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InterviewPCF - Parti communiste français (PCF)· 28 mai 2023 40 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiImmigration & asileSanté

Fabien Roussel invité du Grand Rendez-vous Europe 1, CNEWS, Les échos

Source d'origine 9 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 52 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse partielle

    Quelles sont vos propositions sur l'immigration ? Est-ce encore un tabou à gauche sur ce sujet et d'autres ?

  • 0:59OuverteÉludée

    Est-ce bien le rôle de la palme de transformer ainsi cette récompense en tribune politique ?

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Le 8 juin, il va y avoir une proposition de loi du petit groupe IOT pour abroger la réforme des retraites. Vous pensez que vous allez pouvoir y arriver ?

  • 7:18RelanceRéponse partielle

    Et si ce vote n'a pas lieu, pour vous, la réforme de retraite sera définitivement légitime ?

  • 11:39RelanceRéponse partielle

    Redonner la parole au peuple sur la réforme des retraites, pourquoi vous ne le faites pas sur l'immigration ?

  • 12:42OuverteRéponse partielle

    Il y a des sondages. Pour demander... Il y a une volonté des Français depuis des années.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:16InvitéChiffre
    « On a divisé par deux le nombre de lits en psychiatrique ces dix dernières années. »
  • 6:04InvitéFait
    « Jamais depuis la 5e a été utilisé l'argument de l'article 40 et donc de créer des dépenses pour empêcher un texte de pouvoir être débattu. »
  • 6:42InvitéChiffre
    « Ça fait 4 mois qu'il y a des manifestations dans notre pays, 13 en tout. »
  • 7:29InvitéFait
    « Les Français, à 4 mois après, sont très majoritairement opposés à cette réforme de retraite. »
  • 9:19InvitéChiffre
    « J'ai été élu en juin 2022, ça fait à peine un an, j'ai déjà été privé 11 fois de mon vote. »
  • 10:46InvitéChiffre
    « Il y a eu 250 parlementaires qui ont signé la proposition de RIP, de tenir un référendum. »
  • 16:26InvitéChiffre
    « 21 lois en l'espace de 20 ans sur l'immigration. »
  • 17:57InvitéFait
    « Je trouve gonflé de la part de la droite qui a défendu tous les traités libéraux de l'Union européenne, la concurrence libre et non faussée, etc. »
  • 18:25InvitéFait
    « Quand il s'agit de privatiser EDF, quand il s'agit de démanteler la SNCM, l'ancienne compagnie maritime, quand il s'agit aujourd'hui de réclamer 5 milliards d'euros à frais de SNCF. »
  • 20:10InvitéFait
    « Il n'y a pas de guerre qu'en Ukraine. »
  • 20:19InvitéFait
    « Nous avons eu une politique migratoire commune à l'échelle de l'Union européenne pour accueillir les réfugiés ukrainiens, plusieurs millions quand même. »
  • 30:18InvitéChiffre
    « On a divisé par deux le nombre de lits en psychiatrique ces dix dernières années. »
  • 33:48InvitéFait
    « Oui, parlons de laxisme. »
  • 34:06InvitéChiffre
    « On a supprimé 15 000 douaniers dans notre pays. »
  • 34:52InvitéChiffre
    « Il y a un mort par semaine. »
  • 35:05InvitéFait
    « Il y a toujours un mort par semaine à Marseille. »
  • 35:14InvitéFait
    « J'ai parlé à ce père de famille qui a perdu son fils de 30 ans tué suite à une balle perdue dans un règlement de compte sur le fonds de trafiquants de drogue. »
  • 35:59InvitéFait
    « Quand l'État recule, c'est la mafia qui avance. »
  • 36:43InvitéFait
    « Je crois toujours dans les jours heureux que j'ai défendus lors des élections européennes. »
  • 36:50InvitéFait
    « La France a tous les atouts pour s'en sortir. »
  • 36:58InvitéFait
    « Protéger le travail des Français. »
  • 38:59InvitéPromesse
    « Soyons unis aujourd'hui le plus largement possible pour gagner sur cette réforme des retraites. »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Présentateur14 %
  • ?11 %

≈ 43,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Bonjour

0:08
Présentateur

à tous et bienvenue à vous au Grand Rendez-vous. Bonjour Fabien Roussel.

0:11
Invité

Bonjour à tous les trois.

0:12
Présentateur

Secrétaire national du Parti communiste, c

0:14
Locuteur

'est

0:14
Présentateur

votre Grand Rendez-vous ce dimanche, au moment où la gauche se questionne ouvertement sur l'après-Mélenchon, au moment aussi dans le pays où les lignes politiques bougent, avec un président de la République qui n'hésite pas à parler de décivilisation et un ministre de l'Intérieur qui tend ce matin la main aux Républicains sur l'immigration. A ce sujet, quelles sont vos propositions ? Est-ce encore un tabou à gauche sur ce sujet et d'autres ? Pour vous interroger, mes camarades, Nicolas Barré-les-Echos. Bonjour Nicolas. Bonjour Sonia. Et Mathieu Bocoté. Bonjour à vous, Mathieu. Bonjour.

Mais tout d'abord, Fabien Roussel, hier soir, la palme d'or a été remise à la réalisatrice Justine Trier pour son film « Anatomie de la chute

0:54
Locuteur

».

0:54
Présentateur

Cette dernière a tenu un discours très engagé dénonçant la répression du mouvement sur la réforme des retraites. Est-ce bien le rôle de la palme de transformer ainsi cette récompense en tribune politique

1:04
Locuteur

? Bravo

1:06
Invité

aux artistes, aux créateurs français et bravo à ceux qui ont été primés. Bravo à tous les intermittents du spectacle sans qui ces œuvres ne pourraient pas être produites et diffusées. Oui, la liberté d'expression quand même de la part de Justine Trier qui en fait dénonce et la marchandisation des corps en dénonçant la réforme des retraites et la marchandisation des cultures, de la culture aussi.

1:36
Locuteur

Et

1:36
Invité

donc la liberté de création...

1:38
Locuteur

Vous pouvez dire un

1:38
Invité

bravo à l'État qui finance tout ça

1:39
Locuteur

?

1:40
Invité

Mais bien sûr, parce qu'on reçoit des financements publics, on n'a pas le droit de critiquer la politique de l'État.

1:48
Locuteur

C

1:48
Invité

'est ça le sujet ? Quand je vois que les ministres du gouvernement lui tombent dessus aujourd'hui, sous-entendus, avec l'argent public que vous avez, vous feriez mieux de la fermer, je trouve ça scandaleux. D'abord, nous devrions tous défendre la liberté des artistes et de créer et de s'exprimer. Et d'ailleurs, les Français qui suivent cette actualité devraient lire la tribune qui a été publiée à l'ouverture du Festival de Cannes par 500 cinéastes français qui, eux,

2:23
Locuteur

justement

2:23
Invité

tirent la sonnette d'alarme sur la liberté de création. Et ils disent que parce que le cinéma doit être rentable de plus en plus, les producteurs du cinéma français interviennent de plus en plus dans le montage final, dans le titre

2:38
Locuteur

du film, dans le générique, etc. Est-ce que ce n'est pas du conformisme ? La

2:45
Invité

liberté de création doit être préservée. Nous avons en France un modèle de financement du cinéma et de la création qui est unique, exceptionnel, d'ailleurs, qui a été instauré en 1946 avec cette

2:59
Locuteur

dimension. Et donc, bravo au

3:01
Invité

Conseil national de la résistance, bravo aux communistes et au général de Gaulle. Mais vous conviendrez que le cinéma

3:06
Locuteur

français

3:06
Invité

n

3:06
Locuteur

'est

3:06
Invité

pas soumis

3:07
Locuteur

au

3:07
Invité

néolibéralisme. Mais il est de plus en plus soumis à des producteurs qui ont, eux, une exigence de rentabilité sur les œuvres. Heureusement que nous avons un modèle français de financement du cinéma, de la création, que nous avons un régime des intermittents du spectacle, même s'il est à chaque fois attaqué. Heureusement que nous avons ça pour pouvoir préserver cette liberté de création. Mais donc, enfin, quand même, si on défend ici tous le modèle français et la liberté de création, laisser une réalisatrice s'exprimer

3:40
Locuteur

librement et y compris de

3:43
Invité

critiquer la

3:44
Locuteur

réforme des

3:45
Présentateur

retraites. C

3:46
Locuteur

'est ce qui est dit à

3:46
Présentateur

un moment particulier qui est ce festival. Par exemple, David Lysnard, le président de

3:51
Locuteur

l

3:51
Présentateur

'Association des maires de France et maires de Canada, dit que ce sont des enfants gâtés en réalité. C'est du conformisme que de dénoncer dans cet écrin qui est le festival de Cannes et une réforme des retraites.

4:02
Locuteur

D

4:02
Invité

'abord, il y a eu de nombreux artistes qui ont aussi signé des tribunes, certains ont défilé, contre cette réforme des retraites. Et eux aussi se sont concernés. Ils ne vivent pas hors du monde quand même. Ils vivent en France, ils travaillent, ils produisent des œuvres avec des salariés, je parlais des intermittents du spectacle, et d'autres à qui on va demander de travailler plus longtemps. Je pense justement à ceux qui sont derrière les caméras, ceux qui tirent les câbles, ceux qui font les décors, les menuisiers, les électriciens, etc. Ils ne vivent pas en dehors du monde, ceux-là. Donc

4:31
Locuteur

il n'y a pas de

4:31
Présentateur

déconnexion entre ces festivals

4:32
Locuteur

et ceux qui subissent. Une

4:36
Invité

réalisatrice, un auteur, une autrice qui travaille dans le cinéma, quand ils produisent des films, vivent avec des hommes et des femmes qui travaillent aussi, et bien sûr qu'ils ont le droit de s'exprimer.

4:48
Locuteur

Donc vous vous seriez levé ?

4:49
Invité

Vous

4:50
Locuteur

vous seriez levé ? Mais alors vous

4:51
Invité

vous rendez compte de

4:52
Locuteur

ce que vous êtes en

4:52
Invité

train de me dire

4:53
Locuteur

? Je pose des questions.

4:54
Invité

On ne peut pas voter, on ne peut pas voter sur cette réforme des retraites à l'Assemblée nationale, on n'a pas eu de vote, on a eu un 49-3, on manifeste dans la rue, on n'est pas entendu, et on s'exprime quand on reçoit un prix, on se fait tapis sur les doigts. Vous nous dites où est-ce qu'on peut parler ? On ne vous dit pas, on

5:07
Locuteur

vous demande si c'est bien le lieu pour poser un débat

5:10
Présentateur

politique. Pas par exemple, puisque vous en venez à l'Assemblée nationale. Le 8 juin, il va y avoir quelque chose de particulier qui affole la majorité et la Macronie. C'est une proposition de loi du petit groupe, l'IOT pour abroger...

5:22
Locuteur

Petit

5:23
Présentateur

par son nom, peut-être grand pour vous par la qualité de son travail pour abroger la réforme des retraites. Vous pensez que vous allez pouvoir y arriver ?

5:30
Invité

Mais j'espère.

5:31
Présentateur

Malgré les manœuvres politiques qui se

5:33
Locuteur

préparent

5:33
Invité

? Ce serait sans précédent,

5:35
Locuteur

dans

5:36
Invité

l'histoire de la 5e, depuis 1958,

5:39
Locuteur

ce

5:39
Invité

serait sans précédent,

5:40
Locuteur

qu

5:40
Invité

'un gouvernement ou une majorité empêche un groupe parlementaire d'utiliser sa niche. On en a une par an, une fois par an, entre 9h et minuit. On a une journée entre 9h et minuit, on n'a pas le droit de dépasser minuit, on ne peut pas commencer avant,

5:57
Locuteur

pour

5:58
Invité

présenter des textes de loi à notre initiative. C'est une initiative parlementaire. On a une fois par an. Jamais depuis la 5e a été utilisé l'argument de l'article 40 et donc de créer des dépenses pour empêcher un texte de pouvoir être débattu.

6:12
Locuteur

Et

6:12
Présentateur

si ça arrive ? Si ça arrivait...

6:15
Locuteur

De

6:15
Présentateur

quoi ce serait le

6:16
Locuteur

signe ?

6:16
Invité

On rentre dans l'inconnu. Quand je dis qu'on rentre dans l'inconnu, c'est qu'on va rentrer dans une crise démocratique grave. Et je dis l'inconnu parce qu'on n'a jamais vécu ça avant, il n'y aura pas eu de précédent. C'est une atteinte forte contre le Parlement, contre l'Assemblée nationale. Ce texte de loi de la retraite à 64 ans n'a pas été voté à l'Assemblée nationale. Ça fait 4 mois qu'il y a des manifestations dans notre pays, 13 en tout. Et il y en a une 14e prévue le 6 juin. Et d'ailleurs, je me permets de dire à vos téléspectateurs qui sont là, dimanche matin, en train de regarder la télévision, je leur dis, le 6 juin, non seulement c'est important de manifester

6:57
Locuteur

pour

6:58
Invité

dire notre opposition contre cette réforme de retraite, mais ce sera important de manifester,

7:02
Locuteur

ce

7:02
Invité

sera deux jours avant ce débat à

7:05
Locuteur

l

7:05
Invité

'Assemblée nationale, ce sera important de manifester pour dire au gouvernement, laissez les députés voter sur ce texte de loi qu'il y ait au moins un vote, qu'il y ait au moins un vote

7:15
Présentateur

sur la

7:16
Locuteur

retraite à 64 ans.

7:18
Invité

Et si ce vote n'a pas lieu, pour vous, la réforme de retraite sera définitivement légitime ? Mais elle est déjà, pour moi, largement entachée de légitimité, dans la mesure où il n

7:27
Locuteur

'y

7:27
Invité

a pas eu de vote à l'Assemblée nationale, dans la mesure où les Français, à 4 mois après, sont très majoritairement opposés à cette réforme de retraite, dans la mesure où l'intersyndicale et les syndicats n'ont pas eu l'occasion de débattre des propositions qu'ils ont mis sur la table, ils ont été bâchés, humiliés. Donc franchement, elle est entachée d'illégitimité. Mais alors, si maintenant, alors qu'il y a un groupe

7:49
Locuteur

qui

7:50
Invité

dépose un texte de loi visant à abroger cette réforme de retraite, et que le gouvernement empêche, empêche, moi je leur dis, mais si vous n'êtes pas d'accord, votez contre, venez avec vos arguments,

8:01
Locuteur

votez

8:01
Invité

contre, laissez le vote avoir lieu. Mais là, c'est même pas ça. Ils empêchent, ils ne

8:06
Locuteur

l

8:06
Invité

'ont pas encore fait, ils veulent empêcher le vote d'avoir lieu. Donc, j'alerte, j'alerte la Première Ministre, j'alerte le Président de la République, ne fracturez pas la démocratie,

8:17
Locuteur

ne fracturez

8:17
Invité

pas la démocratie, ne provoquez pas, qui n'ont jamais été utilisés depuis 1958, ne provoquez pas une crise démocratique institutionnelle grave, dont je ne sais pas dans quel état nous sortirions. Et d'ailleurs, demain, il va y avoir des élections, dans quelques mois,

8:38
Locuteur

il

8:38
Invité

va y

8:38
Locuteur

avoir

8:38
Invité

des élections, européennes notamment, il

8:41
Locuteur

y

8:41
Invité

a les sénatoriales, mais c

8:41
Locuteur

'est

8:41
Invité

les grands électeurs qui votent, et il

8:43
Locuteur

y

8:43
Invité

a des européennes, dans un an. Et là, s'il y a un taux d'abstention énorme, on dira quoi ? – Et pourtant… – On va disserter de l'abstention,

8:52
Locuteur

encore une fois. – Et bien, moi, j

8:54
Invité

'attire l'attention là-dessus. Moi, j'entends des gens qui me le disent, moi, en tant que député, dans

8:57
Locuteur

ma

8:58
Invité

circonscription.

8:59
Locuteur

– Donc, vous leur dites attention, vous allez basculer

9:00
Présentateur

dans une crise démocratique grave et inconnue.

9:02
Invité

– Oui, oui. – Mais ce n

9:03
Locuteur

'est

9:03
Invité

pas seulement la faute

9:03
Locuteur

du

9:04
Invité

gouvernement, l'abstention, –

9:05
Locuteur

Non, mais

9:06
Invité

quand on

9:07
Locuteur

est privé, vous vous rendez

9:09
Invité

compte

9:10
Locuteur

que

9:11
Invité

j'ai été élu en juin 2022, ça fait à peine un an, j'ai déjà été privé 11 fois de mon vote. J'ai été privé 11 fois de mon vote, pas sur des petits textes, excusez-moi, du peu, sur le budget de l'État, le budget de la nation, sur la sécurité sociale, et maintenant sur la réforme des retraites. J'ai fait une fête des voisins

9:29
Locuteur

dans ma rue, à Saint-Amand-les-Eaux,

9:30
Invité

chez moi, la semaine dernière. Je me retrouve avec les voisins de ma rue, on discute, on fait le barbecue, on mange un coup, et puis là,

9:38
Locuteur

j'ai… –

9:38
Présentateur

Message subliminal

9:39
Locuteur

à quelqu'un, le barbecue ? – Non, pas du

9:40
Invité

tout, mais là, j'ai mon voisin d'en face, Olivier, qui me dit, de toute façon, Fabien, bon, j'ai voté pour toi, mais ça sert à quoi

9:49
Locuteur

? Tu

9:49
Invité

sers à quoi

9:50
Locuteur

? Vous

9:51
Invité

servez à quoi, les

9:51
Locuteur

députés ?

9:51
Invité

– Qu

9:52
Locuteur

'est-ce que vous lui

9:52
Présentateur

répondez ?

9:53
Invité

– Mais c'est des arceaux,

9:54
Locuteur

non.

9:54
Invité

–

9:54
Locuteur

Mais

9:54
Invité

je lui dis, enfin, député, c'est voter, mais c'est aussi se battre,

9:57
Locuteur

c

9:57
Invité

'est porter des idées, c'est les défendre, c'est écrire des textes de loi, c'est les amender. Mais quand il voit lui, qu'est-ce qu'il voit lui ? Il est ouvrier, il travaille dur, il est mal payé, il n'a pas d'augmentation de salaire. Et on lui dit, tu vas travailler deux ans de temps. Et je suis son député, et il me dit, ça change quoi pour moi

10:15
Locuteur

?

10:15
Invité

Enfin, et alors, je vais aller le revoir, dans quatre ans, pour lui dire, allez, on continue de se battre, il faut… – Donc

10:23
Locuteur

l'exécutif, monsieur Roussel, c'est quand même extrêmement grave. – L'exécutif est le

10:26
Présentateur

principal responsable pour vous de cette fracturation aujourd'hui, de cette archipélisation, on va employer beaucoup de mots, du débat et de la situation démocratique du pays. Il est le principal responsable pour vous ?

10:37
Locuteur

–

10:37
Invité

Ah oui,

10:38
Locuteur

oui, je

10:38
Invité

pense que, et c'est la raison pour laquelle je fais une proposition,

10:42
Locuteur

que

10:43
Invité

je remets sur la table là, nous faisons une proposition de nos partis communistes français. Il y a eu 250 parlementaires qui ont signé la proposition de RIP, de tenir un référendum. Il y a une intersyndicale, unie, qui est encore unie aujourd'hui. Et puis il

10:59
Locuteur

y

10:59
Invité

a les forces de gauche écologistes, que nous sommes réunis au sein de la NUPES. Eh bien, je propose que tous ensemble, tous ensemble, nous, nous puissions organiser ce référendum que nous n'avons pas eu. Organisons une votation citoyenne. Nous pourrions le faire par nous-mêmes. Redonnons la parole au peuple. Ouvrons des lieux de vote dans les villes, dans les mairies, avec les élus qui souhaiteraient l'organiser sur

11:24
Locuteur

les

11:24
Invité

places

11:25
Locuteur

des marchés.

11:26
Invité

Eh bien,

11:26
Locuteur

on

11:27
Invité

nous prive de cette légitimité de pouvoir voter. Eh bien, moi, je demande à que nous puissions l'avoir. Il faut redonner la parole au peuple,

11:34
Locuteur

redonner la parole aux Français une bonne fois pour tous, pour sortir

11:37
Invité

par le haut de cette crise démocratique.

11:39
Présentateur

Redonner la parole au peuple sur la réforme des retraites, pourquoi vous ne le faites pas sur l'immigration

11:43
Locuteur

?

11:45
Invité

D'abord, parce que, attendez, là, vous changez de sujet. Aujourd'hui...

11:49
Locuteur

Ce sont des préoccupations des Français

11:50
Invité

?

11:51
Locuteur

Non, non, non, je vous réponds directement.

11:53
Invité

Non, mais là, vous me prenez de court, on passe de la réforme des retraites à l'immigration.

11:56
Locuteur

On parle d'une vie démocratique.

11:58
Présentateur

On parle de deux sujets qui intéressent les Français.

12:00
Invité

Même pas peur. Je vous réponds. De eux, ça fait quatre mois, quand même, qu'on manifeste sur les retraites, qu'on parle de conditions de travail, des salariés, de salaire, d'emploi. C'est le sujet qui nous préoccupe tous. Il y a l'inflation, le pouvoir d'achat qui baisse, et c'est en lien direct avec ce mouvement social, quand même. Bon. Et c'est la raison pour laquelle, et en plus de ça, un gouvernement qui nous empêche de pouvoir voter sur ce sujet. Nous demandons un référendum là-dessus, parce que pour nous, c'est le moyen de sortir de cette crise. Vous

12:33
Présentateur

avez

12:33
Invité

entendu.

12:34
Locuteur

Bon,

12:35
Invité

je ne dirai pas que sur les questions de l'immigration, il y a des manifestations massives toutes les semaines.

12:42
Présentateur

Il y a des sondages.

12:42
Locuteur

Pour demander... Il y a une volonté des Français depuis des années. En même temps,

12:46
Invité

en même temps, si

12:47
Locuteur

vous voulez... 10% des Français sont pour un référendum. Il y a aussi des propositions de référendum sur l'immigration.

12:52
Invité

C'est un sujet important.

12:53
Locuteur

Comment vous avez

12:53
Présentateur

peur de la réponse ?

12:54
Invité

Pas du tout. C'est un sujet important. C'est un sujet très important, mais tout pays doit avoir une politique en la matière qui réponde aux questions, et d'ailleurs aux évolutions, y compris du monde.

13:08
Locuteur

Et

13:08
Invité

donc, c'est important

13:09
Locuteur

d'avoir une politique... Et donc là, la politique actuelle ne vous convient

13:10
Locuteur 7

pas.

13:10
Invité

On a donc besoin de définir une politique sur ce sujet. Ce qui m'a étonné cette semaine, c'est que quand la droite décide de travailler et de produire des idées, ils n'ont pas produit beaucoup ces derniers temps, mais quand ils décident de produire des idées et de dire qu'on va s'attaquer à un sujet prioritaire pour les Français, poum, ils vous pondent une loi sur l'immigration.

13:34
Locuteur

Je

13:35
Invité

suis désolé, mais pour moi aujourd'hui, ma préoccupation, mon cœur

13:40
Locuteur

qui

13:41
Invité

bat aujourd'hui, c'est pour ces hommes et ces femmes qui travaillent et qui n'arrivent pas à vivre de leur travail. Attendez, c'est la question sociale,

13:48
Locuteur

c

13:48
Invité

'est-à-dire la question des salaires, du pouvoir d'achat. Il y a une inflation à 15%. Le SMIC augmente de 2,5%.

13:54
Locuteur

Les autres salaires n'augmentent pas. Pas à 15% en général sur les produits alimentaires. Vous parlez sur les produits

13:58
Invité

de

13:59
Locuteur

la consommation. Je vous citerai, Fabien Mossem. Les produits

14:00
Invité

à

14:01
Locuteur

la consommation

14:01
Invité

sont

14:02
Locuteur

l

14:03
Invité

'inflation sur les produits

14:04
Locuteur

de l'alimentation. Vous

14:04
Invité

parlez

14:05
Locuteur

du prix démocratique. C

14:05
Invité

'est

14:06
Locuteur

15%.

14:06
Invité

Le SMIC augmente de 2,5%.

14:08
Locuteur

Les autres salaires n'augmentent pas. C'est un sujet

14:09
Présentateur

illégitime, ne

14:10
Locuteur

tombe pas ? C'est énorme. C'est un sujet illégitime, ne tombe pas ? Non, mais tous les sondages vous disent... Ce n'est pas une préoccupation

14:14
Invité

des Français ? Tous les sondages vous disent aussi

14:17
Locuteur

que

14:17
Invité

la priorité des Français aujourd'hui, c'est l'inflation et c

14:20
Locuteur

'est

14:20
Invité

le pouvoir d'achat. Et donc, moi, j'aurais bien aimé connaître les propositions des Républicains sur ce sujet. D

14:25
Locuteur

'accord.

14:25
Invité

Soit, maintenant, c'est l'immigration, parlons-en. Donc, justement... Je réponds à vos questions. Vous, justement, vous parlez de prix démocratique. La question de l'immigration est une constante dans les vies politiques depuis plusieurs années en France. Et plusieurs disent que les Français n'ont jamais été véritablement consultés sur cette question fondamentale. Les Républicains,

14:41
Locuteur

ils

14:41
Invité

ne sont pas les seuls, disent référendum. En quoi est-ce une idée illégitime

14:44
Locuteur

?

14:45
Invité

D'abord, avant de parler de référendum, parlons des propositions qui sont sur la table.

14:51
Locuteur

Pardonnez-moi juste sur le référendum. Pourquoi ne pas

14:53
Présentateur

donner la parole aux Français sur ce sujet comme sur les autres sujets ? Pourquoi

14:56
Locuteur

ne pas être... Ne

14:57
Invité

me prenez pas sur le ton du référendum. Je suis de ceux, ma formation politique, fait partie de ces formations politiques qui souhaitent redonner la parole au peuple à chaque fois que de besoin sur des sujets importants pour lesquels il

15:09
Locuteur

y

15:09
Invité

a besoin d'un débat, pour lesquels, des fois, il y a des désaccords dans le pays. Et donc, il faut pouvoir donner la parole au peuple autant que de besoin. Donc, ne me dites pas...

15:20
Locuteur

Moi, je suis... Mais avant d

15:22
Invité

'arriver...

15:22
Locuteur

Donc, vous êtes favorable à un

15:23
Présentateur

référendum

15:23
Locuteur

sur l'immigration. Mais

15:24
Invité

avant de poser la question... Mais aujourd'hui, la question ne se pose pas d'un référendum sur l'immigration.

15:28
Locuteur

Mais

15:29
Présentateur

si, les Français le souhaitent dans tous les sondages.

15:30
Locuteur

La question se pose de quelle

15:32
Invité

politique nous devons avoir dans ce domaine.

15:34
Locuteur

Et je... Vous

15:35
Présentateur

balayez d'un revers de main la question.

15:37
Locuteur

Moi,

15:37
Présentateur

je

15:37
Locuteur

vais insister. Non, je ne balaye pas d'un revers de main. Si, si,

15:38
Présentateur

monsieur Roussel, c'est important. Dans les sondages, les Français, une nette majorité. Et d'ailleurs, quels que soient les clivages politiques sont pour un référendum sur ce sujet. Ça vous met mal à l'aise de dire que... Pas

15:47
Invité

du tout. Je vais vous dire ce que je souhaite, moi.

15:50
Locuteur

Je

15:51
Invité

souhaite que sur ce sujet qui est important, qui est grave, qui concerne nos compatriotes, et qui concerne aussi des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, vivant sur notre sol étrangère, parfois depuis longtemps avec des papiers travaillant, parfois travaillant sans papier, parfois au titre du droit d'asile parce que persécutés chez eux ou fuyant un pays en guerre. Au nom de tout cela, nous devons avoir une politique digne

16:20
Locuteur

de ce nom.

16:20
Invité

Très

16:21
Locuteur

bien, nous devons. Ça fait 40 ans que je souhaite. Vous avez des

16:24
Invité

propositions ? C'est pire que ça. 21 lois en l'espace de 20 ans sur l'immigration. Si à chaque fois, il y avait dû faire un référendum, bonjour. 21 lois en 20 ans. Pas

16:35
Présentateur

un référendum, monsieur Roussel.

16:36
Locuteur

21

16:36
Présentateur

lois,

16:37
Locuteur

pas

16:37
Présentateur

un référendum.

16:38
Locuteur

Il n'y a pas un souci démocratique.

16:39
Invité

Mais bien sûr.

16:40
Locuteur

Et

16:41
Invité

pourquoi ne nous fixerions-nous pas de travailler

16:44
Locuteur

un

16:45
Invité

consensus républicain sur ce sujet ? Allons-y. Posons les termes du débat.

16:51
Présentateur

Les voici dans le

16:52
Locuteur

Parisien. Travions-y

16:52
Invité

tous ensemble. Et travaillons à obtenir le consensus le plus large sur ce sujet, avec un débat approfondi avec nos concitoyens, sur cette question. Allons-y.

17:03
Locuteur

Il va du RN jusqu

17:04
Invité

'à la NUPES ? Sans faire la course à l'échalote à celui qui sera le plus proche des positions de l'extrême droite, mais

17:11
Locuteur

en prenant les problèmes... Mais là, vous n'en répondez pas. Et donc, vous, c'est quoi ? Un

17:14
Invité

consensus sur le nombre

17:16
Locuteur

de

17:17
Locuteur 2

personnes accueillies en France chaque année ?

17:19
Locuteur

Mais parce que c'est beaucoup

17:20
Invité

plus... Mais parce que la question de l'immigration, elle est beaucoup plus large que de prendre que la question du droit d'asile. Et on a énormément de sujets à aborder.

17:31
Locuteur

Alors, un sujet précis. Il y a la question de... Monsieur Roussel, s

17:34
Présentateur

'il vous plaît, un sujet précis. Dans le Parisien, Gérald Darmanin, ce matin, pose ses conditions, justement pour un accord, et il affirme que s'éloigner des traités européens, comme le proposait LR, ce serait flirter avec un Frexit. Est-ce que c'est votre avis ? Est-ce que la souveraineté nationale doit être soumise à la souveraineté européenne et qu'il faut agir sous le parapluie des traités européens ?

17:54
Locuteur

Parce que, comme le disent les LR,

17:55
Présentateur

on peut s'en éloigner

17:56
Locuteur

? Oui,

17:57
Invité

je trouve gonflé de la part de la droite qui a défendu tous les traités libéraux de l'Union européenne, la concurrence libre et non faussée, etc. Je les trouve gonflés aujourd'hui de dire qu'il faut sortir des traités européens concernant la question migratoire. Je suis curieux d'entendre leur discours quand nous serons en campagne des élections européennes. Parce que, franchement, pour nous faire avaler des couleuvres quand il s'agit de privatiser EDF, quand il s'agit de démanteler la SNCM, l'ancienne

18:25
Locuteur

compagnie

18:25
Invité

maritime, quand il s'agit aujourd'hui de réclamer 5 milliards d'euros à frais de SNCF, alors là, la droite, on ne les entend pas, elles ne sont pas là disparus aux oubliettes et il

18:36
Locuteur

n

18:36
Invité

'y

18:36
Locuteur

a

18:36
Invité

pas de dérogation à voir. Mais, sur la question migratoire, il faudrait en avoir une. Moi, je suis pour qu'au sein de l'Union européenne, la France puisse déroger à des règles.

18:46
Locuteur

Je

18:47
Invité

suis de ceux. Et quand nous défendrons nos propositions aux élections européennes, nous porterons cette idée de pouvoir déroger à certaines règles, notamment pour préserver nos services publics, répondre aux défis climatiques.

18:59
Locuteur

Et ça, nous le ferons.

19:01
Invité

Par contre,

19:02
Présentateur

sur

19:02
Locuteur

les questions... Mais

19:03
Présentateur

c

19:03
Locuteur

'est une

19:03
Présentateur

métrie variable qu'on s'éloigne des traités européens, oui, pour ces sujets, et

19:06
Locuteur

non pour l'immigration.

19:07
Invité

Mais ce sont des choix politiques. Oui, pour l'écologie,

19:09
Locuteur

pas pour l'immigration. Et

19:10
Invité

ce sont des choix politiques. En revanche, pour la question de l'immigration, je pense, au contraire, que nous avons des politiques communes à avoir à l'échelle de l'Union européenne d'accueil, et de s'attaquer à cette crise de l'accueil que nous avons pour pouvoir accueillir décemment et humainement celles et ceux qui fuient des conflits, comme ceux d'Afghanistan, en Libye, en Syrie. Nous avons eu une politique migratoire commune à l'échelle de l'Union européenne pour accueillir les réfugiés ukrainiens, plusieurs millions quand même. Et donc, nous ne pouvons

19:48
Locuteur

pas

19:48
Invité

dire... On

19:50
Locuteur

ne vous parle pas

19:50
Présentateur

de

19:50
Locuteur

ça, c'est l'immigration illégale.

19:53
Présentateur

Et on ne parle pas d'asile.

19:54
Locuteur

C

19:55
Invité

'est évident sur

19:55
Locuteur

l'asile.

19:55
Invité

Et bien donc, je dis... Oui, mais il ne peut pas y avoir deux politiques en la matière. Le droit d'asile. Le droit d'asile, c'est pour les personnes fuyant la guerre,

20:03
Locuteur

Nous vous parlons de tous ces

20:04
Invité

mouvements

20:05
Locuteur

illégaux.

20:06
Invité

Il n'y a pas de guerre qu'en Ukraine.

20:09
Locuteur

Et

20:09
Invité

il n

20:09
Locuteur

'y a

20:09
Invité

pas de détournement du droit d'asile. Il n

20:10
Locuteur

'y

20:10
Invité

a pas de guerre qu'en Ukraine. Et je ne vois pas pourquoi il y aurait deux types d'accueil, selon que l'on soit ukrainien, afghan, malien. Voilà. Donc, je souhaite que l'on ait les mêmes conditions dignes d'accueil. Et nous travaillerons avec M. Darmanin sur le texte de loi. Nous ferons des propositions. Le Parti communiste fera des propositions.

20:31
Locuteur

Et nous les défendrons. Vous allez nous le dire dès maintenant. On va marquer une pause. Vous allez nous le dire.

20:34
Invité

On le fera quand le temps sera venu. Dès que le débat sera là, on y travaillerà.

20:41
Locuteur

En

20:41
Invité

tout cas, moi, j'y travaille déjà.

20:42
Présentateur

On vous entend. Parce que vous parlez d'Europe. On va aller du côté du Danemark. C'est devenu un modèle du côté de la droite. Qu'en pensez-vous ? Parce que c'est la gauche. En tout cas, ce sont des sociodémocrates qui sont au pouvoir.

20:54
Locuteur

On va

20:54
Invité

aussi parler un petit peu de la situation sociale en France,

20:56
Locuteur

de nos entreprises, de nos industries,

20:58
Invité

du défi climatique.

20:58
Locuteur

Et on

20:59
Présentateur

se retrouve sur tous

20:59
Locuteur

ces sujets avec Fabien

21:00
Présentateur

Roussen, notre invité ce dimanche.

21:07
Locuteur

En

21:08
Locuteur 7

Monaco, pour un pilote de F1, c'est très spécial.

21:11
Locuteur

C

21:11
Locuteur 7

'est quelque chose d'unique.

21:14
Locuteur

On

21:14
Invité

est à 300 km heure. On est au milieu des

21:16
Locuteur 7

immeubles. C

21:18
Locuteur

'est

21:18
Locuteur 7

ce qu'il y

21:18
Locuteur

a

21:18
Locuteur 7

de plus difficile. C'est un circuit où la faute ne pardonne pas.

21:24
Locuteur

Il

21:24
Locuteur 7

y

21:24
Locuteur

a

21:24
Locuteur 7

des endroits qui sont fous.

21:29
Locuteur

On

21:29
Invité

prend de l'élévation, on monte, au fur et à mesure, on voit la mer en bas.

21:37
Locuteur

Très

21:38
Locuteur 7

chaud, très risqué. Passer au millimètre.

21:41
Locuteur

Hyper

21:41
Locuteur 7

dangereux, c'est le rail ou le mur.

21:44
Locuteur 9

Bienvenue en principauté où les Formules 1 caressent les rails.

21:48
Locuteur

Le

21:48
Locuteur 3

Grand Prix de Monaco,

21:50
Locuteur

aujourd

21:50
Locuteur 3

'hui à 15h, en direct, seulement sur Canal+.

21:59
Locuteur

Vous

21:59
Locuteur 9

apercevez déjà l'été à l'horizon ? Avec EasyJet, envolez-vous vers les plus belles plages d'Europe à partir de 36,99

22:05
Locuteur

euros.

22:06
Locuteur 9

Réservez sur easyjet.com.

22:10
Locuteur

Si

22:11
Locuteur 5

vous n'êtes pas du genre à filer des coups de main, que faire de la place aux autres, c'est vraiment pas votre truc.

22:21
Locuteur

Que

22:21
Locuteur 5

leur confort vous importe peu.

22:24
Locuteur

Et

22:25
Locuteur 5

qu'aider les autres n'est pas dans vos habitudes. Soyons honnêtes, cette voiture n'est vraiment pas faite pour vous.

22:31
Locuteur 1

Nouveau Citroën C5 Aircross hybride rechargeable est à partir de 379 euros par mois avec 4 ans de garantie et d'assistance offerte.

22:40
Locuteur 5

Découvrez Sublime, la nouvelle machine compacte L'Orbarista, compatible avec les capsules classiques et XXL, pour préparer deux espressos, un double espresso, un café long ou un délicieux espresso. L'Orbarista, double espresso, double plaisir.

22:53
Locuteur

Et

22:54
Locuteur 5

pour la fête des mères, jusqu'à 80 euros remboursés pour l'achat de votre machine L'Orbarista. Rendez-vous en magasin ou sur l'orespresso.fr

23:01
Locuteur

C'est

23:04
Locuteur 9

incroyable tout ce

23:05
Présentateur

qu'on peut faire avec KWS.

23:08
Locuteur

Tu

23:08
Présentateur

peux défier le monde entier et t'imposer. Vite rembourser Paul avant qu'il imagine qu

23:13
Locuteur

'on

23:13
Présentateur

sort ensemble.

23:14
Locuteur

Tout

23:15
Présentateur

savoir sur la fabrication de mon produit

23:17
Locuteur 9

et l'origine de ses ingrédients.

23:19
Locuteur

Ou

23:19
Locuteur 9

aider mamie à acheter une maison et à rapprocher ses madeleines. Alors imagine tout ce qu'on pourrait faire si c'était moi qui gérais.

23:35
Locuteur

Une

23:35
Locuteur 5

protection contre les puces et les tiques, ces restos protègent 7 à 8 mois contre les puces et les tiques. C'est efficace, sans odeur et longue durée. Efficace, longue durée, ces restos. A vous de jouer ? Ces restos est un médicament vétérinaire. Rendez-vous sur cesrestos.fr

23:48
Locuteur

Les

23:49
Locuteur 4

bijoux en or 9 carats contiennent deux fois moins d'or que les bijoux en or 18 carats.

23:53
Locuteur

Mais

23:54
Locuteur 4

ce qui est étonnant c'est qu'ils vous sont régulièrement vendus plus cher. Heureusement, pour trouver des bijoux en or 18 carats pas cher, il faut juste savoir où les chercher. Au manège à bijoux.

24:06
Locuteur 2

Pourquoi vous me dites ça que maintenant ?

24:07
Locuteur 4

Parce que je viens de l'apprendre en fait.

24:09
Locuteur 2

Ah d'accord, ça va être de ma faute en

24:11
Locuteur

plus.

24:11
Locuteur 2

Ah j'ai pas dit ça. C'est fou

24:12
Locuteur

mais c'est dingue

24:13
Locuteur 4

! L'or du manège à bijoux est uniquement en 18 carats et toujours appris le clair.

24:17
Locuteur

Le

24:17
Locuteur 4

clair.

24:31
Invité

Platinum, le nouveau parfum.

24:36
Locuteur 4

Ce soir je serai la plus belle pour aller danser. Danser.

24:45
Locuteur

Pour

24:46
Locuteur 4

mieux évancer toute seule que tu as aimée. Qui mieux que le numéro 1 de l'électrique peut entretenir votre Renault électrique ?

24:55
Locuteur 9

Renault Caire

24:55
Locuteur 4

Service

24:56
Locuteur

Pour

24:57
Locuteur 4

votre

24:59
Locuteur 9

Renault E-Tech 100% électrique, profitez de la révision E-Tech à partir de 49 euros.

25:23
Locuteur

Et

25:23
Présentateur

notre invité ce dimanche, en forme et en verve, le secrétaire national du parti communiste qui appelle à une sorte de consensus républicain sur l'immigration. Alors soit vous vous bercez de douces illusions, Fabien Ancel, soit vous avez un scoop qui nous affirme que du RN à la NUPES, il est possible de s'entendre sur un

25:43
Locuteur

sujet qui va ? Non mais si

25:43
Invité

on présente, si justement on envisage cette question-là comme ça, dans des rapports politiques, politiciens je dirais, et d'opposition,

25:55
Locuteur

on

25:55
Invité

ne

25:55
Locuteur

va

25:55
Invité

pas s'en sortir par le haut. C'est une question importante, grave, avec des vies humaines derrière. Il y a des questions de droit de l'homme, il y a des questions liées à la dignité humaine, et donc, plutôt que de s'écharper, de faire la course à l'échalote derrière l'extrême droite notamment,

26:16
Locuteur

pourquoi

26:16
Invité

ne travaillons-nous pas à écouter celles et ceux qui travaillent sur ces questions-là, des responsables associatifs, aux responsables d'institutions importantes qui ont eu à gérer l'OFPRA, les demandeurs d'asile, la question des travailleurs sans papier ? Pourquoi ne travaillons-nous pas ?

26:33
Locuteur

Ce

26:33
Présentateur

n

26:33
Locuteur

'est

26:33
Présentateur

pas possible.

26:34
Locuteur

La droite veut

26:35
Présentateur

l'obligation pour les demandeurs

26:36
Locuteur

d'asile de formuler leur requête avant d'être sur le sol. Des quotas

26:39
Présentateur

ou la possibilité de soumettre la politique migratoire à un référent de tout ça.

26:42
Locuteur

Quelles sont

26:43
Invité

les logiques de la droite ? Il faut les interroger. Qu

26:46
Locuteur

'est

26:46
Invité

-ce qu'ils veulent, eux ? D'abord, ils s'attaquent à

26:48
Locuteur

l'état

26:49
Invité

de droit. Ce qu'ils proposent d'ailleurs demande à ce que notre constitution soit révisée. Enfin, ils s'attaquent au regroupement familial. Je

27:00
Locuteur

pense

27:01
Invité

qu'ils ne sont pas sérieux. Mais, mais, mais, mais, ayons un débat. Ayons un débat large avec l'objectif d'avoir le consensus le plus large en donnant tous les éléments à la population. Pas des faux chiffres, pas des fake news, pas faire peur, mais travaillons ensemble ensemble

27:20
Locuteur

à

27:20
Invité

cette question-là qui est importante avec la crise climatique.

27:24
Locuteur

Bien

27:24
Invité

sûr.

27:24
Locuteur

Il va y avoir,

27:25
Invité

on va, on va avoir à gérer tout ça ensemble et pas que la France. Pour vous,

27:31
Locuteur

c

27:31
Invité

'est illégitime. Comment ? Lorsque la droite dit il faut réformer la constitution, c'est illégitime pour vous

27:35
Locuteur

?

27:36
Invité

Mais si c'est réformé,

27:37
Locuteur

vous travaillez avec des gens qui sont des 6ème républicains. Non, mais

27:39
Invité

moi, je suis pour réformer la constitution.

27:41
Locuteur

Moi,

27:41
Invité

je suis pour supprimer le 49.3 de la constitution.

27:43
Locuteur

Donc, changer la

27:43
Invité

constitution, en

27:46
Locuteur

soi, c

27:46
Invité

'est pas un mal. Donc, changer la constitution pour enlever de cette constitution ce qui est inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme, notamment lié au regroupement familial, ça me heurte. Mais à la limite, à la limite, parlons de tout ça en ayant les débats les moins passionnés possibles, les plus sereins, et avec l'objectif de trouver le consensus le plus large et que les Français aient tous les éléments en tête. Voilà, c'est tout ce que je

28:10
Locuteur

souhaite. Travaillons à ça. Le ministre de l'Intérieur... Il y

28:13
Invité

a d'ailleurs une tribune des propositions qui ont été formulées par un collège de personnalités préfets,

28:19
Locuteur

Mais on n'a pas attendu le début d'une proposition de votre

28:21
Présentateur

part.

28:22
Invité

Directeur, l'ancien directeur de l'OFPRA que j'ai rencontré, Pascal Brice, notamment à Saint-Brévin. Bref, il y a des propositions sur la table. Étudions tout ça sereinement et nous avancerons. Et nos propositions et le Parti communiste français sur cette question importante fera des propositions qui concerneront autant les personnes, les étrangers qui viennent dans notre pays, le droit d'asile, le travail, mais ça concernera aussi les travailleurs français. Nous sommes tous concernés par cette question-là et nous ferons

28:52
Locuteur

des propositions... Vous parlez de

28:53
Présentateur

sérénité, Fabien Roussel, au moment où c'est un autre mot qui a déclenché un vif débat autour de la situation dans notre pays qui est le mot de décivilisation. C'est ainsi qu'Emmanuel Macron a qualifié le processus de violence et qu'il a appréhendé en réalité les différents drames lourds que nous venons de connaître ces derniers jours. Vous avez dit votre position à ce moment.

29:11
Locuteur

Mais

29:11
Présentateur

alors, que diriez-vous ? Quel diagnostic vous faites avec ce qui s'est passé entre la mort de ces trois jeunes policiers percutés par un chauffard alcoolisé et drogué, entre cette infirmière poignardée par cet individu ? Il a fait le lien, le président de

29:25
Locuteur

la

29:25
Présentateur

République. Ça vous a choqué ?

29:27
Locuteur

Oui,

29:28
Invité

ça ne me choque pas forcément, bien sûr, que l'on s'exprime sur ces drames atroces. Une infirmière tuée, trois jeunes policiers tués aussi dans un accident de la route provoqué par une personne sous emprise de l'alcool, de la drogue. Et jusqu'à ce maire de Saint-Brévin, j'étais à la manifestation de soutien.

29:52
Locuteur

que

29:53
Invité

l'on parle de tout ça, bien sûr, mais qu'on le traite avec un terme des civilisations comme si on rejetait la faute sur la société. Manière de dire, c'est pas moi, c'est la société qui déraille. Je trouve ça un peu facile.

30:07
Présentateur

C'est un aveu d'échec, d'Emmanuel Macron

30:08
Locuteur

?

30:08
Présentateur

Je trouve ça

30:08
Invité

un peu facile parce que quand même, hier, j'étais à Avignon, justement, pour célébrer le Conseil national de la résistance.

30:14
Locuteur

Et

30:14
Invité

je rencontre une infirmière en soins psychiatriques et qui... Mais à chaque fois que je rencontre, j'ai le même discours, on a divisé par deux le nombre de lits en psychiatrique ces dix dernières années. Et on s'étonne qu'il y ait des personnes qui ont atteint de graves troubles psychiatriques dans la nature. Et on a des drames comme ça. Il en faudra combien d'autres de drames à l'encontre de nos soignants avant que l'on remette des moyens dans nos hôpitaux publics et en psychiatrie ? Le maire de Saint-Brévin, le maire de Saint-Brévin,

30:41
Locuteur

le

30:41
Invité

maire de Saint-Brévin, c'est de la décivilisation qui lui est arrivé. Alors oui, ah oui, l'extrême droite qui menace nos maires, ah oui, mais c'est surtout l'extrême droite qui aujourd'hui alimente des discours de haine et de violence y compris contre les maires.

30:58
Locuteur

Mais

30:58
Invité

le

30:58
Locuteur

maire de Saint-Brévin, c'est intéressant. Mais le maire de Saint-Brévin, qu'est-ce qu'il a dit ? Et quand il y a les

31:01
Présentateur

discours anti-polis, quand il y

31:02
Locuteur

a

31:02
Présentateur

les

31:03
Locuteur

discours au sein même de votre formation ? Non, non, mais je

31:05
Invité

ne

31:05
Locuteur

suis

31:05
Invité

pas concerné par ça, Seigneur Mabouk.

31:07
Locuteur

Mais pardon, je vous pose la question dans le débat politique. Vous faites

31:10
Présentateur

partie d'une

31:11
Locuteur

formation qui est à NUPES.

31:12
Invité

Je suis partie d'une formation... Non. Non, la NUPES n

31:15
Locuteur

'est

31:15
Invité

pas une formation politique.

31:16
Locuteur

Je

31:16
Invité

fais partie d'une formation politique qui s'appelle le Parti communiste français et nous sommes clairs là-dessus. Je l'ai été pendant l'élection

31:23
Locuteur

présidentielle. Permettez-moi une question.

31:24
Invité

Vous

31:24
Locuteur

avez raison de dire que l'extrême droite peut

31:26
Présentateur

nourrir ce qui s'est passé.

31:27
Locuteur

C

31:27
Présentateur

'est très

31:27
Locuteur

grave vis-à-vis

31:28
Présentateur

du maire de Saint-Brévin. Est-ce que

31:29
Locuteur

quand on a

31:29
Présentateur

des discours contre la police, ça nourrit des agressions contre les

31:33
Locuteur

policiers ?

31:33
Invité

Je ne tiens pas de discours contre

31:35
Locuteur

la police. Vous les condamnez ? Bien

31:36
Invité

sûr, mais je les condamne. Elles

31:38
Locuteur

viennent d'extrême-gauche quelquefois. Elles viennent de la gauche.

31:40
Invité

Oui,

31:40
Locuteur

mais

31:40
Invité

je les condamne. Je n

31:41
Locuteur

'ai

31:41
Invité

pas d'état d'âme là-dessus. Une certaine

31:42
Locuteur

gauche

31:42
Invité

en appelle à la violence. Mais invité là, cette gauche

31:45
Locuteur

-là, puis parlez-leur.

31:46
Invité

Mais je ne suis pas... Mais j'ai toujours condamné les violences...

31:49
Locuteur

Donc elles

31:49
Invité

viennent.

31:50
Locuteur

Mais oui, bien sûr. De droite et de gauche.

31:51
Invité

Enfin. Mais là, le maire de Saint-Brévin... Non, mais c'est pour ça que le président de la République, il est gonflé, lui, en disant décivilisation. Le maire de Saint-Brévin, il accuse qui

32:00
Locuteur

?

32:01
Invité

Nommément...

32:01
Présentateur

Préfet.

32:01
Invité

Le sous-préfet. Le

32:03
Locuteur

sous

32:03
Présentateur

-préfet.

32:03
Invité

Le préfet.

32:03
Locuteur

Le procureur de la République. Et de graves accusations de menfons. Non, mais c'est

32:05
Invité

grave. Imaginez que moi, à votre antenne, je dénonce un préfet et un procureur de la République. Moi, on

32:09
Locuteur

va

32:09
Invité

me traiter d'insurrectionnel et d'attardant à

32:12
Locuteur

nos institutions.

32:12
Invité

Il

32:12
Présentateur

a parlé d'abandon, ce qui est très grave. C'est un maire qui le fait.

32:15
Invité

Et alors, les trois jeunes policiers

32:18
Locuteur

sous

32:18
Invité

l'emprise, tués par un homme sous l'emprise de la drogue. Mais là aussi, interrogeons nos politiques en matière de santé publique, de lutte contre les trafics de drogue, de soins des personnes dépendantes

32:36
Locuteur

de la drogue. Mais ce n'est pas ce que dit le président de la République. Le président de la République parle d'un processus de violence

32:40
Présentateur

désinhibée, déshumanisée ou dans un pays, dit-il, de ce que je comprends de la décivilisation, on peut être tués pour

32:47
Locuteur

rien. Mais la

32:48
Invité

violence, aujourd'hui, elle grandit

32:50
Locuteur

dans

32:51
Invité

notre société. Je l'ai déjà dit,

32:53
Locuteur

nous

32:54
Invité

sommes dans un pays où on ne se parle plus et où on s'invective. Et nous sommes dans un pays où, quelque part, c'est l'individualisme et le repli sur soi qui dominent. Nous perdons ce qui fait lien. Nous perdons ce qui fait nation. Nous perdons ce qui fait égalité entre nous

33:12
Locuteur

et qui

33:12
Invité

fait

33:12
Locuteur

qu'on se respecte. Vous le doutez depuis quand ? Nous perdons...

33:14
Invité

Et quand je vois le recul des politiques publiques et des services publics... Excusez-moi, mais la question de la santé et de la psychiatrie, c'est tellement symptomatique de ça. Bien sûr qu'il y a des drames horribles derrière. Et la question de la drogue. La question de la drogue. Et ces policiers qui meurent, des jeunes policiers, pères de famille, enfin, c'est horrible ce qui s'est passé. Pourquoi on n'a pas une politique beaucoup plus forte pour empêcher cette drogue d'arriver sur notre territoire d'une part et de l'autre côté... Pourquoi

33:45
Présentateur

on n

33:45
Locuteur

'a

33:45
Présentateur

pas à se dire qu

33:45
Locuteur

'il

33:45
Présentateur

y

33:45
Locuteur

a

33:45
Présentateur

une forme de

33:46
Locuteur

laxisme ?

33:47
Invité

Oui, parlons de laxisme. Oui, les gens

33:50
Locuteur

me

33:50
Invité

le disent d

33:51
Locuteur

'ailleurs.

33:52
Invité

Le président, il parle de décivilisation, mais il pourrait lui parler de laisser aller, de laxisme dans notre pays parce que oui, on ne contrôle pas assez nos frontières pour empêcher cette drogue d'arriver. On manque de douaniers. On a supprimé 15 000 douaniers dans notre pays. On manque de gendarmes mais de policiers. On manque d'enquêteurs pour s'attaquer à ces trafics. On manque d'enquêteurs spécialisés pour aller taper dans les banques l'argent des narcotrafiquants. Enfin, ce n

34:20
Locuteur

'est

34:20
Invité

pas parce qu'on met un quart de CRS pendant deux heures devant un quartier, devant un point de deal qu'on règle le problème, M. Darmanin. Je vous le dis. Voilà, il en faut, mais ce n

34:29
Locuteur

'est

34:29
Invité

pas que ça. Il faut s'attaquer à la tête de ces trafiquants. Il faut s'attaquer au blanchiment de l'argent dans les banques.

34:36
Locuteur

On

34:36
Invité

ne s'attaque pas aux banques. On

34:38
Présentateur

est dans un pays où on a laissé tout ça aller et que le président finalement

34:41
Locuteur

fait un aveu d

34:43
Invité

'échec. Et derrière, c'est la violence, la guerre, des morts, des drames atroces. C'est la guerre dans des quartiers. Enfin, il y a un mort par semaine. Une

34:53
Locuteur

guerre dans des quartiers ? C'est la guerre dans

34:54
Invité

des

34:55
Locuteur

quartiers. Mais ça ne date pas d'Emmanuel Macron.

34:56
Invité

Un mort par semaine. Non, mais ça fait sept ans qu'il est président de la République. Et avec des grands discours avec M. Darmanin qui ont fait des caisses en disant j'ai fait ci, j'ai fait ça. Résulte à des courses. Il y a toujours un mort par semaine à Marseille.

35:08
Locuteur

J

35:08
Invité

'étais donc hier dans le Vaucluse. J'ai parlé à ce père de famille qui a perdu son fils de 30 ans tué suite à une balle perdue dans un règlement de compte sur le fonds de trafiquants de drogue. J'ai vu son épouse et son petit bébé. Ces drames ne devraient pas arriver. Ceux qui vivent dans ces quartiers

35:27
Locuteur

où

35:27
Invité

existent ces trafics, ils ne vivent plus. C'est monsieur et madame tout le monde qui travaillent qui ont des métiers parfois difficiles, des petits salaires, des petites pensions et en plus ils se tapent des trafiquants de drogue et des balles perdues. Donc là, vous rejoignez la loi

35:41
Locuteur

finalement. Je veux de la dignité

35:42
Invité

pour tout le monde.

35:44
Locuteur

Je

35:44
Invité

veux une

35:45
Locuteur

politique

35:47
Invité

de tranquillité publique, de sécurité publique mais avec des moyens et pour lutter contre la drogue mais aussi des services publics dans ces quartiers. Quand on parle de services publics,

35:56
Locuteur

c

35:56
Invité

'est remettre l'État, la France dans des quartiers où l'État a reculé.

36:01
Locuteur

Quand l'État

36:02
Invité

recule, c'est la mafia qui avance.

36:04
Présentateur

Quand l'État recule,

36:05
Locuteur

c'est la mafia qui avance.

36:06
Présentateur

En vous écoutant depuis tout à l'heure sur différents sujets, je l'ai dit, en verve, on a l'impression presque toujours en campagne permanente mais

36:13
Locuteur

dans

36:13
Présentateur

le bon sens du terme pour répondre aux aspirations de nos

36:15
Locuteur

citoyens.

36:16
Présentateur

Bon, l'après-Mélenchon a commencé.

36:21
Invité

Comment ?

36:21
Présentateur

L'après-Mélenchon.

36:23
Invité

C'est une question ?

36:23
Présentateur

Non. Non, mais c'est pas... Vous êtes d'accord sur le constat

36:27
Locuteur

?

36:27
Invité

Je ne sais pas, moi, c'est à lui qu'il faut poser la

36:29
Locuteur

question. C'est lui-même qui

36:30
Présentateur

le dit en

36:30
Invité

parlant vers que moi, je suis tous les jours en campagne pour mon pays, pour les Français. Je crois toujours dans les jours heureux que j'ai défendus lors des élections européennes. Nous avons des convictions, j'ai des convictions, j'ai la conviction aujourd'hui que la France a tous les atouts pour s'en sortir.

36:52
Locuteur

Et d'autres non.

36:53
Invité

Que nous pouvons faire nation, que nous pouvons protéger le travail, protéger le travail des Français, porter une ambition pour nos enfants, pour l'écologie. Je crois dans tout ça et je suis en campagne pour faire vivre ça pour mon pays. Il vous faut des alliés.

37:07
Locuteur

On

37:07
Invité

peut dire que la NUPES quelquefois connaît quelques tensions en disant le polymain. De l'autre côté, peut-être faites-vous un peu de l'œil ou vous faites de l'œil à Bernard Cazeneuve. L'avenir de la gauche, c'est Roussel-Mélenchon ou Roussel-Cazeneuve

37:17
Locuteur

? Votre

37:21
Invité

question est tordue. Pas tant que ça. C'est compliqué.

37:24
Locuteur

Votre réponse va tout

37:25
Présentateur

réparer.

37:26
Locuteur

Allez-y. Je vous écoute religieusement. Vous

37:28
Invité

êtes plutôt

37:28
Locuteur

proche

37:29
Invité

de Mélenchon ou plus proche ? Mais vous me parlez de proche de qui, de ça, etc.

37:33
Locuteur

C'est important. C'est une alliance avec la NUPES. Non, mais moi... La

37:36
Locuteur 1

prochaine gauche est

37:36
Invité

une alliance NUPES ou une alliance Cazeneuve-Roussel, les deux. Oh là là là là ! Quelle cuisine ! C

37:41
Locuteur

'est compliqué

37:41
Présentateur

! C

37:42
Locuteur

'est

37:42
Présentateur

un

37:42
Locuteur

barbecue,

37:43
Invité

c'est du moins.

37:43
Locuteur

Je ne me

37:43
Invité

retrouve pas dans tout ça.

37:45
Locuteur

C

37:45
Invité

'est pas le sujet. Mais non, en fait... Mais non, mais on n'est pas du tout... Excusez-moi, on n'est pas dans le même cerveau, heureusement. Mais je ne pense pas comme vous. Je ne

37:54
Locuteur

pense

37:54
Invité

pas comme vous.

37:55
Locuteur

Vous n'avez

37:55
Invité

pas besoin d'alliance. Je pense... Non. Je suis pétri

38:02
Locuteur

content,

38:03
Invité

mais depuis... Là, depuis la campagne des présidentielles où j'ai marqué cette campagne avec des propositions fortes que j'ai faites. Depuis, je continue de marquer. Je continue

38:14
Locuteur

de défendre la France...

38:15
Invité

Roussel-Ruffin. La France du travail.

38:17
Locuteur

Mais il y a un fauteuil pour deux, M. Roussel. M.

38:20
Présentateur

Ruffin nous dit la même chose, avec autant de verve, d'ailleurs, et de conviction.

38:23
Invité

Eh bien, François est un pote. Je le vois à la télé. Salut, François. On se connaît super bien. On travaille ensemble. On partage beaucoup d'idées. Mais c'est tout. Mais aujourd'hui, aujourd'hui, enfin, vous vous rendez compte qu'on parle de présidentielle d'après Mélenchon, des machins, des... Les Français ont besoin aujourd'hui qu'on soit là pour gagner des victoires avec eux. On a besoin de victoires.

38:47
Locuteur

Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est le chef de la France ? Que

38:48
Invité

l'on soit tous ensemble. Et je dirais au-delà de la NUPES,

38:53
Locuteur

c

38:53
Invité

'est-à-dire bien au-delà des quatre forces politiques que nous sommes. Soyons unis aujourd'hui le plus largement possible pour gagner sur cette réforme des retraites, pour

39:01
Locuteur

obtenir des augmentations de salaires.

39:03
Présentateur

Mais c'est ça. Vous êtes pour l'unité

39:04
Locuteur

tous ensemble. Parce que dans l

39:07
Invité

'œcuménisme, il y a l'œcuménisme aussi.

39:10
Locuteur

Merci.

39:11
Présentateur

Si j'ai bien compris, vous êtes pour la gauche. Roussel, Roussel. Merci, Fabien Roussel.

39:16
Locuteur

Merci à vous.

39:17
Présentateur

C'était votre grand rendez-vous ce dimanche. Alors, j'invite... Je remercie mes camarades, évidemment. Nicolas,

39:22
Locuteur

c

39:22
Présentateur

'est un plaisir de vous retrouver dans cette émission. Et Mathieu, j'invite les auditeurs d'Europe 1 à suivre le débrief. On va parler de vous, Fabien Roussel, mais...