Face à Face : Sébastien Chenu - 25/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse directe
Quel est le rôle et la position du RN vis-à-vis de la Russie et du prix du carburant ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron évoque une baisse de taxes sur le carburant, est-ce bienvenu pour vous ?
- 4:57RelanceRéponse directe
Si vous faites baisser les taxes, comment financez-vous le milliard d'euros ?
- 7:32OuverteRéponse directe
Est-ce une bonne chose d'envoyer des moyens militaires en Arabie Saoudite ?
- 8:30RelanceRéponse directe
Est-ce que cela nous entraîne dans une forme de co-belligérance ?
- 9:54OuverteRéponse directe
Comment doit être la réponse de la France face à la menace russe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« Est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen ? »
- 0:50Invité politiqueFait
« Marine Le Pen porte cette baisse de TVA sur les énergies depuis déjà plusieurs années »
- 1:25PrésentateurChiffre
« Une baisse de 20 centimes, c'est un milliard d'euros pour les finances de l'État »
- 1:32Invité politiqueFait
« Les gestes que nous allons faire aujourd'hui, nous allons probablement les récupérer demain »
- 2:16Invité politiqueFait
« À partir du moment où l'État choisit de ne pas baisser, de façon pérenne en plus, évidemment, cette TVA, et pas seulement la TVA, mais aussi la TICP, enfin, ce qu'on appelle l'assise, qu'on pourrait geler pendant les crises internationales, eh bien, le gouvernement va se retrouver perdant sur tous les tableaux »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« À la fin, ça touchera 14% des 40 millions d'automobilistes »
- 4:14Invité politiqueFait
« Quand Édouard Philippe a augmenté la TICPE, les premières années, ça a créé les gilets jaunes en réalité »
Temps de parole
- Sébastien Chenu70 %
- Présentateur25 %
- ?4 %
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Vous
écoutez RMC. Il
est
8h29
et vous
êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour
Madame.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, vous êtes député du Nord. D'abord, retour sur Emmanuel Macron hier, qui dans le contexte international,
on
va évidemment y revenir, et quel est le rôle et quelle est la position du RN vis-à-vis notamment de la Russie, mais sur la question du prix du carburant pour la première fois.
Alors,
un peu poussé dans ses retranchements, il finit par dire qu'il faudra peut-être baisser les taxes. C'est bienvenu, j'imagine, pour vous.
Alors, est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen ? Est-ce qu'Emmanuel Macron va venir sur les positions que nous défendons depuis si longtemps ? Puisque je rappelle que Marine Le Pen porte cette baisse de TVA sur les énergies depuis déjà plusieurs années, et qu'Emmanuel Macron, en ne l'écoutant pas, en ne nous entendant pas, a perdu du temps. Marine Le Pen, elle avait anticipé la colère des Français, puisque ça fait cinq ans qu'en réalité, elle porte cette proposition. Donc, si Emmanuel Macron vient sur nos positions, nous en serons ravis, mais que de temps perdu. Mais je note que ce n'est pas ce qu'il a dit exactement. Alors,
on n'y est pas encore, parce qu'en effet,
il dit qu
'il
faudra peut-être en arriver là, mais ça n'est pas son souhait. Et surtout, il rappelle que ça coûte très cher, une baisse de 20 centimes, c'est un milliard d'euros pour les finances de l'État.
Oui,
madame, mais les gestes que nous allons faire aujourd'hui, nous allons probablement les récupérer demain. Je m'explique. Vous savez, lorsqu'une crise est courte, les Français n'ont pas le temps de changer leurs habitudes de consommation. Là, nous avons une crise qui est longue, qui s'installe, qui empire. Nous approchons, nous tutoyons bientôt les trois euros du litre, que ce soit gasoil ou sans plomb. Et donc, dans ces cas-là, les Français changent leurs habitudes de consommation. C'est-à-dire qu'ils commencent à arbitrer entre aller conduire les gamins à l'école en prenant la voiture, ou ne pas l'utiliser, à sortir ou à faire des économies, à ne pas aller au cinéma ou au récent.
Ils arbitrent. Et donc, ça veut dire que c'est de la TVA qui va finir par rentrer en moins dans les caisses de l'État. Et à partir du moment où l'État choisit de ne pas baisser, de façon pérenne en plus, évidemment, cette TVA, et pas seulement la TVA, mais aussi la TICP, enfin, ce qu'on appelle l'assise, qu'on pourrait geler pendant les crises internationales, eh bien, le gouvernement va se retrouver perdant sur tous les tableaux. C'est-à-dire chute de la consommation, baisse de rentrée de TVA dans les caisses.
Donc, nous, nous disons depuis longtemps, et c'est ce que font les partenaires européens, quelles que soient les économies, d'ailleurs, des pays qui sont autour de nous, l'Espagne ou l'Allemagne n'ont pas
exactement... Oui, de gauche comme de
droite. Voilà, les mêmes économies, les mêmes dirigeants. Mais ils n'ont
pas non
plus le même état de finances.
D'accord. Enfin, l'Allemagne, on peut regarder. Il y a quand même, c'est souvent un peu le modèle qu'on prend en exemple. Ce sont des gens qui sont plutôt rigoureux dans leur façon de gérer les comptes publics. Ils ont considéré que la baisse des taxes de la TVA, de 20 à 5,5 en ce qui concerne la TVA en France, était une solution. Le
ministre de l
'Économie, ce matin, précise un petit peu le calendrier et il repousse en effet l'échéance d'une baisse de taxes.
Il
dit ce sera, en tout cas, pas avant l'année prochaine.
Il
dit en attendant, les aides ciblées, c'est vraiment le choix du gouvernement.
Mais
les aides ciblées, vous l'avez bien vu,
elles
touchent finalement assez peu de Français. Même s'ils élargissent un peu, à la fin, ça touchera 14% des 40 millions d'automobilistes. Tous ne le demanderont même pas. Donc si vous voulez, on est sur des cycles et sur des nombres de Français touchés qui seront tellement faibles par rapport aux besoins qu'il faut des politiques qui soient non seulement ambitieuses, mais pérennes. Si on avait des politiques qui étaient pérennes, cette baisse de TVA dans le temps, qui était installée, ce serait des amortisseurs formidables par rapport aux crises géopolitiques. Je note aussi quand même que M. Macron et ses premiers ministres, M. Philippe en particulier, ont été les artisans de cette gabegie.
Quand Édouard Philippe a augmenté la TICPE, les premières années, ça a créé les gilets jaunes en réalité.
Globalement, Emmanuel Macron d'ailleurs, hier, dit au fond,
il
y a trois tiers dans le dérapage du déficit et de la dette. Il dit qu
'il
y
a
une partie qui est en effet le quoi qu'il en coûte, mais il assume. Il y a une partie qui est l'accompagnement des Français dans les crises. Et il y a une partie qui est effectivement de ne pas avoir réussi à changer le modèle, en quelque sorte. Et c'est sur cette seule partie-là qu'il exprime un mea culpa.
Non, mais Emmanuel Macron fait l'impasse sur les économies, les réformes profondes dont notre État a besoin. La réalité,
c
'est que notre pays a besoin de réformes profondes, de revisiter évidemment sa fiscalité, mais également de redessiner des priorités
budgétaires pour notre pays.
Si vous faites baisser les taxes et vous persistez à estimer que c'est la bonne solution, vous le redites ce matin, quand il dit une baisse de 20 centimes, c'est un milliard d'euros, ça veut dire qu'il faut trouver ce milliard ailleurs. Donc vous, vous faites quoi ? Bien
sûr, madame. Vous le trouvez où ? Et nous avons nous-mêmes validé le fait que c'était un coût de 14 milliards d'euros au global. Mais nous avons évidemment de l'autre côté imaginé des recettes et des baisses de dépenses qui permettraient cela. Je vous donne un exemple. Évidemment, c'est le tabou suprême dans le monde politique français. C'est on ne touche pas à la dépense sociale qui concerne les étrangers. Elle représente 25 milliards d'euros. Je vais même vous donner une chose très précise que j'apprenais la semaine dernière. Le nombre de nuitées en Ile-de-France pour héberger des étrangers, vous savez, dans les hôtels, type Formule
1, etc. C'est toujours la faute
des étrangers.
Non mais j'y viens, c'est une des sources en tous les cas. C'est quelque chose qui pèse beaucoup sur les finances publiques.
C
'est 1,6 milliard par an juste pour l'Ile-de-France. On se rend compte que ce sont quand même des priorités budgétaires qu'a l'État français que d'accueillir des bergers, de nourrir, de mettre un toit sur la tête à des gens qui viennent du bout du monde que nous n'avons pas les moyens d'assumer. Il n'y a pas que ça. J'entendais Bruno Le Maire qui, après nous avoir insulté pendant des années quand on disait il faut faire baisser la contribution de la France à l'Union Européenne, et bien dit finalement c'est peut-être une bonne idée. Donc à la fin, ils viennent tous sur ce que nous proposons. Baisse de TVA, pourquoi pas, dit finalement le président de la République.
Baisse de la contribution à l'Union Européenne, pourquoi pas, dit Bruno Le Maire. Donc finalement, ces solutions que nous proposons, elles sont de bon sens, elles sont concrètes, elles sont applicables, elles ne
sont
pratiquées ailleurs et ils nous ont fait perdre énormément de temps parce que quand bien même l'État aurait récupéré quelques dividendes ou les a-t-il utilisés, tous nos services publics sont exsangues. La réalité,
c
'est que la gestion des comptes publics par la Macronie en 10 ans, Philippe, Attal, Borne, Castex, Barnier, Bérou, tout ça sous l'autorité de Macron est une catastrophe pour notre pays.
Sébastien Chenu, on va parler aussi des conséquences en France, de la question de la colère, des manifestations aussi de la semaine prochaine. Mais si on tire, j'allais dire, presque le chemin géographique de tout ce problème-là avec le pétrole, l'annonce hier d'Emmanuel Macron d'envoyer des moyens militaires pour protéger le port saoudien qui est un site énergétique clé de la mer Rouge pour permettre au pétrole de sortir de cette région. Le fait d'y aller militairement, est-ce que vous estimez que c'est une bonne chose et que c'est notre rôle ?
Je suis très réservé, on est très réservé sur ça. Alors évidemment, il faut trouver, et il y a d'autres moyens évidemment d'essayer de trouver, à travers notamment notre diplomatie, de trouver des voies pour sortir de ces conflits qui sont des conflits. Mais le fait d'envoyer des militaires français en Arabie Saoudite, un pays avec lequel nous n'avons pas d'accord de défense. Nous avons des accords de défense, par exemple, avec les Émirats Arabes Unis. Donc il est normal avec
la Jordanie, ou
avec d'autres pays, vous avez raison. Nous avons des intérêts économiques avec quasiment le monde entier.
Il
y a des intérêts économiques
français. Mais pourquoi on ne ferait pas un accord de défense
avec eux ?
Mais
ils en ont déjà des accords de défense, notamment avec la Turquie et le Pakistan. Donc la question, c'est peut-être de leur demander pourquoi ne se tournent-ils pas vers leurs partenaires naturels, Turquie et Pakistan, pour se protéger, pour permettre d
'ouvrir ce défi. Je
ne trouve pas que
c
'est une bonne idée. Est-ce que ça veut dire que vous vous y opposez ? Vous ne souhaitez pas l'envoi ? Oui,
aujourd'hui, nous considérons que ce n'est pas la bonne idée, ce n'est pas la bonne voie. Il ne faut
pas
envoyer
de militaire ? Non, il ne faut pas envoyer de militaire aujourd'hui dans cette zone de la planète.
Est-ce que vous iriez jusqu'à dire que ça nous entraîne dans une forme de co-béligérance ? Je recite Jean-Luc Mélenchon qui hier réagit en disant des troupes en Arabie Saoudite c'est s'installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée,
l
'Assemblée doit voter sur le sujet, article 35 de la Constitution. Il appelle à un vote et à ce que l'Assemblée dise non.
C
'est en tous les cas nous engager dans une situation, dans un coin du monde où la situation n
'est
pas stabilisée. Et donc, c'est prendre un certain nombre de risques que nous ne voulons pas prendre et que nous n'avons pas à prendre, encore une fois, parce que nous n'avons pas ces accords de défense qui nous lient et qui font de l'Arabie Saoudite un partenaire. Est-ce
que vous estimez qu'il faut qu'il y ait un vote ?
Que
l'Assemblée
nationale se prononce ? Oui,
mais à partir du moment on n
'a
pas d'accord de défense. J'allais dire, le vote est un peu superfaitatoire. On pourrait considérer que...
Mais s'il y avait
un vote, vous diriez non
? Mais s'il y
avait
un vote, on ne serait pas d'accord.
L'autre théâtre des opérations qui ont des conséquences sur évidemment les cours du pétrole, c'est la Russie et l'Ukraine. Emmanuel Macron, qui hier a parlé de cette menace, il en avait parlé déjà vendredi lors de cette réunion où était présent Jordan Bardella. La nature et l'agressivité russe des menaces en Europe changent, le tableau est sombre. Voilà ce que dit Emmanuel Macron. Comment est-ce que vous estimez que doit être la réponse de la France ?
La
menace de la Russie, elle est multidimensionnelle, comme l'a dit Jordan Bardella, et elle est effectivement de plus en plus intense. C'est une réalité. Nous en avons bien conscience et nous ne sous-estimons pas, nous ne négligeons aucun des dangers, dans aucun des conflits qu'il y a actuellement sur la planète. La menace russe, c'est une menace qui existe. Que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut ne plus parler ?
Elle existe cette menace ? Non, parce que j'ai regardé les messages d'un membre de votre parti, Thierry Mariani, qui est député européen RN, qui je crois a toujours l'étiquette RN. Lui, il estime que
c
'est une diversion.
Écoutez, moi je pense que la menace, je le répète, c'était les propos de Jordan Bardella et moi j'y souscris, elle a de multiples dimensions. et elle est intense.
Non, non, mais ça j'ai bien compris votre position. J'ai d'ailleurs compris, je crois, celle
de Marine Le Pen qui dit, nous ne tolérerons jamais qu'une puissance étrangère, en l'occurrence la Russie, puisse espérer dicter directement ou indirectement à la politique de notre pays par l'intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique. Mais alors, que faites-vous de Thierry Mariani ?
Écoutez, vous lui poserez la question, mais je crois que... Non,
non, mon problème ce n'est
pas de savoir ce qu'il pense, parce que lui, j'ai bien compris ce qu'il pensait, Thierry Mariani.
Je
pense qu'il fait erreur lorsqu'il dit qu'effectivement c'est sous-estimé. Il
ne dit pas
que c'est sous-estimé, il dit que c'est de la diversion.
Oui. Alors, je lui laisse ce propos parce que moi, je crois qu'il faut voir les choses telles qu'elles sont avec beaucoup de froideur. Il y a une menace, elle a de multiples dimensions et il faut la prendre au sérieux. Une fois qu'on a dit ça, est
-ce
que ça veut dire qu'on ne parle plus au
russe ? En fait,
je vais vous reposer la question. Thierry Mariani a-t-il encore sa place au RN
?
Oui, mais Thierry Mariani est un patriote qui
défend... Il n'y a pas de problème.
Non, mais qui défend les intérêts de la France. Il a une appréciation...
Il défend les
intérêts de la France quand il
est... Ah
oui,
je pense
que Thierry Mariani est un honnête patriote qui défend les intérêts de la
France.
Quand il estime que qualifier la menace et prendre le
temps
hier de s'adresser aux Français pour leur dire que la menace est importante ou réunir, comme il l'a fait vendredi, les chefs de parti avec les services de renseignement comme l
'ont
fait à peu près d'ailleurs tous les autres chefs d'État européens et les autres services de renseignement européens, c'est faire de la diversion ?
Non, je crois que là où il est d'accord et là où il nous rejoint et là où il a évidemment sa place dans le combat patriote, c'est qu'il dit qu'il faut aller vers la paix et qu'en fait, la nécessité de prendre des initiatives de paix dont nous voyons que la France à laquelle la France n'est pas associée et Trump associe assez peu la France aux initiatives de paix et le président de la République et on peut le regretter car Marine Le Pen a fait des propositions en disant il faut mettre que ce soit dans le conflit Russie-Ukraine ou que ce soit dans le conflit au Moyen-Orient les parties prenantes autour d'une même table et c'est à la France de prendre ces initiatives parce que nous avons une position d'équidistance entre chacun et bien je pense que cela évidemment nous y souscrivons tous.
Vous ne
pensez
pas parfois que Thierry Mariani est en quelque sorte partie prenante aussi d'une sorte de bienveillance au minimum vis-à-vis de
la Russie
? Non, je ne crois pas. Je pense que Thierry Mariani est guidé toujours par l'idée de savoir comment on arrive à la paix comment on défend les intérêts de la France et je crois que la ligne que développent Marine Le Pen et Jordan Bardella est la bonne et sur celle sur laquelle nous sommes tous à
l'unier. Ce matin,
Gabriel Attal dit que Marine Le Pen agit comme un proxy du régime du Kremlin depuis le début de cette guerre.
Écoutez, Gabriel Attal qui ne veut pas aider les Français Gabriel Attal qui a fait exploser le déficit Gabriel Attal qui nous a montré l'étendue de sa nullité pendant les six mois où elle était à Matignon heureusement qu'il n
'a
pas été là plus longtemps d'ailleurs n'a pas beaucoup de leçons à donner. Gabriel Attal c'est vraiment l'empire de la fake news essayer de faire peur aux autres quand on a laissé une ardoise pareille on s'abstient de commenter les autres. Nous, ce que nous vous
disons Marine
Tondelier ce matin, elle dit
voter Marine Le Pen
c'est voter Poutine.
On s'enfonce. Non mais à un moment la situation est si grave si angoissante pour beaucoup de Français que si on pouvait s'abstenir de déclarations de politique qui n'arriveront jamais aux responsabilités Madame Tondelier elle ne
va
pas devenir président de la République demain donc elle peut raconter n'importe quoi elle peut essayer de faire peur quelles solutions elle propose. Nous,
ce
que nous proposons et ce que Marine Le Pen propose par exemple c'est qu'on mette les belligérants dans le conflit russo-ukrainien autour de la
table pas
uniquement d'ailleurs la France mais aussi avec l'Allemagne avec la Pologne avec la Turquie de prendre des initiatives qui vont vers la paix. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen l'avait très bien dit il y a longtemps où cette guerre on fait entrer l'ONU dedans et c
'est
la troisième guerre mondiale ou alors c
'est
la guerre de Cent Ans on s'enlise et on n'en sort pas et on a des conséquences que payent très chèrement
les Français des initiatives de
paix. Il y
a
une dernière option pour obtenir aussi la paix c'est d'obtenir une victoire de l'Ukraine or dans le contexte actuel Marine Le Pen a insisté hier nous n'avons plus les moyens d'aider l'Ukraine vous reconnaîtrez que ce serait aussi une des solutions pour sortir de cette guerre. Ce
que nous on veut c'est créer les conditions d'une négociation qui amène la paix et les négociations qui amènent la paix au bénéfice évidemment de l'Ukraine au bénéfice de l'Ukraine bien sûr au bénéfice
de l'Ukraine mais vous imaginez dans le moment actuel qui est le peuple
agressé mais maintenant c'est
une
utopie mais non c'est pas une utopie parce que Marine Le Pen a rappelé une chose nous soutenons l'Ukraine matériellement financièrement à travers la formation à travers les engagements qui ont été passés ce soutien il n'est pas remis en cause il coûte aujourd'hui aux français 8 milliards d'euros même un peu plus si on ajoute la cote-part que la France prend via l'Union Européenne si on ajoute la cote-part que la France prend via l'Union Européenne on en est à plus de 25 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine est-ce que demain nous avons les moyens de faire de nouveaux chèques ou des prêts qui ne seraient pas remboursés la réponse est non et c'est même honnête de le dire à l'Ukraine si c'est pour balader l'Ukraine et Zelensky en lui disant vous pouvez attendre que nous déversions des milliards d'euros supplémentaires au-delà des engagements que nous avons pris et qui seront respectés continuité de l'Etat républicain et bien si c'est lui faire croire cela c'est le tromper
nous sommes
des gens honnêtes nous disons la réalité nos efforts nous les porterons vers la paix
Sébastien Chenu vous avez toujours dans le programme du RN de sortir du commandement intégré de l'OTAN ?
oui mais pas en période de conflit
donc
ce ne
serait
pas le
cas pas en période de conflit mais c'est toujours dans notre programme mais pas en période de
conflit ça veut
dire que si Marine Le Pen arrivait au pouvoir au printemps prochain elle ne sortirait pas immédiatement si les conflits perdurent mais quand on dit pas en période de conflit c'est quel conflit de quel conflit en parlez
? pour
l'instant celui dans lequel nous sommes très partie prenante nous ne sommes pas qu'aux belligérants mais nous sommes partie prenante c'est le conflit russo-ukrainien
dans lequel l
'Ukraine a été agressée et donc nous considérons que tant que nous ne sommes pas arrivés à des solutions qui amènent vers la paix au bénéfice évidemment de l'entité de l'Ukraine et bien effectivement il n'y a pas de nous n'allons pas sortir du commandement armé de l'OTAN pendant ce temps-là mais nous n'y avons pas renoncé c'est toujours dans notre programme tout comme est dans notre programme le fait que la France bénéficie uniquement de sa dissuasion nucléaire et de la stratégie de celle-ci quand j'entends le président de la république nous raconter on va ouvrir un parapluie avec la Lituanie on n'a pas bien compris ce qu'il voulait faire on va sans arrêt il
n'a jamais dit que la Lituanie allait
appuyer sur le bouton nucléaire
d
'accord mais on ne comprend pas bien ces histoires de partage de la dissuasion nucléaire la dissuasion nucléaire les français l'ont payé ce sont des choix politiques très forts elle appartient aux français à la France son outil
appartient ce que vous voulez dire c'est que vous ne voulez pas que potentiellement on
utilise l'arme atomique pour protéger les Lituaniens
en
tout cas aujourd'hui nous considérons que la stratégie qui doit être imaginée elle est au bénéfice uniquement et dans les mains de la France
mais
je ne
sais
pas bien
ce qu'il peut faire avec la Lituanie
si la Pologne est attaquée et si la Pologne estime qu'il ne s'agit plus de provocation mais de véritable attaque faut-il que la France soit en soutien
on verra je crois qu'on n
'en
est pas là et moi je crois que si vous voulez je ne
me
lance pas dans des politiques de fiction moi je pense que et je vous le redis parce qu'on en parle assez peu prenons des initiatives pour essayer d'aller vers la paix plutôt que d'imaginer des initiatives qui soient des initiatives d'escalade moi je ne vois pas et j'ai été déçu dans le discours d'Emmanuel Macron vous me direz ça serait mal que je sois déçu d'Emmanuel Macron comme 84% des français qui sont déçus d'Emmanuel Macron dans les sondages aujourd'hui je considère que je n'entends pas un président de la république français qui prend des initiatives pour aller vers la paix et ça ça me choque profondément parce que la guerre c'est des morts parce que la guerre ça nous coûte très cher parce que la guerre ça abîme notre économie je l'ai dit pour commencer ce sont des victimes des civils aussi en Ukraine donc moi j'attends d'Emmanuel Macron et nous attendons d'Emmanuel Macron des initiatives fortes
Sébastien Chenu retour en France mais tout est lié avec la question du budget est-ce que il y a un scénario dans lequel vous pourriez voter le budget
?
Ah non voter le budget n'est pas une possibilité quand j'entends hier le ministre du travail nous dire qu'il va geler ou sous-indexer la prime d'activité qui touche 4 millions de foyers français qui est à peu près de 183 euros la prime d'activité qui touche 21% de familles monoparentales et qui est un encouragement à l'activité au travail et qu'ils sont comme pour les retraites dans l'idée de geler ou de sous-indexer un certain nombre de retraites à partir de petites retraites à partir de 1260 euros ils veulent déjà sous-indexer les retraites il ne
faut
pas compter sur nous pour voter un budget
pareil alors le
voter non mais est-ce que vous pourriez vous abstenir ?
alors après c'est autre chose ah non s'abstenir non s'abstenir non on va voter contre un budget à partir du moment où il touche aux retraites où il touche à la prime d'activité vous allez voter contre où il touche aux abattements fiscales des retraités où il touche aux
APL
on n'est pas du tout en capacité de voter ce budget donc il n
'y aura
pas d'abstention vous voterez contre pour
autant vous n'irez pas jusqu'à censurer
on attend de voir la faillite de route mais là ce que je vois je vous rappelle que le gel des APL en tous les cas ou la baisse des APL je ne sais pas ce qu'ils feront exactement c'est toujours très trouble ça nous ramène au début les 5 euros du premier quinquennat Macron Edouard Philippe ils
sont obsédés d'Emmanuel Macron la baisse des
aides
au logement
obsédés par
l'idée
de taper les aides au logement des français donc nous qui ne comptent pas sur nous pour aller faire les poches des retraités des français qui travaillent des français qui ont besoin de
la solidarité nationale je vous pose la question différemment on a bien compris
vous ne voterez pas pour vous
voterez contre
pour autant au moment où l
'on
se parle envisagez-vous de le censurer
et
bien ensuite on verra parce que le gouvernement aura plusieurs possibilités une loi spéciale ce serait épouvantable pourquoi ?
parce qu'une loi spéciale ça va nous enfermer c'est à dire que si demain au mois de mai le 2 mai au soir du second tour les français choisissent que Marine Le Pen redresse le pays et bien si elle est bloquée par une loi spéciale elle ne pourra pas changer ce budget nous nous voulons faire évoluer ce budget on ne veut pas réparer simplement les erreurs d'Emmanuel Macron nous avons besoin non seulement de faire des économies mais aussi de mener d'autres politiques économiques fiscales et sociales au bénéfice des français et par conséquent il nous faudra des marges de manœuvre donc il vaut mieux peut-être comme l'a dit Marine Le Pen un mauvais budget qu'on peut changer qu'on peut faire évoluer qu'on peut radicalement oui changer modifier plutôt qu'effectivement être enfermé dans un carcan budgétaire qui empêcherait tout changement comme nous le souhaitons et comme les français le souhaitent donc l'enjeu aujourd'hui ce n'est plus la censure en tant que telle c'est est-ce qu'on pourra changer la trajectoire budgétaire si on arrive aux responsabilités c'est bien le but
merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir répondu à mes questions ce matin vice-président du Rassemblement National et député du Nord
Sébastien Chenu