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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 25 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfenseSolidarités & famille

Face à Face : Sébastien Chenu - 25/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Quel est le rôle et la position du RN vis-à-vis de la Russie et du prix du carburant ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron évoque une baisse de taxes sur le carburant, est-ce bienvenu pour vous ?

  • 4:57RelanceRéponse directe

    Si vous faites baisser les taxes, comment financez-vous le milliard d'euros ?

  • 7:32OuverteRéponse directe

    Est-ce une bonne chose d'envoyer des moyens militaires en Arabie Saoudite ?

  • 8:30RelanceRéponse directe

    Est-ce que cela nous entraîne dans une forme de co-belligérance ?

  • 9:54OuverteRéponse directe

    Comment doit être la réponse de la France face à la menace russe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « Est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen ? »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen porte cette baisse de TVA sur les énergies depuis déjà plusieurs années »
  • 1:25PrésentateurChiffre
    « Une baisse de 20 centimes, c'est un milliard d'euros pour les finances de l'État »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Les gestes que nous allons faire aujourd'hui, nous allons probablement les récupérer demain »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « À partir du moment où l'État choisit de ne pas baisser, de façon pérenne en plus, évidemment, cette TVA, et pas seulement la TVA, mais aussi la TICP, enfin, ce qu'on appelle l'assise, qu'on pourrait geler pendant les crises internationales, eh bien, le gouvernement va se retrouver perdant sur tous les tableaux »
  • 3:36Invité politiqueChiffre
    « À la fin, ça touchera 14% des 40 millions d'automobilistes »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Quand Édouard Philippe a augmenté la TICPE, les premières années, ça a créé les gilets jaunes en réalité »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu70 %
  • Présentateur25 %
  • ?4 %

≈ 8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC. Il

0:06
Locuteur

est

0:06
Présentateur

8h29

0:06
Locuteur

et vous

0:07
Présentateur

êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour

0:10
Sébastien Chenu

Madame.

0:10
Présentateur

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, vous êtes député du Nord. D'abord, retour sur Emmanuel Macron hier, qui dans le contexte international,

0:21
Locuteur

on

0:21
Présentateur

va évidemment y revenir, et quel est le rôle et quelle est la position du RN vis-à-vis notamment de la Russie, mais sur la question du prix du carburant pour la première fois.

0:31
Locuteur

Alors,

0:31
Présentateur

un peu poussé dans ses retranchements, il finit par dire qu'il faudra peut-être baisser les taxes. C'est bienvenu, j'imagine, pour vous.

0:40
Sébastien Chenu

Alors, est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen ? Est-ce qu'Emmanuel Macron va venir sur les positions que nous défendons depuis si longtemps ? Puisque je rappelle que Marine Le Pen porte cette baisse de TVA sur les énergies depuis déjà plusieurs années, et qu'Emmanuel Macron, en ne l'écoutant pas, en ne nous entendant pas, a perdu du temps. Marine Le Pen, elle avait anticipé la colère des Français, puisque ça fait cinq ans qu'en réalité, elle porte cette proposition. Donc, si Emmanuel Macron vient sur nos positions, nous en serons ravis, mais que de temps perdu. Mais je note que ce n'est pas ce qu'il a dit exactement. Alors,

1:19
Locuteur

on n'y est pas encore, parce qu'en effet,

1:21
Présentateur

il dit qu

1:22
Locuteur

'il

1:22
Présentateur

faudra peut-être en arriver là, mais ça n'est pas son souhait. Et surtout, il rappelle que ça coûte très cher, une baisse de 20 centimes, c'est un milliard d'euros pour les finances de l'État.

1:31
Locuteur

Oui,

1:32
Sébastien Chenu

madame, mais les gestes que nous allons faire aujourd'hui, nous allons probablement les récupérer demain. Je m'explique. Vous savez, lorsqu'une crise est courte, les Français n'ont pas le temps de changer leurs habitudes de consommation. Là, nous avons une crise qui est longue, qui s'installe, qui empire. Nous approchons, nous tutoyons bientôt les trois euros du litre, que ce soit gasoil ou sans plomb. Et donc, dans ces cas-là, les Français changent leurs habitudes de consommation. C'est-à-dire qu'ils commencent à arbitrer entre aller conduire les gamins à l'école en prenant la voiture, ou ne pas l'utiliser, à sortir ou à faire des économies, à ne pas aller au cinéma ou au récent.

Ils arbitrent. Et donc, ça veut dire que c'est de la TVA qui va finir par rentrer en moins dans les caisses de l'État. Et à partir du moment où l'État choisit de ne pas baisser, de façon pérenne en plus, évidemment, cette TVA, et pas seulement la TVA, mais aussi la TICP, enfin, ce qu'on appelle l'assise, qu'on pourrait geler pendant les crises internationales, eh bien, le gouvernement va se retrouver perdant sur tous les tableaux. C'est-à-dire chute de la consommation, baisse de rentrée de TVA dans les caisses.

Donc, nous, nous disons depuis longtemps, et c'est ce que font les partenaires européens, quelles que soient les économies, d'ailleurs, des pays qui sont autour de nous, l'Espagne ou l'Allemagne n'ont pas

2:48
Locuteur

exactement... Oui, de gauche comme de

2:50
Sébastien Chenu

droite. Voilà, les mêmes économies, les mêmes dirigeants. Mais ils n'ont

2:52
Locuteur

pas non

2:53
Présentateur

plus le même état de finances.

2:55
Sébastien Chenu

D'accord. Enfin, l'Allemagne, on peut regarder. Il y a quand même, c'est souvent un peu le modèle qu'on prend en exemple. Ce sont des gens qui sont plutôt rigoureux dans leur façon de gérer les comptes publics. Ils ont considéré que la baisse des taxes de la TVA, de 20 à 5,5 en ce qui concerne la TVA en France, était une solution. Le

3:14
Locuteur

ministre de l

3:15
Présentateur

'Économie, ce matin, précise un petit peu le calendrier et il repousse en effet l'échéance d'une baisse de taxes.

3:21
Locuteur

Il

3:21
Présentateur

dit ce sera, en tout cas, pas avant l'année prochaine.

3:24
Locuteur

Il

3:24
Présentateur

dit en attendant, les aides ciblées, c'est vraiment le choix du gouvernement.

3:29
Locuteur

Mais

3:30
Sébastien Chenu

les aides ciblées, vous l'avez bien vu,

3:31
Locuteur

elles

3:31
Sébastien Chenu

touchent finalement assez peu de Français. Même s'ils élargissent un peu, à la fin, ça touchera 14% des 40 millions d'automobilistes. Tous ne le demanderont même pas. Donc si vous voulez, on est sur des cycles et sur des nombres de Français touchés qui seront tellement faibles par rapport aux besoins qu'il faut des politiques qui soient non seulement ambitieuses, mais pérennes. Si on avait des politiques qui étaient pérennes, cette baisse de TVA dans le temps, qui était installée, ce serait des amortisseurs formidables par rapport aux crises géopolitiques. Je note aussi quand même que M. Macron et ses premiers ministres, M. Philippe en particulier, ont été les artisans de cette gabegie.

Quand Édouard Philippe a augmenté la TICPE, les premières années, ça a créé les gilets jaunes en réalité.

4:17
Présentateur

Globalement, Emmanuel Macron d'ailleurs, hier, dit au fond,

4:20
Locuteur

il

4:20
Présentateur

y a trois tiers dans le dérapage du déficit et de la dette. Il dit qu

4:26
Locuteur

'il

4:26
Présentateur

y

4:26
Locuteur

a

4:26
Présentateur

une partie qui est en effet le quoi qu'il en coûte, mais il assume. Il y a une partie qui est l'accompagnement des Français dans les crises. Et il y a une partie qui est effectivement de ne pas avoir réussi à changer le modèle, en quelque sorte. Et c'est sur cette seule partie-là qu'il exprime un mea culpa.

4:42
Sébastien Chenu

Non, mais Emmanuel Macron fait l'impasse sur les économies, les réformes profondes dont notre État a besoin. La réalité,

4:48
Locuteur

c

4:48
Sébastien Chenu

'est que notre pays a besoin de réformes profondes, de revisiter évidemment sa fiscalité, mais également de redessiner des priorités

4:55
Locuteur

budgétaires pour notre pays.

4:57
Présentateur

Si vous faites baisser les taxes et vous persistez à estimer que c'est la bonne solution, vous le redites ce matin, quand il dit une baisse de 20 centimes, c'est un milliard d'euros, ça veut dire qu'il faut trouver ce milliard ailleurs. Donc vous, vous faites quoi ? Bien

5:10
Sébastien Chenu

sûr, madame. Vous le trouvez où ? Et nous avons nous-mêmes validé le fait que c'était un coût de 14 milliards d'euros au global. Mais nous avons évidemment de l'autre côté imaginé des recettes et des baisses de dépenses qui permettraient cela. Je vous donne un exemple. Évidemment, c'est le tabou suprême dans le monde politique français. C'est on ne touche pas à la dépense sociale qui concerne les étrangers. Elle représente 25 milliards d'euros. Je vais même vous donner une chose très précise que j'apprenais la semaine dernière. Le nombre de nuitées en Ile-de-France pour héberger des étrangers, vous savez, dans les hôtels, type Formule

5:43
Locuteur

1, etc. C'est toujours la faute

5:44
Présentateur

des étrangers.

5:44
Sébastien Chenu

Non mais j'y viens, c'est une des sources en tous les cas. C'est quelque chose qui pèse beaucoup sur les finances publiques.

5:49
Locuteur

C

5:49
Sébastien Chenu

'est 1,6 milliard par an juste pour l'Ile-de-France. On se rend compte que ce sont quand même des priorités budgétaires qu'a l'État français que d'accueillir des bergers, de nourrir, de mettre un toit sur la tête à des gens qui viennent du bout du monde que nous n'avons pas les moyens d'assumer. Il n'y a pas que ça. J'entendais Bruno Le Maire qui, après nous avoir insulté pendant des années quand on disait il faut faire baisser la contribution de la France à l'Union Européenne, et bien dit finalement c'est peut-être une bonne idée. Donc à la fin, ils viennent tous sur ce que nous proposons. Baisse de TVA, pourquoi pas, dit finalement le président de la République.

Baisse de la contribution à l'Union Européenne, pourquoi pas, dit Bruno Le Maire. Donc finalement, ces solutions que nous proposons, elles sont de bon sens, elles sont concrètes, elles sont applicables, elles ne

6:35
Locuteur

sont

6:35
Sébastien Chenu

pratiquées ailleurs et ils nous ont fait perdre énormément de temps parce que quand bien même l'État aurait récupéré quelques dividendes ou les a-t-il utilisés, tous nos services publics sont exsangues. La réalité,

6:48
Locuteur

c

6:48
Sébastien Chenu

'est que la gestion des comptes publics par la Macronie en 10 ans, Philippe, Attal, Borne, Castex, Barnier, Bérou, tout ça sous l'autorité de Macron est une catastrophe pour notre pays.

7:00
Présentateur

Sébastien Chenu, on va parler aussi des conséquences en France, de la question de la colère, des manifestations aussi de la semaine prochaine. Mais si on tire, j'allais dire, presque le chemin géographique de tout ce problème-là avec le pétrole, l'annonce hier d'Emmanuel Macron d'envoyer des moyens militaires pour protéger le port saoudien qui est un site énergétique clé de la mer Rouge pour permettre au pétrole de sortir de cette région. Le fait d'y aller militairement, est-ce que vous estimez que c'est une bonne chose et que c'est notre rôle ?

7:32
Sébastien Chenu

Je suis très réservé, on est très réservé sur ça. Alors évidemment, il faut trouver, et il y a d'autres moyens évidemment d'essayer de trouver, à travers notamment notre diplomatie, de trouver des voies pour sortir de ces conflits qui sont des conflits. Mais le fait d'envoyer des militaires français en Arabie Saoudite, un pays avec lequel nous n'avons pas d'accord de défense. Nous avons des accords de défense, par exemple, avec les Émirats Arabes Unis. Donc il est normal avec

7:54
Locuteur

la Jordanie, ou

7:55
Sébastien Chenu

avec d'autres pays, vous avez raison. Nous avons des intérêts économiques avec quasiment le monde entier.

8:00
Locuteur

Il

8:00
Sébastien Chenu

y a des intérêts économiques

8:01
Locuteur

français. Mais pourquoi on ne ferait pas un accord de défense

8:02
Présentateur

avec eux ?

8:03
Locuteur

Mais

8:03
Sébastien Chenu

ils en ont déjà des accords de défense, notamment avec la Turquie et le Pakistan. Donc la question, c'est peut-être de leur demander pourquoi ne se tournent-ils pas vers leurs partenaires naturels, Turquie et Pakistan, pour se protéger, pour permettre d

8:16
Locuteur

'ouvrir ce défi. Je

8:16
Présentateur

ne trouve pas que

8:17
Locuteur

c

8:17
Présentateur

'est une bonne idée. Est-ce que ça veut dire que vous vous y opposez ? Vous ne souhaitez pas l'envoi ? Oui,

8:21
Sébastien Chenu

aujourd'hui, nous considérons que ce n'est pas la bonne idée, ce n'est pas la bonne voie. Il ne faut

8:25
Locuteur

pas

8:25
Présentateur

envoyer

8:26
Sébastien Chenu

de militaire ? Non, il ne faut pas envoyer de militaire aujourd'hui dans cette zone de la planète.

8:30
Présentateur

Est-ce que vous iriez jusqu'à dire que ça nous entraîne dans une forme de co-béligérance ? Je recite Jean-Luc Mélenchon qui hier réagit en disant des troupes en Arabie Saoudite c'est s'installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée,

8:46
Locuteur

l

8:46
Présentateur

'Assemblée doit voter sur le sujet, article 35 de la Constitution. Il appelle à un vote et à ce que l'Assemblée dise non.

8:52
Locuteur

C

8:52
Sébastien Chenu

'est en tous les cas nous engager dans une situation, dans un coin du monde où la situation n

8:57
Locuteur

'est

8:57
Sébastien Chenu

pas stabilisée. Et donc, c'est prendre un certain nombre de risques que nous ne voulons pas prendre et que nous n'avons pas à prendre, encore une fois, parce que nous n'avons pas ces accords de défense qui nous lient et qui font de l'Arabie Saoudite un partenaire. Est-ce

9:10
Locuteur

que vous estimez qu'il faut qu'il y ait un vote ?

9:13
Sébastien Chenu

Que

9:13
Locuteur

l'Assemblée

9:14
Présentateur

nationale se prononce ? Oui,

9:15
Sébastien Chenu

mais à partir du moment on n

9:15
Locuteur

'a

9:15
Sébastien Chenu

pas d'accord de défense. J'allais dire, le vote est un peu superfaitatoire. On pourrait considérer que...

9:20
Locuteur

Mais s'il y avait

9:21
Présentateur

un vote, vous diriez non

9:22
Sébastien Chenu

? Mais s'il y

9:22
Locuteur

avait

9:22
Sébastien Chenu

un vote, on ne serait pas d'accord.

9:24
Présentateur

L'autre théâtre des opérations qui ont des conséquences sur évidemment les cours du pétrole, c'est la Russie et l'Ukraine. Emmanuel Macron, qui hier a parlé de cette menace, il en avait parlé déjà vendredi lors de cette réunion où était présent Jordan Bardella. La nature et l'agressivité russe des menaces en Europe changent, le tableau est sombre. Voilà ce que dit Emmanuel Macron. Comment est-ce que vous estimez que doit être la réponse de la France ?

9:54
Locuteur

La

9:55
Sébastien Chenu

menace de la Russie, elle est multidimensionnelle, comme l'a dit Jordan Bardella, et elle est effectivement de plus en plus intense. C'est une réalité. Nous en avons bien conscience et nous ne sous-estimons pas, nous ne négligeons aucun des dangers, dans aucun des conflits qu'il y a actuellement sur la planète. La menace russe, c'est une menace qui existe. Que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut ne plus parler ?

10:17
Présentateur

Elle existe cette menace ? Non, parce que j'ai regardé les messages d'un membre de votre parti, Thierry Mariani, qui est député européen RN, qui je crois a toujours l'étiquette RN. Lui, il estime que

10:30
Locuteur

c

10:30
Présentateur

'est une diversion.

10:32
Sébastien Chenu

Écoutez, moi je pense que la menace, je le répète, c'était les propos de Jordan Bardella et moi j'y souscris, elle a de multiples dimensions. et elle est intense.

10:40
Locuteur

Non, non, mais ça j'ai bien compris votre position. J'ai d'ailleurs compris, je crois, celle

10:44
Présentateur

de Marine Le Pen qui dit, nous ne tolérerons jamais qu'une puissance étrangère, en l'occurrence la Russie, puisse espérer dicter directement ou indirectement à la politique de notre pays par l'intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique. Mais alors, que faites-vous de Thierry Mariani ?

10:58
Sébastien Chenu

Écoutez, vous lui poserez la question, mais je crois que... Non,

11:00
Locuteur

non, mon problème ce n'est

11:02
Présentateur

pas de savoir ce qu'il pense, parce que lui, j'ai bien compris ce qu'il pensait, Thierry Mariani.

11:08
Locuteur

Je

11:08
Sébastien Chenu

pense qu'il fait erreur lorsqu'il dit qu'effectivement c'est sous-estimé. Il

11:12
Locuteur

ne dit pas

11:12
Présentateur

que c'est sous-estimé, il dit que c'est de la diversion.

11:14
Sébastien Chenu

Oui. Alors, je lui laisse ce propos parce que moi, je crois qu'il faut voir les choses telles qu'elles sont avec beaucoup de froideur. Il y a une menace, elle a de multiples dimensions et il faut la prendre au sérieux. Une fois qu'on a dit ça, est

11:26
Locuteur

-ce

11:26
Sébastien Chenu

que ça veut dire qu'on ne parle plus au

11:27
Locuteur

russe ? En fait,

11:27
Présentateur

je vais vous reposer la question. Thierry Mariani a-t-il encore sa place au RN

11:29
Locuteur

?

11:29
Sébastien Chenu

Oui, mais Thierry Mariani est un patriote qui

11:31
Locuteur

défend... Il n'y a pas de problème.

11:33
Sébastien Chenu

Non, mais qui défend les intérêts de la France. Il a une appréciation...

11:36
Locuteur

Il défend les

11:37
Présentateur

intérêts de la France quand il

11:38
Locuteur

est... Ah

11:38
Présentateur

oui,

11:38
Locuteur

je pense

11:38
Sébastien Chenu

que Thierry Mariani est un honnête patriote qui défend les intérêts de la

11:40
Locuteur

France.

11:41
Présentateur

Quand il estime que qualifier la menace et prendre le

11:45
Locuteur

temps

11:45
Présentateur

hier de s'adresser aux Français pour leur dire que la menace est importante ou réunir, comme il l'a fait vendredi, les chefs de parti avec les services de renseignement comme l

11:53
Locuteur

'ont

11:53
Présentateur

fait à peu près d'ailleurs tous les autres chefs d'État européens et les autres services de renseignement européens, c'est faire de la diversion ?

12:00
Sébastien Chenu

Non, je crois que là où il est d'accord et là où il nous rejoint et là où il a évidemment sa place dans le combat patriote, c'est qu'il dit qu'il faut aller vers la paix et qu'en fait, la nécessité de prendre des initiatives de paix dont nous voyons que la France à laquelle la France n'est pas associée et Trump associe assez peu la France aux initiatives de paix et le président de la République et on peut le regretter car Marine Le Pen a fait des propositions en disant il faut mettre que ce soit dans le conflit Russie-Ukraine ou que ce soit dans le conflit au Moyen-Orient les parties prenantes autour d'une même table et c'est à la France de prendre ces initiatives parce que nous avons une position d'équidistance entre chacun et bien je pense que cela évidemment nous y souscrivons tous.

12:38
Présentateur

Vous ne

12:39
Locuteur

pensez

12:40
Présentateur

pas parfois que Thierry Mariani est en quelque sorte partie prenante aussi d'une sorte de bienveillance au minimum vis-à-vis de

12:47
Locuteur

la Russie

12:48
Sébastien Chenu

? Non, je ne crois pas. Je pense que Thierry Mariani est guidé toujours par l'idée de savoir comment on arrive à la paix comment on défend les intérêts de la France et je crois que la ligne que développent Marine Le Pen et Jordan Bardella est la bonne et sur celle sur laquelle nous sommes tous à

13:02
Locuteur

l'unier. Ce matin,

13:02
Présentateur

Gabriel Attal dit que Marine Le Pen agit comme un proxy du régime du Kremlin depuis le début de cette guerre.

13:07
Sébastien Chenu

Écoutez, Gabriel Attal qui ne veut pas aider les Français Gabriel Attal qui a fait exploser le déficit Gabriel Attal qui nous a montré l'étendue de sa nullité pendant les six mois où elle était à Matignon heureusement qu'il n

13:17
Locuteur

'a

13:17
Sébastien Chenu

pas été là plus longtemps d'ailleurs n'a pas beaucoup de leçons à donner. Gabriel Attal c'est vraiment l'empire de la fake news essayer de faire peur aux autres quand on a laissé une ardoise pareille on s'abstient de commenter les autres. Nous, ce que nous vous

13:29
Locuteur

disons Marine

13:29
Présentateur

Tondelier ce matin, elle dit

13:31
Locuteur

voter Marine Le Pen

13:32
Présentateur

c'est voter Poutine.

13:33
Sébastien Chenu

On s'enfonce. Non mais à un moment la situation est si grave si angoissante pour beaucoup de Français que si on pouvait s'abstenir de déclarations de politique qui n'arriveront jamais aux responsabilités Madame Tondelier elle ne

13:45
Locuteur

va

13:45
Sébastien Chenu

pas devenir président de la République demain donc elle peut raconter n'importe quoi elle peut essayer de faire peur quelles solutions elle propose. Nous,

13:52
Locuteur

ce

13:52
Sébastien Chenu

que nous proposons et ce que Marine Le Pen propose par exemple c'est qu'on mette les belligérants dans le conflit russo-ukrainien autour de la

13:58
Locuteur

table pas

13:58
Sébastien Chenu

uniquement d'ailleurs la France mais aussi avec l'Allemagne avec la Pologne avec la Turquie de prendre des initiatives qui vont vers la paix. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen l'avait très bien dit il y a longtemps où cette guerre on fait entrer l'ONU dedans et c

14:13
Locuteur

'est

14:13
Sébastien Chenu

la troisième guerre mondiale ou alors c

14:15
Locuteur

'est

14:15
Sébastien Chenu

la guerre de Cent Ans on s'enlise et on n'en sort pas et on a des conséquences que payent très chèrement

14:20
Locuteur

les Français des initiatives de

14:22
Présentateur

paix. Il y

14:23
Locuteur

a

14:23
Présentateur

une dernière option pour obtenir aussi la paix c'est d'obtenir une victoire de l'Ukraine or dans le contexte actuel Marine Le Pen a insisté hier nous n'avons plus les moyens d'aider l'Ukraine vous reconnaîtrez que ce serait aussi une des solutions pour sortir de cette guerre. Ce

14:39
Sébastien Chenu

que nous on veut c'est créer les conditions d'une négociation qui amène la paix et les négociations qui amènent la paix au bénéfice évidemment de l'Ukraine au bénéfice de l'Ukraine bien sûr au bénéfice

14:49
Locuteur

de l'Ukraine mais vous imaginez dans le moment actuel qui est le peuple

14:50
Sébastien Chenu

agressé mais maintenant c'est

14:53
Locuteur

une

14:53
Sébastien Chenu

utopie mais non c'est pas une utopie parce que Marine Le Pen a rappelé une chose nous soutenons l'Ukraine matériellement financièrement à travers la formation à travers les engagements qui ont été passés ce soutien il n'est pas remis en cause il coûte aujourd'hui aux français 8 milliards d'euros même un peu plus si on ajoute la cote-part que la France prend via l'Union Européenne si on ajoute la cote-part que la France prend via l'Union Européenne on en est à plus de 25 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine est-ce que demain nous avons les moyens de faire de nouveaux chèques ou des prêts qui ne seraient pas remboursés la réponse est non et c'est même honnête de le dire à l'Ukraine si c'est pour balader l'Ukraine et Zelensky en lui disant vous pouvez attendre que nous déversions des milliards d'euros supplémentaires au-delà des engagements que nous avons pris et qui seront respectés continuité de l'Etat républicain et bien si c'est lui faire croire cela c'est le tromper

15:45
Locuteur

nous sommes

15:46
Sébastien Chenu

des gens honnêtes nous disons la réalité nos efforts nous les porterons vers la paix

15:50
Présentateur

Sébastien Chenu vous avez toujours dans le programme du RN de sortir du commandement intégré de l'OTAN ?

15:55
Sébastien Chenu

oui mais pas en période de conflit

15:57
Locuteur

donc

15:57
Présentateur

ce ne

15:58
Sébastien Chenu

serait

15:58
Présentateur

pas le

15:58
Sébastien Chenu

cas pas en période de conflit mais c'est toujours dans notre programme mais pas en période de

16:02
Locuteur

conflit ça veut

16:02
Présentateur

dire que si Marine Le Pen arrivait au pouvoir au printemps prochain elle ne sortirait pas immédiatement si les conflits perdurent mais quand on dit pas en période de conflit c'est quel conflit de quel conflit en parlez

16:13
Locuteur

? pour

16:14
Sébastien Chenu

l'instant celui dans lequel nous sommes très partie prenante nous ne sommes pas qu'aux belligérants mais nous sommes partie prenante c'est le conflit russo-ukrainien

16:23
Locuteur

dans lequel l

16:24
Sébastien Chenu

'Ukraine a été agressée et donc nous considérons que tant que nous ne sommes pas arrivés à des solutions qui amènent vers la paix au bénéfice évidemment de l'entité de l'Ukraine et bien effectivement il n'y a pas de nous n'allons pas sortir du commandement armé de l'OTAN pendant ce temps-là mais nous n'y avons pas renoncé c'est toujours dans notre programme tout comme est dans notre programme le fait que la France bénéficie uniquement de sa dissuasion nucléaire et de la stratégie de celle-ci quand j'entends le président de la république nous raconter on va ouvrir un parapluie avec la Lituanie on n'a pas bien compris ce qu'il voulait faire on va sans arrêt il

17:00
Locuteur

n'a jamais dit que la Lituanie allait

17:01
Présentateur

appuyer sur le bouton nucléaire

17:02
Locuteur

d

17:02
Sébastien Chenu

'accord mais on ne comprend pas bien ces histoires de partage de la dissuasion nucléaire la dissuasion nucléaire les français l'ont payé ce sont des choix politiques très forts elle appartient aux français à la France son outil

17:13
Locuteur

appartient ce que vous voulez dire c'est que vous ne voulez pas que potentiellement on

17:16
Présentateur

utilise l'arme atomique pour protéger les Lituaniens

17:21
Locuteur

en

17:21
Sébastien Chenu

tout cas aujourd'hui nous considérons que la stratégie qui doit être imaginée elle est au bénéfice uniquement et dans les mains de la France

17:28
Locuteur

mais

17:29
Présentateur

je ne

17:29
Locuteur

sais

17:29
Présentateur

pas bien

17:29
Locuteur

ce qu'il peut faire avec la Lituanie

17:30
Présentateur

si la Pologne est attaquée et si la Pologne estime qu'il ne s'agit plus de provocation mais de véritable attaque faut-il que la France soit en soutien

17:37
Sébastien Chenu

on verra je crois qu'on n

17:38
Locuteur

'en

17:38
Sébastien Chenu

est pas là et moi je crois que si vous voulez je ne

17:40
Locuteur

me

17:40
Sébastien Chenu

lance pas dans des politiques de fiction moi je pense que et je vous le redis parce qu'on en parle assez peu prenons des initiatives pour essayer d'aller vers la paix plutôt que d'imaginer des initiatives qui soient des initiatives d'escalade moi je ne vois pas et j'ai été déçu dans le discours d'Emmanuel Macron vous me direz ça serait mal que je sois déçu d'Emmanuel Macron comme 84% des français qui sont déçus d'Emmanuel Macron dans les sondages aujourd'hui je considère que je n'entends pas un président de la république français qui prend des initiatives pour aller vers la paix et ça ça me choque profondément parce que la guerre c'est des morts parce que la guerre ça nous coûte très cher parce que la guerre ça abîme notre économie je l'ai dit pour commencer ce sont des victimes des civils aussi en Ukraine donc moi j'attends d'Emmanuel Macron et nous attendons d'Emmanuel Macron des initiatives fortes

18:27
Présentateur

Sébastien Chenu retour en France mais tout est lié avec la question du budget est-ce que il y a un scénario dans lequel vous pourriez voter le budget

18:38
Locuteur

?

18:39
Sébastien Chenu

Ah non voter le budget n'est pas une possibilité quand j'entends hier le ministre du travail nous dire qu'il va geler ou sous-indexer la prime d'activité qui touche 4 millions de foyers français qui est à peu près de 183 euros la prime d'activité qui touche 21% de familles monoparentales et qui est un encouragement à l'activité au travail et qu'ils sont comme pour les retraites dans l'idée de geler ou de sous-indexer un certain nombre de retraites à partir de petites retraites à partir de 1260 euros ils veulent déjà sous-indexer les retraites il ne

19:12
Locuteur

faut

19:12
Sébastien Chenu

pas compter sur nous pour voter un budget

19:14
Locuteur

pareil alors le

19:14
Présentateur

voter non mais est-ce que vous pourriez vous abstenir ?

19:17
Sébastien Chenu

alors après c'est autre chose ah non s'abstenir non s'abstenir non on va voter contre un budget à partir du moment où il touche aux retraites où il touche à la prime d'activité vous allez voter contre où il touche aux abattements fiscales des retraités où il touche aux

19:28
Locuteur

APL

19:29
Sébastien Chenu

on n'est pas du tout en capacité de voter ce budget donc il n

19:32
Locuteur

'y aura

19:32
Sébastien Chenu

pas d'abstention vous voterez contre pour

19:33
Locuteur

autant vous n'irez pas jusqu'à censurer

19:35
Sébastien Chenu

on attend de voir la faillite de route mais là ce que je vois je vous rappelle que le gel des APL en tous les cas ou la baisse des APL je ne sais pas ce qu'ils feront exactement c'est toujours très trouble ça nous ramène au début les 5 euros du premier quinquennat Macron Edouard Philippe ils

19:48
Locuteur

sont obsédés d'Emmanuel Macron la baisse des

19:51
Sébastien Chenu

aides

19:52
Locuteur

au logement

19:52
Sébastien Chenu

obsédés par

19:52
Locuteur

l'idée

19:53
Sébastien Chenu

de taper les aides au logement des français donc nous qui ne comptent pas sur nous pour aller faire les poches des retraités des français qui travaillent des français qui ont besoin de

20:03
Locuteur

la solidarité nationale je vous pose la question différemment on a bien compris

20:05
Présentateur

vous ne voterez pas pour vous

20:06
Locuteur

voterez contre

20:07
Présentateur

pour autant au moment où l

20:08
Locuteur

'on

20:08
Présentateur

se parle envisagez-vous de le censurer

20:10
Locuteur

et

20:11
Sébastien Chenu

bien ensuite on verra parce que le gouvernement aura plusieurs possibilités une loi spéciale ce serait épouvantable pourquoi ?

parce qu'une loi spéciale ça va nous enfermer c'est à dire que si demain au mois de mai le 2 mai au soir du second tour les français choisissent que Marine Le Pen redresse le pays et bien si elle est bloquée par une loi spéciale elle ne pourra pas changer ce budget nous nous voulons faire évoluer ce budget on ne veut pas réparer simplement les erreurs d'Emmanuel Macron nous avons besoin non seulement de faire des économies mais aussi de mener d'autres politiques économiques fiscales et sociales au bénéfice des français et par conséquent il nous faudra des marges de manœuvre donc il vaut mieux peut-être comme l'a dit Marine Le Pen un mauvais budget qu'on peut changer qu'on peut faire évoluer qu'on peut radicalement oui changer modifier plutôt qu'effectivement être enfermé dans un carcan budgétaire qui empêcherait tout changement comme nous le souhaitons et comme les français le souhaitent donc l'enjeu aujourd'hui ce n'est plus la censure en tant que telle c'est est-ce qu'on pourra changer la trajectoire budgétaire si on arrive aux responsabilités c'est bien le but

21:15
Présentateur

merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir répondu à mes questions ce matin vice-président du Rassemblement National et député du Nord