pour me pour me dire "Écoutez Éric, vous avez raison, ces projets de coopération que tout le monde vente autour de la table dans la réalité il se confrontent aux égoïsmes nationaux, aux logiques nationales et donc la question transnationale paneuropéenne terminé à la poubelle. Les gens s'en foutent, les Français s'en fichent, j'imagine, parce que l'industriel Trapier dit ce qui est important et il a raison. dans cette logique là pour la France, c'est de préserver un savoir-faire qu'on est quasiment les seuls à avoir en Europe, le et que les Allemands vont continuer à commander des avions américains et puis voilà et puis voilà.
Mais ça va mieux en le disant si vous me l'aviez dit colonel, si vous me l'aviez dit avant ici là la semaine dernière il y a un mozz [rires] vous avez dit généraux d'accord hein si vous voulez la vérité les colonel maintenant on va rentrer dans le sujet comme je suis colonel on rentre dans le sujet on va rétablir un peu la vérité en fait il y a trois trois problèmes premier technique Magal je l'ai très bien dit on a un porteavion les abandonnons pas on a du nucléaire les abandonnons pas et cetera donc en fait la technicité les specs comme on dit dans le domaine de l'armement ne convenait pas on éétait pas sur la même longueur donc premier point on a commême [raclement de gorge] au au passage 3 milliards à la poubelle puisque ça le programme initial a duré globalement depuis 8 ans en gros 3 milliards fin de la première partie 2è partie industrielle il y a un passez je donc ce projet de coopération d'avion franco-allemand Paris Berlin qui ne verra jamais le jour a déjà coûté 3 milliards pour français oui parce qu'il fait il a fallu travailler le sujet France Allemagne les deux France Allemagne tout compris tout compris le programme a déjà coûté 3 milliards le deuxième point maintenant c'est l'industriel ça Trappier il l'a très bien dit il veut pas donner son savoir-faire qui est unique au monde aux Allemands. Mais le problème est est le passé parce qu'aujourd'hui vous avez deux avions deux avions européens. Vous avez l'ur fighter qui est construit par qui ?
Par B Système par les anglais et deux par qui ? Par Airbus Airbus Industrie défense qui veut dire quoi ? Vous avez déjà un français dans la boucle et les deux français enfin le Airbus à l'époque EADS a mené une guerre totale contre d'assaut pour vendre soit le R Fighter soit le rafal et cette bataille a duré pendant des années et des années et qui nous a nous français affaibli par contre au milieu de tout ça et Airbus était commandé par qui ? un coup par un français, un coup par un allemand.
Donc on a créé une compétition intraeuropéenne qui est mortelle pour nous. Ça c'est le deuxème point. Le troisème point c'est la politique, c'est le leadership.
Les Allemands ont affirmé très clairement vouloir être le le la nation lead, enfin le leader, comment dire européen des des forces conventionnelles, donc de l'aviation. Aujourd'hui, ils ont un budget de la défense 150 milliards par an. Nous 60 milliards par an, on est fauché, on est on est on est on est lessivé, on n'a pas d'argent aujourd'hui pour suivre tout ça.
Attendez, attendez mesdames, messieurs, pardonnez-moi, je suis en train de vous interrompre. On a longuement parlé de l'affaire Liana, l'avocat de la mère de Ra, petite fille qui a été elle-même abusée, est en train de s'exprimer depuis Toulouse. On a promis d'être en direct avec lui.
Donc nous y revenons. Rosa, petite fille, qui a été victime de ce prédateur semble-t-il bien avant. Bonour, bonjour à tous.
Merci bien avant Liana. Et on écoute l'avocat de la mè de Rosard de ce ce drame qui bouleverse toute la France. Euh nous n'aurons pas de parole assez fortes pour pour tenter de ressentir ce que ce qui peut affecter les parents de la pauvre Liana.
Nous pensons énormément à eux et à toute sa famille, mais il serait inutile d'essayer de trouver des mots pour traduire cette souffrance. Donc nous n'en parlerons pas. L'objectif de cette conférence de presse, c'est de saisir l'occasion peut-être unique de pouvoir, comme certains amis journalistes ont pu le dire, renverser la table, faire en sorte que l'institution judiciaire qui est et il y a pas d'exagération dans ses propos qui est en train de de sombrer.
On parle de véritable naufrage, une institution judiciaire qui s'effrite depuis depuis des mois, depuis des années puisse se ressaisir. essayer de voir comment on peut susciter un électrochoc au niveau national, au niveau politique parce que en tant qu'avocat, en tant que citoyen, en tant que victime et je laisserai la parole dans quelques instants à la maman de de cette pauvre petite fille qui avait déposé plainte presque un an avant que ce criminel commette cet acte odieux, et bien tous ces hommes politiques semblent se réveiller aujourd'hui euh comme s'il n'y avait jamais eu d'alerte et et cette hypocrisie qui vient d'ailleurs de tout bord politique est assez assez insupportable. Euh des alertes ont été données par des magistrats, par des avocats, par des auxiliaires de justice depuis des années et ce naufrage ben nous l'avons prédit hein et nous sommes des milliers l'avoir prédit depuis depuis longtemps.
Et donc l'occasion euh l'occasion que nous devons saisir aujourd'hui, c'est d'éviter qu'il y ait d'autres Liana dans les prochains mois et dans les prochaines années. d'éviter que les discours que nous entendons soient des discours de façade, d'hommes politiques qui tentent de sauver leur peau, au mépris de l'intérêt des Français pour qu'enfin l'institution judiciaire retrouve son éclat et que toutes les victimes puissent être protégées. Voilà, je laisse la parole à à la à la maman de de celle qui a donc déposé plainte en 2025 pour violéments qui étaient convergents vers la culpabilité et qui aurait dû conduire immédiatement à l'interpellation de monsieur Barella.
Bonjour et bonjour à tous. Je aujourd'hui je suis là pour essayer de changer les choses et qu'il y a pas d'autres enfant qui souffre comme moi je souffert à côté de ma fille comme je pleurais tous les soirs que je couchais avec le culpabilité que je pouvais pas protéger ma fille que je pouvais pas être là et que qu'elle souffre aucun enfant. Moi je posais 2025 le août 2025 je posais un plainte pour viol contre Gérela avec les médecins qu'ils ont fait des tests des épreuves pour ma fille qu'elle était entendue pendant des heures et des heures pour montrer qu'elle m pas et un médecin gynécologique Oui. qui a vu que il y avait une délésion.
Ouais. Psych Oui. Oui.
Et psychologique deux fois. Et euh en attendant hein, il y avait rien été fait. Le justice, il a pas fait son travail et je comprends pas comment on peut attendre un homme pour que quelqu'un qui est mort.
Je comprends pas pourquoi pourquoi il faut attendre autant autant avoir de réponses. J'ai appelé tous les lundi matin. tous les lundis matin le le temps que ma fille chez le psychologue moi j'ai appelé le gendarmerie gendarmerie d'che le gendarmerie de Florence le gendarmerie de lecture le gendarmerie de et chaque fois j'ai eu des réponses l'affaire il est en cours mais je suis la maman de victim je pas je peux pas entendre ça que il est en cours il était pas entendu il était pas convoqué moi j'ai entendu j'ai été entendu deux Et la dernière fois que j'ai appelé, ils m'ont dit si je continuais à harceler, ils m'ont fait porte plainte.
C'est un réponse ? Non, pour moi c'est pas un réponse et aujourd'hui il y en a il est mort. Mais je peux le dire que aujourd'hui je me couche avec le fait si je pas déménager peut-être ça a été ma fille.
Qu'est-ce qui s'est passé si je pas partir d'h ça peut être ma fille morte. Je peux pas, j'ai pas de mot aujourd'hui. J'ai pas de mot.
Vous aviez un sentiment de culpabilité. Oui, je le culpabilité que j'ai pas assez fait, que je j'étais pas à la hauteur en tant que maman. Jeess faire tout mon possible mais aujourd'hui je vois que le justice il m'a pas suivi en tant que maman, en tant que victime en tant que qu'il est ma fille un victime qui elle souffre tous les jours.
Elle souffre parce qu'elle a vu la liana mourir, elle a entendu dans le le journal et c'est le même personne. Pourquoi elle était pas arrêtée ? Pourquoi ?
C'est mon question. Pourquoi il faut attendre un homme pour arriver là ? Je vous remercie.
Concernant les procédures judiciaires, vous venez de l'entendre, euh une première plainte avait été déposée au mois d'août 2025. Euh la fille de la jeune femme qui se retrouve à côté de moi a donc été violée à une dizaine de reprises par monsieur Barella. Elle a été entendue dans le cadre d'une procédure amélie longuement par des enquêteurs.
Elle a été réentendue. La maman a été réentendue. La petite a été examinée par plusieurs médecins, des médecins légistes, des psychologues.
Il y a eu plusieurs expertises psychologiques. Surtout un examen gynécologique qui a révélé une lésion de l'imène et donc une pénétration alors qu'elle n'avait jamais eu de relation sexuelle bien évidemment. Donc cela caractérisait nécessairement le viol, la pénétration et le viol.
Et malgré tous ces éléments-là, euh aucun enquêteur n'a trouvé utile d'interpeller l'intéressé. Aucun procureur, que ce soit à Toulouse ou à Hoch, n'a trouvé pertinent de donner les instructions pour que l'intéressé soit interpellé. Et donc aujourd'hui, encore une fois, je le dis, il faut saisir cette occasion unique de pouvoir taper un grand coup dans la fourmilière et faire en sorte que la justice retrouve son éclat et qu'on arrête de la reléguer au dernier rang. comme c'est le cas depuis trop longtemps, on évoque un problème de moyens financier.
Euh c'est une réalité. Moi, je je tiens rapidement à rendre hommage à tous ces magistrats qui sont amoureux de leur métier, qui sont passionnés, qui travaillent d'arrache-pied le soir, le weekend et qui font beaucoup pour la justice. Des enquêteurs aussi formidables qu'on retrouve sur le terrain.
Je pense aux enquêteurs qui ont aidé à retrouver le corps des Liana, qui font un travail remarquable. Euh mais j'aimerais aussi dénoncer une autre réalité que je vois au quotidien, celle de magistrats qui travaillent quatre fois moins que leurs collègues, celle d'enquêteurs paresseux, des vrais fénéants qui sont aussi à l'origine de ce drame humain et qui ont évidemment quand je vous entends ce qui a été dit hein, notamment le [grognement] fait que alors qu'elle appelé chaque semaine les enquêteurs pour savoir quand monsieur Barella allait être interpellé, qu'on lui dit "Arrêtez, vous nous harcelez, on va déposer plainte contre vous". Et bien, il y a des fautes humaines derrière ce drame.
Euh, il y a des gens qui sont des fonctionnaires, des enquêteurs et des magistrats qui sont totalement désinvestis, partisan du moindre effort. Et ça aussi, ça doit être dénoncé parce que sinon on change de métier. Euh ce ce drame, c'est un drame collectif, le garde des sait.
