Filières d'avenir outre-mer : économie de l'intelligence
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Chers collègues, mesdames et messieurs, dans le cadre de notre rapport sur les filières économiques d'avenir dans les autres MER, nous abordons ce matin les perspectives ouvertes par l'économie de l'intelligence. Après notre table ronde passionnante de la semaine dernière sur la recherche et le développement, nous allons entendre aujourd'hui des acteurs engagés dans le déploiement des nouvelles technologies et notamment de l'intelligence artificielle. Ils nous diront si cette révolution est est ou non une chance pour les économies insulaires et nos territoires ultramarins en particulier.
Pour nous éclairer, nous avons le plaisir d'accueillir madame Stéphanie Mariva Faillou, présidente d'innovation Outre en présentiel que je remercie d'être là, monsieur Thba de Zambert, président de la Frenchtech Polynésie en visonférence. Merci monsieur d'être parmi nous malgré l'heure tardive. Madame Sarah alors madame Sarah Vancata chez l'homme qui est présidente de la Frentech Réunion qui devrait nous rejoindre au cours de l'audition.
Monsieur Sébastien Louisin, président d'Inova Technopol Guadeloupe fondateur de Myitech qui est présent avec nous. Merci d'être parmi nous et monsieur Fessoal Musousun président DH DTH pardon data center de Mayotte en visonférence. Merci de nous avoir rejoint.
Nous vous remercions mesdames et messieurs d'avoir répondu à notre invitation pour nous permettre de mesurer le potentiel de ces technologies pour nos territoires. Ces derniers ont indéiablement des atouts spécifiques, leur jeunesse, leurs positions géostratégiques, leurs données environnementales entre autres, mais aussi des points faibles bien connus que ce soit au niveau des infrastructures, du financement ou des formations. Nos précédentes auditions étaient l'occasion de les pointer et ils figureront dans notre rapport.
Comme habituellement, nous vous proposons de faire un tour de table afin que vous nous présentiez vos principales activités en outre mer, vos réussites et vos contraintes selon les territoires où vous exercez vos activités. Puis nos rapporteurs prendront la parole pour vous interroger plus précisément ainsi que nos autres collègues présents ou en visio. Donc je vous remercie par avance donc de limiter le temps de présentation afin que tout le monde puisse s'exprimer et qu'on puisse avoir des échanges nourris.
Donc nous allons débuter par madame Stéphanie Mareva Faillou, présidente d'innovation Outre Mè. Merci beaucoup pour cette introduction. Donc je suis Stéphanie Marva Faillou.
Je suis polynésienne. Je suis présidente d'innovation Outre Mè depuis l'année dernière mais c'est ça fait plus de 3 ans que je m'en occupe. C'est le plus grand écosystème pour les start-ups ultramarines, donc tous les territoires.
C'est une initiative qui a été créée par Daniel Yerso il y a plus de 16 ans pour sur un constat. c'est que il y avait une jeunesse donc qui en en détresse dans les outresemers et qui avait énormément de projets et il fallait donc créer un écosystème pour accélérer pour développer ces projets. Donc je veux dire le bilan tout de suite au bout de plus de 10 ans donc de suivi et Sébastien pourra en témoigner et Tibo aussi puisqu'ils ont fait partie de cet écosystème nous avons réussi à mobiliser 57 millions d'euros de capital accompagner plus de 700 sociétés et péréniser 7000 emplois enem.
Donc nous regardons des des projets qui ont à la fois de des qui adressent pardon des enjeux réels à la fois au niveau environnemental et social. Donc des projets qui sont bien sûr dans le digital numérique avec l'IA plus récemment mais également des projets dans l'or bleu, l'or vert tout ce qui est recyclage également autonomie alimentaire et agritech. Donc Sébastien et également des projets sur dans le tourisme et l'artisanat et euh et j'en oublie mais donc c'est des des sujets donc qui sont pertinents pour les outreemes.
On on essaie donc de de repérer des projets qui à la fois adressent des enjeux locaux mais également qui ont la capacité d'exporter leurs solutions au-delà des outresemes parce que un des un des reproches de la part d'investisseur c'est que les marchés sont trop petits et donc nous ce qu'on cherche c'est des subissions des startups qui vont pouvoir exporter leurs projets et il y a vraiment deux contraintes que l'on a qui qui sont systématiques dans les outresemers, c'est à la fois l'accès au capital, il n'y a pas vraiment de fond de travity dans ces territoires et et le réseau, donc le réseau les connexions avec des grands groupes, avec d'autres d'autres porteurs de projet dans les mêmes secteurs. Et donc, c'est à la fois cet écosystème et cet accès au capital que nous que nous adressons avec Innovation Autreem. Voilà.
Nous allons poursuivre avec la la Polynésie et toujours monsieur Thba de Zambert. On ne vous entend pas. Donc bonjour, bonjour à tous.
Merci euh merci de nous donner de nous donner la parole aujourd'hui. Donc je serai certainement un peu plus bref vu que euh je pense que autour de cette table la mission de la French est déjà est déjà bel et bien bel et bien connue. Donc à ce titre, moi aujourd'hui, je suis donc comme je l'ai dit Thbao Deanber euh président de la French Polysie française depuis maintenant une année et je serais ravi de pouvoir en tout cas de façon tout à fait modeste tirer tous les tous les éclaircissements possibles pour pouvoir répondre à l'ensemble à l'ensemble de vos questions.
Merci beaucoup. Nous allons poursuivre avec madame Sarah Vancata Chelom. Excusez-moi si j'ai mal prononcé votre nom. qui est présidente de la Frenchtech la Réunion.
Bonjour à tous, merci encore pour cette opportunité. Euh je suis Saravan Catachelom, la présidente comme vous l'avez bien dit de la Frenchtech la Réunion depuis un an. Je suis aussi startupuse depuis plus 5 ans maintenant.
J'ai créé une marque de cosmétique innovante et la Réunion La Frenchtech existe depuis 2016. Euh on essaie d'accompagner les start-ups depuis 2016, capital outremè euh depuis 2023 et et donc on a un réunion réunement aussi dans l'océan Indien, là où je suis, je me trouve aujourd'hui à Madagascar aussi au ce mythe où on a des événements Frenchstech euh océan Indiens. Voilà.
Merci. Ensuite, nous allons poursuivre avec monsieur Sébastien Louisan, président d'Inova Technopole Guadeloupe. Oui, bonjour à tous.
Merci pour l'accueil. Donc je suis Sébastien Lissin, président de la technopole Innova de Guadeloupe, président fondateur aussi de la société Mitech qui développe des nouvelles technologies pour l'agriculture. Euh nous la Technople porte aussi la label Franchte.
Donc je suis aussi président de la FRTECK Guadeloupe. Euh la Guadeloupe a un écosystème hyper dynamique euh dans les innovations, surtout dans les secteurs de la santé, i santé, l'agriculture, tout ce qui est numérique et tourisme digitalisé. On a beaucoup de développement en ce qui concerne l'IA, beaucoup d'agents I euh pour en fait régler des problématiques locales. notre force en fait de nos faiblesses, nos forces, c'est-à-dire notre insularité et tout ce qui est compliqué en terme d'accès et de développement de marché, ben on arrive à en faire des forces pour développer des solutions qui corrigent des problématiques locales mais qui sont totalement développables à l'international et notamment dans le bassin cariébéen qu'on essaie de structurer, de développer euh autour de notre en partenariat avec la Martinique et la Guyanne d'ailleurs pour créer les 10 marchés euh qui intéresseraient les investisseurs pour faire évoluer nos différentes structure.
Donc la technopole a été créée officiellement en 2022 euh mais est issue de services de la région Guadeloupe qui date de 2015 presque et il a été décidé de d'extraire en fait le service pour mobiliser l'ensemble de l'écosystème. qu'on travaille avec toutes les chambres consolaires, l'université, l'INRAE, le SIAD, euh tous les centres de recherche, la CCI, toutes les coop toutes les collectivités euh des EPCI auquels je pense et ça nous permet qu'ils sont dans le conseil d'administration et ça nous permet d'avoir une force de frappe non négligeable sur le développement et l'accompagnement des différents porteurs de projet que nous identifions et que nous amenons vers l'internationalisation. Euh voilà donc grosso modo ce que je peux dire et ensuite sera avec plaisir que je répondrai aux questions.
Merci beaucoup et nous allons terminer avec monsieur Fesso Mussoun président d'ITH data center de Mayotte. Bonjour donc Fo Mussoun. Oui, donc je suis morté euh je suis président du THTA Center et d'un dot the SN sur Mayot.
J'exerce depuis une vingtaine d'années à Mayotte. Euh mais je suis aussi président du cluster numérique de Mayotte, Mayot Intech qui est euh qui est une initiative qui est assez récente, c'est [grognement] un territoire qui a un écosystème numérique assez assez récent. Donc on est euh on on essaie depuis depuis quelques temps un peu structurer notre environnement.
Euh le cluster que j'ai la chance de présider est à l'initiative aussi de projets tels que la technopole de Mayot qui sont des projets très très récents que je copréside. Donc voilà, je je suis très ravi d'être là. Euh Mayotte a beaucoup à apprendre des autres territoires.
On a encore beaucoup de choses à faire. On a aussi des défis à relever. on a des un enjeu de monter en maturité de de de de notre écosystème et on a une vision voilà de de de ce que pourrait être la place de Mayotte euh dans dans en terme d'innovation, pardon, [raclement de gorge] en terme d'innovation ultramarin, on est un territoire un peu particulier.
On est on a un territoire ultramarin, un des plus jeunes départements de de d'autres mer. On a beaucoup de défis. On est dans un bassin régional qui est particulier euh au côté de la Réunion.
Euh [gémissement] donc voilà, beaucoup de défis, beaucoup d'enjeux, mais on a aussi probablement des des des choses à apporter à la tech ultramarine, à l'innovation ultramarine [grognement] et euh et voilà. Merci. Je vais laisser la parole maintenant à nos rapporteurs, donc à Anque Gérardin et puis Vivette Lopez.
Très bien. Bonjour à tous. Merci beaucoup de votre présence ici avec nous ou en visio.
Nous faisons le tour effectivement des sujets qui touchent les filières économiques d'avenir au outreem et et avec ce cette vision sur qu'est-ce qu'on apporte de plus, comment on s'ouvre les marchés, comment on rayonne davantage, vous l'aurez compris dans les questions du départ de la présidente qui effectivement vous parlez des écosystèmes, vous en avez vous en avez parlé mais aussi des dans cet écosystème les besoins euh qui qui ne seraient pas remplis pris notre idée c'est de faire des recommandations qui soient pratique au pratique euh et qui soient des véritables réponse aux besoins des acteurs du terrain. Euh première question pour moi, d'abord un grand bonjour à Daniel euh que j'ai eu la chance de de côtoyer et je suis allée plusieurs fois visiter vos installations et et rencontrer les quelques jeunes à ce moment-là qui y étaient. Euh une question sur euh on a bien compris la question de il y a une difficulté d'accès au capital, il y a une question de réseau et donc faut une dimension ou une échelle suffisante pour euh ensuite faire rayonner le le le projet.
J'ai par exemple moi rencontré à l'époque des gens qui allaient euh investir sur un projet ultramarin mais pour l'Afrique parce qu'on était sur des des sujets agricoles et que l'outil créé allait pouvoir rayonner. Ma question c'est et puis euh les uns et les autres vous êtes soit positionné outrreem soit en charge d'un certain nombre de dossiers outreem mais mais vivant éventuellement dans l'hexagone. Quel est le pourcentage de jeunes qui du coup avec leur activité rerentre chez eux enfin rerentrent outreem ?
Voilà euh ça m'intéresse. Vous avez parlé de 7000 emplois je crois outreem. Est-ce qu'on a aussi de cet écosystème de de de ce soutien que vous vous apportez ?
Et il y a pas de critique hein, c'est pour calculer le pourcentage et voir comment effectivement on peut multiplier les les les soutiens. Donc quel est le pourcentage et est-ce que c'est votre objectif ? C'est-à-dire le retour sur les territoires ultramara.
Et c'est pas euh une condition dans dans le soutien qu'il nous faut vous apporter, mais on on a besoin d'avoir cette cette réponse. Vous connaissez les les besoins en matière de démographie, de développement économique sur les territoires. C'est euh non pas notre priorité, mais ça reste un besoin euh comme d'ailleurs beaucoup d'autres territoires de l'hexagone connaissent.
Ensuite euh à chacun d'entre vous euh qui a qui piloté, qui est impliqué, qui avait créé dans vos différents territoires d'outre mer euh et vous nous avez présenté votre écosystème proche, a-t-il euh au niveau national un regroupement de ces initiatives autre que celui que vous nous avez proposé ? Est-ce que on a bien compris Mayotte, enfin on a bien compris les Antilles, bassin caribéen, logique de bassin. Est-ce qu'au-dessus il y a quelque chose qui vous rassemble et qui peut faire levier plus plus en dehors de de soutien et de l'innovation outreem qui qui qui apporte un certain nombre de de projets selon ces possibilités euh des des soutiens.
