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InterviewC à vous (sur YouTube)· 25 septembre 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSanté

Retour sur la condamnation de Nicolas Sarkozy avec son avocat - C à Vous l’intégrale - 25/09/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi centrale?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Il y a une justice spéciale pour N.Sarkozy?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous compris l'articulation, la justification...

  • 4:00OuverteRéponse directe

    N.Sarkozy est déjà convoqué le 13 octobre pour connaître la date de son incarcération. Il ne s'était pas préparé à cette éventualité, encore moins après avoir entendu le début de l'énoncé du verdict?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels conseils pouvez-vous leur donner?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Mais on peut boire au robinet.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00P.CohenFait
    « Mandat de dépôt à effet différé, mais avec exécution provisoire. C'est une déflagration. »
  • 2:00N.SarkozyPromesse
    « Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence. »
  • 3:00P.CohenFait
    « Le tribunal condamne l'ancien président à 5 ans avec mandat de dépôt à effet différé. »
  • 4:00N.SarkozyFait
    « La haine n'a donc décidément aucune limite. »
  • 5:00Dr B.DavidoFait
    « Ce n'est pas la nouvelle Covid-19. »
  • 6:00Dr B.DavidoFait
    « C'est une maladie des circuits d'eau. »
  • 7:00Dr B.DavidoChiffre
    « On estime entre 1500 et 2000 cas chaque année en France. »
  • 8:00Dr B.DavidoFait
    « Il faut des hauts degrés de températures, plusieurs minutes à plus de 60 degrés. »
  • 9:00Dr B.DavidoFait
    « Ce n'est pas une contamination par le tube digestif. »
  • 10:00Dr B.DavidoFait
    « Cette maladie est rare. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir.

A la une, un coup de tonnerre judiciaire. - N.Sarkozy: Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy a fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison dans l'affaire libyenne, mais ce recours ne lui évitera pas d'être incarcéré dans les prochaines semaines. - P.Cohen: Mandat de dépôt à effet différé, mais avec exécution provisoire.

C'est une déflagration. - A.-E.Lemoine: Un jugement très vivement dénoncé par l'ancien président de la République et par ses conseillers.

T.Boutry, vous avez suivi ce procès, du 6 janvier au 10 avril. Vous étiez ce matin au tribunal correctionnel de Paris.

Une bactérie présente dans l'eau fait peur... - On fait attention, surtout pour les petits.

On a peur pour les petits. - Je ne vais peut-être pas aller me doucher à la piscine ou dans des lieux publics. - C'est difficile d'anticiper. - A.-E.Lemoine: 51 cas de légionellose en quelques semaines en Savoie et en Haute-Saône. 3 décès et 6 patients hospitalisés en réanimation.

Le point dans un instant avec l'infectiologue B.Davido. On se prépare à se faire vacciner contre la grippe et le covid.

Ca fait réagir. - E.Tran Nguyen: Ca divise nos téléspectateurs, entre ceux qui sont convaincus par les bienfaits du vaccin et les autres. - A.-E.Lemoine: Des enfants interdits de récré... - On était tous enfants un jour.

On est tous allés crier dans la cour de récréation avec ses copains. - Rien que la démarche est incroyable? - Elle est aberrante.

On n'arrive pas à comprendre comment c'est possible. - L.Amar: Des élèves interdits de récré parce qu'ils faisaient trop de bruit. - A.-E.Lemoine: Dans le 5/5, de la diplomatie et des bouchons. ... - L.Sénéchal: Zelensky plaisante à propos d'E.Macron qui était bloqué à l'ONU il y a quelques jours.

Je vous emmène dans les coulisses de cette assemblée générale. Dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Il s'arrêtera sur les oeuvres de JonOne.

C'est pratiquement le parrain du street art. Il expose à Paris. - A.-E.Lemoine: B.Chameroy est en cuisine aux côtés de notre cheffe. - B.Chameroy: Bonsoir.

Quel est le menu du soir? Je vais vous le dire! Rebecca va vous le dire. - R.Beaufour: Ca sera des ravioles végétariennes à la ricotta. - B.Chameroy: Bonne émission, Babeth! - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

N.Sarkozy condamné et bientôt emprisonné. - P.Cohen: Le jugement a fini d'être prononcé peu après 13h.

C'est un séisme. Le tribunal condamne l'ancien président à 5 ans avec mandat de dépôt à effet différé. Il est sorti libre du tribunal, mais avec exécution provisoire.

Il est convoqué le 13 octobre pour fixer la date de son incarcération. C'est en quelque sorte un sursis de quelques semaines. Les magistrats lui ont épargné l'humiliation d'un menottage à l'audience. - A.-E.Lemoine: Pourtant, le tribunal n'a retenu que l'association de malfaiteurs contre lui. - P.Cohen: Les juges sanctionnent l'intention.

N.Sarkozy a laissé ses 2 plus proches collaborateurs, C.Guéant et B.Hortefeux...

On n'a pas trouvé de traces probantes d'argent libyen dans sa campagne. Je vais revenir sur le raisonnement du tribunal, après avoir entendu N.Sarkozy, qui a très vite pris la parole après son jugement. - N.Sarkozy: Ce qui s'est passé aujourd'hui, dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris, est d'une gravité extrême pour l'Etat de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice.

Plus de 10 ans d'enquête, des millions d'euros dépensés, pour trouver un financement libyen dont le tribunal correctionnel vient de dire qu'il n'a pas pu, et pour cause, être trouvé dans ma campagne. - P.Cohen: Le choc a été d'autant plus rude qu'en faisant tomber l'accusation de corruption, le tribunal a fait croire à N.Sarkozy pendant plus de 3 heures qu'il ne subirait qu'une peine légère, voire symbolique.