Mais ce qui est assez dérangeant euh dans le cadre du discours qui a été fait, c'est cette hypocrisie qui consisterait à prétendre que euh il découvrait aujourd'hui tous ces dysfonctionnement. Il est capitaine d'un navire qui prend l'eau depuis des années, qui est en train de couler et brutalement, il découvre euh toutes ces anomalies, ces dysfonctionnements qui sont euh extrêmement nombreux. Moi dans mon cabinet à ma petite échelle, j'ai une douzaine de dossiers de de plainte pour viol contre des mineurs qui ne sont pas traités des faits.
Euh ou pire euh récemment il y a quelques semaines, un homme qui a qui a qui a violé et qui a reconnu avoir violé une gamine qui a été remis en liberté sans passer un jour en prison. Euh des jeunes femmes handicapées qui ont été violées par des des un homme qui a été remis en liberté. D'autres d'autres mères de famille qui sont désespérées parce que elles dénoncent des insectes, des incestes, elles dénoncent des viols et que pendant 6 mois, 9 mois, un an, aucun enquêteur n'est joignable, aucun procureur n'est joignable malgré les appels, les écrits et tout ça, c'est mon travail aussi de le dénoncer parce que nous devons rénover la justice pour faire en sorte que ça change.
Et cette hypocrisie qui consisterait à dire c'est un échec de l'État, bien c'est-à-dire c'est un échec de tous, c'est la responsabilité de tous et de tout le monde. C'est quelque chose d'inac parce qu'encore une fois derrière l'État, il y a des hommes et des femmes et quand on garde des sauts et et c'est l'objectif aussi de cette conférence de presse, et bien la première chose à faire c'est de faire un audit du nombre de plaintes qui sont déposées, de leur durée, de leur efficacité, de leur aboutissement et aujourd'hui tout le monde semble découvrir l'ampleur des dégâts. Donc c'est inacceptable, c'est inadmissible et c'est la raison pour laquelle nous déposons plainte.
D'abord une plainte pour faute lourde contre l'État par rapport à ce dysfonctionnement majeur des services publics et et je le répète, c'est malheureusement pas un cas isolé. Euh petite parenthèse, je pense à la mère de l'INC, la plus grosse affaire de de harcèlement scolaire, cette jeune qui s'est suicidée à l'âge de 13 ans, je défendant les intérêts de la maman. Bien, la petite avait déposé plainte pendant des mois avant de se suicider.
Rien n'a été fait par les enquêteurs, rien n'a été fait par les procureurs. Elle s'est suicidé. Et 2 mois, et ça c'est important que tout le monde l'entende, 2 mois après le décès de la petite LINC, j'ai accompagné sa maman dans un bureau euh devant deux juges d'instruction qui l'ont traité avec la plus cruelle une humanité.
Asseyez-vous, madame, nom, prénom, profession. Voilà comment elle a été traitée. Elle venait de perdre sa fille depuis 2 mois.
Alors je je le répète, il y a des magistrats fabuleux et c'est l'immense majorité des magistrats, mais il y en a aussi qui sont catastrophiques et ça doit s'arrêter. On doit revenir à une justice humaine, une justice simple. On a à faire à un mastodonte administratif et cette hypocrisie qui consiste à se dédouiner parce que tout le monde se dédoue.
Le garde des se dédouine contre l'État. Le président dit que c'est pas un problème de moyen alors qu'il y a aussi un problème de moyen. Les magistrats disent que c'est pas de leur faute, que c'est le problème des politiques.
Non, c'est un problème collectif et il est grand temps qu'il y a un sursaut. C'est la raison pour laquelle donc en plus de la plainte pour les dysfonctionnements du service public contre l'État pour faute lourde, nous déposons plainte contre les enquêteurs au pénal pour mise en danger de la vie d'autrui non assistance en personne en danger. Tous les enquêteurs qui étaient sur cette affaire qui n'ont rien fait qui n'ont pas interpellé ce criminel.
Nous déposons plainte contre le procureur de Toulouse et le procureur d'Och qui n'ont pas cru bon devoir donner l'instruction d'interpeller ce criminel. Et enfin, nous déposons plainte contre la Cour de justice de la République euh devant la Cour de justice de la République contre monsieur Darmanin le garde des saut pour les mêmes infraction de mise en danger de la vie d'autrui et non en assistant sa personne en danger. Je terminerai sur une lettre que je lui ai adressé il y a quelques mois dans le cadre d'une affaire qui concerne le décès de deux autres enfants.
Clément Pouras et évidemment à l'INC hein, il s'agit d'une affaire de suicide mais il y a pas que cela dans lequel je lui disais je vous alerte sur les dysfonctionnement continu et non résolu de l'institution judiciaire dans le traitement des affaires qui concerne notamment les mineurs. En outre à titre professionnel, je constate jour après jour un décalage entre l'institution judiciaire et la réalité vécue par les familles en deillé à la lumière de l'enjeu sociétal qui entoure la protection des mineurs. Je vous invite à recevoir les familles et cetera.
Aucune réponse de la part du garde des saut. il a préféré laisser répondre à un membre de de son de son de son de son équipe. Et à côté de cela, aujourd'hui, on entend des excuses sur les médias, sur les plateaux et cetera.
Mais je vous pose la question madame, est-ce que le garde des SAAU est venu vous voir ou est-ce qu'il vous a appelé ? Non, voilà, pas d'appel. Donc encore une fois, un discours de façade qui devient insupportable.
Il est temps que les les hommes politiques puissent enfin s'occuper de l'intérêt des Français. Merci. Une question, qu'est-ce que vous attendez de ces deux plaintes aujourd'hui ?
J'attends qu'elle va être donnée de justice pour ma fille que les autres les enfants il subit pas la même chose que ma fille. Qu'est-ce qu'elle a subi que moi je subis derrière ? Parce que les enfants ils vont pas y aller à la au gendarmerie toute seule.
C'est la maman, c'est le papa qui l'accompagne. Aujourd'hui, je veux qu'il y a de justice pour les enfants. Je veux que les enfants être protégés autant que je suis pas nationalité française.
Je suis étrangère ici en France mais je suis chez moi. Je travaille en France, je habite ici. Alors, je veux que mes enfants et toutes les enfants de France être protégé.
Vous dites qu'on vous a menacé de porter contre vous pour avoir appelé plusieurs fois. Est-ce que vous vous souvenez quand ? Non, je peux pas vous dire date.
C'est trop compliqué de souvenir les dates de tout ça. C'est c'est très dur [raclement de gorge] là pour moi. C'était plusieurs fois ou ça a été une seule fois ?
Plusieurs fois. Est-ce qu'on a pu identifier ces enquêteurs ? Est-ce qu'on sait leur nom ?
Je sais pas du tout. Je j'étais déjà pas au courant de la le affaire le cours de de dossier de ma fille. Ils vont pas me le dire.
C'est qui ? Il m'a dit que nous aurons nous espérons accès à ces informations dans les prochains jours. Si j'étais cynique, je dirais que je sais même plus vers qui me tourner pour que les plaintes que nous allons déposer puissent aboutir.
J'espérer que et je le crois que des magistrats feront vraiment leur travail nous aideront à à rénover la justice. Merci. Juste est-ce que juste est-ce que tu pouvais nous raconter ce que vous a dit Jérôme Par là lorsque vous lui avez annoncé que déménager ?
Voilà. Mesdames, messieurs, quelle incroyable prise de parole, conférence de presse depuis Toulouse de l'avocat de la mère de Rosa que vous voyez à l'image, cette femme étrangère qui vit dans le Gersce. On écoute, je crois que il y a d'autres questions qui se posard avant de parler.
Maître, est-ce que vous avez eu un contact avec le parquet qu'est-ce qu'il vous a annoncé qu'il pouvait joindre à du côté d'Ag ? Non, mais c'est toujours la même chose quand on a un problème, nombre de familles ou des enfants sont décédés et aucun parent ne reçoit un coup de fil d'un magistrat, il faut que ça change. Merci.
Voilà, je vous disais c cet avocat assez assez célèbre, maître du buisson de Buisson qui est l'avocat de la mère de Rosa. Vous l'avez compris mais je vais vous rappeler quand même les données du sujet. La mère de Rosa euh précise que sa fille a été violée à une dizaine de reprises, toujours par le même Jérôme Bardella.
Euh, elle a déposé plainte par elle a je prie de m'excuser, elle a déposé plainte en août 2025 et euh elle a expliqué que sa fille a longtemps été euh euh examinée par des médecins par des médecins légistes qui a eu plusieurs expertises psychiatriques, des gynécologues l'ont vu qui ont établi qu'elle avait des des lésions des lésions de de l'imène, que cette petite fille n'avait donc jamais été pénétrée avant et que si elle avait des lésions, c'était bien la preuve que ce ce personnage l'avait violé. Bref, toutes les t tous les examens possibles avaient été faits et quand elle a essayé de se prendre connaissance du dossier qu'elle a appelé tous les lundis matins comme elle a expliqué la gendarmerie de Florence, la gendarmerie de lectour, des gendarmes d'Och et bien on a commencé à lui dire arrêtez de nous harceler et on a voulu poser plainte, déposer plainte contre elle pour harcèlement, explique-elle. Voilà le contexte général.
Et bien évidemment, ce qui est extrêmement touchant euh Isabelle s'apporta, c'est que cette dame dit "Je m'en veux, je culpabilise car si j'avais réussi à faire bouger la justice euh Liana euh n'aurait pas été euh tuée par le même prédateur quelques temps après." [grognement] Cette affaire, elle pour moi, elle symbolise, elle concrétise tout ce qu'on se dit sur ces affaires atroces. En fait, on a cette mère qui explique euh à chaque fois qu'elle prend la parole que c'est une mère célibataire, qu'elle a vu ce prédateur qui lui proposait de l'aider en fait, qui se servait de sa propre enfant pour lui dire "On va faire des soirées pyjama, on va partir ensemble, je vais l'amener à la compagne." Et cette mère, c'est une mère courage, elle est seule manifestement c'est pas facile tous les jours, elle parle pas très bien le français et elle dit "Je l'ai vu comme une aide, je pensais que c'était mon ami, je pensais que c'était mon meilleur ami." Et il mettait sa fille en disant "Tu vois, il y a pas de problème, ce seront nos deux enfants." et il prenait son enfant et il emmené faire des soirées pyjamas et il le viol il l'a violé chez lui.
Et cette mère d'abord, il faut voir l'effondrement personnel qui a été le sien quand elle s'est rendue compte qu'au lieu de protéger son enfant, elle l'a jeté dans la gueule du loup. Elle s'en rend compte, elle se bat courageusement, elle dépose plainte comme vous dites le 11 septembre, elle dépose plainte en août. Le 11 septembre, on a les données gynécologiques en fait des lésions de cette petite fille.
Et quel âge ? Quel âge a-t-elle ? Cette fille 10 11 ans he c'est ça et donc je sais pas comment vous dire en fait moi et maintenant qu'elle se disent au fond si j'avais été encore plus pugnasse alors qu'elle a été tellement qu'en fait les gendarmes lui ont dit tu saoules tu saoules hein à la maman, à la mère tu saoules.
Vous saoulez vous saoulez. Si vous continuez on va on va faire une main courante. Vous saoulez.
Enfin de toute façon le gendarme qui voit une mère qui se bat parce que son enfant a été violé pendant 1 an et qui lui dit vous saoulez. Je sais pas ce qui lui manque d'humanité, mais il y a un pê au casque hein, pardon de le dire aussi crumain et qui maintenant en fait se bat parce qu'elle se dit en fait si j'avais été encore plus pugnasse aurait l'a été peut-être que cette petite ne serait encore en vie et là on se dit c'est vraiment la double peine pour les victimes en permanence en fait dans ce pays il y a un vrai problème. Il y a des mots extrêmement forts.
La maman l'avocat aussi a été très loin. Il accuse. Il y a des enquêteurs, des gendarmes, des magistrats qui sont des fénéants qui sont partisans du moindre effort et il accuse et il dit on va porter plainte c'est un ritoire implacable.
Il dit il y a des magistrats pour tous les acteurs mais il y en a d'autres et ça on va se saisir de cette occasion là de ce drame pour dit-il renverser la table. Il faut tout remettre en cause dans cette justice en France. et il annonce le dépôt d'au moins quatre plaintes.
La première pour Fautelre contre l'État car selon lui il y a des [raclement de gorge] dysfonctionnements majeurs du service public et que c'est un problème collectif et qu'il y a un grand il est grand temps d'un sursaut de la justice explique-t-il. Il porte plainte également pour mise en danger de la vie d'autrui et non assistote sa personne en danger. Un contre les enquêteurs les gendarmes qui ont eu en charge cette affaire dans les différents très important parce que la la tension est beaucoup focalisée sur la justice depuis quelques heures et quelques jours.
Là il a été très précis. Il non c'est pas Oui enfin il dit il dit et elle raconte qu'elle a téléphoné à des gendarmes enfin ça a déjà été dit à l'instant et d'ailleurs l'avocat dit il parle de fonctionnaires et il parle là spécifiquement de gendarme il dit des fonctionnaires paresseux fénéants et il a même dit partisan du moindre effort. avait dit il y a un problème de moyens c'est vrai dans la justice mais par ailleurs les moyens n'expliquent pas tout nous avons des fonctionnaires fénéants paresseux partisan du moindre effort fautes individuell là il pointe des fautes individuell individuell je vous rends la parole et donc au-delà de la faute lourde contre l'État il porte plainte donc contre les enquêteurs mais également contre les deux procureurs d'Och et Toulouse ainsi que contre le garde des saut alors pour le garde des saut ce sera devant la cour de justice de la République qui va porter cette plainte et à chaque fois pour les mêmes motifs que je redis dit mise en danger de la vie d'entre lui et non assistance à personne en danger.
Maître, quand vous entendez ce réquisitoire, quand vous voyez toute la mobilisation, toute l'émotion autour de ce drame qui concerne Liana, est-ce que vous vous dites que enfin peut-être les choses vont être prises à bras le corps et la la justice en France va être réformée ? Alors, la première chose, c'est que je trouve que la prise de parole de mon confrère est extrêmement courageuse. Ça c'est incontestable et vraiment il met les pieds dans le plat, si je puis dire.
Bon, la deuxième chose, c'est que je suis extrêmement étonnée par tout ce qui est décrit et l'absence de réactivité. Alors encore, les enquêteurs, c'est vrai que bon, peut-être que je n'ai jamais été confronté à une situation comme celle-ci à ce point, c'està-dire tel que ce qui est décrit multiples viol cette inactivité inactivité des enquêteurs, inactivité des magistrats, je vous avoue que là c'est incompréhensible. Tout le monde tombe de sa J'ai jamais vu ça en 25 ans de barre.
Bon, j'ai pas tout vu, hein. Euh, j'ai pas tout eu à traiter. Euh, mais j'avoue que ça me pose des questions.
J'aurais j'aurais envie de leur poser des questions, de leur demander qu'est-ce qui s'est passé, pourquoi ? Comment, quels sont les faits qui ont été dénoncés, dans quel contexte ? Parce que quand même voilà, ça interroge.
Voilà. Et la troisième chose c'est que euh bah forcément que ça va obliger la collectivité dans son ensemble et tout le monde tous les toutes les les toutes les parties qui sont qui sont visées par par mon confrère mais voilà à se à à mettre tout à plat et à réfléchir où sont les dysfonctionnements qu'est-ce qui s'est véritablement passé en connaissant le dossier. Mais c'est vrai que le confrère a l'air de dire alors moi j'ai envie de dire est-ce qu'il était à ses côtés pendant toute l'année depuis août et est-ce que lui-même à titre en tant qu'avocat est intervenu auprès des parce que moi en tant qu'avocat on m'est venu me voir moute fois pour des affaires X Y Z en me disant ça ça bouge pas j'ai pris mon téléphone j'ai appelé le parquet les enquêteurs, le tribunal parquet on peut appeler le parquet des mineurs.
Est-ce que vous répondez est-ce que vous répondez bien sûr parce que vous êtes une autorité. Mais non, mais parfois je me mais moi on m'a envoyé boulet aussi parfois ça m'est arrivé mais moi je je lâche pas. Et puis même le parquet des mineurs, la permanence du parquet des mineurs, il y a une permanence qui te euh voilà, ils réagissent un mot.
Non mais juste une phrase sur les inégalités d'accès à la justice selon son milieu social et selon son statut social. Vous êtes une avocate. Vous êtes une avocate.
Évidemment vous dans votre profession lorsque vous passez un coup de téléphone on vous répond. Vous bataillez, c'est votre métier. Mais même au sein de la société française, selon que vous soyez puissant ou mis, vous connaissez par cœur et bien entre quelqu'un qui est d'un milieu très favorisé qui va avoir déjà qui a une éducation, une une maîtrise de ce qu'il peut dire ou faire, des connaissances, des relations, des moyens pour prendre un meilleur avocat, un autre avocat, des connaissances, des réseaux et celui qui connaît personne qui est complètement démuné.
Attendez, attendez, attendez. Il y a dans tous les tribunaux aujourd'hui des bureaux d'auridictionnel, des bureaux pénals, des fonctionnent très bien. Ça fonctionne très bien, des antennes des mineurs.
Attendez, il y a quand même des choses. Alors, je ne sais pas, je ne sais pas des associations, il y a des associations. Écoutez, vous êtes très courageuse quand même.
Vous avez parlé du courage de votre client, de votre confrère pardon, qui vient de s'exprimer en direct depuis Toulouse, l'avocat de la maire de Rosa. Vous êtes très courageuse de défendre la justice parce que a y vraiment il y a juste c'est juste peut-être le moment c'est juste le moment où on peut mettre sur pause et dire voilà il y a quand même des dysfonctionnements énormes de de de quoi cette affaire Liana de quoi ce témoignage qui enfonce le clou cruellement est-il le syndrome Jean-Dominique moi je suis vraiment attristé de le dire parce que c'est une institution que j'aime et que je respecte mais il y a eu un problème avec la gendarmerie manifestement alors l'enquête fera son boulot mais j'en parlais avec une autorité de la gendarmerie hier, une ancienne autorité une autorité morale, on va dire de la gendarmerie qui me disait ça. Il me disait "Bon, manifestement, il y a un problème avec cette Attention, la la maman s'exprime, je vous interrompe, je vous rends le micro après." La maman de Rosan s'exprime, je dors pas, je mange pas, je suis pas capable de travailler, c'est compliqué, très compliqué.
Vous parlez beaucoup de de la culpabilité de de votre famille, mais qui sont pour vous les coupables aujourd'hui ? Qu'est-ce que ce que vous déjà bar là et le justice ? Pourquoi ils ont pas fait leur travail ?
Moi je vais essayer faire mon travail en tant que maman. Jeis allé voir le gendarmerie je posais plein. On a fait toutes les examens.
Pourquoi il était pas arrêté ? Pourquoi ils ont pas fait leur boulot ? Pourquoi il a liberté en mode juin quand moi je posais plainte en moût 2025 on est 2026 je vous remercie.
Merci. Merci. Pourquoi ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
C'est un mot qu'elle ne cesse de répéter dans sa conférence de presse et dans ce micro-t-endu là à l'instant. Et c'est la c'est la question que tout le monde se pose. Elle évidemment dans sa chair, elle le pose.
Cette dame n'est pas française mais ce qu'on entend là c'est la voix des de tous les Français enfin de nombreux Français qui se sentent totalement dépourvus par rapport abandonnés lâchés qui comprennent pas pourquoi ça se passe comme ça. C'est pas normal que ça se passe comme ça. Il y a donc la volonté de reprendre ce que ce que cette dame exprime.
C'est un désaroi profond, mais c'est aussi au travers de son avocat la volonté de reprendre les choses en main, de dire ça peut pas continuer comme ça. Vous vous moquez de nous, c'est pas possible. Donc il faut vraiment, c'est un moment important, je pense avec avec Jean-Dominique quand même.
Je mets moi aussi les pieds dans le plat. le si on essaie de prendre un peu de hauteur, ce que nous raconte cette histoire, ce que nous raconte cette histoire, c'est quand même manque de moyen versus manque d'efficacité. C'està-dire que l'avocat était incroyable.
Oui, il y a un manque de moyens, c'est là. Mais là qu'on parle pas de manque de moyens, on a eu affaire à des des à des avocats à des des gendarmes paresseux et cetera. Donc donc c'est un problème, ça dysfonctionne le dysfonctionnement, l'erreur, la faute grave avec cette plainte qui va être posée contre l'État.
Vous [musique] restez avec nous, on continue bien évidemment d'en parler. On est dans du Mesdames, messieurs, quelle joie de vous retrouver mais quel gifle ! Quelle joie mais quel gifle !
Nous avons pris tous ensemble sur ce plateau tout à l'heure à 13h pile lorsque maître Pierre de Buisson, grand avocat que vous voyez sur cette image là, c'est lui l'homme qui a la cravate. Et bien cet homme, c'est l'avocat de cette femme. C'est la mère de Rosa cette femme.
Elle est étrangère mais elle vit dans le Gersce et elle a peut-être des petites difficultés avec la langue française mais on l'a parfaitement bien comprise et les gendarmes qu'elle a dû appeler assez régulièrement ont dû la comprendre également tout au long de l'année 2025. Cette maman, sa fille, a été violée une dizaine de fois selon ce qu'elle dit par euh par euh Jérôme Barella. Elle a été violée une dizaine de fois.
Il y a eu des examens qui ont été faites parce qu'elle a fait les choses dans l'ordre des examens psychiatriques de sa fille qui a été entendu, des examens gynécologiques qui ont révéler des lésions de l'imè comme a dit maître de buisson des des expertises de toute psychique. Et donc [musique] elle avait tout pour expliquer au gendarme et à la justice que sa fille avait été violée à plus de 10 reprises par ce Jérôme Barella là qui était rentré dans sa vie quotidienne, qui se prétendait être un ami, qui allait l'aider à cette femme étrangère dans les démarches administratives, dans la vie quotidienne. Voilà, lorsqu'elle a réalisé que le prédateur était rentré [musique] dans son cercle familial et qu'il violait sa fille, elle a elle a appuyé sur toutes les sonnettes possibles inimaginables.
Et là, elle dit "On ne m'a pas entendu." Les policiers ont même dit, "Si vous continuez, on va faire une main courante. Vous nous harcelez, vous appelez la gendarmerie tous les lundi matin, la gendarmerie de Florence de lectour Doch, elle appelé les magistrats, les parquets.