Donc c'est c'est la question de la coordination de ce qu'on fait outreem. Pourquoi ? Parce que il a été évoqué et vous nous en parlerez pas suffisamment de fonds d'investissement. ces fonds d'investissement, on les trouvera difficilement sur les territoires.
Donc du coup, la force de frappe pour moi, c'est peut-être une coordination encore plus large de ce que vous faites dans les dans les bassins. Euh donc ça c'était mes deuxè questions pour pour tous. Bien entendu, on a bien vu que selon euh les années ou du moins selon les territoires, le début des initiatives n'est pas obligatoirement euh enfin n'est pas dans les mêmes périodes, même si on reste quand même sur quelque chose de récent.
À noter que certains territoires sont encore pas du tout organisés, hein, euh en la matière. Donc, on a de l'émulation à créer à créer là aussi. Bah la question c'est sur les territoires, du coup, quels sont les soutiens euh qui ont été les vôtres ?
C'est-à-dire quelle est la force de soutien du réseau local ? Et dans ce réseau local, quelle est la force des institutions à vos côtés, hein ? on auditionné un certain nombre de partenaires, ça va de la Caisse des dépôts à BPI à la FD et on va très certainement auditionné et c'est l'autre partie de la question sur les collectivités territoriales.
Euh et puis dernier message, quels sont les outils que l'État pourrait apporter euh et qui sont pas aujourd'hui au rendez-vous où est-ce que les outils que l'État a mis en place jusqu'à aujourd'hui, je pense à la défiscalisation dans c'est le sujet aux aides à l'emploi avec la LOPOM, la Lodéum sur les charges sociales. Est-ce que tout ça correspond à votre monde à vous ou est-ce que on a un certain nombre de mètres de retard ou de kilomètres par rapport à ce que vous vous avez comme besoin ? Voilà, c'est très général comme entrée en matière mais mais ça nous permettre de n'oubliez jamais qu'on est là pas que pour faire un constat mais des recommandation et et donc on a besoin de vous pour coller avec le terrain.
Oui. Merci madame la présidente. Merci à vous toutes et tous d'être présent aujourd'hui pour répondre à nos interrogations.
Alors, je le dis tout de suite, moi je ne maîtrise pas très bien l'IA ni les technologies modernes, mais bon, toutefois alors madame justement vous nous disiez tout à l'heure les difficultés pour rebondir ce que disait ma collègue avec le capital et puis les réseaux. Alors, que pourrait-on faire pour justement développer ces connexions et vous aider à ce niveau-là ? [grognement] Ensuite, madame Sarah Vankata Chelum, vous nous avez parlé que vous aviez une entreprise d'innovation dans la cosmétique.
Est-ce que vous pouvez nous développer un petit peu plus ? Qu'est-ce que c'est cette innovation dans la cosmétique ? Monsieur Louis Saint Louis, il est le fondateur de Miditech.
Ce sont les nouvelles technologies pour l'agriculture. Quelles sont ces nouvelles technologies ? Est-ce que cette technologie pourraient être transposé dans l'hexagone ?
D'ailleurs, justement, est-ce que les autres mères peuvent-ils devenir des territoires d'expérimentation à l'échelle européenne ou internationale ? Et aujourd'hui, quelles sont les filières technologiques qui vous apparaissent les plus prometteuses ? Vous êtes tous entourés par la mer.
Et donc, j'aimerais que vous me parliez un peu d'économie maritime. Quelles sont les nouvelles technologies dans ce domaine-là ? Je vous remercie.
Merci. Alors, si vous voulez bien, nous allons poursuivre dans l'ordre d'intervention de tout à l'heure. Donc, madame Faou, si vous voulez débuter, je ne vais pas forcément répondre dans l'ordre chronologique mais pour que je me suis pas présenté.
En fait, moi mon background c'est la finance. Je travaillais donc 10 ans dans la banque d'affaires, les marchés à Londres et à Paris pour Parib les Man Brothers. Euh par rapport à l'accès au capital déjà qui est un des sujets, les financements de type Girardin défiscalisation ne sont pas pertinents pour nos projets parce que ça concerne des industries plutôt traditionnelles, donc hôtellerie, restau, enfin logement.
Donc ce n'est pas du tout les secteurs innovants quand on parle. Donc en tout cas d'innovationem sont pas nos secteurs. Donc ce que nous avons fait avec Daniel et en fait cétait plutôt aussi mon impulsion, c'est de travailler sur un fond d'investissement Panemè qui va être positionné sur des projets donc ce qu'on appelle early stage enfin les des je sais pas comment on dit ça en français enfin d'amorçage et vraiment les jeunes poussent et et ce que c'est parce qu'on a on a identifié en fait ce trou dans la raquette c'est que la plupart des projets quand il se lance il rassemblent Les premiers fonds, ce qu'on appelle love money, c'est trouver de l'argent avec les amis, la famille et des business angels.
Ensuite, vous avez l'autre étape plus connue qui est bon les fonds d'investissement. Mais entre les deux, il y a cette partie de la vie d'une entreprise, d'une start-up qu'on appelle la vallée de la mort qui est donc juste après qui est donc juste après la ce qu'on appelle la Love Money et la levée de la auprès de fond d'investissement de la série A ou la série B. Et donc ce trou dans la raquette, c'est celui qu'on essaie d'adresser.
C'est vraiment la partie juste au moment de postamorçage. Et notre constat, c'est de donc de suite Daniel et le mien, c'est qu'il y a une cyclicité en fait entre les outcours, c'est que chaque année, c'est pas forcément les mêmes territoires qui viennent en force. Et pour adresser cette cyclicité, c'est pour cela qu'on trouve beaucoup plus pertinent d'avoir un fond pas que un fond que des fonds régionaux.
Parce que d'abord en terme de de d'opportunité, ce qu'on appelle le pipeline, il est il est beaucoup plus limité si on regarde qu'une seule région alors que de regarder tous les outresemes, on a une opportunité de marcher plus importante. En fait, un investisseur quand il va vouloir engager de l'argent, ils vont regarder s'il y a ce qu'on appelle le pipeline, comment on dit ça en français ? Ben un portefeuille en fait potentiel, un portefeuille potentiel donc de de projet et donc vraiment le constat par expérience, on a vu beaucoup de fonds régionaux en fait que c'est la figure tout simplement.
Soit parce qu'ils arrivaient pas à se séparer de l'influence politique parce qu'on leur dit bah non, c'est dans cette boîte qu'il faut investir alors que c'est pas forcément des bons projets. Euh soit parce que ils étaient limités en terme de de d'accès au marché et de et de bah de clientèle d'exportation. Et donc ça a beaucoup plus de sens de lancer ce ce fond donc ultra marin.
Ça fait quasiment 2 ans que l'on travaille dessus. Euh nous avons rencontré avec Daniel Bruno Bonel donc SGPI. En 5 minutes, il nous a dit oui parce que ce qu'on a compris c'est que ce fond, il fallait une participation de l'État.
Donc vraiment en 5 minutes, il nous a dit oui qu'on allait le faire et sa recommandation c'était comment vous trouvez un un partenaire privé ? on l'a trouvé et maintenant on est en train de chercher des partenaires, enfin donc l'État est là mais des partenaires privés pour pour venir. Donc on est la banque des territoires et et donc le le sponsor public et on cherche des des groupes privés.
Donc il y a la BR qui vient et il y a il y a le groupe GBL. Euh je crois qu'il y a une mutuelle enfin bon. Donc on est en train de réunir le tour de table.
C'est un fond qui va dont l'objectif est de faire 50 millions d'euros mais là on veut le lancer à partir de 30 millions d'euros. Le plus grand soutien de ce fond a été Olivier Jacob et euh donc bon, c'est en cours. Euh par rapport à votre question sur C'est un peu Pelmel hein, je suis désolé mais par rapport au retour au pays, je ne suis pas la meilleure personne pour répondre à ça parce que nos projets, ils sont toujours euh dans le pays en fait. nos nos investisseurs, ils viennent des outresemes, donc ils viennent à Paris pendant une semaine pour rencontrer des acteurs, mais ils restent dans le pays mais par rapport à la création d'emplois. [grognement] Donc ce que un que je connais bien, bon c'est Thba Desember mais juste avec les différentes sociétés qu'il a créé, je pense qu'on est à 70 emplois maintenant en Polynésie qualifiés qui ont été créés.
Donc c'est ce sont des exemples. Donc c'est pas forcément des qui rentrent au pays mais en tout cas c'est créer des opportunités pour que les personnes ne partent pas ou reviennent. Euh ensuite donc on a mentionné le financement.
Donc les acteurs comme la BPI par exemple ou la banque des territoires, enfin la BPI en particulier, c'est un exemple intéressant parce que la BPI reçoit plus de 11 millions ou 10 millions d'euros par an de du ministère des outresemes. Ce capital est déployé en subvention principalement et en prêt mais pas en investissement. Je n'ai pas d'exemple et Sébastien dis-moi si c'est le cas d'exemple où la BPI a investi dans un projet ultra marin.
Non. Donc ils subventionnent, ils prêtent mais ils investissent pas. Et euh et quand on leur a demandé de leur soutien par rapport au fond d'investissement, eux il c'était ben non, il faut demander de l'argent au ministère des Outrem et la BPI ne soutient pas innovation Outreem financièrement non plus alors qu'ils reçoivent plus de 10 millions d'euros du ministère des Outremes et il n'y a pas de reporting non plus parce que je demandais où est-ce que va cet argent mais bon c'est donc ce que l'on constate en terme de capital c'est que l'État contribue énormément aux outresem mais pas forcément sous la bonne comment dire forme.
Donc il y a beaucoup de subventions alors que ça serait plus intéressant pour pour déployer de de de d'investir ou à la rigueur de se présenter en tant que garant. [grognement] Votre question sur l'économie bleue euh les projets année après année, on constate une enfin que les les territoires qui dominent en économie bleue, c'est le Pacifique. Bon, c'est un peu logique, hein.
C'est là où il y a quand même le plus grand territoire marin. Donc, Polynésie, Nouvelle-Calédonie. On a commencé à avir quelques projets euh aux Antilles.
On a eu projet Martinique, j'ai pas de projet en Guadeloupe dans l'or bleu [grognement] euh et mais bon très fort de concentration donc dans les territoires pacifiques. Il y a notamment ben l'énergie marine renouvelable donc avec une startup enfin une TPE qui est Aero Polynésienne qui est celle qui a mis en place les systèmes de climatisation à l'eau de mer. les trois seuls systèmes de climatisation au lod de mer donc qui existent en Polynésie dont celui de l'hôpital de la Polynésie qui a été mis en place en 2022 et qui a permis à l'hôpital de réduire sa consommation électrique et donc sa note d'électricité et ses émissions de CO2 de 93 %.
Et c'est un projet qui euh qui était donc laéat d'innovation Outreem en 2021. Et mais ce projet est intéressant, enfin c'est un exemple dans l'énergie marine, mais ce projet pour l'hôpital a pris 10 ans à voir le jour alors qu'il n'y avait pas d'obstacle technologique puisqu'il avait été mis en place au Brando à l'hôtel donc Brando et à Tetiaroa à l'intercontinental. Donc deux projets privés ont vu le jour et l'hôpital a pris 10 ans.
Pas pour des raisons technologiques mais pour des raisons de lobby tout simplement de de grands groupes énergétiques parce que c'est un monopole l'énergie en Polynésie, enfin l'électricité et l'hôpital était le plus gros client et la facture a été réduite 93 %. Donc c'est un exemple, on a un projet en plusieurs projets également dans des biothèques marine avec le l'utilisation de bah le roris et le concombre de mer pour en sortir des molécules neutrautiques, cosmétiques et pharmaceutiques. Euh également des projets en Nouvelle-Calédonie.
Il y a il y a plusieurs projets de recyclage des des des bateaux en fait des des épaves de bateau pour recycler le maté les matériaux en d'autres matériaux avec Royal Recibot. Il y a un autre projet qui est la création de de alors ça c'est entre la mer donc de d'aérodrome mobile enfin mobile marin mais et mobile avec une boîte qui s'appelle Terciel. Vous en avez pas entendu parler ?
C'est comment créer des aéroports mais sur l'eau ? Parce qu'en fait c'est par exemple en Polynésie, il y a 42 aéroports. Qui dit aéroport dit béton euh pompier enfin ça ça coûte énormément d'argent et ça n'a pas forcément de de sens.
Et donc Terciel, il se développe des aéroports mobiles et des aérodromes avec des drones marins pour pouvoir définir des pistes d'amérissage et d'atterrissage. Mais pour l'instant, leur leurs premiers clients potentiels sont en Asie. C'est alors que c'est une solution qui serait très pertinente pour la Polynésie en particulier.
Bah les 40 118 îles. Oui. Voilà.
Donc c'est des exemples. Merci. Euh nous poursuivons monsieur Deambert, vous avez des choses à ajouter sur la Polynésie ?
