Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat· 17 juin 2024 42 min

Législatives : Que proposent-ils pour notre pouvoir d'achat ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

sens public édition spéciale consacrée aux élections législatives à moins de 2 semaines du prier tour on vous propose de décortiquer pendant ces deux semaines les programmes des principaux partis et on commence avec le pouvoir d'achat c'est toujours la première préoccupation des Français et c'est donc forcément un peu la surenchère des promesses Jonathan du priez il est la première préoccupation des Français le pouvoir d'achat alors en vue des législatives toutes les formations politiques se lance dans une surenchère de propositions la plupart très coûteuse et en attente de chiffrage précis à gauche le nouveau front populaire souhaite notamment bloquer les prix de l'énergie et des biens de première nécessité mais aussi augmenter le point d'indice des fonctionnaires de 10 % la mesure phare de la gauche reste la revalorisation du SMIC à 1600 € net par mois nous avons toujours proposé si vous consultez notre programme avec soins qu'il existe une caisse de péréquation entre les entreprises pour faire en sorte que la charge dû à l'augmentation du SMIC soit assumé par les grands groupes par les grandes multinationales et pas par les petites et les moyennes entrepris de son côté le RN compte rendre du pouvoir d'achat au français par une baisse de la TVA de 20 à 5,5 % sur le carburant l'électricité et le gaz le RN propose aussi d'augmenter les salaires de 10 % une mesure financée par une exonération de charges pour les entreprises la première mesure qu'on pe prendre tout de suite c'est ce les 10 % d'augmentation de salairire qu'on propose aux entreprises si vous augmentez de 10 % vos salariés et bien sur ces 10 % vous n'aurez pas le d'augmentation de des charges patronales le parti présidentiel vise quant à lui la classe moyenne Gabriel Atal a promis une baisse de 15 % des facture d'électricité dès l'hiver prochain et promet d'exonérer de frais de notaire les Primot accédants pour des propriétés en dessous de 250000 € le Premier ministre plaide aussi pour rehausser le plafond de la prime Macron de 3 à 10000 € et entend indexer les retraites sur l'inflation j'ai pris l'engagement si nous avons une majorité que les retraites seront systématiquement revaloriser avec l' l'inflation on est les seuls à pouvoir prendre cet engagement que ce soit extrême droite ou extrême gauche il propose le retour à la retraite à 60 ans qui coûte quasiment 100 milliards d'euros les républicains ne sont pas en reste et veulent eu aussi revaloriser les salaires des Français en réduisant notamment les cotisations sociales pour les salariés touchant moins de 4200 € nettement la droite reste toutefois divisée sur une éventuelle baisse des taxes sur l'électricité que propose-til pour notre pouvoir d'achat c'est le thème de notre débat on décortique les programmes avec audreé Goutard bonsoir bienvenue vous êtes grand reporter à France Télévision spécialiste des fait de société Sandra wabion bonsoir et bienvenue vous êtes directrice générale du créoc le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie anneesophie bonsoir et bienvenue vous êtes chef économiste de BDO France et enseignante d'économie à l'Universit était par rien Panthéon Sorbonne et Mathieu croissand éditorialiste politique évidemment est resté à mes côtés je vous propose un un un sondage on se doutait un peu du résultat mais c'est quand même très intéressant de voir que ça ne bouge pas beaucoup si on regarde les le pouvoir d'achat en tête des préoccupation des Français au moment de voter c'était juste avant les européennes sondage hipsos réalisé pour France Télévision et Public Sénat l CP Assemblée nationale le pouvoir d'achat en tête devant l'immigration la protection de l'environnement et notre santé AUD Goutard peut imaginer que ça ne va pas changer d'ici au au 30 juin est-ce que c'est devenu le premier carburant du rassemblement national clairement clairement et puis depuis 2022 he ce n'est pas nouveau et nous on le voit sur le terrain dans nos reportages on voit ces gens qui finalement ne disent pas qu'ils sont racistes ne disent pas qu'ils sont contre l'immigration ne disent pas mais disent on en peut plus on a besoin on a besoin de vivre dignement et cette impression de grand déclassement c'est ce qui ressort d'ailleurs sur la plupart des des enquêtes que l'on retrouve d'année en année depuis quelques temps ce sentiment que finalement nos parents vivaient mieux que nous-mêmes et que ce que l'on offre à nos enfants et en fait moins bien moins moins moins clairvoyant et moins d'avenir que que ce que nos parents nous ont offert et il faut savoir que finalement il y a un électeur sur deux à plus de 50 ans donc un électeur sur deux de plus de 50 ans ça veut dire qu'il a des enfants peut-être des petits enfants lui-même est encore salarié bref il est totalement concerné puis il se prend de plein fouet cette crise du travail et du fait que le travail finalement ne rapporte plus autant qu'avant ouais Sandra comment dans la consommation quotidienne comment ce ce déclassement des classes moyennes s'exprime en fait sur quel type de produit moins consommé plus consommé du tout alors là où il y a vraiment un effet très net c'est sur l'alimentation on a aujourd'hui un Français sur deux qui dit qu'il se restreint sur son budget alimentation pour vous donner une idée au début des années 80 on était à 10 % donc c'est multiplié par 5 et ça ça n'a cessé d'augmenter avec un au cours des deux dernières années et la consommation alimentaire a baissé de 6 % par rapport à 2019 donc c'est pas du tout négligeable alors il y a un petit peu moins de gaspillage on va faire attention à voilà à ce qu'on achète et à ce qu'on consomme mais il y a aussi de la privation et on a quand même 16 % des Français qui sont dans une situation de précarité alimentaire donc c'est pas non plus négligeable donc l'alimentation c'est le premier poste sur lesquel il y a vraiment des restrictions et le deuxième poste c'est l'énergie parce que les prix ont beaucoup augmenté pr près de 50 % en de donc c'est quand même vraiment marqué et donc il y a eu un certain nombre de dispositifs qui ont un petit peu atténué les choses mais c'est vraiment les deux post sur lesquels il y a sentiment de restriction le plus fort anopiaif ça veut dire que l'inflation qu'on subit depuis 2 ans elle est plus puissante sur ces deux postes dont dont on parle elle est pas homogène évidemment en fait c'est ça la difficulté hein c'est vrai que globalement quand on voit l'évolution du pouvoir d'achat il reste positif on est à 1,3 % quand on part à l'année prochaine on a une évolution qui est un une des évolutions les plus importantes des autres pays européens ou donc le pouvoir d'Assa global progresse en France mais je suis sûr qu'il y a énormément de de téléspectateurs les données donc on va me dire c'est pas ce qu'on sent et cetera mais euh en effet quand on regarde les les les chiffres c'est ça pourquoi parce que globalement donc déjà la l'inflation ralentit fortement notamment dans l'énergie et dans l'alimentaire l'année prochaine on va revenir au 2 % donc on voit qu'on est vraiment sur une pente de décélération et puis ce qu'on voit également hein c'est que concernant les salaires vous avez des augmentations de salaires qui sont plus que justement cette inflation actuellement ce explique aussi qu'on a une productivité qui baisse notamment par rapport aux États-Unis la difficulté pourquoi il y a ce ressenti parce que c'est ça la la question quand on voit les chiffres autre élément également c'est le taux d'épargne des ménages on est à quasiment 18 % on a 3000 milliards d'épargne sur les comptes trois points de plus qu'avec la crise donc il y a jamais eu autant d'épargne sur les livrets que même avant la crise rejoint ça rejoint ce ce ce que nous disait a Goutard cette peur dans l'avenir de de pas pouvoir offrir mieux à à ses enfant g par contre ce qui se passe depuis la crise c'est vraiment une fragmentation de la classe moyenne vous avez une partie de la classe moyenne qui a été entre guillemets les gagnant de la crise très protégé et l'autre côté qui est par contre a perdu et là sont vraiment popérisé sur l'énergie et sur l'aliment la question un peu plus tard a deux méprises sur ce sujet c'est que une partie de la population a cru que la crise était un mauvais moment à passer et que les prix redeviendrai comme avant donc quand on leur dit que l'inflation décélère ou augmente moins ou que les prix n'augmentent Mo il y a pas il y aura jamais de retour en arrière mais des gens pensaient queil y aurait un retour en arrière puis l'autre l'autre méprise c'est c'est elle est plutôt de la part du gouvernement qui n'a cessé de comparer au au pays européens et c'est vrai que la France a été plutôt moins victime de l'inflation que les pays européen mais quand on vit sur le territoire le relatif n'a pas d'intérêt comp ça ch rien au fait d'avoir du mal à et ça particulièrement agacé dans l'opinion publique c'est AUD Goutard sur l'analyse politique justement comment vous explique un peu de retard pris par Emmanuel Macron sur ces questions de pouvoir d'achat par rapport notamment au rassemblement national parce que je pense que sur il n'a pas anticipé ce qui allait les résultats sur le terrain c'està-dire qu'on voit bien qu'il a essayé de protéger le gouvernement a tenté de protéger notamment après la crise covid de protéger la population de toutes ces explosions il y a eu aussi la crise énergétique he où tout a explosé de la même manière et il a pensé que ces aides allaient pouvoir finalement soulager la population mais en fait le problème c'est que oui ça a soulagé un certain temps aujourd'hui ça ne soulage plus puisqu'on voit bien que le bouli clier tarifaire par exemple commence à disparaître enfin bref toutes ces aides d'urgence tendent à disparaître donc les gens se retrouvent aujourd'hui dans une situation où ils se sentent c'est ce que je vous disais tout à l'heure en fait moins bien l'ti qu'avant et et ce sentiment d'être moins bien l'tiste qu'avant se traduit très concrètement dans leur vie de tous les jours ça veut dire quoi concrètement ça veut dire ne plus pouvoir aller se faire un petit resto ça veut dire pour les plus les plus chanceux ça veut dire ne plus pouvoir payer des des vêtements neufs à ses enfants vous voyez toutes ces petites choses qu'on avait en plus et bien n'existe plus et c'est ça le sentiment de grand déclassement ouais et et je reprends votre analyse que vous avez commencé à faire c'estàdire que les mesures de protection dont on parle elles ont pas bénéficier le le de la façon la plus efficace au classe moyenne inférieure c'est ça ce que je ce que je comprends alors en effet elles ont bénéficié surtout à la fin plus aux classes moyenne inférieur parce que c'est de recibler vu que sinon les coups étaient très important c'est paradoxal c'estd que nous on a dépensé quasiment 200 milliards pour justement aider les Français c'est un des les plus é cblé suffisamment au début c'est ça voilà exactement mais donc là tout le monde en a profité pour pas avoir eu ce sentiment de déclassement on voit que ça ne marche pas alors qu'il y a vraiment eu l'argent on le voit sur la dette et donc ces catégories là en effet en sentiment de déclassement parce que très souvent même si parce que on on dit tout ça aujourd'hui mais aujourd'hui le prix de l'énergie baisse il faut regarder le prix de l'inflation il faut aussi regarder l'évolution de votre salaire si votre salaire augmente plus que l'inflation il y a de l'inflation mais vous avez aussi plus de revenus donc il faut regarder les choses dans l'ensemble et là en fait ce qu'on VO c'est vous avez un sentiment de déclassement notamment sur ces catégories là qui on ét très impacté par l'alimentaire et par en effet l'énergie et la poche on va dire loisir bah elle a été réduite dans un contexte où aussi on parle de des problèmes d'alimentaires et cetera mais quand on regarde par exemple d'autres postes qu'on explosé par exemple le nombre d'abonnements à des plateformes par famille il y a encore 20 ans on était à 2 3 aujourd'hui on est à plus de 10 donc forcément chaque mois vous avez des coûts annexe sur ce genre de besoin qui n'existait pas avant et qui viennent en plus que l'alimentaire ou d'autres besoin et ça bien évidemment vous allez pas le retirer parce que voilà c'est aujourd'hui quelque chose d'indispensable donc c'est pas facile c'est t le problème entre le ressenti on y revient Sandra bien est-ce qu'il a une forme d'ingratitude d'une partie des français alors que alors que il y a eu un un niveau de protection quand même Mathieu le disait peut-être plus important dans notre pays face aux crises que que dans d'autres non la la difficulté c'est qu'il y a un autre élément dont on parle pas suffisamment souvent à mon goût c'est que en fait tous ces évolutions d'inflation elles sont venu se greffer sur un budget qui était déjà très lourdement grévé par les dépenses de logement c'est combien le logement le logement c'est un/4 du budget et ça a énormément augmenté au cours des des 10 derni depuis le début des années 2000 et donc on ne peut plus en fait parce que l'inflation il y en a déjà eu deinflation beaucoup plus élevée à certaines périodes en fait mais comme les salaires augmentai très vite et que le logement était accessible ben finalement on absorbait cette inflation assez facilement là on a des salaires qui évolu relativement peu alors ils ont beaucoup évolué là sur ces dernières années mais on sait très bien que ça va pas continuer on n pas dans une dynamique très positive et puis à côté de ça on a des dépenses de logement qui viennent faire que les marges de manœuvre sont assez faibles et donc c'est surtout ça en fait qui explique que les ménages se sentent pris à la gorge c'est pas juste un sentiment c'est pas que simplement on voit que quand les prix augmentent et on voit pas quand les salaires augmentent il y a un petit peu de ça ça joue aussi mais il y a aussi surtout ces dépenses de logement ou avec la part du logement donc un/art du budget moyen des des des ménages français alors on va poser la question des revenus augmentés les salaires si oui comment puisque l'un des objectifs de ces débats thématiques jusqu'au premier tour des élections législatives c'est vraiment de passer au crible un certain nombre de propositions des des des principaux partis politiquees alors l'un des Levi évidemment c'est d'augmenter les salaires pour arriver le rassemblement national propose d'exonérer les hausses de cotisation patronnales dans la limite de 10 % et jusqu'à trois fois le salaire minimum voyons du côté euh du parti LR les républicains réduire les cotisation sociale pour les salariés qui touchent moins de trois fois le SMIC ça représente 4200 € net côté c'est Renaissance majorité présidentielle il y a cette première idée transférer les cotisations sociales des salariés vers la TVA pour augmenter les salaires et puis il y a cet autre levier qui a été évoqué par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse c'était mercredi dernier augmenter la prime de partage de la valeur qui était également surnommé prime Macron travail doit mieux payer beaucoup a été fait mais je souhaite que on se continue d'être plus ambitieux pour mieux partager en quelque sorte les revenus du travail et de la richesse et à ce titre ce que nous avons pu faire avec des primes sans charg ni impôt donner beaucoup plus simplement des indépendants jusqu'au salariés des grands groupes doit être mis sur la table parce que c'est quelque chose qui permet de d'améliorer le quotidien de ceux qui travaillent et qui parfois ont des salaires qui restent modestes donc il faut rouvrir ce chantier qui n'est pas coouteux pour les finances publiques parce qu'en quelque sorte c'est une liberté donnée aux indépendants aux entreprises de mieux payer leurs salariés sans avoir d'impôt de charge n'y aurait-il pas ces allègements d'impôt et de charge en tout cas c'est suppressions il ne le distribuerit pas alors on commence par un focus sur cette prime Gabriel Attal a précisé sur France 2 et devant la presse régionale que le plafond de cette prime qui était de 6000 € par an il va passer à 10000 € par an mais alors déjà première question est-ce que ça concerne beaucoup de salariés alors non pas tant que ça d'ailleurs on l'a vu hein sur sur l'année écoulé finalement 7 en gros 700000 salariés ont été concernés par ces primes et ces primes vous avez vu he qui était jusqu'à pardon j'ai un trou c'est ça ça passe à 10000 et c'était 6000 en moyenne c'était les primes étaient de 500 € ben oui parce que en fait c'est pas l'état qui qui donne les primes ce sont les entreprises et les entreprises effectivement elles font leur calcul et puis une petite entreprise qui est impactée par l'augmentation l'explosion des tarifs de l'énergie et cetera c'est compliqué quand même de donner une prime et puis une prime c'est pas une augmentation de salaire donc dans l'esprit des gens là encore si vous voulez il y a une bonne volonté du gouvernement qui est ficher effectivement en créant ce système de prime mais bon ça n'est pas une augmentation de salaire c'est-à-dire que ça n'est pas pérenne d'année en année et cetera donc ce n'est pas la même reconnaissance ouais Anne sophiif est-ce que ce ce système il est effectivement c'est ce que disait le président de la République lié finalement à la à la promesse d'une d'un alléigement d'impôt et de charges de défiscalisation des entreprises je pose la question différemment s'il y a pas la défiscalisation les entreprises le font pas ou très peu alors le problème c'est que ça a été dit c'est vraiment en fonction de la la structure de not entreprises 90 % des entreprises en France ce sont des des PME des toutes petites donc là encore une fois comme c'est elle qui paye si vous avez une une croissance ralenti moins de commande des coûts qui explosent vous pouvez avoir tous les les les phénomènes et autres bah vous n'aurez pas de prime après en effet ça existe aussi chez les plus grosses entreprises mais là ça représente un nombre réduit de de de salariés sur l'ensemble des salariés et en général dans ces grandes entrepriseslà les salariés ont déjà de l'intéressement des primes on va dire on ont déjà beaucoup d'outils qui existent pour avoir une augmentation de pouvoir d'achat donc c'est vrai que c'est ça un petit peu la difficulté c'est qu en fonction de notre tissu d'entreprise bah c'est vrai que ce type d'instrument va toucher des gens mais peu en volume ouais est-ce que ça touche les jeunes parce que il y a il y a une vraie question sur la pruté de la ou la précarisation de la jeunesse en France on voit bien est-ce qu'une mesure comme celle-là ça va encore moins toucher les jeunes que les autres voyez que je dire oui effectivement en moyenne la prime est plutôt aux alentours de 400 € chez les jeunes alors qu'elle est plutôt à 800 chez les plus âgés donc il y a vraiment c'est lié en fait aussi à la hiérarchie des salaires et donc les jeunes sont déjà au départ moins payés donc c'est vrai que suivant les types de mesures qu'on va regarder ce qu'il faut aussi regarder c'est qui ça va toucher quels sont les publics est-ce que c'est PN ou pas finalement il y a pas de bonne ou de mauvaise mesurees sur le pouvoir d'achat mais c'est pas exactement les mêmes qui vont en bénéficier et puis il y a toujours la question on va évidemment l'évoquer de du coup du financement de ces de ces mesures et là je je vais vous présenter une autre proposition celle du nouveau front populaire qui propose donc un SMIC à 1600 € euros net aujourd'hui on est à 1400 € net l'indexation des salaires sur l'inflation et une augmentation de 10 points euh du point d'indice des fonctionnaires déjà audreé Goutard peut-être un mot de ce SMIC à 1600 € net là aussi on on peut mettre en en miroir ce que propose le gouvernement ou une formation politique et puis la réalité du du terrain côté entreprise quoi ça doit ça doit bon faire paniquer quelques patrons ça oui ça fait certainement et puis d'ailleurs on le voit d'ailleurs vous avez la la grande fédération des des patrons alors c'est la FEP qui aujourd'hui même euh met en garde contre toutes les mesures qui sont prises actuellement et qui font très peur aux entreprises et puis vous savez le SMIC c'est c'est tout c'est un vrai débat hein parce qu'on est on est aujourd'hui on est dans une société où on parle de smicardisation de la société c'est-à-dire qu'on se rend compte qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de gens qui sont au SMIC et ce SMIC qui vous savez est le seul indexé à l'inflation donc a énormément évolué a énormément augmenté ces dernières années et finalement là aussi çam fait ça ça participe si vous voulez au sentiment de déclassement c'est que des gens qui étaient juste au-dessus du SMIC se retrouvent maintenant smicard et qu'ils sont de plus en plus nombreux donc dire on fait un SMIC à 1600 € pourquoi pas ça c'est une proposition effectivement de la gauche mais alors si vous le faites si vous augmentez un sil SMIC ça veut dire que ceux qui sont juste au-udessus vont demander aussi une augmentation et cetera et cetera donc il va y avoir évidemment un effet boule de neige et j'imagine un patron PME ce qu'il peut en penser et puis surtout est-ce qu'il y a un effet inflationniste alors c'est vrai que pour l'instant en tout cas on a on n pas eu ça et même s'il y a des augmentations pas forcément parce qu'il faut voir en effet combien de salarier ça va vous en bénéficier dans quel contexte là même avant la crise dans un contexte de déflation donc même quand vous aviez des hausses de salaires importants pas forcément mais moi ce que je trouve assez intéressant c'est qu'on se demande pas pourquoi les gens sont SMIC et pourquoi ils y restent et dans les programmes il y a absolument rien sur la formation faut regarder encore tous les pays les gens commencent au SMIC là on dit c'est magique on va aller à 1600 et après la personne va rester à 630 ans la question c'est que vous commencez au SMIC et c'est d'avoir de la formation pour pouvoir ensuite évoluer de salaire et de poste au niveau de votre carrière et en France en eff fait on parle de de smicarisation et c'est pour ça que ça a explosé le nombre de personnes qui sont au SMIC c'estàdire que vous vous arrivez un petit peu à ce ce SMIC là et ensuite dans l'entreprise vous êtes condamné vous gardez ce poste et vous avez quasiment pas d'évolution de salaire donc à mon sens c'est beaucoup plus ça le le point le SMIC ça doit être une porte d'entrée ça doit pas être la finalité la grand le grand enjeu politique c'est de ne pas tomber dans une une situation à l'américaine vous savez ce sont ces gens qui sont tellement peu payés qu'ils finalement reprennent un 2 tro travaux travail euh pour essayer de survivre et en fait c'est c'est la c'est le c'est la grande peur notamment dans les milieux ruraux aujourd'hui en France c'est cette idée que on va pas gagner assez donc être obligé se popériser de plus en plus tout en étant salarié et donc être obligé de et bien de multiplier les les les les emplois pour pouvoir survivre et donc un SMIC à 1600 € tel que le propose la gauche et bien c'est une solution mais ça n'est ça n ça n'est toujours pas un travail qui paye ça n'est pas on n plus on est on arrive toujours pas à rentrer dans cette dynamique d'un travail qui paye enfin h et sur les fonctionnaires tiens un mot Sandra Waben est-ce qu'ils se perçoivent comme globalement une classe moyenne en voie de popérisation est-ce qu' ils se sentent dans cette catégorie ou par bien sûr ça fait partie des catégories qui sont les plus comment dire les plus en retrait en fait par rapport à à à ces questions de salaire notamment parce qu'il y a pas eu de d'indexation du point pendant un grand nombre d'années donc chaque rattrapage est considéré comme insuffisant euh mais pour revenir sur le smix à un autre effet c'est un effet de compression en fait de la grille salariale c'est-à-dire que finalement les choses les les salaires sont un petit peu plus proches les uns des autres donc un effet négatif c'est que ceux qui sont juste auudessus peuvent se sentir paupérisés mais un effet positif c'est qu'il y a moins d'inégalité de salaire donc voilà c'est alors il y a un autre grand thème euh quand on parle pouvoir d'achat et d'ailleurs c'est c'est c'est le premier sur il y a eu un bras de fer entre entre le gouvernement et le rassemblement national c'est évidemment le le coût de l'énergie on va en parler tout de suite avec Steve Jourdain qui doit être juste derrière le le rideau de sens public rebonsoir magique de sens public l'énergie pas cher évidemment thème majeur de ce tout début de campagne et pour cause un malad solution à peine prononcé les Français ont appris que le prix du gaz allait encore augmenter au mois de de juillet plus 11,7 % en juillet par rapport au mois de juin c'est ce qu' a annoncé donc la Commission de régulation de l'énergie ça tombe mal en pleine campagne des législatives d'autant plus que l'énergie est un sujet vraiment sensible l'année dernière près d'un ménage sur trois un ménage sur trois a rencontré des difficultés pour payer certaines factures chez les moins 35 ans la proportion monte même à un ménage sur de en 2023 26 % des foyers français ont souffert du froid c'est 12 points de plus par rapport à 2020 beaucoup de Français n'en peuvent plus thô mal les interventions pour un payer de facture se sont multiplié ces derniers mois avec ce triste record qu'on va voir pour la première fois en 2023 les intervention pour facture impayé de gaz et électricité ont dépassé le million et que proposent les les les principaux camp politiques de réagir vite même très vite d'abord pour la majorité présidentielle en rappelant la mise en place du bouclier tarifaire qui a permis de faire baisser les factures coût total depuis l'automne 2021 72 milliards d'euros selon la Cour des comptes le bouclier prendra fin officiellement en février 2025 et Bruno Le Maire a fait une promesse aux électeurs écoutez moi je leur garantis sans toucher au compte public qu'en janvier et février prochain leur facture d'électricité baissera de 10 à 15 % parce que nous avons investi et le rassemblement national d'un côté le nouveau front populaire de l'autre estime que ça ne suffit pas ou le le RN propose une baisse drastique des taxes parmi elles la TVA la taxe sur la valeur ajoutée elle est actuellement à 20 % sur certains produits elle passerait à 5,5 % sur l'électricité le gaz les carburants et le file pour Marine Le Pen la baisse des prix de l'énergie doit être une priorité écoutezla première étape c'est l'urgence c'est établir la vérité de la situation des comptes de la nation c'est le pouvoir d'achat c'est-à-dire baisser la TVA sur la la l'énergie parce que c'est aujourd'hui ce qui étrangle nos compatriotes mais ce qui étrangle aussi nos entreprises le rassemblement national qui promet une baisse des prix de l'électricité d'au moins 40 % déclaration de Jean-Philippe Tanguy le monsieur économique du RN ce matin même promesse à gauche alors comment à gauche à gauche effectivement on vaer voir maintenant ce qui se passe à gauche promesse d'une énergie qui est pas chère en fin de semaine dernière le nouveau front populaire a présenté ses propositions pour les 100 premiers jours écoutez Fabien Roussel n mettrons en place un décret de blocage des prix de première nécessité nous annulerons les augmentations du prix de l'énergie du gaz et de l'électricité pour le moment pas de précision vraiment sur les moyens techniques pour aboutir à tout ça du côté du Front populaire qui promet également l'abolition des coupures d'électricité de chaleur et de gaz hors des trêves hivernales mais aussi la gratuité des premiers kilwh merci beaucoup Steve Jourdin pour toutes ces ces informations on va reprendre en détail les les les propositions ou les promesses parce que c'est un peu la surenchè des promesses quand même on est en train d'assister à ça AUD Goutard peut-être de ce qui donne le tempo l'analyse politique pour commencer c'est quand même Jordan Bardella et et le rassemblement national qui donne le tempo sur ce thème bien sûr et puis c'est sur fond de guerre en Ukraine et puis c'est sur fond de de de conflit entre effectivement l'Europe et les extrêmes et notamment Jordan Bardella qui fait de l'Europe son son combat donc oui il il accuse le l'Europe d'être à l'origine et responsable d'une partie de l'explosion des des tarifs il il accuse également effectivement la guerre en Ukraine évidemment qui depuis 2 ans fait objectivement monter les tarifs et il considère que le gouvernement n'a pas tout fait et notamment par le nucléaire c'est-à-dire que tout le le tout le tous les propos des des des que ce soit écologistes mais que ce soit aussi de l'extrême droite c'est de dire on on ne fait pas assez soit en renouvelable soit au niveau du nucléaire pour alléger la facture des Français alors le gouvernement vous l'avez entendu propose cet allègement d'ici 2025 parce qu'ils savent très bien qu'on produira de plus en plus grâce au nucléaire oui Anne sopiaif quand le rassemblement national dit qu'il faut déroger aux règles du marché européen de l'électricité est-ce si simple ça le serait c'était si simple puisqueen effet le gouvernement l'auraient fait et c'est un bras de fer en plus qu'il y a entre la France et l'Allemagne sur cette question la France l'Allemagne comme vous le savez qui a été très impacté par ses prix récessions 60 % de dépendance donc eux ils sont vraiment dans un mix de diversification mais c'est très compliqué ils ont aussi des problèmes politiques avec toute une partie qui disent de revenir au nucléaire alors que il y avait vraiment la sortie qui était annoncée donc très grand bras de fer et puis là la peur c'est une sorte de compétition si la France a durablement du nucléaire pas cher c'est sûr qu'en terme de compétitivité dans un contexte où l'Allemagne les moins c'est compliqué donc après ça voudrait dire et Bruno le ma il faut le dire avait quand même gagné quelques batailles par rapport à ce prix du nucléaire et notamment avec l'investissement dans le nucléaire en disant c'est une énergie décarboné alors que l'Allemagne était pas forcément pour donc il y a quand même eu des victoires mais voilà la France seule ne peut pas fixé en tout cas décider seul de ce prix de l'énergie Sandra est-ce qu'il y a pas une erreur originelle en quelque sorte dans l'action du gouvernement qui a été de ne pas cibler suffisamment les on on a vu les sommes les les 70 72 milliards de d'euros dépensés alors c'est c'est toujours compliqué en fait c'est question parce que si vous si vous ne ciblez pas le problème c'est qu'évidemment ben vous avez des des effets d'bè c'estàdire que les riches en profitent comme les pauvres alors qu'ils n'avaient pas forcément besoin mais d'un autre côté si vous ciblez il y a toute une partie de la population et notamment les classes moyennes inférieur qui vont se sentir en fait en sentiment un sentiment d'injustice parce qu'elles disent qu'ell elles n'ont pas accès à toutes ces aides donc il faut cibler en intégrant les classes moyennes inférieur pas ciblé vers les sur les plus bas revenus et puis il y a toujours le problème du seuil voilà quel est le seuil pour bénéficier ou pas de c'est jamais très simple là la solution qui était proposée d'avoir un quota au démarrage et ensuite d'avoir des des des paiements voilà ça peut être une solution pour justement se dire bah on cible sur les plus sur les plus bas revenus mais on va quand même avoir ensuite des prix qui vont être différenciés suivant les niveaux les niveaux de revenu la difficulté c'est comment on fixe les quotas qui va les décider que comment est-ce qu'on décide que tel type de famille a droit à tel type de de d'énergie ou pas voilà donc c'est pas c'est c'est sur le principe assez intelligent sur la mise en œuvre ça risque d'être beaucoup plus compliqué toujours sur cette question de l'énergie audreé Goutard sur côté à gauche nouveau front populaire que propose-t-il en la matière il y a une logique de blocage des prix c'est ça ça fait partie oui c'est ça il propose de effectivement de de bloquer les prix de et de faire en sorte que la population en tout cas celle qui serait ciblée cette fois-ci ne paye pas plus et que ça ne bouge pas parce que effectivement il part du principe qu'il y a une insécurité énergétique et on le voit bien dans votre votre démonstration a été intéressante aujourd'hui 1 million de personnes ne parviennent plus à payer leur leur facture d'électricité bloquant en mettant un palier un plafond pardon et bien effectivement on peut trouver une solution et c'est ce que prône le le nouveau frontouau le nouveau front populaire a pas de sou a trop de il a trop de front et de nouveau frond dans cette campagne blocage des prix c'est pas la première fois qu'on en parle en général c'est quoi c'est plutôt dans les priodes de très forte inflation qu'on a sorti cette cette arme de de l'Arsenal économique on l'a vu bah par exemple quand il l'inflation énergétique qui est même alimentaire en Grèce il avit fait des blocages de prix sur certains produits sur en effet certains types de carburant on l'a vu avec Total hein qui a décidé en tout cas d'aider pour pas que le le l'essence explose donc en effet c'est souvent quand il y a une très forte hausse comme on l'a eu donc ces deux dernières années là c'est vrai que comme on est vraiment sur une décélération importante c'est ça qui va être compliqué c'est de maintenir de maintenir ses mécanismes parce que normalement c'est des mécanismes provisoir oui et puis comment on en sort est-ce que les prix augmentent beaucoup plus vite aèsment finance parce que là on parle de 12 milliards d'euros donc à chaque fois le grand problème de ces mesures c'est que ces 10 12 milliards d'euros que vous mettez certes pour le pouvoir d'achat ça crée pas de recherche ça crée pas de Bret ça crée pas d'investisement la question du financement ça sera notre pardon nous inter notre dernier thème il y a quand même on parle d'énergie mais Sandra wabian il y a il y a une question autour de ses promesses en matière énergétique et les enjeux environnementaux c'est qu'on a l'impression que c'est le non thème de cette campagne c'était presque le thème repoussoir de euh des des européennes parce que évidemment l'effet prix il il a un effet sur la consommation et et là on parle aussi d'énergie fossile ouais parce qu'en fait aujourd'hui on a un phénomène de backlash dans la société française par rapport à l'environnement donc euh donc le backaclage c'est une sorte de de retour de bâton quand il y a des avancées dans un sujet il y a eu beaucoup de politiques qui ont commencé à être misise en place sur les questions environnementales et euh un retrait de la population qui aujourd'hui euh euh n'accepte pas ou n'adhère pas euh au type de mesures que ce soit les ADFE donc les zones à faible émission que ce soit le DPE donc le le diagnostic dans les logements et donc effectivement les questions environnementales sont mises un peu de côté et on s'occupe plus des des prix aujourd'hui que que des question environnemental alors on a beaucoup parlé de pouvoir d'achat de salaire d'augmentation de salaire et puis assez régulièrement les les les uns les autres les patrons et les chefs d'entreprise comment ils réagissent qu'est-ce qu'il disent en tout ça Mathieu politiquement ce qu'on peut dire c'est que les organisations patronale bon elles étaient plutôt discrètes alors elles organisent ce jeudi un grand oral de campagne pour législative jusqu'à présent c'était Med oui il se réveille il se réveille les patrons c'est une information de nos confrères du Parisien le MeV sous enfin sous l'égit du MDF mais avec l'ensemble des organisations patronales devrait y avoir jeudi ce ce grand oral avec des candidats au législativ en tout cas les chefs de fil la F qui est l'association qui regroupe les les les très grandes entreprises a pris aussi position aujourd'hui pour dénoncer un risque euh d'effondrement de de de la de l'économie française alors que c'est vrai que jusqu'à présent on avait que les syndicats de salariés qui avaient appelé à faire barrage à l'extrême droite appelé à manifester samedi et que le patronat français avait semblé un peu gêné aux entournures pas de grandes interviews pas de déclarations la première semaine mais un simple communiqué dans un premier temps du mardi dernier c'était publié par le MF avec un titre un peu plus peu brumeux à mes yeux quand même hein pour une réussite économique française européenne donc on est quand même pas dans dans un grand sens du détail et MODEF annonçait qu'il soutiendrait les projets favorables aux réformes économique et à l'ambition européenne dans le respect de la démocratie sociale ou c'était resté très vague hein oui dans ce communiqué en fait le MF il semblait valider le bilan d'Emmanuel Macron et appelé à la poursuite des réformes mais sans jamais écrire noir sur blanc évidemment le nom du président ni celui de la majorité présidentielle et de la même manière il dénonçait certains entre guillemets qui prenaient par exemple le retrour à la retraite à 60 ans ou 62 ans l'indexation automatique des salaires sur l'inflation dont on vient de parler ou encore la nationalisation des autoroutes mais là encore pas un nom on était censé lire entre les lignes dans le communiqué d'aujourd'hui de la f il a non plus pas un nom on est sur sur sur des grands principes tout ça ça commençait vraiment à énerver le gouvernement et notamment Bruno Le Maire qui les accusait de ne pas mouiller la chemine alors changement de pied on l'a dit aujourd'hui avec la sortie non le changement de pied pardon aujourd'hui dans la réaction patronale mais en fait comment il s'explique ce et ben il est lié pas tellement au rassemblement national en fait mais à la divulgation du programme du nouveau front populaire alors ça ça a fait sortir de second le patron du MDF qui a fustigé des mesures irrationnelles dit-il qui conduent à une explosion des déficites et une perte de confiance en l'avenir et c'est donc cet événement à la fin de la semaine dernière qui a convaincu les organisations patronales de monter le son comme elles disent et d'organiser ce jeudi un grand un grand audit des trois grands blocs au législatif si on regarde un peu dans le rétroviseur Mathieu est-ce que c'est une tradition pour les organisations patronales de ne pas prendre prendre position c'est variable mais en fait non en 2022 comme en 2017 par exemple le MDF avait pris ouvertement fait causes pour Emmanuel Macron et avait alerté à l'époque sur les conséquences du programme de Marine Le Pen mais là pour le coup en l'écrivant noir sur blanc à l'époque le programme de Marine Le Pen risquait de placer le pays dans une impasse écrivait le MF si on monte encore un peu plus loin en 2011 la patronne des patrons Laurence Pariso elle elle publie carrément un livre qui s'appelle un piège bleu marine ce qui lui vaudra plusieurs critiques en interne mais ce livre là il était chargé de démonter le me économique du FN et au-delà des organisations représentatives est-ce que les patrons hésitent rechigne à se à se prononcer alors sur un plan individuel j'allais dire ou sur le plan de leurs entreprises là oui ils hésitent beaucoup alors pourquoi d'abord parce que même si certains sont effarés par l'affolement des marchés qui a suivi l'annonce de la dissolution et la perspective de l'instabilité politique certains considèrent que c'est pas leur rôle qu'ils n'ont là-dedans que des coups à prendre à exposer ainsi le leurs entreprises voire même que ce serait contreproductif les patrons vous disent de voter un vous imaginez parfois la réaction de l'opinion ce qui est étonnant c'est que ceux même commandent des enquêtes à des instituts de sondage pour avoir leurs propres chiffres sur qui peut remporter les élections font bosser leur service juridique sur qu'est-ce qui se passe si on rétablit les SF pour nos cadres mais bref tout cela préfèrre rester discret il y a une autre partie euh qui certains ne sont pas loin de partager certaines valeurs et certaines analyses du rassemblement national ce qui était pas forcément le cas il y a encore 20 ans et alors ils ne ils ne le diront pas forcément très fort mais il partageent et puis sont rapprochés de ce parti qu'il ne connaissait pas du tout faut rappeler que jeandan Bardella le rassemblement national a fait la cour de toutes les organisation patronal pour essayer de de se faire entendre essayer de montrer qu'ils avaient changé et puis enfin il faut le dire aussi parce que les patrons qui nous vendent enfin les patrons les employeurs les chefs d'entreprise qui nous vendent la RSE à longueur de brochure et de sémin parfois oublié la responsabilité de l'entreprise autrefois chè à Antoine Ribou vous souvenez le patron de Danon on entend dire que Bardel ne serait pas pire que mélonie après tout voilà et que le reste en fait il y a pas il y a pas d'intérêt à se mêler de tout ça j'allais dire c'est une affaire de de courage on les entend plus beaucoup les patrons souvenez-vous dans la réforme des retraites on les a pas entendu non plus pour pour soutenir la réforme alors que certains on privé laappel de leur vœux on a l'impression que ce qui les intéresse c'est j' leur compte d'exploitation la ligne des résultats davantage que des préoccupations parfois plus citoyen il nous reste quelques minutes dans ce débat on a beaucoup parlé de proposition de promesses mais il y a la question effectivement du financement critique principal exprimé par notamment certains milieux patronau face au programme du nouveau front populaire alors je vous propose la réponse de clémentine tin imaginez donc ce ce ce pouvoir qui est capable de immédiatement convoquer une conférence sociale pour l'augmentation des salaires ça c'est possible imaginez un pouvoir qui vient et qui dit que nous allons indexer les salaires sur l'inflation imaginez un gouvernement qui dans quelques semaines va pouvoir investir massivement dans les services publics et là vous parliez d'argent je vous le dis dans le budget de l'État très facilement nous pouvons trouver 50 milliards d'euros de recettes en faisant baisser les impôts pour les classes moyennes ça nous savons le faire et si vous remettez un impôt sur les grandes fortunes si vous arrêtez de donner des milliards au grands groupes économiques sans contrepartie social et écologique si vous êtes capable aussi de faire 14 tranches là où il y en a six pour rendre l'impôt plus progressif si vous remettez la flat taxe je vous fais pas toute la liste hein je vous dis solellement que nous sommes capables de trouver 50 milliards d'euros Anne Sophie Alif je vous demandis de vous mouiller est-ce que est-ce qu'il est dangereux ce ce ce ce programme du nouveau front populaire c'est vrai que il y a il y a peu de chiffres en face chaque proposition quand on demande comment c'est financé ou qu'on regarde c'est vrai qu'il il y a vraiment peu de chiffres donc ça c'est vrai que c'est la grande interrogation la grande interrogation c'est un changement de modèle c'est un changement de modèle av de chiffrage non de les les mesures qu'il propose parce que est-ce que vous l'entendez comme ça comme un changement de mod pas forcément un changement de modèle mais c'est vrai que par rapport à la gauche traditionnel qui était quand même très pro business on a les résultats de de la politique pro business et donc on redistribue hein c'est quand même plus la socialdémocratie là c'est bah on crée pas plus de richesses mais on redistribue le le le le gâteau qui euh bon bah voilà ne gross pas plus de taxes avec plus de taxes ce qui est assez intéressant c'est en effet on taxe les plus riches et cetera quand vous regardez en fait là où il peuvent alors vous pouvez toujours très fortement augmenter les les les impôts en France on l'a dit hein s'ils veulent vraiment beaucoup taxer c'est plutôt le capital que le travail parce que le travail est déjà très taxé et là comme vous savez le capital est mobile donc même si on va à des niveaux on se souvient de la fameuse tax de 75 % je suis assez étonnée qu'on en parle pas plus avec François Hollande qui a quand même pas été une grande réussite donc là vous voyez quand même que voilà même si vous taxez tous les plus grands milliardaires bah vous n'allez pas remplir le déficit public ni les 3000 milliards de dettes donc ça c'est compliqué et pu ce que je trouve incroyable c'est que dans ce programme il y a en effet rien sur l'innovation et rien sur la recherche alors traditionro VI que ça on peut le dire que sur les parties de gouvernement et autre il a vraiment l'idée de dire voilà c'est très bien de vouloir tous redistribuer on voit que tout le monde a beaucoup d'idées pour faire plein de milliards de dépenses mais il faut d'abord créer de la richesse avant et là on a l'impression que ce ce premier aspect a complètement disparu dans le programme on voit rien sur l'innovation rien sur la recherche ça rient sur l'investissement dans les secteurs stratégiques on parle de souveraineté qu'est-ce qu'on investit combien comment il y AB rien sur ces volets dans un contexte où je rappelle l'investissement productif en Europe est négatif il est à 3,5 % aux États-Unis donc on a un un déclassement et un décalage qui ne cesse de croître entre alors la Chine de l'autre côté mais surtout l'Europe et les États-Unis et on a dans aucun programme aucune politique d'innovation et de recherche cet argument là attention danger pour notre économie c'est l'argument essentiellement d'ailleurs de la majorité présidentielle quand il parle de de de ce programme du nouveau front popul un peu aussi avec le RN mais moins mais mais un peu moins quand même est-ce que ça pourrait mobiliser des électeurs la peur de de voilà de des conséquences économiques du programme des uns et les autres des électeurs de la majorité présidentielle évidemment est-ce que d'après vous Emmanuel Macron c'est un des des élément de sa stratégie si on essaie de comprendre pourquoi il a choisi cette dis moi je vous rappelle qu'un électeur sur deux donc comme je vous le disais à plus de 50 ans donc c'est des gens qui ne enfin a priori n'aime pas qu'on renverse la table donc le fait d'arriver en disant alors on VO bien clémentinetin son l'objectif on voit bien déjà que le le programme n'est pas encore très travaillé on n'est pas dans le détail on reprend un peu des recettes de 2022 ça a été rapide ils sont ils ont des excuses mais néanmoins c'est la relance de la consommation l'augmentation des dépenses c'est taxés les plus riches mais qui seront les plus riches on est toujours sur notre débat c'est où est-ce qu'on met où est-ce qu'on met le curseur finalement donc à qui s'adresse-ton qui il le le pardon le nouveau front populaire propose effectivement vous l'avez entendu de d'avoir plus de pour plus taxer au niveau des impôts d'avoir plus de tranches merci et bien plus de tranches mais alors comment ça s'organisera voilà donc toute cette toutes ces questionsl je pense qu'elles sont au cœur de la réflexion des électeurs que qui comme je vous le dis sont des électeurs qui n'aiment pas renverser la table donc ça va je dirais plus dans le sens euh du du camp d'Emmanuel Macron et sur le terrain on entend hein que les on entendait là des DESP futur député qui était sur le terrain et qui disait queil n'était plus accueilli à coup de pierre comme souvenez-vous aux dernières élections législatives et que tout macronist qu'ils étaient ils semblaient être accueilli de façon plus cool j'allais dire et avec plus d'écoute et d'entendre de la part des des gens qui les approchaient en disant ou là là qu'est-ce qui va se passer on a peur pourquoi pas rester avec vous finalement en tout cas dans la majorité c'est un thème qu'on a identifié pour faire campagne il y a une petite vidéo de Gérald armanin qui disait ben en fait ça va coûter 5000 € par français si jamais le rassemblement national passe qui était un calcul je sais pas comment il l'a fait au Doig mouillés en tout cas un argument de campagne qui a été vu énormément vu et et sur les réseaux sociaux et qui interpellé au sommet de l'état où ils sont dit mais en fait l'angle il est c'est quand même l'angle fiscal qu'il faut prendre pour essayer de de de limiter la casse après est-ce que les gens y croiront qu c'est une autre affaire juste pour finir sur ce sujet comme on l'a dit avec la pyramide desjâ la majorité de la richesse en France et immobilière hein ce n'est pas une richesse qui est créée par l'entreprise ou par l'investissement privé donc ça veut dire clairement même si on augmente les taxes les taxes c'est vraiment les taxes sur la propriété et donc sur l'immobilier est-ce que les Français sont prêts à ça merci beaucoup c'était passionnant merci beaucoup d'avoir participé à ce premier débat thématique voilà chaque soir un grand thème de de campagne avec des experts pour décortiquer analyser les les programmes demain on parle de notre santé que nous promot-t-il pour notre santé voilà fin de ce numéro de sens public je vous donne rendez-vous demain 18h 22h sur Public Sénat et Notter que Clément BA ancien ministre député sortant renaissance de Paris sera l'invité de la matinale Dorian moncini demain belle soirée [Musique]

Législatives : Que proposent-ils pour notre pouvoir d'achat ? — Bruno Le Maire · Pourquijevote