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interviewSud Radio (sur YouTube)· 6 février 2026 22 min

Les patients français sont-ils des enfants gâtés ? Débat Amaury Brelet x Alexandre Ouizille (PS)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Maxime Liedo 0826 300 pour participer à la discussion. Je suis ravi d'accueillir et ils viennent d'entrer à instant dans ce studio en réalité à Amoribrelet, rédacteur en chef de valeurs actuelles.

Merci beaucoup mon ch d'être là et le valeur de la semaine qu'on peut retrouver en kiosque et sur le site internet c'est walisme les entreprises qui se rebifent. Et bonjour Alexandre. Bonjour Maxime, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Vous êtes porte-parole du Parti socialiste et sénateur de Loise. Bon, on va dire c'était la petite blague à l'instant en effet que le Sénat, on va dire que c'est quoi sur le budget, les sénateurs se rebifent puisque apparemment c'est le mot un peu à la mode. Voilà, un peu de un peu de révolution.

Si vous êtes dans ce studio, messieurs, c'est pour évoquer ce sujet qui nous préoccupe et qui occupe également le standard depuis 9h concernant la consommation du soin, de la santé. D'une certaine manière en France et lieu à un rapport, vous l'avez parcouru, voire vous l'avez totalement lu et suré, c'est celui de l'Institut Montigne qui explique que les Français sont dans une logique de confort et de confort de l'irresponsabilité concernant les soins de santé. Il propose plusieurs éléments.

Le premier étant d'indiquer notamment à la pharmacie, aux soins combien ça coûte réellement. Première décision. Deuxième décision, c'est aussi de faire le nettoyage aussi parmi les fonctionnaires dans les différentes strates administratives qui plombent parfois, on va dire, la machine santé en France et de dire qu'il faut revenir parfois ce qu'on peut trouver dans le privé avec des fonctionnaires performants, d'autres ils sont moins.

Donc on va débattre de tout cela avec vous et avec vous les auditeurs 0826 300, on ne vous lâche pas. Je commence par vous monsieur le sénateur. Porte-parole également du Parti socialiste Alexandreille.

Comment vous regardez vous ce débat ? Parce que en effet, c'est la question qu'on pose. Les patients français sont des enfants gâtés concernant les soins en France.

Vous avez commencé en disant il faudrait prendre exemple sur le privé pour que ce soit plus performant. Vous savez qu'en matière de santé, il y a rien de pire en fait que le privé. C'estàd que c'est c'est pas performant du tout.

C'est même une catastrophe. Vous avez un institut canadien en 2025 qui a fait une analyse sur 25 pays différents et qui a regardé l'efficacité, c'est-à-dire a regarder le taux de mortalité, l'espérance de vie, la mortalité infantile, la mortalité matérielle, bref tous les indicateurs et les coûts. Il se trouve que lorsque le plus le système est privé, plus il coûte cher et moins il est performant.

Le système français, je vous donne un exemple pour qu'on ait les les ordres de grand en tête, la santé, on y consacre 12,5 % de notre PIB. Aux États-Unis, c'est plus de 17 %. un français, il va dépenser 4600 € en moyenne parce a des gens qui sont très malades et qui évidemment dépensent beaucoup plus et aux États-Unis c'est 6700 €.

Vous avez besoin d'un d'un antidiabétique. En France ça va être 90 €. Aux US ça va être 10 fois le prix 900 €.

Donc vous vous rendez compte que l'idée de dire que le système public français de santé c'est un trésor national. En fait ce qu'on s'est promis en 45 de se payer la santé aux uns et aux autres ça fonctionne et ça permet d'avoir une espérance de vie élevée. Je vous donne un dernier chiffre parce que je trouve qu'il est extrêmement parlant.

En 1939, l'espérance de vie aux États-Unis était de 7 ans supérieure à celle de la France. Aujourd'hui, avec notre CQ, elle est de 7 ans supérieur à celle des Américains. Bref, les amis, moi je le dis aux auditeurs, on peut toujours aller regarder dans le détail et il le faut parce qu'il faut toujours être plus efficace.

Mais d'abord commençons par dire général est à conserver, commençons par dire vive la sécrète que vous avez que vous avez évoqué de dire une proposition notamment. On y reviendra au fur et à mesure du temps. Les laissons pour l'instant la discussion un peu se faire avec les auditeurs et naturellement on reviendra à à ce débat là.

Alexandre Amori Brolet sur ce sujet et le rapport de l'Institut montagne. Al il est vrai que le système de santé français est une exception quasiment d'ailleurs à l'échelle mondiale. On se demande d'ailleurs pourquoi les autres pays, nos voisins et autres, ne nous imitent pas, ne font pas dans la socialisation totale de de la santé des des Français.

C'est bien là malheureusement que que le Babless et le rapport de l'Institut Montigne le rappelle le soulligne. Oui, notre système de santé est socialisé, étatisé. Malheureusement, il encourage l'irresponsabilité en faisant croire à beaucoup que finalement la santé, les soins sont gratuits, qu'il suffit de se présenter chez son médecin et à l'hôpital pour se faire soigner gratuitement, que tout cela est payé par de l'argent magique qui n'existe pas.

D'ailleurs, on voit bien les le déficit euh de la SQ depuis des années, plus de 20 milliards et qui continue malheureusement à se creuser. Donc oui, il faut prendre des mesures pour responsabiliser évidemment euh les patients, euh les malades, leur faire comprendre qu'ils doivent payer euh de leur poche aussi euh pour se responsabiliser et arrêter de profiter pour beaucoup du système. Donc, il faut engager ces mesures courageuses.

Malheureusement que tous les présidents depuis plus de 30 ans n'ont pas mis en œuvre. 0826 300. Est-ce que les patients français sont en réalité des des enfants gâtés ?

Vous avez la parole auditeur de Sud Radio et surtout venez participer à la conversation. C'est fait pour ça. 0826 300 300 300 Alexandre Wiz ce que soulligne aussi Amoré Bourlet, c'est parfois, je dis bien parfois, il n'est pas ici question de remettre en cause les malades les plus graves et les maladies qui peuvent vraiment nous diminuer et heureusement qu'il y a des traitements pour ça.

Mais cette idée peut-être plus largement en France d'ailleurs qu'il existe un argent magique. C'est-à-dire que dans le rapport et on l'a entendu aussi ce matin en standard, il y a l'idée que la carte vitale en fait c'est une sorte de carte avec fond limité quoi. On la donne, on a rien à payer et on a la sensation d'avoir accès à ce monde magique des boîtes de médicaments et des traitements en France qui peut poser problème.

Parfois ce que je trouve incroyable, c'est que j'ai donné tout un tas de fait auquel vous avez absolument pas répondu. Vous vous êtes dit bon allez, je vais je vais faire mon petit layus bien sur il faut que les Français payent. En fait, les Français payent, ils payent des cotisations sociales.

En fait, c'est un système que nous payons à nous-même. La sécurité sociale, c'est un système qui nous protège. C'estd que quand nous sommes en bonne santé, nous sommes contributeur net.

Quand nous sommes en mauvaise santé, lorsque nous avons une affection longue durée, ben évidemment nous sommes bénéficiaires. Moi, je suis par exemple pour vous dire parce que je suis pas fermé à toutes les propositions. Quand je lis dans le rapport, j'ai vu que j'avais des camarades et des amis à gauche qui disaient "C'est pas normal, c'est un scandale de dire combien ça coûte." Bah moi je vais vous dire, moi je trouve ça pas si mal de dire combien ça coûte.

Je vous explique pourquoi. D'abord un, parce que on dit souvent où passe l'argent. Les gens, ils vont le voir où passe l'argent.

Ils passent dans leur santé. Donc quand on dit où passe l'argent, l'État, au moins on le sait. Deuxième point, je vous raconte une anecdote personnelle.

Moi, j'ai été victime d'un accident de la circulation. Un type est passé au rouge, il m'a renversé. C'était il y a 10 ans.

J'ai passé 6 mois en tout à l'hôpital, un mois à l'été avec en plus des soins assez longs, de plusieurs opérations et puis 6 mois en hôpital 2 jours et cetera. J'ai voulu savoir combien ça coûtait, j'ai vu combien ça coûtait. Qu'est-ce que je me suis sorti en sortant de là ?

Je me suis dit quoi ? Mais vive la France, vive la sécurité sociale, vive ce modèle incroyable où on a mis et je et c'est là où je reboucla avec ce que vous disiez. On a mis la santé hors marché.

C'est un choix de société de se dire que on s'est promis en 45 après la guerre que la santé elle était pas dans le périmètre de ce qui était dans le marché. Donc c'est ça l'acte fondamental. Après sur l'efficacité, est-ce qu'il faut faire de la régulation médicale pour être meilleur avec les grands industriels ?

Est-ce queil faut faire la grande sécu ? On pourra en reparler. La grande séc les les complémentaires santé, il y a des coûts de gestion qui sont très élevés alors que la SQ a des coûts de gestion très très faible. 4 % 25 % chez la complémentaire.

Si on faisait la grande sécurait économiser 6 milliards d'euros. C'est bon pour les entreprises qui auraient moins de gestion des contrats de collectif. C'est bon pour les Français qui auraient une SQ qui leur coûterait moins cher et donc participerait à la réduction à un certain nombre de déficit.

Mais vous voyez, il faut absolument pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Et quand je vois d'ailleurs les systèmes étrangers que vous enfin je vous sais très admirateur je vous très admirateur de Trump, on en avait déjà discuté dans une autre dans autre débat. Alors connaît c'est beaucoup de nuan à ma paroup dans le dernier débat mais j'aimerais qu'on revienne aussi sur ce qui se passe en ce moment aux États-Unis.

On y reviendra. Mais alors sur les attaques auxquelles vous devez répondre que vous n'avez pas encore prononcé à Mor, moi je vais pas me lancer dans une description du système de santé américain sur lequel il aurait beaucoup à dire, sachant que une écrasante majorité de ceux qui ne sont pas assurés sont des jeunes et qui le font par choix. Euh ceci dit, vous parliez des des charges sociales.

Oui, le problème c'est qu'en France les cotisations sociales. Malheureusement, tout cela pèse lourdement aussi sur le coût de fonctionnement des des entreprises et sur leur capacité à investir, à innover sur la compétitivité de l'entreprise France. Donc il faut aussi malheureusement le le souligner.

Je suis désolé mais beaucoup de Français ont le sentiment que l'hôpital c'est gratuit, c'est le guichet, on y va, on se présente, on se fait soigner, c'est les autres qui payent parce que c'est toujours malheureusement le sentiment franco-français que c'est l'autre qui doit payer à sa place. Et un dernier exemple, l'AME, encore une exception, c'est-à-dire un système de soin pour les étrangers clandestins. Aucun pays au monde n'a mis en place ce système qui pèse plus d'un milliard d'euros par an. de mots quand même franchement deux mots de réponse.

Juste imaginez vous avez déjà été aux urgences, vous imaginez que les gens les gens vont par plaisir, vous savez, ils vont ils vont se mettre les 5 heur aux urgences parce que ça leur fait plaisir et ils vont à l'hôpital pour se faire plaisir. Tout ça pour moi, j'ai fait 50 de médecine avant de faire du journalisme. J'ai fait des gardes pendant des heures, pendant des mois aux urgences.

J'ai vu ce qui s passait. J'ai vu ce qui s'est passé. C'est un guichet.

Oui. Les gens se croient à l'hôtel. Absolument.

Les gens se croient à l'hôtel. et il vous écoutan on poursuivra la conversation surtout qu'il y a il y a aussi c'est la question qui nous animera après une courte page de pa et le passage de de pub et pas de paume et le passage de Pascal au standard c'est autre chose encore. Non non mais et on viendra aussi sur tout ce qu'on paye.

Est-ce que le système de soins est à la hauteur aussi sur les urgences ? Je pense qu'il y aurait beaucoup de choses à dire et ça va nous animer dans la deuxème partie du débat 0826 300. Bonjour Pascal.

Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous mon cher Pascal. Comment allez-vous ce matin ?

Compris ? Bien et vous-même ? Mais écoutez, merveilleux quand je vous ai au téléphone mon cher Pascal.

Comment vous regardez le débat qui est actuellement en cours dans ce studio ? Il me semble que le le problème est pris par le petit bout de la lorniette parce que il y a de grandes quand même des des choix politiques ont été pris qui qui provoque notre éc écroulement de santé et qui et qui cause son son écroulement financier. qui parle aujourd'hui à part le le rapporteur Prat h des 2 millions de de cartes vitales qui qui circulent et qui sont utilisées qui sont surpris par rapport à la à la population qui coûte évidemment qui parle des morts des morts dans les urgences. parz c l'instant euh de mémoire il y a 10 morts 10 morts depuis un an euh qui ont été enregistrés dans les urgences parce que les gens sont laissés à eux-mêmes.

Hm. Euh le le numérosclosus, je crois qu'il y a des médecins qui sont en ce moment chez vous. Le numéroosus, je pense que c'est une mesure qui est prise uniquement pour freiner l'offre et donc agir sur la demande.

Non mais ça c'est c'est ça fait partie en plus des dossiers régulièrement sur la table. D'ailleurs, il me semble qu'il a été supprimé hein depuis c'est ça. supprimé réformé le numérus claus.

Merci beaucoup mon cher Pascal d'avoir été avec nous en effet et on a bien compris votre lig mais en réalité il y a il y a des abus un peu partout. Peut-être essayons de nous en occuper avant d'essayer de faire des généralités sur le sur le système de de soins en France. Est-ce que les patients français sont des enfants gâtés ?

C'est la question peut-être légèrement provocatrice que l'on vous pose ce matin sur Sud Radio 0826 300. On est ensemble jusqu'à 9h jusqu'à 10h. On revient dans une poignée de seconde.

À tout de suite. Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Maxime Liedo 0826 300 toujours en compagnie d'Amori Brolet rédacteur en chef du côté de valeurs actuelles et l'bdomadaire cette semaine à retrouver en kiosque sur le site internet ou dans vos points de vente c'est Wism les entreprises qui se rebiifent et toujours avec Alexandre porte-parole du Parti socialiste mais également sénateur donc de gauche on l'aura compris le sujet qui nous préoccupe messieurs ce matin concerne la santé en France donc nos patients les patients et les soins. le système de santé qui coûte cher selon un rapport.

Il faudrait donc fidéliser d'une certaine manière, mais plus que fidéliser, pardonnez-moi, responsabiliser énormément de gens qui considèrent que la carte vitale est une sorte de de carte bancaire absolument sans limite. Est-ce que les patients français sont des enfants gâés ? 0826 300.

On ira voir Sandrine et Éric tout à l'heure. Une question quand même notamment à vous Alexandre tout à l'heure vous parliez des cotisations qu'on pay qui sont élevées en France. C'est vrai.

Vous parliez des urgences aussi. Est-ce qu'on doit être heureux que dans un pays comme la France ce soit et ça s'était passé ici sur cette antenne, on est par exemple de jeunes médecins d'une trentaine maximum quarantaine d'années qui nous disent alors que des deux patients étaient morts je crois que du côté de Rouan sur des brancards en plein milieu des couloirs qui disaient oui malheureusement c'est des choses qui peuvent arriver ici aux urgences quand on paye autant est-ce qu'on peut être content d'un tel système de de de santé qui ne fonctionne dans le fond pas très bien alors je je redis que le système de santé français produit une espérance de vie à tout limitée. Je c'est important de le dire.

Et après évidemment évidemment que ce qui se passe dans les urgences en ce moment n'est absolument pas normal. Évidemment qu'on a fait, je reprends ce que disait votre auditeur il y a quelques instants, qu'on a fait des erreurs collectives dans la conduite du pilotage du système de soin. Il a manqué de médecin en ville.

Du coup, les hôpitaux sont engorgés. Du coup, les urgences le sont et du coup, ça se passe mal aux urgences. En fait, c'est aussi ça l'arrêté.

Et puis et puis par ailleurs, notons qu'on est dans un moment de notre histoire collective où le vieillissement de la population fait que la demande de soins augmente. En fait, c'est un fait, c'est même pas que les qu' les gens sont méchants, c'est juste qu'ils vieillissent. Donc ils ont besoin de plus de soins.

Donc c'est pour ça que votre je comprends la provocation sur les enfants gâtés, mais quand on entend ça, on imagine les les gens chez eux en train de se faire des barres de doliprane et cetera. Enfin, je veux dire, les gens, ils prennent quand même la basse et que tu prends des médicaments quand tu es malade. C'est quand même le point départ. comme onentend parfois il y a des abus et et oui, il y a peut-être il y a ça existe ça existe des gens peut-être qui abusent mais enfin il y a des prescripteurs, c'est des gens responsables.

Les médecins vous disiez c'est des gens qui ont fait 12 13 14 ans d'études et puis en face il y a des gens qui qui n'aiment pas se se se gaver de médicaments. Enfin c'est quand même une vision du pays qui est terrifiante quoi. À Morib Brûet même si on est je crois l'un des premiers pays consommateurs en Europe de de médicaments notamment d'antidépresseur.

Donc malheureusement je crois qu'on est Oui. D'ailleurs sur la question on a un peu reculé ces dernières années. On peut s'en féliciter mais c'est vrai qu'on reste parmi on l'a reculé mais ça en dit long aussi cette consommation cette hyperconsommation de psychotrope ça en dit long sur l'état de dépression globale malheureusement du du pays.

Là où je suis d'accord vous avez raison c'est qu'il y a un grand défi pour les années à venir. Oui c'est une fois par émission après c'est comme les éclipses de lune. Pour l'état et nous gouvernant c'est de prendre la mesure du de la population qui vieillit des des des coûts de santé qui vont évidemment exploser en conséquence. du coup aussi de de nos seigniors qu'il faudra qu'il faudra évidemment prendre en charge de plus en plus nombreux et malheureusement là encore on ne voit le début d'une proposition nulle part alors qu'il s'agit d'un plan probablement à mettre en place sur une cinquantaine d'années pour pouvoir financer ça sujet d'un sujet très important que ça soit par le public ou le privé mais il y a un vrai sujet sur la table 0826 300 300 Bonjour Sandrine.

Oui bonjour à tous merci beaucoup d'être avec nous ma chère Sandrine. avant toute question, est-ce que ça va bien ? Ah, je vais très bien, je vous remercie vous-même.

Et ben, Sandrine, on vous écoute. Qu'est-ce que vous pensez du sujet qui nous occupe ? Mais écoutez, là, je je vous écoutais tout en préparant le déjeuner.

Euh, j'écoutais monsieur le sénateur. Je je me demande en vérité si s'il se rend compte un petit peu de ce qui se passe sur le terrain en vrai quoi. H monsieur monsieur le sénateur, ben écoutez, oui, j'ai entendu votre réponse.

Bien sûr, vous vous en rend vous en rendez compte, mais je suis pas certaine de ça en réalité. Je ne sais pas, je ne sais pas où vous vivez, mais nous ici dans le Cherche par exemple, les on a ils ont été obligés de de réguler les les entrées aux urgences parce que justement il faisaient de la bobologie parce que une gamine qui avait qui était un petit peu fatiguée parce que quelqu'un avait mal au dos parce que quelqu'un avait mal au genoux, on va chez chez un médecin généraliste. Le problème c'est que des généralistes nous ici dans les territoires, nous en avons plus.

H pour avoir un rendez-vous médical, ça ça prend la vie des rat. Pour avoir un rendez-vous à l'hôpital public, monsieur le sénateur, à l'hôpital public, c'est pas compliqué. Il y a 3 4 mois de délai pour avoir un gynécologue quand on est une nana, il y a 6 mois 8 mois de délai.

Ouais. Et quelquefois c'est et et très souvent c'est dramatique au bout des 8 mois parce que il y avait quelque chose et qu'on le sent quand on est une nana. Ouais.

Voyez ce que je veux dire ? Alors non, la santé n'est pas gratuite. Et et j'avais également aussi envie de vous dire, monsieur le sénateur, moi je suis fonctionnaire d'État, je suis fonctionnaire de la fonction publique hospitalière.

Mon employeur, l'État français ne me financ pas en mutuel. Même pas, mais même pas 10 € par mois, rien. Zéro.

H je paye pour moi tout seul 160 € de mutuel par mois, monsieur le sénateur. Hm. Mais c'est considérable.

Et vous gagnez, si je puis me permettre, ma chère Sandrine, vous gagnez combien ? 1800 € net. Il arrive sur mon compte 1800 € une fois que j'ai payé la mutuelle.

Ouais. Après, j'ai le loyer, l'électricité, ma voiture à rembourser, mon carburant à mettre parce que je travaille, je suis dans un département rural, je ne fais pas donc la voiture est responsable. Je n'ai pas le choix.

Ouais. Merci beaucoup Sandrine. Je vous propose d'écouter la réponse du sénateur qui naturellement va dialoguer avec vous.

Monsieur le sénateur Alexandre. Bien sûr. D'abord dire que je je partage le constat et tout à l'heure j'ai j'ai dit dans la discussion que le problème était qu'en effet, on avait plus de médecin en ville et que les gens allaient à l'hôpital. euh parce que en fait en ville, il n'avait pas de solution.

Donc qu'est-ce qu'on fait maintenant pour essayer de gérer cette cette situation ? Nous ce qu'on propose c'est de faire de la régulation sur l'installation des médecins. De dire que les médecins en ville peuvent pas être surreprésentés dans trois zones du pays pour le dire simplement. la région parisienne, la région de London et la côte d'Azur qu'on est obligé dans un moment de pénurie de faire de la régulation sur l'installation des médecins parce que le temps que le numéro pertus c'estàd la fin du numéros produit ses effets tout le monde pay les mê tout le monde paye les mêmes cotisations sociales dans ce pays.

La médecine est quand même très financée par le public. Il faut qu'on demande dans ce moment, c'est un de c'est vrai que c'est un effort qu'on demande aux médecins. Dans ce moment-là, il faut qu'on régule l'endroit où les médecins s'installent pour qu'il y ait des solution en ville comme le disait madame pour que les gens ne n'aillent pas à l'hôpital et ensuiteur ne soit pas en réalité la la porte de secours de Exactement.

Exactement. Parce que moi j'en veux pas aux parents qui quand leur enfant c'est cogné, ils savent pas ce qu'il a, ils ont peur. Moi j'ai été je suis jeune parent, j'ai été parfois aux urgences.

En effet, c'était pas grave à la fin mais je ne le savais pas et donc j'y ai quand même été parce que j'avais pas de solution sur le terrain et je suis dans une zone qui comme vous connaît de graves difficultés médicales. Ma chère Sandrine, vous avez eu la réponse du sénateur. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin au 0826 300 et bon courage donc pour votre travail ma chère Sandrine.

Amorie Brelet. Oui, le manque de médecin dans certaines spécialités ou même d'ailleurs de de médecins généralistes de plus en plus y compris dans les centres-villes, euh c'est la conséquence directe de ce numéroclosus qui n'a pas été euh malheureusement adapté euh au niveau à l'époque et ça fait 30 ans que ça dure. D'où la réforme, il a été transformé en numérus à Pertus qui est en fait bon une petite réforme, on l'a rendu un peu plus souple mais ça ne change pas le fond du problème.

On paye aussi malheureusement des décisions politiques qui ont été prises par le passé et qui ont lourdement endommagé le système. Je pense notamment puisque vous êtes sénateur socialiste aux 35 heur qui ont été mis en œuvre par un premier ministre socialiste et qui a foutu en l'air foutu en l'air, je pèse mes mots l'hôpital demander à n'importe quel soignant quelles ont été les conséquences des 35 he appliqué autoritairement à l'hôpital ça a été un drame. On en est quand même largement revenu, mais il faut aussi rappeler, souligner les erreurs passées commises par la gauche dans ce cas-là, mais aussi par la droite qui n'a absolument rien fait pour réformer le système.

Et je crois que notamment la droite, c'est la fameuse tarification à l'activité qui encore aujourd'hui, la fameuse T2A pose énormément de problèmes. Mais juste pardon parce que en fait aussi j'aimerais dire que c'est aussi parce qu'à un moment et je prends notre part hein de d'erreur, c'est parce qu'il y a aussi eu des gens qui été pénétrés de ces logiques de réduction par les coûts de tous les côtés que vous profittez par moment que on a qu'ils ont fait le numérus claus, ils se sont dit s'il y a moins de médecins, il y aura moins de la logique que vous que vous évoquez ce matin, s'il y a moins de médecins, il y aura moins de prescription et donc la sécur. Bah non, en fait, il y a des besoins médicaux et sociaux.

Il y a des besoins et je suis d'accord, je et je le partage avec vous. Je je suis rentré en discussion en disant qu'en effet c'est une erreur de de politique. Donc je suis totalement d'accord avec ça.

Mais voilà, aujourd'hui maintenant il faut avancer et je ne vous ai pas entendu sur la question de la liberté d'installation de mettre temporairement entre parenthèses ce point pour que les médecins pu être moi je suis pour une liberté totale d'installation de question d'imposer aux médecins qui ont fait qui ont fait 10 ans d'études et qui ont sacrifié une partie de leur vie vocation de leur imposer de s'installer n'importe où. situation de vous vous dites c'est pas grave s'il a des français qui acis ou j'ai bien compris l'idée que vous évoquez tout à l'heure très intéressant beaucoup de médecins vous expliquent qu'en réalité après autant de temps d'études c'est pas à eux après 10 13 12 ans parfois de d'aller sur certains médecins parce qu'ils ont payé ils ont été mal payés ils ont fait des heures, ils ont quand même tenu à bout de bras une partie du système de soins. C'est pas pour au bout de 10 ans aller se retrouver aussi honorable soit cette mission dans un désert médical.

C'est un choix aussi. Mais qu'on puisse Attendez juste une chose. Les médecins, les prescriptions qu'il qu'ils font, elles sont payées par des cotisation et une carte vitale que tout le monde se se paye.

Donc ils sont aussi dans un système collectif. H dans un système collectif. Et en les collecs, voilà.

Ben ça sera la définition pour un autre débat. C'est votre vision de la SQ. Bonne chance.

Bonne chance devant les Français. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin à Maelet. Merci.

Rédacteur en chef à valeurs actuell numéro walisme les entreprises qui se rebiifent en kiosque et sur le site internet. Merci beaucoup Alexandrei d'avoir été avec nous ce matin, porte-parole du Parti socialiste et sénateur également. Dans un instant, vous allez retrouver Valérie Expert qui reçoivent notamment avec Gill Gman, Philippe Candeloro et oui, c'est les geo d'hivers qui seront lancés de dans quelques heur du côté de Milan Cortina et avant puisque on est à quelques heures également du weekend et des vacances, ça tombe bien parce que Sud Radio vous offrez un séjour au Futuroscope.

C'est pas mal ça, Futuroscope pour quatre personnes. Vous avez le droit également au petit séjour à l'hôtel et petit déjeuner. En réalité on vous régale à Sud Radio, c'était tout.

Il fallait envoyer le mot sud au 718. Et je félicite Amandine de Peau donc qui remporte ce merveilleux cadeau. J'espère que vous allez pouvoir en profiter dans les plus brefs délais.

Ma chère Amandine, c'est votre c'est votre fidélité à Sud Radio tout simplement qui est récompensé. Merci beaucoup. Dans un instant, Valérie Expert, Régie Gman [musique] qui reçoit Philippe Candelo.