Fin de vie : "Une loi attendue par les Français et les médecins" dit Gilles Gauthier, délégué départemental de l'ADMD
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Questions et réponses
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Est-ce que c'est un soulagement qu'il y ait enfin un texte ?
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Sur le fond, il faudra répondre à des critères très stricts pour demander l'aide à mourir. Finalement, le champ des possibles se referme petit à petit, non ?
- 3:01RelanceRéponse directe
Parce que j'insiste sur le point de lucidité, c'est-à-dire être parfaitement conscient de sa demande, de vouloir finalement avoir recours à l'aide à mourir. Ça exclut quand même énormément de patients, notamment les patients atteints de maladies d'Alzheimer ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Et quand les professionnels de santé accordent cette aide à mourir, le patient se donne lui-même la mort. Est-ce que c'est comme ça que vous aviez vu les choses, que vous souhaitez que les choses se passent ?
- 5:19OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a annoncé qu'il voulait saisir le Conseil constitutionnel. Après le vote, on sait qu'il est plutôt réservé sur ce texte. Ça veut dire que ce n'est peut-être pas encore fini ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« c'est une loi qui était attendue par tous les Français et aussi les médecins. »
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« 92% des Français avaient dit ceci dans un sondage de l'IFO de mai 2024 et 74% des médecins. »
- 1:21InvitéFait
« Nous attendons cette loi depuis 1978. »
- 1:45InvitéChiffre
« Il y a eu 521 amendements qui ont été adoptés. »
- 2:40InvitéFait
« ce dispositif légal et réglementaire va être inscrit dans le Code de la santé publique. »
- 3:22InvitéFait
« le texte prévoit qu'il convient au moment ultime que le patient soit en capacité de réitérer son consentement. »
- 3:33InvitéFait
« Le malade doit prioritairement passer par un suicide assisté, c'est-à-dire être en capacité lui-même d'incurgiter la substance tétale. »
- 3:57InvitéFait
« Vous avez évoqué Alzheimer, le Parkinson, la Maïdi Charcot, la Corée de Huntington. »
- 4:33InvitéFait
« Nous sommes plutôt favorables à une euthanasie, à un accompagnement. »
- 5:36InvitéFait
« Le texte va être définitivement voté aujourd'hui. »
- 6:09InvitéChiffre
« 74% des médecins sont favorables à l'euthanasie, le suicide assisté. »
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7h44, plus de deux ans après l'Assemblée nationale s'apprête donc à voter ce mercredi en lecture définitive la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. Satisfaction ou déception de l'association pour le droit à mourir dans la dignité ? Gilles Gauthier, le président de l'association dans les Bouches-du-Rhône, vous répond ce matin Camille Payan. Bonjour Gilles Gauthier. Bonjour. On arrive donc au bout de deux ans de processus législatif, des centaines d'heures de discussion. La France va rejoindre les 11 pays au sein desquels des personnes gravement malades peuvent accéder sur prescription médicale selon des critères différents.
C'est vrai, d'une législation à l'autre, un produit létal. Est-ce que c'est un soulagement qu'il y ait enfin un texte ?
Écoutez, je crois que vous avez effectivement redit quelle est notre satisfaction. Dans quelques heures, la proposition de loi sur la fin de vie, elle va être définitivement votée par l'Assemblée nationale. Alors c'est une satisfaction parce que, je voudrais le redire, c'est une loi qui était attendue par tous les Français et aussi les médecins. Parce qu'on entend les uns et les autres intervenir sur ce sujet. Tous les sondages ont toujours convergé pour indiquer que les Français sont majoritairement favorables à l'aide qui va mourir. 92% des Français avaient dit ceci dans un sondage de l'IFO de mai 2024 et 74% des médecins.
Et ce que je voudrais redire, c'est que ça obéit à un processus qui a été long. Vous l'avez vécu, nous l'avons vécu. Nous attendons cette loi depuis 1978. Et on est confronté à une situation où il y a eu des débats devant l'Assemblée nationale et le Sénat, devant le Parlement, qui ont duré pendant près de deux ans du fait de la dissolution. Et il y a eu des centaines de débats à d'heure. Il y a eu une convention citoyenne qui est intervenue sur le sujet. Donc, il était temps, effectivement, que cette loi soit adoptée. Je voudrais redire qu'il y a eu 521 amendements qui ont été adoptés. Donc, plus de la moitié ont été déposés par des opposants au texte.
Donc, je crois qu'il était temps, effectivement, que ce texte soit voté définitivement. Et c'est une grande satisfaction pour notre association.
Alors, le texte existe. Malgré tout, sur le fond, il faudra répondre à des critères très stricts pour demander l'aide à mourir. Être majeur, être atteint d'une maladie grave, incurable, en souffrir, être à phase avancée ou terminale de cette maladie, disons une espérance de vie de quelques mois, et enfin être lucide. Finalement, le champ des possibles se referme petit à petit, non ?
Non, je crois que, si vous voulez, ça fait partie des débats que nous avons. C'est une loi sociétale, elle est très importante. Et donc, effectivement, elle est particulièrement cadrée. Vous l'avez indiqué, dans 11 pays, notamment dans des pays comparables, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, le Luxembourg, le Canada, ce dispositif a été adopté. Donc, nous avons une grande satisfaction parce que, pour la première fois, ce dispositif légal et réglementaire va être inscrit dans le Code de la santé publique. Vous le dites, c'est une loi très encadrée.
Et effectivement, il y a des conditions qui sont particulièrement restrictives en France, mais sur lesquelles nous allons pouvoir commencer à travailler. C'était le cas lorsque c'est mis en place, il y a plus de 40 ans, le combat en matière d'interruption volontaire de grossesse. Et nous allons effectivement travailler sur un certain nombre de sujets.
Parce que j'insiste sur le point de lucidité, c'est-à-dire être parfaitement conscient de sa demande, de vouloir finalement avoir recours à l'aide à mourir. Ça exclut quand même énormément de patients, notamment les patients atteints de maladies d'Alzheimer ?
Alors absolument, vous avez raison, puisque le texte prévoit qu'il convient au moment ultime que le patient soit en capacité de réitérer son consentement. Et également, c'est une différence fondamentale sur la fin de vie, puisqu'il y a un sujet d'euthanasie et de suicide assisté. Le malade doit prioritairement passer par un suicide assisté, c'est-à-dire être en capacité lui-même d'incurgiter la substance tétale. Et ce n'est que dans des cas tout à fait limités, si le malade est dans l'impossibilité de le faire, que l'euthanasie, c'est-à-dire l'assistance par un médecin ou par un infirmier, pourra intervenir.
Cette réitération, effectivement, elle peut exclure, et vous avez raison d'insister là-dessus, un certain nombre de maladies neurodégénératives. Vous avez évoqué Alzheimer, le Parkinson, la Maïdi Charcot, la Corée de Huntington. Et c'est un combat que nous allons continuer à porter, parce qu'effectivement, nous souhaitons que le malade, lorsqu'il est en état de faire valoir ses directives anticipées, soit en capacité d'indiquer quelle fin de vie il souhaite. Nous soutenons absolument qu'il faut une liberté absolue de conscience, et que le corps appartient au malade, c'est à lui de décider.
Et quand les professionnels de santé accordent cette aide à mourir, le patient se donne lui-même la mort. Est-ce que c'est comme ça que vous aviez vu les choses, que vous souhaitez que les choses se passent ?