Bon, rien n'y a fait. Et cette femme qui s'est exprimée dans cette conférence de presse à 13h, pardonnez-moi, je suis un peu long mais je fais ça pour ceux qui n'étaient pas là à 13h. Cette femme, elle dit "Vous n'avez rien fait." Et beaucoup plus grave.
Cet avocat qui met les pieds dans le le il met les pieds dans quoi ? Dans le dans le plat. Dans le plat.
Voilà. Cet avocat. C'est un ténorre hein.
Il dit "Il y a peut-être des problèmes de moyens, c'est sûr, c'est vrai, dans la justice." Mais il dit "Elle a été confrontée par ailleurs à des fonctionnaires paresseux." ce sont ces mots.
Elle a été confrontée à des fénéants, il parle, je pense, des gendarmes, peut-être aussi des magistrats et des fonctionnaires partisans du moindre effort. B c'était quand même des accusations assez considérables. Je referme la parenthèse et pour vous dire ce qui s'est passé à 13h, il y avait sur ce plateau beaucoup d'émotion et oui, je le dis, je le redis, nous nous sommes pris une gifle.
Effectivement, cet avocat qui a annoncé le dépôt de plainte, plusieurs plaintes vont être déposées dont une pour lourd contre l'État parce qu'il y a eu des dysfonctionnement, il y a eu des fautes individuelles accustille. Il faut saisir cette occasion pour renverser la table et faire en sorte que notre justice en France redevienne humaine. On l'écoute.
Euh l'objectif de cette conférence de presse, c'est de saisir l'occasion peut-être unique de pouvoir euh comme certains amis journalistes ont pu le dire, renverser la table, faire en sorte que l'institution judiciaire qui est et il y a pas d'exagération dans ses propos qui est en train de de sombrer. On parle d'un véritable naufrage, une institution judiciaire qui s'effrite depuis depuis des mois, depuis des années puisse se ressaisir, essayer de voir comment on peut susciter un électrochoc au niveau national, au niveau politique. C'est un naufrage, viens de dire, cet avocat.
Et d'un autre côté, on se dit, on parle de cette Moi, j'avais utilisé le mot honte de choc depuis plusieurs jours. On assiste à une onde de choc après la mort de Liana. Ça concerne tous les Français et on a l'impression que ça prend une ampleur inédite.
Isabelle ? Oui. Écoutez, si ça pouvait servir effectivement d'électrochoc là, je je sais pas comment vous dire, je regardais il y a aujourd'hui le syndicat de la magistrature là qui a fait un un communiqué de presse pour dire qu'en fait ce qui est lamentable, c'est ce que fait Darmanin de les mettre à l'index.
Et je me dis en fait que Dieu vous entende que ce soit un électrochoc parce que si chacun juste renvoie la balle, on est foutu. C'est ce que dit très bien cet avocat. D'ailleurs, au fond Alain Ber sur cette antenne hier à Darius Rejoint disait "Moi, j'entends les parlementaires qui auditionnent Gérald Darmanin, le garde des saut, le ministre de l'intérieur en disant que n'avez-vous pas fait et cetera." Mais ils ont fait ces lois successives les unes après les autres, toutes plus bidons les unes que les autres auxquelles les magistrats doivent faire face.
En fait, c'est eux qui les ont faites. Vous avez aujourd'hui un gard des saut qui s'agisse depuis 2013, depuis la loi Tobyin. En fait, il n'a pas de rapport hiérarchique avec ces ces ces cette hiérarchie de la justice avec ses procureurs.
Il n'a pas le il ne peut pas leur demander au fond d'y aller, de se battre, de de faire quelque chose. Donc il peut faire que des circulaires. Donc aprè lu dire non mais il est juste bon à faire des circulaires.
Mais c'est la seule chose qu'il puisse faire. Là, il a fait une circulaire pour dire regardez quand même appréciez la question des victimes. Vous êtes face à des gens qui souffrent.
Faites en sorte de de quand même d'apprécier la question des des victimes. Qu'est-ce qu'ils ont fait euh ces syndicats de magistrature ? Ils ont euh mis une comment on dit ça ?
Ils ont attaqué au Conseil d'État cette circulaire pour faire attention aux victimes. Bon, moi je sais pas quoi vous dire en fait. C'est-à-dire que soit il y a un sursaut national où au fond les politiques disent "Ben vous savez, on a peut-être fait des lois à la con, pardon d'être un peu vulgaire les unes après les autres parce qu'en fait c'était des lois qui portaient notre nom et là il s'apprête à en faire une de plus hein parce qu'en fait c'est ça ou oui parce que attends une émotion une loi ça c'est la règle qui prévaudra toujours dans la République une émotion une loi et on se dit que c'est que c'est comme un problème on met un milliard sur la table on se dit bon voilà j'ai pris en charge le problème on regarde jamais comment sont utilisés les fonds on regarde jamais si la loi qui a été votée pour répondre à une émotion contredent les autres mais c'est pas grave onile sa que il y a énormément de démocratie européenne dans laquelle il y a une une nuit parlementaire du nettoyage des lois inutiles voilà pour simplifier parce qu'on voit que la question de la simplification est essentielle en particulier dans la justice he en l'occurrence sur les enfants, il y a une loi en l'occurrence sur les enfants, il y a une loi il y a même deux on va en parler dans les heures les jours qui viennent il y Proposition de loi.
Il y a Elbron Piv en a parlé il y a quelques jours. Il y a quel déjà un texte de loi qui était en préparation avec les association qui va être utile. Ouais utile.
C'est les assos des victimes qui le font. Elle va être utile celle-là. Ouais.
En revanche là où effectivement je rejoins Isabelle c'est que on a dans on a les semaines et les mois qui viennent l'heure de vérité pour la justice pour tout le monde parce que c'est désormais tous les Français regardent tous les Français sont impliqués et Gérald Armin il joue très très gros. H c'est pour ça que il s'exprime énormément depuis 4 5 jours parce que soit il arrive à faire bouger les choses avec les magistrat qui ils sont extraordinaires les magistrats. Il y en a qui fonctionnent qui travaillent très très bien.
Maître du qu'on voit à l'antenne l'a dit très bien et d'autres un peu moins bien mais il y a beaucoup comme dans plein de secteurs de corporatisme on se tient tous chez les magistrats. Toi Gérald Armanin arrive à faire bouger ce corporatisme, ce que n'ont ce que n'ont réussi à faire aucun de ses prédécesseur. D'accord.
Aucun. Urvoas a essayé. Excellent ministre de la justice.
Urvois socialiste il y a des années. Dupon Moretti, il a essayé de faire sa réforme de la de la carte judiciaire. Bon, il a pas réussi à faire boucher les bouger les corporatismes.
Euh, tous ce sont et Rashidati à l'époque sous Sarkozi, on se souvient les petit les petits poids, vous souvenez Sarkozy, il se les prend en tête les petits poids. Soit Gérald Armanin qu'on aime ou qu'on aime pas, peu importe, mais qui est quand même habile et très politique arrive à faire ça soit à l'automne mais moi je serai un ministre de la justice s'il arrive pas, il démissionne. il démissionne, il dit "Je vous laisse avec ces ces corporatismes de magistrat qui arrivera franchement qui arrivera à changer sans jeter le propre sur une profession comme CSM c'est pas jeter le proe comme CSM qui arrivera à changer dans le rôle façon communiquer pour dire ne jetez pas l' propre sur nous plutôt que de se poser la question de qu'est-ce qu'on peut faire ?
Moi, j'entends votre histoire de loi Renault pardon mais là celle des victimes. Celle des victimes. Les victimes.
On peut se parler un niveau sonore à peu près normal ? Oui. Si vous voulez, j'entends cette histoire de loi.
La question elle est elle est pas là pour moi là dans cette affaire. La question c'est au fond des choses très simples, pragmatiques, qui ont qui ont l'air de rien, qui sont comme disait Béatrice Brug, incroyable magistrate avec talent. La question n'est pas dans son livre les juges ont-ils vraiment tous les droits ?
La question c'est pas ce qu'ils se voi, c'est tout ce qui se voit pas. c'est est-ce qu'on est capable de numériser tout pour que au fond cette numérisation qui est aujourd'hui au fond la la numérisation elle fonctionne pour les délits, pas pour les crimes. Donc pour ce qui est pas grave, pas pour ce qui est grave.
Pardon mais mais quelle idée de débile hein pourquoi ça fonctionne ? Donc en fait ce qu'il faut c'est la numérisation, c'est des choses comme ça, des choses qui n'ont l'air de rien en fait. Fis d'accord avec vous.
Moi la question comme justiciable comme justiciable la question politique de l'avenir de Darmanin et cetera ne compte pas. Ce qui compte c'est qu'on arrive à à rendre euh ces quelques milliards que les Français mettent sur le ministère de la justice. J'entends c'est pas assez.
Bon très bien. Mais mais déjà que qu'on en est pour notre argent entre guillemets. C'estd que le service public de la justice en France soit plus efficient que ce soit fluide que les DC nous protègent davantage mais qui soit plus rapide et plus fluide.
Je voudrais vous faire écouter avocat. Oui, mais justement le réquisitoire, vous avez raison parce que on va on va l'entendre sur les magistrats, les fonctionnaires, les gendarmes, mais un réquisitoire politique aussi. Il le disait, l'hypocrisie de tout bord politique est insupportable.
Il faut éviter les discours de façade de ces hommes politiques qui ne sont là que pour sauver leur peau. Au détriment de la sécurité des Français. H oui, il n'a épargné personne et donc effectivement aussi fonctionnaires et et les fonctionnaires parce que là Jean-Dominique c'est c'est je trouve ce qui est saillant dans tout ça c'est c'est cette tragédie bien évidemment cette tragédie humaine qui se déroule dans un département cher à mon cœur le Gersce mais ce qui est intéressant dans cette conférence de presse c'est que quand même quelqu'un qui participe à ce service public de justice un avocat et le courage de dire parce que toute la journée l'avocat il voit des gendarmes dans son métier, des policiers, des magistrats.
Moi, j'en ai connu des des avocats en privé qui me disaient "Ouais, éc tu as raison, ça dysfonctionne des juges, franchement des juges et cetera." Mais ici, c'était un peu plus policé sur le plateau devant le micro hein. C'était non mais attention, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain cher Éric Brunet.
Un peu de nuance, s'il vous plaît. Bon, très bien. Là, on a un avocat, maître de buisson, on va l'écouter, qui dit "OK, il y a des problèmes de moyens, mais [rires] on peut pas tout lui mettre sur le dos au problème de moyens.
Écoutez-le." Mais j'aimerais aussi dénoncer une autre réalité que je vois au quotidien, celle de magistrats qui travaillent quatre fois moins que leurs collègues, celle d'enquêteur paresseux, des vrais fénéants qui sont aussi à l'origine de ce drame humain et qui ont évidemment quand je vous entends ce qui a été dit hein, notamment le fait que alors qu'elle appelé chaque semaine les enquêteurs pour savoir quand monsieur Barella allait être interpellé, qu'on lui dit "Arrêtez, vous no harcelez, on va déposer plainte contre vous", et bien il y a des fautes humaines. et ben et il y en a certains qui sont partisans du moindre effort.
Voilà. Et ben moi je vais vous dire quand j'écoute ce cet avocat, je me dis j'aimerais bien entendre le ministre de la justice, le ministre de l'intérieur, le premier ministre voir le président de la République dire un peu la même chose, dire voilà on a un problème, ça dysfonctionne, c'est et voilà ce qu'on va faire, pas une nouvelle loi, des lois, on en a comme ça, je veux dire. Non, voilà ce qu'on va faire.
On va changer un peu la manière de gérer nos fonctionnaires, de gérer les magistrats. On va on va réorganiser les choses. Ça va s'arrêter.
On va pas le faire là dans les 5 minutes qui viennent hein parce que c'est un vrai boulot. Mais on va changer les choses. Ça coûte pas cher hein, faut pas il faut pas se raconter l'histoire.
Il il s'agit pas de mettre des centaines de milliards sur la table comme on a besoin pour d'autres projets. Mais j'aimerais bien que les politiques tiennent un langage un langage pardon Jean-Dominique ici je je vous relance. ici il y a un avocat hier pendant l'émission qui s'appelle maître Carbon de 16 c'est ça carbon de 16 il dit sur les questions des DRH he de la gestion des moyens humains au sein du ministère de la justice dit il nous apprend un truc qui nous a fait tomber de notre chaîne mais c'est fou il y a des centaines de magistrats des magistrats voilà qui sont délégués détachés dans les ambassades par exemple alors que un un un un diplômé de droit ferait très bien l'affaire un magistrat c'est quelque chose de précieux on n en a pas beaucoup voilà un expert il y a beaucoup d'étudiants en droit qui deviennent des des des juristes on juristes des juristes de haut niveau il pourrai travailler dans les mais alors là c'est des c'est des c'est des c'est des magistrats qui se font détacher parce que la vie dans les ambassades c'est c'est c'est des trajectoires de carrière qui sont intéressantes voilà il dit il y en a il y en a par exemple autour du médiateur de la République il y a des magistrats mais on aurait pu lui mettre des juristes de haut niveau mais on les magistrats il trouvent sympa et donc il il expliquait cette espèce de dilusion dans la société française de magistrats qui serait très précieux Monsieur, vous imaginez à H à H il y avait trois juges et là dans un grand effort le ministère en a octroyé un 4e avant l'affaire avant avant l'affaire de la petite Liana.
Vous imaginez donc un poste de juge, c'est très précieux. Or, on a en France beaucoup de juges, voilà qui vont pantoufler à droite à gauche et cetera. Donc cet avocat disait que c'est une chose qu'il faudrait gérer un peu mieux.
Exemple, voilà. Là, il y a pas besoin de milliards parce que quelques dizaines de juges qui reviendraient revigorer en quelque sorte le tissu des Mais dans l'éducation nationale, c'est pareil. RH, dans tout le service public, les RH fonctionnent pas.
L'État sait pas faire de Et en plus, il y a un corporatisme des magistrats qui est absolument incroyable. La réaction du syndicat de la magistrature ou du Conseil supérieur de la magistrature en témoigne. Je veux dire, c'est une mais c'est une histoire qui est vieille comme la France. déjà sous l'ancien régime euh ils étaient comme ça.
Les parlements s'opposaient, ils voulaient garder le pouvoir pour eux. Euh donc il y a un moment qui décide dans ce pays est-ce que ce sont les juges ou est-ce que ce sont les électeurs ? Il va falloir trancher ce débat.
J'ai envie d'avir l'avis de l'avocate aussi qui nous écoute depuis tout à l'heure avec ce véritable réquisitoire. Est-ce que vous partagez le constat de votre confrère ? Euh oui, en partie et c'est pas euh de la enfin je me je m'exprime pas de façon bien pensante ou comme le décrivait Éric Brunet en essayant de mettre la poussière tapis et en étant dans une diplomatie un peu hypocrite.
Non non, je parle deinte c'est pas Non mais mais bien sûr mais parce que euh d'abord il y a plein de choses à dire. D'abord, c'est vrai que le corporatisme existe. Le sentiment de toutepuissance quand on voit effectivement le syndicat de la magistrature, il y a un côté un peu et puis il y a le côté querelle de clocher, vous voyez, c'est genre alors il y a le syndicat machin et puis il y a les les avocats et puis il y a ce voilà.
Alors, il y a beaucoup de choses. Je pense qu'il y aurait il y aurait une bonne leçon d'humilité. Déjà, arrêter cette toutepuissance, voyez, et dire "Attendez, on va se mettre autour de la table, on s'en fout de qui est ministre, qui est magistrat, qui est avocat, qui est juge de ceci ou de cela et on va réfléchir à comment améliorer les choses, améliorer notre société de la, j'allais dire de la cave au plancher parce que il y a beaucoup à faire.
Il y a à faire à l'école, il y a à faire dans la santé mentale parce que ça pose énormément de questions en fait quand on n'est pas réducteur, quand on est on ne simplifie pas voyez de façon entre guillemets populiste et démagogique sans sans sans voilà sans jeter le discrédit sur telle et telle apprécié. Qui simplifie qui simplifie, c'est pas cette dame qui simplifie quand elle dit que la police est injusticiable. Elle parle avec son cœur, sa fille a été victime, elle a déposé plainte manifestement, elle a pas été suivie.
Voyez, parce que vous êtes je je sens que vous allez donner dans le syndrome que nous dénonçons un peu hein qui est attention attention hein attention quand les plou ont le micro, ils ont tendance à dire n'importe quoi. Heureusement nous les grands raisonnables, vous du tout du tout tout. Il y a de là non, il y a pas de condescendance mais par métier, par déformation professionnelle, j'ai envie de dire je suis prudente, je [raclement de gorge] suis prudente et je me méfie des effets d'annonce, des effets de manches et cetera.
C'est bien d'aller je mets en cause personne. Je dis que dans tous les métiers, il y a des bons et des mauvais, des gens compétents et des gens qui le sont moins. Des gens qui sont sérieux et diligents et d'autres qui le sont moins.
Ça c'est peut-être mon réflexe d'avocat, de médiatrice, de mon expérience professionnelle. J'aime bien la nuance et c'est pour ça que je pense que c'est pas que je suis euh commission commission commission mais euh il y a des choses qui ont évolué quand même. Dans le projet de loi de monsieur Darmanin, il y a il a porté un projet qui est intéressant, c'est l'ordonnance de mise en sécurité pour les enfants qui est l'équivalent de l'ordonnance de protection pour les femmes dans les violences conjugales mais pour les enfants qui dénonceraient des maltraitances. y a des choses qui sont intéressantes et ben ça veut dire qu'en fait quand un enfant dit je veux plus aller chez papa ou jeux plus aller chez maman parce que il y a tel et tel sujet et bien on peut aller rapidement devant un magistrat en disant bah écoutez il nous faut une ordonnance de mise en sécurité et pas lui dire ah bah non c'est pas l'enfant qui décide moi combien de fois j'ai entendu ça ça m'a rendu voilà j'ai et l'enfant peut décider à quel âge mais il y a d'abord il y a une question de discernement mais peu importe la parole de l'enfant c'est la parole de l'enfant et elle est sacrée par bon euh juste alors on le signale parce qu'on disait l'onde de choc elle est à tous les niveaux avec une mobilisation citoyenne spontanée.
Hier, on l'a vu partout en France. Il y a eu l'audition ce matin de deux ministres quand même, le ministre de l'intérieur et le ministre de la justice qui ont dû s'expliquer devant les sénateurs. Et il y avait donc aujourd'hui même Sébastien Lecornu qui a convoqué une réunion en urgence avec plusieurs ministres à Matignon.
Qu'est-ce que ça a donné Alexandra cette réunion ? Oui. Selon notre journaliste politique, hein, qui est euh sur place, euh cette réunion a abouti à plusieurs mesures qui vont être proposé pour euh déjà intégrer le projet de loi sur la protection euh des enfants.
Ce texte, il doit être euh examiné par le Parlement en juillet dernier. Donc, on apprend de Matignon que déjà à minima deux mesures immédiates vont être proposées pour être ajouté à ce projet de loi. La première, elle concerne les violeurs en série, ce qui s'emprennent à plusieurs victimes.
Il souhaite que la peine encourue qui était de 20 ans passe à la perpétuité. La [grognement] deuxième mesure et qui fait quand même directement écho selon moi à cette affaire Rosa dont on vient d'entendre la maman et l'avocat, il propose qu'il y ait un délai d'enquête de maximum 3 mois pour effectuer tous les actes essentiels d'enquête pour placer un suspect en garde à vue quand il y a un crime contre enfant et que le mise en cause est identifié. C'est bien.
Oui, ça c'est bien ça. Et donc on va retrouver justement Nicolas Laurent qui est dans la cour de Matignon. Nicolas, vous avez suivi effectivement cette réunion d'urgence convoquée par Sébastien Lecnu.
C'était au cours de la matinée, ça a duré un petit bout de temps là. Ça vient de se terminer. Alexandra nous a dit les les pistes.
On a bien vu que le premier ministre lui aussi prenait à bras le corps ce sujet. C'est une affaire qui est donc émotionnellement qui concerne toute la France qui est devenue un sujet politique qui est presque devenu une affaire d'État. Oui, il y a une vraie volonté du côté de Sébastien Lecornu de s'emparer du dossier.
Bien sûr, Gérald Darmanin était en première ligne dans les médias depuis le début de ce drame. Désormais, ça passe de ce que l'on comprend quand même directement par Matignon et on sentait une vraie volonté d'en finir avec le constat, avec l'émotion et d'agir de proposer des mesures concrètes. C'est pour cela que les ministres avaient été convoqués hier soir et on sentait qu'il y avait une volonté du côté des équipes de Matignon de ressortir de cette réunion qui aura durer un petit peu plus d' 1h30 avec donc des mesures qui vont venir enrichir ce fameux projet de loi qui a été déposé il y a une dizaine de jours en conseil des ministres par la ministre de la santé Stéphanie Risteist et qui visiblement ne va pas assez loin puisqu'il y a ces deux mesures qu'Alexandra vient d'évoquer à l'instant à l'antenne sur la le renforcement des peines concernant des les viols commis en série et puis sur ce délai d'enquête Max maximum de 3 mois pour placer un auteur qui serait identifié en garde à vue délisé de 3 mois maximum.
Et de ce que l'on comprend quand on échange avec les conseillers de Sébastien Lecnu, c'est que ces deux mesures, elles vont être ce n'est que le début, il va y en avoir d'autres et il faudra surveiller notamment la prise de parole tout à l'heure parce qu'il n'a pas pris la parole Sébastien Le Cornu sur le péron ici à Matignon. Il prendra la parole lors des séances au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il devrait notamment répondre à Marine Le Pen.
Merci Nicolas Laurent. Moi, je suis effaré par une chose, c'est que du haut de mon grand âge, je constate qu'à chaque fois qu'il y a une une affaire [raclement de gorge] qui émeut la société française. On est dans un ce que les consultants en management et dans le changement des organisations des entreprises appellent la culture de moyens.
Il y a un problème et derrière on est très heureux d'aller à Matignon ou d'aller voilà faire un duplexe et où on explique que voilà ça tombe bien, que la loi va changer, qu'il va y avoir de nouveaux aménagements et cetera. culture de moyen dit ben voilà grâce à des évolutions législatives, voilà euh rendormez-vous bonnes gens, le monde va changer et ça sous-entend que cette situation épouvantable qu'on a connu dans le département du GERS autour de Liana ben ne se reproduira plus aussi facilement. Voilà.
Voilà ça c'est la culture de moyens. La culture d'objectif n'est pas inscrite dans la tradition française. C'est très différent la culture d'objectif.
C'est c'est pas je mets des moyens donc je règle le problème, c'est je me fixe des objectifs et objectif c'est que l'affaire liana ne se reproduise plus jamais. Et là on fait un rétro planning à l'envers. Là on part à l'envers.
Pourquoi l'affaire piana ? Et là on dit bon d'abord il y a eu des fonctionnaires paresseux. Parce que là c'est bien de dire oh non attendez vous savez il y a des brebis galeuses dans tous les métiers oublions ce sujet.
Non, s'il y a des gens qui n'ont pas pris la plainte, voilà, qui c'est qu'il y a un problème de fonctionnaire paresseux. Donc, il faut aussi régler ce problème qu'il soit sanction et c'est pas facile so important la sanction. Moi, je suis extrêmement je suis extrêmement chagriné et je n'aimerais pas que cette affaire prenne le même cursus que d'habitude, c'estàd que ben voilà, écoutez, voyez, voyons une nouvelle loi, merci, au revoir, endormez-vous, brave gens.
Et demain matin, on dira voilà, il y a eu quelques manifestations, c'était des ploues, hein, des gens qui ne croient plus dans la justice. C'était des gens un peu outrancié, les Français sont comme ça. Voilà.
Et et ça ça m'agace terriblement. Euh et et la le premier des agacements, c'est que j'ai pris la mesure aujourd'hui du fait que la pédocriminalité, c'était un truc sans doute beaucoup plus important en France que ce que j'imaginais. Voilà, j'ai découvert l'aide sociale à l'enfance, ce qu'il y a derrière avec des gens très talentueux et formidables, mais aussi quand même une proportion de prédateurs pas négligeable.
Euh, j'ai découvert que derrière la campagne et le périscolaire à Parisù, on a beaucoup parlé de dérapage pédocriminel, je que c'était pas un fantasme, que c'était une réalité peut-être que j'avais aussi sous-estimé et puis ses affaires et puis ses parents qui se sont mobilisés devant les tribunaux de la France entière hier, moi il avit le j'ai l'impression que on enfin j'ai l'impression d'avoir, je le lis pour moi, d'avoir sous-estimé la pédocriminalité en France. Écoutez, moi ce que je trouve un petit peu triste dans cette affaire, c'est vous avez tout à fait raison de dire qu'en France, on fond ce que vous dites avec beaucoup de brios, c'est les effets d'annonce hein, c'est qu'on se carapate derrière des effets d'annonce qui sont hélas souvent jamais suivis d'effets. Moi ce que je trouve dramatique dans cette affaire, c'est comme le rappelait très justement Magalie tout à l'heure, on aurait pu être précurseur.
On avait un juge qui s'appelle Édouard Duran qui dirigeait la civis, c'est-à-dire cette commission incroyable qui a été faite sur la maltraitance vis-à-vis des enfants, sur la pédocriminalité et en fait cet homme a été écarté. Je pense qu'il prenait trop de place, il prenait trop d'ombre, enfin il devait déplaire à je ne sais pas qui au sein du pouvoir. En tout cas, à partir du moment où on a décapité cette civise qui disait les choses, qui disait il y a 1600 victimes par an.
En fait, on a ce qu'a dit très justement Béatrice Bruger aussi sur ce sur ce sur ce plateau, pardon, c'est-à-dire qu'on a une culture de l'aprèscoup. C'està-dire qu'après coup, une fois que les viols sont intervenus, on est capable de faire le chénon en fait de comment c'est arrivé. Mais par contre, on n' pas la culture de avant que ça se passe.
C'est-à-dire ce que vous rappeliez très très brillamment tout à l'heure sur la question par exemple en Angleterre avec le Sarallo, il y a des signaux faibles. C'est ce que disait aussi Béatrice Bruger sur ce plateau vendredi. C'estàd rappelez-nous le le le saroto, la loi Sarah hein.
Le Sarallo, la loi Sarah en Grande-Bretagne, c'est quoi ? C'est-à-dire qu'aux États-Unis, c'est ce que vous trouvez horrible et un peu moi aussi mais à la fin je finis par me demander m' demander c'est que ça s'intige de partout. Vous pouvez savoir quels sont les pédocriminels ou les gens sur lesquels il y a une suspicion qui habitent à côté de chez vous.
Bon, vous allez vous allez sur internet, vous avez la vous avez toutes les informations à voà de à deux pâtés de maison de chez vous, vous avez un pédo criminel potentiel. Là, vous avez bon alors c'est aux États-Unis dans une culture du effectivement où les gens sont armés et cetera. Est-ce qu'on a envie de ça chez nous ?
Bof. disons franchement ça c'est les Américains. En Angleterre, vous avez eu ils ont eu des scandales épouvantables de pédocriminalité.
Euh enfin, je veux dire, ils n'ont enfin, on a rien à leur envier, hein. On n'est pas nous spécialement le pays des pédocriminels, hein. C'est hélas bien répandu dans le monde.
Sauf qu'ils ont effectivement, ils ont pris des choses très fortes, des mesures. Merci maître. Euh et donc dont le Sarallo qui fait que effectivement vous pouvez aller au fond aller demander voilà moi j'ai un doute là sur le le nouveau mec de mon ex-femme est-ce que euh ce serait pas un pédo criminel et vous il regarde pour vous là j'ai l'animateur de ma fille je trouve que c'est pas terrible et en fait c'est pris en considération hein ces signaux faibles sont pris en considération alors que comme le disait très justement Béatrice Brouard sur ce plateau vendredi ici une fois que c'est arrivé on s'est démonté les choses et après coup on vous dit "Ah mais pourtant le professeur de sport, il avait bien vu que avec ce ce prédateur en question et machin et d'ailleurs Bidule, il s'était bien rendu compte qu'il voulait pas que sa fille a eu au soiré pyjama.
Sauf que cette parole d'avant, elle est jamais entendue. Et par ailleurs, il y a un autre problème et sa maître, vous connaissez ça beaucoup mieux que moi et c'est ce que dit le juge Durant qui était le patron de cette civise qui aurait dû être précurseur. C'est qu'il faut en France, il y a une présumption présemption de mensonge quand il s'agit de la parole de l'enfant.
Il y a une présomption d'hystérie quand il s'agit c'est le le film des années 60 avec Jacques Brê les risques du métier. L'enfant m ça a impressionné toute une génération qui est qui est plutôt des seiors aujourd'hui mais mais c'est à l'époque où il y avait moins de film et cetera, trois chaînes de télévision, vous savez c'est ça les années 70 et donc ce film avec qui est par ailleurs un bon film avec Jacques Brê d'André Cayat, vous avez raison maître Rois métier ou un instituteur ou un prof, un enseignant un enseignant accusé à tort. Oui, mais au début on croit les enfants.
C'est parce que la femme de Jacques Brê va le défendre et va trouver enfin va le soutenir et on va découvrir que tout ça était une stratégie pour en fait pour détourner l'attention des parents de la jeune fille sur une relation qu'elle avait eu je crois avec un jeune homme. Voilà. Donc ce sont des enfants qui mentent enfin à l'origine.
Oui. Voilà. Voilà.
Donc c'est pour ça que ce film a impressionné au sens coup de tampon impression la société et puis il y a eu trop et donc il y a cette présomption mensongère de la part de l'enfant toujours et effectivement hystérique de la part de la mère. Il suffit de voir la maman de Rosa hein c'est ça c'est une folle c'est une hystérique hein. Il faut qu'elle se taise il faut qu'elle arrête de harceler et cetera.
Avouez quand même au passage, j'arrête pas de vous interrompre, j'ai honte, mais avouez au passage quand même que les gendarmes qui disent à la mère de Rosa pleur là hein qui disent "Madame, si vous continuez à nous appeler tous les lundis matins pour nous demander où on est l'enquête sur les les 10 viols qu' a subi votre fils de la part de ce monsieur Jérôme Barelard, si vous continuez à nous appeler, on va on va faire une main courante contre vous." Waouh ! Vous nous saoulez, vous nous saoulez.
Vous nous saoulez. Bon et et là c'est vrai que au fond là ce qui serait bien c'est qu'on a l'impression de j'entendais le juge Duran redire ce qu'il disait avec énormément de talent après ce travail amassé et j'aimerais bien en fait que au lieu de refaire de enfin pardon de tomber de sa chaise de réinventer la pluie de réinventer la lune comme le disait très bien Jean-Dominique Merché pourquoi on ne s'appuie pas sur ce travail qui a été fait quoi [rires] je veux dire comment c'est possible qu'on essae encore de réinventer la roue et c'est la spécialité de la France en fait vous voyez il y a un truc qui disf fonctionne. Il y a un effet d' monstre, il y a parfois une commission puis un rapport puis on range le rapport puis rien n'a changé.
Donc là, ce qui serait bien c'est qu'en fait le travail a été fait. Écoutez, je pense qu'il suffit de réauditionner le juge du rang hein et peut-être de mettre en place le magistrat donc dont vous parliez spécialiste des enfants qui était à la tête de la civise effectivement. Et donc ce mot pourquoi pourquoi c'est le mot qui est revenu le plus dans la bouche de la maman de Rosa qui a donné cette conférence de presse avec son avocat il y a quelques minutes.
Pourquoi ? Pourquoi il y a rien n'a été fait pendant un an ? Pourquoi ma fille a été entendue pendant des heures et des heures, moi également, et que lui le suspect n'a jamais été convoqué par la justice.
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Et cette femme a décidé de porter plainte contre l'État. Emmanuel Binet, c'est dans cette gendarmerie de Haaronne que la mère de Rosa a donné l'alerte il y a 9 mois. Ce matin, elle fait part de son désespoir.
J'attends qu'elle va être donnée de justice pour ma fille. Que les autres, les enfants, il subit pas la même chose que ma fille. Qu'est-ce qu'elle a subi ?
Que moi je subis derrière parce que les enfants ils vont pas y aller à la au gendarmerie toute seule. C'est la maman, c'est le papa qui l'accompagne. Je veux que les enfants être protégés autant que je suis pas nationalité française, je suis étrangère ici en France mais je suis chez moi.
Je travaille en France, je habite ici. Alors, je veux que mes enfants et toutes les enfants de France être protégé. Le 22 août dernier, cette mère dépose plainte pour viol sur sa fille âgée de 10 ans au moment des faits.
Rosa est examinée et des lésions pouvant être compatibles avec les viols qu'elle décrit sont relevés. Un mois plus tard, le parquet de Toulouse s'est dessisi au profit de celui d'oche. La procureur assure qu'une enquête était en cours en janvier dernier sans pouvoir préciser quelles investigations étaient menées.
