Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 15 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleSanté

"Si on ne fait rien, on s'arrêtera": le cri d'alarme d'une association dans l'Indre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous posez vraiment cette question : et si on arrêtait vraiment ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    La perte des financements, c'est quoi ? C'est une menace de fermeture ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Quand on n'a plus les moyens, comment on fait ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous me parlez de ces 2000 personnes, ça a augmenté au fil des années ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Si on continue sur cette lancée, est-ce que vous êtes inquiet pour la santé financière de votre structure ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Vous nous avez confié qu'hier matin, vous avez eu une réunion et vous avez dû annoncer la suppression de deux postes

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04InvitéFait
    « On vit quasi exclusivement des subventions et des aides que nous recevons de l'Etat »
  • 2:44InvitéChiffre
    « Nous recueillons à peu près, l'année dernière, plus de 2000 personnes qui sont passées par les services de solidarité accueil »
  • 3:21InvitéChiffre
    « Il y a 10 ans, on en recevait à peu près 1000 par an. Aujourd'hui, on est à plus de 10 000 »
  • 3:51InvitéFait
    « Nous avons déjà été obligés de procéder à des licenciements »
  • 4:24InvitéChiffre
    « De deux postes et demi »

Temps de parole

  • Invité64 %
  • Présentateur26 %
  • Présentateur 28 %
  • ?3 %

≈ 20,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Béry, il est 7h46 et vous écoutez Ici Béry, ici nous arrêtions vraiment le cri de désespoir des associations du secteur des solidarités et de la santé Associations qui appellent aujourd'hui tout le secteur à se mobiliser, ils s'occupent de personnes âgées, d'enfants en danger, de personnes en situation de handicap, de sans domicile fixe Bref, des personnes qui sans elles seraient laissées en marge de la société Et aujourd'hui la plupart de ces structures non lucratives sont dans le rouge Bonjour Pierre Balzon, merci d'être dans les studios d'ici Béry Vous êtes le président de l'association Solidarité Accueil, depuis 40 ans votre structure accueille, soigne, mais aussi réinsère des personnes dans le besoin Et si nous arrêtions vraiment, est-ce que vous vous posez vraiment cette question

0:43
Locuteur

?

0:44
Invité

Oui, oui, malheureusement on se la pose vraiment

0:45
Locuteur

Je

0:46
Invité

dirais même que la situation que nous connaissons actuelle est suffisamment critique

0:52
Locuteur

Pour

0:53
Invité

se dire que si on ne fait rien dans les semaines et les mois qui viennent On s'arrêtera, j'allais dire de nous-mêmes, parce qu'on ne gagne pas beaucoup d'argent, je dirais même qu'on en perd On vit quasi exclusivement des subventions et des aides que nous recevons de l'Etat D'ailleurs, de ce point de vue-là, je tiens à souligner que nous travaillons en très bonne intelligence avec les services de la préfecture Ce qu'on appelle les services déconcentrés de l'Etat Qui eux-mêmes sont en situation un peu délicate, parce qu'ils ne

1:21
Locuteur

sont

1:21
Invité

pas entre le marteau et l'enclume Ils ont d'un côté des ministères de tutelle qui leur coupent un peu les vivres Qui réduisent drastiquement leur budget Et en face, des gens comme nous, qui venons les voir régulièrement pour leur demander de plus en plus d'argent Parce qu'on en a besoin de plus en plus pour répondre aux missions qui nous sont confiées

1:38
Présentateur

Donc justement, à Solidarité Accueil, votre structure, vous voyez, j'imagine, les effets concrets de la baisse des dotations La perte des financements, c'est quoi ? C'est une menace de fermeture

1:47
Locuteur

?

1:50
Invité

Oui, nous faisons, comment dire,

1:52
Locuteur

ce

1:52
Invité

que j'appelle moi, nous gérons des délégations de services publics C'est-à-dire que nous intervenons pour le compte de l'Etat, des services de l'Etat Et à leur demande, pour aider toutes ces personnes, à dire indigentes, qui sont à la rue Et qui ont vraiment besoin qu'on les aide, parce que sinon, ils seraient dans des situations extrêmement difficiles Ce que l'on demande aujourd'hui, c'est pas un traitement privilégié qu'on demande à l'Etat Ce qu'on lui demande, c'est simplement de nous donner les moyens de remplir les missions qu'ils nous confient eux-mêmes

2:25
Locuteur

Mais

2:26
Présentateur

quand on n'a plus les moyens, comment on fait

2:27
Locuteur

?

2:27
Invité

On ne peut pas, on ne

2:29
Locuteur

peut

2:29
Invité

pas faire, je crois qu'il ne

2:30
Locuteur

faut

2:30
Invité

pas se cacher derrière son petit doigt On ne peut pas faire, tout simplement

2:33
Locuteur

Ça

2:34
Présentateur

veut dire qu'il

2:34
Locuteur

y a

2:34
Présentateur

des personnes qui peuvent se retrouver totalement sur le carreau ? Des personnes qui sont déjà en très grande difficulté ?

2:41
Invité

Absolument, absolument Nous recueillons à peu près, l'année dernière, plus de 2000 personnes qui sont passées par les services de solidarité accueil Ne plus pouvoir les recevoir, c'est 2000 personnes qui vont se retrouver à la rue, absolument Et c'est un sérieux problème, c'est clair

2:57
Locuteur

?

2:58
Présentateur

Il y

2:58
Locuteur

a

2:58
Présentateur

des besoins qui augmentent, la précarité a augmenté Est-ce que vous-même, vous me parlez de ces 2000 personnes,

3:04
Locuteur

ça a

3:04
Présentateur

augmenté au fil des années ?

3:05
Invité

Bien sûr, je vais vous donner juste un chiffre qui est assez parlant Nous gérons ce que nous appelons l'accueil de jour Qui est une structure qui est avenue de la charte, qui permet de recevoir des gens à la rue Pour lesquels on peut proposer des petites collations,

3:19
Locuteur

on

3:19
Invité

peut leur proposer des douches, ce genre de choses Il y a 10 ans, on en recevait à peu près 1000 par an Aujourd'hui, on est à plus de 10 000

3:26
Locuteur

Je

3:27
Invité

crois que le chiffre parle de lui-même

3:28
Locuteur

A

3:29
Présentateur

ce stade, si on continue sur cette lancée, est-ce que vous êtes inquiet pour la santé financière de votre structure, vos employés ? Est-ce qu'on peut parler de licenciement ? Ça a été le cas aussi dans des associations à Bourges qui se sont manifestées en début de semaine On en parlait sur Isibérie, est-ce que ça peut être le cas ici, dans votre structure,

3:47
Locuteur

dans

3:47
Présentateur

l'Indre

3:47
Locuteur

?

3:47
Invité

Oui, ce n'est pas qu'une hypothèse, puisque c'est une réalité

3:51
Locuteur

Nous

3:52
Invité

avons déjà été obligés de procéder à des licenciements

3:54
Locuteur

limités,

3:56
Invité

en tout cas pour le moment Et on espère qu'on n'aura pas besoin d'en faire plus C'est une réalité Et si nous ne faisons pas ça, comme je vous le disais tout à l'heure On va dans le mur, et d'ici quelques mois ou quelques années, on sera mort

4:09
Locuteur

Vous

4:10
Présentateur

nous avez confié pour préparer ce moment, cette interview, qu'hier matin, vous avez eu une réunion Et vous avez dû annoncer la suppression de deux postes

4:19
Invité

Oui, l'équivalent à peu près de, enfin pas tout à fait, à un poste et demi Non, de deux postes et demi, pardon Tout à fait, oui Parce que ce sont des activités, si vous voulez, l'activité que nous faisons sur l'insertion par l'activité économique Où on aide des personnes à essayer de retrouver un emploi en leur apprenant un métier pour pouvoir les réinsérer dans la société Là, nous avons aussi des salariés qui les forment, etc Et il y a des activités qui sont parentables Nous n'avons plus suffisamment d'aide financière pour pouvoir combler les déficits que ces activités génèrent Et du coup, ben voilà, après on n'a plus le choix Si on veut pouvoir continuer à faire fonctionner au moins une grande partie de la structure Il faut, vous savez, comme on dit assez trivialement Parfois, il vaut mieux se couper un doigt qu'une main, ou une main qu'un bras

5:06
Locuteur

Et

5:07
Invité

donc,

5:07
Locuteur

c

5:07
Invité

'est ce que nous avons été obligés, à grand regret, à grand regret de faire En espérant qu'on ne soit pas obligés d'en faire plus encore dans les mois qui viennent

5:14
Présentateur

Dernière question pour alerter sur cette situation Est-ce que vous allez vous mobiliser, comme ça a été le cas du milieu associatif à Bourges, dans le Cher ?

5:20
Invité

Alors, malheureusement, sur Châteauroux, non On n'a pas vraiment les moyens de pouvoir faire une mobilisation générale de descendre dans la rue Parce

5:32
Présentateur

que c'est autant de personnes qui sont dans la rue Qui ne peuvent pas s'occuper des personnes dans le besoin

5:35
Locuteur

dans les

5:35
Présentateur

associations ?

5:36
Invité

Exactement, si on fait descendre dans la rue de nos employés Eh bien, il n

5:39
Locuteur

'y

5:39
Invité

aura plus personne pour s'occuper des gens que nous recevons dans nos structures Effectivement, c'est un vrai problème

5:45
Présentateur

Je vous remercie, M. Pierre Balzan Je rappelle que vous êtes président de l'association Andrienne Solidarité Accueil Je vous souhaite une bonne journée

5:52
Invité

Merci beaucoup à vous