APPEL AU COEUR DES DÉPUTÉS D'EN MARCHE ! - François Ruffin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La question, c'est de supprimer les alinéas en question, parce qu'on ne voit pas l'empressement, l'urgence qu'il y aurait, à introduire ça de cette manière-là. Je pense que vous avez tous été élus, et on a tous été élus ici, en se disant : On va venir pour améliorer, qui le bien-être des handicapés celui des auxiliaires de vie sociale, celui des retraités qui pour rendre la planète plus viable pour nos enfants. Et comment croire, alors que ce sont les premiers textes qu'on a à observer, que la priorité pour rendre cette planète plus viable, pour rendre notre pays meilleur, ça soit de flexibiliser le marché du travail, ça soit de passer par des contrats de projets, que ça soit d'en venir à l'inversion de la hiérarchie des normes ?
Je ne pense pas que c'était ça que dans nos cœurs, on portait, quand on menait, quand vous également vous meniez, la campagne pour notre pays. Il y en a un, peut-être, qui croit ça. Il y en a un qui le prône en tout cas, c'est votre chef.
C'est le président de la République, c'est M. Macron, qui en effet, en a fait une forme d'orthodoxie, puisqu'il était déjà moqué quand il était à l'Élysée, Aquilinot Morelle se moquait de lui en disant : 'Devant lui, c'est impossible de critiquer le Medef.' Et de même, c'était tellement devenu une obsession chez lui de vouloir qu'on revoit les Prud'hommes que son entourage à l'Élysée ne cessait de se moquait de lui.
Maintenant, moi je voudrais vous prévenir, si jamais vous suivez Monsieur Macron : c'est un idéologue, nous avons affaire à un dogmatique, je suis sûr que parmi vous, il y a des tas de gens qui ne sont pas des dogmatiques, qui ne sont pas des idéologues. Et si on suit la volonté présidentielle, Vous la suivrez pendant les premières semaines Vous la suivrez peut-être pendant les premiers mois, si vous la suivez dans la durée avec ce dogmatisme-là, je crains qu'on s'envoie dans le mur. Et donc, j’espère que vous réagirez.
D'abord, vous pouvez le faire dès maintenant en votant pour cet amendement. Je rêve et j'y aspire. Et ensuite, pour l'avenir, en ne suivant pas cette volonté de casser le code du travail, plutôt de chercher de comment faire pour casser la finance.
Je vous remercie.
François Ruffin