Je vais je vais essayer d'ajouter euh certaines petites choses. Euh donc pour ma part, pour commencer euh je vais vous lire, j'ai peut-être le syndrome de l'imposteur autour de cette table parce que euh faut savoir que je suis belge et euh moi en réalité, je suis arrivé il y a maintenant euh il y a maintenant 6 ans en Polynésie en Polynésie française. Effectivement comme Stéphanie l'a évoqué, euh je suis arrivé je suis arrivé sans rien.
Donc c'était un vrai début, on va dire entrepreneurial. Et en l'espace de 6 ans, ben il y a effectivement eu une évolution et mon parcours en fait pour faire très simple et très bref, euh j'ai quitté la Belgique pour aller m'installer en Australie et plus particulièrement à Sydney où j'ai vécu 2 ans et demi et mon arrivée en Polysie française c'était tout à fait un hasard. Et en arrivant, ben j'ai directement perçu et comme je l'ai toujours dit un vrai terrain de jeu, un vrai terrain de jeu pour entrepreneur avec des opportunités assez assez immenses.
Donc je vais répondre à une première question qui avait été qui avait été posée à savoir est-ce que les territoires d'outreemer aujourd'hui peuvent être considérés comme un laboratoire un premier laboratoire pour les entreprises métropolitaines. Je peux pas répondre pour les entreprises métropolitaines, mais ce que je suis certain, c'est que oui, ça peut être un laboratoire sur la partie innovation à condition et là je rejoins un peu sur ce que Stéphanie a dit juste avant, à condition pouvoir traverser cette fameuse vallée de la mort qu'on traverse tous et de façon peut-être un peu plus intense quand on se retrouve dans les autres mères parce que je pense que la la fabulation de l'idée, la mise en place de l'idée dans les territoires de d'autres mè peut-être potentiellement et je je le pense potentiellement plus simple euh et je parle pour la police, j'ai pas parlé m'adresser pour les pour pour les pour les êtres mères en tout cas en poésie peut-être potentiellement plus simple sur la mise en place et cetera, mais devient un véritable parcours du combattant euh lorsqu'on lorsqu'on souhaite aller sur la partie un peu plus un peu plus exportation. Donc pour faire un focus, vu que c'est ce qui c'est ce qui est demandé, pour faire un focus sur sur la Polynésie française euh et donc de savoir quelles sont les institutions qui aujourd'hui aide justement à ce à cette à cette euh on va dire à cette apogé un peu de l'entrepreneuriat deovation.
Euh attendez, excusez-moi, j'ai juste un petit souci. Ouais. savoir ce qui fait la pochette de cette de cette innovation.
Euh je vais d'abord commencer par les institutions. Ben, il y a effectivement la BPI qui a pas mal qui qui a qui soutient pas mal à la enfin au travers de différents programmes euh que ce soit du prêt. Pour ma part, j'ai l'occasion de les solliciter sur pas mal de prêts de préamorçages que ce soit sur les différentes structures.
Donc, j'ai commencé par une ESN qui est la plus grosse structure que que j'ai que j'ai aujourd'hui où il y a une 60 Ouais. Aujourd'hui, il y a une soixantaine de personnes. Au début, on était tout seul et clairement la BPI a permis un amorçage au travers d'un prêt pour pouvoir justement nous diriger vers ça.
Ça a été également le cas sur une seconde société qui est active dans la télématique où là c'est plus petit mais c'est une dizaine de personnes. Mais bref, le pays a été clairement un un une source d'amorçage. Donc là, je parle plus sur une institution, on va dire euh euh de de l'hexagone.
Euh sur la partie plus territoriale, on a on a la chance et ça je pense pas que que mes confrères d'outre mè puissent puissent le dire. Peut-être que je me trompe et je je leur donnerai je leur donnerai la parole. On a également beaucoup de chance d'avoir euh euh des institutions financières euh qui soutiennent.
Donc on a en l'occurrence une une structure qui s'appelle la Sophie DEP. euh Sophie Dep, donc S O F I D EP euh qui est un organisme pay donc Polynésie et euh qui a vocation justement à soutenir tout ce qui est projet d'innovation euh en Polynésie euh et qui se met souvent euh même très très souvent en binôme avec du cofinancement avec les institutions type BPI que ce soit sur du prêt. Et la particularité, c'est comme le disait Stéphanie, contrairement à à BPI qui a peu tendance à rentrer sur une partie capitale, la Sophie Depp, elle a déjà et rentre en fait en capital dans les structures pour pouvoir justement aller sur la partie un peu plus euh euh innovation.
Euh donc là, c'est plus sur les organismes un peu plus euh un peu plus financiers. On a également des organismes là, j'ai j'ai surtout évoqué des organismes un peu plus publics au sens au sens l'âge. Il y a également des organismes plutôt privés.
Euh donc je vais je vais également penser à vestine Pacifique euh Fenalis euh enfin bref, je sais pas OCI, enfin toute une série de de de structures de financement qui permettent le financement et le l'amorçage euh de projets tels que les nôtres en en Polynésie. Euh je pense que sur sur la partie financement, j'ai peut-être un peu j'ai peut-être un peu fait un peu fait le tour. Euh ce que que puis-je dire d'autre euh sur euh ouais sur la partie enfin moi pour mon pour ma part, ce qui a été également très intéressant et ça je tiens vraiment à le mettre en avant.
Je je vais mettre en avant un projet qui a été qui qui a un bon reflet en fait de tout l'écosystème euh pynien et de de succès. C'est c'est un peu c'est un peu tiki euh enfin c'est tiki donc qui est une solution qu'on a qu'on a eu l'occasion de lancer de lancer il y a maintenant il y a maintenant 2 ans. C'est une solution qui a permis de d'avoir en tout cas d'une part une première levée de fond avec un organisme local qui était vestine Pacifique qui ensuite un projet qui a été qui a été sélectionné et qui a été finaliste à innovation entre qui est enfin qui est qui est pour le enfin association pour laquelle Stéphanie est présidente.
Et durant cet événement, on a eu l'occasion de rencontrer euh plusieurs investisseurs dont une personne qui a été en fait un peu un game changer et qui nous a permis de rencontrer un fond d'investissement euh non pas français et ça c'est peut-être mon côté chauvin, je j'y rien, mais un fond d'investissement un fond d'investissement belge euh qui s'appelle qui s'appelle Nocha et qui a décidé tout simplement d'investir sur la solution. Et donc aujourd'hui, on a un cofinancement entre nos chac et et la sophie que j'évoquais euh qui a permis en tout cas d'aller vraiment sur un amorçage et un déploiement non plus uniquement sur la polésie française ou alors sur la partie pacifique mais aujourd'hui qui nous offre des perspectives un peu plus un peu plus globales et d'aller aujourd'hui toucher, on va dire le marché le marché européen. La seule contrainte que j'ai et que Noc m'a imposé étant eux également très chauvin, je pense m'ont imposé d'ouvrir la filiale sur la Belgique.
Et donc là, on est sur l'amourage, la création de la filiale avec la création de cet emploi dans le courant dans le courant de cette année avec un financement total de la part des fonds et un déploiement justement de cette solution sur sur la sur l'Europe. Et donc tout ça pour dire que là ben on trouve vraiment un cas d'usage et un cas pratique qui est le reflet de ce qui peut pour moi et de ce que je pense peut être frais en Polynésie et dans les outresem mais tout ça nécessite clairement comme j'ai dit le début est facile mais ce qui est vraiment le plus compliqué c'est qu'il y a un besoin vraiment d'accélération au travers de fonds tel que Noax Fidep donc j'ai eu la chance de voir perd mais je pense pas que ce soit la la majorité qui puisse avoir cette chance pour pouvoir justement aller après un peu plus vite et pouvoir justement aller à la conquête d'autres d'autres territoires comme vous l'avez dit on est isolé autour de autour on est isolé autour Enfin, l'océan nous entoure et donc pour pour y rester et développer, c'est assez simple et pour pouvoir y sortir des fois, ça peut ça peut s'avérer ça peut s'avérer assez assez compliqué. Euh franchement, pour le coup, j'ai essayé de vous partager un peu une expérience personnelle qui je pense un un bon reflet de ce que j'estime en tout cas avec la planésie.
Mais pour moi, voilà, si je dois tirer de mots, c'est oui, c'est un très très beau terrain de jeu pour entrepreneur, beaucoup d'opportunités. Euh après la le le vrai game commence à partir du moment où on a on a on a l'idée, on a mis en place quelque chose, on a nos premiers clients, c'est après de pouvoir en sortir où là il y a une nécessité de pouvoir accélérer. Mais pour moi, c'est des c'est des territoires d'innovation et où il y a encore pas mal de choses à faire.
J'aurais bien aimé vous parler de l'économie bleue mais je suis pas forcément la meilleure des personnes pour pouvoir parler de ça. Je pense que Stéphanie a beaucoup plus de de on va dire de bipo que moi pour pouvoir justement évoquer l'ensemble de ces sujets. Euh je vous remercie et j'espère d'avoir été assez bref.
Je sais que j'étais un peu dans tous les sens et je m'en excuse mais j'espère avoir été assez complet. Merci. Merci beaucoup et on sent la passion dans votre dans votre discours et cela vous honore.
Donc nous allons poursuivre avec la réunion madame Vagata Chelom. Alors il y a beaucoup beaucoup de sujets d'ailleurs tous les présidents de la Frenchtech. Je pense on se rejoint sur pas mal de sujets à travers vos questions.
Euh je vais commencer par dire oui, les autres mères, c'est un vrai laboratoire à ciel ouvert parce que par la contrainte de nos territoires, on crée beaucoup d'opportunités et qui peuvent être facilement duplicables une fois qu'on a bien euh on va dire sécurisé nos territoires. On est chacun dans des bassins régionaux incroyables, que ce soit le Pacifique, l'océanindien, la Caraïbe. Donc rien qu'avec nos régions respectives, on peut faire une grande région.
Euh ensemble, on peut aller très très loin, mais il faut justement comme vous l'avez dit, créer des initiatives plus grandes que chacun son territoire. Euh la Réunion depuis qu'elle a été première capitale des outremères a initié un événement qui est les Frenchtech Outre Days qui est financé par les le ministère des autres mères et du coup qui se euh qui tourne de de de territoire en territoire depuis 2023. 2023 c'était à la Réunion euh euh 2024 c'était en en Nouvelle-Calédonie, 2025 c'était en Guadeloupe et cette année, on sait pas encore [rires] la la Polynésie ou la Réunion, c'est encore en discussion et c'est et ça a permis de montrer énormément d'investisseurs euh de chaque bassin régional de voir les start-ups des outresemes, leur capacité, leur potentiel comme on a pas accès au financement comme l'a dit Stéphanie et mes collègues malheureusement ben on les fait venir à nous pour qu'il voi le potentiel localement.
C'est plus simple, je pense. Euh donc voilà, cette initiative, on espère qu'elle sera pérénisée et qu'elle sera encore plus grande parce que il y a besoin et c'est comme ça qu'on pourra conquérir chacun le monde entre guillemets en tant que start-up, on est trop ambitieux hein, c'est la base de nos innovations. Ensuite, concernant la partie retour pays, nous à la Réunion, on a recensé actuellement on a 150 start-ups bien établis.
Il y a d'autres projets de création ou des idéations, mais les vraies start-ups bien construites et en phase d'amorçage, accélération et tout ça et 50 % sont des retours payés. Euh on voit que quand ils reviennent sur sur le territoire, il y a des ils voient les opportunités, ils avent ils arrivent avec beaucoup de d'expérience et donc ils créent leur start-up ou leurs innovations localement. Et ça c'est une vraie force.
Euh ça crée de l'emploi derrière, ça crée énormément de stimulation stimulation pardon parce que avec ces expériences internationale ou même au national ça peut apporter énormément pour l'écosystème local qui est très très dynamique. On a un système local très dynamique à la Réunion. Il n manque un peu le financement comme partout mais pour le reste l'accompagnement on a tout ce qu'il faut.
Euh concer concernant les soutiens locaux comme tout le monde, on a BPI qui soutient bien mais comme l'a dit Stéphanie, il manque la partie investissement. Euh il y avait un fond d'investissement régional APICAP qui a soutenu les innovations réunionnaises pendant une période. Il s'est arrêté il y a 2 ans et du coup depuis on c'est vraiment compliqué pour les start-up réunionnaises pour cette phase où comme on l'a dit c'est la vallée de la mort où on a commencé en voir une attraction de nos projets mais on arrive plus à à financer cette accélération. la région réunion et aide beaucoup l'innovation, soutient beaucoup l'innovation.
Ils ont mis en place par exemple un prêt euh qui s'appelle FAER mais qui est euh opéré par des banques et malheureusement on le sait très bien dans nos modes mondes de start-up et d'innovation, les banques classiques euh on va dire sont pas très euh adaptées euh au financement des start-ups parce que bah il faut qu'on rentre dans des cases et malheureusement une innovation ne peut pas rentrer dans des cases. il y a une phase de recherche et développement, il y a une phase vraiment de où on a besoin beaucoup de financement pour pouvoir sortir notre produit ou notre innovation. Donc c'est un peu compliqué et du coup là ils sont en train de revoir, il ils sont en train de recenser nos retours par rapport à ce ce prêt qu'ils ont mis en place pour savoir qu'est-ce qu'il faut améliorer.