Nous sommes plutôt favorables à une euthanasie, à un accompagnement. Mais bien évidemment, encore une fois, c'est quand même une avancée extraordinaire de permettre au patient d'absorber lui-même la substance létale. C'est-à-dire que nous rentrons dans un vrai dispositif de fin de vie, parce que nous connaissons des situations, je voudrais le redire, et tous les auditeurs qui nous écoutent le savent bien. Ils l'ont vécu familialement, dans leur proximité, chez leurs proches. Nous sommes dans des situations abominables, avec des malades qui souffrent de douleurs réfractaires. C'est-à-dire qu'ils résistent absolument à tous les traitements, y compris à des injections massives de morphine.
Il faut absolument que ces malades, lorsqu'ils le souhaitent, soient en capacité de décider eux-mêmes de leur fin de vie pour arrêter cette situation, et qu'il n'y ait pas d'acharnement thérapeutique, et qu'on ne laisse pas mourir des patients dans des situations indignes et abominables, avec des souffrances réfractaires, comme je l'indiquais.
Alors, ce texte doit être voté aujourd'hui. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a annoncé qu'il voulait saisir le Conseil constitutionnel. Après le vote, on sait qu'il est plutôt réservé sur ce texte. Ça veut dire que ce n'est peut-être pas encore fini ?
Alors, je crois que la parole reste à l'Assemblée nationale. Le texte va être définitivement voté aujourd'hui. Bien évidemment, la saisine du Conseil constitutionnel, elle a été évoquée par le Premier ministre, elle avait déjà été évoquée par le président du Sénat, Gérard Larcher. Elle n'a pas vocation à remettre en cause le texte. Elle a pour vocation, si vous voulez, d'apporter un certain nombre de précisions, et qui sont normales d'ailleurs dans un débat de société, sur le délai de rétractation du malade, sur le consentement libre tel que vous l'évoquez, parce qu'il y a des personnes qui sont dans une situation de tutelle, ou des majeurs, si vous voulez, qui sont représentées.
Et puis, évidemment, sur un sujet qui est très important pour nous, et sur lequel nous partageons un certain nombre de préoccupations, qui est la clause de conscience des médecins. Si j'ai indiqué que 74% des médecins sont favorables à l'euthanasie, le suicide assisté, nous avons un certain nombre de médecins qui pourront faire valoir la clause de conscience, et nous nous trouvons dans une situation où des précisions doivent être apportées pour un certain nombre d'établissements publics, des dépats notamment, des dépats confessionnels, pour lesquels le projet d'établissement ne prévoit pas l'accompagnement vers le suicide assisté ou l'euthanasie des patients en fin de vie.
Et donc, le combat continue, évidemment, pour vous. Merci, Gilles Gauthier, président de l'Association pour le droit à mourir, dans la dignité, dans les bouches du Rhône. Bonne journée à vous. Et notre invité, que vous pourrez retrouver sur ici.fr. L'étape du jour avec Christian Prudhomme. Dans un instant, ce sera après Charlotte Cardin. Et tant pis pour elle. Avec Charlotte Cardin et tant pis pour elle.
Ici Provence.
Pour bien commencer la journée.
Ici Matin.
Comme chaque jour, l'étape du Tour de France. Tout ce qu'il faut savoir sur cette onzième étape avec Christian Prudhomme et Emmanuel Collardet.
Bonjour Christian Prudhomme. Bonjour. Aujourd'hui, on quitte les volcans d'Auvergne pour rejoindre les plaines de la Nièvre. Un peu de répit, donc, pour les coureurs. Est-ce qu'on peut récupérer sur une étape pour autant comme celle d'aujourd'hui ?
Récupérer. Quand on est dans le peloton, oui. Quand on reste à l'abri du peloton pour un favori du Tour de France, oui, sans aucun doute. Ce sera une chance pour les sprinters à nouveau. Avec une étape qui va tout droit vers le nord de Vichy à Nevers. Vichy qui n'a plus vu le Tour de France en départ ou arrivé d'étape depuis Faustocopie. La dernière fois, c'était 1952 jusqu'à Nevers. Alors là, c'était il y a longtemps aussi, mais moins longtemps quand même. C'était pour le centenaire du Tour en 2003. Et c'était un certain Alessandro Petaki qui s'était imposé.
On peut s'attendre à un scénario du même type.
Oui, la logique d'un sprinter dominant, c'était Petaki à l'époque. Donc, il devrait se reproduire, en effet, à Nevers dans la Nièvre cet après-midi. Alors, quand même, avant ça, il y a la traversée de l'Allier puis de la Nièvre. Quelques possibilités, peut-être, pour tenter de fosser compagnie au peloton ? Il y a toujours des possibilités, mais les équipes de sprinters devraient cadenasser la course pour faire en sorte que l'un des leurs puisse y gagner, aujourd'hui et demain, puisqu'ensuite, ce sera le temps des vaches maigres pour les sprinters. Et justement, une étape comme celle-ci, qui semble effectivement promise aux sprinters, c'est important pour la rythmique du Tour ?
Oui, c'est important, c'est capital. Vous savez, autrefois, il y avait parfois jusqu'à 4 ou 5 étapes consécutives réservées aux sprinters. Aujourd'hui, elles sont disséminées. Je dis souvent que le dogme, c'est qu'il n'y a pas de dogme. Mais malgré tout, on est quand même sur cette règle de 2 sprints consécutifs au maximum. Après, tout est possible. Souvenez-vous, l'année dernière, de Mathieu Van Der Poel, parti avec un de ses équipiers pour une échappée de 150 ou 160 kilomètres, rattrapé au dernier moment. Donc, il y a toujours une possibilité, naturellement, qu'une échappée à Yougou.
Mais bon, il y a quand même beaucoup plus de chances, évidemment, pour qu'un sprint ait lieu cet après-midi à Nevers. Il y a toujours du suspense, évidemment, sur la route du Tour. Très belle journée à vous, Christian Pridhomme.
Avec la nouvelle étape de ce Tour de France, que vous allez pouvoir suivre à partir de 13h30, et l'arrivée à vivre en direct sur votre radio locale, ici Provence. Vous restez avec nous, Stéphane Berne, dans un instant, pour un voyage dans le temps avec le fils de Charlemagne, et avec aujourd'hui, une éclipse solaire.
Ici, vous écoutez, ici Provence. On peut partir par le port d'Hier, on peut partir par le port de la Londres, on peut partir par le port de l'Avendou, on peut partir par le port de Cavalers, toute l'année. Vous êtes ici ? Nous aussi. Et surtout, t'aies vite de, justement, cette surpopulation, sur la préquise et le bouchon, c'est le même triant.
D'ici Provence, c'est le nom de votre radio locale.
Cédric Randonne, saison 2, et bientôt 70 épisodes. Ici Provence, Cédric Frémy. Encore de nouvelles randos testées pour vous parmi les nouveaux épisodes. L'accro hier, un aller-retour mélange géologie et patrimoine entre le Fenouillet et le Château d'Hier. L'ascension de la Scie, les Hautes-Alpes en majesté, entre Durance et Serpentçon. De la Ciotat au Cap Canaille, une rando vertigineuse, 394 mètres au-dessus des vagues. Les photos, les cartes, les vidéos et les podcasts immersifs vous attendent sur notre site ici.fr slash Provence à la page Cédric Randonne.
Ici Provence vous donne rendez-vous. Le festival Rempart. C'est trois soirées d'humour dans la cour du château de Traite. Avec la folie corse de Jeffou Le Gnou, le 23 juillet. L'irrésistible ziz du panier, le 24 juillet.
Mon mari, quand il était jeune, il était beau. J'adorais le passer la main dans les cheveux. Il avait des beaux cheveux. Vers 40 ans, il a eu un glissement de terrain. Je peux te laver sur la tête, il se retrouvait dans le nez, dans les sourcils et dans les oreilles.
Et la nostalgie d'Authanie Joubert, le 25 juillet. Écoutez Ici Provence et gagnez vos invitations.
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