Nicolas Dupont-Aignan sur France Inter
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteÉludée
Est-ce un échec selon vous, ou la poussée en elle-même ? Une bonne nouvelle pour vous et les idées que vous défendez ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous sentez plus proche aujourd'hui de Victor Orban ou d'Emmanuel Macron ?
- 3:47RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'on peut oublier Emmanuel Macron juste deux secondes et me répondre, est-ce que Victor Orban ou Matteo Salvini sont des modèles pour vous ?
- 5:53RelanceRéponse partielle
Avec qui vous allez construire cela ? Est-ce que vous allez y aller en ordre dispersé ?
- 6:50FerméeÉludée
C'est fini donc ? Les alliances avec Marine Le Pen, ça ne se reproduira pas ?
- 7:46OuverteRéponse partielle
Y a-t-il des transfuges ou des passages du rassemblement national vers votre propre mouvement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« D'abord, je ne considère pas que c'est l'extrême droite. »
- 0:47Invité politiqueFait
« « Progressisme contre nationalisme » »
- 0:54Invité politiqueFait
« est-ce que c'est du progressisme que de voir le niveau de vie des Européens baisser, de la grande masse ? »
- 2:39Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, qui est un apprenti sorcier, qui est l'homme qui, après avoir fait un hold-up électoral, a organisé une spoliation, un hold-up fiscal sur les classes moyennes »
- 2:59Invité politiqueFait
« Oui, il a fait un hold-up électoral. »
- 10:01Invité politiqueChiffre
« retraite médiane, vous allez perdre avec la désindexation sur l'inflation de cette année-là, en plus de la CSG, vous allez perdre 300 euros par an. »
- 10:17Invité politiqueChiffre
« sur une année, un retraité moyen aura perdu 1000 euros. »
- 10:32Invité politiqueChiffre
« 5 milliards pour la taxe sur le capital, 5 milliards, 3 milliards 9 exactement pour l'ISF. »
- 11:43Invité politiqueFait
« J'ai proposé il y a 20 ans au début de ma carrière politique de supprimer le financement étranger des mosquées et de laisser la communauté s'organiser comme le fait la communauté juive de France. »
- 15:13Invité politiqueFait
« l'Allemagne qui a supprimé le nucléaire pollue énormément et plus qu'avant. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan69 %
- Présentateur10 %
- ?8 %
- Locuteur 68 %
- Locuteur 33 %
≈ 45,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Avec Léa Salamé, nous recevons ce matin le député de l'Essonne, président du mouvement Debout la France, intervené au 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application France Inter. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Les législatives en Suède ont enregistré une poussée de l'extrême droite, mais le parti des démocrates de Suède, qui espérait devenir le deuxième du pays, n
'est
que le troisième. Il espérait 25% des voix, il en a obtenu un peu moins de 18. Est-ce un échec selon vous, ou la poussée en elle-même ? Une bonne nouvelle pour vous et les idées que vous défendez ?
D'abord, je ne considère pas que c'est l'extrême droite. Et je n'aime pas cette manière
de
caricaturer toujours, parce que j'entendais le président Macron qui disait, et c'est la grande tarte à la crème là, de la rentrée, « Progressisme contre nationalisme
». Et
je voudrais juste un instant, est-ce que c'est du progressisme que de voir le niveau de vie des Européens baisser, de la grande masse ? Est-ce que c'est le progressisme de voir des camps de Roms et des camps de migrants partout en Europe ? Est-ce que c'est le progressisme de voir les retraités accablés ? Je ne crois pas. Et de l'autre côté, ce n
'est
pas le nationalisme, ce sont des peuples qui se cabrent, après 20 ans, et même plus depuis la chute du mur de Berlin, d'une organisation européenne qui a trahi l'idéal européen. Et
si vous n'aimez pas extrême
droite, dites-nous juste
comment vous appelez ces
mouvements. Il y
a
des mouvements, vous appelez ça populistes, j'appelle ça des mouvements de révolte des peuples, parce que les dirigeants ont trahi les peuples. Ça ne
veut
pas dire que j'épouse tout ce que disent ces mouvements.
Mais
je dis simplement que l'enjeu, et on voit bien qu'on arrive au terme de ces 20 ans de prise de pouvoir, par une petite oligarchie, par des dirigeants qui soutiennent des intérêts financiers,
c
'est technocratique, et les peuples n'en peuvent plus.
Donc vous vous réjouissez
juste qu
'on avance de ce qui se passe en
Suède ? Non,
je
me
réjouis,
attendez, je me réjouis, pas de caricature, pas d'amalgame, je me réjouis
que
les peuples se réveillent enfin,
et
ne cèdent plus à la manipulation psychologique, qui veut faire croire que quand on défend le progrès social, quand on défend le contrôle des frontières, quand on veut garder notre civilisation de progrès, de liberté, et notamment pour les femmes, on soit accusé systématiquement d'extrême droite, de nationalisme.
C'est insupportable pour moi. Nicolas Dupont-Aignan, pour
savoir où vous habitez exactement, précisément...
Vous savez où j
'habite. Non, je
vous remercie,
je ne
sais
pas où vous habitez.
Politiquement, j'entendais.
Oui, bien sûr. Est
-ce
que vous vous sentez plus proche aujourd'hui de Victor Orban ou d'Emmanuel Macron ?
Je ne me sens absolument pas proche d'Emmanuel Macron, qui est un apprenti sorcier, qui est l'homme qui, après avoir fait un hold-up électoral, a organisé une spoliation, un hold-up fiscal sur les classes moyennes, les classes populaires pour financer ses amis, qui ont financé sa campagne.
Le hold-up
électoral, vous parlez des 65% de Français qui ont voté pour lui, c
'est ça ? Ça s'appelle un hold-up ?
Oui, il a fait un hold-up électoral.
D
'ailleurs, c'était même le titre d'une émission de BFM qui n'est pas spécialement hostile à Emmanuel Macron. Simplement, ça s'est transformé, je l'avais prévu, en imposture. Parce qu'en vérité, Emmanuel Macron défend une petite classe qui s'est emparée de l'Europe. Et l'Europe est une idée trop belle, trop magnifique, parce que la réconciliation, la paix, c'était fondamental pour être aux mains de gens qui sont en train de dresser les peuples les uns contre les autres. Et je suis convaincu
qu
'il y a une voie. L'Europe des nations,
c
'est-à-dire des coopérations entre des pays sur des projets, ça a marché dans le passé, Airbus, Ariane, les tant d'autres, plutôt que cette Europe de la finance, des lobbies, qui est en train de tuer l'Europe.
Je voudrais qu'on arrête cette manipulation. Monsieur Macron est un apprenti
sorcier. D'accord. Est-ce qu'on peut oublier Emmanuel Macron juste deux secondes et me répondre, est-ce que Victor Orban ou Matteo Salvini sont des modèles pour vous ?
Moi, je n
'ai
qu'un modèle. C'est un modèle français d'équilibre. Je pense que Matteo Salvini fait de bonnes choses en Italie, enfin, mais je ne suis pas salvinien, je ne suis pas orbanien, je suis français, je suis gaulliste, je suis un gaulliste social, je veux l'union des patriotes. Et je crois que la France, justement, est étrangement absente dans cette crise européenne. C'est-à-dire qu
'il
y
a
un modèle qui est essoufflé, qui ne marche plus. Monsieur Macron, comme un canard sans tête, dit nationaliste, extrême droite, mais il défend la pire régression sociale que la France ait connue depuis la fin de la guerre. Madame Merkel est aux abois et j'estime que la France, qui a fait 1789, 1848, qui a porté avec le général de Gaulle une Europe de réconciliation, la France a un mot à dire pour reconstruire l'Europe. Reconstruire l'Europe, c'est quoi ? C'est avoir des frontières, c'est défendre notre civilisation, c'est avoir un progrès social. Voilà, des choses simples. Ce qu'attendent les Français. Les Italiens, les Allemands, ils ne
sont
pas fascistes, ils n'en peuvent plus de souffrir. C'est tout.
Vous
dites la même chose que Marine Le Pen et Laurent Wauquiez. Oui, je m'en réjouis, comme Mélenchon parfois. Je veux dire, je dis qu'on ne peut plus continuer à esclavagiser les peuples, à déménager les peuples d'Afrique, à continuer qu'une petite minorité s'empare de toutes les richesses du continent et en plus à traiter les peuples de fascistes. C'est insupportable.