Est-ce qu'il faut plus le faire avec des mans classiques et le redonner à BPI qui a l'habitude elle de financer l'innovation. Euh voilà. Euh après euh nous dans notre bassin régional, il y a un fond d'investissement qui est en train de se créer, un fond d'investissement auens justement parce que il y a un vrai manque euh pour financer les start-ups euh de l'occédient.
Euh ensuite pour parler de moi, ma mon expérience et mon innovation et ça c'est ça, je vais derrière parler d'un vrai sujet qui peut nous aider nous startupers. Euh en fait, moi j'ai créé une marque de cosmétique innovante, c'est des produits hybrides qui allient protection solaire ind 50, soin pour la peau et teinte. Donc décliner en dit teinte pour pouvoir protéger tout types de de carnation et euh de peau.
Et ce qui est incroyable, ben le produit a été reconnu innovation mondiale aux États-Unis. On a lancé euh la marque aux États-Unis avant même la Réunion et la France. Et ça c'est ça où je me dis euh bah des fois il faut que aussi nos territoires et nous euh notre pays nous fait plus confiance même si on reste la réunion mais il y a des innovations qui sont incroyables et qui peuvent être reconnues localement et derrière pareil ce que je veux dire c'est que des fois on est c'est dur de se faire financer mais c'est plus simple de faire du business donc nous ouvrir les portes nous aider à avoir des le réseau comme le fait innovation autreem pour pouvoir faire nos premiers chiffres d'affaires et suite à ça, je pense qu'on pourrait avoir facilement les financements que ce soit au national ou à l'international ou en local, mais il nous faut ces premiers chiffres d'affaires qui qui peuvent être facilités par bah le national ou euh comme j'ai dit euh [grognement] localement euh pour l'économie maritime, l'économie bleue, nous on a pas mal de start-ups dans à la Réunion euh qui sont incroyables.
Rive pulse, on qui est euh j'arrive plus à expliquer mais c'est très très technique. On a fetch qui est qui sont des boué euh pour recenser la data de tout ce qui est environnement marin. Ces start-ups sont incroyables et elles ont beaucoup de de de choses à apporter mais demandent beaucoup de financement et du coup le frein c'est ça pour se développer et se faire connaître parce que c'est ce sont des des innovations assez technologiques et assez techniques par rapport à à ce qui mettent en place.
Donc voilà. Merci monsieur Louis Saint. Nous allons du côté de la Caraïbe avec la Guadeloupe.
Euh alors euh j'aime bien le terme valé de la mort. J'aime bien le terme parce que je suis en pleine dent donc ça me [rires] ça me fait sourire mais on reviendra dessus tout à l'heure. Euh je vais essayer de répondre à toutes les questions.
Euh concernant le retour au pays, je n'ai pas de chiffre précis. Euh euh à part ceux par exemple que nous on a généré au niveau de Innova euh et moi au niveau de MyTech, par exemple, Innova euh c'est euh neuf salariés euh et 90 % de retour au pays. des personnes qui ont travaillé en banque à HSBC, des gens qui ont travaillé chez L'Oréal, Nesley, qui ont fait les États-Unis et cetera et qui sont revenus au pays pour apporter leur expertise et ils sont avec nous dans l'accompagnement des sociétés.
Donc c'est quelque chose qui est concret et réel euh c'est-à-dire la création d'activités autour de l'innovation et autres pour permettre au à tous ceux qui sont partis pour les études parce que on a globalement tous fait ce cheminlà euh c'est-à-dire qu'on va jusqu'au bout de ce qu'on peut faire sur notre territoire. Ensuite, un instanté, ben il faut que quitter le territoire pour aller dans l'hexagone. Et généralement, ben on trouve le stage qui emmène le travail et qui a la famille et puis on revient pas forcément.
Euh mais une fois ce que une fois que c'est dit, je vais reprendre mes propos des propos que j'ai tenu en décembre dernier lors de d'une assemblée générale du MDF en Guadeloupe où je disais on parlait de retour au pays et que je disais que le retour au pays c'est bien euh mais péréniser celui-ci c'est mieux. C'est-à-dire que il y a plein de gens qui reviennent mais qui repartent. Et pourquoi ?
Euh c'est pas forcément une question de de de d'opportunité de travail. Il y en a euh mais c'est une question de régalion, sécurité, eau et éducation. Voilà.
Donc tant que ça c'est [grognement] pas réglé, on peut créer tous les emplois du monde. Si on n'est pas tranquille sur le territoire, bon ben on pense à nos familles et cetera. Et euh beaucoup de je tiens à insister sur le fait que il y en a qui reviennent qui viennent bien sûr, mais il y en a beaucoup qui repartent du coup.
Donc c'est un point important à souligner mais en tout cas euh l'émulation est là pour créer les emplois nécessaire autour de ceux qui sont partis et surtout empêcher les départs. Là il y a des écoles d'ingénieurs qui sont créées sur le territoire et cetera et cetera. Donc tout va dans le bon sens côté formation et opportunité.
Maintenant il faut créer les conditions nécessaires pour que les gens restent une fois qu'ils sont là. [grognement] Euh ensuite, on a parlé de euh d'action euh sur les territoires pour mutualiser tout ce qu'on fait au niveau des autres mères. Comme Sarah l'a dit, la Funchetech Réunion a initié les autres Funchstech Days il y a 3 ans.
Euh on a eu l'opportunité, l'honneur d'accueillir cette édition en Guadeloupe. Euh et euh nous en Guadeloupe, ce qu'on a créé nous en il y a 2 ans, c'est les Caribbean Innovation Days. Désolé pour l'anglais.
Euh mais on s'inscrit dans le territoire cariébéen où on fait venir euh [grognement] euh la première édition, on a fait venir Haïti, Jamaïque, Barbade, Trinidad, Tobago, euh Guyane, États-Unis euh sur le territoire guadeloupéen, euh des investisseurs euh des porteurs de projet, des institutions. On a fait venir l'OSIS euh sur le territoire où on a parlé innovation pendant 4 jours d'investissement et d'opportunités et on a surtout orienté ça autour du développement d'action commerciales et de partenariat. Euh donc on a eu euh la chance d'accueillir les autorstech de cette année.
On a fait un mix entre les deux événements où on a fait venir des investisseurs hexagonaux, mais des il y avait des investisseurs d'Allemagne, de du Royaume-Uni, d'Afrique, des États-Unis, euh autour de l'ensemble des start-ups des autres mères où il y a pu avoir des échanges, des développements de partenariat, des boîtes d'autres de des autres outre qui ont créé des relations avec des boîtes de Guadeloupe pour développer leurs filiales respectives en dans les deux sens. Donc beaucoup de d'émulations sur 4 jours à l'université et en fait c'est ce genre de d'outils en prolongation généralement de d'innovation entre mer pour tisser des liens commerciaux et euh montrer euh la pertinence de nos territoires au niveau international parce que on l'a dit le marché local ne suffit pas. En tout cas en terme d'innovation le marché local ne suffit pas.
Donc forcément, on doit s'inscrire dans une notion de scalabilité de de ce qu'on fait pour aller euh déployer ensuite dans d'autres territoires qui nous ressemblent, hein, pas forcément euh des territoires euh disonnants, mais avec des opportunités bien sûr euh dans l'hexagone. Euh le réchauffement climatique a des avantages aussi. Euh là-dessus, je je le dis comme ça euh parce que dans le cadre de ma société, on développe des outils pour l'agriculture alimentale énergie solaire.
Il y a 10 15 ans, bon on saurait pas très bien fonctionné euh dans le nord de la France, mais maintenant on a des exemples où nos outils fonctionnent parfaitement bien euh surtout l'hexagone. Voilà. Donc c'est des opportunités à saisir je pense et il faut pas hésiter y aller.
Euh ensuite sur le sujet des soutiens des forces des institutions. Euh [rires] en fait le je vais prendre la technopole, un exemple que je préside depuis 2022 euh qui est une initiative de la région Guadeloupe euh qui est financée à 95 % par la région Guadeloupe, 5 % par l'État. Et euh donc on a un budget de fonctionnement annuel de 500000 € à peu près.
Euh et on a complété tout ça avec des fonds européens 4 millions sur 3 ans, ce qui nous permet de structurer, de créer des des tierslieux, des endroits, des laboratoires et cetera et cetera pour permettre aux entreprises en amorçage d'avoir des outils semi-industriels pour qu'ils puissent commencer le prototypage et cetera et cetera sur le territoire sans avoir à partir. Après, je pense qu' une fois que ça c'est fait et dit, les financements sont votés, attribués et cetera, il y a un vrai problème de temps. Le temps de mise en œuvre, le temps de traiter de traitement des dossiers, le temps de mise en paiement.
Euh le public est très mauvais payeur, je [rires] le dis euh ce qui met nos entreprises en difficulté puisqu'on est dans des économies et notamment dans l'innovation où l'essentiel de nos clients, la plupart de nos clients, c'est c'est du public. Euh et par contre quand une factuo prend un emploi de payer et qu'on a pas la surface de trésorerie pour tenir, on se retrouve très rapidement dans la vallée de la mort. Donc euh et en face on n' pas les soutiens ni bancaires ni privés pour gérer la trésorerie nécessaire pour attendre le bon moment.
Donc ça gérer la trésorerie, ça veut dire de la facturage et cetera. Vous allez prendre les boîtes de facturage, vous mettez un sirène qui vient de Guadeloupe, [rires] ils garantissent rien du tout. Euh vous allez voir la BPI.
Euh la plupart des sujets euh la plupart des sujets que nous on défend en terme d'innovation ne parlent pas aux agents de la BPI, ils vont pas aider. Donc il y a en effet des des des prêts, moi j'en ai bénéficié hein. BPI ils font ils font leur boulot dans le cadre qu'ils connaissent.
C'est [rires] c'est très très dès qu'on rentre dans les cases, il y a pas de problème. Par contre, je pense que au niveau innovation et niveau innovation en notre mère, il faut avoir quand même un peu plus de de de souplesse sur un certain nombre de sujets. Euh et cette souplesse là, on l'a pas parce que en fait, je pense qu'il y a clairement un problème de d'acculturation à l'innovation euh déjà et un problème d'acculturation à l'innovation sur nos territoires.
Mais en fait le les j'en veux pas parce qu'ils ne savent pas. C'est et quand nous on arrive avec nos sujets euh ben la plus la plupart sont perdus, cherchent pas à comprendre et du coup les dossiers passent à côté. Donc moi je vais prendre mon exemple chez Mytech.
Euh l'assurance prospection, ils ont pris 1 an pour me laverser enfin pour me l'accorder et quelques mois le supplémentaire pour la verser. 1 an là où c'est traité à peu près 3 semaines mois à Paris. Euh garantie export et vraie histoire.
J'ai eu j'ai bénéficié d'une aide du ministère de de l'économie pour un FASEP 500000 € pour développer mes outils au Togo notamment. Et suite à ce phase, on a commencé des négociations avec le gouvernement togolais pour 7 millions d'euros. Euh et on voulait passer par une garantie export euh pour faire un financement BPI export classique que plein de gens connaissent.
Et ben ma garantie export, ils ont pris 9 mois pour la voter. Sauf qu'en 9 mois, j'ai deux changements de gouvernement au Togo. C'est passé à l'AS et j'ai pas signé mon contrat.
Voilà. Donc les outils existent mais il y a un problème de mise en œuvre et ça prend beaucoup trop de temps. Et nous ça a pris du temps.
Pourquoi ? parce que j'ai eu par exemple une audite de la Banque de France où la dame me disait bah depuis quand vous êtes qui et depuis quand on fait ce genre de choses en Guadeloupe ? J'ai eu ce genre d'interaction avec des agents publics.
Donc il y a ce sujet de de d'acculturation vraiment des agents à l'innovation dans un premier temps et à l'innovation territoire d'autre mer dans un second temps pour que les gens comprennent ce qu'on fait. Et j'ai plein d'exemples comme ça où la valorisation de mon export par exemple pour la garantie export où j'avais demandé j'avais j'étais sur un plan à 3 ans à 800000 € où on m'a dit que c'est trop cher. J'ai dit mais sur quelle base me dit que c'est trop cher ?
On dit ouais mais nous on finance de l'export vers la Dominique. Je dis bah il m'a exporté de Guadeloupe vers le Sénégal c'est pas les mêmes tarifs c'est pas les mêmes contraintes c'est pas le même sujet mais du coup ils m'ont divisé mon truc par qu et cetera et cetera. Donc c'est ce à quoi on doit faire face avec les institutions qui encore une fois les outils existent mais sont mal ou pas bien appliqués parce que je pense simplement par manque de connaissance et et de et de maîtrise des sujets et du coup les choses sont mises de côté mais j'ai bon espoir que les choses s'améliorent assez rapidement et qu'on puisse avancer avec les autres structures et c'est le sens de l'existence de la technopole en Guadeloupe où nous on passe beaucoup de temps à recevoir les différents acteurs euh privé et public pour leur expliquer ce qu'on fait, comment ça se fait et pour aussi qualifier en fait les projets qui leur sont présentés parce que aussi à je vais me faire l'avocat du de l'autre côté, c'est-à-dire qu'il reçoivent beaucoup de projets non viables euh qui pour au début ils ont financé mais qui ont pas eu de retour nécessaire et cetera pour poursuivre parce que dans banque publique d'investissement, il y a banque.
Donc un instanté, il faut que les sujets soit assez costaud et pour pouvoir les financer. Donc nous, on fait ce travail du du terrain pour garantir les choses et vérifier valider les les les projets. Mais ensuite maintenant, il faut mettre en œuvre et mettre en œuvre beaucoup plus rapidement parce qu'on est dans un monde où tout change euh chaque matin, on doit analyser ce qu'a fait les États-Unis pour savoir comment on va gérer le reste de notre activité.
Et en fait tout ça va tout ça va beaucoup plus vite que la réaction publique et on encore une fois on dépend essentiellement de financement public forte de privé en capacité de de réagir à nos côtés assez rapidement. Voilà ce que je voulais dire sur le soutien et les forces des institutions. En tout cas côté Guadeloupe, on a le soutien de tout le monde.
Après, c'est le temps de mise en œuvre qui est compliqué et il faut qu'on travaille tous ensemble pour l'améliorer parce qu'il y a des efforts à faire des deux côtés. Euh ensuite, on m'a demandé pardon trouver une innovation. Oui.
Oui. Oui. Mais en fait en fait je pense qu' qu'il faut pas il faut il faut il faut appliquer les innovations existantes.
Et encore moi, je suis convaincu que s'agisse d'une question de formation des agents parce que les lois existent, les décrets existent, les aliné permettant de faire des exceptions existent, tout ça existe quand on regarde bien en fait mais ou ils savent pas que ça existe où ils veulent pas l'appliquer parce que c'est trop long et cetera et cetera. Donc il faut mettre tout le monde autour de la table et créer des des task forces, j'en sais rien, mais des couloir qui nous permettent d'aller plus vite qu'actuellement dans tout ce qui est financement, aide et compagnie. [grognement] Euh on m'a demandé d'en dire plus sur Mytech.
Alors Mitech tout d'abord pour comprendrech c'est faut comprendre que je suis fils d'agriculteur et d'agricultrice avec une formation d'ingénierie en informatique. Mes parents m ont demandé de faire tout sauf de l'agriculture. Euh et bon jeune vous avez écouté et en bon jeune j'ai écouté mes pass.
Donc mais très rapidement la raison, le cœur a rattrapé la raison et j'ai créé un outil enfin des outils de nouvell technologies qui permettent en fait de mesurer des données sur les exploitations agricoles et de faire de l'aide à décision sur des plateformes avec tout ce qui est analyse de sol, de station météo, système d'irrigation, tout ce qui permet vraiment d'automatiser les les systèmes. Et c'est une boîte Guadelouenne depuis 2017 et qui se déploie en Martinique, en Guyane, au Togo, Bénin, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Et pourtant je suis dans la vallée de la mort.
Pourquoi ? [rires] On a levé en juin 2022 1 million et demi à peu près notamment avec le fond qu'a présenté Sarah tout à l'heure à Picap. Sauf que il était déjà déterminé dans ce dans notre stratégie de développement que s'il y a quelque chose qui se passe mal, typiquement un contrat togolais avorté à 7 millions pour des raisons qui nous échappent euh ben qu'il y aurait un réassort du fond.
Sauf que le fond a disparu il y a 2 ans. Le fond a été liquidé pour des diversées variées et du coup ce ce levier là on ne peut plus le faire. D'autant plus que les interlocuteurs qu'on a en face type banque et BPI et cetera nous expliquent qu'on est en en fond négatif et cetera.
Je dis ben oui, on a investi 3 millions pendant les deux dernières années et on fait on commence à faire du chiffre d'affaires maintenant. Donc nécessairement les résultats et cetera, mais ça c'est des langages qui sont pas compris euh et du coup qui nous emmènent dans des situations de de tension de trésorerie hyper compliquée et qui nous emmène à lever des fonds et là pour le coup on est en train de lever des fonds avec des fonds tout sauf français voire même européens et on est dans ces sujets d'Asie et du Moyen-Orient. Là, pour le coup, faut a pas de chance guerre au Moyen-Orient, donc ça prend un peu de temps euh euh pour se mettre en place, mais euh voilà le voilà le et là, je parle de moi parce que je maîtrise le sujet, mais il y en a plein d'autres qui ont des projets, des outils pertinents à la fois pour le territoire, mais à la fois pour la France dans sa globalité et son positionnement au niveau international. parce que nous euh nos échanges avec le Bénin, le Togo et cetera, c'est le déploiement de nos outils pour leur stratégie agricole et cetera et cetera.
Donc euh et ça c'est valable en Amérique du Sud, on a des intérêts des Américains sur les sujets. Enfin, en terme de position de géopolitique, de géographie et cetera et on n'est pas les seuls, il y a des atouts hyper forts. Sauf que ces atoutsl sont en train de mourir ou passer sous pavéillon étranger parce que euh au niveau national, on n'est pas au niveau euh du financement pour pousser ces quelques boîtes.
Il y en a pas 200 hein. Je pense qu'on ça peut se compter sur les doigts d'une de deux ou trois mains. Euh mais voilà euh il faut absolument qu'on trouve les leviers pour [raclement de gorge] ne pas perdre ces pépites là.
Et dans des domaines où il sera stratégique comme l'agriculture, la biodiversité, la santé et cetera et cetera. On a une autre société en en Guadeloupe qui travaille dans l'optimisation euh des processus de post hospitalisation. Euh économie d'après la PHP de 5 milliards par an quand même en appliquant leur leur leur stratégie et ils sont en train ils sont en grosse difficulté parce que facture un payé du chez la chute de Guadeloupe 600000 € 700000 maintenant.
Donc c'est pas qu' pas de de de déboucher commercial, c'est pas qu'il y a pas d'intérêt, c'est pas qu' que ce sont des solutions euh euh un peu folles. Non non, c'est des choses bien concrètes qui ont un intérêt bien concret qui règlent des problématiques nationales et en fait qui sont en train de de péricliter parce que ben on est on est en défut on est il y a des défauts de paiement de d'organisme public. Voilà, tout simplement.
Donc je pense qu'il y a des choses, il y a quelque chose à créer en tout cas fond de garantie, je sais pas pour permettre à ce genre de situation de pas se reproduire et permettre aux différentes entités de de s'en sortir. Ensuite, on a parlé euh des filières techno d'avenir. Euh nous en Guadeloupe, les filières les plus prometteuses sont autour du climat et de la résilience.
On a beaucoup de start-ups dans ce domaine-là qui ont une résonance caribienne. Euh forcément l'énergie avec le pilotage intelligent de l'énergie, la géothermie, on a la chance d'avoir ça en Guadeloue. Il y a des bottes qui se développent dans ce sens-là.
L'agriculture et souverainité alimentaire, santé et santé, je viens d'en parler, on a une belle boîte sur ces sujets-là. Enfin, il y en a deux trois d'ailleurs euh dans le domaine. Euh l'économie maritime qui permet de répondre à la à la question sur l'économie bleue.
En fait, on a euh on a beaucoup de sujets euh qui se présentent notamment sur les aides aux pêcheurs, des casiers connectés, euh ce genre de choses. Mais pareil euh une fois qu'on a créé ces technol, est-ce que les acteurs sont en capacité de les acquérir, de les utiliser ? Euh et c'est là qu'il y a un problème de marché euh clairement.
Et euh donc c'est très compliqué à développer. Nous Mych comme on a acquis une certaine expertise en développement d'outils et cetera, on intervient aussi dans un plan d'investissement à venir. Là d'ailleurs autre exemple de dysfonctionnement, un plan d'investissement à venir le volet 3 où on crée une bouée connectée pour les marinas en gros qui fidèle analyse de sol, analyse de trafic et cetera et cetera.
Euh sauf que on devait boucler le projet en en novembre 2025. On a demandé un délai à novembre 2026 pour des raisons qui nous semblent évidentes hein parce qu'on fait nous on fait on fabrique nous-même nos outils, on fait venir les pièces et cetera et cetera et la grosse bouée, on l'a fait venir de Shenzen par bateau, enfin bref copier des choses par avion qui passent par Miami, sauf que guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Nous, la réalité de cette guerre là, au-delà des chiffres des des taxes, c'est que un outil une caisse qui dépasse de 2 cm provenant de Chine qui passe par Miami pour arriver en Guadeloupe, elle est rexpédée en Chine par les États-Unis.
Une ligne mal renseignée sur un document expédié en Chine par les États-Unis. Donc quelque chose qui devait arriver en mois arrive en 6 mois. Le bateau qui passe par en mouse, on était pas au courant.
Bon ben voilà. Donc on a demandé un délai, ils ont refusé le délai alors que les travaux sont faits, l'équipe est mobilisée et cetera et cetera. Donc pourquoi ?
Nul ne sait quel est l'intérêt de nous bloquer ? Nul ne sait. Donc c'est ce genre de Alors que je pense certainement que pareil la personne qui qui coche les choses a juste dit bon voilà bon hors délestatateur pas de réflexion particulière et à à clôturer le sujet.
Donc il y a des projets euh qui sont développés mais pareil euh on a besoin quand même d'un petit coup de pouce supplémentaire euh des autorités euh pour euh nous éviter quelques écueils qui sont purement euh techniques. Euh et je parle pas de l'URSAF. [rires] Donc bref, donc c'est c'est c'est compliqué.
C'est très compliqué à ce niveau-là et euh il faut qu'on puisse en terme en terme de nation qu'on puisse tous fonctionner dans le même sens et ne pas se je vois pas l'intérêt de enfin je reprends l'exemple de l'URSAF parce que ça ça me touche personnellement et ça me fatigue d'une manière globale c'est je vois pas l'intérêt de mettre une société en redressement ou en liquidation pour 30000 € de dette. Ça n'a aucun sens, surtout avec l'attraction, le truc et cetera et cetera qui est démontré, prouvé, attesté. Donc un moment, il faut qu'on arrête de se tirer des balles dans le pied tout simplement euh parce que ça n'a aucun sens au niveau national.
Donc je pense qu'il faut que tous les acteurs de de l'économie, de l'entrepreneuriat, tous ceux qui sont connectés euh se mettent d'accord sur un sur un projet national pour euh ultra marin mais national, je pense, parce que je je crois qu'on n'est pas les seuls notre mère à galérer avec cela. Euh [grognement] pour se mettre d'accord sur le fait qu'il faut encourager, soutenir les boîtes euh même si on sait que dans le lot, il y en a qui vont échouer et cetera, c'est le lot de l'innovation, mais que si on les soutient pas, bien euh faut mettre un peu plus de patriotisme dans tout ça, je pense. Voilà. [grognement] Euh ben je pense que je suis arrivé au bout de ce que je voulais dire [rires] et je suis euh Merci monsieur Louiss et vous avez déjà répondu à un certain nombre de questions que je conseille vous vous poser.
Alors nous allons poursuivre avec Mayotte avec monsieur Moussoun. Euh oui, merci pour toutes ces interventions. Beaucoup de choses ont déjà été dites.
C'est très on se retrouve je pense à peu près tous he dans ce qui a été dit. On vit à peu près les mêmes choses. Donc je vais essayer de de de pas paraphraser les prédécesseurs euh euh et contextualiser un peu au cas de Mayotte.
Alors, comme je disais un peu en présentation, Mayot, c'est un territoire où l'écosystème, on va dire numérique de l'innovation est assez récent. Euh donc on n pas on n pas les retours que que que d'autres territoires peuvent avoir. Par exemple en terme de résultat sur des démarches qui auraient été entreprises.
On est euh à mon sens vraiment en structuration de l'écosystème avec une technopole qui est récente, des acteurs qui sont récents et des acteurs qui s'acculturent à aux questions de l'innovation. Euh [gémissement] ce qui est important à mon sens dans nos territoires, bah c'est la taille de nos marchés. hein, c'est des petits marchés.
Euh [gémissement] donc du coup, c'est un avantage, un inconvénient, on l' ça a été dit à plusieurs reprises. Euh un inconvénient parce que souvent on n' pas les les tailles critiques pour déployer correctement nos innovations et les rendre rentables. Mais je voudrais qu'on ait un peu de pragmatisme.
Cette taille là, c'est un avantage euh parce qu'on peut traverser enfin elle amène de la proximité. toutes les lourdeurs les lourdeurs qu'on dont institutionnelles dont on a entendu parler euh le toutes ces choses-là à mon avis peuvent être réglé beaucoup plus facilement sur nos territoires. Les gens se connaissent à peu près tous, on l'a vu à l'instant.
Euh les acteurs se connaissent. Euh on pourrait amener de l'agilité, on pourrait amener beaucoup de euh beaucoup de rapidité dans les solutions. Euh [raclement de gorge] si on savait être un petit peu plus voilà un petit peu plus pragmatique, le les start-ups dans nos territoires, on peut presque les compter sur les voies de la main.
On sait adresser en fait notre public. On n'est pas on n'est pas on n'est pas dans des environnements où on est dépassé par le nombre. on pourrait être euh beaucoup plus euh comment dire euh euh on pourrait adresser beaucoup plus directement, beaucoup plus simplement, beaucoup plus pragmatiquement ces problématiques.
Euh Régile dit à l'instant, les problématiques qui rencontrent avec leur saf et ainsi de suite que rencontre certaines boîtes. On on sait quelles sont les boîtes qui sont concernées, on sait quelles sont les pépites qu'il faut protéger, on sait exactement ce qu'il faut faire. Parfois c'est un manque de voilà, il manque il manque la le petit guichet, la petite cellule, la petite tasque force en fait qui vient faire le lien entre toutes les structures publiques, qui vient apporter de l'intelligence dans l'action de l'État.
On l'a dit, les solutions sont là, les institutions sont là, la BPI est là, la BPI à Mayotte, elle est présente mais elle n'intervient pas beaucoup. Et on pense souvent, alors c'est souvent une discussion de sour, la BPI va nous dire "On a des fonds, on a des dispositifs pour vous, il y a pas de porteur. On a la banque des territoires qui intervient, on a voilà, on peut avoir aussi des fois de la concurrence entre certaines certaines institution que soient public, voilà, d'État ou nos collectivités, ça peut manquer de coordination et on voit ça un peu comme beaucoup d'efforts, comme beaucoup de coups d'épé dans l'eau.
Donc des voilà, c'est c'est transformer ces intentions là euh en quelque chose de de voilà rechercher de l'efficacité, rechercher de la de de de l'effectivité dans dans ces actions. Je le disais, nos marchés sont petits, donc il y a besoin aussi que on crée la place ou qu'on protège la place ou l'accès de nos start-ups à ces marchés là. Euh euh c'est pas normal que alors ce que ce que je prends les cas, je j'ai parlé de mon cas aussi hein.
Régile l'a dit, moi j'ai monté un data center. Alors c'est pas une start-up au sens scalabilité, on est sur un projet innovant sur un territoire. Euh on est dans la vallée de la mort, on va reprendre le terme.
Euh on a levé les fonds, on a fait l'investissement, on se met sur le marché. Notre marché c'est d'abord un marché local. on a une intention d'export et de régionalisation, mais si on si on meurt sur notre territoire parce qu'on subit des impayés, parce que on passe plus de temps à trouver des solutions euh à de survie, on va dire, à des problématiques administratives, euh euh voilà le le les efforts qu'on est censé entre guillemets allouer ou notre capacité, notre temps à à rechercher des marchés à l'export, à trouver des solutions innovantes pour pour nous placer dans un environnement régional euh pour nous projeter.
On le perd sur place en fait à régler des problématiques pratica pratique. Euh on est des entreprises avant d'être des start-ups, donc on vit les mêmes problématiques que tous les entrepreneurs de notre de [raclement de gorge] notre territoire. Euh mais par contre si on veut permettre à ces entreprises qui ont un fort potentiel de croissance, qui ont bénéficié, on va dire de de de d'un parcours d'incubation, enfin qui ont voilà qui qui qui arrivent à ce stade là, il faut il faut il faut aussi savoir protéger nos pépites quoi en fait.
Il faut savoir protéger nos entrepreneurs, il faut savoir les préserver un peu euh et euh et et c'est important euh à côté de ça. Donc voilà, c'est c'est peut-être trouver une solution. Je pense pas que ce soit par de la norme forcément, mais peut-être par la task force ou par l'organisation sur place que ça peut se faire. euh et par l'identification ou en tout cas voilà un un moyen d'adresser voilà à Mayotte on peut vous donner le nombre d'entreprises qu'il faut qu'il faut absolument protéger parce que c'est voilà elles ont un fort potentiel.
J'imagine que c'est pareil sur les autres territoires et nos écosystèmes en fait connaissent connaissent connaissent leur leurs adhérents. Euh souvent aussi ces entreprises qui réussissent, ce sont un peu les exemples, c'est un peu les fer de lance. Donc c'est eux qui qui donnent envie à d'autres de de de d'entreprendre et de prendre des risques.
Les les port c'est des des entrepreneurs comme les autres mais on ils prennent un risque supplémentaire. Ils vont tenter quelque chose qui n'a jamais été fait. Ils vont adresser des problématiques qui n'ont jamais été adressées.
Et voilà. À Mayotte, on a une particularité en terme de marché, c'est que c'est une île qui est en pleine construction. Euh donc en fait il y a énormément de chantiers, énormément de choses qui se font.
C'est une c'est une île, j'aime bien le dire comme ça, qui est neuve où on peut tout entreprendre, on va dire, en ayant voilà euh comment dire un mindset futuriste, je veux dire ça comme ça. On on on on [raclement de gorge] peut on peut déployer les choses en étant tout de suite innovant, en s'inspirant tout de suite des meilleures choses. C'est un peu ce qu'on a fait avec le data center.
C'était parfois pas très bien compris en fait comme approche et aujourd'hui tout le monde dit mais c'est mais c'est bien sûr, il fallait le faire. C'était comme ça qu'il fallait le faire. Euh c'est un territoire qui a subi un cyclone donc qui qui qui va où les enjeux de reconstruction sont encore plus préignants et où aujourd'hui l'État en fait envisage la reconstruction euh avec des avec dans avec une stratégie, on va dire et et une approche qui vise à rendre le territoire un petit peu plus intelligent. un petit peu plus compétitif à apporter des solutions pour le maillot de demain.
Euh donc la place de l'innovation, elle est là, sauf que souvent on se rend compte dans les projets, l'innovation, elle est là en terme d'intention et quand on les décline, elle disparaît. elle disparaît parce qu'elle fait elle est confrontée à la réalité des financements, à la réalité des marchés, à à au manque effectivement aussi parfois comme le disait tout à l'heure Régie de de culture, de l'innovation de des des pourvoyeurs de marché euh au risque que ça peut représenter pour certains d'intégrer de l'innovation dans des marchés. Aujourd'hui, on on manque d'eau sur un territoire où où c'est pas la ressource en elle-même qui manque, c'est c'est probablement les infrastructure.
On a des infrastructures qui perdent beaucoup de beaucoup de beaucoup d'eau. Des solutions intelligentes pour préserver nos ressources, pour mesurer correctement la consommation, pour ainsi de suite. Elles existent à aucun moment ça ne fait partie des projets.
L'énergie c'est pareil. solutions innovantes existent, des solutions à déployées existent et on on ne voit pas les projets émerger dans ce domaine là. on voit des solutions, on va dire historiques, standard se déployer.
La place de l'innovation, elle est en tout cas si elle existe, elle est caché. Euh et et c'est malheureux parce qu'en fait on va probablement reconstruire notre territoire mais on aura un territoire qui va ressembler aux autres au à un territoire ultramarin d'aujourd'hui dans 20 ans alors que ça devrait être un territoire d'ultramarin de on va dire qui qui est censé se projeter pour les pour les 50 voilà les 50 prochaines années. Nos territoires sont des territoires qui sont qui ont qui ont des balances commerciales qui sont déficitaires. on vit d'argent public ou de dotation d'état, on n'exporte rien.
Et euh c'est aujourd'hui dans dans pour Mayotte en tout cas au moment où on construit le territoire, où on se dote d'infrastructure, on doit se doter des atouts qui vont nous permettre d'être un petit peu plus compétitifs. pas pour les autres territoires, mais si remarquez bien, nous la plupart de nos entreprises ce sont des entreprises qui peuvent être compétitifes sur nos marchés mais dès qu'on les met à l'export, elles ne elles arrivent plus à à enf elles sont pas compétitibles dans notre environnement régional. Nous, notre environnement régional c'est l'Afrique de l'Est, c'est Madagascar, c'est les Comor.
Quand vous allez sur des marchés internationaux dans ces environnements là, vous êtes en face de entreprises sénégalaises, tunisiennes, asiatiques, turc. Euh les coûts de main d'œuvre sont moins élevés. Alors, fut un temps où on avait un avantage technologique, on avait des atouts, on voilà, on amenait des solutions occidentales où aujourd'hui vous avez en face de vous des gens qui viennent d'Asie qui sont plus compétitifs en terme de coût, plus technologique, euh très bien formé euh et c'est dans ces marchés là qu'on doit évoluer.
Donc si on est condamné finalement à n'être compétitif que chez nous dans un environnement normatif qu'on connaît et qu'on est finalement protégé par nos normes, voilà, c'est c'est presque c'est presque un vœup pieux de se dire on crée des start-ups qui vont aller exploser à l'export sur des marchés ou voilà, on parlait d'IA, c'était un peu le sujet au début. Il y a aujourd'hui, on en fait peu dans nos territoires, on en fait, il y a de l'initiative, il y a de la volonté mais déjà au niveau européen, on est en retard par rapport à l'Asie et par rapport aux États-Unis, c'est encore pire chez nous. Ilia aujourd'hui si vous allez dans je prends les les les pays avoisinants, ils n'ont aucune aucun frein, aucune problématique à intégrer euh des programmes, des technologies qui viennent d'ailleurs.
Euh ils ont des centres de compétences, ils se forment, ils partent se former à l'extérieur et c'est les personnes avec qui on va on on va entrer en compétition. C'est les marchés dans lesquels on va devoir en fait insérer nos solutions. Donc euh il faut il faut il faut de la lucidité, il faut du pragmatisme, il faut être pertinent dans ce qu'on fait et euh et nos territoires c'est enfin sont sont les avant-postes de la France dans dans dans ces environnements régionaux.
Il faut qu'on montre qu'on est capable nous d'ab d'apporter des solutions, qu'on est euh qu'on a des atouts, que que ce qu'on fait fonctionne. Et c'est d'abord en montrant que ça marche chez nous, qu'on peut convaincre les autres que ça peut marcher chez eux. [grognement] Donc euh si on est bon dans la gestion de l'énergie chez nous, on aura des choses à présenter, à apporter aux autres.
Si on est bon dans la gestion de de l'eau chez nous, on pourra aller expliquer et et des à nos voisins qu'effectivement nos solutions sont bonne. Si on est bon dans la formation, si on est bon dans dans dans voilà euh c'est c'est c'est il faut avoir cette passion là, il faut avoir cette intention là, il faut il faut il faut la rendre effective sur nos terrains, sinon on va passer notre temps en fait à euh à se demander pourquoi euh le dispositif A de la BPI ne fonctionne pas et le dispositif B de ceci ne fonctionne pas. Euh, j'ai bien aimé l'idée tout à l'heure de fond d'investissement euh pas notre mer.
Ça aussi c'est pour revenir un peu au financement. Alors, ça vient régler effectivement ces ces problématiques de de de monter en on va dire en puissance euh pour pour les les start-ups, l'accès au financement qu'on a pas sur notre territoire. Euh pour Mayotte, on a encore un problème qui vient bien avant ça, hein, c'est-à-dire que on parlait de Love Money tout à l'heure, c'est-à-dire effectivement les fonds qu'il faut lever au tout début.
Euh c'est encore très difficile. La plupart de nos porteurs de projet sont des porteurs de projet où l'environnement familial ou l'environnement proche en fait n'a pas les moyens de d'amener ses premiers fonds qui permettent d'aider. Et ça c'est quelque chose qui peut se traiter je pense au niveau local en structurant un peu mieux, en coordonnant un peu les actions ou les aides locales.
Euh les les outils comme la technopole, l'agence de développement et l'innovation de Mayotte, le conseil départemental, l'État. Voilà, s'il savait se coordonner euh sur ces ces premiers besoins qui sont des besoins qui sont inférieurs à 100000 € sont sont très importants nous pour permettre de sortir ou en tout cas faire émerger des porteurs de projet. Euh voilà, je [soupir][souffle coupé] pour ce qui est des opportunités d'innovation, moi je le disais aujourd'hui Mayotte avant tout je je pense qu'elle est dans dans les projets qu'on a sur le territoire qui sont nombreux.
On parle de plusieurs milliards d'euros qui vont être investis sur le territoire. C'est déjà un marché, c'est déjà de un espace dans lequel on peut évoluer. Euh ça serait dommage en fait qu'on ne sache pas faire de la place de l'innovation dans ces investissements là.
Euh [grognement] et euh et voilà, je je vais pas en dire plus parce que je pourrais en parler encore des heures, mais mais euh mais mais vraiment voilà, c'est c'est c'est c'est un peu le message que je voulais faire passer. Euh peut-être aussi euh euh un euh je là, j'ai beaucoup parlé des des des porteurs de projet qui vont adresser des problématiques du territoire, mais on a des purs players internationaux. On on on euh madame euh Vacatal Vacel, excuse-moi si j'ai écorché ton prénom.
Euh, on a des porteurs de projet comme ça qui ont des idées en fait dont le marché n'est pas n'est pas notre territoire. Le marché, il est international, les idées, elles sont à l'export. Bah, il faut que nous on sache en fait aussi porter ces portes des projets là, parfois les sortir de nos territoires parce qu'en fait ils vont s'enfermer chez nous, ils vont perdre du temps chez nous, il faut les mettre aux bons endroits, faut les amener à station F, faut les amener dans les écosystèmes où ils vont réussir.
Il faut les connecter au marché où il y a du potentiel. Il faut les valoriser. Il faut les valoriser.
Il faut leur donner toute la voilà tout tout le support qui est nécessaire pour que ils apportent parce que ce sont ce sont des porteurs de projet qui vont venir avec un background culturel, avec un une identité qui va toucher leur marché. Euh aujourd'hui quand vous prenez un entrepreneur Maorique, vous le mettez en Tanzanie, il est chez lui et considéré comme un frère, il va être accueilli différemment. Euh quand madame va parler de son produit et qu'elle va le présenter, elle va le présenter en tant que cultra marine originaire de l'océan Indien.
Elle va toucher un public, elle va parler à des gens et c'est euh c'est euh c'est c'est c'est la bonne personne pour présenter son produit. C'est voilà, c'est c'est et il faut pas nous laisser mourir dans nos territoires avec nos idées. [raclement de gorge] Euh et et en ça en fait les événements qui nous rapprochent, qui nous réunissent régulièrement chamés sont sont très très beaux.
On se découvre les uns les autres, on se rencontre des des des voilà des des choses qu'on peut partager. Euh on se rassure. Tout à l'heure, on parlait de syndrome de l'imposteur.
On n'est pas des imposteurs, on est des on est on est les bons porteurs de nos bons projet. Euh il faut qu'on ait confiance en nous et qu'on nit pas peur en fait qu'on ait pas peur d'y aller. Voilà.
Et je m'arrêterai là. Merci. Merci beaucoup.
C'est vrai que votre toutes vos interventions étes et très éclairante. Je vais laisser la parole à notre collègue Tani Mohamed Swali. Merci madame la présidente.
Je serai d'autant plus court que entre le moment où j'ai demandé la parole et maintenant nos invités ont répondu quasiment à toutes [rires] les interrogations qui qui restaient. Moi, je voulais juste les remercier pour leur précieux précieux euh témoignage. Je vous ai trouvé au début un peu modeste parce que vous êtes dans vos secteurs des champions.
Euh le le data center que Faisal a mis en place à Mayotte, c'est un bijou que tous les ministres que tous les toutes les personnalités qui viennent à Mayotte viennent visiter parce que c'est un modèle un modèle de réussite et on attendait de vous effectivement des témoignages non pas non pas seulement par rapport à vos fonctions de président de de structure de tech mais aussi par rapport à à vos à vos réussites personnelles et les questions c'était comment tirer partie de nos spécificités euh ultramarines pour développer une économie de l'intelligence à l'échelle mondiale puisque nous sommes entourés quand même de de de voisins euh avec lesquels coopérer euh euh est intéressant. euh comment lever les les freins euh et vos témoignages en cela étaient précieux et aussi comment favoriser euh non seulement la montée en puissance des compétences euh des talents locaux mais aussi euh euh pour éviter la fuite des cerveaux. Donc vous y avez répondu et c'est pour ça que je transforme mes questions en observation.
Merci. Merci monsieur le ministre. Euh vous voulez rajouter on euh Ah euh je euh qui contraire comme ça vient d'être dit, je crois qu'on avait au départ effectivement pas mal de questions mais euh les interventions et je les remercie parce qu'il y a eu du concret, il y a eu des éléments qui qu'on partage he moi je suis sénateur de Nouvel Cailleonie donc ces problématiques je les je ça appréhende bien mais en tout cas je crois que c'est la la solidarité déjà des autorins qui est important.
Il y a il y a il y a un mot que vous avez dit tout à l'heure et je crois qu'on le partage tous ici. Euh c'est le problème de la méconnaissance de nos territoire l'Ultrain en France dans l'hexagone. Et ça c'est compliqué.
Vous avez parlé tout à l'heure des de la manière dont dont réagissent certaines administrations ou autres. On a produit un rapport sur le futur financement de l'Europe. On est allé à Bruxelles plusieurs fois.
Quand on parle du Pacifique, je dire je demande ce qui va pour aller passer des vacances et tout. Oui, mais peut-être mais il y a pas que ça. On a aussi en terme géopolitique, je pense que ça intéresse pas à vous.
Je vais dire, on a la chance depuis le Brexit d'avoir trois territoires français européens dans le Pacifique. Je pense que que ce soit dans l'hexagone ou l'Europe, à un moment donné, il va falloir, je sais pas moi, développer la culture hein, la connaissance de ces autor parce que effectivement, vous l'avez dit, on a des spécificités et on a des choses à montrer parce que dans nos territoires c'est je vais utiliser un terme peut-être qui est pas sénatorial, mais c'est la démerde quoi. un moment donné, il faut pas prend pas le téléphone tout de suite pour trouver un interlocuteur.
On doit se débrouiller tout seul. Et c'est ça notre force. C'est ça notre force.
On a un écosystème qui est qui est important. Et après juste c'est la difficulté qu'on a tous et qu'on a un petit marché hein dans nos territoires. Donc la question de faire revenir ou de garder sur le territoire des compétences, on peut se poser la question un mod.
On peut aussi exporter nos compétences compétences humaines. Tu c'est pas je connais beaucoup d'étudiants sont pas pressés de rentrer, ils vont revenir à un moment donné parce qu'on en a besoin. Mais aussi c'est important de savoir qu'ils ont qu' viennent d'un territoire ultramarin c'est de faire partager aux autres pays nos capacités et nos forces.
Donc voilà. En tout cas, merci. Je veux pas aller plus loin, mais merci pour vos interventions.
Ça ça a été très bien. Jean-Gérard Pommier après Chaclin Ustache Brigot à et Philippe Folio. Ben moi aussi je voulais remercier nos interlocuteurs parce que c'est pour moi c'est une des tables rondes les plus riches et les plus concrètes auxquelles j'ai participé euh sans langue de bois et et on sentait le côté vraiment vécu sur sur le terrain.
Ce que j'ai remarqué c'est que dans les outres mères la matéri là pour l'innovation mais les freins français aussi. Et je dirais on on a le sentiment que vous avancez avec du plomb au pied quoi. Et c'est ça la difficulté et c'est ça qui est le plus terrible parce que finalement c'est pas tellement une question de moyens, c'est pas une question d'argent, c'est une question de fluidifier des choses.
Et c'est là enfin je rejoins ce que tu disais, il faut que l'hexagone comprenne à tous ces niveaux comment dire la spécificité du côté ultramarin. Mais il faut aussi que les ultramarins, on connaisse les territoires et que les ultramarins, je dirais, fassent connaître leur culture, leur spécificité parce que sinon, on est finalement dans des cartes postales et dans des images d'épinales. Et ça, c'est un côté terrible.
Malgré tout ce que l'on dit, on finit par tourner généralement un petit peu en rond. Donc c'était très très intéressant parce que on voit qu'il y a beaucoup de dynamismes et qu'il y a beaucoup de possibilités et que même si les marchés sont étroits, il y a plein de domaines de niches que vous avez signalé les uns et les autres qui sont des vraies opportunités. Ce qu'il faudrait pas, c'est que on sent votre passion, mais on sent aussi des fois que le découragement peut un peu pointer.
Monsieur Lissan, monsieur Liss et je dirais si vous c'est un moment ceux qui sont à la pointe venez à lâcher là, il y a du souci à se faire pour l'innovation dans les autres mères. Donc merci de ce que vous faites et puis gardez le moral malgré tout. On sera là pour vous aider un peu si on le peut. [raclement de gorge] Quelques mots, je vais pas reprendre tout ce qui vient d'être dit.
D'abord et je voulais vous remercier tous les cinq. Moi, je suis pas du tout une sénatrice d'utre merche, je suis sénatrice de région parisienne, mais je je suis passionnée par la délégation parce que j'apprends beaucoup. Voilà.
Donc d'abord, je voulais vous remercier, vous féliciter parce que vous parlez de territoire avec passion mais pas uniquement avec passion, c'était avec perspective. C'est ça qui est intéressant. C'estàd que moi je je découvre toutes les richesses humaines intellectuelles, j'ai envie de dire qui existent dans ces territoires qui sont probablement pas suffisamment valorisés ou pas suffisamment connus mais ça me rassure de vous entendre.
Voilà parce que en terme d'avenir c'est important. Alors effectivement vous avez tous pointé les mêmes choses hein ce bon sens que nous perdons, hein, et que on a quand même dans notre pays eu le on a eu quand même voilà la le l'objectif de tout complexifier. Alors nous pour nous en métropole c'est complexifié il faut pas que vous ignorez ça aussi mais enfin pour vous ça doit être 1000 fois plus compliqué et ce bon sens que nous avion nous l'avons perdu et vous avez dit tout à l'heure qu'il y avait probblement une méconnaissance de celles et ceux que vous rencontriez pour vous aider mais je pense que on a aussi complexifié leur travail et complexifié la manière dont ils ont à appréhender les choses.
Donc les parapluis sortent à tout moment et du coup ça casse un petit peu les ambitions. En tout cas, moi je veux dire que cette table ronde comme la précédente sur l'artisanat m'a m' me donne quand même beaucoup d'espoir pour ces territoires. Mais avec un objectif, c'est aussi de développer sur place des perspectives d'avenir pour la jeunesse.
Moi, je suis très attachée à la à la jeunesse dans ces territoires pour éviter qu'elle parte de lui effectivement de lui donner de l'espoir. et et les cinq intervenants que nous avons eu ce matin nous permettent de garder espoir pour cette jeunesse dans nos territoires pour qu'elles puissent vivre et développer leur territoire avec effectivement probablement et et et la délégation dira le fait de pouvoir un peu décomplexifier les choses. Et quand vous dites monsieur tout à l'heure que au bout d'un ancements actés et prévus, c'est juste insupportable parce que voilà quand on n pas évidemment une grande compétence financière et et la je veux dire c'est juste insupportable.
Donc je pense que voilà au niveau de cette légation, il y a un message à faire passer, c'est de se dire essayons de décomplexifier les choses et essayons d'être d'avoir du bon sens que nous avons en tout cas collectivement perdu. En tout cas merci à vous cinq. Merci infiniment.
Merci. Oui, merci euh madame la présidente. Je pouris de m'excuser, je suis arrivé avec un peu de retard parce que j'étais pas allé au bon endroit.
Euh mais euh tout d'abord, merci pour vos témoignages parce que je crois que c'est un élément particulièrement important et moi quand je vous entendais finalement me reviennent à l'esprit quelques échanges que j'ai eu avec un un collègue élu qui est maire de Neil qui s'appelle Jean-Christophe Fromandin et qui a développé toute une argumentation sur les enjeux relatives à l'aménagement du territoire en disant notre pays finalement est victime de deux éléments. C'est un le jacobinisme que nous avons sur un plan politique avec un cadre de centralisation très fort depuis depuis maintenant plus de deux siècles et et le fordisme je dire qui avec les éléments de production de masse a voulu qu'on aille vers un phénomène de concentration et ce phénomène de concentration on le voit au travers de la métropolisation dans notre pays et et somout quand je vous entends, moi j'entends aussi en écho euh des jeunes entrepreneurs de mon département du Tarne qui doivent faire face aux mêmes difficultés, mais vous c'est des difficultés qui sont multipliées parce que il y a l'éloignement et les spécificités relatives au au aux outres mères et et que par rapport par rapport à tout cela, je crois que tout ceci doit nous amener à réfléchir sur un un nouveau mode de développement qui sera beaucoup plus déconcentré, si vous me permettez l'expression, décentralisé euh avec une une confiance plus accru aux acteurs du du territoire. Mais tout ceci doit passer par un certain nombre de réformes et notamment des réformes liées au fait que euh aujourd'hui nous avons une mécanique notamment de concentration des capitaux et des capitaux d'innovation uniquement dans la métropole et qu'aujourd'hui j'ai entendu les propos que vous avez euh mis en avant les uns et et et les autres euh vous avez des difficultés à accéder à un certain nombre de financements que d'autres euh euh chef d'entreprise innovateur donc dans les grandes métropoles.
Non pas en fait se poser la question qu'un jour l'épargne locale puisse être utilisé localement plutôt que être dans une grande lessiveuse entre guillemets qui qui permet de pouvoir les concentrer là où il y a déjà de la richesse, ça pose des difficultés. Ensuite, mon intime conviction et j'avais écrit euh euh à plusieurs reprises par rapport à cela, c'est que je pense qu'une des potentialités de développement des outresemers sera dans le développement euh et les innovations dans l'économie bleue parce que 97,5 % de notre zone économique exclusive est liée aux outre mers. Dans outreemer, il y a mer et qu'il ne faut jamais oublier cette cette dimension là.
Et donc moi, j'ai j'ai l'intime l'intime conviction que euh il y a une opportunité, une voie, un chemin par rapport à cela. Si vous me permettez l'expression euh vous vous êtes l'avant-garde de de de ce qu'il faudra faire parce que et je terminerai mon propos par là, c'est que pendant trop longtemps, les enjeux relatives à l'outreem ont été traités sous l'angle, j'allais dire social assistana, si je puis m'exprimer ainsi. vous vous essayez d'apporter une dimension qui est une dimension économique d'ouverture, de développement et et je il ne pourra pas y avoir d'autres possibilités pour nos outre mères que cette voix que vous nous offrez et et pour tout cela, je crois qu'on ne peut vous dire que que que deux mots.
C'est bravo et merci Annique Girard avant de conclure. Très bien, merci beaucoup donc à mon tour aussi de vous remercier. Je connaissais certains d'entre vous pour vous avoir déjà croisé.
Je crois que vos témoignages seront très importants pour nous et pour le rapport que nous allons produire. Plusieurs choses. Alors, on se connaît bien ici tous et on a partagé beaucoup de combats.
Moi, je suis persuadé que les défis que la France a relevé, elle les relèvera grâce à l'innovation. hein, on a parlé des règlements climatiques, on a parlé maire, euh l'agriculture de demain et cetera et cetera. On voit bien que la place de l'innovation est centrale.
Et malheureusement euh on a euh on vit dans un pays où euh contrairement à d'autres euh systématiquement euh l'échec n'est pas valorisé contrairement par exemple aux États-Unis. C'estàd qu'est-ce qu'un échec ? C'est une erreur à un moment donné ou un choix qui est arrivé au mauvais moment et que derrière justement on sait pas rebondir.
Vous parlez de la vallée de la mort avec les difficultés qui peut arriver très vite on va mettre dont la la la vision française, la culture française notamment des services publics. Vous êtes en échec, il faut l'assumer, c'est la fin d'une aventure. Ça peut être le nouveau début de la seconde phase ou la troisème phase d'une aventure et on a bien une problématique de culture de vos accompagnateurs. un problème de culture sur l'échec en France, on a un problème de et en Outre Mer, on a un problème bien entendu également de euh sens de la mission de service public quand vous effectivement vous parlez de BPI ou de d'autres organismes ou de Proparco avec l'AFD dont j'ai absolument pas entendu parler qui est à l'international qui devrait aussi être dans les territoires d'outre mer, il faudra qu'on regarde le tout.
On voit bien qu'on n'est pas au rendez-vous du résultat des missions confiées par l'État à ces agences. Donc ils ont beau, on les a auditionné hein. Je crois qu'il y a un moment donné, il y a une audition qui pourrait être intéressante, c'est de confronter quand même ses pouvoirs public ou du moins ces agences à qui on a demandé d'avoir des actions de service public avec les acteurs parce qu'à chaque fois nous on prend mais enfin moi pour connaître bien le terrain, je vois bien que la plupart de ce qui nous est dit et là ce serait une confrontation en direct et je crois vraiment qu'il faut qu'on le fasse.
Il faut quand même qu'on retienne de ce que vous avez dit plusieurs choses. d'abord un lobby de tous ceux qui veulent pas changer dans nos territoires d'outre mer comme d'ailleurs dans beaucoup de territoires. Pourquoi ?
Parce que ils ont les marchés en main. Pourquoi ? Parce que vous dérangez.
Et alors que l'innovation, le monde de demain, c'est vous. Et donc, on a besoin d'avoir cette réflexion là et cette manière de travailler à côté pour pouvoir changer l'économie des territoires ultramarins. Et on l'a dit sur plusieurs sujets, c'est important.
J'ai retenu aussi la question de dépolitiser les aides, qu'elles soient public état ou public territorial de manière à ce qu'il y ait pas une pression, un poids euh des obligations supplémentaires. Euh d'autant que la plupart du temps, les crédits euh sont souvent européens en ont en ont en la matière. Donc je crois qu'il faut aussi qu'on ose dans nos rapports euh dire ce genre de choses.
Vous nous l'avez dit avec beaucoup de sincérité. Euh il faut qu'on soit honnête nous aussi dans ce qu'on va euh retranscrire et et c'est la première fois qu'on le dit euh si naturellement et c'est très bien sur l'investissement euh et sur la notion de valet de la mort. Je crois qu'il faut qu'on insiste là-dessus.
C'est vraiment là qu'il faut qu'on soit au rendez-vous et qu'on demande une réorientation des des financements état. Et à la question de la défiscalisation, vous avez parlé effectivement de la loi Gérardin de l'application des dispositifs. Qu'est-ce qui pour vous serait pertinent ?
C'est peut-être la dernière question, peut-être par écrit parce qu'on aura pas le temps de nous répondre, c'est-à-dire elle n'est pas appropriée au à vos projets d'innovation. Quel serait en matière de défiscalisation ? C'està-dire comment on mobilise une défiscalisation en faveur de vos projets ? des fiscalisations qui reposent sur non pas que les outresemes selon les territoires mais aussi effectivement les l'hexagone et ça il faut que vous puissiez nous dire nous penser le dispositif qu'on pourrait proposer à Ber dans un dans une période où la défiscalisation est en train d'être repensée hein, on est d'accord et donc je crois que là c'est important et puis on voit une différence entre ceux qui sont des PTOM hein et ceux qui sont des régions ultrapériphériques.
Et ça aussi, répondez-nous très honnêtement, à un moment donné, l'Europe est un frein, une contrainte ou un avantage. Je parle pas de marché, je parle de la catégorie dans laquelle nos collectivités sont mises. Ce qui veut dire que toutes les normes européennes s'appliquent euh où toute la complexité administrative existe.
Et je pense notamment à Mayotte. Euh et et je crois que là aussi, je vais être un petit peu longue, mais je crois que on peut pas ne pas leur demander tout ça euh parce que c'est c'est essentiel. pour l'avenir.
Dans notre rapport, ça a des contraintes et des avantages. Moi, je vois pas beaucoup les avantages en matière innovation. Euh le marché, il sera toujours ouvert.
On sera toujours des Européens. C'est la relation de notre territoire à l'Europe. Et c'est une vraie question parce qu'on voit bien que les difficultés sont pas les mêmes.
Quand on témoigne en Polynésie, l'écosystème n'est pas le même parce qu'il est double. C'est le dispositif ou les dispositifs de défiscalisation nationale, mais c'est aussi les dispositifs de défiscalisation locale euh parce qu'il y a la maîtrise de la fiscalité dans certains territoires. Et donc tout ça est extrêmement euh important dans la dans la vision que que l'on peut euh que l'on peut avoir.
Euh je continue rapidement parce que je voudrais effectivement comme certains de mes collègues pouvoir identifier la part de ce qui est difficulté de territoire isolier ou ou de territoire national de la France en règle générale et de tous ceux qui neuvent en France. Et puis la part de ce qui est la deuxième couche de complexité qui est celle à votre isolement ultramarin chacun dans vos dans vos bassins. Il faut qu'on puisse identifier effectivement identifier effectivement tout ça.
La problème le problème du temps est essentiel. Donc euh le monde qui change vite, très très vite et on a une suradministration dans les territoires ultramarin euh avec toutes les couches qu'il faut qui ralentit encore plus le le système. On a aussi un problème semble-t-il de fierté mais mais plus national et et ultra marin effectivement fier de ce que l'on est, fier de ce que l'on porte, fier de ce que l'on peut montrer.
Et ça c'est vraiment un sujet qu'il nous faut davantage travailler. c'estàd comment on parle davantage de tous nos investisseurs, de tous nos startupers, de tous nos jeunes poussent avancer, qui veulent quelque part écrivent le monde de demain dont on a obligatoirement besoin. Et oui, sur Mayotte, j'ai envie de le dire, et et et et et Tani est là et et il est euh euh bien euh bien en pointe sur tous ces sujets.
La France aujourd'hui sait reconstruire à l'identique. pas reconstruire mieux si les élus des territoires, les acteurs économiques des territoires ne le disent pas autrement. Pourquoi ?
Parce qu'une assurance paye pour rénover à l'identique. Parce que notre système est fait pour une rénovation à l'identique et qu'on va se dire les choses. Regardons Saint-Martin, on n' pas quand même été complètement à à la hauteur de ce qu'on avait dit, c'est-à-dire le territoire qui sera le territoire de demain face à à nos grands défis.
Je je je osez nous le dire et et surtout osez le porter fortement. Le monde de demain, c'est le vôtre. Vous l'avez porté, nous devons le porter.
C'est extrêmement euh important là-dessus. Euh vous êtes des pépites, il faut qu'on vous porte. Tout ça et a été largement dit.
L'agilité, apporter de l'intelligence. Alors, j'ai noté une phrase parce que vous n'étiez pas tous, vous n'entendiez pas tous. Apporter de l'intelligence dans l'action de l'État.
C'est une vraie claque que vous venez de nous donner et c'est une vraie claque qu'on va devoir retransmettre. en vrai hein et je peux en prendre une partie d'ailleurs. Euh c'est pas normal franchement créer des tasses forces pour faire pour faire le lien entre l'État et le monde économique.
Mais mais on va où à un moment donné ? Donc la remise en question elle doit être là. Je comprends que vous vouliez qu'on mette des outils pour faire le lien.
Moi aussi c'est la NT, c'est l'intelligence supplémentaire qu'on voulait dans les territoires et cetera. Mais mais le problème il est pas là. problème, il est à la base de la conception euh que nous avons de l'accompagnement du monde économique euh où effectivement l'État comme les pouvoirs publics dans leur ensemble euh n'est pas au rendez-vous de la souplesse que vous avez besoin, de l'agilité, de l'accompagnement, du non jugement, euh de la confiance et de la fierté.
Voilà. Euh et puis je partage tout ce qui a été dit. Euh et et je crois effectivement que la touche outreemè à l'international est une vraie valeur.
Merci. Alors, nous allons conclure cette audition euh qui restera je pense dans les annales de la délégation parce que c'est un peu la conclusion de tous les travaux de la délégation qui remontent à l'époque de mon prédécesseur Michel Magra. On revient sur les sujets de manque de culture des outresemes.
Ça c'est un combat permanent, régulier à tous les niveaux. Euh on intervient sur la nécessité de la différenciation territoriale, de s'adapter d'adaptation normative aux réalités des territoires. Nous avons aussi travaillé sur la coopération régionale.
Donc j'ai été ravi d'entendre monsieur Louis Saintin sur tout ce qui a été mis en place lorsque vous avez organisé la French en en Guadeloupe et et ça va vraiment dans le sens des travaux. Et la délégation a pour but, elle donne des recommandations, mais elle a pour but aussi de faire changer le paradigme, de faire changer les idées préconçues. et je reste intimement convaincu et je le dis et je suis ravie qu'aujourd'hui et que les collègues aussi non ultramarin ont pris conscience que les territoires ultramarins ne sont pas que des problèmes mais aussi sont force de solution que ce sont des territoires d'innovation qui peuvent apporter des solutions aussi pour la France en elle-même mais pas que pour la France et peuvent nous faire rayonner dans nos environnements géographiques proches mais dans le monde d'être des vitrines françaises pour pour le monde.
Et pour cela, je vous remercie de toutes vos interventions. Vous pouvez compter sur nous et vous avez pu comprendre la la pugnacité et n'hésitez pas à nous envoyer aussi des compléments écrits, remontez tout ce que vous avez à remonter, ne vous inquiétez pas, nous en serons les les plus fervants transmetteurs. Voilà, merci à vous.
Et puis on va alors ceux qui sont en ligne, ne quittez [grognement] pas s'il vous plaît. Euh nous allons essayer de de faire une photo souvenir en vous gardant avec nous. Grelia.
Alors, j'ai aussi quelque chose à vous annoncer. hier, parce que quand même, il faut le dire, nous avons notre collègue Patrick Chaz qui a fait adopter à l'unanimité contre la vie du gouvernement une euh une proposition de loi qui permettrait de garantir l'équilibre économique de l'exploitation des réseaux d'initiative publique. Je parle de tout ce qui est IA et et fibre par un mécanisme de péréquation donc qui touchera aussi dans les territoires marès sera aussi serait aussi bénéficiaire mais vous avez compris que notre travail et le travail de notre collègue sera aussi de convaincre le gouvernement du bien fondé de sa proposition de loi et après de convaincre nos collègues parlementaires à l'Assemblée nationale dans le contexte que nous connaissons du bien fonder aussi de pouvoir défendre cette proposition de loi et ce serait aussi un plus parce qu'on sait aussi le coût des communications téléphonique et des communications des réseaux des réseaux dans nos territoires ultramarins qui sont décuplés.
Donc c'est aussi une c'est aussi une bonne nouvelle. Voilà. Donc nous allons faire la photo avant de passer à notre deuxè audition de la journée. эх Merci chers collègues.
Micheline Jacques