Le suspect Jérôme Barella n'a jamais été entendu. Notre équipe vient de rencontrer l'avocat de cette maire. Il annonce déposer plainte contre l'État.
Les enquêteurs n'ont pas fait leur travail. Le les magistrats n'ont pas fait leur travail. Le garde des saut n'a pas fait son travail.
L'objectif c'est de créer un sursaut. Et ce n'est pas la première fois que l'État est visé pour faute lourde. En 2021, Chaines Daoud est brûlé vive en pleine rue par son ex-mari.
Alors que trois plaintes avaient été déposées contre lui, la procédure est toujours en cours. Pour l'affaire Estel Mousin disparu en 2003, l'État a été condamné à 50000 € d'indemnisation pour manque de moyens humains et des dysfonctionnements. L'avocat du père Destel Mousin explique l'intérêt de ses plaintes contre l'État.
C'est plus un combat sur le principe et sur la réorganisation du système judiciaire. C'est aussi un moyen de faire pression pour que ça bouge, mais euh ça n'est sûrement pas une décision immédiate qu'on obtient et qui euh fait bouger à la seconde l'affaire dont on s'occupe. L'avocat de la maire de Rosa annonce qu'une plainte sera aussi déposée contre Gérald d'Armanin, garant de l'institution judiciaire.
Parce que Jean-Dominique Merch, ce qu'il faudrait qu'il sorte de tout ça parce que ces tragédies sont aussi des petites opportunité pour faire changer les choses. Bon, c'est une tragédie. C'est j'ai un peu honte de dire cela parce que il y a il y a Liana, il y a une petite fille qui est qui est morte, il y a ses ces petites filles qui ont été violé avant, mais c'est aussi c'est un coup de un coup d'aiguillon quoi de figure dans les fesses français.
Il faudrait qu'il sorte de tout ça, non pas une nouvelle loi, une bonne loi de plus, mais une une fluidification des choses, que ça aille plus vite, que tout soit numérisé, que dans la seconde le magistrat qui envoie un dossier à un autre magistrat et que l'autre magistrat prenne connaissance quoi, que les fichiers soient en que soient ouvert, qu' soient des des fichiers proactifs qui donnent des informations avec des pushes que ce soit une justice moderne numérisée ultra moderne à l'époque de l'intelligence artificielle et qu'on s'en voit plus des dossiers par la poste comme au 19e siècle. Absolument. Et mais pour cela, je pense qu'il faut une impulsion politique extrêmement forte.
Alors déjà, il faut une pression politique extrêmement forte. La pression politique, on commence à la voir. C'est l'émotion, c'est les gens qui descendent dans les rues, c'est le gouvernement qui se saisit.
Mais la pression politique, elle ne suffit pas. Il faut aussi une impulsion politique. Et une impulsion politique ne nous trompe pas.
Elle n'interviendra pas en France aujourd'hui avant la présidentielle parce que le ce pouvoir est finissant. Quoi qu'on en pense hein, c'est un fait de calendrier et et donc il faut arriver euh qu'un nouveau président ou une nouvelle présidente quel qu' quel qu'il soit arrive avec un projet et dans les premières semaines disent voilà nous allons remettre les choses dans l'ordre dans ce sens-là. Il faut que ce soit un enjeu de la présidentielle.
Il faut que les gens discutent et et que ça ne peut se faire qu'avec oui une impulsion politique extrêmement forte. Euh espérons que ça se fasse. Le Cordu propose de renforcer les peines.
On est typiquement dans je suis pas d'accord si je peux me permettre. Non, je suis pas je suis pas d'accord. Un mot de nuance.
Oui, un mot de nuance sur ce que dit Jean. Vous az été assez nuancé hein. Non non, je nuance sur sa nuance.
Précision. Alors non non mais je suis non je suis pas du tout d'accord sur le calendrier. On va pas attendre la présidentielle.
C'est maintenant pour rigoler. Mais s'il y a une nouvelle Non non mais s'il y a une nouvelle s'il y a un nouveau drame en septembre s'il y a un nouveau drame en novembre quelle va être état depuis long justice courageuse pas mais non vous l'avez dit moi il faut pas une réforme de la justice vous l'avez dit vous vous-même il faut pas une réforme de la justice il faut que comme dans une pardonnez-moi je vais choquer certain comme dans une boîte privée il faut que la justice en frost fonctionne comme dans le privé dans certains départements d'efficacité lorsqu'un ministre prend la tête de la tête de la chancellerie et il doit changer là toutes les méthodes, les ressources humaines, les process, l'efficacité, apparemment refaire de la formation. Il y en a qui sont mal formés à certaines choses, ils ont pas l'urgence, ils ont pas le degré d' Il faut faire tout ça.
Il y a pas besoin d'une réforme de la justice avec quoi ? Avec des nouvelles lois. Pas du tout.
Non, mais il faut et c'est pas on va pas attendre la présidentielle, c'est maintenant. Et puis de toute façon, ils sont tous plus ou moins d'accord, sauf peut-être sur la peine de mort. Peut-être qu'un parti politique va proposer de rétablir la peine de mort compte tenu de l'opinion politique.
Je ne le crois pas parce que Marine Le Pen est opposé à la peine de mort. Mais tout le monde est plus ou moins d'accord sur ce qu'il faut faire. Mais ça n'a pas été fait par manque de poigne politique de poigne politique se dit mais pourquoi c'est pas possible et on va avoir 1 heure entre 15h entre 15h et 16h on va avoir 1 heure des questions d'actualité au gouvernement qui vont être entièrement consacré à cette affaire où Gérald Arm va devoir parler plusieurs fois peut-être Laurent Nunes va peut-être parler peut-être que Sébastien le corn c'est une affaire qui va durer des semaines on va pas attendre la présidentielle vous rigolez juste un mot pour changer les choses en profondeur comme ça dans la justice et aussi la la police, la gendarmerie pour que ça ne se reproduise plus, il faut avoir une légitimité politique extrêmement forte parce qu'il faut aller contre toutes les corporatismes, il faut aller contre la plupart des institutions administratives, des logiques administratives.
Il faut une lég une légitimité politique extrêmement forte. Et cette légitimité politique extrêmement forte, elle ne peut venir que d'un seul endroit du vote des citoyens. Nous n'avons pas le temps Dominique, nous n'avons pas le temps.
De toute façon, il se passe je je prends Darman. Mais Darmana a une légitimité. Mais non, mais vous avez déjà vu dans l'affaire Liana les différentes chapelles qui composent la chancellerie, le ministère de la justice ont déjà réagi.
Les juges s'en sont pris à Darmanin déjà déjà premier réact réaction corporatiste. Donc si vous voulez comment vous voulez dans le contexte actuel, c'est une bataille qui s'ouvre. Mais non, c'est pas une bataille.
Qui vous dit que l'an prochain le nouveau président y arrivera ? Mais euh j'en sais rien mais non mais pour moi vous croyez au miracle de la présidence vous croyez voulez que je vous dise mon sentiment c'est que j'ai la conviction moi je crois plus en on attend que la présidentielle tombe. Tout s'arrange c'est fini çaattend pas président.
Ma conviction, comme je vous le disais, c'est que jamais personne de notre vivant n'arrivera à réformer comme cela en profondeur le ministère de la justice. Ça c'est ma conviction de vieux journalistes qui regardent des choses depuis longtemps. Bon voilà, maintenant on peut croire en tout cas là où Merché a raison, c'est que ce c'est c'est surtout pas maintenant.
On a déjà vu les premières petites phrases d'Armanan, il a été accueilli par la guerre des tranchées. C'est pas grave. Et alors une bataille s'ouvre. pas de majorité, il a rien.
Enf, je veux dire, il pourra rien faire. Ce qui serait pas mal là, moi je je donnerais le point à Renault. Ce qui serait pas mal, c'est que sans grands effets de manche, il y a deux trois choses de fait quand même.
Exactement. C'est en train de se mettre en place. C'est en train de se mettre en place.
Il a des propositions qui viennent de faire par Matignon. N'oublions pas que les les les magistrats appliquent des lois. Les lois, elles sont faites par le parlement.
Les parlementaires, ils sont en tout cas pour l'assemblée élus par les citoyens. Mais il va y avoir quand même certaines mesures [raclement de gorge] qui vont arriver. On a deux inspections qui sont en cours.
On peut espérer en tout cas que déjà il y a quand même quelques euh résultat de l'enquête quelques dysfonctionnements criant s'ils sont confirmés par ces inspections et avec ces mesures qui vont être soumises alors au vote et puis après un contrôle évidemment du conseil d'état ou du conseil constite euh va va aboutir à améliorer certaines choses. Martineous, présidente de la Voix de l'enfant, nous écoute depuis tout à l'heure et justement c'est il y a une question qu'on se posait avec Isabelle Saporta tout à l'heure. Il y a encore de nouvelles propositions sur la table là.
Le Premier ministre qui vient de de donner quelques pistes à l'issue de sa réunion de de crise il y a un instant. Mais on se posait la question, il y a bien la Civise qui avait fait un rapport et on se souvient qu'elle avait été créée cette civise à l'issue de beaucoup de révélations sur des violences sexuelles qui avaient été commises sur des enfants, sur des mineurs. Qu'est-ce qu'il devient ce rapport ? rien ce rapport d'une part un certain nombre de propositions ont quand même été retenues.
Certaines existaient déjà quand je vous entends je me dis je me suis dit et en vous entendant je me dis mais vous voulez tout réformer mais il y a des choses qui fonctionnent il y a des il y a des actions, il y a des programmes qui fonctionnent qui recueillent la parole de l'enfant qui accompagne les enfants victimes. Pourquoi on entend si peu les professionnels qui sont au quotidien, en pédiatrie, en tant qu'enquêteur et cetera hein ? Ils travaillent et ils ont ils sont dans des structures où on accueille, on recueille la parole des enfants et qui dossier qui et recueil de la parole qui permet d'aller jusqu'à l'ouverture d'une instruction et après au procès avec un enregistrement de la parole de l'enfant.
Je pense que vous avez raison quand vous dites on n pas le temps, en même temps, il faut pas de précipitation mais je pense qu'il faut aussi partir de ce qui fonctionne et il faut reconnaître que depuis des années hein, il y a eu des mesures de prise. Après pour nous en tous les cas et pour moi avec l'expérience aujourd'hui que j'ai le drame qui fait que des enfants sont malmenés, ils ne sont pas protégés, pas repérés, parfois meurent, c'est le travail en silo. Et vous le dites vous-même dans votre débat, vous parlez que de la justice, mais que faites-vous de la santé ?
H que faites-vous du social ? Que faites-vous de l'éducation nationale ? Que faites-vous du sport ?
Si on ne travaille pas tous ensemble, nous ne protègerons pas les enfants et nous ne ferons pas nous n'éviterons pas ces drames. En même temps, ce drame malheureusement aussi insupportable soit-il, hein, c'est un à deux enfants qui meurent par semaine sous les coups. Sous les coups.
Un à deux enfants qui meurent par semaine sous les coups. Il faut pas l'oublier. C'est des dizaines et dizaines d'enfants qui sont agressés sexuellement chaque jour.
Martine Bro globale, il faut une politique globale de toutes les formes de maltraitance et pour ça, il faut un pôle. Comme il y a un pôle de lutte contre le terrorisme, comme il y a un pôle de lutte contre le narcotrafic, il faut un pôle contre les crimes et délits commis à l'encontre des enfants. H la même priorité.
Oui, la même priorité. J'entends ce que vous dites. N'empêche que vous dites qu'il y a des gens qui fonctionnent bien.
C'est c'est quand même assez stupéfiant. Qu'est-ce qui s'est passé dans le sud-ouest ? entre Toulouse, ces petites bourgades de lecture de Florence Hoche parce que ce prédateur sévi de nombreuses fois hein.
Il y a eu j'ai entendu entre les signalements les plaintes d'hiver, il y en a eu près de neuf. Donc ça ça veut dire que ce système est moins performant. Euh et puis moi, je découvre un peu comme beaucoup de journalistes que euh autour de des structures de protection d'enfance, il y a aussi parfois des problèmes.
J'ai découvert le périscolaire à Paris et les accusations qui ont été, je me rends compte que finalement dans les structures mêmes qui portent ce qu'il y a de plus sanctuarisé, de plus précieux qui est la protection de nos enfants en particulier d'enfants fragiles, d'enfants fragiles, il y a même le verre et dans le fruit puisque dans ces structures de protection des enfants, dans les écoles à la SE ailleurs, il y a des prédateurs. C'est quand même, je me dis quand même que le système n'est pas tout à fait optimum. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il mériterait d'être un tantinet repensé, revisité.
Mais on ne peut que partager ce que vous êtes en train de dire. Mais il manque quelque chose dans votre intervention, c'est la prise en charge des auteurs. Car il faut pas oublier qu'une majorité des auteurs qui arrivent à qui commettent un trait le drame sont souvent des récidivistes.
Donc il est important la prévention des auteurs. Qui connaît le numéro stop pour aider une personne qui est attirée par un enfant ou qui appelle au secours ou dans une famille où on a repéré qui connaît ? On a le 119 pour l'enfance maltraité, mais il y a aussi un numéro pour les auteurs.
Qui le connaît ? Quels sont les médias qui le communique régulièrement ? Qui parle des auteurs ?
Parce que les auteurs et bien ce ne sont pas des monstres, ils commettent des actes monstrueux mais il faut faire avoir une politique car la prévention ne passera que par une prise en charge des auteurs. Repérage avant le passage à l'acte et ensuite qui c'est l'appel parce que mais mais Martine Brousse, avez-vous écouté le avez-vous écouté la conférence de presse tout à l'heure de de cette maman ? Alors peut-être qu'elle connaissait pas cette maman le numéro de téléphone de stop, mais elle connaissait le numéro de la gendarmerie.
Elle avait fait faire en sorte que sa fille qui a été violée une dizaine de fois par Jérôme Barella et bien soit vu par des experts psychiatriques qui l'ont vu par des gynécologues, par des médecins. Il y a eu des expertises qui ont été menées. Elle a appelé, elle a fait tout ce qu'il fallait auprès de la justice, porter plainte bien évidemment contre cet homme nommément nommément.
Elle a appelé les gendarmes de sa commune. Voilà. Et lui tout au long de ses mois et de ses mois n'a jamais été entendu.
Donc qu'elle avait peut-être pas le numéro de stop mais avait le numéro des gendarmeries, des parquets, des magistrats et cetera. Ça devrait suffire normalement. Et bien ça n'a pas suffi.
Me faites pas dire ce que j'ai pas dit. Ne faites pas dire ce que j'ai pas dit. Je ne parle pas spécifiquement de ce drame, je parle en général parce que si on ne se focalise sur un drame, de toute façon hein, les autres vont rester à l'extérieur.
Pour moi, moi ce combat qu'on mène nous depuis des années, hein, nous sommes à l'origine des unités d'accueil pédiatrique enfant en danger, hein, où on recueille la parole des enfants, où les professionnels travaillent ensemble, on croise des regards, gendarme, psychiatre, psychologue, pédiatre, hein, depuis plus près de 30 ans maintenant, hein, quelles sont les télévisions qu'on fait qu'on montrait que ça existait ? Moi, moi je pense qu'à un moment donné, on peut tout critiquer. Je serai la première.
Je ça fait des décennies que je me bats hein et que je me bats avec d'autres d'autres associations, la voix de l'enfant, l'enfant bleu, enfant ses partages et autres. Mais acceptons qu'il faut prendre l'enfant dans sa globalité. Il faut se mettre à la hauteur d'enfant.
Il faut que les professionnels aillent à l'enfant, hein. Et il faut que lorsqu'une maman C'est vrai que c'est un dysfonctionnement total ce qui s'est passé. H Ah, on a perdu Martin BR, c'est un dysfonctionnement total.
Mais à côté de ça, il faut qu'on épargne d'autres enfants. Et pour épargner d'autres enfants, il faut qu'on accepte de chercher ensemble, de reconnaître et de toute façon, c'est ensemble qu'on apport des réponses. Bon Isabelle s'apportage, j'entends ce que vous dites Martine Bro, mais monsieur vous savez euh moi j'ai fait énormément d'émissions autrefois sur RMC et sur LCI sur ces sujets-là et je sais pas si j'ai diffusé le numéro de stop mais on en a beaucoup diffusé des numéros quand même.
Je suis pas certain d'ailleurs que tous les Français les écrivent tout. Voilà. Mais bon, on essaie de faire ce qu'on peut et on fait souvent.
Isabelle Saporta, moi je trouve que la parole de de cette femme est très intéressante et on voit bien que c'est quelqu'un qui a combattu toute sa vie et qui a ça au cœur. Mais là, vous voyez là, c'est typiquement la France. Chacun en fait défend son intériorité sur la question, défend finalement sa chapelle.
Alors, j'entends que madame et a fait énormément de choses. On s'en réjouit mais au fond, au nom de "J'ai fait énormément de choses, personne d'autre n'a le droit à la parole, ni la mère de cette victime, ni les autres mères, ni personne." Au nom effectivement de la justice qui parle une langue qui est différente de la nôtre, qui est celle du droit.
Effectivement euh vous avez raison, nous sommes des ploues parce que nous ne parlons pas cette langue. Euh en fait, on devrait se taire et on est sommé de se taire euh face aux députés, on est au qui eux font la loi, on est aussi sommet de se terre. Et là, il y a un moment où au fond chacun va devoir se sublimer penser plus grand que lui-même en se disant en fait c'est un débat national dont nous ne sommes pas forcément des spécialistes effectivement mais par contre nous sommes tous père ou mère de famille et nous avons tous un projet commun pour ce pays et à ce moment-là penser plus grand que nous-mêmes et se dire est-ce que on peut se mettre autour de la table avec les spécialistes comme madame qui connaissent très bien effectivement leur métier avec les juges, avec les avocats, avec les députés et que peut-être Peut-être au fond, chacun a quelque chose à dire sans être tout de suite taxé d'être le roi des imbéciles et de ne rien y connaître.
Parce qu'au fond, se faire taxer d'être le roi des imbéciles et de ne rien y connaître, alors peut-être que nous sommes les rois des imbéciles et que nous n'y connaissons rien. Il se trouve que malgré tout, ce sont parfois les enfants des rois des imbéciles qui n'y connaissent rien, qui sont violés et assassinés. Donc rien que pour ça, on a aussi le droit à la parole.
Nous sommes rejoints, merci Isabelle par Raphaël Maillochon. Raphaël, vous êtes journaliste police justice ici à LCI. Euh vous avez regardé cette conférence de presse euh j'ai dit tout à l'heure que c'était c'était une gifre.
Quel est qu'est-ce que vous en retenez vous ? Comment vous l'avez perçu cette conférence de presse de encore une fois de la la maman de Rosa, cette petite fille qui avait été violée une dizaine de fois par ce prédateur dont il est question, l'assassin présumé de de Liana et de ce de ce barreau de ce ténor pardon du barreau qui est maître de buisson qui a été très dur hein. Oui. d'abord du de la dignité du courage pour la cette maman que nous avons entendu longuement de parler à visage découvert de raconter aussi tout ce qu'elle a vécu, tout ce qu'elle a enduré et puis aussi de de raconter ce que sa petite fille lui dit si elle un enfant plus tard elle souhaite l'appeler Liana.
Voilà ce qu'elle a ce qu'elle a confié également. Et puis de la part de maître de maître de buisson, ce qui est intéressant, c'est de voir à la fois l'avocat qui dans un début, ce qui ressemble clairement à un début de plaidoirie, attaque frontalement l'État au-delà de la plainte qui est déposée. Il va attaquer frontalement l'État.
On l'a entendu s'attaquer au garde des saau gér d'Armanin également. Il a eu un mot pour le président de la République qui dit "On ne peut pas balayer comme ça en disant que c'est une ce n'est pas une question de budget parce que pour cet avocat ça l'est aussi. C'était très intéressant de les écouter tous les deux.
Il était aussi dans son rôle très clairement de soutien envers sa cliente qui parfois n'avait pas forcément les mots adéquats euh parce que le français n'est pas sa langue maternelle, mais également sous le coup de l'émotion, on peut on peut tout à fait la comprendre. Et puis ces attaques qu'on n pas habitué à entendre sur il a dit des des des fonctionnaires fénéants. Il a il a parlé de fonctionnaires paresseux, des enquêteurs paresseux, partisans du moindre effort.
Moi, j'ai rarement entendu avocats aller sur ce terrainlà parce que travaille tous les jours avec des policiers, des magistrats. Bon, il a loué par ailleurs le talent et l'expertise d'autres professionnels mais il dit il y en a qui fichent rien. Oui, c'est dans le champ sémantique était assez effectivement étonnant. d'entendre et bien ces mots-là assez forts, euh ces mots à la fois et aux parce que il y avait véritablement dans cette conférence de presse de cet avocat une volonté de s'attaquer à l'état certes mais aussi au dysfonctionnement, il le dit, il utilise ce mot dysfonctionnement du service public. il y a ces plaintes qui ont été déposées et puis il fait quand même la distinction entre les procureurs, les magistrats, les policiers ou les gendarme qui travaillent avec intégrité, avec soin dans le traitement de toutes ces plaintes.
Je rappelle le flux quasiment 70000 plaintes sont déposées par an pour ces affaires-là. Et puis de l'autre côté des personnes qui visiblement, je rappelle qu'il y a des enquêtes administratives qui sont en cours confié à l'inspection de la justice et de la gendarmerie nationale avec des personnes, des fonctionnaires, des militaires parce que les les gendarmes sont des militaires et bien qui selon cet avocat ne font pas consciencieusement leur travail là des mots très durs envers ces personnes. Je vais vous dire merci beaucoup.
Merci en tout cas. Merci Martine Bro, merci maître d'avoir été avec avec nous pour parler de cette conférence de presse extrêmement forte. Encore une fois, c'était en tout début d'après-midi.
Vous restez avec nous puisque Marianne Mélie, il revient longuement dans LC direct. Vous n'oubliez pas notre émission spéciale à partir de 21h [musique] et ces français croient-ils encore en cette justice toute la journée ? Vous pouvez poser vos questions grâce [musique] à ce QR code.
Excellente après-midi à tous. [musique]
Gérald Darmanin