Or, il prend 5 ans, le maximum prévu par le Code pénal, pour association de malfaiteurs, et un mandat de dépôt. L'ancien président attribue ça à un sentiment de haine et à une volonté d'humiliation. - N.Sarkozy: La haine n'a donc décidément aucune limite.

J'assumerai mes responsabilités. Je déférerai à la justice. S'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison, mais la tête haute.

Je suis innocent. Cette injustice est un scandale. Je ne m'excuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait.

Naturellement, je ferai appel. devant la cour d'appel. Ceux qui me haïssent à ce point pensent m'humilier.

Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. - P.Cohen: Les motivations détaillées à l'audience ont été très différentes.

La présidente du tribunal a rappelé à N.Sarkozy sa condamnation pour corruption dans l'affaire Bismuth. Pour l'affaire libyenne, elle parle de faits d'une gravité exceptionnelle.

Cette association de malfaiteurs, un délit commis contre la nation, contre l'Etat et la République, dont l'ancien président est considéré comme organisateur, et dont le but était d'organiser une corruption au plus haut niveau possible. - A.-E.Lemoine: Mais N.Sarkozy a encore répété qu'il n'y avait aucune preuve de cela. - P.Cohen: C'est tout ce qu'il dit depuis 13 ans.

Il a été conforté par un élément de jugement. - N.Sarkozy: Le tribunal a été plus loin en déclarant solennellement que le document Mediapart, qui était à l'origine de cette procédure, était, je cite, "un faux". - Monsieur le président, vous voyez une injustice? - P.Cohen: C.Bruni-Sarkozy, souriante, jetant à terre la bonnette en mousse de Mediapart...

Ce que dit N.Sarkozy est à moitié vrai. La note publiée par Mediapart qui évoquait un financement libyen n'a pas été retenue par les juges.

Mais elle n'avait pas non plus été retenue dans les réquisitions des procureurs. Le tribunal estime plus probable que ce document soit un faux, mais après avoir considéré comme authentique une pièce centrale de l'accusation, le carnet de l'ancien Premier ministre libyen. - A.-E.Lemoine: Pourquoi centrale? - P.Cohen: N.Sarkozy et ses coaccusés se disaient victimes d'une vengeance de Kadhafi lorsque la France prenait la tête d'une coalition pour le renverser.

Il a été retrouvé dans le Danube l'année d'après en 2012, mais dans son journal intime... "Il est impossible que ce journal soit apocryphe", écrit le tribunal.

Autre point décisif du jugement: les rendez-vous secrets de B.Hortefeux et C.Guéant avec un homme condamné à perpétuité et recherché en France, Abdallah Senoussi, l'organisateur d'un attentat.

Il est le beau-frère de Kadhafi. Il n'a cessé de réclamer aux Français la levée du mandat d'arrêt de son protégé. C.Guéant et B.Hortefeux ont déclaré être piégés à Tripoli.

Le tribunal n'a pas cru en une erreur. "Ce n'est pas crédible", disent les juges. Voilà quelques éléments du faisceau d'indices graves, précis et concordants, accompagnés de plusieurs éléments matériels qui assoient la démonstration de culpabilité.

Démonstration qui apparaîtra forcément fragile aux yeux d'une partie de l'opinion, au regard de l'énormité de l'accusation: un candidat à la fonction suprême, alors ministre de l'Intérieur, futur président, cherche à financer sa campagne à l'étranger auprès d'un des pires dictateurs de la planète et à la tête d'un l'Etat terroriste. - A.-E.Lemoine: C'est ce que vous dénoncez, maître Darrois. - J.-M.Darrois: Comme disait P.Cohen, une grande partie de l'audience, on a pensé que N.Sarkozy serait relaxé ou condamné très légèrement.

Les 2 accusations les plus lourdes portées contre lui, être corrompu et avoir, contre la confiance du peuple français, fait financer sa campagne électorale par un dictateur étranger, n'ont pas été retenues par le tribunal. Elles se sont effondrées. - P.Cohen: Le tribunal dit qu'il y a quand même eu un impact de corruption. - Me J.-M.Darrois: Le pacte de corruption, ce serait que B.Hortefeux et C.Guéant auraient rencontré Senoussi, criminel, poursuivi dans le monde entier, mais qui était le bras droit de Kadhafi...

Que se sont-ils dit? On n'en sait rien. On n'en sait strictement rien.

Le tribunal, animé par l'idée qui est partie de ce document reconnu comme un faux, que N.Sarkozy ait été malhonnête, il a été conclu un pacte de corruption...

Je vais citer une décision du tribunal judiciaire de Paris et celui qui a rendu cette décision. Elle date du 5 février 2024. Elle dit: "En application de l'article 427 du Code de procédure pénale, les infractions pénales doivent être établies par des preuves, même appréciées d'après l'intime conviction des juges." C'est une spécificité du droit français. "En l'absence de toute preuve, une juridiction pénale de jugement ne saurait, sans méconnaître le principe de la présomption d'innocence, déduire la culpabilité d'un prévenu, d'une hypothèse, fut-elle vraisemblable." - A.-E.Lemoine: Il y a une justice spéciale pour N.Sarkozy? - Me J.-M.Darrois: C'est ce que je pense. - A.-E.Lemoine: Au nom d'une "haine", comme il l'a affirmé? - Me J.-M.Darrois: Déjà, que Sarkozy se pose la question, c'est qu'elle existe.

Je ne peux pas penser, avocat attaché à l'Etat de droit, président d'un comité d'éthique, envisager que la justice soit politique. - P.Cohen: La haine ne s'est pas manifestée à l'audience.

Ca a été reconnu par tous les acteurs. - Me J.-M.Darrois: La haine s'est manifestée violemment dans la bouche du Parquet... - A.-E.Lemoine: Du Parquet national financier, qui a été désavoué. - P.Cohen: C'est l'accusation. - T.Boutry: Il était dans son rôle de soutien de l'accusation.

Il a eu des mots extrêmement durs à l'encontre de N.Sarkozy. L'infraction de corruption n'a pas été retenue.

C'est sur un point juridique assez précis. L'infraction de corruption...

A partir du moment où on considère que le pacte a été scellé, l'infraction existe. N.Sarkozy le sait très bien.

Le pacte avait été noué dans l'affaire Bismuth. Le tribunal l'a dit. Quand le pacte est scellé, il y a condamnation.

Mais à l'époque des faits, N.Sarkozy n'était pas considéré comme personne dépositaire de l'autorité publique. C'est un article du Code qui dit ça.

A l'époque, il n'était "rien". Il n'était pas président. Il était certes ministre de l'Intérieur, mais il n'a pas commis ces faits en qualité de ministre de l'Intérieur, auquel cas, il aurait dû être jugé par la Cour de justice de la République.

A l'époque, il était juste candidat putatif à l'élection présidentielle. C'est pour cette raison que la corruption n'a pas été retenue. Le tribunal a indiqué qu'il n'y avait pas d'actes positifs selon lesquels N.Sarkozy avait mis à exécution le pacte qui aurait été scellé.

L'infraction retenue est une infraction quand même. Elle est plus grave que le financement illégal. L'association de malfaiteurs est une atteinte à la probité.

On n'est pas sur une infraction...

On peut considérer...

Ca va être un pis-aller. Ce n'est pas non plus "rien". - A.-E.Lemoine: C'est peut-être un verdict qui a voulu tenir compte des fonctions qu'a tenues N.Sarkozy. - Me J.-M.Darrois: On attend l'exemplarité aussi de la part des juges. - A.-E.Lemoine: Ca n'a pas été le cas. - Me J.-M.Darrois: On verra ce que dira la cour d'appel, éventuellement la Cour de cassation.

Je pense que ça n'a pas été le cas. Sur la compétence du tribunal, nous la contestons. C'est la 1re fois qu'un ministre jugé dans l'exercice de ses fonctions...

On lui reproche d'avoir été à Tripoli. Il y a été en tant que ministre de l'Intérieur. C'est la 1re fois qu'un ministre n'est pas jugé...

Ils ont été jugés par le tribunal ou par la Cour de justice de la République? Par la Cour de justice de la République. C'est une spécificité pour N.Sarkozy.

L'association de malfaiteurs, c'est un truc vague. On dit que c'est la voiture-balai des juges. C'est la dernière inculpation signifiée à Sarkozy.

Le juge d'instruction, le parquet, sentait que l'accusation de corruption de financement illégal ne tenait pas debout. Ils se sont raccrochés à ce délit très imprécis. On se réunit en tant que malfaiteurs pour commettre un délit.

Il faut que l'association ait un but. Là, il n'y a pas eu de corruption. Il n'y a pas eu de financement illégal.

C'est une association nuageuse, pour ne pas dire vaseuse. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy est déjà convoqué le 13 octobre pour connaître la date de son incarcération.

Il ne s'était pas préparé à cette éventualité, encore moins après avoir entendu le début de l'énoncé du verdict? - Me J.-M.Darrois: Je ne suis pas dans son cerveau, écoutez...

On envisage tout. Ca paraissait tellement impossible...

Ca lui est tombé dessus comme c'est tombé sur ma tête, évidemment. Mais c'est un homme qui réagit, comme vous le voyez, et qui ne renonce pas. - P.Cohen: Comment avez-vous compris l'articulation, la justification...

Je n'étais pas à l'audience. On n'a pas encore le document, les motivations, les 400 pages du tribunal. Comment avez-vous compris l'articulation entre la condamnation telle qu'elle a été prononcée et l'exécution provisoire avec mandat de dépôt? - A.-E.Lemoine: Qui est le symbole de la sévérité de ce jugement. - T.Boutry: Des faits d'une gravité exceptionnelle, en insistant sur sa fonction.

On parle de la Libye de M.Kadhafi, un Etat terroriste. On parle de rencontres avec Abdallah Senoussi, l'homme condamné à perpétuité pour l'attentat du DC-10 d'UTA.

On a souvent les mêmes Motivations de cette 32e chambre, qui est là pour dire que les atteintes à la probité sont extrêmement graves. C'est une rupture dans le contrat social. Ca altère la confiance des citoyens envers les institutions de la République.

Cette idée que les infractions au col blanc doivent être sévèrement réprimées...

Je suis d'accord avec J.-M.Darrois.

Ca a été une surprise. - A.-E.Lemoine: Une réaction de stupeur dans la salle d'audience. - T.Boutry: Dans l'exécution provisoire... - P.Cohen: C'est le cas de la majorité des délits de droit commun. - A.-E.Lemoine: M.Le Pen a dénoncé la généralisation... - Me J.-M.Darrois: C'est un contournement de la présomption d'innocence.

Tant qu'une décision définitive n'a pas été rendue, on est présumé innocent. L'exécution provisoire peut être juridiquement...

On plante des principes contestés. Quand, en plus, elle repose sur des hypothèses d'hypothèses, elle est inadmissible. - P.Cohen: Mais elle a été votée par des parlementaires qui estimaient que la justice n'était pas assez rapide et sévère envers les délinquants. - Me J.-M.Darrois: Les politiques ont une grande responsabilité dans ce qu'on appelle la dégradation de l'Etat de droit, non pas sur ce point, mais en votant des lois qu'ils veulent être populaires et qui sont très dangereuses pour l'équilibre de la démocratie. - A.-E.Lemoine: N.Sarkozy a annoncé qu'il dormira en prison la tête haute.

Un séjour en prison qui pourrait durer jusqu'à son procès en appel? - Me J.-M.Darrois: Je parle sous contrôle... - T.Boutry: Je ne suis pas encore conseiller à la cour d'appel. - Me J.-M.Darrois: C'est extrêmement compliqué, comme question.

Il ne peut pas demander de remise en liberté avant d'avoir été détenu. Il peut demander une mise en liberté, ensuite, qui est appréciée selon les facteurs que retiendront les juges compétents. Les juges doivent statuer dans les 4 mois pour la plupart des délits et des crimes, sauf pour l'association de malfaiteurs, où c'est 6 mois.

La demande peut être répétée 3 fois. Il faut que N.Sarkozy soit libéré au plus tard dans 18 mois.

Pourquoi 18 mois? Entre-temps, il faudra que la cour d'appel ait statué. Si elle n'a pas statué, le législateur estime qu'au bout de 18 mois, la présomption d'innocence l'emporte et on remet les gens en liberté, dans l'attente de la décision de la cour d'appel. - E.Tran Nguyen: Il y a eu beaucoup de réactions politiques.

Selon que l'on soit à gauche ou à droite, les réactions sont différentes. B.Retailleau lui a apporté son soutien et son amitié.

Il espère que N.Sarkozy pourra faire valoir son innocence. "Un tsunami de honte", c'est ce que dénonce Stéphane Le Rudulier, un sénateur LR.

Il demande à E.Macron la grâce de N.Sarkozy.

A gauche, on note une certaine ironie dans les 1res réactions. "Il a, finalement, son nouveau quinquennat, Sarkozy", écrit B.Lucas.

M.Aubry reprend les célèbres phases de l'ancien président: "Vous en avez assez de cette bande de racailles? On va vous en débarrasser!" Comment est-ce que l'avocat réagit à ces réactions? - Me J.-M.Darrois: Douloureusement, en ce qui concerne les réactions de la gauche.

Cette violence contre un homme condamné, dont je sais qu'il est innocent...

Même quand on vote à gauche, on est très déçu. Les réactions de la droite, est-ce qu'elles sont fortes? Oui.

Ce qu'il y a de certain, c'est que tout ça pose un problème de société. Les gens de droite seront de plus en plus hostiles à la justice. La justice a, au contraire, besoin de confiance, sinon de confiance, au moins de respect.

La mise en cause de la justice du fait d'une décision approximative et trop violente est, me semble-t-il, grave pour le bon fonctionnement de notre société, dans laquelle il faut plutôt que les gens discutent, plutôt que de s'injurier et de remettre en cause l'autorité des institutions. - P.Lescure: Dans un autre dossier, N.Sarkozy avait déjà été condamné à un an de prison, dont 6 mois ferme.

C'était dans l'affaire Bygmalion sur le financement de sa campagne perdue en 2012. Son pourvoi en cassation va être examiné par la Cour de cassation dans quelques jours, le 8 octobre. Est-ce qu'il y a des chances que la Cour de cassation revienne sur ce jugement? - T.Boutry: C'est totalement décorrélé.

La Cour de cassation ne juge pas en fait, mais en droit. Elle va voir si la cour d'appel a correctement motivé son arrêt, s'il n'y a pas eu de faute procédurale. C'est assez difficile de le savoir.

Il a perdu un 1er pourvoi dans l'affaire Bismuth, ce qui lui a valu le port d'un bracelet électronique. Il a porté l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme. C'est ça aussi, l'Etat de droit.

L'Etat de droit, c'est aussi que N.Sarkozy...

Il a fait appel. Il va de nouveau être présumé innocent. Il pourra faire un pourvoi.

L'Etat de droit, c'est ça, aussi. - A.-E.Lemoine: Vous ne remettez pas en cause l'Etat de droit. - Me J.-M.Darrois: Pas du tout.

L'Etat de droit, c'est quoi? C'est un certain nombre de principes: la séparation des pouvoirs, la hiérarchie des normes, la Constitution avant la loi, la loi avant le décret. C'était la conception très traditionnelle qui a permis au régime nazi de prétendre qu'il respectait l'Etat de droit.

Il y avait eu une apparente séparation des pouvoirs. Il y avait eu une apparente hiérarchie des normes, une apparente indépendance de la magistrature. On greffe là-dessus l'ensemble des libertés publiques, notamment les droits de la défense.

C'est un ensemble dont les juges vont apprécier l'effectivité. Est-ce que, dans tel dossier, les droits de la défense ont été respectés? On remet entre les mains des juges un énorme pouvoir, surtout les cours suprêmes, la Cour européenne des droits de l'homme, la Cour de cassation...

C'est eux qui, à la fin, apprécient l'Etat de droit. Une décision injuste, une décision mal rendue, une décision mal motivée, comme celle-là, en tant que juriste, je ne peux pas dire que c'est une atteinte à l'Etat de droit. C'est peut-être, selon la distinction qui a été faite, notamment par L.Fabius, entre l'Etat de droit, qui sont ces principes que je vous ai rappelés, et l'Etat du droit, qui est l'ensemble des lois et des jurisprudences. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.

Dans le reste de l'actualité, une question qui concerne un certain nombre de Français: faut-il se méfier des brumisateurs, des humidificateurs, des tuyaux d'arrosage, des douches? Cette question est très importante. En Savoie et en Haute-Saône, 51 cas de légionellose ont été recensés.

La légionellose est une affection grave des poumons provoquée par une bactérie présente dans les sources d'eau chaude. Elle peut être fatale si elle n'est pas prise à temps. Déjà 3 décès en quelques semaines à Albertville. - Il l'a contractée le 12 août, ici.

Il en est décédé le 14. - Il devrait y avoir des contrôles. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, B.Davido, infectiologue à Garches.

Merci de votre présence. 6 résidents de cette commune sont déjà en réanimation. On imagine la psychose qui peut s'installer.

Pour l'instant, les investigations sont toujours en cours. On ne sait pas quelles sont les sources à l'origine de la contamination. Quels conseils pouvez-vous leur donner? - Dr B.Davido: Je tiens à vous rassurer: ce n'est pas la nouvelle Covid-19.

Je suis plus inquiet de la reprise de la Covid-19. - A.-E.Lemoine: Dont on parlera dans un instant... - Dr B.Davido: C'est la maladie du légionnaire.

L'histoire, c'est que ce sont des légionnaires américains qui se sont réunis à Philadelphie et qui se sont contaminés avec la climatisation. C'est une maladie des circuits d'eau. Les investigations en cours par l'ARS permettent d'identifier, souvent, des lieux, des localisations où il y a eu des travaux, une exposition à un aérosol de contamination, comme des jacuzzis, des fontaines...

C'est une maladie qui ne se transmet pas entre les individus et qui touche particulièrement les personnes les plus vulnérables. On estime entre 1500 et 2000 cas chaque année en France. C'est une situation assez classique, même si elle est tragique. - A.-E.Lemoine: Des conseils aussi simples, comme bien faire couler l'eau chaude... - Dr B.Davido: C'est une bactérie qui n'est pas très sensible à la chaleur.

Il faut des hauts degrés de températures, plusieurs minutes à plus de 60 degrés. Il faut faire couler le robinet d'eau...

C'est une maladie, sans parler des hôpitaux, où ces protocoles sont appliqués, qui peut piéger les voyageurs, notamment. Il y a eu une recrudescence pendant la Covid-19. Suite au confinement, des logements n'ont pas été utilisés.

Les sanitaires n'ont pas tourné. Le risque, c'est de se retrouver dans un endroit insalubre, où il n'y a pas eu de suivi général des réseaux d'eau, qui fait qu'on va allumer la douche et prendre un aérosol. Les précautions, c'est de faire tourner longtemps son système d'eau pour tuer la bactérie à forte température pour ne pas être exposé aux gouttelettes. - A.-E.Lemoine: Mais on peut boire au robinet. - Dr B.Davido: Ce n'est pas une contamination par le tube digestif.

C'est une contamination par un aérosol. Cette maladie est rare. Elle touche principalement des personnes avec des maladies générales comme le cancer.

Un autre facteur qu'on oublie souvent, c'est le fait de fumer. Ca va créer des microtraumatismes au niveau des poumons et créer les conditions pour cet aérosol, comme de la poussière, qui va créer cette pneumonie qui est parfois sévère. - A.-E.Lemoine: D'autant plus sévère qu'on tarde parfois à la diagnostiquer, car c'est une maladie qui prend d'autres formes, dont les symptômes peuvent faire penser à autre chose. - Dr B.Davido: Absolument.

On dit que c'est la pneumonie extrapulmonaire, qui se témoigne par des signes en dehors du poumon. Cela peut être des gens confus, qui vont se présenter avec un syndrome grippal avec de la forte diarrhée, qui peut amener à un retard diagnostic. Le risque, c'est de poser un diagnostic de pneumonie banale. - A.-E.Lemoine: Ce qui vous inquiète plus, c'est la recrudescence des cas de covid en France.

Une campagne de vaccination va démarrer pour la grippe et la covid. - E.Tran Nguyen: Cela fait réagir.

Ca démarre le 14 octobre. On a demandé aux téléspectateurs s'ils allaient se faire vacciner. Il y a un "oui" en majorité, mais ce n'est pas un "oui" écrasant.

On est plus sur du 55-45. Il y a une distinction selon si on compte se faire vacciner contre la grippe ou le covid. Ils sont plus nombreux à être certains de se faire vacciner contre la grippe.

En revanche, pas pour le covid. "La grippe de janvier a été difficile pour moi. Plus jamais ça." Pour le covid, c'est plutôt pour protéger les autres. "J'ai des parents qui sont vieux.

Leurs défenses immunitaires sont faibles." Et puis, il y a des "non" qui ne comptent pas se faire vacciner. C'est le cas de Christine, qui préfère mettre un masque pour sortir, se laver les mains régulièrement, ne plus embrasser personne plutôt que se faire vacciner.

Certains préfèrent la cure de vitamines, comme Bridget. - Dr B.Davido: Je suis dubitatif... - E.Tran Nguyen: Dernière catégorie: les antivax.

En plus de ne pas croire à l'efficacité du vaccin, ils pensent que c'est nocif. C'est là que je convoque votre avis, docteur. Un argument revient souvent dans les réactions: l'idée que le vaccin lui-même provoquerait des maladies.

Certains parlent même de poison. Il y a beaucoup de commentaires. ...

Voilà ce que dit Olivier... ... ...

Qu'est-ce que vous leur répondez? Comment on réagit à ça? - Dr B.Davido: Sans vouloir rassurer tout le monde, il ne faut pas oublier que ce mouvement antivax existe depuis toujours, depuis le vaccin de la variole, depuis la découverte du vaccin rabique par L.Pasteur.

Un vaccin, sans même parler du vaccin de la covid, ça reste un médicament. Il y a une prescription médicale qui considère qu'il y a un bénéfice chez des patients qui ont des maladies générales suffisante pour penser qu'elles ont un risque de décéder de ces pathologies. Avec le covid, on a la chance d'avoir le plus grand exemple grandeur nature du profil de tolérabilité du vaccin et de ses bénéfices.

Je ne vais pas parler des thromboses, car il y a une annulation du vaccin. Il y a eu notamment le Moderna, le risque de myocardite qui est plausible avec la maladie, et dont le risque est 10 fois moins faible avec le vaccin...

On est dans quelque chose très réglementé pour le bénéfice des patients. - A.-E.Lemoine: Cela concerne plutôt les personnes fragiles. - Dr B.Davido: Il y a une indication et des recommandations chez les gens pour qui il y a un risque de formes graves.

Ce n'est pas parce qu'il y a Omicron qu'il n'y a plus de risque de mourir. Ce risque est cumulé avec la bronchiolite... - P.Cohen: Votre conseil, c'est de faire les 2? - Dr B.Davido: Même les 4.

Il y a le vaccin pour la pneumocoque. La première bactérie responsable des pneumonies graves qui tuent...

On est dans l'ère de la vaccination. L'ARN messager...

Une université est en train de travailler sur des vaccins basés sur le messager pour booster le système immunitaire pour lutter contre les cancers. Il y a des données extrêmement encourageantes chez la souris et des essais chez l'homme. Il ne faut pas jeter bébé avec l'eau du bain. - A.-E.Lemoine: Un message de prévention qui s'adresse aux 15-64 ans...

C'est là où le virus circule le plus. C'est essentiellement chez les actifs. Est-ce qu'on peut parler pour autant d'une reprise d'une épidémie? - Dr B.Davido: Il faut différencier le risque de pandémie et les vagues hospitalières, et la reprise épidémique.

On est dans une reprise épidémique. L'an dernier, la grippe nous a tous pris de court. A contrario, on n'a jamais parlé de covid.

A juste titre. Il y a une perte de la mémoire immunitaire naturelle qui peut nous exposer à une reprise plus importante que prévu. Vaccinez-vous contre ces 2 agents infectieux au moins, car le risque d'infection, avec l'hiver qui commence très tôt, est réel. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Vous êtes infectiologue. Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. - Quand vous voyez cette grande cour juste derrière vous, toute vide, qu'est-ce que ça vous inspire? - Ca me brise le coeur. - Il ne comprend pas.

Il dit: "Je n'ai pas pu jouer au toboggan aujourd'hui. La maîtresse a dit qu'on ne pouvait pas y aller. Je ne pouvais pas chercher mon ballon." - Ca a amené des tensions dans les relations entre les enfants, le fait d'être serrés dans un petit espace. - L.Amar: C'est l'histoire d'une école privée de sa cour, à Maisons-Laffitte, où une décision de justice a donné raison à des riverains qui se plaignaient de nuisances sonores.

La grande cour de 500 m2 est condamnée depuis la rentrée. Les 95 enfants doivent se contenter d'un espace 5 fois plus petit. Nous y étions cet après-midi. - Depuis la rentrée, on n'utilise plus cette cour de récréation.

On est obligés de faire plusieurs roulements par jour sur la petite récréation. Les enfants sont tristes de ça. Ils ne peuvent plus voir leurs copains dans d'autres classes.

D'autres classes sont allées dans la forêt. C'est 12-15 minutes pour y aller. Les maîtresses sont avec eux, mais on a été obligés d'embaucher du personnel pour encadrer les sorties en forêt.

On est obligés de dépenser. - L.Amar: Cette grande cour n'appartenait à l'origine pas à l'école, qui l'a achetée il y a quelques années pour s'agrandir.

Mais ce terrain fait partie du parc de Maisons-Laffitte, protégé depuis le début du XIXe siècle par un règlement intérieur qui interdit notamment de faire trop de bruit. Les voisins se sont engouffrés dans cette brèche juridique, provoquant l'incompréhension des parents d'élèves et leur colère. Comment vous vivez cette situation? - C'est consternant, absurde.

Se dire qu'on a un petit garçon serré dans sa cour, qui fait à peine 100 m2, et en face, on met un beau gâteau au chocolat et il n'a pas le droit d'y toucher...

C'est n'importe quoi. - L.Amar: Si le droit de se servir de la grande cour n'est pas rétabli, qu'allez-vous faire? - Il ira dans une autre école normale, qui a des voisins compréhensifs. - L.Amar: L'association de parents d'élèves est soutenue par la mairie.

Une pétition a été lancée. Il y a eu quelque 2000 signatures pour l'instant. Certaines personnes appellent spontanément la directrice de l'école, après avoir trouvé son numéro sur Internet, pour exprimer leur soutien. - Vous avez dit que vous habitiez à côté d'une école? - *Oui, une école maternelle.

J'aime bien voir les enfants jouer. Ils ont le droit de jouer. Il ne faut quand même pas plaisanter!

Mais les bouts de choux ont le droit de jouer. - L.Amar: Vous ne connaissez pas cette dame, mais elle vous appelle pour vous soutenir? - Voilà.

C'est des particuliers qui me téléphonent. - L.Amar: Nous avons essayé de rencontrer des plaignants, 5 copropriétaires d'un hôtel particulier divisé en appartements.

Ils ont refusé de nous répondre, mais ils maintiennent que les horaires de récréation dépassent les 2 heures par jour et que le bruit rend la vie impossible aux étudiants qui travaillent ou à ceux qui télétravaillent. Vous avez déjà entendu l'expression "no kids", des lieux ou événements interdits aux enfants. C'est une tendance venue d'abord de Corée du Sud, mais qui a gagné l'Europe et la France, notamment dans les mariages. - Il y a peut-être au moins 1 mariage sur 2, voire plus, où il n'y a pas d'enfants. "On ne veut pas d'enfants à notre mariage.

On préfère une fête sans enfants pour profiter pleinement de cette journée sans être stressés, sans avoir des enfants qui courent partout...

Les couples se marient de plus en plus tard et financent leur mariage. Ils ont envie d'avoir une fête à leur image. Ils ont plus de facilité à imposer leurs conditions. - L.Amar: A la limite, les mariages sont des événements privés.

On fait comme on veut. Mais le "no kids" s'étend aussi à des lieux publics. Des hôtels et des restaurants ont déjà franchi le pas.

C'est le cas d'une vingtaine de campings, comme ici, dans le Lot. - Vous entendez? On n'entend que les adultes qui parlent, pas d'enfants qui crient... - Il y a 2 ans, je suis parti en vacances.

Les mobile homes étaient tellement serrés que quand les voisins d'à côté, le gamin sautait comme ça, ça vibrait partout...

J'étais obligé de mettre des bouchons d'oreilles pour déjeuner. - L.Amar: Selon un sondage, 54 % des Français sont favorables au développement de ces espaces sans enfants. - A.-E.Lemoine: En attendant d'accueillir des enfants sur notre plateau... - P.Lescure: Cette dame a une voix très désagréable.

Il faudrait l'interdire d'aller au camping. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.

La défense est passée à l'attaque au procès C.Jubillar. - L.Sénéchal: Hier, le gendarme qui a dirigé l'enquête a été auditionné.

La défense de C.Jubillar l'accuse d'avoir négligé certaines pistes, comme celle d'un ancien amour de D.Jubillar.

La personne qui a retrouvé le livret n'a jamais été auditionnée...

Pour la défense, ce dossier est vide. - Pas de traces de crimes, pas de traces de sang, ni dans la maison, ni dans le jardin, ni dans la voiture...

On fait quoi, avec ça? - L.Sénéchal: "Tout nous ramène à C.Jubillar", a rétorqué le gendarme auditionné.

Les parties civiles restent convaincues de sa culpabilité. Le fils de C.Jubillar lui-même pense que son père est coupable.

En l'absence de preuves irréfutables et en l'absence de corps, cette affaire reste entourée de mystère et fascine le public qui assiste au procès. Comme Jérémie, qui enquête en amateur, et cherche le corps de D.Jubillar. - J'y vais un peu comme la police, avec un gilet...

Il y a le robot, aussi. Je cherche des ossements, voire des habits...

Si la scène d'inhumation n'est pas exploitable au niveau de l'ADN, ce n'est pas grave. Ce qui est important, c'est d'avoir le corps. La famille ne peut pas faire un deuil correct sans corps. - L.Sénéchal: C'est une affaire déjà majeure et elle fascine tout le pays. - T.Boutry: Notamment parce qu'on a une affaire sans aveu ni corps.

On se pose beaucoup de questions. L'affaire Estrabaut...

Il a été condamné 3 fois. La justice évalue les éléments en sa possession. A partir de là, il y a une question de mystère.

Tout est possible. La défense peut dire: "Est-ce que la personne est vraiment morte?" Si on n'a pas trouvé la dépouille...

Sur un corps, il y a beaucoup d'éléments matériels. Il y a aussi le mode opératoire, qui peut donner une indication sur les motivations de l'auteur. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de condamnation sans corps...

Cette question concentre beaucoup de mystère, donc beaucoup d'intérêt. - A.-E.Lemoine: Verdict le 17 octobre.

De multiples drones détectés au Danemark et en Norvège. - L.Sénéchal: C'est une épidémie.

Chaque jour, plusieurs drones sont détectés au Danemark, comme ici, au-dessus d'un aéroport, mais aussi près d'une base aérienne militaire où sont stationnés des avions de chasse danois. A chaque fois, des sites visités par des drones non identifiés. Le Danemark prend l'affaire au sérieux. ... - L.Sénéchal: La Russie n'est jamais nommée, mais c'est l'ombre du Kremlin qui plane sur ces intrusions.

Le chef de l'armée de l'Otan en Europe affirme au "Monde" ceci. La Norvège annonce avoir arrêté un ressortissant étranger d'une cinquantaine d'années qui pilotait un drone à proximité de l'aéroport d'Oslo, mais a priori sans lien avec les survols de ces derniers jours. - A.-E.Lemoine: Le sommet de l'ONU se poursuit à New York. - L.Sénéchal: E.Macron serre des mains.

Il y avait notamment le président syrien. Il a été accaparé par E.Macron, alors que c'était lui qui était censé parler à la tribune. - E.Macron: Ce que je te propose, c'est qu'on se voie en tête-à-tête...

Et quand le protocole devra t'appeler, on viendra te chercher et on s'adaptera. Ils s'organisent. - L.Sénéchal: On a quand même le temps de parler un peu.

C'est historiquement la 1re prise de parole d'un dirigeant syrien depuis 1967 à la tribune de l'ONU. Le président par intérim a promis la justice après les massacres de minorités en Syrie et a dénoncé les frappes israéliennes sur son pays. Mais le fil rouge de ce sommet de l'ONU, c'est la circulation à New York, plutôt.

L'image d'E.Macron bloqué par D.Trump et son cortège, qui appelle le président pour lui dire, a fait le tour du monde.

Le président de la République est maintenant systématiquement ramené à sa mésaventure, comme ici, avec V.Zelensky. ... - L.Sénéchal: Il n'est pourtant pas le seul, E.Macron, à avoir été bloqué dans les rues de New York.

Là, c'est le président sud-coréen. Le président turc aussi, Erdogan, qui a des techniques un peu différentes. Son équipe de sécurité a tenté le passage en force.

Ils ont déplacé les barrières sous les yeux des policiers new-yorkais. Ca a failli marcher, mais ils ont fini par être arrêtés par la police de New York. C'est les mêmes règles pour tout le monde.

Erdogan se moque d'E.Macron et de ses difficultés en matière de politique intérieure... ... - L.Sénéchal: L'autre fait saillant, ça reste les images de D.Trump, trahi par le matériel, notamment ici, quand il essaie de prendre l'escalator qui s'arrête net avec la première dame...

Rires. - P.Cohen: Formidable!

Génial! - L.Sénéchal: Ca me fait penser aux Inconnus.

Il est trahi aussi par le prompteur... ... - L.Sénéchal: Trump n'en démord pas.

Il a demandé officiellement à l'ONU l'ouverture d'une enquête pour sabotage. - A.-E.Lemoine: Audience record pour le retour de J.Kimmel à la télé américaine. - L.Sénéchal: Il a rassemblé plus de 6 millions de téléspectateurs, 4 fois plus que d'habitude, alors même que son émission était toujours boycottée par une soixantaine de chaînes locales, notamment à Washington.

Il dépasse les 20 millions de vues sur YouTube. De quoi fanfaronner le lendemain. ...

Rires. Huées. Acclamations. ... ... - L.Sénéchal: On sent que les deux vont s'écharper à un moment.

Trump n'a certainement pas dit son dernier mot. En attendant, il se paye son autre cible favorite: J.Biden.

Il a fait installer un walk of fame, une galerie de portraits des 46 présidents américains. Entre Trump et Trump, il en manque un. J.Biden remplacé par un autopen, un appareil qui reproduit une signature, régulièrement utilisé depuis des décennies...

Trump veut délégitimer les derniers actes de Biden en tant que président, notamment les grâces préventives accordées par Joe Biden aux élus qui ont enquêté sur l'assaut du Capitole et ont conclu que c'était un coup d'Etat. - A.-E.Lemoine: Des chansons inédites de C.Aznavour... - L.Sénéchal: 7 ans après la mort du chanteur, 3 inédits seront dévoilés demain, notamment un duo R.Charles. ...

Ce sera dévoilé demain. On a un petit aperçu. Ca, c'est une version de "La Mamma" enregistrée en 74. 3 jours avant de nous quitter, il disait ici son envie de travailler jusqu'au bout. - C.Aznavour: Je ne peux pas ne pas vivre, et je vis en scène.

Je suis heureux en scène et ça se voit. On sent que je suis heureux d'entrer sur ce truc qui s'appelle la scène. - L.Sénéchal: A découvrir aussi dans cette compilation, un duo avec Dalida, enregistré dans le cadre d'une émission de 67, une variante de "Que c'est triste Venise", une version optimiste de "Que c'est joli Venise".

On en parlera lundi. Avec des images inédites de Ray Charles et Aznavour. - P.Cohen: F.Dorocq avait écrit le texte. - A.-E.Lemoine: On va parler d'un record de froid battu à Paris. - L.Sénéchal: Pour un mois de septembre.

P.Lescure a sorti le col roulé! Ca fait 39 ans qu'on n'avait pas autant grelotté en septembre. 11 degrés hier.

C'est du jamais-vu en septembre depuis 1986 à Paris. Mais il n'y a pas qu'à Paris qu'on a froid. C'est les premières neiges en Savoie.

Dans les Alpes, on a froid... - Ce matin, il faut traire rapidement.

Après, on cale les mains sous les cuisses, comme ça...

Ca les agace un peu, ça nous réchauffe les doigts. - L.Sénéchal: On y reviendra tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: Avec J.Gourmaud! - L.Sénéchal: Ah bon! - A.-E.Lemoine: Ce sera après 20h.

J.Gourmaud propose une émission spéciale sur les méga-orages, la nouvelle menace. E.Lucet sera également à nos côtés, ainsi que M.Ricard.

Il y aura L'OEil de Pierre, les actualités de Bertrand, le dîner...

On est ensemble jusqu'à 21h. Merci beaucoup, T.Chalamet...

Rires. - T.Boutry: Elle est trompée par le physique, c'est normal! - A.-E.Lemoine: T.Boutry!

Il dit que vous n'êtes pas le meilleur sosie...

Pas du tout! N'importe quoi! - T.Boutry: C'est normal... - A.-E.Lemoine: Moi, les experts me troublent.

Retour sur la condamnation de Nicolas Sarkozy avec son avocat - C à Vous l’intégrale - 25/09/2025 — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote