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Podcast / conversationyoutube.com· 23 octobre 2026 24 minActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

🔴 LIVE - Lycéens : que leur a dit Macron ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Chiffre
    « On a besoin toujours de pouvoir continuer à dialoguer avec les régions. Nous on demande Renouveau Lycéen la mise en place d'un plan d'urgence sur le bâti scolaire de 1,5 milliards d'euros »
  • 3:27Fait
    « Monsieur le président s'est engagé à ce qu'on rencontre monsieur Laurent Nunez dans les prochains jours sûrement la semaine prochaine. »
  • 5:45Fait
    « Une refonte complète de Parcoursup et une refonte de bac Blanquer. »
  • 5:45Fait
    « on n'envoie pas d'armée contre sa propre population. »
  • 12:58Fait
    « il faut absolument que le gouvernement réponde concrètement aux revendications de la jeunesse sur la question de la sélection. Étudier, c'est un droit, ce n'est pas un privilège »
  • 20:13Chiffre
    « il y a des rapports sénatoriaux faits par la droite et la gauche qui parlent de 211 ou 270 milliards volés aux collectivités depuis 2014. »
  • 20:50Fait
    « il y a des amendements qui ont été déposés sur l'abrogation de Parcoursup, il y a des amendements sur la question des bourses. »
  • 21:55Chiffre
    « il y a 400 milliards qui sont investis pour mettre au pas la jeunesse, 400 milliards qui sont investis dans la guerre, dans l'armement, dans un porte-avion »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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C'est ? Je me présente, je m'appelle Thomas Lafargeas. Donc j'ai été convoqué pour représenter plutôt certains lycées, certains établissements, certains départements même de la diagonale du vide donc ou la diagonale des faibles densités plus poliment. Donc j'ai été chaleureusement accueilli par monsieur le président de la République Emmanuel Macron. On a vraiment l'impression qu'il nous a bien écouté et il a vraiment montré une volonté vraiment de changer les choses surtout au niveau du bâti qui était un un autre premier sujet de débat d'ailleurs et un des plus revendiqués par mes collègues qui manifestent dans les rues. Euh aussi cette cette réunion n'a pas eu uniquement euh des sujets lycéens mais

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aussi des sujets politiques puisque avec certains de mes camarades, on a pu également aborder euh certains propos au niveau des violences policières, ce qui s'est passé et le fait que au final euh ça montait les Français contre les autres et j'ai retenu une citation de monsieur Emmanuel Macron qui était plus que pertinente et très juste. Français contre Français, c'est inacceptable. C'est plus ou moins ce que le président nous avait dit et je suis entièrement d'accord avec ce que nous a expliqué le président. Donc je vais laisser la parole à mon camarade pour conclure. On a eu du coup lors de cette réunion un président qui je pense dans un premier temps était à l'écoute. Il nous a défini donc un cap clair et un horizon qui est lundi prochain notre rendez-vous avec le

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Premier ministre où on ira d'ailleurs tous ensemble. Monsieur le président s'y est engagé avec des élèves que d'outre-mer, enfin des élus lycéens d'outre-mer notamment qui seront sûrement peut-être en visio, peut-être qu'ils seront en présentiel. Nous n'avons pas de détails sur ce sujet. On a eu quand même également plusieurs engagements très très clairs, une réforme de la démocratie scolaire qui est déjà en cours, qui a été poussée par différents syndicats ou même par des par des élus lycéens qui va avoir va avoir lieu. Sur le sujet de Parcoursup, on a en effet une réforme qui va avoir lieu, une refonte complète dans la continuité des États généraux qui ont qui ont commencé qui sont bis présidés par Anaïs et et moi-même et qui ont lieu en ce moment même au ministère de de

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l'enseignement supérieur sur la question du bac Blanquer et donc inévitablement des temps scolaires. Il y a besoin de faire une refonte. Monsieur le président était d'accord sur ce sujet-là. On va lancer des réflexions sur le très court terme a priori lundi en sortant de notre réunion avec monsieur le Premier ministre pour avoir un cap et un idéal clair pour revoir cette réforme qui on le voit bien ne fonctionne pas au vu du manque de profs et du la multitude des combinaisons possibles. Sur le manque de professeurs, on aura des annonces qui seront faites lundi soir a priori des augmentations. On en aura plus. Voilà, il y a une question démographique derrière. On est comme l'a dit monsieur le président et je pense qu'il a raison sur ce point-là en tout cas. On est la fin de la bulle et de

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l'explosion démographique qui a eu lieu. On a donc nécessité d'avoir plus de professeurs dans nos lycées et dans le futur dans nos facultés. Sur la question du bâti scolaire, euh on a besoin toujours de pouvoir continuer à dialoguer avec les régions. Nous on demande Renouveau Lycéen la mise en place d'un plan d'urgence sur le bâti scolaire de 1,5 milliards d'euros et la mise en place d'une autre chose de de d'un second d'un second élément pardon la mise en place d'un observateur national du bâti scolaire qui permettrait de flécher les investissements qui iraient directement dans nos lycées pour avoir évidemment des investissements qui sont fléchés dans les lycées dans un premier temps qui ont qui ont sont les plus demandeurs. Ils sont sur la question du

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maintien de l'ordre qui est une question inévitable qu'on a évidemment évoqué avec lui et du maintien de l'ordre vis-à-vis en effet de la mobilisation lycéenne. Monsieur le président s'est engagé à ce qu'on rencontre monsieur Laurent Nunez dans les prochains jours sûrement la semaine prochaine. Donc nous on salue cette décision parce qu'en effet on a un avis commun. Il y a un problème vis-à-vis de la gestion du maintien de l'ordre et des manifestations lycéennes. Donc dans un premier temps, je pense que je peux m'exprimer au nom de tous tous mes camarades. On attend euh réunion de avec monsieur le Premier ministre lundi matin sur l'ouverture des chantiers qui va avoir, sur les annonces très concrètes qui vont être faites et notamment sur les annonces directes sur les

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professeurs ou sur les places notamment dans le supérieur qui ont été évoquées. Maintenant, dans un second temps, euh là je m'exprime pour nous les nouveaux lycéens, a priori la position chez les lycéens est commune. On appelle les lycéens à continuer à se mobiliser, à être présents sur le terrain ce weekend, partout, pacifiquement et toujours sans violence pour pouvoir conserver un bras de fer qu'on a avec le gouvernement, un rapport de force qu'on est obligé malheureusement d'établir pour poursuivre le dialogue. Peut-on résumer ainsi votre position, c'est-à-dire que tant qu'on n'avait pas des réponses concrètes, vraiment tangibles, la mobilisation ? Ben il serait très hypocrite de la part de nous tous qui ont avons été élus par nos camarades d'arrêter de se mobiliser

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et d'arrêter de porter des revendications si on n'a aucune avancée concrète. Donc oui. Pour être clair, juste pour comprendre, vous êtes satisfait de ce que vous a dit le président de la ? On n'est pas satisfait. On attend notre réunion de lundi d'avoir des avancées concrètes et notamment l'ouverture des chantiers, des annonces sur les professeurs, je l'ai dit, et aussi sur le nombre d'ouvertures de places dans les universités. On attend de voir les annonces de lundi soir. En attendant, on invite toujours les lycéens à se mobiliser sur le terrain. Le président de la République ne vous a pas parlé d'abrogation de Parcoursup. Non, il nous a parlé d'une refonte complète de Parcoursup dans la continuité des travaux qui sont faits, euh dans la concertation qui a en ce

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moment lieu et qui a débuté mercredi de cette semaine. Et juste sur le maintien de l'ordre que vous évoquez, est-ce qu'il a toujours évoqué l'empathie qu'il fallait avoir face à des ? Euh bien sûr, il a condamné sans aucune sans sans aucune sans aucune hésitation euh les violences qui ont pu avoir lieu envers les lycéens, les professeurs, les forces de l'ordre et donc c'est pour ça que nous on a collectivement demandé à rencontrer monsieur Nunez. Monsieur le président s'y est engagé donc on attend l'invitation. Il a parlé ? ? Il a utilisé le Il a condamné, il me semble, les violences euh pendant de qui ont eu lieu euh vis-à-vis de la police et il a en effet compris nos notre position sur la la façon et le dont le l'ordre est tenu et le maintien de l'ordre est tenu pendant

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les mobilisations lycéennes. Une refonte complète de Parcoursup et une refonte de bac Blanquer. Monsieur Macron a également rajouté que on n'envoie pas d'armée contre sa propre population. C'est ce qu'il a essayé aussi de mentionner parce qu'il y a eu quelques malentendus compréhension et je tenais aussi à rajouter pour bah du coup pour nous lycéens que notre mouvement on veut pas que notre mouvement il soit infantilisé. Nous ce qu'on veut c'est que on nous écoute déjà premièrement en tant que lycéens mais lycéens aussi matures. Donc on n'est pas énervé parce qu'on mange pas de frites tous les jours à la cantine mais parce que ou alors par exemple parce qu'on nous a pris nos téléphones mais si on se révolte et si on est énervé là actuellement c'est parce qu'on demande des choses humaines

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et totalement revendicables mais qu'on ne veut pas nous donner. Et j'aimerais aussi rajouter en deuxième partie que du coup nos revendications on veut des des revendications qui durent dans le temps et pas de revendications qui vont régresser au fur à mesure du temps. Je l'ai déjà dit avec la réunion avec Monsieur Macron qu'en 68 on est sorti, en 98 aussi on est sorti, en septembre 2026 là on est encore dehors et moi ce que je veux c'est que je veux pas que mes enfants ils sortent dehors se battre pour les mêmes choses pour lesquelles ce que je me bats actuellement en octobre 2026 et je le dis là actuellement en tant que Monica Shannon ou Milan mais je sais que tous mes collègues ils pensent exactement la même chose que moi. Ce qu'on veut c'est des choses qui persistent et

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pas des choses qui vont régresser parce qu'on sait très bien comment est-ce que ça se passe avec le gouvernement. Ils nous balancent des choses, ils nous donnent des choses pour qu'on se calme mais au fur à mesure tout va disparaître et et voilà c'est ce que j'avais à rajouter. Une refonte totale de Parcoursup et une une refonte aussi du bac Blanquer c'est les deux avancées on va dire qui ont été évoquées aujourd'hui. Tout à fait tout à fait. C'est un peu une petite victoire aussi euh simplement pour nous exprimer Ah on va s'approcher. Pour nous exprimer au titre de notre organisation les lycéens euh autour de Parcoursup bon on sent dans la continuité de ce qui s'est fait par ailleurs euh par le passé euh dans dans les jours passés que il y a une volonté du pouvoir

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d'accorder quelque chose. [grognement] On va pas vers l'abrogation visiblement, on va pas vers une [grognement] un nouveau système, on va vers des corrections de Parcoursup et c'est ce qui nous chez les lycéens nous semble problématique, c'est-à-dire que on ne remet pas complètement en cause la plateforme et son caractère intrinsèquement problématique et donc sur Parcoursup nous ne sommes qu'à moitié satisfait. Nous pensons que là-dessus les lycéens et les lycéennes peuvent continuer à se mobiliser et pour autant on a obtenu un certain nombre de on pourrait parler d'ouverture de la part du président de la République qui notamment sur le sujet du bac Blanquer nous a communiqué des choses qui nous ont semblé assez satisfaisantes.

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Je vais continuer sur le bac Blanquer enfin nous on porte vraiment dans notre association le fait qu'il soit abrogé, les syndicats des professeurs aussi ont porté cette mesure-là. Notamment parce qu'en fait elle est cette réforme est profondément inégalitaire entre les femmes et les hommes, entre les classes supérieures et les classes plus populaires. Donc voilà, on espère avoir été entendu, on espère que cela se concrétisera parce que pour l'instant concernant la réforme Blanquer si je dis pas de bêtises en tout cas la porte est ouverte pour pourquoi pas la changer. En tout cas voilà c'est ce qu'on porte. Ce qu'on peut constater globalement lors de cette réunion c'est un président de la République qui est assez ouvert à nos revendications, c'est quelque chose dont on se satisfait

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dans la mesure où depuis des semaines maintenant, depuis 3 semaines en vérité, on cherche des interlocuteurs qui écoutent les revendications des lycéens et des lycéennes. Pour autant on reste très méfiant puisque Emmanuel Macron c'est celui qui depuis 9 ans a mené une politique de destruction des services publics d'éducation en France et donc on sait à qui on a affaire. C'est-à-dire à un président qui très souvent n'a pas écouté son peuple. Si on prend la réforme des retraites de 2023, si on prend les gilets jaunes, si on prend un certain nombre de mouvements sociaux, ils n'ont pas toujours donné suite à des actions politiques et c'est pourquoi malgré ces quelques ouvertures, malgré cette position de la part du président de la République qu'on considère tout à fait euh positive,

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on appelle les lycéens et les lycéennes à poursuivre la mobilisation parce que ce qu'on constate ici, c'est qu'on a une brèche. On a une brèche dans un pouvoir qui est désordonné entre un Premier ministre et un président de la République qui sont pas très coordonnés entre eux, on l'a vu. On est reçu chez le président de la République avant d'être reçu chez le Premier ministre, c'est un petit peu bizarre en terme hiérarchique. De la même façon au début de du mouvement, les ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur étaient beaucoup moins ouverts à nos revendications et ce qu'on constate c'est clairement une brèche, une ouverture que les lycéens et les lycéennes ont, qu'ils ont créé de leurs mains, de leur mobilisation. Nous les appelons à poursuivre la mobilisation

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parce que cette petite cette petite ouverture, cette petite brèche, il faut que nous nous y engouffrions et que nous puissions y tirer tout ce que nous pouvons y tirer, c'est-à-dire de meilleures conditions d'études et d'apprentissage pour les lycéens et les lycéennes. Je rajouterai que de toute façon, s'engouffrer entre guillemets, c'est la seule solution que nous avons aujourd'hui pour avoir des avancées concrètes.

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Messieurs dames. Pardon, pardon, pardon. Bonjour à toutes et à tous. Alors attendez, on se met en place, il y a quand même l'intersyndicale et du la jeunesse, excusez-moi. Alors Riyad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne. Or on a participé à à cette réunion. Le président semble nous avoir écouté. Il dit que son Premier ministre nous apportera des éléments concrets lundi. En tout cas moi euh euh il a il a encore le même vocabulaire que monsieur euh Baptiste ou ou monsieur Geoffroy. On lui parle d'abrogation, il nous parle de lisibilité et transparence et de refonte. Voilà, on lui a expliqué que nous c'est

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la fin de la sélection. Alors, il a il a euh défendu son son bilan à six mois de la fin de son mandat, faut bien essayer d'en tirer quelque chose. En tout cas, pour l'instant euh moi j'appelle euh les lycéens et lycéennes, étudiants et étudiantes à rester mobilisés samedi euh parce que moi je trouve que c'est déjà une victoire d'avoir été reçu par le président Emmanuel Macron qui était plutôt rivé sur l'international, on l'a fait retourner à l'échelle de son pays et euh être et de recevoir les organisations euh euh lycéennes. Alors, écoutez, c'est déjà une petite victoire et comme il y a une il y a une peu un peu une petite fenêtre ouverte, il faut pas lâcher, on continue le rapport de force, il est de notre côté et euh rendez-vous euh demain à toutes et tous euh à Paris

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et partout en France. Ouais, sur euh sur la question de la mobilisation, effectivement euh là pour le moment euh euh du gouvernement, en tout cas d'un point de vue du gouvernement, il y a pas de volonté de revenir sur Parcoursup, pourtant c'est quelque chose qui cristallise aujourd'hui la colère de la jeunesse. Euh on a chaque année des milliers de jeunes sans fac qui sont chassés des universités, c'est une sélection qui est sociale. Ça fait des années qu'on lutte pour inscrire des jeunes qui sont refusés des universités, des années qu'on voit des avenirs brisés parce qu'on refuse l'entrée à l'université. Pour le moment, il y a un refus du gouvernement de de remettre en question l'existence de Parcoursup, remettre en question l'existence de la sélection. Le débat, il est pas simplement sur

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Parcoursup, il est aussi sur le nombre de places à l'université. Nous, ça fait quand même des années qu'on lutte contre les coupes budgétaires qui ont amené par exemple en un an la suppression de 10000 places en licence. Sur Parcoursup, c'est quand même scandaleux de voir qu'on a une jeunesse aujourd'hui qui a son bac et qui n'arrive pas à accéder aux universités. Donc nous, ce que nous demandons, c'est 250000 places euh à l'université euh avec euh les 10 milliards d'euros posés sur la table. Il faut absolument que le gouvernement réponde concrètement aux revendications de la jeunesse sur la question de la sélection. Étudier, c'est un droit, ce n'est pas un privilège et c'est pas normal qu'après un mois de mobilisation le gouvernement n'entende toujours pas que Parcoursup il faut pouvoir

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l'abroger, que la sélection il faut pouvoir y mettre fin. Union étudiante, ce qu'il faut comprendre, ce qui est important de dire, c'est que être étudiant aujourd'hui dans la France de Macron c'est un réel parcours du combattant. La sélection elle est rude, en quelle commence d'abord à l'entrée de l'université par des frais d'inscription qui font une réelle sélection sociale puisqu'elle c'est une sélection par l'argent, une sélection raciste également qui met qui met en place la préférence nationale au sein de nos universités puisqu'on a des frais d'inscription qui sont différenciés pour les étudiants étrangers étrangères. Pour rappel, c'est des frais d'inscription qui sont 16 fois plus chers pour ces pour ces étudiants-là. Donc nous ce qu'on veut, Parcoursup, c'est également du coup

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comme le rappelaient nos camarades c'est la fin de la sélection, c'est donc l'abrogation également de bienvenue en France qui met en place le pacte Macron-Le Pen dont on ne veut pas à l'université, c'est très grave. Et donc à Macron, Emmanuel Macron, de écouter ses revendications et de prendre des mesures qui sont concrètes puisque la fin de la sélection ça passe aussi par le fait de mettre 250000 places en plus à l'université et de un investissement réel et pérenne dans nos universités. Pour la rappel au gouvernement du coup c'est que cette question de la sélection elle peut pas être traitée uniquement sur la question du du lycée directement, elle doit être traitée de manière pré-bac, pendant, après et de manière beaucoup plus globale parce que sinon on ne mettra pas fin à toutes ces

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problématiques. Et donc c'est justement ce message qu'on rappelle et plus largement on a un vrai problème en ce moment avec la manière dont est organisé le dialogue social par nos politiques et ce qui nous pose énormément de questions. Déjà pourquoi est-ce qu'on a un président de la République qui annonce recevoir qui annonce que Matignon va recevoir les organisations lycéennes, les organisations étudiantes alors qu'on a toujours aucune information pour cette soi-disant rencontre dont toute la presse parle parce qu'Emmanuel Macron l'a rappelé en conférence de presse hier et que pour l'instant on a toujours aucune invitation. Et donc c'est un vrai problème démocratique de que d'annoncer des choses aux Français et devant tous les Français et de derrière ne pas agir

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dessus. Et plus largement on a un vrai problème sur l'organisation de ce qui est en train de se passer parce que on se pose vraiment des questions plus larges de pourquoi est-ce que quand on a eu toutes ces manifestations pacifiques ces dernières années, pourquoi est-ce que quand on a eu des pétitions, des des citoyens qui tout simplement demandaient des choses, il y a jamais eu de réponse, il y a jamais eu d'ouverture, il y a jamais eu de possibilité pour nos différentes organisations de rencontrer l'Élysée, de rencontrer Matignon après toutes ces manifestations pacifiques et pourquoi est-ce que le seul moment où est-ce où justement on nous reçoit et on nous dit nous recevoir, c'est le moment où il y a de la violence, où il y a de la casse et donc ce gouvernement qui est

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en train de dire "à bas la casse, à bas la violence, casseur payeur" et cetera et cetera. Est-ce qu'on a envie de lui demander, c'est quelle légitimité aussi il a à à justement questionner ces violences, questionner ce qui se passe quand l'ensemble des manifestations pacifiques qui ont pu avoir lieu ont eu tout simplement aucune réponse et ont eu finalement une indifférence politique qui met de côté toutes les possibilités de dialogue social dans ce cadre-là. Et donc pour nous, c'est en ça que le gouvernement est responsable et doit justement aller vers une réponse à ces revendications parce que ce n'est pas possible que d'organiser le dialogue social dans ces conditions-là. Et donc nous continuerons à nous mobiliser demain pour Paris, c'est 14h place de la Bastille et le 5 novembre au

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côté des travailleurs et des travailleuses qui appellent à la grève générale. Nous serons présents à leurs côtés. Et vous savez dans les échanges avec le président de la République, on a pu évoquer les 10 revendications qui sont disponibles par ailleurs sur la plateforme 10mesures.fr dont j'invite celles et ceux qui nous écoutent à aller signer cette plateforme revendicative pour soutenir nos revendications et la jeunesse de ce pays. Euh on lui a parlé des infirmières scolaires, on lui a parlé du temps scolaire aussi des 8h-18h, on a évoqué la démocratie lycéenne, on a évoqué on a évoqué Parcoursup, Mon Master, voilà toute cette cette machine de sélection. Bon, maintenant moi je je dis rendez-vous lundi hein. Déjà samedi dans la rue pour maintenir le rapport de force et ensuite

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rendez-vous lundi après-midi. Nous, on attend des annonces concrètes, plus du vent. Ça fait un mois maintenant, un peu moins d'un mois quand même parce qu'il y a ils ont quand même pris 10 jours avant de nous recevoir, mais euh euh ça fait quand même 3 semaines que nous entamons euh euh des séances de travail, d'écoute auxquelles nous avons participé. Maintenant euh euh le temps est est est est à l'action. C'est fini les grandes promesses, les grandes phrases. Maintenant, on veut des actes concrets. Vous diriez que c'était du vent cette rencontre avec le président de Je n'ai pas dit ça, mais je dis que euh les grandes phrases, ça doit être fini et que maintenant, il faut des actions concrètes. Est-ce que vous appelez à continuer les blocages de lycées à la rentrée ?

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Écoutez, on s'exprimera en temps et en heure, mais oui, s'il y a pas d'actions concrètes, oui, nous appelons nous appellerons à continuer la mobilisation sous toutes ses formes. Puis maintenant, il les a les 10 mesures sur la table. Vous pouvez enfin, il y a aucune excuse. Il connaît nos mesures, il connaît nos revendications. Peut-être que avant, on pouvait lui donner euh le bénéfice du doute. Maintenant, il sait, à lui de prendre des engagements concrets. Et euh nous avons eu un mot aussi, je tiens à le préciser avec le président de la la répu- le président de la République sur la démocratie en général et le droit de manifester où nous lui avons rappelé qu'il était garant de la Constitution et que la Constitution garantit le droit à manifester pour toutes et tous et qu'on devait pas

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choisir qui avait le droit de manifester ou d'autres noms. Et nous lui avons aussi évoqué et nous lui avons demandé des comptes sur les violences policières. Mais si concrètement, ces revendications ne sont pas entendues, qu'est-ce qui se ? Bah, on continuera. On lâchera pas. Euh euh je je le répète depuis euh après, bon, la répétition fixe la notion. Alors, je vais me répéter, nous ne lâcherons rien et nous ne braderons rien. Ça ça Faut que le gouvernement l'entende. Il comptait sur les vacances pour que le mouvement s'essouffle. Vous voyez bien aujourd'hui, est-ce que le mouvement il ? Non. On était samedi massivement dans la rue, 800000 et demain, on sera encore très très massivement dans la rue. Alors euh non, il y a pas d'essoufflement. La pluie ne

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nous arrêtera pas non plus. Euh alors voilà, maintenant, il faut qu'il réponde concrètement et s'il y a pas de de concret et de réelles solutions, on continuera et on lâchera rien. La porte ouverte à une refonte du bac Blanquer, ça ça vous euh ? Mais écoutez, nous, ce qu'on a dit, c'est la fin de la sélection. Aujourd'hui, il nous parle de refonte, il a pas été il a pas été dans les détails, hein. Il a dit qu'il allait voir avec son gouvernement et que chacun était dans à son rôle et que le Premier ministre annoncera. Moi, ce que je dis, c'est déjà demain dans la rue et lundi après-midi, on verra. Et lundi, vous inquiétez pas que on on s'exprimera sur le sujet. Si nous sommes pas satisfaits, nous continuerons la mobilisation et je le répète encore une fois, lycéens,

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lycéennes, étudiants, étudiantes, travailleurs, travailleuses, restez mobilisés demain parce que le rapport de force, il est de notre côté. Nous allons les faire céder. Et peut-être pour compléter sur quelque ? Ouais, écoutez, il nous a dit moi, je lui ai dit qu'il fallait une traduction budgétaire. Il nous a dit que c'était compliqué, que les les temps étaient durs, voilà. Il nous a fait le même speech que le Cornu, Batiste ou Geoffrey nous a donné. Sauf qu'on lui dit l'argent, il peut le trouver. Vous savez, il y a des rapports sénatoriaux faits par la droite et la gauche qui parlent de 211 ou 270 milliards volés aux collectivités depuis 2014. Or, écoutez, il faut il faut rendre l'argent aux collectivités et d'ailleurs, c'est un lien intrinsèque avec les bâtis

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scolaires parce que c'est de l'argent qui va à la région qui a été volé et la région est en charge des bâtis scolaires. Or, l'argent, faut juste aller la trouver et il faut de la juste maintenant de la volonté politique. Non mais je je voulais peut-être compléter sur quelque chose parce que là, depuis quelques semaines, on a quand même un discours du président de la République qui explique que la seule issue concrète aux revendications de la jeunesse, ce serait les élections présidentielles 2027. Et nous, on insiste sur le fait que la jeunesse, elle n'en elle ne n'attendra pas 6 mois, que les clés de la fin de cette mobilisation, c'est le gouvernement qui l'a dans les mains. On est sur un examen budgétaire actuellement. Donc, les choses existent, il y a des amendements qui ont été

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déposés sur l'abrogation de Parcoursup, il y a des amendements sur la question des bourses. Le gouvernement, nous, ce que nous demandons au gouvernement, c'est qu'est-ce que leurs députés vont faire sur ces amendements-là qui pourraient concrètement répondre aux revendications de la jeunesse. On a un certain nombre de choses dans ce projet de loi de finances qui nous nous révoltent en tant que jeunes. Je pense par exemple à la question des APL, une réforme qui pourrait faire perdre leurs APL à plusieurs centaines de milliers d'étudiants, une réforme sur laquelle le gouvernement en plein été s'était engagé à ne pas suivre ses ses propositions qui venaient d'un rapport de l'IGAS et de l'IGF. Donc en fait la jeunesse, pourquoi elle est en ? C'est aussi que ça fait 10 ans qu'elle

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est gouvernée à coup de faux promesses, à coup de mensonges. Là actuellement sur on est sur un examen de la copie budgétaire avec un un projet budgétaire qu'il faut revoir du sol au plafond. Il y a des centaines de millions qui vont partir dans nos financements de la formation, dans la question des bourses, dans la question de nos CROUS. Donc en fait aujourd'hui le gouvernement, il doit prendre ses responsabilités, il doit investir 10 milliards pour l'éducation, pour la jeunesse, dans les CROUS, dans les universités, dans les lycées et on ne lâchera rien sur ça. Il faut répondre concrètement à ces revendications là et ça passe également par le projet de loi de finances. C'est très facile de tout remettre sur le débat présidentiel quand on a justement un président de la République

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qui nous a annoncé à chacune de ses campagnes présidentielles une réforme des bourses qui n'a aujourd'hui toujours pas eu lieu. On parle constamment de la jeunesse qui serait l'avenir de ce pays, mais quand on sait qu'il y a 400 milliards qui sont investis pour mettre au pas la jeunesse, 400 milliards qui sont investis dans la guerre, dans l'armement, dans un porte-avion et qu'on lui dit qu'on lui dit 10 milliards pour urgent pour la jeunesse, pour l'enseignement, pour l'éducation, là il y a plus d'argent. La vraie question c'est qu'est-ce que ça va coûter à ce pays de ne pas investir dans sa ? Qu'est-ce que ça va leur ? Qu'est-ce que ça va nous coûter nous à ? Qu'est-ce que ça va nous coûter d'avoir des étudiants, des lycéens qui n'ont pas le ? Des lycéens qui n'ont pas de

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professeur de français l'année du bac. Qu'est-ce que ça va coûter à la ? C'est ça la vraie question que monsieur Macron doit se poser. Il faut pas oublier que l'avenir de ce pays c'est sa jeunesse et qu'aujourd'hui sa jeunesse comme seule réponse jusqu'à présent, c'est le mépris et la répression. Et ça, ça doit suffire pour dire que maintenant il faut des actions concrètes. ! Je nous l'avons dit au président que ça la seule réponse qu'il leur avait apporté c'était le mépris et la répression et que maintenant il fallait des actions concrètes. Or, rendez-vous lundi après-midi et rendez-vous juste avant demain 14h place de la Bastille. Merci beaucoup. Au revoir.

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Ouais, c'est il y a pas de souci j'avoue. Non mais le le live Ouais, je crois. Il y a il y a zéro euh OK. Ouais.