Pour défendre vos
idées. Et
je dis qu'il
y a une voie, alors, parce qu'il ne suffit pas de critiquer. C'est
ce que j'allais vous dire, parce que là, depuis
5 minutes, vous critiquez surtout. Il faut d'abord poser le problème. Mais après, il faut apporter des solutions. Et c'est l'enjeu de mon congrès qui aura lieu le 23 à Paris, au Cirque d'Hiver, où nous allons présenter un projet que j'ai beaucoup travaillé. Vous voyez, c'est ma première intervention médiatique depuis l'été, parce que j'ai travaillé, j'ai pris des vacances dehors, puis travaillé avec mes équipes, parce que je crois qu'il faut réinventer un modèle européen
qui
respecte les démocraties, les nations, le progrès social, qui bâtit des projets de coopération, et qu'on doit innover. Voilà. Je ne suis pas pour revenir à
des barbelés.
Je suis pour construire
une Europe des nations. Avec qui vous allez
construire cela ? Est-ce que vous allez y aller en ordre dispersé, avec Marine Le Pen d'un côté, vous de l'autre, Laurent Wauquiez de la troisième voie, ou est-ce que vous allez faire cette grande union des droites que vous espérez là, demain, pour les Européens
? Alors, je
vais être très franc avec vous.
Alors,
j'aspire à l'union des patriotes et des républicains qui est très large et qui reproduirait, si je puis dire, le nom au référendum, mais de manière positive.
Mais
pour ça, il ne suffit pas de dire union, union, union.
Il
suffit d'abord de savoir où on veut aller.
Et
moi, j'ai vécu la présidentielle.
On
va parler franchement, Léa Salami.
J
'ai fait mon choix au second tour, parce que je voulais faire barrage à Macron et je savais qui il était. Marine Le Pen. Bon, mais pour autant, j'ai tiré les leçons de cette alliance
et
j'ai vu les faiblesses de cette alliance. Et je suis convaincu que nous devons offrir aux Français un patriotisme exemplaire au niveau européen, au niveau français. Ça veut dire un projet sérieux, cela veut dire des gens de conviction, cela veut dire une équipe solide. C'est fini donc ?
Les alliances avec
Marine Le Pen, ça ne se reproduira
pas
? Ce n
'est
pas la question, ce n
'est
pas fini. C'est sur des bases claires et avec un projet irréprochable, des personnalités irréprochables. Et je suis convaincu que les électeurs, que ce soit de Marine Le Pen, de Laurent Wauquiez qui ne veulent pas aller à la soupe centriste et de tous les Français qui voient bien que cette Europe va dans le mur avec Macron, volent une alternative. Mais ça se travaille. Est-ce qu'on va sortir du gadget ? Je voyais Besancenot, je vous écoutais avant, bon c'est sympa de faire une chanson de rap, c'est sympa tout ça, mais je pense que les gens après le, comment dire, après la communication Macron, le mirage, le mirage est fini,
ils
volent du sérieux et ils sont très inquiets les Français, très inquiets. Donc, moi j'ai une démarche peut-être moins folklorique, plus sérieuse, je veux proposer aux Français un
projet européen
qui les change de la tarte à la crème qu'on nous sort depuis des années.
Y a-t-il des transfuges ou des passages du rassemblement national vers votre propre mouvement ?
Il y en a plein, il y en a même des républicains, on verra, mais ce n
'est
pas l
'enjeu. Je ne parle pas
d'électeurs,
je parle de cadres. Il
y a
Bernard Monod qui est un député sérieux, un des plus sérieux du front qui nous a rejoint. Vous
en attendez
d'autres ?
Il
y en aura peut-être d'autres, mais ce n
'est
pas l'enjeu,
je
ne
suis
pas là pour débaucher des gens du front ou
du rassemblement. Ils peuvent vous rejoindre
positivement, j'en serais ravi. D'où ma question, est-ce qu'il y en a ?
On
verra. Ou bientôt ? Mais je n'en sais rien, ça dépend du projet. Si j'ai un projet convaincant et si le 23, on présente quelque chose de bien, je suis sûr qu'on peut créer une dynamique. Mais moi, je suis un peu paysan, pardonnez-moi, je vais étape par étape.
D'accord.
Il faut régler les problèmes
de l'Europe
et de la France. Ça va ensemble.
Dernière question sur les européennes, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes actuellement député de l'Essonne, député de l'Assemblée nationale française. Est-ce que vous pourriez, est
-ce
que c'est totalement exclu d'imaginer que vous conduisiez une tête, une liste européenne ?
Ma réflexion n'est pas finie. Je déciderais le 23, rien n'est exclu. Donc, ce n
'est
pas exclu. Où est-ce qu'on est le plus efficace ? Dans quel parlement ? Où on est efficace, vous savez, dans la vie, quand on a des convictions, qu
'on
se bat
et
qu'on est sincère. Et quand on rassemble, c'est un énorme travail, ça fait des années que je le fais, mais je veux insister, nous sommes au point de rupture. Les Français n'en peuvent plus, ils ont été trompés, trompés de tromper.
Je
pense aux retraités, parce que je veux insister sur les retraites, ce n
'est
pas pour les retraités en soi,
c
'est que c'est la fin de la répartition.
J
'entendais M. Griveaux, il dit les retraités ne sont pas actifs. Ah bon ? Ils n'ont pas travaillé des 40 ans, 42 ans pour des retraites de misère
? C
'est la fin de la répartition, c'est-à-dire que c'est du vol, c'est la rupture d'un contrat.
C
'est extrêmement grave.
La philosophie
qui a été annoncée pendant la campagne par Emmanuel Macron, les gens savaient pour qui il votait, puisque ça a été très clair dans la bouche d'Emmanuel Macron, que de dire je vais donner aux actifs, je vais donner davantage aux actifs pour relancer l'emploi. Ça a été assumé. Les Français ont voté pour ça, il le fait.
Est-ce que vous pensez
que c'est un pari qui est forcément raté ?
Madame Salamé, les Français ne
l
'ont pas compris ainsi. Ainsi, ils n'ont pas compris quand ils ont retraité et travaillé durement toute une vie
que
pour M. Macron, ils étaient des privilégiés. Quant à 1300 euros par mois de retraite, retraite médiane, vous allez perdre avec la désindexation sur l'inflation de cette année-là, en plus de la CSG,
vous
allez perdre 300 euros par an.
Quand
vous avez déjà les taxes sur l'essence qui ont augmenté en moyenne pour une voiture diesel de 300 euros par an, la CSG qui a augmenté de 300 euros par an,
ça
veut dire que sur une année, un retraité moyen
aura
perdu 1000 euros.
Ils
ont travaillé, ils sont actifs, ils ont été actifs. C
'est du vol. Et
tout ça pour qui ? C'est du vol. C'est du vol en bande organisée au profit d'une petite classe. 5 milliards pour la taxe sur le capital, 5 milliards, 3 milliards 9 exactement pour l'ISF.
Et
il n
'y
a pas de ruissellement parce que si M. Macron avait voulu restaurer la compétitivité des entreprises, il fallait plutôt baisser les charges des PME
plutôt
que baisser les impôts des capitalistes qui vont en bourse.
Quand
même. Je veux dire qu'il
y
a
trop,
c'est trop. Et je suis, vous savez, pour libérer l'entreprise, baisser les charges des artisans, supprimer la concurrence des loyales des travailleurs détachés. Mais ce qu'a fait Emmanuel Macron, c'est prendre dans la poche des classes moyennes, des retraités qui ont travaillé pour le donner
à
3 000 ou 4 000 privilégiés. Quelques mots, Nicolas
Dupont
-Aignan sur ce texte, ce travail rendu public hier par l'Institut Montaigne rédigé par Hakim El Karoui qui conseille d'ailleurs avec d'autres le président de la République sur l'islam. Texte qui pointe le danger du fondamentalisme préconise la création d'une association musulmane pour l'islam de France qui pourrait notamment être financée par une taxe halal. Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas ? Le raisonnement au fond, c'est de dire qu'il est vertueux de remettre à plat le financement de l'islam de France et de l'aider à s'auto-financer. Qu'en pensez-vous ?
J'ai proposé il y a 20 ans au début de ma carrière politique de supprimer le financement étranger des mosquées
et
de laisser la communauté s'organiser comme le fait la communauté juive de France. Donc là-dessus, je ne suis pas hostile. En revanche, de grâce, ne créons pas une taxe
sur
les Français qui ne sont pas des fidèles.
Et
deuxièmement, je suis très surpris
que l'on
veuille arabiser la France.
Je
suis très surpris qu'on veuille que le ministre, M. Blanquer, veuille généraliser les cours d'arabe. J'aimerais qu'on généralise les cours de français, qu'on fasse l'assimilation car je pense que
notre pays... C'est une langue vivante
comme une autre.
Oui, mais notre pays n'anglicise pas la France
en enseignant
l'anglais. En tout cas,
on a besoin d'apprendre le français aux
jeunes des
quartiers,
d
'assimiler. Et je trouve que sous prétexte de lutter contre le fondamentalisme, on nous prépare le début d'une islamisation de la France. Je trouve ça très malsain.
Pardon, ça veut dire quoi ? Ça
veut dire très clairement que les Français
acceptent l'immigration
à condition que les immigrés
parlent français, s'assimilent, épousent nos valeurs. Est
-ce
que Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'éducation, en disant qu'il veut un meilleur enseignement de l'arabe auquel il faut redonner du prestige, est-ce qu'il est en train de dire qu'il faut arrêter les cours de français ?
En tout cas, j'estime que la priorité du gouvernement, en tout cas, ce serait la mienne si j'étais au pouvoir, ce serait de favoriser l'assimilation républicaine et pas de rentrer dans ces démagogies
qui
ne visent en vérité qu'à cultiver les différences.
Vous
ne répondez pas à la question en fait, Nicolas
Dupont-Aignan. Si, j'y réponds très clairement. Non, non, pas du tout. Je suis totalement
hostile à l'arabisation de la France et à l'islamisation du pays. Et
je pense que les Français d'où qu'ils viennent... Expliquez-nous en quoi
c'est de l'arabisation. Expliquez-nous juste en quoi qu
'on
comprenne en quoi c'est de l'arabisation
que
d
'enseigner
la langue arabe, il y a des concours
de recrutement
de l'éducation nationale qui permettent de devenir prof dans ces
disciplines.
Oui,
c
'est très bien.
Alors,
où est le problème d'arabisation de la France ?
Deux
choses. Il est normal qu'il y
ait
des cours d'arabe comme il y
a
des cours de chinois, comme il y
a
des cours de japonais,
de russes.
Très bien. En revanche, voir le ministre de l'éducation nationale en cette rentrée nous annoncer qu'il veut développer l'arabe en France, je pense que les Français,
d
'où qu'ils soient, veulent au contraire que les populations qui sont arrivées de ces pays s'assimilent et travaillent dans le même sens. Et d'ailleurs, la plupart de ceux qui sont arrivés de ces pays veulent être français à part entière et en ont assez de cette espèce de démagogie.
On ne vous a pas entendu depuis la démission de Nicolas Hulot. Quels enseignements tirez-vous de cette démission et de cette forme d'appel à l'action
? Je
tire la conclusion que Nicolas Hulot a vue, il a mis un an à s'en apercevoir, que M. Macron était le pire représentant des lobbies en France, des intérêts financiers, qui ne gouvernaient pas pour l'intérêt général.
Mais
si on va un peu au-delà, si l'on veut vraiment résoudre la crise écologique, il faut changer le libre-échange international.
Il
ne
faut
pas signer le CETA, traiter le libre-échange avec le Canada. Il faut revoir complètement, on en revient à l'Europe,
le
fonctionnement du libre-échange mondial. C'est-à-dire qu'il faut produire près de chez soi. Ça veut dire qu'il faut corriger le tir.
Et
je pense que Nicolas Hulot, qui est un homme sincère, je ne suis pas d'accord avec lui surtout.
Mais
il
a
bien vu qu'il était pris au piège. Mais la démission de Nicolas Hulot nous interpelle tous les responsables politiques. Est-ce qu'on va être capable
de
vraiment relever le défi climatique
? Et
là, je veux vous dire une chose qui va vous surprendre. Je suis très surpris qu'on multiplie des éoliennes qui ne servent à rien dans notre pays,
que
l'on s'attaque au nucléaire
qui
a permis à la France de ne pas créer de gaz à effet de serre. Et je voudrais plutôt qu'on modernise le nucléaire, qu'on le sécurise,
qu
'on évite qu'il soit privatisé
et
que l'on passe à une génération suivante d'énergie renouvelable, solaire. Le
nucléaire, cette
folie inutile dit Nicolas Hulot. Eh bien là, il a une contradiction majeure. C'est que l'Allemagne qui a supprimé le nucléaire pollue énormément et plus qu'avant. Ça pose un problème.
Et
la France pollue moins parce que justement on a le nucléaire. Donc l'enjeu, ce n
'est
pas d'être nucléocrate, mais ce n
'est
pas de crier haro sur le nucléaire qui permet de réduire le gaz à effet de serre. C'est de trouver un nouveau mix énergétique. Et je pense que Nicolas Hulot, sa démission devrait servir aussi à revoir les questions de santé publique.
Allez, direction le standard de France Inter. Je salue Christian. Vous êtes là ? Vous êtes en ligne ?
Oui, oui. Bonjour madame, bonjour messieurs. Bienvenue. Bonjour. Merci à vous. J'ai une question à monsieur Dupont-Aignan. J'aimerais savoir quelle est sa réelle légitimité politique, sa réelle légitimité démocratique, lui qui parle au nom de tous les Français. Quand on sait que lors du dernier scrutin national, c'était en juin dernier, il représente 0,56% aux législatives au premier tour, 0,04% au deuxième tour.
Donc,
comment monsieur Dupont-Aignan, qui se présente en notre nom, en permanence, au nom des Français, ne passe pas, n'imprime pas
une
question toute simple sur les 400 candidats
que
Debout la France présente au premier tour le 11 juin, combien
sont
passés au deuxième tour ? Je ne parle pas du nombre d'élus, je ne
parle
pas simplement le nombre de candidats de Debout la France
qui
ont été qualifiés par nous, les Français, au deuxième tour. Est-ce qu
'il
peut me donner la réponse ?
Merci, Christian, pour cette question. Nicolas Dupont-Aignan. Cette question qui montre votre tolérance démocratique. C
'est une question
arithmétique,
ce n'est pas une question idéologique.
Au premier tour de l'élection présidentielle, il y a eu près de 2 millions de Français qui m'ont fait confiance.
C
'était presque autant que M. Hamon qui avait eu 10 fois plus de temps d'antenne et 15 fois plus d'argent. Aujourd'hui, les sondages nous donnent à 7% pour les européennes. Ce
n'est pas assez
pour vous. Sur les législatives,
demandez notre éditeur. Sur les législatives, vous le
savez très bien. Si vous prenez les candidats de M. Hamon, même du Parti communiste, vous verrez qu'on atteint des chiffres similaires car nous ne sommes pas dans un système proportionnel et vous le savez très bien. Donc, vous savez, moi, j'ai des convictions, je les défends et en démocratie, chacun peut exprimer ses convictions. Alors, je vais vous faire plaisir, monsieur. J'ai eu, sur des grandes chaînes de télévision, 0,01% de temps d'antenne.
Donc,
vous voyez, ça se rapproche de ce que vous souhaitez pour moi. Donc, ne vous inquiétez pas.
Non,
non, il décrivait. Mais bon, vous ne voulez pas répondre sur
la règle éthique qu'il propose. La règle
éthique, vous la connaissez, les Français. On est en démocratie. Moi, je respecte les 2 millions d'électeurs qui
ont
voté pour moi et j'espère qu
'il
y
en
aura beaucoup plus d'autres. Et puis, voilà. Quand M. Macron a commencé, si on avait suivi ce monsieur, il n'aurait pas été président de la République. Voilà. Donc, qu
'est
-ce que vous voulez que je dise ?
Allez, on retourne au standard. Manon est en ligne. Bonjour et bienvenue.
Bonjour
à tous. Bonjour M. Dupont-Aignan.
Bonjour Madame.
J'ai une question. Quelles sont vos convictions qui seraient différentes de celles des Républicains et du Rassemblement National
? Merci
Manon pour cette question. Vous savez, il y a des nuances.
Nicolas Dupont-Aignan.
Mais je milite justement depuis un an
pour
que des gens qui, sur beaucoup de sujets, l'immigration, la sécurité, la défense des artisans, la défense du monde rural, la défense du développement économique pour créer de
l
'emploi et éviter l'assistanat, toutes ces questions, grosso modo, entre une partie des Républicains, debout la France, une partie du Rassemblement National, c'est très proche. Et justement, je suis convaincu
que
l'alternance demain viendra de l'union
de
ce que j'appelle les Patriotes et les Républicains
avec
un programme sérieux et sans excès. C'est ce que je défends depuis des mois et ça progresse. Ça progresse dans les esprits. Et c'est ça l'essentiel.
Ce qu'essaye de vous demander, Manon, je pense, c'est où vous habitez une fois de plus et à quoi ça sert. Non, ce que je veux dire, c'est quand on écoute Laurent Wauquiez sur le pouvoir d'achat, sur les retraités, tout ce qu'il dit quand il dit que l'immigration de masse est une menace culturelle pour la civilisation européenne. Il n
'y a
pas une feuille de papier de cigarette
entre vous et lui.
Mais il y a une différence.
Alors rejoignez-le.
Mais il peut me rejoindre. Il y a une différence, pardonnez-moi. C'est que Laurent Wauquiez dit tout ça, il a raison. Simplement, jusqu'à maintenant, on va voir, il a signé tous les traités européens
qui
ont créé le désordre migratoire avec l'ouverture des frontières, le nivellement social par le bas avec les travailleurs détachés, les traités de libre-échange avec les délocalisations. Donc Laurent Wauquiez se plaint des symptômes, des effets, des politiques qu'il a construits, d'ailleurs, avec les socialistes. Et moi, ce que je veux, c'est de la clarté. J'ai quitté l'UMP, vous vous souvenez, sur la question européenne. Et je suis, comme M. Mélenchon, à quitter le Parti Socialiste sur la question européenne.
Ça ne
nous a pas échappé que Laurent Wauquiez dit
qu'il a changé sur ces
questions.
Il
a
changé, mais pour l'instant, ce n
'est
pas assez clair, puisque parfois, il dit que les traités ont été magnifiques, il parle avec M. Leonetti aux républicains.
D
'ailleurs, c'est pour ça qu'il y
a
beaucoup de républicains qui rejoignent debout la France. C'est parce qu'ils ne comprennent pas très bien. Est-ce que c'est le discours de Laurent Wauquiez qui compte, et je m'en réjouis, ou est-ce que ce sont les actes
des
républicains qui sont favorables à cette mauvaise Europe
?
C'est ça la question. Et vous savez, ce débat européen, il est central pour l'avenir de la France. Si on veut créer l'emploi en France, contrôler nos frontières, cesser la crise migratoire et la crise de sécurité, il faut changer le logiciel européen.
On retourne au standard pour une dernière question rapide, question de Jean. Bonjour et bienvenue Jean.
Bonjour, bonjour. Je voulais juste vous poser une question, c'est valable aussi pour les journalistes de France Inter. Est-ce que vous avez calculé le nombre d'entreprises ou de
l
'industrie qu
'il
faudrait créer simplement pour supprimer 50% de chômage
?
Merci Jean pour cette question, Nicolas Dupont-Aignan. Ça veut dire créer 3
millions d'emplois. J'avais déjà proposé pendant la présidentielle avec un plan très sérieux
qu
'on pouvait relocaliser 1 million d'emplois, ce qui serait déjà énorme pour l'équilibre de la sécurité sociale. Mais vous savez, les quelques mesures simples qu'on pourrait déjà prendre, supprimer les travailleurs détachés. 500 000 travailleurs détachés qui viennent dans notre pays sans payer les charges sociales que payent nos artisans. Ça, c'est la base de tout. Emmanuel Macron avait promis une réforme mais elle n
'a
pas abouti. Deuxième point, ne pas signer des traités de libre-échange qui nous concurrencent. Nicolas Hulot s'en est indigné mais il est parti. Il ne
faut
pas les signer. Le CETA, le Mercosur, on va importer de la viande bourrée d'hormones d'Amérique du Sud. Si on ne change pas le cadre européen, le cadre de ce monde fou, eh bien, nous aurons toujours moins d'emplois, toujours plus de pauvreté dans notre pays. C'est ça l'incohérence de ceux qui ont défendu cette mauvaise Europe. Nicolas
Dupont
-Aignan,
merci
d'avoir été au micro d'Inter, député de l'Essonne, président du mouvement Debout la France. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan