Nouvelle flotille vers Gaza : "Rima Hassan fait d'abord ça pour sa propre image" (Yonathan Arfi)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous avez dit "je refuse qu'en France les juifs aient à choisir entre leur identité et leur sécurité". On en est arrivé là aujourd'hui ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Votre réaction à la polémique autour du chanteur Amir ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Rima Hassan annonce un nouveau bateau humanitaire pour Gaza. C'est pour la population ou pour sa propre image ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous dites que Jean-Luc Mélenchon traite tous ses critiques d'extrême droite. Pourquoi ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Votre formule "Dominique de Villepin est devenu un Mélenchon des beaux quartiers" ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jonathan ArfiFait
« Boycotter Amir, c'est pas boycotter Israël, c'est d'abord boycotter la France et boycotter la paix. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Enfin, il est 7h12. Votre invité ce matin Alexandre Lemire, c'est Jonathan Harfi, le président du CRIF, le conseil représentatif des institution juives de France. Bonjour Jonathan Arpi.
Bonjour. Beaucoup de questions d'actualité sur lesquelles j'aimerais vous faire réagir ce matin sur Europe. Je voudrais d'abord revenir sur ces mots très forts que vous avez eu dans votre discours il y a tout juste une semaine au 39e dîner annuel du CRIF en présence du Premier ministre François Baou.
Vous avez dit Jonathan Arfi, je refuse qu'en France les juifs aient à choisir entre leur identité et leur sécurité. On en est arrivé là aujourd'hui. Oui, on en est là parce que faut imaginer ce que sont les doutes des familles juives lorsqu'il s'agit de laisser sortir les enfants avec une étoile de David autour du cou, lorsqu'il s'agit de se promener avec une qui sur la tête, avec un signe qui permet de les identifier comme juifs euh non seulement dans des quartiers difficiles, mais aussi malheureusement dans beaucoup de quartiers de notre pays maintenant.
Euh c'est ça la réalité des questions auxquelles font face les juifs de France. Faut-il cacher le fait d'être juif pour pouvoir vivre sereinement dans notre pays ? C'est ça les la difficulté du moment et en particulier depuis le 7 octobre parce que il y a eu une libération du des discours de stigmatisation des juifs mais aussi malheureusement des passages à l'acte.
Alors à cette question là, j'espère qu'évidemment on sera capable de répondre que non et que on peut être librement juif en France. Mais oui, il y a aujourd'hui des doutes qu'il n'y avait pas avant. Donc l'antisémitisme reste effectivement depuis le 7 octobre 2023 à un niveau très très élevé.
Jonathan Arfi, vous avez appelé le premier ministre François Bairou à redonner aux français juifs confiance dans l'avenir parce que vous l'avez perdu cette confiance parce que il y a Oui, il y a des doutes, il y a des questions qu'on pensait réserver au passé euh qui imaginaient que les Français juifs s'interrogeraient sur leur capacité à ce que leurs enfants vivent en France. Nous avons aujourd'hui des familles qui ont le sentiment que leurs enfants ne pourront pas grandir en tant que juif dans la société française. Ça n'est pas acceptable parce que c'est une défaite pour tous les Français.
Euh le fait que des juifs doutent de euh leur capacité à vivre dans ce pays, et bien c'est d'abord le signe du fait que euh notre pays euh est dans une forme de faillite démocratique. Euh et ça c'est quelque chose qui est inacceptable, qui menace qui menace tous les Français que la communauté juive de France est la première d'Europe. C'est la communauté effectivement la plus nombreuse en Europe, 5 600000 personnes sans doute, un peu moins de 1 % de la population française.
Et c'est toujours été un symptôme, c'est que quand la condition des juifs se dégrade dans une société, c'est toujours le le signe d'une société malade, d'une société qui perd ses ses valeurs démocratiques fondamentales. Donc on est on en est aujourd'hui là et je crois que notre responsabilité, c'est de tirer la la sonnette d'alarme sur cette question. C'était le sens de mon discours la semaine dernière.
Jonathan Arfi, vous avez entendu cette polémique entretenue par la CGT, par des élus qui s'opposent euh à la venue du chanteur Amir. On rappelle qu'il est franco-israélien, qu'il a été révélé notamment comme finaliste de The Voice, c'était en en 2014. la fin de ce mois là, c'est 25 et 26 juillet, il est notamment à l'affiche d'un festival à Gardane dans les bouches du Rôe.
On y voit la CGT ainsi que des élus d'opposition lui reprocher d'avoir servi dans l'armée israélienne ainsi que sa complaisance pour les citer avec la guerre en cours à Gaza. Votre votre réaction, on est dans l'amalgame là. Leur réaction est un scandale.
D'abord parce que boycotter Amir, c'est pas boycotter Israël, c'est d'abord boycotter la France et boycotter la paix. France parce que Amir a été le représentant de notre pays à l'Eurovision. C'est un grand chanteur français et je veux lui exprimer ce matin mon soutien comme je crois beaucoup de gens en France qui qui ne comprennent pas et n'acceptent pas cette polémique et puis c'est boycotter la paix parce que c'est quelqu'un qui a toujours été très engagé sur les questions de coexistence.
Donc je crois que ça démoigne d'abord d'une approche idéologique scandaleuse de la CGT une fois de plus qui a choisi de faire de la question de de Gaza. Et bien une question pour diviser les Français. euh d'en faire aussi malheureusement une manière d'hystériser le débat public.
Je ne l'accepte pas et je souhaite que nous soyons nombreux dans notre pays à apporter notre soutien à tous ceux qui seront visés par ces campagnes de haine comme Amir aujourd'hui. Rimassan annonce qu'un nouveau bateau humanitaire de la flottie de la liberté va partir dans quelques jours pour Gaza. Alors on se souvient que sa première tentative il y a un mois c'était soldé par euh euh son arrestation par Israël au large de Gaza qu'elle avait mise en scène pour la population de Gaza.
C'est c'est pour la population de Gaza qu'elle fait cela ou pour sa propre image cette eurodéputé insoumise ? effectivement pour sa propre campagne de communication, nous le savons, et les mêmes causes produiront les mêmes effets. Vraisemblablement, elle ne pourra pas accéder à Gaza.
Vraisemblablement, elle elle choisira de se victimiser puisque ces campagnes n'ont que cet objectif. Mais surtout, moi ce qui ne me gêne davantage que ça, c'est au fond l'instrumentalisation des populations civiles de Gaza, l'instrumentalisation de leur détresse par quelqu'un qui prétend les soutenir. Euh je crois que aujourd'hui je crois qu'aujourd'hui une partie de ceux qui se saisissent euh qui brandissent la cause palestinienne de manière aussi caricaturale se servent des Palestiniens pour leurs propres intérêts, pour leur propre communication politique comme si c'était une chair à canon électorale.
Et bien c'est ça n'est pas acceptable. La cause palestinienne si j'ose dire mérite mieux que Rima Hassan. Je reviens à votre intervention au dîner du CRIF.
Jonathan Arfi. Vous en êtes pris à la fois à à deux personnalités politiques de premier plan, Jean-Luc Mélenchon et et à Dominique de Villepin. Sur le leader des insoumis.
D'abord, vous dites pour lui, nous sommes tous d'extrême droite. Cette extrême droite dont il est devenu le plus puissant carburant dans les urnes. Oui.
Euh pour Jean-Luc Mélenchon, effectivement tous ceux qui sont dans la critique de LFI sont d'extrême droite à ses yeux. C'est son argument massu celui par lequel il souhaite faire terre toutes les critiques. C'est l'argument qu'il renvoie sans cesse au CRIF.
Alors que d'ailleurs vous connaissez les positions du du CRIF sur sur l'extrême droit. Donc on est pas soupçonnable de ce point de vue-là. Et je crois que ça traduit surtout la confusion idéologique qu'il veut entretenir.
Il veut polariser la société française. Il veut l'histériser parce que il pense que ça n'est que dans cette polarisation qu'il trouvera son sa place et qu'il a une chance d'accéder au deuxème tour de l'élection présidentielle. C'est ça l'objectif de de Jean-Luc Mélenchamp.
Tout le reste ne l'intéresse pas. Vous avez dénoncé aussi vous dénoncez l'attitude de Dominique de Villepard. Vous avez cette formule marquante quand même.
Vous dites "Il est devenu un mélancon des beaux quartiers." Dominique de Villepin. Tout à fait parce qu'il a effectivement avec Jean-Luc Mélenchon beaucoup de points en commun, beaucoup plus que ceux qu'il veut bien assumer.
D'abord, je rappelle sa visite pour le moins incongru à la fête de l'humanité l'an dernier où il a été accueilli comme une rockstar. euh surprenant pour quelqu'un qui avait été euh l'homme du CPE qui euh qui euh vient de la de la droite française. Donc on a quand même euh des euh ambivalences idéologiques chez Domic de Vilpin extrêmement fortes.
Il y a pour lui euh euh chez Domic de Vilpin également une servilité vis-à-vis d' d'un certain nombre de régimes autoritaires de pétromarchie. Je pense au Qatar bien sûr, mais pas seulement. Et puis il y a une forme d'intransigence absolue euh vis-à-vis de des démocraties à commencer par Israël que l'on retrouve évidemment aussi chez chez Jean-Luc Mélenchon.
Au-delà de ça, euh évidemment les formes sont différentes. Il y a chez Dominique de Villepin une forme de populisme mondin dans l'expression euh de grande élégance dans la forme mais qui ne traduit pas pour autant euh davantage de euh je dirais de euh de de sur le sur le fond quelque chose de différent de de ce que fait Jean-Luc Mélenchon. D'où la formule effectivement de Mélenchon des beaux quartiers.
Merci Jonathan Arfi. Merci à vous. Président du CRIF, le conseil représentatif des institutions juives de France sur Europe.
Merci à vous. Yeah.
Rima Hassan