Nicolas Dupont-Aignan invité de Mardi Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteÉludée
Restaurer le dialogue avec les élus, est-ce d'après vous un bon départ ?
- 1:34RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous ne caricaturez pas ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Pour être honnête, ce qui se passe, ce n'est pas simplement Emmanuel Macron qui va délivrer une sainte parole.
- 2:26OuverteÉludée
Est-ce qu'il n'y a pas quand même une forme de courage politique ?
- 4:04ComplaisanteRéponse directe
Est-ce qu'il ne faut pas laisser une chance au produit ?
- 4:15RelanceRéponse directe
Ce grand débat, ça n'aboutit à rien, c'est du blabla intégral ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03Invité politiqueFait
« des simples citoyens qui portaient un gilet jaune ont eu une amende de 135 euros parce qu'ils osaient porter leur gilet jaune. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Nous sommes revenus à l'Ancien Régime, sa sainteté où le monarque va parler au bon peuple à travers ses élus. »
- 1:46Invité politiqueFait
« On est arrivé à un degré de compromission, de soumission intellectuelle dans notre pays pour accepter quelque chose qui se produirait chez Poutine. »
- 2:02Invité politiqueFait
« Le thème de l'immigration a été interdit. »
- 3:04Invité politiqueChiffre
« 70% des Français. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Remarquez, je réponds aux députés En Marche qui, dans mon département, ne répondent à personne. »
- 4:59Invité politiqueChiffre
« 65% des Français estiment que ça ne vaut rien. »
- 6:36Invité politiquePromesse
« C'est la réindexation des pensions de retraite. »
- 6:40Invité politiqueFait
« la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, c'est indéfendable. »
- 8:29Invité politiquePromesse
« réindexer l'épargne populaire du livret A »
- 8:42Invité politiquePromesse
« Par une baisse de la CSG sur les bas salaires, qui permettrait de donner 3% tout de suite, puis 10% de hausse des salaires. »
- 10:14Invité politiqueFait
« quelle crédibilité accordée à ce président qui va faire signer le pacte de Marrakech de l'ONU par la France dans l'opacité la plus totale ? »
- 13:53Invité politiqueChiffre
« La désindexation des retraites, c'est 2% par an de moins pour des retraités à 800 euros. »
- 15:20Invité politiqueChiffre
« le versement à l'Union Européenne de 11 milliards pour le réduire à 2. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan62 %
- Invité16 %
- ?10 %
- Présentateur9 %
- Locuteur non identifié2 %
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C
'est l'heure de Mardi Politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Frédéric Rivière. Bonsoir. Ce soir nous recevons Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Merci d'être notre invité. Donc ce soir, merci d'être
avec
nous. Alors Emmanuel Macron, ça ne vous a pas échappé à lancer son grand débat dans une commune de l'heure face à 600 maires qui ont commencé à collecter les cahiers de doléances. Le président était entouré des maires et depuis longtemps, Emmanuel Macron n'avait été vu comme ça, en réalité, dans une posture d'écoute. Restaurer le dialogue avec les élus, est-ce que c'est d'après vous un bon départ et c'est dans le fond l'axiome de base
?
Sans vouloir polémiquer, moi je suis très surpris. D'ailleurs on oublie de dire qu'il y
a
eu plusieurs manifestations interdites dans l'heure,
que
des simples citoyens qui portaient un gilet jaune
ont
eu une amende de 135 euros parce qu'ils osaient porter leur gilet jaune. Et donc c'est une façon de procéder très monarchique. Nous sommes revenus à l'Ancien Régime, sa sainteté où le monarque va parler au bon peuple à travers ses élus.
Moi
je suis très surpris de tout ça.
Le
grand débat, ça veut dire quoi en démocratie
?
On est autorisé de débattre de certains sujets. Il y a deux ministres qui cadrent le débat, parce qu'il faut cadrer le débat, parce que nous ne sommes que sans doute des sous
-citoyens. Est-ce que vous ne
caricaturez pas ?
Non, je ne
caricature pas. On est arrivé à un degré de compromission, de soumission intellectuelle dans notre pays pour accepter quelque chose
qui
se produirait chez Poutine.
Vous
diriez, mais c'est quoi ce truc ? Pour être honnête. En démocratie, je suis désolé, en démocratie,
on
débat tout le temps.
On
n
'a
pas besoin de l'autorisation du président de la République pour poser des questions. Et on débat sur tout. Le thème de l'immigration a été interdit. Non,
mais on va en parler. Mais pour
être honnête, ce qui se passe, ce n'est pas quand même simplement Emmanuel Macron qui va délivrer une sainte parole.
La vérité, c'est... Non, il s'est
semblant décliné. La vérité,
c
'est... Alors ça, pour le coup, vous êtes peut-être dans le procès d'intention.
Non, j'ai lu sa lettre.
On le voit qui écoute ce que les maires ont à lui dire. Et il répond. Il y
a
600 maires de Normandie. Est-ce qu'il n'y a pas quand même, malgré tout là-dedans, une forme de courage politique ? Il se jette dans l'arène en écoutant des maires qui sont encore
en colère. Ils ont
arrêté les gens qui osent venir aux abords en interdisant des manifestations et en écrivant aux Français une lettre que j'ai lue, vous l'avez lue, disant je ne reviendrai sur rien,
il
a écrit, de tout ce que j'ai fait depuis 18 mois. Or, justement, s'il y a des manifestations tous les dimanches, s'il y a un tel désaveu politique manifesté par les Français à son égard, c'est bien parce que les Français en ont assez de la politique qu'ils mènent. Donc, moi, je n'aime pas, je n'aime pas, je vous dis ce que je pense, je n'aime pas cette hypocrisie. D'ailleurs, il y a
70% des Français.
Mais attendez,
d
'abord, soyons clairs, en démocratie, on débat tout le temps.
On
n'a pas besoin de débattre sur ordre et sur commande.
On débat où,
de quelle manière, parce que là, ça prend une forme. Ce n
'est
pas à vous, journalistes, que je veux dire qu'on débat dans la société. Les manifestations des Gilets jaunes, c'est une forme de débat. Entre nous, on débat tout le temps. Ensuite, si on veut
aller plus loin... Oui, vous dites entre nous.
Entre nous. Entre
nous, là, je vous dis... Non,
on débat tout le temps. Mais attendez, moi, je reçois comme député des dizaines de lettres par semaine. J'y réponds. Remarquez, je réponds aux députés En Marche qui, dans mon département, ne répondent à personne. Donc, c'est peut-être que je fais le boulot. Mais sérieusement,
si
on veut aller plus loin dans un débat sur un sujet,
le
débat doit être sur un référendum. Il
y a eu un magnifique
débat sur l'Europe parce qu'il y avait un texte qui était soumis au peuple français. Le problème de ce débat,
c
'est qu'il est vague, en même temps il est limité
et
il ne débouche sur rien.
Attendez, est-ce qu'il ne faut pas
laisser une chance au produit ?
Et
d'une, et deux, est-ce
que
ce n'est pas une alternative à un référendum, en réalité, ce grand débat
? Oui, ça n'aboutit à
rien, c
'est du blabla intégral.
Mais non,
mais
écoutez,
si
on veut que les Français se saisissent
d
'un sujet au-delà du débat démocratique habituel, eh bien alors qu'il pose une question aux Français par référendum et qu'il en assume le résultat. Là, ce que je n'aime pas dans ce qui se passe,
c
'est que c'est un truc de communicant, en fait. Un conseiller du président Sarkozy me racontait récemment, il me disait, oui, ça c'est le truc éternel, il l'avait aussi conseillé à Sarkozy sur le débat sur l'identité, c'est des trucs de communicant qui ne mènent à rien. Parce que tout est dans la main du président.
Et
donc les Français légitimement, d'ailleurs 65% des Français estiment que ça ne vaut rien, savent très bien que tout est pipé d'avance.
Si
le président veut débattre avec les Français et veut qu'il y
ait
un résultat, il pose une question par référendum. On ne lui demande pas d'être organisateur de débat, on lui demande des décisions à soumettre au peuple. Et il y
a
un conflit légitime aujourd'hui entre le peuple et lui. Il y
a
un conflit
sur
la politique menée. Eh bien, le peuple
peut être arbitre, il suffit de proposer un référendum. Nicolas Dupont-Aignan, là on est dans une situation sociale qui est assez inédite. Ce mouvement des Gilets jaunes ne ressemble à aucun autre, ni dans sa forme, ni dans sa durée, et peut-être aussi finalement ni dans son côté parfois un peu vague. Parce que les revendications, non mais il y a des revendications qui sont précises, par exemple le revenu d'initiative citoyenne, le référendum d'initiative citoyenne, c'est peut-être un lapsus intéressant d'ailleurs. Mais il y a parfois aussi des choses beaucoup plus fantasques par moments, vous le savez très bien.
Écoutez, quand il s'agit par exemple de mettre un général à Matignon, ou quand il s'agit simplement de dire...
Ce sont des
paroles, ne caricaturez
pas, ce sont des paroles qui ont été mises en épingle. Les revendications partent
un peu dans tous les sens.
Ce que fait,
le président de la République dit, bon, écoutez, il y a un malaise qui s'exprime, il y
a
une colère qui s'exprime, réunissons-nous, parlons-en, on verra ce qui en sort et on essaiera d'en faire la synthèse. La démarche
n'est pas forcément
inintéressante.
Le
président de la République veut gagner du temps pour étouffer la protestation et n'a pas compris ce qui se passait dans le pays. Il y a deux revendications très simples
du
mouvement des Gilets jaunes. Il y
a
une première revendication sur le pouvoir d'achat.
Et
il y aurait eu une mesure très simple
qui
aurait montré la bonne foi du gouvernement et du président. C'est la réindexation des pensions de retraite.
Parce
que ça,
la
désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, c'est indéfendable.
C
'est un coup de canif au contrat de tous les retraités de France. Et c'est une chose simple qu'il pouvait faire. Mais ça, il ne le veut pas. Ensuite, il y avait la question des bas salaires.
Quand
il y
a
eu la crise de 68, le général de Gaulle et Georges Pompidou, après, ont ouvert des négociations salariales. En vérité, le président de la République ne veut pas renoncer à sa politique. Et donc, il organise un grand blabla qui ne trompe personne, qui est un moyen de gagner du temps. Eh bien, quand un peuple est en colère, moi je pense, c'est mon avis,
qu
'au lieu de vouloir gagner du temps, surtout après des semaines où on a donné entre nous une image de la France, qui n
'est
quand même pas brillante à l'étranger, je pense qu'il a tout sur la table.
Et
c'est à lui, maintenant, de prendre les mesures qu'il estime bonnes pour le pays et de les soumettre à référendum.
Alors,
pour poser quelle question ? Vous dites un
référendum, mais sur quoi
? Ce serait-ce
que la question ? Sur les mesures fiscales
qu
'il entend prendre pour rétablir la justice et permettre la relance du pouvoir d'achat. Car les Français
ont
été sur des ronds-points. Je les ai vus des retraités, des artisans, des commerçants, pas des manifestants habituels, parce qu'ils ne peuvent plus vivre de leur travail. Plus vivre. Et donc, les Français attendent maintenant du concret. Et donc, le président de la République, soit il
fait le... Moins de payer moins
d'impôts, mais comment on finance
la dépense
? Eh bien, moi j'ai fait des propositions, je n
'ai
pas attendu le grand débat.
Je
les ai faites avec Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle. Nous avons déposé une proposition de loi,
dès
novembre,
avec
40 articles et des mesures très concrètes, avec des économies d'un côté
et
des dépenses de l'autre, pour réindexer les pensions de retraite, réindexer l'épargne populaire du livret A, donner un coup de pouce sur les bas salaires. Ça, c'est du concret. Et faire enfin le référendum d'initiative citoyenne.
Le coup de
pouce qui sera... Par
une baisse de la CSG,
non. Par une baisse de la CSG sur les bas salaires, qui permettrait de donner 3% tout de suite, puis 10% de hausse des salaires. car le problème, c'est pas le salaire versé par l'entreprise, c'est le salaire reçu par le français. Et vous savez que dans notre pays, les charges sont tellement importantes, charges salariales, CSG, qu'on ne peut pas continuer à vivre de son travail.
Il
n'y a pas besoin d'attendre encore 2 mois, après 2 mois et demi de crise, pour
savoir ce qu'il faut
faire. Simplement, je vais vous dire la différence. Il ne veut pas le faire.
C
'est ça le problème. Donc il noie le poisson.
Et
tout le monde a compris ça. Aujourd'hui, les sujets, les pistes de réflexion qu'a proposé Emmanuel Macron dans sa lettre sont quand même extrêmement nombreux. Et il y en a tellement qu'il serait sans doute difficile d'organiser un référendum qui pour le coup compterait... Il y a 34 questions, ou 35 dans l'acte
d'Emmanuel Macron. Il est président pour
poser
des
questions. Attendez,
est-ce que ça ne nous intéresse
pas, par exemple, que dans ce débat, soit mis sur la table la question de l'immigration, avec la question de savoir s'il faut fixer des objectifs annuels, voter au Parlement. Ça, c'est le genre de choses que vous réclamez. Mais c'est
un des éléments. Mais c'est curieux, c'est le même président
qui
a envoyé son gouvernement signer le traité de Marrakech sans consulter ne serait-ce que les parlementaires.
Mais
quelle crédibilité accordée à ce président qui va faire signer le pacte de Marrakech de l'ONU par la France dans l'opacité la plus
totale ? Sur le pacte de Marrakech, on entend tout et son contraire. Oui, on entend
tellement tout et son contraire qu'en Belgique, il
y a un gouvernement qui est tombé... Mais il y a ceux qui disent que c'est
affolant, que ça veut dire des millions d'immigrés dans les pays d'Europe, et puis il
y en
a d
'autres
qui disent absolument pas, et ça n
'a aucun caractère contraignant. Et
bien, à tout le moins,
il
eut peut-être été utile d'en discuter au Parlement. Il aurait peut-être été utile que le président de la République en parle dans sa lettre. Donc, comment accorder... Je n'accorde aucun crédit à cette parole présidentielle qui ne serait-ce que du mensonge. Mensonge sur Marrakech, mensonge sur les traités de libre-échange, du CETA, mensonge sur l'Union européenne. Il n
'y a
pas un mot.
Il
n
'y a
pas un mot dans sa lettre. Vous voyez que ça intéresse les idées jaunes, ça ? Vous
plaisantez ? Les gilets jaunes ont fait tout à fait le lien.
Vous savez, j'étais à Auxerre sur un rond-point au Nouvel An avec les gilets jaunes.
Ils
ont tout à fait fait le lien entre les travailleurs détachés et les routiers qui n'ont plus de travail.
Nicolas Dupont-Aignan.
Non, mais attendez.
Il faut arrêter de faire...
Les
Français sont intelligents. Il
n'y avait absolument pas le
soupçon du moindre déficit
d'intelligence. C'est curieux quand
même, excusez-moi, d'avoir une lettre aux Français extravagante qui parle de tout sauf de l'Union européenne sauf de la mondialisation, sauf des traités de libre-échange. On est sur France 24.
Il
va y avoir des élections européennes le 26 mai. Eh bien, on fera des élections européennes le référendum qu'Emmanuel Macron ne veut
pas donner aux Français.
Je vais vous proposer justement d'écouter Emmanuel Macron.
C
'était en préambu... Enfin, quand il est arrivé face au maire, c'était cet après-midi. Il fait un constat. Il trouve trois crises. Trois crises qui existent depuis de longues années. Écoutez ce qu'il
dit. Ce
qui est en train de remonter aujourd'hui
et
qui vient de très loin,
c
'est une fracture sociale. On en parle depuis 25 ans.
Une
fracture territoriale qui n'a cessé de croître. Une fracture économique qui a frappé les classes moyennes. Et une fracture démocratique
qui
a sans doute vécu un moment important en 2005 en France
dont
on n
'a
pas voulu tirer toutes les conséquences.
Et
c'est vrai que le nom sur lequel on est revenu a créé une forme de fracture démocratique qui remonte quand j'écoute ce que nous disent nos concitoyens aujourd'hui.
Voilà, là...
Il parle de
l
'Europe. Il parle
de... Mais il
n
'y a pas un Français qui
peut accepter ce cinéma... Non, il dit on n'a pas tiré les enseignements du nom. On n'a
pas écouté les Français.
Mais écoutez, c'est lui qui a fait voter le CETA, qui a adopté le traité de libre-échange avec le Canada sans même consulter les parlementaires.
Mais il y a eu des traités
avant.
Non, non, non,
attendez. Soyons précis. C'est lui qui a renégocié en douce les travailleurs détachés en cédant tout à l'Allemagne. C'est lui qui n
'a
rien obtenu au niveau européen. C'est lui qui a signé le pacte de Marrakech en douce. Mais plus personne ne croit ce genre de
discours. Ça n'est pas lui qui a fait
traiter de Lisbonne puisque c'est de ça qu
'il s'agit en
fait. Mais il n
'a
pas proposé de le changer dans son programme présidentiel. C'est lui qui applique la feuille de route de Bruxelles sur la désindexation des retraites, sur les hausses de CSG. Enfin, il faut arrêter de prendre les Français
pour des imbéciles. Il est revenu sur la hausse de
la CSG. Non, sur une partie. Les retraités vivent un enfer en France. Donc il
y a
un moment, il faut arrêter. L'image est belle. Moi, je vois l'image, elle est belle, elle est formidable. Sauf qu'il fait exactement l'inverse. Il parle de crise sociale.
Mais vous le disiez qu'il fasse croire. Mais c'est lui qui a
supprimé
l'ISF. Il met
sa tête sur le billot. Qu'est-ce que vous...
Mais
non, ce n'était quand même pas compliqué.
Donc faire ce
qu'on a fait depuis 30 ans et qui
n'a
jamais marché ?
Non,
non.
Parce que faire souffrir les retraités et rompre le contrat social où vous travaillez toute une vie, vous cotisez...
Il s'est
corrigé. Il s'est corrigé.
Il n
'a
rien corrigé du tout. La désindexation des retraites, c'est 2% par an de moins pour des retraités à 800 euros. J'en ai vu ce week-end au repas des anciens de la ville de Vigneux. Une dame m
'a
dit les larmes aux yeux. On m
'a
encore enlevé 2% cette année.
Je
n
'ai
plus rien pour vivre.
Donc,
c'est insupportable ce cinéma avec les gendarmes qui arrêtent les gens derrière. Mais on n'est pas sous l'ancien régime. Et ce qui est insupportable dans ces images, c'est que les Français voient bien que tout cela n'est que duplicité. Duplicité. Et on ne peut pas gouverner un pays comme ça. Surtout la France. Alors, je ne dis pas qu'on peut tout faire. Mais on attend de lui maintenant, après 2 mois de crise, qu'il prenne des mesures et qu'il les soumette à référendum. Seul le peuple peut arbitrer le conflit
entre lui et les Français. Il n'y a pas de solution. La parole
à Frédéric, est-ce que cette
colère... Vous avez vu qu'il y a un dernier sondage où
le soutien au mouvement des Gilets jaunes reprend 10 points. Parce que les Français en ont marre de
ce
cinéma de
communiquant.
Macron reprend des points aussi. Très léger. Est-ce que cette colère-là, est-ce que vous ne l'entretenez pas vous, soigneusement
? Je la soutiens. Parce que je veux que mon pays s'en sorte. Et je l'assume. Et je fais les propositions d'économie parce qu'on ne s'en sortira
qu
'en réduisant les gaspillages pour redistribuer du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent. Et je ne suis pas dans la démagogie à dire tout rasé gratis. Je propose de supprimer le scandale des cartes vitales. Je propose de supprimer le versement à l'Union Européenne de 11 milliards pour le réduire à 2. Et ces 9 milliards, je le rends aux retraités. Et je l'avais proposé pendant la présidentielle. Je propose de réduire les aides aux immigrés. Je propose de réduire le train de vie de l'État et de supprimer les conseils régionaux.
Ça,
c
'est un programme présidentiel.
On n'en est
pas là. Ça reviendra en 2022. Mais non, excusez-moi. Vous me demandez si je propose des choses. Je propose des choses. Oui, mais il est cohérent que si vous proposez votre programme au président de
la
République qui a été élu il y
a
un an et demi, il ne choisisse pas de l'appliquer. Oui,
mais vous remarquerez que les mesures qu'il applique sont profondément impopulaires. Et est-ce qu'il veut continuer à donner l'image de la France à l'étranger à feu et à sang ? Est-ce qu'il veut continuer à arrêter les gens parce qu'ils manifestent ? Rapidement.
Non, non, parce qu'il
vaut mieux avoir une burqa en France qu'un gilet jaune. Parce que dans ma banlieue, on n'arrête pas les femmes qui ont la burqa,
mais
on arrête les gens qui
ont
des gilets jaunes. C'est ça la réalité du pays
aujourd'hui. C'est
un peu du cocalade mais je voudrais qu
'on
dise un petit mot du Brexit puisqu'on attend dans la soirée le vote des députés britanniques sur l'accord négocié par Thérèse Hamet et l'Union européenne pour la sortie de l'Union européenne. On dit qu'il est assez probable que finalement ce soit le nom qui l'emporte et que ça pourrait provoquer une crise très importante en Grande-Bretagne. Vous étiez plein d'enthousiasme vous en juin 2016 au moment du vote favorable au Brexit. Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez toujours que la Grande-Bretagne a fait le bon choix ? Oui, parce que je respecte les peuples
et
parce que nous sommes dans une oligarchie mondiale
qui
refuse le suffrage universel. On le voit très bien dans tous les coins. En Italie, il y a un gouvernement élu très populaire et j'entends partout que l'Union européenne c'est le diable. Monsieur Trump a été élu démocratiquement. Il ne peut pas faire le mur qu'il a promis parce qu'une oligarchie veut l'empêcher. Et je ne suis pas pour Trump sur tous les sujets. Les Anglais ont voté mais on rend impossible le Brexit parce qu'en fait il n
'y
a plus de respect des peuples. Et il faut comprendre que si on continue comme ça on aura des oppositions au sein des pays qui sont malsaines. Il faut réconcilier en respectant les peuples.
Merci. C'est la fin de cette émission. Merci Nicolas Dipponnier.
On
se retrouve la semaine prochaine.
Oui, la semaine
prochaine Frédéric. Merci beaucoup.
Merci à vous.
Sous
-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan