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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 17 décembre 2025 65 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesLogementAgriculture & alimentation

🔴 Présentation du rapport sur la transition des modèles des stations de montagne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 28 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment obliger les maires à une vision de transition à moyen terme ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelles suggestions pour une gestion soutenable de la ressource en eau ?

  • 14:00RelanceRéponse directe

    Quels sont les limites du modèle du tout ski selon vous ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment garantir la continuité du soutien public après 2025 ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures prioritaires pour une transition rapide et durable ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Comment anticiper la transition sans croiser les doigts ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00RapporteurChiffre
    « Plus de 1200 emplois dépendent de l'ouverture du domaine skiable français. »
  • 7:00RapporteurFait
    « Les montagnes sont traditionnellement considérées comme des châteaux d'eau qui conservent l'eau sous forme de neige ou de glace. »
  • 11:00Alexis JolieFait
    « Sans la neige de culture aujourd'hui, des dizaines de stations de moyenne montagne ne passeront pas l'hiver. »
  • 15:00Sylvie FerrerChiffre
    « 35 dernières années ont vu 50 % des glaciers pyrénéens disparaître. »
  • 23:00Marie PochonChiffre
    « 204 sites ont fermé depuis 1951, dont 18 depuis 2020. »
  • 3:30inconnuFait
    « il y aura de plus en plus d'hivers peu enneigés et de moins en moins d'hivers bien enneigés »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sur la disponibilité de la ressource en eau par exemple ou de la biodiversité mais aussi sur l'intensité accrue des risques naturels. C'est ce qui conduit les acteurs de la montagne. Donc vous êtes à se mobiliser 40 ans après la loi montagne de 1985 pour continuer à garantir à ces territoires l'avenir qu'il mérite.

C'est aussi dans cet esprit que nous examinons cette semaine en séance le projet de loi sur les Jeux Olympiques et Paralympiques ALPE 2030. l'ANEM, l'Association nationale des élus de la montagne et le CNM, le Conseil national de la montagne où la commission est bien représenté d'ailleurs par madame Brbois, monsieur Roseren et monsieur Descœur ont été mandatés par le gouvernement en mars pour élaborer une nouvelle feuille de route sur l'adaptation des territoires de montagne au changement climatique. Ces travaux devraient aboutir au premier trimestre 2026.

La mission qui débouche sur 50 propositions va donc contribuer à catalyser l'élaboration de cette feuille de route, à l'enrichir et permettra à notre commission d'aborder de la manière la plus opérationnelle et la plus approfondie possible la mise en œuvre de cette feuille de route. Messieurs les rapporteurs, je vous donne tout de suite la parole. Très bien madame la présidente, mes chers collègues, cette mission est née d'un constat partagé.

Les stations de montagne font aujourd'hui face à un défi majeur, celui de la diminution importante de l'enneement d'ici 2050 et du bouleversement général des écosystème montagnard. Alors que ce constat recouvre en réalité des situations très diverses selon les massifs et selon les stations, toutes doivent engager une transition de leur modèle économique afin de s'adapter à ces évolutions. Pour répondre à ces enjeux, notre mission d'information a auditionné plus d'une soixantaine d'acteurs représentatifs de la diversité de l'écosystème montrainaire.

Nous avons aussi effectué deux déplacements, l'un en haute Savoie, Chamonix, Léger et Cordon, l'autre dans les Hautes Pyrénées, Louinville Payagud dans le but de mieux appréhender les problématiques et les solutions pensées à l'échelle locale. Nous avons régement choisi de lancer une consultation citoyenne ouverte à tous. Il nous a paru important de recueillir les témoignages de nos concitoyens sur la façon dont ils souhaitent construire leur montagne de demain.

La contribution de plus de milliers de participants a permis d'éclairer nos travaux. Ainsi, à partir d'un état des lieux d'une analyse des différentes stratégies d'adaptation déjà engagées, nous avons élaboré 50 mesures concrète en faveur d'une transition économique, écologique et sociale des stations. Nous avons choisi une vision large de l'adaptation qui ne se limite pas au seul secteur touristique.

Cela nous a amené à aborder également les enjeux de logement, d'aménagement du territoire, d'éducation, d'accès à la montagne, de mobilité et d'emploi ou encore de gouvernance. S'il n'existe pas de solution miracle ni transposabl à tous les territoires. Les exemples bien avant de notre rapport montrent qu'il est possible de mettre en place des actions concrètes en faveur de la transition.

Plus qu'un terrain de jeu, la montagne doit être un lieu de vie accueillant, résilient et prospère. Pour les populations permanentes comme pour les touristes, elle possède de nombreux atouts pour y parvenir. Toutes les personnes additionnées l'ont rappelé.

Les effets du changement climatique sont plus prononcés bien sûr en montagne. Les travaux notamment de LINRA et de Météofance attestent que le réchauffement il sera entre 10 et 20 % plus élevé que la moyenne nationale. L'effet le plus souvent évoqué et bien sûr la diminution de l'enigement ainsi que sa plus grande variabilité.

Ce n'est toutefois pas le seul. l'accroissement des risques naturels, la fonte des glaciers, le dégel du permafrost peuvent avoir de lourdes conséquences sur les activités humaines en montagne. Le dérèglement climatique a également pour effet de créer une tension toujours plus importante sur la disponibilité des ressources et notamment la ressource à eau.

Les montagnes sont traditionnellement considérées comme des châteaux d'eau qui conservent l'eau sous forme de neige ou de glace et alimentent ainsi les territoires naval lors de la fonte des neige au printemps et à l'été. Mais elle remplissent de moins en moins ce rôle avec la diminution de l'égigement. Les effets du changement climatique ont des conséquences direct sur l'économie de territoire de montagne qu'il s'agisse de la production hydroélectrique, de l'agriculture et du pastoralisme, des besoins de la population à eau potable ou encore des pratiques touristiques et sportives au premier rang desquels bien entendu le ski.

Merci madame la présidente, mes chers collègues. Et dans ce contexte et alors que des outils comme les études de Clim Snow existe pour objectiver les prévisions d'enneement à moyen et long terme, de nombreux acteurs auditionnés expriment le besoin d'un véritable observatoire de la transition et de l'économie des territoires de montagne. Cet observatoire a fait l'objet de l'une de nos propositions.

Un partage de données est indispensable concernant bien sûr la fragilité des écosystèmes locaux, l'impact du climat sur notre économie et puis la fréquentation des territoires. Cet observatoire pourrait aussi recenser les différentes initiatives de transition déjà engagé par les stations. C'est une sorte de boîte à outils à la disposition des stations qui permettrai de guider la prise de décision et de connaître précisément les besoins et fragilité de chaque territoire.

Face à cette vulnérabilité des territoires de montagne au changement climatique, un autre constat s'impose, c'est la transition des modèle des stations de montagne est encore largement insuffisante. Cela s'explique notamment par le fait que encore aujourd'hui les activités neiges et plus particulièrement le ski demeure le principal moteur économique dans la plupart des stations. Selon domaine skiable de France DSF, plus de 1200 emplois dépendent de l'ouverture du domaine skiable français.

Pourtant, nous avons bien conscience que le modèle historique, modèle à l'ône du plan neige des années 1970 et reposant sur le tout ski ne peut plus partout constituer une stratégie de développement économique vertueuse à forceori dans un contexte de réchauffement climatique. Malgré une difficulté généralisée à changer de paradigme, certaines stations de montagne sont à l'origine d'initiative pionnière en matière de transition. Nous avons souhaité les mettre en avant dans le rapport.

Souvent cité en exemple lors des auditions, on a la station de Mabief qui a élaboré un programme de transition pour anticiper la fin de la viabilité du ski alpin à l'horizon 2035. De même et alors que le ski reste sa principale source de revenu, la commune de Tigne adopte en août 23 une stratégie de transition pour un territoire durable. Cette stratégie est élaborée en concertation avec l'ensemble des acteurs institutionnels, les professionnels et les habitants.

Ces exemples de transition réussis sont malheureusement, de notre point de vue, encore trop rares. C'est pourquoi nous considérons que le soutien public en faveur de la transition doit être préservé. Or, le plan à venir montagne qui a permis de créer une véritable dynamique en faveur des projets d'adaptation doit prendre fin en 2025.

Au vu de la dynamique engagée dans les territoires et sans méconnaître le contexte budgétaire actuel, les actions engagées dans le cadre de ce plan doivent être poursuivies. Si les aides sont prolongées, elles devront également être mieux ciblées. Il conviendra à l'avenir de mieux prioriser les projets soutenus en privilégiant d'une part où l'impact du changement climatique est plus fort et d'autre part ceux où les élus sont les plus convaincus et engagés.

Nos travaux nous ont également permis de tirer quelques enseignements en matière de gouvernance. Il convient d'abord de tenir compte de la diversité des station de montagne et des réalités locales. La question de la transition des stations de montagne ne peut être pensée que territoire par territoire.

Ensuite, la gestion d'Mé mécanique doit être mieux adaptée au projet de transition des territoires. Il nous semble notamment que les contrat d'élégation de services publics doivent être enrichis pour permettre une meilleure prise en compte du changement climatique tant s'agissant du calibrage des investissements que des prévisions de recettes. La commune des gets que nous vous avons visité est un très bon exemple d'adaptation réussie au changement climatique.

Nous nous avons ainsi aussi l'exemple de Tigne où la reprise de la gestion des remontées mécaniques par la commune est liée vraiment à un projet de territoire associant l'ensemble des acteurs sociaux professionnels et les citoyens à la prise de décision. À ce sujet, les auditions que nous avons mené ont montré la nécessité d'aborder la question de la gouvernance à une échelle plus large que la seule station de montagne afin d'impliquer l'ensemble des acteurs du bassin de vie dans l'élaboration d'une stratégie d'adaptation au changement climatique. Enfin, la montagne ne s'arrête pas aux limites administratif d'un pays.

Il serait intéressant de développer davantage les coopérations transfrontalières européennes et les travaux de l'observatoire pérénéen du changement climatique qui réunissent les acteurs des Pyrénées françaises, Pyrénées espagnoles et enor sont un très bon exemple. Nous envenons maintenant à nos propositions concernant l'activité touristique. La voie à suivre euh comme l'a dit collègue, c'est pour nous celle d'une approche mesurée au cas par cas qui doit permettre la poursuite de l'activité ski lorsqu'elle est encore rentable à condition qu'elle permette aux stations de dégager les ressources nécessaires à l'investissement dans la transition.

En outre, la poursuite du ski ne doit pas se faire au détriment de la biodiversité des territoires montagnards et de la disponibilité des ressources naturelles pour leurs habitants. Tout nouvel investissement dans le modèle ski doit donc s'inscrire dans une stratégie cohérente de long terme qui estime de façon réaliste la durée d'amortissement de l'investissement au regard des projections climatiques. Ces investissements doivent aussi se diriger vers des infrastructures réversibles et si possible utilisables en toute saison.

Nous avons également constaté un besoin d'objectivation de la part de la ressource en eau dédiée à la production de neige de culture qui fait l'objet de l'une de nos proposition. Le ski doit néanmoins demeurer un produit d'appel vers la montagne, y compris pour des populations qui en sont traditionnel traditionnellement éloigné. Nous sommes très attachés à la démocratisation de l'accès à la montagne pour toutes les populations, notamment les plus jeunes.

La création d'une véritable culture montagnarde dès le plus jeune âge est selon nous un levier important de la prospérité des montagnes de demain. Nous avons ainsi pu rencontrer lors de notre déplacement à Loudinville dans les hautes Pyrénées des collégiens des lycéens inscrits dans des filières dédiées à l'apprentissage des sports et métiers de la montagne qui seront les acteurs de la montagne de demain. Nous recommandons de mettre en place un véritable soutien institutionnel aux classes de neige et aux classes découvertes en montagne.

Il faut faciliter leur organisation tant du point de vue du transport que des contraintes des enseignants et les inscrire dans les programmes scolaires. Par ailleurs, les revenus dégagés par l'économie du ski doivent permettre de financer solidairement la diversification touristique des stations qui répond à une demande croissante de la clientèle. De nombreux acteurs auditionnés ont constaté depuis la crise sanitaire un attrait renforcé des touristes pour la montagne en toute saison et une demande pour des activités hors ski.

Les sports et activités de pleine nature, l'économie du bien-être et du thermalisme ou encore la découverte du patrimoine culturel, gastronomique et pastoral des territoires sont autant de voies de diversification des gens engagés avec un potentiel de rentabilité élevé. Nous citons par exemple la valorisation des identités culturelles et du patrimoine montagnard, le tourisme de savoir-faire notamment sous la forme de visite d'usine d'entreprise, l'agritourisme avec l'immersion dans les exploitations agricoles et la vente en direct à la ferme. Il s'agit là d'autant d'activités de diversification qui ont fait leur preuve et qui nous semblent devoir être encouragé.

Par ailleurs, un certain nombre de stations de montagne dispose d'une longue tradition d'exploitation des sources thermales présentes naturellement sur le territoire. Le thermalisme offre à ces stations une source de revenu importante, complémentaire et indépendante des retombées économiques de l'activité ski. Il nous semble essentiel que ces stations poursuivent d'une part leur activité médicale avec le maintien du remboursement de ces activités par la sécurité sociale et d'autre part qu'elles diversifient leur économie vers une offre plus largement dédiée au bien-être et au thermoludisme.

Nous souhaitons aussi alerter sur l'importance de préserver le caractère naturel et la beauté de la montagne qui demeure son principal facteur d'attractivité. Pour y parvenir, il convient de renforcer les outils permettant la gestion des flux touristiques à travers des mesures de régulation de la fréquentation. L'attractivité croissante de la montagne notamment en été peut en effet conduire à des conflits d'usage notamment autour de la gestion de l'eau et de la ressource en eau.

L'éducation, la sensibilisation à la montagne durable est l'une des voies pour parvenir. Celle-ci est déjà en marche grâce notamment à la mobilisation d'acteurs associatifs et socioprofessionnels qui s'engagent pour sensibiliser des touristes aux bonnes pratiques et aux règles de sécurité. Nous l'avons rappelé en introduction, la transition des modèles des stations montagnes ne doit pas se limiter à la diversification des activités touristiques.

Elle doit vraiment intégrer une réflexion sur l'habitabilité des territoires alors que la plupart des stations perdent des habitants depuis des dizaines d'années. La question du logement en montagne soulève deux problématiques distintes. La première, c'est celle de la qualité du parc immobilier, souvent vieillissant et mal isolé, qui suppose de massifier les rénovations énergétique.

Pourtant, le cadre juridique actuel des aides à la rénovation n'est pas toujours adapté aux enjeux spécifiques de la montagne. Les résidences secondaires majoritaires dans les stations de montagne ne peuvent pas bénéficier de dispositif d'aide MAP Prime Renove alors même qu'une part importante d'entre elles est constituée de passoir thermiques. Nous proposons donc d'étendre l'éligibilité du dispositif MAP Prime Renove aux résidences secondaires sous condition d'un engagement de mise en location de longue durée de biens ainsi rénovés.

À ce sujet, il nous semble que la politique de rénovation énergétique des logements notamment du dispositif MRIM Renove gagnerait à être décentralisé pour éviter les dysfonctionnements et les fraudes massives que nous avons observé cet été. La deuxième problématique à résoudre en matière de logement, c'est celle de l'accès au logement des populations permanentes et actives. La croissance de l'offre de logement ne suffit pas à satisfaire la demande de résidence principale.

Nous constatons un coût exorbitant des logements en raison de la concurrence des usages entre résidence principale, résidence secondaire et meublé de tourisme. La loi Lemur a permis des avancées importantes. Ainsi, les plans locaux d'urbanisme, les PLU des communes peuvent recourir maintenant à des servitudes de résidence principale.

Et cette mesure est en cours de mise en place pour la ville de Chamoni. Dans ce contexte, les efforts en faveur du développement des logements sociaux doit être poursuivis. Celui celui-ci étant à même de répondre aux stations au pardon aux tensions que connaît le marché du logement dans les zones touristiques de montagne.

C'est bon. Allez euh un autre point important. C'est à deux voix. c'est de mieux tirer partie des richesses agricoles industrielles des territoires de montagne qui sont nombreuses.

Les savoir-faire doivent être valorisés. Le pastoralisme notamment contribue au maintien d'un tissu économique et social sur les territoires de Mont. qui participe pleinement à l'entretien des paysages, à l'attractivité touristique de certaines régions.

Et dans ce contexte, il est capital que la France lors de la prochaine renégociation de la PAC soutienne plus activement le pastoralisme. En particulier, les enveloppes relatives aux mesures agro-environnementales et climatiques doivent être renforcées. Enfin, la transition suppose d'améliorer l'accès décarboné au territoire de montagne.

Des modes de transport collectifs et durables doivent permettre à la fois de réduire la pollution des vallées, de lutter contre l'isolement dont peuvent souffrir les populations locales et de faciliter l'accès des travers et des touristes aux stations. Alors, comment on fait à deux voix ? Des fois on on est on on n'est pas très calé mais on tiendra dans les 15 minutes.

Ce que disait Denis c'est que le développement des trains de nuit qui a bénéficié vraiment d'une impulsion en 2020 et celui des petites lignes comme on témoigne la réouverture en juin 2025 de la ligne ferrée reliant Montrégeot à Luchon sont essentiels pour nos territoires souvent enclavés. Nous recommandons donc à partir d'un état des lieux par massif des lignes de chemin de fer d'améliorer le réseau actuel en augmentant le candement et la fiabilité des trains. Le dernier élément que nous voulons euh souligner euh c'est la construction d'ascenseurs valéen qui relie les stations au vallée euh qui doit être envisagé avec discernement en fonction des besoins réels des habitants, des infrastructures existantes bien sûr.

À cet égard, euh l'ascenseur valéin qui relie l'Udenville à la station de p dans les hautes pyrénées constitue un bon exemple de développement de mobilité carbonée contribuant au développement économique et à l'attractivité du territoire. Enfin, pour conclure et vous dire que les 15 minutes nous ont pas permis en fait d'aller dans le détail, mais ça sera l'objet des questions, des réponses. Et vous le voyez, la transition des modèles des stations de montagne est un sujet très vaste.

Le temps de présentation imparti ne nous permet pas de développer l'ensemble des 50 propositions qui figurent dans notre rapport. Nous espérons toutefois que les recommandations qui dépassent les clivage vraiment partisans pourront faire l'objet d'une traduction concrète au niveau législatif voire réglementaire afin d'inventer un nouveau modèle durable pour les territoires de montagne. Nous vous remercions.

Et juste pour compéter euh la conclusion de Xavier, je voulais remercier bien sûr les administratrices Stéphanie Émans, les membres de la mission, les personnes et les institutions que nous avons auditionnées, les stations des Alpays Pyréné qui nous ont reçu et les centaines de personnes aussi qui ont répondu au questionnaires. Et je voudrais finir en soulignant la complémentarité de nos approches avec Xavier entre les Alpes et les Pyrénées. Merci beaucoup messieurs les rapporteurs.

C'est vrai qu'on a la chance d'avec cette mission d'information, vous avez expérimenté la consultation citoyenne et c'était je pense très intéressant et très enrichissant pour vous et pour cette mission. Et puis le la présentation à deux voix, on est indulgent évidemment et merci beaucoup pour votre présentation. Donc on va passer aux orateurs des groupes et je donne la parole pour 3 minutes à Alexis Jolie.

Merci madame la présidente, messieurs les rapporteurs, chers collègues. Alors, je vais aller droit au but. Ce rapport part d'un constat climatique que personne ne ni et il met en exerge, je dois le dire, des propositions que l'on partage et d'autres non car il débouchent malheureusement trop souvent sur des réponses qui vont freiner, qui vont conditionner, qui vont bloquer le développement touristique en montagne sous l'influence d'une écologie punitive et sous les coups de boutoir, il faut bien le dire, d'acteurs associatifs parfaitement organisés dans nos territoires de montagne pour s'opposer à tout à tout.

Premier exemple très concret, la neige de culture. Vous proposez de conditionner systématiquement les aides, d'imposer étude sur étude, analyser bénéfic risque, nouvelles contrainte. Dans la réalité, ça signifie une chose : des décisions qui sont retardées, des investissements qui sont gelés et des stations fragile qui ferme plus vite.

Or, sans la neige de culture aujourd'hui, des dizaines de stations de moyenne montagne ne passeront pas l'hiver. Et quand une station ferme, ce sont des emplois supprimés, des commerces qui ferment le rideau et des familles qui quittent le territoire. Alors, ça c'est le rêve de l'extrême gauche, mais c'est le cauchemar des commerçants et plus largement des professionnels de la montagne.

Deuxème exemple, la régular la régulation de la fréquentation touristique. Quota, restriction d'accès, limitation, interdiction. Alors, ça c'est exactement le discours des militants écologistes radicaux qui ne s'en cachent même pasin.

Ils veulent moins de tourisme en montagne. Mais je le dis clairement, moins de touristes en montagne, c'est moins de recette. C'est moins d'emploi et c'est à terme des stations qui sont fantômes. 3è point, l'accumulation de normes et de conditionnalité entre plan d'adaptation obligatoire, nouvelle gouvernance, observatoire, médiateur, charte signal éthique.

On amplifie les dispositifs. Résultat, ben les résultats les les élus locaux passent plus de temps à remplir des dossiers qu'à développer leur station. La montagne, je pense qu'elle n'a pas besoin d'une mise sous tutelle technocratique.

Elle a besoin de liberté d'action, de pragmatisme, de confiance envers les élus et envers les acteurs locaux. Alors oui, il faut adapter le modèle, mais adapter ça veut pas dire interdire. La transition ne doit jamais rimer avec renoncement.

Et si nous suivons la logique de l'écologie punitive jusqu'au bout, et ben nous n'aurons pas une montagne plus verte. Nous aurons une montagne qui est appauvrie, désertée et dépendante. Et ça c'est ni écologique, ni social, ni responsable.

Je vous remercie. Merci. Je donne la parole à Véronique Roton.

Merci madame la présidente. Mes chers collègues, je veux tout d'abord au nom du groupe Ensem pour la République saluer le travail sérieux de nos deux corpporteur. Cette mission, elle s'inscrit pleinement dans la suite du plan Avenir montagne qui avait été présenté, vous l'avez dit, par Jean Castex en 2021.

Euh vous avez une approche lucide, transpartisane résolution résolument tournée vers l'action et le concret. Donc félicitations à vous. Euh elle part d'un constat qu'on partage pleinement.

Le changement climatique, malgré ce qu'on entend par ailleurs, euh il est là euh en montagne plus qu'ailleurs, vous l'avez dit. Euh ces effets sont visibles, concret, parfois brutaux. Et euh donc cette transition euh pour les acteurs de montagne, elle est évidemment nécessaire mais prometteuse pour ces emplois.

Moi, je voudrais pointer l'idée qu'à chaque fois qu'on parle de la transition de montagne, on s'engage dans quelque chose de long. et vous avez parlé de choses structurantes, l'habitabilité, les logements, la mobilité, tout ça, c'est des investissements qui amènent de la de de du temps long. Moi, je voudrais évoquer quelquefois les stations qui sont confrontées à un changement direct.

Euh, elles sont ces collectivités quelquefois dépourvu, elles prennent des décisions qui sont courttermistes. Vous vous avez cité, monsieur le rapporteur, les gets comme un bon exemple. Moi, j'aimerais citer Faverge Set en haut de Savoie où le maire en dépit du bon sens a décidé la fermeture accélérée de la station en méprisant les professionnels, en méprisant les utilisateurs qui utilisaient une petite station accessible.

Et donc, j'ai une première question. comment obliger les maires à une vision de transition à moyen terme et quel levier ils peuvent avoir peut-être en commune ou en interco pour éviter ce genre de de décision complètement lunaire euh et à laquelle je m'inscris en faux. Évidemment euh vous avez euh par ailleurs dans d'autres lieux dans votre mission euh identifier des leviers qui sont des leviers liés à la transition écologique plus concrète.

Euh vous avez parlé de gestion des déchets, vous avez parlé de d'accès à la montagne, des mobilités avec les ascenseurs valéens et évidemment euh euh la question de la ressources en eau. Euh sur euh euh la question de la ressource en eau, de votre point de vue, comment garantir dans la durée une gestion qui soit réellement euh soutenable avec l'enjeu euh des retenus collinaires ? On voit bien qu'aujourd'hui ça reste difficile de pouvoir concilier ces deux dimensions.

Donc, quelles sont vos suggestions de ce point de vue-là ? Je vous remercie. Merci madame la députée.

Je donne la parole à Sylvie Ferrer. Merci madame la présidente. Messieurs les rapporteurs.

Selon rapport de la Cour des comptes publié le 6 février 2024, seules certaines stations de haute montagne comme Tiges, Valtorin ou Chamonix resteront relativement résilientes malgré la fonte des glaciers et à coup d'usage accru de canon à neige et pourrait maintenir leur activité au-delà de 2050. Dans les Pyrénées, les pronostics sont tout autres. Les années sans neige deviendront fréquentes dès 2050.

Ce massif fait face à une réalité très concrète. Ces ces 35 dernières années ont vu 50 % des glaciers pyrénéens disparaître. L'ensemble de ces données interroge clairement les limites apposées au modèle du tout et sur la poursuite des investissements dans l'enaigement artificiel.

Persister dans ce modèle revient à nier la réalité climatique et à engager des fonds publics dans des infrastructures vouées à l'obsolescence. Pourtant, on peut trouver ces lignes dans votre rapport, je cite. Il semble donc possible de continuer à exploiter le modèle économique du ski lorsque celui-ci est encore rentable.

Vous constatez vous-même la surinflation dans les investissements. On constate ainsi un phénomène de remontée vers le haut des domaines skiables à une hauteur à laquelle les perspectives d'enneement sont meilleures. Les solutions envisagées consistent la plupart du temps à reconfigurer l'accès à la partie haute du domaine skiable depuis la station.

Mais certaines stations vont jusqu'à étendre leur domaine skiable parfois au détriment de la biodiversité. Une réelle transition ne pourra avoir lieu qu'en défendant une planification écologique des territoires de montagne fondé sur la sortie progressive du modèle du monoactivité de la monoactivité touristique et le soutien aux activités compatibles avec les limites écologiques pour une agriculture paysane pour un soutien à l'outil industriel et une gestion forestière durable. Soutien aussi à l'artisanat et au tourisme 4 saisons non prédateurs.

L'une de vos préconisations est de privilégier l'installation d'habitants permanents. Si nous pouvons vous rejoindre sur ce point, il conviendra de réduire la difficulté d'accès au logement du fait de la hausse des prix du foncier par le tourisme de masse. Il ne s'agit donc pas de substituer un tourisme de masse par un autre comme on l'entend trop souvent lorsqu'il s'agit de trouver un autre modèle au tout ski.

Ce n'est qu'en diversifiant les activités économiques, en se basant sur les filières locales comme l'agriculture de montagne et les circuits courts que ces territoires deviendront réellement attractif pour des résidents à l'année. Dans ce sens, l'observatoire Pyrén du changement climatique dans son rapport de novembre 2025 propose la valorisation des systèmes écosystémiques des zones de montagne parmi lesquelles figurent l'agropastoralisme et la civiculture et la valorisation des produits issus du pastoralisme qu'ils soi alimentaire ou non ou non alimentaire comme la laine par exemple. Pour fixer les habitants à l'année, il conviendra également de mettre en place une politique de transport public adaptée aux zones de montagne pour réduire la dépendance à la voiture individuelle.

À cet égard, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur l'Organisation des Jeux Olympiques et paralympiques d'hiver 2030 en France, j'ai rappelé que le rail n'avait pas été privilégié par les pouvoirs publics dans les zones de montagne. L'offre actuelle propose des trajets plus longs qu'en voiture, des horaires inadaptés, l'impossibilité de mettre des vélos dans le train et le remplacement des petites lignes de train par des bus. Dans ce contexte, la transition des modèles de montagne ne peut être réduite à une simple adaptation, mais doit être pensée comme une véritable bifurcation écologique, sociale et démocratique qui est absente du rapport.

Merci madame la députée. Je donne la parole à Payo Dufa. Merci madame la présidente, messieurs les corporateurs, chers collègues, je souhaite saluer la qualité et la profondeur des travaux menés dans le cadre de cette mission d'information.

Les constats sont solides, documentés et surtout partagés par l'ensemble des acteurs de la montagne. Je voudrais toutefois insister sur un point qui me paraît essentiel et qui traverse en Philran le rapport. La transition des stations de montagne ne sera acceptée et réussie que si elle est juste lisible et concrètement accompagnée.

Juste d'abord parce que nous parlons de territoires déjà fragilisés. Derrière les modèles économiques, il y a des habitants permanents, des travailleurs saisonniers, des familles qui vivent à l'année en montagne et qui ont parfois le sentiment d'être les variables d'ajustement des politiques publiques. La transition ne peut se traduire par une injonction descendante à changer de modèle sans garantir des perspectives d'emploi, de logement et de services.

À cet égard, les propositions du rapport sur le logement, la lutte contre les lits froids et le soutien au logement social sont absolument central. Lisible ensuite parce que la montagne souffre d'un empilement de dispositifs, de plans d'appel à projet, souvent complexe à mobiliser pour des communes de petite taille. Le besoin d'ingénierie territoriale de long terme souligné dans le rapport n'est pas accessoire.

Il conditionne la capacité réelle des territoires à passer de l'étude à l'action. Enfin, cette transition doit être concrètement accompagnée dans le temps. On ne transforme pas en quelques années des modèles économiques construits depuis plusieurs décennies.

Cela suppose de la stabilité dans les politiques publiques, de la visibilité financière et une cohérence entre les objectifs climatiques, les politique touristiques, le logement, les mobilités et l'emploi. De ce point de vue, la question de l'après plan à venir montagne est crucial. Interrompre brutalement cette dynamique serait un très mauvais signal envoyé au territoire.

Je veux aussi souligner un aspect fondamental du rapport. La montagne n'est pas qu'un espace touristique. C'est un territoire productif, agricole, industriel, parfois un territoire de savoir-faire.

Valoriser le pastoralisme, soutenir la pluréactivité, accompagner la reconversion des métiers de la montagne, c'est renforcer la résilience de ces territoires bien au-delà de la seule question du ski. En définitive, ce rapport nous invite à changer de regard, penser la montagne comme un territoire de vie. avant d'être un produit et faire de la transition non pas une contrainte subie mais une opportunité collective à condition que l'État soit au rendez-vous.

Je conclurai par une question à l'attention des deux corpporteurs. Comment garantir très concrètement la continuité et la lisibilité du soutien public à la transition des stations après 2025 dans un contexte budgétaire contraint ? Je vous remercie.

Merci monsieur le député. Je donne la parole à Jean-Pierre Vigier. Merci madame la présidente, messieurs les courrapporteurs et mes chers collègues.

Je veux tout d'abord vous remercier messieurs les corrapporteurs pour la qualité du travail mené dans le cadre de cette mission d'information sur un sujet absolument central pour nos territoires de montagne. Les stations de montagne constituent un pilier de l'économie de nombreux territoires de montagne. Le tourisme vert représente plus de 11 milliards d'euros de chiffres d'affaires chaque année et surtout un tissu d'entreprise locale qui fait vivre plus de 120000 salariés.

Il existe un attachement très fort de nos concitoyens à la montagne comme destination touristique notamment. Dans de nombreux massifs, le tourisme des sports d'hivers reste le moteur économique principal. Il crée des emplois directs et indirects et permet surtout de maintenir une activité et des services dans des zones où sans les stations la situation serait bien plus difficile.

Mais vous le savez, vous l'avez dit, ces territoires sont aussi en première ligne face au réchauffement climatique. La hausse des températures y est plus rapide que dans le reste du pays avec une augmentation d'environ 2°gr dernier siècle contre 1,4°R sur le reste du territoire national. Cette évolution entraîne des conséquences directes sur l'enneement et donc sur le modèle économique de nombreuses stations.

Ce réchauffement s'accélère plus vite que ce qu'il avait été anticipé. Les stations doivent donc s'adapter rapidement, faute de quoi ce sont des activités entières et des milliers d'emplois qui seront menacés. Certaines stations ont déjà engagé des démarches de diversification et d'adaptation avec des modèles très différents qui appelle des réponses surmesure et j'insiste bien des réponses surmesure.

En revanche, elle partage toutes un besoin fort d'accompagnement dans une approche globale et de long terme comme vous le soulignez d'ailleurs dans votre rapport. Enfin, les travaux menés par la NEM sur l'avenir des territoires de montagne auxquels vous contribuez directement montre bien la nécessité d'avancer vers un acte 3 de la loi montagne. Votre rapport constitue à cet égard une base particulièrement utile pour nourrir la réflexion sur l'avenir touristique, la diversification économique et l'habitabilité à l'année de nos territoires de montagne.

Ma question est donc la suivante : quelles sont pour vous les mesures prioritaires et j'insiste bien prioritaires pour réussir une transition à la fois rapide, réaliste et durable des stations les plus exposées ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président et nous sommes ravis dans notre commission.

Votre expertise évidemment très précieuse. Je donne maintenant la parole à Marie Pochon. Merci madame la présidente, messieurs les rapporteurs, chers collègues, l'autre jour, je regardais les infos et a un élu des Alpes à qui un journaliste demandait comment se passeront les J 2030 s'il n'y a pas de neige, celui-ci répondait et bien on croise les doigts pour qu'il y en ait.

Autant dire que la remise de ce rapport d'information sur la transition des stations de montagne en pleine étude en urgence du PJL sur les J 2030 en hémicycle tombe bien. On croise les doigts. Cela semble être la matrice des politiques de développement de nos montagnes et de leurs stations depuis quelques années.

Alors que nos montagnes sont en première ligne face au dérèglement climatique. Que le réchauffement y est plus rapide qu'ailleurs, que la ligne d'enneement remonte, que les glaciers reculent. Alors que déjà l'eau manque que dans notre pays au début de l'hiver 2023, la plupart des compétitions de ski ont été annulées faute de neige tout comme l'an passé la célèbre course transdjuraciennienne.

Alors que chez nos voisins suisses, des bulldoires ont raclé le glacier théodule afin de préparer une piste pour la coupe du monde de ski alpin. Alors que chez nous, on commence à voir circuler l'hiver des camions remplis de neige pour couvrir les pistes. On croise les doigts.

Et pendant ce temps-là, les stations de moyenne montagne ferment déjà et tout s'écroulent en même temps. En France, 204 sites ont fermé depuis 1951, dont 18 depuis 2020. Petite, j'ai grandi en levant les yeux vers le Vercorps et appris à skier quand nous allions à la petite station de fond d'urle à la journée l'hiver.

Aujourd'hui, dans de nombreuses stations du Vercorp, on compte les jours de neige. De nombreux lits sont froids, les appartements ont perdu de leur valeur. Des emplois, des perspectives pour les commerçants et les habitants ont volé en éclat abruptement, sans concertation, sans préparation.

En Drome, nous avons la chance de stations qui travaillent depuis plusieurs années sur la diversification, lug, randonnée, raquettes, VTT pour une montagne 4 saisons. Mais les activités estivales ne sont pas assez rentables. Les logements sont bien moins rénovés en moyenne que dans le reste du pays.

Les transports ne sont pas adaptés à la vie à l'année et la dépendance au ski reste forte. En France, 1200 emplois en dépendent, c'est c'est-à-dire à quel point la transition doit être anticipée, accompagnée et sécurisée socialement. Vos propositions pour un observatoire de la transition et de l'économie des territoires de montagne, un conditionnement des subventions publiques destinées à la neige artificielle ou à l'extension des domaines skiables, une régulation de la fréquentation et de l'usage des ressources en montagne vont ainsi dans le bon sens.

Nous soutiendrons particulièrement la réouverture et le renforcement des lignes ferroviaires et le soutien aux lignes de train de nuit comme le Paris Briançon. pas que pour les skieurs parisiens, mais bien pour celles et ceux qui habitent nos montagnes ou encore la reprise du bon nombre de nos de nos propositions pour le soutien au pastoralisme qui permettent d'ouvrir de nouvelles perspectives à nos territoires de montagne en matière agricole, touristique, pastorale, industrielle, parfois environnementale au-delà de croiser les doigts. Je vous remercie.

Merci. On poursuit avec Vincent Thiebo. Merci madame la présidente.

Tout d'abord, permettez-moi de saluer la qualité du travail de de nos collègues et particulièrement, je vais être un peu chauvin, de notre collègue Xavier Rosen. Euh 30 ans après 30 ans après le lancement de du plan la la montagne, ça vous gagne. La montagne est toujours un territoire attractif, que ce soit pour ses activités, c'est bien fait, mais aussi surtout pour le ski.

La montagne fait face à un tourisme important dans un contexte de de forts enjeux lié au changement climatique. Ce rapport nourri d'audition, déplacement de terrain et d'une consultation nitoyenne qui a été soulignée permet d'adopter un éclairage précieux sur l'avenir de nos stations de montagne. Je tiens comme je le disais effectivement ce travail est essentiel et je j'en souligne encore la qualité et aussi l'innovation notamment par rapport à la qualité de la consultation citoyenne.

Les territoires de montagne sont parmi les plusés au aux effets du changement climatique et modèle économique historiquement centré sur les stations de ski présentent aujourd'hui certaines limites. À cet égard, la question du logement apparaît centrale car la montagne ne peut rester attractive que si elle demeure un lieu de vie à l'année, capable d'accueillir durablement ses habitants, ses actifs et ses travailleurs saisonniers. Or, le rapport montre combien le parc immobilier de montagne est à la fois vieillissant, énergivore et de plus en plus inadapté aux besoins locaux et au changement climatique.

À cela s'ajoute une tension croissante entre résidence principal, résidences secondaires et meublé de tourisme qui fragilise l'accès au logement pour les populations permanentes et actives. Les propositions formulées sont pragmatiques. Accélération de la rénovation énergétique, extension du dispositif M prime rénove aux résidences secondaires situé dans des stations de montagne. incitation fiscale ciblée pour favoriser la location à l'année ou encore accompagner renforcer des collectivités.

Ces propositions vont de dans le bon sens en cherchant à concilier attractivité économique, sobriété foncière et justice territoriale. Toutefois, j'avais deux questions à vous poser. Un, quel levier vous paraissez plus efficace pour lever les frais les freins spécifiques, pardon, la rénovation du parc immobilier en montagne, notamment pour les petites communes qui manquent d'ingénierie, de capacité d'accompagnement et comment trouver le bon d'équilibre. sans favoriser sans fragiliser pardon l'économie locale entre la nécessaire attractivité touristique des stations et la priorité à donner au logement des populations permanentes.

En ayant toujours ce souci pour moi très sensible. Effectivement la montagne c'est un lieu d'attractivité au niveau touristique mais c'est aussi avant tout un lieu de vie un lieu d'histoire. Merci.

Merci. Je vais donner la parole également à Sandrine Lalan qui a une question de minute. Merci madame la présidente, messieurs les rapporteurs, je tiens à saluer he comme mes collègues la qualité du travail effectuée pour ce rapport sur un sujet hautement important pour l'avenir d'une partie de notre territoire de France.

Moi, j'ai une question sur la formation de la jeunesse et de l'emploi car c'est dès aujourd'hui que nous devons nous en occuper. Les jeunes des territoires de montagne se tourne aujourd'hui bien sûr plutôt massivement vers des métiers en lien avec les sports de neige et l'été de la randonnée VTT au vives et qui demain seront sûrement forcés de quitter les territoires de montagne pour des raisons d'emploi. Nous nous dirigeons plutôt vers une désertification de ces territoires si nous faisons rien comme celle qui a marqué nos campagnes à partir des années 70.

Le rapport parle de la transition professionnelle mais avant il y a la formation initiale et la perspective de métier d'avenir pour les jeunes qui doivent se préparer aujourd'hui. Avez-vous pu échanger dans votre rapport sur le besoin d'anticipation d'information et dès aujourd'hui avec les acteurs économiques et de l'éducation nationale de l'enseignement supérieur sur des nouveaux métiers dans ces territoires et je surtout comment faire de nos territoires de montagne de nouveaux pôles d'attractivité économique et notamment dans le secteur tertiaire. Merci.

Merci beaucoup. Euh messieurs les courrapporteurs, je vous donne la parole pour pouvoir répondre au orateur dans l'ordre que vous voulez. juste au départ pour euh après on prendra euh réponse par réponse mais euh juste pour euh vous donner l'état d'esprit dans lesquels on a construit les choses euh en fait euh on a je pense tous les deux une expérience d'élus locaux euh donc tous les deux dans des milieux directement montagn ou très proche de la montagne et Donc on se méfie, on a une une culture du local et donc on se méfie des des injonctions comme vous le disiez descendante.

Euh et on a voulu essayer de construire à partir de ce que disent les différentes les différents acteurs des stations mais les différents acteurs de la montagne en fait une boîte à outil qui peut être à disposition. En fait, c'est ça l'idée des 50 propositions. Euh bon, il y a pas une euh un point qui ressort de façon euh euh majoritaire ou euh en tout cas euh de façon plus saillante, mais il y a des propositions et qu'on va mettre à disposition des des élus et des acteurs de la montagne.

Et donc cette il y a cette vision systémique que nous avons aussi sur bien entendu l'activité du ski, l'industrie autour du ski, mais l'industrie de de la montagne euh qu' s'agisse, on a on l'a évoqué du pastoralisme, de l'agriculture, euh du thermalisme, de l'ensemble des domaines du tourisme de la montagne. Et nous connaissons l'extrême fragilité l'extrême fragilité de de ce de ce modèle. On le voit.

C'est-à-dire que si un domaine est attaqué de façon verticale, que ce soit les l'activité ski, que ce soit le thermalisme, que ce soit le pastoralisme, que ce soit l'ensemble des domaines, et bien il touche tout l'écosystème, l'ensemble de l'écosystème. Et donc c'est à partir de là qu'on a essayé de de mettre de mettre en place c'est les différentes propositions. Et le dernier point, c'est que on insiste vraiment sur la spécificité de chaque station de ski, qu'elle soit pyrénéenne, des Alpes, du Massif Central, des Voges, du Jura.

Chacune a sa spécificité et chacune a une réponse particulière et donc insister sur la diversité de chaque modèle. Alors si vous voulez, on va pas répondre de façon exhaustif mais peut-être quelques remarques et puis il y aura des réponses qui permettront de répondre aussi à plusieurs questions. Monsieur Jolie, c'est dommage que vous ayez soyez pas rentré dans le fond du rapport parce queon a voulu avec Denis vraiment éviter tout ce que vous avez dit et je pense que vous dévoyez un tout petit peu le rapport et vous êtes un peu excessif.

C'est pas dit qu'il faut pas du tout de neige de culture et au contraire, je pense que la neige de culture a sauvé de nombreuses saisons. Le ski sera encore possible partout dans plein d'endroits et on continuera à faire du ski. Par contre, il y a des endroits où effectivement il y aura plus de plus de ski.

Donc c'est c'est vraiment dommage parce que on a voulu avec l'ensemble des élus qui étaient présents lors de cette de ces auditions et et de cette mission éviter justement un peu ce que ce que ce que vous avez fait. Madame Rioton, merci beaucoup pour la remarque. Effectivement, deux sujets.

D'abord, la formation des jeunes, programme éducatif génération 2030. Je pense qu'il faut vraiment profiter des JO 2030 pour former nos jeunes. Vous avez aussi cette question là sur les bqualifications.

On peut plus aujourd'hui former un moniteur de ski seulement et on doit lui apporter un deuxième métier. Et donc c'est précisé dans le rapport. Donc il y a cette côté formation qui est qui est vraiment nécessaire.

Au-delà de la formation, on a aussi la sensibilisation au réchauffement climatique. Et si on le fait pas en montagne, parce qu'on voit vraiment, moi je suis né à Chamoni, j'ai vu le la mer de glace, le le glacier glacier des bossons qui qui fondent. Donc on doit faire aussi cette éducation sur l'eau.

Vous avez complètement raison. Ça va être un sujet qui est revenu de nombreuses fois dans les auditions sur deux sujets. Le premier, c'est que on doit ralentir notre eau et il faut pas avoir une réaction dogmatique sur les retenus collinaires.

On va avoir besoin dans le futur de retenus collinaires qui seront pas des des méga bassines mais pour un du multi-usage. Le premier ça sera la sécurité en eau potable. Ça sera aussi apporter de l'eau à nos agriculteurs pour éviter qu'il montent tous les jours de l'eau en alpage.

Ça peut servir à de la neige culture parce que on a besoin en début de saison qu'on a un peu de froid de sécuriser euh de sécuriser le ski. Ça servira aussi à la défense incendie et c'est pour ça que on devra faire une réflexion au cas par cas. Et puis quelque chose qu'on a réussi en haut de savoir madame du coup la députée que vous connaissez bien c'est la GMAPI. la GMAPI, on a réussi à faire en savoir une solidarité à mon aval.

En fait, tout le monde paye et les investissements qui sont faits en haut doivent permettre doit être aussi par solidarité payé un peu par ceux qui bénéficient de l'eau un peu plus bas. En haute Savoie, c'est un bon exemple, ça a réussi. Il faut qu'on arrive à dupliquer cette solidarité sur sur la GMAPI, sur l'ensemble du territoire.

Madame Ferrer, juste une remarque, en fait, ne dites pas le X à Chamoni, ça fait trop touriste et c'est Chamonis. Non mais je j'aime beaucoup parce que en fait dans les Pyrénées me disait Denis, c'est que vous prononcez tout et nous on savoie en fait on oublie souvent la fin mais c'est vraiment exactement et c'est bien sur le ton de la blague. Euh vous avez complètement raison.

On peut pas faire la transition de la façon identique dans les Alpes, dans le Jura ou dans les Pyrénées. Et ce qu'on a vu, c'est que il faut faire du cas par cas. C'est quasiment du cous humain et on peut pas décliner quelque chose de national sur l'ensemble du territoire.

Euh je reviens pas sur la neige de culture mais on a aujourd'hui des outils comme clim snow qui nous permettent de dire et permettent de dire aux élus qui vont investir en montagne là vous pouvez faire une remontée mécanique parce que vous allez continuer à faire du ski pour 10 20 ou 30 ans. Et ces outils scientifiques doivent nous permettre d'éviter la maladaptation. Le pire, c'est d'investir euh massivement dans des choses qui ne seront pas viables.

Donc c'est pour ça que je suis plus mesuré en disant faisons les investissement quand on a les scientifiques qui nous disent là on va continuer. Et c'est ce qui a été fait par exemple sur le téléphérique, le le le télécabine de la mer de glace. On sait que la mer de glace elle va reculer.

Pour l'instant, on peut emmener encore des enfants ou des vacanciers sur la mer de glace. Bon, un jour, ça sera plus possible. En tout cas, l'investissement qui a été fait a été fait euh en fonction de de la capacité du coup euh à tenir dans le temps.

Diversification hors tourisme, vous avez raison. Et puis le logement, tout ce qui a été fait avec la loi Lemur est une vraie avancée. Les servitudes de résidence principale, ça a été mis dans le plan local d'urbanisme à Chami.

Ça veut dire que toute nouvelle construction sera forcément de la résidence principale. On peut plus faire aujourd'hui de résidence secondaire plus je reviendrai pas dessus parce qu'on en avait beaucoup parlé mais la régulation des meublés de tourisme nous permet vraiment et nous permettra de libérer du logement à l'année. Pour compléter les propos de Xavier sur la notamment la ressource à le rapport il préconise de de bien sûr de mieux connaître objectiver la ressource à nous de planifier de hiérarchiser les usages à l'échelle des territoires et notamment il préconise la généralisation des schémas d'aménagement et de gestion des eauessages dans les communes de montagne d'encadrer l'usage de l'eau pour le tourisme en particulier la neige de culture de préserver les écosystèmes et favoriser des solutions fondées sur la nature, notamment la protection des zones humides, de renforcer la concertation et la médiation entre les usagers donc et notamment la concertation et la création de médiateurs, notamment pastoraux qui existent déjà dans certains endroits, notamment dans les Pyrénées, pour prévenir les conflits entre les touristes, euh les agriculteurs et et les et et protéger les milieux.

Ensuite, il y avait une question sur le le les financements bien entendu de ces et les priorisation des financements. Alors euh là, il faut reparler peut-être du programme Avenir montagne avec la nécessité donc de renouveler ce programme et améliorer et soutenir les actions qui vont vers la diversification touristique, la revitalisation économique et l'adaptation au changement climatique bien sûr, mais il faut mobiliser euh l'ensemble des ressources sur les gouvernances euh bien sûr l'état, les les massifs euh les régions, mairie intercommunalité, les acteurs socio-économiques et les conseils départementaux. Euh il est nécessaire aussi de souvenir de soutenir les innovations économiques et partenariales.

Je pense à tout ce qui concerne l'économie sociale et solidaire, les circuits courts, euh le tourisme à l'année et les filières locales. Euh bien entendu, soutenir aussi toutes les initiatives euh qui vont renforcer la qualité de vie des habitants de la montagne. Euh voilà, en ce qui concerne euh les financements.

Une remarque aussi concernant monsieur Dufaut, merci vraiment pour vos remarques. L'habitabilité, c'est à mon avis un des enjeux primordiaux. Il faut qu'on puisse continuer à à vivre et à travailler et à rester du coup au pays.

Compléter ce que disait Denise sur le plan à Avenir montagne. 600 millions, 300 millions des régions, 300 millions de de l'État. C'est pas des grosses sommes mais par contre ça a permis surtout aux petites stations de se poser la question sur qu'est-ce que je fais de ma station de ski à 10 20 ou 30 ans.

Donc on a vraiment besoin de continuer ce ce plan à venir montagne parce que il a bénéficié surtout aux stations de taille modeste et c'est celles qui en ont le plus besoin. Donc on espère vraiment qu'on arrivera à faire du coup une version 2 de ce plan à venir montagne. Jean-Pierre Vigetier, président de de l'anem, vraiment bravo le travail que vous avez fait avec l'ensemble des élus sur l'acte 3 de la loi montagne.

Ce matin, on était à une conférence de presse avec de nombreux du coup de nombreuses presses nationales autour de la montagne. vraiment féliciter le travail. On vous fera passer parce qu'on va pas le faire ici mais les quelques actions prioritaires mais on sait déjà que la plupart des actions sur la diversification sont déjà présentes dans les travaux que que vous avez fait.

Cet acte 3, il est nécessaire parce que malheureusement on avait dans l'acte 1 et l'acte 2 des choses qui existaient mais qu'on qui n'ont jamais été mises en place et c'est malheureux de voter des lois si on sort pas les décrets d'application. Je prends simplement euh combien de temps nous avons mis pour du coup et c'est Joël Girot qui l'a fait sur l'ancienne l'ancienne mandature de réussir à sortir le décret sur les pneus neiges. Vous voyez, c'est quelque chose qui existait depuis longtemps.

On a une spécificité aussi sur le nombre d'enfants dans nos dans nos écoles avec des des seuils de fermeture. Ça existait, ça a été remis en avant par la NEM mais ça n'a jamais été mis en place. Donc bravo pour cet acte 3.

Madame Pochon, je j'ai pas besoin de croiser les doigts pour parce que on a quand même des outils qui nous permettent avec de la neige de culture où on est vraiment, je rentrerai pas dans le détail mais aujourd'hui on fait attention à l'eau qu'on qu'on prélève et puis la neige de culture c'est un peu d'énergie mais c'est je le redis parce que souvent c'est de la neige qu'on envoie sous pression. C'est de l'eau qu'on envoie sous pression. C'est c'est effectivement une façon de aussi de retarder ces eau qui coulent et c'est vous avez plus aujourd'hui de remonté mécanique de station de ski qui fabriquent de la neige pour fabriquer de la neige, on maîtrise beaucoup mieux les enneigeurs.

On a des dameuses qui aujourd'hui sont adaptées pour mettre juste la quantité de neige nécessaire. Mais sans cette neige de culture en fait, on aurait perdu beaucoup de début de saison et on sécurise vraiment. Donc je suis pas très inquiet pour pour la partie des des GO.

J'ai beaucoup aimé la fin de votre intervention parce que c'était quand même très optimiste. Donc merci et avec Denis, on veut vraiment rester pragmatique et je vous assure qu'on garde le bon sens montagnard. Oui.

Alors non mais le bon sens c'est pour compléter ce que dit Xavier. On croise les doigts. C'est c'est vraiment c'est une réponse un peu fataliste.

Je suis d'accord. Mais il y a il faut aussi prendre comment dire euh le ski euh c'est c'est dans dans l'histoire euh et la culture de la montagne, c'est à l'échelle euh comment dire de de l'histoire. C'est c'est très c'est très court.

C'est une étape très courte. Euh bien entendu euh rien aujourd'hui ne n'emplace le leur blanc. On a vu par exemple sur la station DG euh qui est une station quand même assez emblématique de la de la de l'évolution et de la diversité.

Euh il y a encore quand même si on regarde les recettes euh financières de cette station 90 % qui sont encore lié à euh ça se passe l'hiver et ça se passe au ski. euh l'ensemble de la diversification euh qui est à l'œuvre et ils ont vraiment mis le paquet, c'est 10 % à peu près en gros de euh juste pour pour relativiser, on est en plein dans les dans les Jeux Olympiques euh en 1968. Euh bon, il y a beaucoup de gens ici qui n'étaient pas nés.

Il y a eu des il y a eu des Jeux Olympiques à Grenoble. Il y a eu des Jeux Olympiques à Grenoble. Il faut savoir euh on a eu quand même pas mal de médailles et et notamment euh une euh qui est une scieuse des Pyrénées qui s'appelait Isabelle Mire.

Etab le Mir nous disait l'autre jour euh donc à une réunion, je crois que c'était la même euh c'était à Saint-Larie qu'en 1968 euh l'équipe de France Olympique est venue s'entraîner dans les Pyrénées parce qu'il y avait pas de neige dans les Alpes. Euh la neige est tombée. La neige est tombée quelques quelques semaines après.

Elle est tombée bien entendu de façon suffisamment abondante mais en tout cas un mois et demi avant elle est tombée massivement dans les Pyrénées. Donc voilà, il faut aussi peut-être relativiser les tout tous ces tous ces épisodes sur la formation. Sur la formation effectivement, on a rencontré les différents acteurs et les professionnels de la montagne et notamment les guides et les accompagnateurs et qui ont insisté sur l'évolution de ces métiers justement pour se décentrer des activités classiques autour autour du ski.

Donc là, effectivement, ce sont des acteurs privilégiés euh et il est nécessaire de penser l'évolution de ces de ces formations. Euh on on a il y a tout un une partie des recommandations euh on l'a dit sur la la relance des des classes de neige bien sûr, ça veut dire du soutien administratif et des tarifs de transport qui soient abordables. Euh l'évolution de l'impact sur la fréquentation des mineurs et filières scolaires, on en a rencontré dans les Hautes Pyrénées. la filière montagne notamment le programme Génération 20 milieu 30.

Donc effectivement, il y a tout un travail à faire euh sur la la formation et l'accès au métier de la montagne. Un dernier point pour monsieur Théb. Bien sûr, vous avez rappelé l'importance de la vie à l'année, mais au-delà, vous avez parlé de la culture, du patrimoine et de nos savoir-fairs.

Euh c'est vraiment une richesse en montagne et vous avez plusieurs propositions. Euh on a euh par exemple sur Chamoni, mais c'est vrai aussi dans plein d'autres stations, vous avez une personne sur deux qui ne ski pas pour la partie hiver. Et et donc on a besoin de mettre en avant parce qu'elle est riche notre culture, notre patrimoine et l'ensemble de nos savoir-faires que ça soit sur les produits la gastronomie euh ou sur la partie artisanale.

Donc vous avez quelques propositions qui vont sur ce sujet-là et puis vous avez également l'occasion avec les les GIO 2030 de valoriser les territoires et le sport de montagne mais sur pas seulement les endroits où on a les jeux mais vraiment sur l'ensemble de de nos montagnes. Donc cette profiter des de ces GO 2030 pour valoriser le patrimoine, la culture et les savoir-fairs. Merci madame Ferrer.

Oui, je voulais rebondir par rapport à ce que mon collègue Denis Féniorteur vient vient de vient de dire parce qu'en fait c'est noté même dans le rapport hein dans le rapport il est noté que le réchauffement attendu en montagne sera de l'ordre de 10 à 20 % euh de plus selon les saisons et l'altitude. Et il est même noté toutefois l'enneigement est avant tout fortement variable d'une année à l'autre et cela se poursuivra à l'avenir. Il y aura de plus en plus d'hivers peu enneigés et de moins en moins d'hivers bien enneigés sans exclure un hiver occasionnellement très bien enneigé par rapport aux références historique.

Bon ben voilà parce que en fait c'est le dérèglement climatique c'est-à-dire il y a la la différence entre la météo et et le le climat qui est qui est une étude à long terme. Donc en effet il peut y avoir des il pourrait y avoir des années où il y aura plus peut-être de neige dans les pyrénées que dans les mais je veux dire ça reste quand même très exceptionnel et pas forcément quelque chose qui sera généralisé. Mais en fait vous vous avez complètement raison mais c'est pour ça qu'on on sait qu'on a des périodes de froid qui vont être de plus en plus aléatoires et et si on veut garantir les endroits où on a décidé qu'on ferait encore du ski, on doit vraiment profiter de ces périodes de froid pour produire très rapidement en étant respectueux bien sûr de de la ressource en eau.

Et il est précisé aussi dans le rapport que on souhaite vraiment avoir une étude très prise, un observatoire bien sûr sur la fréquentation, sur la transition des modèles, mais par exemple sur la ressource en eau qu'on connaisse précisément quelle est la quantité qui est prélevée pour la négoculture et on s'apercevra en fait que c'est assez minime mais par contre ça permet de de sécuriser. Donc on malheureusement moi je j'ai voyez j'ai un magasin de sport depuis plus de de 20 ans maintenant. Des saisons, on en a connu des bonnes, des moins bonnes mais je vous assure que de même en étant respectueux de l'environnement avec une bonne gestion de l'eau, de l'énergie, on arrive vraiment à sécuriser aux endroits bien sûr on a décidé de le faire pour continuer à faire du ski parce que c'est vraiment ça fait partie de notre patrimoine de de faire de du ski.

Il faut pas que ça soit réservé aussi seulement à une élite et c'est vrai qu'il y a il y a quelques mesures, j'en parle pas parce que on en a beaucoup parler mais autour de faire ce qui est nos enfants, faire ce qui est tout le monde et puis faire attention que nos stations ne deviennent pas du Disneyland réservé aux plus riches. Ouais. Et ça on était très attaché avec Denis.

Oui, bien sûr. On parle de la spécificité de chaque station mais on a aussi un regard et on a interrogé aussi les acteurs qui ont un regard beaucoup plus systémique et holistique, on va dire, des notamment ce qui concerne les massifs et l'importance de ce regard. Je pense notamment au Pyréné.

Euh bon, c'est quand même un massif que dans lequel je je vis et que je connais et qui qui est qui est une entité, il faut prendre vraiment le massif comme une entité économique, culturelle à part entière et non pas par un découpage de frontières administrative, politique et cetera. Donc ça c'est très important d'avoir cette vision euh en terme de massif et de renforcer euh les notamment les pouvoirs et les attributions de ces comités de massifs et notamment euh que ce soit dans les Alpes, dans les Pyrénées, dans les Voges quand il y a une vision transfrontalière à avoir. Il y a le dernier point aussi, on l'a pas on ne l'a pas cité mais il est évoqué dans le rapport, c'est la question de transposer notre loi montagne française, de tenter de la transposer et je sais qu'il y a une charte qui a été euh signée par l'ensemble des comités de massif euh transposer donc cette loi montagne pour tenter d'en faire une loi européenne et donc de réguler au niveau européen l'ensemble des problématiques et des enjeux de la montagne.

Merci beaucoup. Bon, tout le monde a pu intervenir comme il le souhaitait. Donc, en l'application de l'article 145 alinéa 7 du règlement, nous envenons à l'autorisation de publication du rapport de la mission d'information qui est pour la publication du rapport.

Qui est contre ? Je vous remercie. Rapport adopté à l'unanimité.

Donc on reste évidemment mobilisé pour la suite des propositions que vous avez pu faire et puis leur leur transformation en proposition législative. Chers collègues, on se retrouve cet après-midi à 15h pour l'audition de Monique Barbu, la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature. Nous évoquerons le bilan de la COP 30.

Je vous remercie. À tout à l'heure et bon appétit.

🔴 Présentation du rapport sur la transition des modèles des stations de montagne — Denis Fégné · Pourquijevote