Antoine Basbous : « Le régime iranien cherche la mort par son ADN »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonjour Antoine Bassebou s'est Installez-vous. Vous êtes politologue, directeur de l'Observatoire des Pays Arabes et associé chez Forward Global. Merci d'être avec nous.
On est ensemble pendant 20 minutes. Vous connaissez Fabrice Vesserrodon du groupe Ebra qui va m'épauler dans cette interview. Beaucoup de sujet à évoquer au Moyen-Orient.
On va commencer avec Ali Laridjani. Ce mercredi, le régime iranien en terre, celui qui était présenté comme l'homme fort du régime. Il a été éliminé par Israël dans la nuit de lundi à mardi.
Vous pouvez nous le présenter. Est-ce que son élimination, l'élimination de Laridjani, change quelque chose à l'équation au Moyen-Orient ? C'est une personnalité de premier plan.
C'est un gros poisson qui Il disparaît. Vous dites enterré. Ils n'ont pas encore enterré le guide Khamenaï.
Les funérailles sont organisées. Oui, et donc le régime est en difficulté. Il a perdu ses têtes de ces généraux et ils continuent à être en quelque sorte extrêmement pénétré par le renseignement un régime comme ça avec des dirigeants qui disparaissent les uns après les autres et bien tout le monde s'inquiète tout le monde regarde son adjoint son voisin son enfant sont subordonnés pour savoir d'où vient l'information comment ils sont vendus comment leur enseignement israélo-américain parvient toujours à les cibler, à les toucher, à les frapper si fort. – Il est réellement en difficulté ou on peut considérer qu'ils ont encore de la ressource ?
Notamment pour assurer les remplacements successifs. – Écoutez, s'il s'agit de remplaçants... – Efficacement, je veux dire. – De remplacements suivis d'autres remplacements, le fil des remplaçants qui disparaît, c'est inquiétant.
Comment voulez-vous mener une guerre et gagner si vous n'êtes pas sûr que vous allez survivre le lendemain, que votre voisin, que votre subordonné, que votre supérieur n'est pas un indicateur de l'ennemi ? Ce qui est sûr, c'est que les hautes sphères du régime ont été frappées durement. Ce qui est sûr, c'est que le régime n'a plus d'aviation.
Le peu d'aviation qu'il avait a disparu. Il n'a plus de marine, il n'a plus d'usines, d'infrastructures. Il a été tellement frappé qu'il risque d'avoir des cibles en moins.
Cela dit, la ressource du régime est où ? L – Essentiellement, ce sont les sentinelles de la citadelle. L'Iran, c'est la citadelle et la doctrine du général Soleimani, c'est de de placer des sentinelles partout autour de l'Iran pour le défendre.
Et nous avons vu ces sentinelles agir, que ce soit au Liban, le Hezbollah sur instruction des passe-d'Aran a ouvert le feu pour créer un front parallèle. – On va parler du Liban, mais juste pour revenir sur cette élimination de Larry Djani, c'était un des hommes qui était présenté comme l'auteur de la La répression contre les Iraniens début janvier, c'est 40 000 personnes tuées, assassinées par le régime. Comment est perçue cette élimination en Iran aujourd'hui ?
Est-ce que c'était un homme détesté, quand même apprécié avec quand même un soutien du côté de la base du régime. Comment c'est perçu ? Et peut-être même de manière plus générale dans le monde arabe, de manière générale. – L'Argène a eu des rôles multiples et variés et très Il a été très riche.
Il a été pendant 12 ans président du Majlis, du Parlement. Il a été négociateur de nucléaire. Il a été ministre pendant une dizaine d'années.
Bref, c'est quelqu'un qui est issu du régime, qui fait partie de la colonne vertébrale du régime et qui a été désignée pour prendre le poste le plus important après la disparition du guide, la sécurité nationale. Donc ce n'est pas un marginal, c'est quelqu C'est quelqu'un qui est sorti juste vendredi dernier pour la journée internationale d'Al-Quds, de Jérusalem. Oui, un parade dans les rues Téhéran.
Et parce qu'il était protégé par des milliers de personnes, il est sorti, il s'est exposé, il a parlé à la télévision, mais toute sa vie, il l'a passé, surtout depuis ces dernières années, enterré en cachette, fuyant les...
C'est quand même curieux finalement, c C'est presque suicidé de sa part. Est-ce que c'est une erreur ? Est-ce que c'est une erreur qu'il a faite ?
Est-ce que le régime commet des erreurs, d'ailleurs, dans cette période, selon vous Déjà, par son ADN, il commet des erreurs. Parce que quand on prêche la haine tous les jours, matin, midi et soir, qu'on cherche, qu'on dit mort à l'Amérique, mort à Israël, deux puissances. Oui, mais ça, ce sont les motifs.
Mais tactiquement...
Mais quand vous avez entendu pendant 47 ans mort à des puissances régionales et internationales, eh bien le peuple s'imprègne de ça. Et donc cultiver la haine, placer des sentinelles, des essais de frolons partout dans la région, diviser tous les pays, commettre les attentats les plus cruels exercer le terrorisme international sur ses voisins. Tout ça fait que ce sont des erreurs et qu'aujourd'hui, il est en train de payer la facture de ces erreurs-là. – Ces éliminations ciblées, ce n'est pas la première.
Ce n'est pas la dernière du côté des Israéliens. Est-ce qu'elles servent vraiment à quelque chose ? Puisqu'on sait qu'il y a toujours quelqu'un qui va remplacer celui qui est éliminé. – Mais celui qui le remplaçant n'a pas forcément le background du partant, Khaménaï est resté 37 ans guide.
Et quand on est 37 ans guide, c'est-à-dire le vicaire du prophète sur terre, il avait tous les pouvoirs et son successeur, ce n'est pas évident, il lui faut tellement d'années pour maîtriser et contrôler tous les pouvoirs, pour incarner le pouvoir et pour l'exercer. Donc le nouveau venu n'a pas la même expérience, n'a pas la même autorité. – Vous dites que ces éliminations contribuent à affaiblir le régime iranien. – Évidemment, à le rajeunir, à l'affaiblir, à semer le doute, à le déstabiliser.
C'est une preuve de faiblesse. C'est une preuve que ce régie ne peut plus faire confiance à ses membres parce que d'où vient l'information ? Comment l'ennemi sait que telle personne se trouve à tel endroit, à telle heure ?
Parce que l'élimination d'hier n'était pas seule. Il y a eu également l'élimination du patron des bassides, c'est-à-dire ceux de la répression intérieure. – Les ministres pro-régime, effectivement… – Ce sont eux qui ont réprimé énormément en janvier dernier.
Et ce matin, apparemment, il y a une autre élimination d'un dirigeant du Hezbollah à Beyrouth qui vient d'avoir lieu. – Alors on va reparler du Hezbollah évidemment et du Liban, mais juste qu'on comprenne Selon vous, le régime peut encore survivre malgré cette guerre qui commence à durer, qui fait beaucoup de morts, beaucoup d'éliminations. Et pourtant, on ne voit pas encore les prémices d'un changement, d'un renversement du régime.
On ne le voit pas, on est au 19e jour de la guerre. Il n'y a pas d'exposition israélo-américaine au sol. Le régime est affaibli, on le voit avec le nombre d'élimination de dirigeants, avec les infrastructures, avec toute la machine guerrière de fabrication de missiles, de drones, avec le nucléaire qui a été tout au moins largement frappé, durement frappé.
Bref, ce régime n'a plus de ressources, n'a pas beaucoup d'amis et ses amis ne viennent pas à son secours. Et qui sont ces derniers soutiens ? Comment tient-il ?
Les derniers soutiens, je ne les vois pas. Je ne les vois pas. Venezuela n'est plus là, M.
Maduro. Cuba est dans un piteux état. Les Russes profitent de la crise pour vendre leur pétrole à prix fort.
La Chine s'intéresse au pétrole iranien et pas aux dirigeants iraniens. Bref, dans le voisinage, ils n'ont épargné aucun État, y compris le sultanat d'Oman, qui a été le médiateur, qui les a reçus, qui les a accueillis, qui a accueilli les négociations sur le nucléaire dans les années 2012-2015. Il les a accueillis à Mascat, puis à Genève pour les dernières négociations.
Même le sultanat d'Oman, le dernier ami, a été bombardé. Il y a eu deux morts. Vous dites que ces répliques iraniennes dans la région, notamment sur les pays du Golfe, est une erreur peut-être stratégique de la part du régime iranien ?
Ça dépend comment on se place. Pour les Iraniens, ils veulent créer un choc pétrolier, un choc financier pour écourter la guerre et pour négocier avec ce régime avant qu'il ne tombe. Donc élargir le front, c'est quelque chose pour eux qui est indispensable.
Même ils ont frappé jusqu'à Chypre, ils ont frappé jusqu'en Turquie, Azerbaïdjan. Bref, pour les Iraniens, plus la guerre fait des dégâts, plus ça va écourter sa durée et plus ils vont pouvoir négocier en position en étant encore au pouvoir. Et ils pourront quand même après toujours se revendiquer comme les champions de la cause de l'islam politique ou selon vous, là on passe à quelque chose d'autre à cause de ces frappes ?
Qui croit encore aux champions de l'islam politique ? C'est la nature du régime. Mais quand on voit qu'au bout de 47 ans, au lieu d'améliorer la condition de vie des Iraniens, de faire rayonner la civilisation, la culture iranienne, Ils ont pratiqué le terrorisme, ils ont appauvri leur peuple pour le nucléaire, pour des causes de haine prêchant la destruction des voisins.
Bref, Bref, donc cette cause n'est pas entendable. Alors parlons du Liban, un pays que vous connaissez bien, Antoine Bazbous. Israël a intensifié ses frappes au Liban sur les fiefs du Hezbollah.
Dans la nuit, le centre de Beyrouth a de nouveau été visé. Un dernier bilan fait état de 900 morts au total. Est-ce que, très simplement, et ce n'est peut-être pas une de la questions les plus simples à répondre, est-ce qu'Israël a la capacité d'éradiquer le Hezbollah aujourd'hui au Liban le Hezbollah je crois qu'il est très affaibli sur le point, sur le plan populaire il a été pendant longtemps comme un poisson dans l'eau mais le Hezbollah qui a agi sur instruction des pasteurants iraniens est devenu un agent étranger.
Qui est-ce qui a demandé au Hezbollah présent au gouvernement en 2006 de déclarer la guerre à Israël ? Qui est-ce qui a demandé au Hezbollah, qui était au gouvernement en 2023, de venir au secours du Hamas à Gaza ? Qu'est-ce qui a demandé le 1er mars au Hezbollah d'ouvrir le feu sur Israël pour créer… – Je crois que votre question rhétorique, c'est l'Iran. – Évidemment, c'est l'Iran.
Quand il se place comme agent d'une puissance étrangère, alors que le gouvernement libanais, qui comprend deux ministres du Hezbollah, dissolver le Hezbollah, la branche militaire et sécuritaire, eh bien le Hezbollah n'obéit pas au gouvernement libanais, il obéit à l'Iran. Et c'est ça C'est ça, sa situation aujourd'hui. Il a cramé en quelque sorte la communauté en la chassant de ses terres, en faisant un million de personnes qui errent dans le pays sans toi.
Ils n'ont rien préparé et puis c'est tout le Liban qui se suicide avec le Hezbollah qui agit pour le compte de l'Iran. Pardon, excusez-moi. C'est un...
C'est un...
Le Hezbollah fait partie des proxys de l'Iran sous perfusion économique, financière de l'Iran. Est-ce qu'aujourd'hui, l'Iran a encore les moyens de financer ses proxys – Non, aujourd'hui l'Iran est à la peine et il n'a plus de ressources, il ne peut rien exporter et il a beaucoup de dépenses de guerre et beaucoup d'infrastructures à reconstruire. Sauf que le Hezbollah a reçu un milliard l'année dernière, donc il vit sur ses réserves.
Il vit aussi, il a longtemps vécu sur le captagon, c'est-à-dire cette drogue de synthèse qu'il exportait parce qu'il contrôlait les ports et les aéroports du Liban, toutes les frontières, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Le Liban a manqué quand même une opportunité unique en 2025. Rappelez-vous, en 2024, Nasrallah, le chef du Hezbollah, était éliminé.
Deux mois après, c'est Assad qui a été renversé. Et l'autoroute de l'axe de la résistance Téhéran-Bérout a été coupée. Et donc là, il y avait une opportunité unique pour le Liban de se redresser, de revendiquer et d'appliquer sa souveraineté.
Il y a eu un président, un nouveau gouvernement. Il fallait à ce moment-là agir et agir avec force, d'autant plus que l'opinion publique libanaise ne veut plus de ses guerre pour le compte de l'Iran. Mais le Hezbollah conserve quand même certains soutiens dans la population libanaise.
Quand on voit ce bilan humanitaire catastrophique, quand on perçoit cette offensive israélienne au Liban, est-ce que ça ne contribue pas à faire bloc contre Israël, contre un ennemi commun d'une certaine manière aujourd'hui au Liban ? Quand vous provoquez un voisin gratuitement et vous appelez sa colère et sa force et sa – où c'était le poids démographique. Il est vide.
Et là, on se pose la question, les dirigeants chiites, pourquoi ils se taisent ? Pourquoi le président du Parlement libanais, deuxième personnage de l'État. Pourquoi il ne condamne pas cet aventurisme, ce suicide que le Hezbollah mène non seulement pour la communauté qui est concernée au premier chef, mais également pour le Liban.
Donc, M. Berry, le président du Parlement libanais, est extrêmement coupable de son silence, de sa solidarité avec Hezbollah. S'il ne parle pas, c'est qu'il a peur ?
C'est ça que vous suggérez ? C'est qu'il a des intérêts qui font qu'il n'a pas le courage de dire ce qu'il pense, il n'a pas de vision sur l'avenir. Comment voulez-vous s'en sortir au moment où une puissance comme l'Iran est aplatie tous les jours ?
Excusez ma question, mais est-ce que quelque part aussi pour les Libanais, il n'y a pas cette peur de devoir choisir entre l'Iran et Israël au final Mais on peut vivre entre voisins dans l'ignorance, ce qui a été le cas jusqu'aux années 70. Le Liban et Israël étaient des voisins, mais ils se ne faisaient pas la guerre. Dans les années 60, à la fin des années 60, M.
Arafat s'est implanté au Liban. Il a commencé à guerroyer avec Israël. Et donc il a provoqué le retour d'Israël.
Les premières invasions, le Liban n'a pas intérêt à rentrer, à être un agent de l'Iran, ni de M. Arafat, ni de M. Assad.
Il a intérêt à préserver, protéger son modèle, à préserver sa à sécurité et non pas à servir d'agent de puissance étrangère. Alors précisément, un plan français est évoqué pour entamer des négociations entre le Liban et l'État d'Israël pour une reconnaissance notamment de l'État hébreu par Beyrouth. C'est un plan qui est voué à l'échec selon vous ?
Non, je crois que c'est un plan qui est utile, qui vient au bon moment. Je ne suis pas sûr qu'Israël va accepter des paroles libanaises parce que le gouvernement parle, mais il a double parole, double langage en quelque sorte. Il rassure les étrangers, français, américains, pays arabes en leur disant j'ai condamné le Hezbollah, mais l'armée libanaise n'agit pas pour contrôler le Hezbollah et reprendre son armement.
Donc le double langage du Liban l'a desservi et j'ai bien peur qu'Israël demain ne se satisfasse plus de la parole. Il veut créer probablement des fêtes accomplies à partir desquelles il pourrait négocier et imposer au Liban qui est en position d'extrême faiblesse les conditions d'Israël. Vous dites que ce n'est pas forcément voué à l'échec, qu'il faut entamer ces négociations, que la France doit pousser pour que ces négociations aient lieu sous la houlette de la France ou des États-Unis.
Ou plutôt de la France, parce qu'elle est plus impliquée, connaît mieux les deux parties, et historiquement très présente. Donc il va falloir que ces négociations soient engagées, qu'elles aboutissent. Ce dont j'ai peur, c'est qu'Israël n'accepte pas de négocier à froid, mais de créer des faits accomplis pour imposer au Liban ces conditions, alors que le Liban est dans une situation de Alors parlons de la France, justement.
Le détroit d'Hormuz est toujours bloqué de facto par le régime iranien. Nous ne sommes pas partie prenante au conflit, a répété hier Emmanuel Macron. Est-ce que c'est vrai ?
Est-ce que la France peut rester dans cette position qui a été qualifiée de purement défensive par le chef de l'État ? Écoutez, le problème, c'est un problème de méthode du président américain. Quand il engage une aventure comme celle-là, je ne dis pas qu'elle est inutile, sans prévenir les amis, les alliés et quand la patate devient très chaude, il veut la passer.
Il la passe comment ? Par un tweet. Or, il y a dans la situation internationale, il y a des diplomates, il y a des services de renseignement qui préparent le terrain d'une négociation.
Monsieur Trump, par sa méthode, il tweet, il appelle, il ils désignent le pays, venez, venez, la patate est chaude, je vous l'affine. Et donc du coup, ce n'est pas une méthode qui va aboutir. Il va falloir travailler autrement avec les amis, avec les proches.
Et surtout, M. Trump auparavant, il avait voulu annexer un territoire européen, le Groenland, de la même manière, avec la même méthode brutale. Donc cette méthode, il faut que M.
Trump en change pour après attirer les pays amis à s'associer avec lui. Vous pensez qu'il en est capable d'en changer de méthode ? Non, je ne crois pas parce qu'il est sur son nuage.
Tous les jours, il dit « j'ai construit la plus belle armée au monde, elle est invincible. » Et donc dans ce cas-là, il n'a pas besoin d'allier pour aller ouvrir les trois gammes. Est-ce qu'il peut s'enliser dans ce conflit ?
Ou est-ce qu'ils se sont déjà enlisés ? Au bout de 19 jours, je ne parle pas de 19 mois, ils ont détruit les capacités iraniennes. Le nombre de missiles et de drones se réduit, les dirigeants ne sont plus là.
Bref, regardons le vert, plus qu'à moitié plein, qu'à moitié vide, même si l'Iran continue à faire agir ses sentinelles en Irak et au Liban. Mais la sentinelle Hamas n'est plus là, la sentinelle Syrienne, Assad n'est plus là et les Houssi au Yémen se taisent. Le bilan que vous tirez de ces 19 jours de guerre, c'est plutôt positif.
Il y a d'un point de vue purement militaire. Regardons la la situation. Aujourd'hui, l'Iran est à la peine.
L'Iran est en train d'être brisé. Je sais combien de milliers de cibles ont été touchées, combien de dirigeants a éliminé. Donc, de ce fait-là, même s'il y a encore quelques missiles et des drones qui sortent, même si la capacité de l'Iran est encore énorme de frapper les infrastructures sur la rive sud-ouest du détroit d'Hormuz, il y a au moins une une quinzaine de gisements de terminaux pétroliers, sans parler des générateurs électriques, sans parler des dessalements des pays voisins.
L'Iran a encore des capacités de nuisances énormes sur ses voisins. Donc ça veut dire que ça peut durer ou que ça peut s'arrêter ? J'essaie de comprendre votre analyse.
Je ne vois pas la fin. Est-ce qu'on est Est-ce qu'on est dans un début d'enlisement ou ça peut s'arrêter assez vite ? Ça, c'est quand même une question que tout le monde se pose, y compris à la station service en France.
Hier, Donald Trump dit que ça peut s'arrêter dans un court-moyen terme. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne sais pas si vous parlez de Donald Non, je n'ai pas trouvé le décodeur Trump pour comprendre ce qu'il veut dire parce que la déclaration du matin contredit celle du soir et de la veille.
Je crois qu'au 19e jour du du conflit. Évidemment, le conflit n'est pas fini. Que le régime continue à tirer des missiles et des drones, il a encore une capacité de nuisance, mais il est extrêmement affaibli.
On ne peut ne pas décider ou savoir quand sera la chute et comment sera la fin de ce conflit. On vous réinvitera évidemment pour en parler. Merci beaucoup Antoine Bassebousse pour toutes ces explications sur une situation qui est très loin d'être claire.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Merci Fabrice de m'avoir épaulé.