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interviewLCI· 10 juillet 2023 42 min

Bruno Le Maire, invité de François Lenglet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et à tous bienvenue pour cette interview exceptionnel de l'homme clé de la politique économique en France Bruno Le Maire Bruno Le Maire bonjour bonjour François lengletons Le Maire est aussi le ministère record de longévité à Bercy depuis bien longtemps vous êtes comme moi à Aix-en-Provence parce que nous sommes réunis par les rencontres économiques d'Aix-en-Provence une manifestation de premier plan plus de 5000 personnes ce weekend se sont succédé tes dirigeants politiques des chefs d'entreprise et puis un large public Renault le maire aujourd'hui c'était hier vous êtes exprimé justement devant ce public et vous avez évoqué le futur de la France vous avez dit l'objectif 2050 il faut que la France devienne la première puissance économique de la zone euro je rappelle juste les ordres de grandeur aujourd'hui la France est à 2700 milliards d'euros de PIB l'Allemagne à 3800 donc on est bien derrière quand on a cet objectif par contre d'abord il s'agit pas de rentrer dans des compétitions avec des états amis la compétition est entre la Chine les États-Unis et l'Europe ce que je veux dire c'est que nous sommes face à deux mutations majeures la mutation climatique et la mutation technologique avec l'intelligence artificielle générative sur ces deux mutations la France a des atouts absolument considérables et donc si nous prenons vraiment à bras le corps ces deux transformations radicales pour décarboner notre économie de venir des champions l'industrie verte d'hydrogène vers la production de batterie électrique de véhicules électriques si nous investissons sur la science sur les scientifiques sur l'intelligence artificielle générative sur le stockage et le traitement des données et bien nous donnerons l'élan économique à l'ensemble du continent européens dans les années qui viennent et c'est ça que nous devons viser être la nation qui donne le tempo économique et l'élan économique à la zone euro et à l'Union européenne est-ce que c'est possible Bruno Le Maire de devenir la première puissance économique quand on est aussi le pays où le tour d'imposition est le plus élevé de la zone euro mais quasiment du monde il y a guerre que le Danemark qui soit devant certaines singularités françaises qui sont à modifier d'abord il faut effectivement poursuivre les baisses d'un pot léger la charge fiscale qui pèse d'abord sur les gens que ce soit les artisans les salariés continuent à trouver légitimement que leurs impôts sont trop élevés même si nous avons beaucoup baissé ou les entreprises nous avons aussi massivement baissé les impôts des entreprises mais les prélèvements obligatoires n'ont jamais été aussi parce que quand vous mettez 22 vous le savez mieux que personne quand vous baissez par exemple l'impôt sur les sociétés de 33,3 à 25% donc on a oublié de près de 10 points nous avons tenu parole avec le président de la République ça fait plus de rentrée fiscales parce que ça produit plus de richesse il y a quelqu'un qui les paye c'est le contribuable mais il ne contribuables parce qu'il y a plus d'emplois parce qu'il y a plus d'activités ça fait effectivement un niveau d'impôt plus élevé mais il n'empêche que le taux d'imposition sur l'impôt sur le revenu pour les ménages avec la suppression la taxe d'habitation sur l'improcher société pour les entreprises l'imposition sur le capital parce que le capital est nécessaire pour l'industrie avec le prélèvement forfaitaire unique tous ces impôts nous avons massivement baissé et c'est ce qui nous a permis d'obtenir les résultats économiques que nous avons aujourd'hui donc oui il y a des singularités françaises à corriger la première c'est les impôts il faut continuer à alléger la charge fiscale la deuxième singularité c'est que nous avons perdu la moitié de notre industrie en 30 ans François Lenglet on y viendra plus ne s'est laissé aller comme cela et nous sommes en train de corriger les choses avec le gouvernement et le président de la République et la troisième singularité c'est que nous avons un taux d'emploi qui est beaucoup trop faible 68% c'est le même taux d'emploi que celui des années 70 là où l'Allemagne est à 78% et les Pays-Bas à 80%, il faut que d'un oignon tout le monde au travail que tout le monde reprenne la voix du travail pour qu'on ait plus d'activités donc plus de prospérité et par conséquent de quoi financer les investissements dont je vous parlais dans la transition climatique et dans l'innovation justement ces investissements la transition ont climatique Elizabeth borde s'exprime dans Le Parisien de ce matin même elle annonce 5 milliards d'investissements supplémentaires l'année prochaine où on va trouver l'argent c'est une nouvelle taxe sur les billets d'avion ça va être une nouvelle taxe sur les sociétés d'autoroute c'est à dire sur les automobilistes d'abord pourquoi 5 milliards d'euros d'investissement supplémentaires tout simplement parce que on le voit ici à Aix et je pense que nos compatriotes le voit dans leur vie quotidienne le réchauffement climatique de cesse de s'accélérer on a connu le mois de juin le plus chaud chacun voit bien que il faut que nous accélérions le rythme de la décarbonation de notre économie et de la transition climatique ça coûte cher ou trouver de l'argent public alors il y a deux sources d'argent public et c'est pas les seuls sources évidemment possible que nous allons employer la première c'est de basculer d'une fiscalité brune dans une fiscalité verte nous augmenterons je l'ai toujours dit à partir du budget 2024 la fiscalité sur toutes les énergies fossiles le GNR affirmé que les taxes sur les billets d'avion vont être augmentés à partir du 1er 2021 c'est parti des options que d'augmenter la fiscalité sur tout ce qui est polluant tout ce qui est vrai du carbone on va en discuter avec le ministre des Transports avec la première ministre mais j'ai déjà indiqué cours de toutes les réunions nous avons eu autour d'après un ministre et du président de la République que par définition tout ce qui alourdit la charge fiscale sur les énergies fossiles tout ce qui pollue a du sens la seule limite que je fixe c'est que il ne faut pas toucher nos compatriotes les ménages ça doit être l'activité économique l'activité des entreprises qui contribuent parce que les entreprises impossibilité de changer de mode de production donc ça c'est une première option que nous allons utiliser la deuxième option qui est absolument indispensable également c'est d'arriver au-delà du passage fiscalité brut puisqu'il est vertes à fixer des priorités se dit il y a certains investissements ou certains choix que nous allons abandonner pour récupérer des économies et financer cette transition écologique je reste en instant sur les impôts vous aviez annoncé une baisse d'impôts pour les ménages est-ce que vous pouvez nous confirmer qu'elle aura bien lieu en 2024 je confirme que notre politique c'est de continuer à baisser les impôts j'entends qu'il y aura ça sera pas fait en 2024 procédons étape par étape d'abord le grand choix politique c'est la baisse des impôts c'est ce que nous faisons depuis six ans avec Emmanuel Macron et nous voulons continuer dans cette direction de baisse des impôts sur les ménages comme sur les entreprises ensuite il y a une réalité vous en êtes parfaitement conscient c'est qu'il y a un ralentissement de la croissance partout dans le monde notamment en Europe nous nous avons évité la case récession mais beaucoup de pays en Europe aujourd'hui sont en récession fin septembre je donnerai les nouvelles perspectives de croissance pour 2023 et pour 2024 nous verrons si ce ralentissement se traduit aussi par un ralentissement de la croissance en France à partir de là je ferai des propositions présents de la République sur le rythme de baisse des impôts ou subordonnée la baisse des impôts à la nature et à la quantité de croissance qu'on aura pour les 18 mois qui viennent parce que c'est responsable et qu'une bonne politique économique c'est une politique d'aujourd'hui c'est une politique économique qui est constante mais nous n'avons jamais changé de politique économique quelques présidents de la République depuis 2017 tout simplement parce que nous permet d'approcher du plein emploi parce qu'elle permet de réindustrialiser parce qu'elle permet d'innover parce qu'elle permet d'avoir des entreprises qui investissent donc c'est la bonne politique économique c'est celle qui donne des résultats mais une bonne politique économique c'est pas rester aveugle à ce qui se passe dans le monde et en Europe je vois qu'il y a un ralentissement économique en Europe que ce ralentissement économique peut toucher à un moment la France même si nous échappons à la case la récession les chiffres seront disponibles fin septembre sur cette base là je ferai des propositions présents dans la République sur le baisse le rythme de baisse d'impôts la transition énergétique c'est bien sûr l'utilisation du gaz une énergie fossile et notamment des chaudières au gaz le gouvernement a manifesté son intention d'interdire à terme les chaudières au gaz alors à terme l'expression est un peu vague et justement est-ce que vous en savez plus est-ce que vous pouvez nous garantir que on va pas comme en Allemagne l'Allemagne a envisagé l'interdiction pure et simple de l'achat de chaudières nouvelles au gaz à partir de 1er janvier prochain est-ce que est-ce qu'on évite ce scénario je dirais brutal et extrêmement déstabilisant pour les 11 millions de foyers qui se chauffent au gaz c'est globalement je suis très réservé vis-à-vis des interdictions parce que j'ai toujours parié sur le fioul oui mais j'ai toujours parié sur l'intelligence de nos compatriotes sur l'accompagnement et sur l'incitation on fait des incitations pour l'achat de véhicules électriques ça marche très bien on fait des crédits d'impôts pour l'industrie verte ça marchera très bien donc l'incitation l'intelligence collective ça marche aussi très bien je vous parlais très sincèrement je suis opposé à l'interdiction des chaudières à gaz je pense que c'est une mauvaise idée qu'elle va susciter beaucoup d'inquiétudes chez nos compatriotes les plus modestes et qu'on peut obtenir exactement le même résultat avec des dispositifs incitatifs en changeant la fiscalité en disant si vous prenez tel modalités de chauffage vous aurez une incitation fiscale ce sera avantageux financièrement pour vous si vous faites le choix de garder une chaudière à gaz forcément ce sera toujours plus coûteux parce que vous émettez plus de CO2 que vous participez à dégradation de la planète et donc ce n'est pas la bonne solution on vous laisse le choix il y a des incitations il y a aussi des pénalités si vous continuez à faire ce choix là mais pas d'interdiction les pénalités c'est l'augmentation des taxes sur le gaz qui va se faire dans les dans les mois qui viennent soyons honnêtes lucides et responsable vous ne pouvez pas accélérer la transition climatique et garder des avantages fiscaux pour des énergies fossiles que ce soit le gaz que ce soit le gazole non routier pour nos amis transporteurs agriculteurs ou entrepreneurs des travaux publics et j'en discute toutes les semaines avec eux pour voir comment est-ce qu'on peut définir une trajectoire faisons les choses progressivement faisons les choses en toute transparence et faisant les choses en accompagnant c'est que ce qui marchera pour les soudergas si vous leur dites écoutez-moi on a décidé couperait pas tant de telle date plus de chaudière à gaz c'est interdit vous pouvez créer beaucoup d'inquiétudes sociales ce n'est pas ce que je souhaite si vous dites voilà ce qu'il faut faire il faut en sortir progressivement et on va vous aider en sortir progressivement avec les aides financières nécessaires là ça marchera même chose pour le gazole non routier qui est un avantage fiscal qui donnait une énergie fossile mais pour un entrepreneur de très important pour les agriculteurs c'est vital pour le BTP c'est vital pour les entrepreneurs de travaux publics je peux pas leur dire écoutez nous on a un projet de loi de finances il est voté en octobre il s'applique au 1er janvier donc au 1er janvier fini plus davantage fiscal mais c'est toute la marge de certains entrepreneurs de travaux publics en savoir ou ailleurs en Bretagne ou ailleurs qui va disparaître et qui va tuer ces entrepreneurs donc il faut leur dire on va en sortir on le fait par exemple sur 3 ou 4 ans d'ici 2030 il faudra qu'on soit sorti définitivement de cette fiscalité avantageuse alliée par palier on vous accompagne pour acheter des machines électriques qui elles n'émettent pas de CO2 et comme ça d'ici 2030 nous serons définitivement sortis de ces avantages fiscaux sans brutalité mais avec autant d'efficacité j'entends quand même dans votre propos que l'augmentation de la fiscalité sur le gaz c'est quelque chose qui à quoi il faut se préparer justement au nom de la transition énergétique de façon à inciter sur plusieurs années le basculement progressif je vais prendre ma casquette de ministre des Finances plus que de ministre de l'Économie moi je dois payer une partie de tout ça j'ai pas le payer tout seul et le contribuable ne paiera pas seul tout cela il faut que les entreprises y participent il faut que l'épargne des Français puisse y participer mais si on veut mettre de l'argent sur la construction des réacteurs nucléaires sur les éoliennes offshore sur l'hydrogène vert et qu'on est par conséquent une nation totalement décarbonée plus propre plus vivable tout simplement plus vivable il faut bien que je récupère de l'argent ailleurs et puis vous imaginez la politique de gribouille que ce serait de dire j'investis dans le verre je fais un avantage fiscal pour acheter des véhicules électriques pour décarboner la production industrielle française mais je garde un avantage fiscal sur les énergies fossiles j'aime la clarté on a même pas la politique on a fait ça pendant des années mais puisque on a subventionné la consommation d'énergie fossile l'essence au moment où les plus exactement on l'a fait pour protéger contre l'augmentation des prix et l'inflation je pense que ça doit rester une exception et dans les exceptions françaises qu'il faut corriger c'est cette manie de rajouter systématiquement des couches de dépenses sans être capable d'en retirer certaines moi je suis totalement favorable aux annonces que vient de faire la première ministre de dire on va investir massivement sur l'énergie verte et la décarbonation mais le prix à payer c'est qu'il faut faire des économies et arrêter de subventionner les énergies fossiles dans quelques jours vous allez prendre une décision très importante pour les Français vous allez choisir ou pas d'augmenter le taux de rémunération du livret aujourd'hui à 3% si on se fie à la formule de calcul qui détermine son évolution il devrait passer à quatre c'est-à-dire monter quand même d'un point c'est pas rien on sait que l'inflation est aux alentours de 5 donc même après cette augmentation l'épargnant il perdrait un peu il y a le l'hiver le Livret d'Épargne Populaire qui lui est à plus de 6 est-ce que vous allez toucher à cette eau de rémunération des livrets et dans quel sens ça dépendra totalement de la proposition qu'on me fera le gouverneur de la Banque de France il est toujours assez conservateur je le verrai pour tout vous dire dans quelques instants on discuter il me fera des propositions formelles en fin de semaine prochaine et je déciderai sur la base de ces propositions je rappelle juste quand on me dit il faut absolument augmenter le taux d'abord il y a une formule moi je respecte les propositions du gouverneur la Banque de France et les formules on augmente on verra ce que me dira le gouverneur de la Banque de France qui est le juge arbitre en la matière après je prendrai la décision je rappelle juste que vous l'avez parfaitement dit le Livret d'Épargne Populaire il est à plus de 6% de rémunération vous avez des millions de compatriotes qui peuvent s'en bénéficient ils n'en ont pas ouvert donc avant de tout de suite dire on va augmenter les taux mais déjà qu'on profite de ce qui ne sera pas aujourd'hui il ne baissera pas nous verrons il faut encore qu'elle sera la formule mais quoi qu'il arrive il existe en France et c'est une exception parmi quasiment toutes les nations développées un produit d'épargne avec le capital garanti une rémunération garantie au dessus de l'inflation [Musique] il y a encore des millions de Françaises et de Français qui nous écoutent qui auraient droit d'ouvrir un Livret d'Épargne Populaire qui ne l'ont pas fait alors que ça protégerait le repas on a réussi grâce à des campagnes de promotion massives à augmenter de 20% pour des derniers mois l'ouverture de ces livrer des pannes populaires mais j'invite tous les épargnants qui veulent protéger leur économie ouvrez si vous avez droit un Livret d'Épargne Populaire vous êtes encore des millions à y avoir droit et à ne pas l'avoir fait une controverse vous oppose Carlos Tavares le patron de stellantis c'est Peugeot Citroën qui est désormais allié à Fiat Chrysler vous avez demandé de façon très explicite que la future 208 électrique d'une petite voiture qui sera bientôt produite par Peugeot soit produite en France ça va être Carlos Tavarez vous répond non c'est trop cher et après tout nous entreprises et 1000 ans c'est le troisième constructeur mondial nous ne devons rien à la France et implicitement nous allons en maintenir la production en Slovaquie à tarnava vous lui dites quoi maintenant je lui dis qu'un chef d'entreprise ne devrait pas dire ça chef d'entreprise qui a très bien réussi qui est un grand industriel et je salue le travail de kawtava et s'il a redressé à PSA de manière spectacle c'est un grand industriel mais il ne devrait jamais dire qu'il ne voit rien à la France parce que c'est faux quand PSA la France ma campea était en grande difficulté en 2013 il y a eu un demi milliard d'euros de soutien public c'est votre argent contre l'anglais c'est l'argent de nos compatriotes je pense qu'ils peuvent s'émouvoir d'entendre ensuite le patron de PSA dire on ne doit rien à la France si la France a sauvé PSA quand PSA était en grande difficulté comme d'autres grandes entreprises industrielles face à la crise du covid il a fallu payer du chômage partiel c'est vous c'est moi c'est nos compatriotes c'est les contribuables qui ont payé le chômage partiel de PSA pour des centaines de millions d'euros est-ce que vous estimez pas François Lenglet en conscience que PSA par conséquent c'était l'antise doivent quelque chose à la France ensuite soyons très clair je suis pas là pour entrer dans une controverse avec quelques dirigeants que ce soit surtout avec il faut encore un dirigeant qui a redressé de manière très efficace l'entreprise PSA laquelle nous sommes tous très attachés je dis simplement que je livre une bataille pour qu'il y ait le plus d'investissements possible en France notamment l'investissement industriel que nous avons entre président de la République pris des décisions pour que la France devienne le pays le plus attractif pour les investissements étrangers en Europe que nous avons baissé des charges que nous avons un coût du travail qui est maintenant attractif que nous aidons à l'ouverture d'usine avec des subventions ou avec des crédits d'impôts et que par conséquent on peut parfaitement produire des véhicules y compris de petites tailles dans des bonnes conditions de rentabilité et de compétitivité en France d'ailleurs j'observe que Renault le fait que Toyota le fait et que peut-être d'autres entreprises étrangères le feront pour Renault par le biais de familiale Dacia son modèle le d'entrée de gamme la spring voiture électrique assez peu cher en Chine là ça n'inspire pas de commentaire de votre part bah ça inspirait pas un commentaire je suis pas là pour commenter une décision mais la décision c'est d'arrêter de subventionner les usines qu'elle soit française ou autre qui sont établies en Chine chaque année nous dépensons plus d'un milliard d'euros de subventions pour les véhicules électriques si vous allez sur votre concessionnaire et que vous avez niveau de revenu modeste on va vous donner 7000 euros si vous avez un niveau de revenu un peu plus élevé vous aurez 5000 euros d'aide ben moi je veux juste m'assurer que la voiture était produite en Europe si la voiture n'a pas été produite en Europe nous supprimons ces subventions aux véhicules électriques que l'entreprise soit française ou pas peu importe je veux simplement que l'usine soit en France ou en Europe vous ne pouvez pas avoir 40% du montant total de ce milliardeux qui va à la subvention d'usine en Chine vous avez totalement pour appliquer un dispositif comme celui là on bouger de prendre des boîtes contournement parce que l'Europe n'a pas encore réalisé que la Chine le faisait que les États-Unis le faisaient qui serait bon que nous fassions exactement la même chose c'est-à-dire d'avoir des aides réserver à des produits à Contenus européens cette bataille François l'anglais comme j'ai livré la bataille avec Emmanuel Macron pour la politique industrielle il y a 6 ans quand on prend un petit industriel tout le monde ouvrier au nez nous avons gagné comme nous avons gagné la bataille pour apporter des subventions et des aides d'État à nos entreprises et à nos usines pour qu'elles soient compétitives nous avons gagné cette bataille la troisième bataille que nous devons maintenant gagner c'est de dire on va réserver nos aides publiques à des produits à Contenus européens parce que pas un contribuable ne peut comprendre qu'un euro qu'il a gagné à la sûr de son fond aille financé l'ouverture ou le développement d'usine en Chine en Asie ou ailleurs vous évoquiez les investissements étrangers en France c'est vrai qu'ils appellent un niveau très élevé est-ce que vous pouvez nous dire si vous avez bonne espoir d'accueillir une usine Tesla on a vu Elon Musk le patron fondateur de Tesla en France à deux reprises récemment est-ce que que l'on vous ça va se faire et sous quel délai j'ai bon espoir elon mush fasse un investissement en Swing pour les batteries pour des voitures nous verrons il y a plusieurs options qui sont sur la table j'ai bon espoir le must face à l'investissement en France c'est lui qui le décidera il a pu échanger à plusieurs reprises avec le président de la République j'ai changé également avec lui il sait qu'il est le bienvenu en France qu'est-ce qu'il fait pour le décider ça c'est lui qui décide et je n'ai pas empiété vous vous sentez son besoin ces attentions ce que nous avons aujourd'hui réunis toutes les conditions pour être le pays le plus attractif ou le somme et que nous avons radicalement transformés l'image économique de la France dans le monde depuis près de 7 ans radicalement transforme désormais c'est pour parler en bon français the place to be la France pour un investisseur étranger un des obstacles ça va peut-être vous surprendre c'est les terrains une des grandes difficultés que nous allons avoir en France c'est d'offrir des terrains viabilisés avec une ouverture ferroviaire ou maritime pour transporter les biens avec de l'électricité des carbonée suffisamment de puissance pour alimenter l'usine à ces terrains qui réunissent toutes ces conditions il y en a pas beaucoup ils vont devenir très rares très chers et très difficile à trouver regardez ce qui s'est passé sur le bassin d'un carquois c'est pour moi c'est une vraie vraiment de bonheur le bonheur en politique c'est quand quelque chose va mieux pour les gens bah c'est ce qui se passe dans le bassin Dunkerquois qui a souffert renouveau au niveau industriel ça a été une saignée incroyable mais aujourd'hui tout le monde se bat pour aller dans le bassin Dunkerquois dire j'aurai hommage au président de la région vous avez hommage aux présidents de l'agglomération de Dunkerque et qui est un homme formidable qui a fait un travail exceptionnel pour renforcer l'attractivité du bassin de bancaire maintenant c'est la rançon du succès il y a plus assez de terrain disponibles on voit évidemment et c'est le jeu des industriels que les subventions publiques occupent maintenant des budgets considérables on parle en milliards d'euros pas plus tard qu'il y a dix jours en Allemagne un tel fabriquons de semi-conducteur s'est installé probablement avec une aide entre 10 et 12 milliards d'euros naguère ces aides étaient interdites par l'Europe parce qu'on y voyait un détournement de la concurrence aujourd'hui ça n'est plus le cas on peut s'en féliciter parce que ça laisse une marge de manœuvre aux États donc vous justement vous réjouissez pour autant dans ce jeu-là est-ce que ça n'est pas le plus riche qui gagne c'est à dire l'Allemagne Austin risque on passe attention à ce qui est pas de course ou subventions la Commission européenne yeah mais je me réjouis de ce tournant idéologique parce que ça fait maintenant auprès de 10 ans que nous avons réclamé cela que personnellement je me suis battu pour cela ça fait plus de six ans maintenant que le Président de la République explique maintenant minier soir qu'il faut que l'on fasse le tournant idéologique il a été fait et tant mieux et pourquoi c'est indispensable une fois encore parce que nous avons deux révolutions technologiques structurelles devant nous l'industrie verte et l'intelligence artificielle et que vous avez ce que j'appelle un Yalta économique qui est en train de se dessiner ou toutes les forces industrielles sont en train de se répartir entre trois continents l'Asie et en particulier la Chine les États-Unis et l'Europe il faut se battre armée égale c'est la première chose qui arrive depuis combien de temps depuis la lucidité l'emporte sur une idéologie totalement dépassée qui est celle de la libre marché qui attribuerait parfaitement bien les ressources entre les trois continents c'est parce qu'il va se passer c'est pas le marché qui va tous être à la manœuvre les États doivent être à la manœuvre et quand le président chinois fait un pont d'or des entreprises pour que elle s'installe en Chine quand le président Biden met des crédits d'impôts en dizaines de milliards d'euros bien venir des sujets sur son territoire mais si l'Europe restait bras croisés super le marché va tout faire ne vous inquiétez pas il va bien répartir les richesses on risque de se retrouver pour eux comme Job moi ma responsabilité c'est que l'Union européenne soit une grande puissance éc si pour attirer global fin de Reese le producteur de semi-conducteur untel ou Tesla ou d'autres grands industriels il faut mettre de l'argent sur la table c'est pas une dépense de fonctionnement c'est un investissement qui crée des emplois qui créent de l'activité économique qui crée des emplois qualifiés et bien rémunérés qui crée de l'attractivité et qui en plus donne un élan au pays c'est de l'argent bien employé encore faut-il parier sur les bonnes technologies j'étais frappé sans doute comme vous par les annonces récentes de Toyota sur les nouveaux types de batteries dit solide nous on investit des milliards sur des usines de la batterie de la génération d'avant est-ce que à partir du moment où on raisonne comme ça avec la nécessité d'aller vite la planification le rôle des États qui sont qui sont en première ligne on ne prend pas le risque de subventionné des technologies je dirais très mûr en voire dépasser alors connaissent déjà les générations d'après il faut y faire attention mais il faut toujours un point de départ comme dans la vie il vaut mieux avoir une décision qui permet ensuite de s'améliorer que pas de décision du tout je méfie toujours des gens qui sont des nœuds au cerveau trop compliqués en cherchant la solution parfaite qui n'arrive jamais moi et dans quoi les concurrents prennent de l'avance et vous vous prenez du retard deuxième observation mais pas tous nos œufs dans le même panier nous avons avec prolodium un investisseur qui a fait le choix de la batterie ion lithium solide et donc nous allons pouvoir développer sur le sol français cette technologie ont lithium solide ce qui est une excellente nouvelle donc il y aura du liquide il y aura du solide et puis peut-être demain encore de nouvelles batteries qu'utiliseront moins de matériaux rares moins de cobaltes par exemple avec du recyclage du lithium pour qu'il puisse être réutilisés tout ça sera bien plus performant du point de vue énergétique et du point de vue environnemental puisqu'il y aura recyclage et de la réutilisation mais nous sommes désormais dans la course imaginez-vous François Lenglet il y a 4 ans on ne produisait pas une batterie électrique sur le sol français et tout le monde pensait que c'était hors de portée nous avons recréé toute une nouvelle filière industrielle de la batterie électrique Lyon lithium liquide et on lithium solide et améliorations qui vont avec il y a quelques jours c'était le dernier vol d'Ariane 5 on attend à Annecy la génération d'après on l'attend on sait pas très bien pour quand puisque le programme à du retard naguère l'Europe et la France au premier chef était en tête dans cette course mondiale pour le lancement du satellite aujourd'hui ce sont les concurrents américains et notamment spécix toujours dirigé fondé par le fameux Elon Musk qui qui tienne la première marche du podium avec quasiment un lancement par semaine ça vous inquiète pas ça se le fait qu'on ait été prime vitesse par des nouveaux concurrents qui à 15 ans n'existaient pas je pense qu'il y a beaucoup de leçons effectivement à tirer si nous voulons que l'Europe reste une grande puissance qu'est la condition sinequanone de son indépendance et de sa souveraineté pouvoir lancer nous-mêmes de satellite d'observation ou de communication c'est vital pour le climat c'est vital aussi quand satellites d'observation du climat la montée des eaux il faut que vous ayez vos propres données vos propres évaluations d'abord hommage à rien de 5 c'est un grand succès la première des priorités c'est que maintenant rien six décolle dans de bonnes conditions fin 23 plus probablement début 2024 au premier semestre 2024 il faut qu'il y ait un succès dyensis et puis après nous allons rentrer dans les lanceurs réutilisables qui succéderont à Ariane 6 là les leçons que nous devons tirer de l'expérience américaine de spécifs de Falcon note c'est quoi 1 il faut mettre des startups qui viennent mettre de la disruption dans les grandes entreprises industrielles qui parfois se reposent un peu trop sur leur Lorient il a besoin de leur puissance il faut mettre des startups c'est ce que nous faisons avec le programme Maya en France des toutes petites entreprises qui viennent proposer des solutions technologiques beaucoup plus plus innovante qui marcheront ou qui ne marcheront pas mais l'échec fait partie du succès industriel et si spécifique fonctionne c'est parce que il s'est planté plusieurs fois et c'est comme ça que en tirant les leçons des échecs on arrive à un grand succès deuxième élément nouveau il y aura une compétition il y aura une compétition entre Allemagne Italie France c'est une compétition elle doit être équitable elle doit être raisonnable mais c'est ce qui permettra de trouver la meilleure solution et à la fin il faudra que nous nous rassemblions pour que le successeur d'Ariane 6 soit un projet collectif européen le président du Medef a été élu cette semaine Patrick Martin et succès d'agents c'est lui qui aura en charge de mettre en place cette réforme des retraites de façon microéconomique enfin avec ses adhérents dans les entreprises l'une des questions qui inquiétait beaucoup les Français pendant la négociation de ce projet et qu'il est inquiète probablement toujours alors qu'il va être mis en oeuvre c'est l'emploi des seniors est-ce que vous êtes favorable à des mesures pour favoriser l'emploi des seniors dans les entreprises françaises si oui lesquels oui très favorable alors c'est pas à moi de proposer les mesures parce que c'est les partenaires sociaux qui vont le faire autour de la première ministre mais c'est pas un sociaux qui sont les premiers responsables mais je dis là aussi avec beaucoup de sincérité quel gâchis surtout dans un moment où on a des difficultés à recruter de se séparer de salarié de 55 57 58 ans qui ont encore l'envie travaillé la force de travailler qui ont beaucoup de connaissances beaucoup d'expérience qui peuvent la transmettre aux jeunes je pense que c'est un gâchis social incalculable donc toutes les mesures sur lesquelles les porter un sociaux pourront s'entendre pour favoriser le maintien des seniors je veux pas trop d'ailleurs ce terme de seniors que personne qui sont dans la force de l'âge dans leur entreprise ira selon moi dans le bon sens qu'est-ce qui peut être malin là-dessus parce que on a évoqué un contrat senior on a évoqué des abaissements de charge spécifique des aménagements de fin de carrière moi je pense qu'il faut regarder les choses de manière très ouverte et très libre est-ce que c'est l'aménagement de carrière ce que c'est progressivement la réduction du temps de travail avec un accompagnement du contrat est-ce que c'est l'utilisation de l'index senior avait mis en place Noyelles Pénicaud voilà il y a beaucoup d'options qui sont sur la table pour regarder la plus efficace on a une Opport unité là aussi formidable c'est un équilibre nous verrons si ça fait partie des propositions des prothèses sociaux laissons-les qui doivent être à la manoeuvre et nous avons une chance entre l'anglais c'est que nous avons de nouveaux dirigeants au MEDEF à la CFDT et la CGT de nouveau dirigeants ça veut dire un nouveau regard sur le sujet et je l'espère de nouvelles propositions sur ce sujet qui est essentiel pour la cohésion sociale française la semaine dernière c'était bien sûr les émeutes très importantes en France avec des destructions vous êtes vous-même d'ailleurs vous êtes rendus ce week-end à Marseille pour aller voir les commerçants dans les magasins avaient été détruits l'analyse vous dirait traditionnelle du gouvernement au fond c'était que par l'économie par la baisse du chômage tout irait mieux la baisse du chômage vous l'avez rappelé on l'a on a certainement encore du travail à faire mais on est à des niveaux qui sont parmi les plus bas des 30 dernières années et pour autant ça ne satisfait pas tout le monde il reste des gens qui justement sont exclus de ce mouvement général quel conclusion en tirez-vous en termes de politiques économique en quoi et comment devra-t-il être modifiée par les événements qui sont produits en France la semaine dernière je vais vous dire très crûment que je ne vois pas de changement nécessaire dans notre politique économique et notamment sur l'élément clé de la boutique économique qu'elle travaille au contraire au contraire si vous voulez avoir une paire de basket de marque vous travaillez pour vous la payer ou la volez pas dans le magasin en cassant la vitrine en faisant peur aux salariés et en créant du traumatisme chez tous les commerçants et je pense qu'il faut pas parfois aussi se compliquer trop à chercher des solutions là où nous avons une idée claire et des valeurs communes il y a une valeur qui doit rassembler le peuple français c'est le travail et c'est l'idée toute simple que c'est par le travail que vous réussissez votre vie que vous avez accès aux biens de consommation et que vous pouvez payer cette fameuse paire de basket de marque ensuite que il y ait des difficultés particulières pour certains qu'il fallait les accompagner hier j'ai discuté avec des travailleurs sociaux qui travaillent dans le quartier nord de Marseille ils demandent des politiques qui soient plus ambitieuses pour le contrat de mieux ce qui le veulent faire bien entendu qu'il faille se poser la question de notre système éducatif et de sa capacité à régler les difficultés que peuvent rencontrer certains jeunes bien entendu ça en fait partie d'autres problèmes qui sont parfois totalement laissés de côté qui sont très importants qui sont les problèmes de santé mentale faire des grands problèmes que traverse toutes les sociétés occidentales notamment la société française et qu'on se dise faut probablement faire plus sur la question de la psychiatrie de la santé mentale de l'accompagnement d'adolescents qui ont vécu le covid et qui sont restés enfermés chez eux un moment où j'aurais dû se libérer aller à la rencontre de choses très différentes bien entendu je ne dis pas du tout tous ces sujets là je balaye pas d'un revers de main au contraire la nécessité d'accompagnement social d'accompagnement psychologique de meilleur repérage des difficultés mais sur nos valeurs fondamentales on doit rester très ferme sur cette idée simple c'est le travail qui vous permet de réussir dans la vie je reviens en instant sur la discrimination pour la combattre il faut la mesurer pour la mesurer il faut des statistiques et statistiques dites ethniques elles sont interdites en France parce que on considère que la République ne doit pas faire le départ entre les citoyens contrairement à d'autres pays comme le Royaume-Uni qui ont des traditions différentes le la maison chirale d'ailleurs avait dit non nous ne ferons pas de statistiques ethniques c'était après les dernières émeutes en 2005 quel est votre sentiment là-dessus j'ai le même sentiment que le président Chirac qui j'ai beaucoup travaillé je pense qu'il faut qu'on fasse très attention comment vous avez un phénomène si on ne mesure pas ce qu'il faut mesurer c'est une difficulté d'accès à l'emploi c'est difficulté sociale c'est les difficultés d'ordre mental je le redis il y a beaucoup de troubles mentaux qui doivent être mieux prises en compte dès le début mais ce qui fait la force de la nation française et son caractère universel mais si on commence à toucher à ce caractère universel pour entrer dans une logique anglo-saxonne de communauté mais c'est le début de la fin aujourd'hui nous sommes en soit l'anglais la croisée des chemins est-ce que nous voulons une nation ou est-ce que nous voulons des communautés je me battrai toujours contre une société française qui deviendrait une somme de communauté communauté religieuse comme dotée de couleurs comme de tes culturelle non nous sommes une nation et ce qui continue à faire la force de la France c'est que nous sommes une nation universelle où les discriminations sont totalement inacceptables et où les solutions sont des solutions qui doivent tous nous concerner et préserver l'unité nationale vous vous rendez en Chine bientôt dans les jours qui viennent la Chine est évidemment prise dans un affrontement avec l'autre grande puissance du Pacifique de l'autre côté les États-Unis affrontements technologique affrontement militaire affrontement politique il y a évidemment une question une grosse question pour l'Europe quel côté doit-elle choisir qu'est-ce qu'elle doit suivre les États-Unis parce que si l'histoire parce que nous partageons avec les États-Unis un certain nombre de valeurs fondamentales ou bien est-ce qu'elle doit soutenir à distance de cette affrontement de l'affrontement du 21e siècle comme l'a dit explicitement Emmanuel Macron qui à l'occasion d'une éventuelle bière sur Taïwan disait bon on a pas à se laisser entraîner par un conflit qui n'est pas le dos quel est votre sentiment là-dessus nous sommes alliés des États-Unis et nous devons être partenaires de la Chine alliés parce que nous avons les mêmes temps non c'est pas du même temps mais en matière diplomatique il est bon d'être très clair mais d'être subtil aussi allié parce que nous avons les mêmes valeurs et que nous sommes des démocraties et qu'avoir les mêmes valeurs les mêmes principes la même organisation politique c'est ça qui doit prévaloir bien entendu avoir en plus une histoire commune une longue histoire avec les États-Unis ça compte énormément mais la Chine c'est un partenaire économique majeur c'est aussi un partenaire politique il faut la traiter comme tel mais pas question de se fermer l'accès au marché chinois n'est pas question de refuser les investissements chinois qui pourraient être fait en France pour ouvrir des usines mais un bon partenariat c'est un partenariat d'égal à égal qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que tout doit être fait en Europe pour renforcer notre indépendance c'est ce qu'on a fait sur les batteries électriques il faut aller jusqu'au bout du raisonnement quand le président shishing comment se dire que sur deux composants absolument critiques pour les semis conducteurs le gallium et le germanium il envisage d'arrêter l'exportation de ces deux produits vers l'Europe alors que nous en avons besoin pour la production de semi-conducteur c'est à dire pour l'usine de crawl près de Grenoble l'usine d'esthétiques pour faire des voitures ou faire des avions il faut aller jusqu'au du raisonnement ça sert à rien de produire des semi-conducteurs ou des voitures si vous n'avez pas le gallium et le germanium qui sont nécessaires pour le semi-conducteurs qui sont nécessaires pour les voitures il faut être indépendant d'un bout à l'autre de la chaîne je vais donc regarder si nous pouvons produire nous-mêmes le gallium et le géranium germanium sur le sol français le rap c'est le rassure le sol exactement j'ai demandé à mes services qu'ils examinent cette option là ce que c'est possible aujourd'hui de la production mondiale qu'est-ce qu'il est possible de le faire sur le territoire français on va regarder si industriellement économiquement c'est possible les technologies je crois que c'est très écologiquement bien entendu mais bon la question écologique c'est toujours la même chose est-ce qu'on préfère importer de Chine des produits réalisés dans de mauvaises conditions écologiques ou le produire chez nous avec les meilleurs standards écologiques mondiaux je préfère la deuxième option et par ailleurs je demanderai à la Commission européenne qu'elle ajoute le germanium et le gallium à la liste des métaux critiques sur lesquels l'Europe doit être indépendante vous disiez la Chine un partenaire c'est quand même un partenaire qui est allié avec notre ennemi j'allais dire indirecte la Russie ennemi avec lequel nous sommes en guerre en direct ça demande pas un peu de schizophrénie ça on vend des voitures pour les Allemands du luxe pour la France en Chine mais en même temps on combat son allié éternel c'était les termes de Sitting et de footing en février 2022 juste avant le déclenchement de la guerre et il faut engager la Chine si vous voulez la faire bouger je crois absolument pas la politique du découplage ou encore plus stupide la politique de l'isolement on va pas isoler un continent comme la Chine qui est les entreprises sont beaucoup plus prudentes américains Apple par exemple décident de faire fabriquer en Inde en partie chacun cherche à renforcer son indépendance sérieux quand vous voyez le volume d'échange entre les États-Unis et la Chine une association d'augmenter au cours des dernières années le ténéité beaucoup d'efficacité il l'a fait lorsque l'organiser ce grand sommet sur le financement justement la transition écologique il y a quelques jours à Paris c'est à nous de faire comprendre que le conflit en Ukraine n'est pas un conflit local il y a beaucoup trop de pays à travers la planète qui se dit ça c'est la fin des Ukrainiens des Russes c'est pas notre affaire non une fois comme un conflit régional oui mais ce n'est pas un conflit régional car lorsque une nation attaque une autre nation souveraine sans aucune raison sans aucun motif et violent toutes les conventions internationales ça peut se produire partout ailleurs à travers la planète et ça n'est bon pour personne le conflit en Ukraine sur lequel nous sommes engagés sous l'autorité du Président de la République avec beaucoup de détermination où l'unité européenne a été impeccable c'est un conflit d'ordre mondial car ce sont les valeurs mondiales et les principes mondiaux qui ont été attaqués par la Russie dernière question Bruno Le Maire je le disais vous êtes le musée finances de l'économie qui détient le record de longévité depuis depuis quelques décennies la longévité évidemment ça donne de l'expérience surtout dans une période comme aujourd'hui très chahuté on en a parlé pendant ces 40 minutes ça peut aussi procurer de l'ennui le désir de changement vous en êtes où à aucun ennui il y a pas de poste plus enthousiasmant bon c'est un honneur de ça va les Français j'ai eu très reconnaissant en faisant la République de cette mission qui m'a confié depuis maintenant plus de 6 ans et puis surtout il reste tellement de choses à faire et on est dans une période on le voit ici à Aix tellement excitante du point de vue des transformations radicales auxquelles nous sommes confrontés je le redis la transition écologique l'intelligence artificielle génératique la bouleversé complètement l'organisation de l'économie et probablement de notre société il faut prendre ces problèmes à bras le corps et avoir un peu d'expérience pour prendre les bonnes décisions ça peut être utile pour vous qui êtes le ministre poids lourds du gouvernement c'est quoi la prochaine étape à la prochaine étape ça va être le budget donc pour prochaine étape au-delà de ministre

Bruno Le Maire, invité de François Lenglet — Bruno Le Maire · Pourquijevote