Iran : un pilier de l'équipe Trump claque la porte !|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et l'autre information de la journée, c'est qu'un pilier de l'administration Trump a claqué la porte. C'est très important parce qu'il a claqué la porte en raison de la guerre en Iran. Merci beaucoup d'être avec nous en direct de la Maison Blanche, Sonia Dredy correspondante accréditée à la Maison Blanche.
Merci d'être là. Euh d'abord, j'ai une petite question bonus avant de vous interroger sur cette démission fracassante. La mort de Laridjan.
Est-ce que Donald Trump était au courant et quelles sont les réactions ? Alors, il l'a mentionné euh brièvement lors de sa prise de parole il y a peu de temps euh depuis le bureau oval, euh mais il ne s'est pas étendu euh sur le sujet. Pour l'instant, il n'y a pas beaucoup euh de réactions, mais il l'a confirmé donc euh pendant cette prise de parole dans le bureau oval il y a peu.
Merci beaucoup pour euh ce premier point Sonia Drid. On en vient à ces mots. Je ne peux pas en toute conscience soutenir la guerre qui continue en Iran.
Ces mots sont donc ceux d'un haut responsable américain qui claque la porte en raison de la guerre en Iran. Racontez-nous cette affaire. qui va faire beaucoup de bruit et cela montre-t-il sincèrement profondément que des doutes importants sont en train de se cristalliser autour du président américain ?
Oui, c'est une démission significative puisque Joe Kent était chef du contreerrorisme aux États-Unis et il a notamment, on l'a tous appris ce matin en voyant sa lettre publiée sur le réseau social X et dans cette lettre, il explique euh qu'il démissionnait notamment enfin en raison de la guerre en Iran, il disait notamment que c'était l'Iran n'était ne représentait pas une menace imminente pour les États-Unis. Il a aussi expliqué selon lui euh que Donald Trump avait été convaincu euh d'entrer en guerre en parlant avec des officiels israéliens mais également avec des figures médiatiques euh américaines qui lui ont promis que ce serait une guerre courte, une victoire euh rapide. Et donc euh il a annoncé sa décision.
Alors, il y a peu dans le bureau oval, Donald Trump a dit que de toute manière c'était quelqu'un de faible et d'autres personnes de son administration essaient de le décrédibilisé en disant que de toute manière, il aurait dû être licencié déjà il y a un bout de temps parce que il certains disent aujourd'hui qu'il était responsable de beaucoup de fuites dans les médias ces derniers temps, qu'il donnait des informations aux médias sur les coulis justement de ce qui se passait dans cette administration. Mais dans tous les cas, euh c'est un coup dur pour cette administration parce que cela euh reflète la division qu'il y a euh au sein de cette administration. Il y a quelques jours encore, le média Reuters parlait euh des divisions euh au sein de l'administration.
C'est notamment que des conseillers tentent de convaincre toujours Donald Trump euh de terminer de mettre fin à cette guerre en clamant victoire. Hier, il y a un journaliste dans le bureau Val qui a demandé à Donald Trump : "Mais comme vous dites, les les États-Unis ont anéanti la marine iranienne, on a détruit tous leurs missiles, est-ce que ou pratiquement tous, est-ce que vous pourriez mettre la fin la guerre dès cette semaine ?" Et il a répondu, "Je pourrai mais je ne le ferai pas." Et il y a peu encore une fois dans le bureau Val et bien il a dit que si on arrêtait la guerre maintenant les États-Unis pourrait devrait refaire le le sale boulot en gros dans 10 ans et donc son but c'était de continuer encore.
Donc malgré cette pression de l'opinion publique et de d'une bonne partie de son administration, Donald Trump persiste. Il a même décalé son voyage prévu en Chine en raison de la guerre. Mais cette pression va se faire de plus en plus insistante.
Précieuse Sonia Drid. Merci beaucoup correspondante accréditée à la Maison Blanche pour TF1 LCI. Merci beaucoup à vous Sonia.
Bon courage pour pour cette soirée. Jean-François Bureau, ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN. Quand un tel pilier chef de l'antiterrorisme d'une administration comme celle de Donald Trump claque la porte avec un communiqué immédiat sur son réseau X pour dire précisément les raisons de son départ, c'est-à-dire qu'il communique au maximum, c'est pas discret.
Ça raconte quoi ? Il n' il n'a pas cherché à être discret. Ça traduit bien la difficulté que l'on que l'on a identifié depuis le début des Américains à rationaliser à donner un sens à cette opération à cette guerre.
Et je pense que aujourd'hui les divisions, y compris chez les Républicains au Congrès sur la raison de poursuivre, sur les effets en terme d'inflation, ça a été dit par votre correspondant aux États-Unis de la de la hausse de des prix du pétrole. Tout cela euh va perturber sérieusement l'opinion américaine et le les soutiens internes euh au régime à Donald Trump. Il y a euh je pense aussi un moment où pour Trump sortir de cette NAS deviendra indispensable.
Mais comment ? C'est toute la question. Et je pense que repousser euh son ces discussions avec les Chinois, c'est probablement continuer à maintenir la pression militaire pour essayer d'obtenir encore des gains avant une discussion qui devra se faire avec les Chinois parce que ce sont les seuls qui aujourd'hui Poutine en vérité je pense n'a pas un levier d'influence aussi considérable que l'on les Chinois du fait de leurs importations pétrolières à partir de l'Iran.
C'est le principal client de l'Iran, le Pékin. Et donc aujourd'hui, c'est Pékin qui tient la clé éventuellement d'une d'une posture iranienne qui pourrait évoluer. Combien de messages négatifs hein au tableau de Donald Trump ces dernières heures ?
Donc cet homme qui claque la porte, cet homme que dis-je, pilier très important, potentiel numéro 3, chef de l'antiterrorisme qui claque la porte. Des images qui peuvent aussi percuter les esprits. Quand l'ambassade américaine Bagdad, image spectaculaire de ces dernières heures également, a été ciblée à deux reprises.
Ciblé et vraiment regardez comme euh les forces iraniennes parviennent à communiquer sur ce sur ce sujet, les prix du pétrole et cetera et cetera et cetera. Marx, ces mots, ce sont autant de signes d'une poutre qui travaillent mais dans le mauvais sens pour leur américain ? rôle de ce sonde, ça va dans le mauvais sens pour Donald Trump, d'autant que cette démission est un acte délibérément politique par le moment choisi par le texte même de sa lettre.
Votre correspond parlait, mais il rajoute aussi ça a été sous la pression des Israéliens et du lobby israélien. C'est-à-dire le soutien Israël qui globalement était jusqu'à quelques années un point commun à peu près de toute la politique américaine divise profondément MAGA. Il y a de plus en plus au sein de cette majorité trumpienne de gens qui disent "Ce n'est pas la politique d'America first mais la politique d'Israël first".
Et ça aussi c'est quelque chose qui risque d'avoir des conséquences à long terme. J'ai oublié un élément mais il est important et il est pour vous colonel Père Deong. Autre élément également cette affaire d'incendie sur le porte-avion, le méga porte-avion le plus fort, le plus grand du monde du SS Ford. un incendie qui a eu et qui a été très difficile à étendre et qui euh et pour certains le symbole d'une usure ne serait-ce que de la capacité à se défendre de la part des Américains militairement parlant à terme.
Ça rejoint les toilettes bouchées de de d' y a 15 d' 15 jours. Non mais ça peut prêter à sourire mais ça a des conséquences très concrètes parce qu'on a des milliers d'hommes de militaires qui sont sur ces auelà de ça l'image est catastrophique. Je veux dire c'est le symbole est est altéré par la force des choses. dans mais incendie mais c'est vrai que c'est pas de chance et comme vous dites fort justement c'est une suite de mauvaise nouvelle avec laation démission de Jo avec tout ça donc il reste que la Rani quelque part qui reste l'élément clé de la journée parce que sinon il a pas trop de bonnes nouvelles à annoncer au monde.
Magalie Bertz. Non mais cette démission montre en effet les divisions de l'administration et tout à l'heure en regardant euh la l'intervention de Donald Trump, nous remarquions que Jay V, le vice-président était dans le bureau oval alors qu'on l'a très peu vu et que d'après toutes les indiscrétions, lui est très critique notamment sur les les objectifs justement très flous de de cette guerre. et et dans cette administration au sein même des plus proches conseillers de de Donald Trump, on voit que ça travaille et que tout le monde n'est pas sur la même ligne.
Et là, c'est la question surmesure pour vous à nouveau Jean-François Bureau, je le martel, ancien secrétaire général adjoint de de l'OTAN, on voit un front anti-guerre se renforcer chez les alliés des Américains. Ça veut dire l'Europe parce que officiellement l'Union européenne l'a dit aujourd'hui l'Union européenne déclare que l'Iran n'est pas la guerre de l'Europe. Boris Pistorius, c'est très fort comme déclaration du côté des Allemands. ministre de la défense dit, je vais le citer dans la totalité, quattend Donald Trump de quelques frégades européennes que la puissante marine américaine ne pourrait pas faire elle-même.
Ce n'est pas notre guerre. Ce n'est pas notre guerre et nous ne l'avons pas déclenché Emmanuel Macron encore aujourd'hui. Il est dans une colère noire Donald Trump.
On l'a entendu hier. On l'a entendu aujourd'hui et surtout contre l'OTAN. Vous l'avez représenté l'OTAN.
C'est votre maison. Comment comment coexistez ? Comprenez-vous que ni l'OTAN ni les Européens ne se mènent mais je pense que prête à cette entreprise indépendamment de la façon dont Trump a posé le débat vers l'OTAN et vers les Européens.
Par construction, l'OTAN n'est pas faite pour mener ce type de guerre et l'OTAN a une défense et la défense des Européens en Europe face à la menace russe. Aujourd'hui, c'est très clair et en l'espèce, c'est bien l'attitude américaine qui complique la vie des Européens, y compris sur le plan économique, y compris avec l'inflation. Et donc, je pense que des crises au sein de l'OTAN entre américain et européens, il y en a eu.
Il y en a eu en 2003 au moment de l'Irak. Euh bon, ça l'emp survivra, mais c'est il est certain que l'affirmation euh commune des Britanniques, des Français, des Allemands, de l'Union européenne sur la ligne de conduite et sur l'interprétation de cette guerre est un événement important. C'est aussi on dit l'Europe est absente.
Non, l'Europe est pas absente.
Else Joseph