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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 8 avril 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfenseEnvironnement & énergie

Bonjour chez vous ! du 8 avril 2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 44 %Défensif 32 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:09OuverteÉludée

    Est-ce que vous savez s'il y a eu des contreparties de la part de la France ?

  • 5:15OuverteRéponse partielle

    Comment vous comprenez ce calendrier de la part de l'Iran ? Est-ce que le conflit a joué selon vous ?

  • 11:07OuverteRéponse directe

    Comment vous réagissez face à ce volte-face de Donald Trump ?

  • 12:32OuverteRéponse directe

    La parole de la France n'apporte pas ?

  • 14:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement doit prendre de nouvelles mesures ?

  • 18:29OuverteRéponse directe

    Monsieur le sénateur, est-ce que vous êtes favorable à cette nouvelle procédure du plaidé coupable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurFait
    « Donald Trump repousse de deux semaines son ultimatum, 15 jours de cesser le feu entre l'Iran et les Etats-Unis. »
  • 1:48InvitéFait
    « Un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump. Les deux pays se sont accordés sur une trêve. »
  • 2:10InvitéFait
    « Donald Trump annonce un cessez-le-feu de 15 jours. »
  • 3:50InvitéFait
    « Emmanuel Macron a annoncé leur libération hier après-midi dans un message surprise posté sur son compte X. »
  • 3:53InvitéFait
    « Les deux enseignants, Cécile Collère et Jacques Paris, avaient été condamnés arbitrairement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage. »
  • 7:24InvitéFait
    « Le projet de loi sera présenté au Parlement pour une adoption espérée avant le 14 juillet. »
  • 7:30InvitéChiffre
    « Il prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période 2024-2030. »
  • 11:30InvitéFait
    « Donald Trump, ce qu'il a obtenu, c'est uniquement par rapport à la question du pétrole. »
  • 11:44InvitéFait
    « S'il n'y avait pas eu justement ce conflit qu'il a déclenché de manière unilatérale, sans concertation, de manière complètement folle, qui est un échec pour le moment, pour les États-Unis. »
  • 11:56InvitéFait
    « C'est très difficile de comprendre aussi quels sont leurs objectifs. »
  • 16:29InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, nous sommes en moyenne, pour les 36 cours d'appel de France, il y a évidemment des exceptions selon les cours d'appel, mais en moyenne à 6 ans, en première instance, pour attendre le jugement d'un viol et 8 ans pour attendre le jugement d'une affaire de narcotrafic ou d'homicide. »
  • 16:48InvitéFait
    « Le texte prévoit plusieurs dispositifs. Il propose une réforme des cours criminels départementales, un assouplissement de la composition des juridictions, une réduction des délais d'audiencement ou encore la légalisation de l'usage de la généalogie génétique dans les enquêtes criminelles. »
  • 18:15InvitéChiffre
    « Le ministre de la Justice considère que 15% des dossiers criminels pourraient être concernés par cette nouvelle procédure du plaidé coupable. »
  • 20:10InvitéChiffre
    « Par rapport à tous les pays de l'OCDE, par habitant, on dépense pour notre justice 77 euros. En Allemagne, c'est le double. C'est 136 euros. Même en Italie, c'est 100 euros. »
  • 22:08PrésentateurChiffre
    « En 2035, il y aura près d'1,7 million d'élèves en moins. »
  • 31:17InvitéFait
    « on a un projet déjà à mettre sur la table et c'est ce projet que nous mettons au débat pour éclaircir le débat et pour montrer effectivement les axes de convergence »
  • 31:35InvitéFait
    « voilà il y a une part du socle commun qui est la social-écologie et que les uns les autres effectivement aient la capacité de s'exprimer sur ce point »
  • 31:57InvitéFait
    « c'est notre défaite aux élections municipales ce sont les classes moyennes et populaires qui se détournent aujourd'hui fortement de la gauche »
  • 32:05InvitéFait
    « ce que j'ai appelé la France des pavillons qui aujourd'hui votent soit à l'extrême droite à droite ou s'abstient »
  • 34:27InvitéFait
    « Trump s'était mis dans un piège il était vraiment piégé »
  • 34:43InvitéFait
    « la pression militaire ne fonctionnait pas que les Iraniens beaucoup mieux préparés à cette guerre que ne l'étaient les Américains »
  • 35:01InvitéFait
    « on a bien compris qu'une grande majorité des Américains était opposée à cette opération »
  • 36:10InvitéFait
    « Trump arrête parce qu'il doit arrêter et il a finalement lui-même craqué dans le bras de fer »
  • 37:10InvitéFait
    « les Iraniens beaucoup plus stratèges que ne l'étaient les Américains »
  • 40:14InvitéFait
    « le régime des Ayatollahs le régime des durs parce que ce n'est plus le régime des Ayatollahs tient »
  • 40:44InvitéFait
    « un régime de mafieux qui veulent tenir et qui le feront par tous les moyens y compris en continuant à écraser la population iranienne »
  • 43:22InvitéFait
    « Qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse la France ? Qui peut agir sur Netanyahou ? »
  • 43:33InvitéFait
    « nous sommes en train de rentrer dans un monde qui est totalement dérégulé dans lequel la force la puissance »
  • 48:58InvitéFait
    « l'OTAN est déjà mort on ne peut pas tuer davantage l'OTAN qu'aujourd'hui »
  • 50:35InvitéFait
    « nous devons devenir une puissance autonome et nous en avons les moyens »
  • 56:07InvitéChiffre
    « la tendance de cette troisième semaine de hausse des prix du carburant, c'est une multiplication par 5 voire même par 6 de la demande sur les boîtiers de conversion éthanol »
  • 56:14InvitéChiffre
    « l'installation d'un boîtier bioéthanol coûte en moyenne entre 750 et 1300 euros »
  • 57:21InvitéFait
    « Nicolas Isnard a été très largement élu hier »
  • 57:29InvitéChiffre
    « il a récolté 199 voix sur 237 »
  • 57:47InvitéFait
    « la métropole d'ex-Marseille-Provence est la plus étendue de France »
  • 57:47InvitéChiffre
    « elle gère près de 2 millions d'habitants »
  • 57:47InvitéChiffre
    « pour un budget de 5 milliards d'euros »
  • 1:02:29InvitéFait
    « en novembre 2025 ils avaient été remis aux autorités françaises sous la protection de l'ambassadeur de France en Iran »
  • 1:02:52InvitéFait
    « depuis novembre 2025 les autorités françaises œuvrent pour le retour et la libération de Cécile Collère et Jacques Paris »
  • 1:04:07InvitéChiffre
    « cela fait près de 4 ans que Cécile Collère et Jacques Paris ont été arrêtés en République islamique d'Iran »
  • 1:05:13InvitéFait
    « Paris dit non c'est une coïncidence mais son assignation à résidence vient d'être levée »
  • 1:20:01InvitéChiffre
    « 70 millions ont été débloqués dont la part du lion a quand même été réservée justement aux agriculteurs 50 millions sur les 70 »
  • 1:22:55InvitéFait
    « les gilets jaunes c'était pas que ça »
  • 1:22:57InvitéFait
    « c'était cette crise de l'écoute ce sentiment de ne pas être considéré »
  • 1:23:43InvitéFait
    « quand le prix de l'essence augmente la TVA qui est calculée sur le prix de l'essence augmente »
  • 1:23:47InvitéFait
    « cette TVA c'est de l'impôt qui rentre dans les caisses de l'État »
  • 1:23:53InvitéFait
    « si on ne fait rien aujourd'hui si on ne prend pas des mesures d'urgence c'est la chute de notre économie »
  • 1:24:08InvitéFait
    « aujourd'hui les taxes sont en train de tuer notre économie »
  • 1:25:32InvitéFait
    « il a été étonnamment et on n'a jamais vu ça sur ce cas-là très absent pendant la campagne des élections municipales »
  • 1:25:43InvitéFait
    « les Français disent mais où est le Premier ministre ? Il ne parle pas on ne le voit pas »
  • 1:26:21InvitéFait
    « ce qui va inciter à attendre une présidentielle qui va trancher ce nœud gordien »
  • 1:26:57InvitéFait
    « lui ce qui le préoccupe c'est son budget »
  • 1:27:15InvitéFait
    « pour l'instant il n'a pas insulté cet avenir à court terme »

Temps de parole

  • Invité25 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 216 %
  • Invité 310 %
  • Invité 49 %
  • Invité 59 %
  • Invité 66 %
  • Invité 73 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver ce mercredi 8 avril pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Donald Trump repousse de deux semaines son ultimatum, 15 jours de cesser le feu entre l'Iran et les Etats-Unis. Téhéran accepte de rouvrir le détroit d'Hormuz, accord accepté par Israël qui prévient toutefois qu'il ne concerne pas le Liban. Comment comprendre ce revirement de Donald Trump qui menaçait encore hier de détruire toute la civilisation iranienne ?

Va-t-on vers une paix durable ? Dans une demi-heure, on reçoit le général Vincent Desportes. Et puis en France, les conséquences économiques de ce conflit se font toujours sentir. La colère monte face à la flambée des prix du carburant. Les syndicats étaient reçus hier à Bercy. Les pêcheurs bloquent les ports de Corse. Le gouvernement va-t-il devoir réagir ? On en parle dans une heure avec le sondeur Frédéric Dhabi et Elisabeth Martich. Gérald Darmanin devant les sénateurs hier pour défendre sa réforme de la justice criminelle qui instaure notamment une procédure de plaidée coupable. Un texte critiqué par les avocats. On va en parler avec le sénateur socialiste Yann Chantrel. Bonjour.

Merci d'être avec nous. Puis on viendra également avec vous sur cette alerte du ministre de l'Éducation nationale. Ce matin, près de 1,7 million d'élèves en moins en 2035. Une vague sismique, dit-il. Comment l'école peut s'adapter ? Vous nous direz ce que vous en pensez dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdain. Salut Uriane. Salut Steve. À la ligne de ce mercredi 8 avril. Un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran.

1:48
Invité

Un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump. Les deux pays se sont accordés sur une trêve. En échange notamment d'une réouverture du détroit d'Hormuz. Washington et Téhéran vont maintenant négocier pendant deux semaines. On voit les détails avec Flavie Vellas. Un premier pas vers la résolution du conflit. Dans un message publié dans la nuit sur son réseau social, Donald Trump annonce un cessez-le-feu de 15 jours.

À la suite de discussions avec le Premier ministre Shebhas Sharif et le maréchal Hassim Mounir du Pakistan, au cours desquels ils m'ont demandé de suspendre l'intervention militaire prévue ce soir contre l'Iran et sous réserve que la République islamique accepte l'ouverture totale, immédiate et sécurisée du détroit d'Hormuz. J'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pour une période de deux semaines. Condition acceptée dans la foulée par l'Iran qui affirme libérer le passage stratégique. Si les attaques contre l'Iran cessent, nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives.

Pendant deux semaines, le passage en toute sécurité par le détroit d'Hormuz sera possible grâce à une coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des limitations techniques. Au cœur de cet accord de cesser le feu, un programme en dix points proposé par l'Iran aux Etats-Unis qui fixe les bases des négociations pour mettre un terme au conflit. Un compromis salué par le Pakistan, médiateur des échanges entre les deux Etats.

J'accueille chaleureusement ce geste et exprime à plus profonde gratitude aux dirigeants des deux pays tout en invitant leur délégation à Islamabad le vendredi 10 avril afin de poursuivre les négociations en vue d'un accord définitif pour régler tous les différents. Si le Pakistan affirme aussi que le cessez-le-feu concerne l'ensemble des pays du Golfe, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou contredit cette déclaration. Dans un communiqué, il indique que cet accord exclut le Liban.

3:38
Présentateur

Cécile Collère et Jacques Paris de retour en France.

3:40
Invité

Après quatre ans de calvaire dans les prisons du régime iranien, les deux otages sont attendus ce matin à Paris. Emmanuel Macron a annoncé leur libération hier après-midi dans un message surprise posté sur son compte X. Les deux enseignants, Cécile Collère et Jacques Paris, avaient été condamnés arbitrairement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage. Ils avaient été remis en liberté en novembre avec interdiction de quitter la République islamique. Ils retrouveront enfin, enfin leurs familles et leurs proches ce matin.

4:05
Présentateur

Et on va en parler avec Cédric Perrin. Bonjour, merci d'être avec nous président de la commission de la défense des forces armées des affaires étrangères du Sénat. Je vais remettre tout ça dans le bon ordre. Cédric Perrin, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes beaucoup investi sur ce dossier. On imagine votre soulagement depuis hier, lorsque vous avez appris cette libération.

4:24
Invité

Écoutez, oui, parce que je pense que d'abord pour eux, c'est la fin d'un très long cauchemar, plus de trois ans et demi de détention, dans des conditions évidemment absolument indignes. une forte mobilisation de nos très nombreux acteurs, étatiques, parlement, de la famille évidemment de Cécile et colère et Jacques Paris, notamment Noémie, à qui j'ai une pensée, parce qu'elle s'est très très fortement mobilisée pour la libération de sa soeur et de Jacques Paris. Et pour toute sa famille, je crois que c'est un moment de soulagement.

Et on est tous très heureux qu'ils aient la possibilité de revenir en France après, je rappelle aussi, quatre mois d'assignation à résidence, à la résidence de France en Iran. Donc c'est plutôt une très bonne nouvelle.

5:09
Présentateur

Et justement, après quatre mois d'assignation à résidence, comment vous comprenez ce calendrier de la part de l'Iran ? Est-ce que le conflit, l'ultimatum de Donald Trump a joué selon vous ?

5:21
Invité

– Je ne sais pas parce que la libération a eu lieu avant que l'ultimatum et que la période de cessation de feu intervienne. Je ne cherche pas à savoir qui a fait quoi. Je crois que l'importance est le résultat. Je sais que le président de la République, Emmanuel Macron, il me l'a dit encore vendredi, appelait régulièrement ou quasiment tous les jours le président iranien et que les services, que tout le monde s'est largement mobilisé pour obtenir cette libération. Je rappelle que c'était des otages d'État qui n'avaient que pour objectif de la part de l'Iran de faire pression sur la France et que ce ne sont évidemment pas des méthodes acceptables. Donc je les déplore comme tout le monde.

Je suis très heureux que le résultat soit celui-là et qu'enfin ils aient pu rejoindre leurs familles, leurs amis et puis leur pays de résidence. C'est important pour la suite.

6:10
Présentateur

– Est-ce que vous savez s'il y a eu des contreparties de la part de la France, Cédric Perrin ?

6:14
Invité

– Ce sont plusieurs années de négociations, des négociations difficiles, des négociations surtout secrètes. Et donc par définition, quand elles sont secrètes, elles restent secrètes.

6:24
Présentateur

– Est-ce que vous allez les accueillir au Sénat ?

6:26
Invité

– J'espère, j'espère. Je pense que ce sera en tout cas, on les sollicitera. On avait organisé même avec la famille, avec Noélie, avec un ancien otage en Iran et puis toute la famille, une audition de la commission publique afin de rappeler à l'opinion publique les conditions de leur détention et la difficulté évidemment pour les pouvoirs publics d'obtenir leur libération. L'objectif était aussi de communiquer sur les méthodes iraniennes et j'espère qu'on aura l'occasion évidemment de les recevoir pour qu'ils nous racontent un peu la manière dont les choses se passent et pour évidemment que tout cela ne retourne pas sous silence.

7:06
Présentateur

– Merci beaucoup, merci Cédric Perrin, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et on en reparle avec vous dans quelques instants. Yann Chantrel, dans ce contexte Steve, l'actualisation de la loi de programmation militaire est présentée ce matin en Conseil des ministres.

7:19
Invité

– Plus de missiles, plus de drones, le gouvernement demande un renforcement de l'effort militaire et budgétaire face à l'aggravation des menaces. Le projet de loi sera présenté au Parlement pour une adoption espérée avant le 14 juillet. Il prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période 2024-2030, Oriane.

7:35
Présentateur

– Et puis autre texte présenté ce matin, c'est le projet de loi d'urgence agricole.

7:38
Invité

– Il avait été promis en pleine front des agriculteurs cet hiver. Le texte comporte 23 articles au total. Il aborde plusieurs sujets très différents qui vont du statut du loup au stockage de l'eau en passant par le respect de la loi Egalim dans les cantines, Oriane.

7:51
Présentateur

– Le conflit au Moyen-Orient qui fait grimper les prix du carburant. Les syndicats étaient reçus hier à Berth.

7:55
Invité

– Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, souhaitait faire un point sur les conséquences économiques de la guerre. Les syndicats ont fait remonter leurs demandes au gouvernement. Écoutez.

8:03
Présentateur

– Le blocage des prix de l'énergie, c'est très simple. Ça a existé, ça existe dans les territoires d'outre-mer. Avoir des mesures pour les aides à domicile, c'est très simple. Associer les organisations syndicales au point quotidien qui sont faits sur la situation des entreprises, c'est simple, possible et nécessaire puisque nous sommes inquiets de l'impact de cette augmentation des prix de l'énergie, non seulement sur les travailleurs et les travailleuses, mais aussi sur les entreprises.

8:26
Invité

– Nous, la CFTC, on demandait à ce qu'il y ait une baisse des taxes liées au carburant. Je rappelle quand même que dans ce moment où les prix explosent, les taxes sont aussi importantes et que donc l'État prend plus d'argent que d'habitude sur les taxes et donc sur les recettes que l'État engendre. Donc il pouvait en rendre une partie en termes de pouvoir d'achat, en baissant les taxes et donc en baissant les prix à la pompe.

8:49
Présentateur

– Les pêcheurs en colère bloquent les ports corses pour mettre fin à l'augmentation des prix du carburant.

8:53
Invité

– Ils veulent mettre fin à la spirale de l'augmentation des prix du carburant, déjà plus chère sur l'île que sur le continent. À l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs corses, plusieurs bateaux se sont positionnés dans les six principaux ports de l'île. Ils devraient poursuivre leur mouvement ce mercredi, Auriane.

9:09
Présentateur

– Merci Steve et à tout de suite. Yann Chantrel, on va revenir sur toutes ces actualités avec vous. Je me rappelle que vous êtes sénateur socialiste des Français de l'étranger. On a sélectionné d'abord trois unes de la presse régionale. On les regarde ensemble. La une de Ouest-France, ce sont les ex-otages, Cécile Collère, Jacques Paris, qui sont donc libérés par l'Iran après trois ans et demi de détention. Ils ont pris le chemin de la France. La deuxième une, celle du Dauphiné libéré. Faut-il rationner le carburant à la fin du week-end de Pâques, marqué par des ruptures de stock dans de nombreuses stations-service ? Satan a mis en place des rationnements temporaires.

Le gouvernement, de son côté, se veut rassurant. Et puis dernière une, c'est celle de la dépêche. On prend un peu de hauteur, beaucoup de hauteur, même si loin de la Terre, si près de l'essentiel. Après avoir contourné la Lune, les astronautes d'Artémis II reviennent avec des images spectaculaires et une certitude. Vu de l'espace, la Terre apparaît plus précieuse et plus vulnérable que jamais. À rebours, des tensions qui la divisent. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

10:01
Invité

– Je veux parler dans un premier temps, effectivement, de la libération des otages, Cécile Collère et Jacques Paris. Je pense qu'il y a un véritable soulagement pour eux-mêmes, déjà, et pour leurs familles, éventuellement, évidemment. Et puis surtout, signaler le travail très fort qui a été fait par notre diplomatie. Je pense qu'on a fait bloc, tous, tous partis confondus, le Parlement. Et je pense que c'est que comme ça qu'on peut arriver justement à ce type de libération. Donc saluer aussi, bien évidemment, le travail de nos diplomates, parce que les temps sont durs pour être diplomates à l'heure actuelle.

D'ailleurs, il y en a encore des diplomates qui sont en Iran avec la situation actuelle. Et puis nous avons également des ressortissants qui ne sont pas prisonniers. On a à peu près 500-600 à l'heure actuelle en Iran. Donc je pense très fortement également à eux sur place qui vivent quand même une situation de guerre assez difficile, plus que difficile. Et donc j'ai une pensée en même temps à travers eux, à nos compatriotes qui sont également là-bas actuellement.

10:54
Présentateur

Et on va parler de l'Iran. Donald Trump qui hier encore menaçait de détruire la civilisation iranienne qui finalement cette nuit a fait volte-face, un cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran, accepté également par Israël. Comment vous réagissez face à ce volte-face de Donald Trump ?

11:10
Invité

C'est du Donald Trump. C'est-à-dire que finalement, je dirais, il est insaisissable et c'est peut-être même volontaire de sa part. C'est une manière de négociation en quelque sorte, mais qui est très problématique. Alors après, là, tant mieux qu'il y ait un cessez-le-feu. On espère qu'il va durer, qu'il va être pérenne. Mais tout ça pour ça, je dirais. Parce qu'en fait, Donald Trump, ce qu'il a obtenu, c'est uniquement par rapport à la question du pétrole. C'est-à-dire que c'est de pouvoir réouvrir pendant 15 jours quelque chose qui était déjà ouvert avant le conflit. Donc il obtient pendant 15 jours quelque chose qui l'était déjà.

S'il n'y avait pas eu justement ce conflit qu'il a déclenché de manière unilatérale, sans concertation, de manière complètement folle, qui est un échec pour le moment, pour les États-Unis. C'est un échec. Ils n'ont pas réussi non seulement à mettre à bas le régime, contrairement à ce qui était un de leurs objectifs. Parce que c'est très difficile de comprendre aussi quels sont leurs objectifs. Si vous arrivez vous-même à le savoir, moi personnellement, je ne sais pas quels sont leurs objectifs. Donc le problème, c'est que notre pays lui-même, je trouve, a été très absent depuis le début de la séquence. Où est la parole de la France ? Où est la parole de l'Europe ?

Nous sommes des simples spectateurs. Nous regardons se faire à nos portes une guerre sans aucune intervention, sans proposition de conciliation. Mais on en a les moyens.

12:25
Présentateur

Emmanuel Macron, il s'est exprimé notamment sur le Liban. Pour appeler Israël à pas d'opération terrestre au Liban. Il n'a pas été entendu. Vous savez, la parole de la France n'apporte pas ?

12:34
Invité

Je pense que la France, ce n'est pas rien. On est quand même à l'ONU. On a quand même l'Europe où on pourrait organiser, essayer de fédérer justement pour pouvoir faire des propositions de conciliation. Parce qu'en général, quand on arrive à sortir d'un conflit, c'est rarement quand les deux négocient entre eux. C'est en général justement parce qu'il y a une force intermédiaire qui permet de mettre des gens autour de la table et de permettre d'aller justement vers la fin d'un conflit.

12:55
Présentateur

Mais ça peut être la France aujourd'hui ?

12:57
Invité

Ça peut être la France avec l'Europe. Pas la France uniquement. Je pense que la France doit prendre des initiatives. Vraiment, parce qu'en plus, on a des liens très forts, notamment avec le Liban, qui est très très important. Et je pense que la France doit quand même sortir d'une forme de silence, peut-être de stupéfaction, pour agir et accompagner et pouvoir permettre de résoudre ce conflit.

13:17
Présentateur

Un mot, puisque le Liban est exclu de cet accord de trêve. C'est ce que dit Israël. C'est regrettable ?

13:23
Invité

Oui, c'est totalement regrettable, effectivement, parce qu'on assiste. Alors après, je vais vous dire très franchement, à partir du moment où on a laissé faire, déjà le gouvernement d'extrême droite, de Netanyahou, le génocide qu'il a perpétré en Palestine, que rien n'a été fait. Ça ouvre la porte, bien évidemment, à ce qu'il poursuive son extension du conflit à d'autres pays, puisque rien ne l'arrête. Et là, on le voit bien, rien ne l'arrête à nouveau. Rien n'est fait. Donc, il faut également que notre pays soit un peu plus fort pour mettre fin, justement, à cette guerre, également, qui est menée contre le Liban. La population libanaise.

Parce que c'est elle qui en paye le prix au quotidien.

14:03
Présentateur

Un conflit qui a des répercussions économiques en France, et on l'a vu encore dans le journal, la hausse des prix du carburant qui inquiète et qui provoque aussi la colère d'une partie de la population. Est-ce que le gouvernement doit prendre de nouvelles mesures ?

14:14
Invité

Oui, il faut des mesures. Nous, on a proposé ce qu'on appelle des chèques énergie, parce qu'il faut cibler, effectivement, une aide à ceux qui, déjà, ne peuvent pas se passer de leur voiture et qui sont les plus fragiles, qui ont des revenus les plus bas. Et ça concerne souvent des personnes qui sont dans des territoires ruraux, d'ailleurs, qui n'ont pas le choix de prendre leur voiture, ne serait-ce que pour aller travailler. Donc, un chèque énergie permettrait d'aider beaucoup plus, plutôt que d'aider un peu tout le monde, mais avec un effet qui est très faible, finalement. C'est d'aider beaucoup ceux qui en ont le besoin.

Par exemple, si vous faites un chèque énergie, on a regardé les évaluations. Pour ceux qui ont les revenus les plus modèles, c'est à peu près 5 millions de personnes. Vous donnez 300 euros, ça fait 1,7 milliard, et non pas 20 ou 21 milliards, qui était le cas, justement, à l'époque, avec ce qui avait été fait par le gouvernement pendant trois ans, qui était effectivement très coûteux et qui n'est pas forcément juste.

Quand vous avez des grosses voitures, que vous êtes multimillionnaire et que vous allez à la pompe, la répercussion n'est pas la même pour vous que quand vous avez de petites voitures et que vous n'avez pas pu faire la transition énergétique, justement, pour pouvoir vous déplacer, et que vous n'avez pas des gros revenus. Donc, il faut que, justement, les mesures soient justes socialement et permettre d'accompagner ceux qui ont le plus besoin. Et nous, c'est ce qu'on propose, justement, avec le chèque énergie, pour pouvoir cibler cette aide, temporairement, mais surtout, ce qu'il faut faire, parce que là, par rapport au conflit, il a cette fameuse trêve de 15 jours.

Déjà, le prix du baril est descendu. Donc, pour les augmentations, ça va très vite. C'est même anticipé, la plupart du temps. Ils anticipent des marches par rapport aux augmentations à vie. Ça serait bien aussi que les pétroliers anticipent les baisses et pas uniquement les hausses. Et ça, je pense que le gouvernement doit également faire pression sur eux. Alors, la pression, elle peut être de toutes sortes. Elle est très facile à mener sur eux. Ce n'est pas compliqué. Vous ne baissez pas. Il y a des taxations sur les super profits que nous-mêmes nous proposons.

Pour pouvoir payer les mesures d'1,7 milliard, taxation sur les super profits, c'est à peu près 2 milliards, parce que c'est ces compagnies qui s'enrichissent sur le dos des Français, justement, et qui profitent de la crise, qu'on doit utiliser pour pouvoir rendre l'argent aux Français.

16:06
Présentateur

On va passer à l'actualité du Sénat. Le Sénat qui examinera la semaine prochaine le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Et hier, Gérald Darmanin était devant les sénateurs. Steve, c'est votre éclairage. Le ministre de la Justice, qui était donc auditionné par le Sénat, il est venu défendre son projet de loi.

16:22
Invité

Un texte présenté mi-mars en Conseil des ministres et qui fait partie d'une réforme plus vaste de la justice souhaitée par le garde des Sceaux. L'objectif du texte est très simple, accélérer le temps judiciaire. Écoutez Gérald Darmanin. Aujourd'hui, nous sommes en moyenne, pour les 36 cours d'appel de France, il y a évidemment des exceptions selon les cours d'appel, mais en moyenne à 6 ans, en première instance, pour attendre le jugement d'un viol et 8 ans pour attendre le jugement d'une affaire de narcotrafic ou d'homicide. Le texte prévoit plusieurs dispositifs.

Il propose une réforme des cours criminels départementales, un assouplissement de la composition des juridictions, une réduction des délais d'audiencement ou encore la légalisation de l'usage de la généalogie génétique dans les enquêtes criminelles. C'est une pratique qui est en plein boum à l'étranger, Auriane.

17:05
Présentateur

C'est pas facile à dire. Le projet de loi pose aussi une grande question qui divise.

17:09
Invité

Faut-il instaurer le plaidé coupable en matière criminelle ? C'est un dispositif qui existe déjà en matière de délit. L'idée est de l'étendre désormais au crime. En échange d'une reconnaissance de culpabilité, l'auteur des faits pourrait espérer une réduction de sa peine. Le magistrat ne pourra pas requérir au-delà des deux tiers de la peine encourue. Tout ça se ferait en l'absence de procès et donc en l'absence de jury populaire.

17:34
Présentateur

Et cette innovation ne fait pas consensus ?

17:35
Invité

Ça existe déjà dans plusieurs pays, notamment dans des pays anglo-saxons. Mais une partie du monde judiciaire, effectivement, craint que cela débouche sur une justice à deux vitesses. Dans la tribune dimanche, le bâtonnier et la vice-bâtonnière tirent la sanette d'alarme. Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. Les autres accepteront. En réponse à cette critique, Gérald Darmanin a annoncé hier un amendement du gouvernement. Écoutez-le. J'ai entendu la demande de la profession. J'ai entendu la demande d'une partie des sénateurs. J'ai donc proposé un amendement.

On puisse étudier demain en commission des lois la possibilité, évidemment, de rendre éligible la procédure de PJCR à l'aide juridictionnelle. Le ministre de la Justice considère que 15% des dossiers criminels pourraient être concernés par cette nouvelle procédure du plaidé coupable. Ça pourrait permettre de gagner du temps et donc de désengorger les tribunaux et donc de gagner en quelque sorte de l'argent. Monsieur le sénateur, est-ce que vous êtes favorable à cette nouvelle procédure du plaidé coupable ? Non, je ne suis pas du tout favorable parce qu'effectivement, c'est un changement de philosophie majeure par rapport à notre justice en termes de droit pénal.

Parce qu'effectivement, le temps d'un procès, c'est justement de permettre d'établir aussi la vérité. Et c'est souvent des moments de réparation également pour les victimes, de pouvoir avoir le droit à un procès, de pouvoir avoir justement un système de jury. Parce qu'en fait, la justice est rendue également au nom du peuple français à travers ces jurys. Donc, elle ne le serait plus. Donc, à travers une forme de négociation, et ça a été très bien dit dans les témoignages que vous avez mis à l'écran, c'est qu'en fait, les personnes, alors même s'il y a des commis d'office, comme le propose le ministre de la Justice, il y a automatiquement des commis d'office.

Souvent, c'est des personnes qui débutent également dans la profession. Ça ne veut pas dire qu'ils ne sont pas bons, mais des fois, ils sont moins expérimentés, contrairement à une personne qui a de l'argent et qui va pouvoir s'acheter le meilleur des avocats, justement, pour pouvoir réduire sa peine, pour pouvoir négocier. Mais l'objectif, juste, la philosophie de ce texte, c'est de désengorger les tribunaux. On a entendu Gérald Darmanin, parfois jusqu'à six ans, pour obtenir un premier jugement. Voilà, quelle est votre solution ? Alors, ça, le constat est tout à fait juste, et c'est réel. Il faut désengorger les tribunaux.

Et il a raison, c'est totalement inacceptable d'avoir des comptes rendus de justice au bout de cinq ans, six ans. Ce n'est pas possible pour les victimes. Il y a une raison très simple. C'est-à-dire que, M. Darmanin, plutôt que d'agir sur le nœud du problème, qui sont les moyens de notre justice, ce n'est pas la peine de proposer une justice au rabais parce qu'on n'en a pas les moyens, il faut s'en donner les moyens. Parce que quand vous regardez, par rapport à tous les pays de l'OCDE, par habitant, on dépense pour notre justice 77 euros. En Allemagne, c'est le double. C'est 136 euros. Même en Italie, c'est 100 euros.

Tous les pays européens dépensent plus, ont plus de juges, rapportés au nombre d'habitants, ont plus d'avocats. En fait, ce n'est pas compliqué. Si vous voulez qu'une justice, non pas au rabais expéditif, qui juge mal, si vous voulez avoir une justice de qualité pour nos compatriotes, on leur doit d'investir dans ça. Il faut d'embaucher plus de magistrats. Oui, il faut augmenter le pouvoir de PIB. On est à 0,20% du PIB. La moyenne, c'est 0,30. Donc, c'est un tiers de plus, les moyens. Donc, il faut des moyens supplémentaires pour notre justice. Et ça, ça prend du temps. C'est ce que disait Gérald Darmanin. Pour former un magistrat, ça prend surtout une volonté politique.

Ça prend une volonté politique. Et effectivement, je pense que ça devra être au cœur, notamment, du débat présidentiel. Parce qu'effectivement, ce n'est pas le gouvernement actuel qui est complètement démonétisé, qui est en capacité d'impulser quoi que ce soit. À ce niveau-là, ça, j'en ai bien conscience. Mais ce n'est pas une raison pour détricoter à ne serait-ce qu'un an d'une élection présidentielle qui est quand même des sujets majeurs qui, à mon avis, doivent être tranchés par les Français pour avoir une justice au rabais expéditive et d'ailleurs qui ne sera pas satisfaisante aussi bien pour les victimes et peut-être pour les coupables.

Et encore, il y a aussi des cas, parce que moi, je connais, c'est un système nord-américain. J'ai vécu là-bas. Et vous avez aussi des innocents qui ont peur d'être condamnés de manière beaucoup plus importante, qui plaident coupable pour pouvoir avoir une petite peine. Et ça, il va à l'appel, aux États-Unis notamment. Et si on sent qu'ils plaident coupable... Oui, qu'ils plaident coupable parce qu'ils ont peur d'avoir une peine plus importante. Parce qu'ils savent qu'ils ont moins de chances que d'autres de pouvoir y passer. Rapidement, parce qu'ils viennent ne vont pas me gronder sinon. Jamais ! Une dernière question.

Examen, les taxes, la semaine prochaine, les socialistes, vous votez contre. Ah oui, on vote contre, en grande partie d'ailleurs, à cause de ce changement de plaidés coupables qui est une justice à deux vitesses. Et nous, on veut un renforcement des moyens et non pas ce type de mesures.

22:01
Présentateur

Un mot d'éducation, parce que c'est des sujets sur lesquels vous travaillez beaucoup. Il y a Anne Chanterelle, il y a une alerte ce matin dans le Parisien du ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffrey. En 2035, il y aura près d'1,7 million d'élèves en moins. Ça fait 14% de baisse. Une vague sismique qui rend nécessaire de repenser l'offre scolaire sur le territoire à long terme. C'est ce qu'il dit. Vous n'êtes pas d'accord ?

22:21
Invité

Je suis d'accord dans le sens qu'elle offre, quelle opportunité finalement, moi je dirais, pour justement renforcer notre éducation. Parce que vous avez moins d'élèves. Le but, ce n'est pas de dire il y a moins d'élèves, on va gérer, en ayant moins d'enseignants, parce que c'est un peu ça ce qui est en sous-main.

22:34
Présentateur

Ça ne justifie pas les baisses de poste ?

22:36
Invité

Non, pas du tout. Au contraire, je pense que ça doit justifier encore plus d'enseignants avec moins d'élèves par classe, par exemple. Donc moi, je dis oui, pourquoi pas aller dans une réorganisation pour augmenter la qualité éducative, pour avoir une offre éducative de meilleure qualité, encore de plus grande qualité, pour améliorer les conditions de travail également des enseignants qui ont souvent des classes surchargées qui leur permettra d'avoir des classes peut-être avec moins d'élèves.

23:00
Présentateur

Mais pas moins de profs et pas de fermeture de classe. C'est un peu ce qu'il laisse sous-entendre. Il dit, « Si l'année prochaine encore, on ne fermera aucune école sans l'accord du maire, compte tenu de ces chiffres, ce principe a vocation à se conjuguer différemment. »

23:10
Invité

Moi, je pense qu'en tout cas, pareil, je pense que le gouvernement n'est pas en capacité de prendre quoi que ce soit comme orientation et décision sur ce sujet-là. Ils peuvent juste faire du commentaire par rapport à une situation qui est réelle, qui est un fait. Et à mon avis, le sujet de l'éducation, en tout cas, devra être au cœur du débat présidentiel. Vraiment, je pense que c'est fondamental par rapport à toutes ces données pour savoir quelle éducation nous souhaitons pour notre pays parce que c'est l'avenir de demain. Le seul moyen de s'émanciper de manière collective et individuelle, et les Français, ils sont très attachés et ils le savent, c'est l'éducation.

Ils voient bien que les moyens ne sont pas là, qu'il y ait des écoles surchargées. On n'a pas toujours la même qualité éducative en fonction des endroits dans lesquels on vit. Il y a des inégalités territoriales, effectivement. Et ça, c'est inacceptable. Et il faut travailler et revenir là-dessus. Il faut avoir une autre offre. Et ce n'est pas en gérant, en se disant, investissement dans l'avenir, dans notre pays, dans notre jeunesse, dans nos enfants. Et il est important, justement, de pouvoir s'en donner les moyens, surtout quand on voit la société dans laquelle on évolue, avec l'intelligence artificielle, avec les changements climatiques.

Et plus que jamais, il est plus que jamais fondamental d'investir dans notre éducation et de leur rendre accessible et de qualité pour toutes et tous, quels que soient ses revenus.

24:23
Présentateur

Autre article, dans Le Parisien, il concerne le groupe PS au Sénat. Et on voudrait avoir votre éclaircissement. Alors, une assemblée générale exceptionnelle aurait lieu ce matin au sein du groupe PS, vous allez nous le confirmer, pour limiter le mandat du président du groupe. Est-ce que vous préparez un putsch contre Patrick Caner ?

24:41
Invité

Non, pas du tout. Après, vous savez, au niveau de notre groupe, comme tout groupe, on discute par rapport à nos règlements. Ça, c'est quelque chose qui a été voulu, notamment par le président. Quand il a été réélu, lui-même souhaitait une refonte de notre règlement, tout ça a été mené de manière consensuelle au niveau de l'exécutif, dont le président... Donc avec Patrick Caner ? Oui, et pas que lui, d'ailleurs. Toutes les personnes, toutes les sensibilités ont participé pleinement. Il y a même eu une consultation de l'ensemble de notre groupe. Ça a été très démocratique pour pouvoir avoir des propositions.

Nous, nous avons fait que retranscrire ce que souhaitait le groupe à travers, notamment, une consultation. Après, on discute, on débat. Est-ce que le but,

25:14
Présentateur

pour être clair, Yann Chanterelle, est-ce que le but, c'est que Patrick Caner ne puisse pas se représenter en septembre ?

25:18
Invité

Non, ce n'est pas le but. Mais après, il ne faut pas se focaliser uniquement sur une présidence. C'est toutes les fonctions qui sont non cumulables dans le temps. c'est l'esprit qui a émergé de cette consultation. Et je pense que c'est plutôt sain nous-mêmes par rapport à nos propres pratiques politiques que nous nous posons la question en tant que groupe quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place que nous exigeons pour nous-mêmes en termes de responsabilité, de limitation de cumul dans le temps. Et nous pensons que nous sommes un grand nombre à être attachés au non cumul dans le temps, effectivement.

Et ce n'est pas par rapport à des personnes ou autres, pas du tout, c'est par rapport à des fonctions. Et d'ailleurs, c'est déjà le cas en interne. Il y a certaines fonctions c'est qu'une seule fois même et ce n'est pas forcément valable pour la présidence. Et c'est ça qui est une discussion et je trouve ça plutôt sain qu'un groupe se pose un cadre et c'est tout à l'honneur d'ailleurs également de notre président d'avoir permis ça, d'avoir permis cet échange, cette discussion, cette rénovation également de notre règlement intérieur.

Et je pense que c'est totalement acceptable, accepté et ça honneure à mon avis notre groupe de pouvoir permettre ce genre de dispositions qui pourra peut-être être des pratiques qui seront valables pour d'autres groupes parlementaires qui pourraient éventuellement s'en inspirer. – Oui, oui, tout à fait, très bien. – Alors il y a une réunion

26:25
Présentateur

qui s'est un peu moins bien passée, c'est le bureau national du Parti Socialiste. Hier vous y étiez, c'est le troisième depuis la fin des municipales. Comment ça s'est passé ?

26:33
Invité

– En fait, il y a une discussion comme toujours, c'est normal, des fois il y a des petits artifices communicationnels, il ne faut pas s'arrêter à ça. – Là on est au-delà de la discussion

26:41
Présentateur

parce qu'il y a un courant qui est parti avant la fin.

26:42
Invité

– Oui, oui, mais après on a un parti démocratique qui justement discute et c'est normal de discuter parce qu'il peut y avoir des divergences par rapport à des points de vue stratégiques, comment on opère. Alors, nous c'est très simple, moi je soutiens la direction actuelle, nous on propose des choses très claires. C'est déjà le vote des militants, on est un parti démocratique, on considère que tout doit être validé par les militants. On dit assez régulièrement et à juste titre qu'en dehors des personnes, c'est le contenu qui compte.

Ça fait plusieurs mois sous la direction de Chloé Rydel qu'on travaille sur un projet qui est quasi finalisé, d'ici un mois il sera présenté devant notre bureau national notamment et on considère que déjà c'est le départ, ça ne doit pas être l'aboutissement. À partir de cet accord sur le projet, nous allons le faire voter par les militants. Mais après, il y a d'autres questions parce que quand vous écoutez certaines personnes qui ne sont même pas forcément dans le parti, qui sont extérieures, il y a différentes propositions aussi au niveau du rassemblement de la gauche. Il y en a, elle est plus restreinte que d'autres.

Nous, on défend de Ruffin à Glucksmann, il y en a qui défendent de Hollande à Glucksmann en quelque sorte et qui défendent d'autres périmètres. Et on considère que les militants également doivent décider de cela. Ils doivent décider quel périmètre, primaire ou non, désignation de notre candidat. En fait, ce n'est pas compliqué, ils décideront de tout. Donc nous, on va mettre sur la table le projet. L'idéal, ce serait avant l'été, absolument. Alors après, il ne faut pas s'énerver. Les socialistes ont toujours désigné d'ailleurs assez tard leurs candidats. C'est assez exceptionnel quand on les désigne au mois d'octobre. C'est même souvent arrivé.

Même Lionel Jospin a été désigné en janvier en 1995.

28:20
Présentateur

Il fait de la com ? Qu'est-ce qu'il fait ? Non, je ne dis pas.

28:23
Invité

Je pense qu'il y a un point de vue légèrement stratégique, c'est qu'on a du mal à comprendre où il va en venir. Lui, il veut, il se borne uniquement à dire, désignez-moi et tout va être magnifique, les gens vont être derrière moi. Mais il n'y a aucune proposition de comment on y arrive. Moi, je suis convaincu que la meilleure façon plutôt que de se dire on va se réunir à 5, 6 et puis on a déjà vu ce que ça a donné parce que ça s'est passé déjà il y a 5 ans, ça n'a rien donné.

Donc, c'est de pouvoir permettre un temps démocratique aussi bien en interne puisque les militants mais après en externe vis-à-vis des Français en s'adressant aux Français à travers cette primaire parce qu'effectivement il y a urgence d'être à la hauteur de la situation de notre pays et de pouvoir faire une proposition d'union parce que quand vous écoutez les Français de gauche notamment il n'y a qu'une seule chose sur laquelle ils sont d'accord c'est qu'il faut que la gauche s'unire. À 80%, ils nous le réclament ils nous le demandent. Donc, il faut leur proposer un processus qui permette d'atteindre ce qui est souhaité par le peuple de gauche notamment.

29:16
Présentateur

Il y en a un autre qui veut travailler sur le projet c'est Ronan Dantek qui est avec nous. Bonjour, merci d'être la sénataire écologique de l'Atlantique président du mouvement Ensemble sur nos territoires. Vous réunissez samedi à Montreuil en région prarisienne plusieurs figures de la gauche. Quel est le but de cette initiative Ronan Dantek ?

29:33
Invité

Justement de travailler sur le projet. Je pense qu'après les municipales il est très clair que les Français le peuple de gauche veut d'abord qu'on travaille sur le fond et pas qu'on ait un débat toujours centré sur comment choisit-on le candidat à la présidentielle. Depuis deux ans ensemble sur nos territoires avec notamment les rencontres de Boukouzé travaillent de manière très approfondie autour de ce qu'on appelle la social-écologie terme qui a d'ailleurs beaucoup gagné dans le débat public ces derniers mois. Beaucoup s'en réclament aujourd'hui. Nous on a essayé de travailler au-delà du slogan qu'est-ce que la social-écologie aujourd'hui ? Quelles sont ses priorités ?

Les classes moyennes et populaires ? L'Europe ? La décentralisation ?

Et on a donc proposé à Montreuil une bonne partie des animateurs de la gauche réformiste on ne va pas jusqu'à LFI de discuter à partir de la plateforme de la social-écologie qu'on a mis au débat qui est une plateforme très approfondie à plus de six pages de propositions et je crois que c'est important que la gauche se rassemble seront là Ford, Glucksmann, Valot, Jadot, Léa Ballage, la porte-parole de Marine Tondelier que la gauche travaille sur le fond montre ses convergences sur le fond en respectant évidemment aussi les spécificités des uns et des autres c'est vraiment ce qu'on nous demande aujourd'hui de refinalement faire passer le projet avant les désignations et la politique plus politicienne.

31:04
Présentateur

Vous souhaitez travailler un projet commun de toute la gauche hors LFI ? C'est ça l'objectif ? C'est ça l'ambition ?

31:09
Invité

Non, c'est pas exactement ça.

Nous on a travaillé un projet vraiment avec beaucoup d'intellectuels avec ces rencontres de Beaucousé qui ont réuni jusqu'à 1000 personnes donc on a un projet déjà à mettre sur la table et c'est ce projet que nous mettons au débat pour éclaircir le débat et pour montrer effectivement les axes de convergence donc on n'a pas vocation à écrire le programme commun de la gauche mais d'ores et déjà de dire voilà il y a une part du socle commun qui est la social-écologie et que les uns les autres effectivement aient la capacité de s'exprimer sur ce point de dialoguer entre eux de s'écouter je crois que dans les urgences pour la gauche aujourd'hui il y a effectivement le fait de montrer cette capacité de dialogue et de travailler en commun et puis on a une priorité parce que c'est notre défaite aux élections municipales ce sont les classes moyennes et populaires qui se détournent aujourd'hui fortement de la gauche ce que j'ai appelé la France des pavillons qui aujourd'hui votent soit à l'extrême droite à droite ou s'abstient et qu'il faut reconquérir donc c'est quoi nos priorités pour reconquérir cet électorat qui a longtemps voté à gauche et qui aujourd'hui s'en détourne si on n'a pas la reconquête de cet électorat si on n'a pas les propositions de pouvoir d'achat de mode de vie qui correspondent à ses aspirations alors quel que soit le candidat la gauche de tout manière ne gagnera pas les prochaines échéances

32:29
Présentateur

un mot Yann Chantrey il nous reste 30 secondes

32:32
Invité

oui mais toute initiative est très bonne et je rejoins Renaud Nantech également sur la volonté justement de travailler sur un projet il a raison donc cette initiative participe pleinement également au rassemblement de la gauche en termes de contenu il a raison je pense que c'est pour ça que quand je vous disais nous on veut d'abord travailler sur le projet et le faire valider parce qu'effectivement je suis d'accord c'est le début d'un processus le projet le travail sur le fond donc toute contribution de qui que ce soit à gauche sur le fond des propositions du contenu pour effectivement reconquérir notamment il a raison les classes populaires les classes moyennes qui ont déserté justement les urnes en grande partie parce que la plupart du temps c'est même pas qu'elles ne votent pas pour la gauche c'est qu'elles ne votent pas du tout et sera toujours le bienvenu donc cette initiative en est une très bonne comme les autres qui sont en cours

33:18
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux merci Renaud Dantèque d'avoir été avec nous et merci Yann Chantrey d'avoir été notre invité pendant cette demi-heure Steve on se retrouve dans 20 minutes

33:26
Invité

Oui on verra des tensions toujours très fortes sur les prix à la pompe

33:29
Présentateur

Voilà on va parler des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran tout de suite avec le général Desportes qui nous rejoint Bonjour général Vincent Desportes Bonjour madame Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation au sein directeur de l'école de guerre professeur de stratégie à Sciences Po et à HEC on est ensemble pendant 20 minutes pour cet entretien en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice Vesserredon du groupe EBRAS légendeurs régionaux de l'Est de la France Bonjour Fabrice

34:09
Invité

Bonjour Auriane Bonjour général

34:10
Présentateur

Général on a évidemment envie d'avoir votre éclairage sur ce qui se passe ces dernières heures alors qu'il menaçait encore hier de détruire l'Iran Donald Trump cette nuit finalement a opté pour un cessez-le-feu de 15 jours accepté par l'Iran comment il faut comprendre ce volte-phase ?

34:25
Invité

Écoutez de manière assez simple Trump s'était mis dans un piège il était vraiment piégé on voit bien qu'il vociférait pour essayer de trouver une voie de sortie il ne la trouvait pas en fait il l'a fait parce qu'il était pris en étau entre deux fêtes le premier fait c'est que la pression militaire ne fonctionnait pas que les Iraniens beaucoup mieux préparés à cette guerre que ne l'étaient les Américains les Iraniens beaucoup plus stratèges que ne l'étaient les Américains allaient continuer pendant sûrement longtemps et l'autre partie de l'étau c'est l'opinion publique américaine puisqu'on a bien compris qu'une grande majorité des Américains était opposée à cette opération que les mid-termes approchent et que pire que ça désormais tant au Sénat surtout quand même à la Chambre des représentants et surtout parmi les démocrates mais on trouvait de plus en plus de personnalités politiques qui commençaient à envisager sérieusement une utilisation de l'article 25 demandant sa destination pour folie donc il s'est peut-être rendu compte qu'il allait quand même un peu loin et qu'il était temps d'arrêter la casse sur le terrain et pour lui vous pensez qu'il agit sous la contrainte ?

Assurement il agit sous la contrainte il n'agit pas sous la contrainte il peut faire ce qu'il veut c'est bien le problème Trump personne ne peut lui imposer mais lui il voudrait au moins gagner les mid-termes au moins ne pas perdre le Sénat je pense que la Chambre des représentants s'est terminée mais le Sénat il peut encore le conserver et il voudrait survivre politiquement et donc il avise sur la contrainte du peuple et après tout réjouissons-nous ça prouve que les États-Unis sont encore un tout petit peu une démocratie

36:03
Présentateur

est-ce que c'est une victoire totale et complète des États-Unis comme il le prétend ?

36:07
Invité

c'est ce qu'il dit non c'est une défaite des États-Unis soyons clairs Trump arrête parce qu'il doit arrêter et il a finalement lui-même craqué dans le bras de fer il a craqué alors il va nous expliquer évidemment qu'il a gagné évidemment c'est ce qu'il dit

36:21
Présentateur

victoire totale et complète pour le Sénat

36:23
Invité

alors vous savez quand vous avez quelqu'un qui dit victoire complète mais je reprends le plan de paix de l'autre et maintenant je vais négocier un peu chacun des dix points de l'autre c'est qu'il a totalement abandonné son propre agenda non il a perdu dans cette affaire-là il a perdu ce qui n'est pas bien du tout pour lui et puis pour nous parce que l'Amérique perd sa crédibilité en tant que puissance de réassurance et nous derrière nous ne sommes pas nous ne sommes pas partie prenante de cette guerre mais nous sommes par ce qu'on appelle le sud global considéré comme faisant partie du camp qui a attaqué

36:57
Présentateur

Pardon Fabrice un petit complément vous dites les Etats-Unis ont perdu est-ce pour autant qu'on peut dire que c'est une victoire du régime iranien ?

37:06
Invité

Écoutez oui en quelque sorte ils ont tenu face à la plus grande puissance du monde alors ils ont beaucoup perdu mais dans ce bras de fer qu'ils préparaient eux depuis 47 ans et auquel ils s'étaient préparés c'est eux qui ont tenu et c'est le président Trump qui a arrêté mais réjouissons-nous réjouissons-nous évidemment que Trump ait enfin pris une décision sensée Est-ce que pour autant ce matin les Français voient un recul du président américain les prix à la pompe puisque c'est le sujet en France qui vont baisser dans la probablement les 10 jours qui viennent et pour autant vous ne nous dites pas que c'est rassurant que c'est rassurant oui bah si c'est rassurant bien sûr c'est rassurant je dis que c'est une très bonne chose alors ça ne veut pas dire que tout soit terminé d'abord parce que tant que les troupes américaines les deux porte-avions ne sont pas rentrés aux Etats-Unis tout peut reprendre vous imaginez bien aujourd'hui que les Américains ont toujours le doigt sur la gâchette prêt à repartir et que les satellites tournent pour essayer de voir ce que font les Iraniens donc ça peut repartir à tout moment

38:07
Présentateur

Mais avant les 15 jours parce que Donald Trump c'est revirement sur revirement est-ce que là on est sûr que pendant 15 jours il y a un cessez-le-feu ou est-ce que même ça ça peut changer ?

38:15
Invité

Avec un homme aussi pathétique que le président Trump vous ne pouvez pas savoir vous l'avez dit il change tout le temps mais je crois que là son intérêt maintenant déjà il a perdu un peu la face aux yeux du monde restant raisonnable donc il va chercher à la gagner vis-à-vis de son électorat et donc il va essayer de s'y tenir là il faut qu'il retravaille son électorat pour arriver au mi-terme

38:36
Présentateur

Parce qu'il y a des explosions qui ont été entendues ce matin à Bahreïn après l'annonce du cessez-le-feu ça veut dire que ce cessez-le-feu il ne va pas forcément tenir ?

38:44
Invité

Alors vous savez après le 11 septembre 1918 à 11h il y a encore eu beaucoup de morts parce que les choses ne se terminent pas comme ça est-ce que ces coups de feu ça a été des coups de feu israéliens enfin des frappes israéliennes est-ce que ça a été des frappes iraniennes je ne sais pas je ne sais pas mais vous ne sortez pas d'un volcan comme celui qui a été allumé juste en sifflant à la fin de la partie ça prend un peu de temps

39:05
Présentateur

Israël justement puisque vous en parlez Israël est-ce qu'ils étaient sur la ligne des Etats-Unis à savoir cette trèfle pendant 15 jours ou est-ce qu'ils ont eu d'autres choix que de l'accepter et de s'y plier ?

39:14
Invité

Alors moi je pense si vous voulez alors d'abord il faut bien comprendre que depuis le début ce sont deux guerres différentes avec des objectifs différents néanmoins extrêmement coordonnés au moins techniquement et je pense que le président Trump a parlé à son ami Netanyahou avant d'arrêter mais néanmoins Netanyahou n'est pas parvenu lui-même à ses objectifs puisque l'Iran évidemment les installations nucléaires iraniennes ont été encore à nouveau détruites mais on n'est pas sûr qu'elles aient été complètement détruites et ce que demandent les Iraniens c'est de pouvoir continuer à enrichir ce n'était pas du tout l'objectif des Américains certes mais même des Israéliens donc d'une part on a compris que les Israéliens allaient continuer leur propre manœuvre qui est l'écrasement du Hezbollah et d'autre part il n'est pas du tout impossible qu'ils se remettent dans la politique de ton vous savez ils passent régulièrement ils bombardent etc donc pour eux cette guerre n'est pas terminée tant que je pense que le régime des Ayatollahs le régime des durs parce que ce n'est plus le régime des Ayatollahs tient les Israéliens considéreront qu'ils sont eux toujours menacés et donc continueront donc probablement si pas demain peut-être après demain c'est deux interprétations parce que d'un côté Trump dit que le régime qu'on a changé de régime les Israéliens c'est vrai on a changé de régime oui mais pour le pire mais pour le pire pour le pire on avait un régime des Ayatollahs qui était dur mais qui pouvait être raisonnable et là maintenant on est arrivé au dur des durs c'est le régime des passe-dans qui n'est plus un régime religieux qui est juste un régime de mafieux qui veulent tenir et qui le feront par tous les moyens y compris en continuant à écraser la population iranienne ce qui veut dire c'est le pire avenir pour la population et bien écoutez je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est que ça ne peut il n'y a pas d'amélioration pour eux il n'y a pas d'amélioration et encore ils partent d'une situation qui sera bien pire parce qu'évidemment il va falloir que l'Iran reconstruise alors ils ont demandé des réparations de guerre il semble que Trump soit maintenant complètement opposé mais on voit que les destructions de l'Iran vont rendre la vie de la population iranienne beaucoup plus difficile les Américains avaient dit help is on the way on se rappelle on arrive et bien moi je pense qu'il laisse un Iran dans une situation beaucoup plus dramatique que celle qui était avant

41:28
Présentateur

mais à quoi on va servir ce conflit ?

41:30
Invité

et bien à rien madame à rien à rien il a servi au président Netanyahou le président Netanyahou on comprend ils sont dans une dans une démarche existentielle voulait écraser ce régime là il a fini par persuader Trump qu'il était assez près Trump qui s'est laissé piéger parce qu'il dit je suis tellement bon en technique que ça suppléera mon manque de stratégie alors il y est allé évidemment ça n'a pas marché donc c'est un conflit qui a servi Israël très sûrement qui a amoindri les capacités de frappe mais qui globalement n'a servi à rien et surtout pas pour les Etats-Unis

42:07
Présentateur

mais est-ce qu'Israël pourrait continuer ce conflit sans les Etats-Unis ou pas ?

42:10
Invité

alors oui et non si vous voulez donc il a dit déjà qu'il allait continuer au Liban alors non ils ont ça comment on le comprend

42:17
Présentateur

qu'Israël refuse d'inclure le Liban dans ce cessez-le-feu

42:22
Invité

parce qu'il n'y a pas c'est un cessez-le-feu avec les Etats-Unis c'est pas un cessez-le-feu pour l'instant et puis le Hezbollah bon c'est un proxi de l'Iran mais c'est pas l'Iran et de toute façon dès le départ on savait bien qu'il allait en profiter et on le comprend Israël pour aller régler le problème du Hezbollah donc l'affaire

42:39
Présentateur

il peut le régler pardon parce que là le Hezbollah Israël veut mettre à mal le Hezbollah sauf qu'on le voit les combattants tués il y en a de nouveaux qui arrivent est-ce qu'Israël peut vraiment mettre à mal le Hezbollah ?

42:51
Invité

Mettre à mal sûrement détruire le Hezbollah non mais c'est un problème vous le savez bien comme c'est le problème du Moyen-Orient vous ne pouvez pas les régler il est probable qu'Israël va se saisir de toute la partie sud du Liban c'est-à-dire le sud du Litanie

43:05
Présentateur

donc ils vont s'y installer

43:06
Invité

sur du long terme et ils vont avoir une zone tampon qui sera devant cette zone tampon un jour il faudra aller s'en saisir on est dans une démarche qui est infinie comme le problème d'Israël au arabe est un problème sans fin et cette guerre ne l'aura pas réglée et la France

43:20
Présentateur

l'Europe les Nations Unies vont laisser faire ?

43:22
Invité

Mais qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse la France ? Qui peut agir sur Netanyahou ? Vous savez il n'y a plus d'ordre du monde et il n'y a plus de gendarme le gendarme vous l'avez vu il était devenu voleur donc ça devient un peu compliqué c'est bien le problème madame nous sommes en train de rentrer dans un monde qui est totalement dérégulé dans lequel la force la puissance arrêtez Netanyahou aujourd'hui la réponse c'est personne On l'a vu notamment pas Trump pourquoi ? Comment peut-on expliquer l'influence de Netanyahou sur Trump ? Comment peut-on expliquer ?

D'abord je pense que Netanyahou étant lui-même très en difficulté dans son propre pays avec une majorité politique très fragile Bien sûr je pense que justement c'est une des raisons pour lesquelles il continue parce qu'il faut bien justifier les pertes qui ont été subies les morts israéliens par un gain le gain en Iran il existe enfin il n'est pas absolument majeur et donc il faut gagner sur le Hezbollah pour arriver aux élections qui arrivent en quelques mois de manière correcte Alors pourquoi ? Quelle est cette attraction ?

D'une part on voit bien qu'on est arrivé au temps des leaders ce qui compte ce n'est pas les peuples c'est les leaders on a Netanyahou on a Xi on a Poutine on a Modi c'est un peu la même race de leaders forts et Trump adore ça adore ça D'autre part il y a toujours eu un lien très fort entre Israël et les Etats-Unis ça s'explique par plein de raisons mais en particulier ces deux pays qui sont nés de la même manière qui sont nés par rejet et qui sont nés par volonté de survie l'un au XVIIe siècle et l'autre au XXe siècle mais il y a une affinité intellectuelle une proximité qui est importante et puis n'oublions pas il y a ce qu'on appelle le lobby juif qui existe qui est tout à fait important les électeurs de Trump il y a une bonne partie qui regarde avec attention justement la façon dont les Etats-Unis prennent soin ou non d'Israël

45:14
Présentateur

Est-ce que si jamais ce cessez-le-feu déjà première question est-ce que ce cessez-le-feu peut aboutir à une paix durable selon vous ?

45:21
Invité

Alors moi je crois c'est mon sentiment c'est très compliqué moi je pense qu'on est sorti du gros si vous voulez je pense qu'aujourd'hui le train ne peut pas y retourner encore une fois on voit bien qu'avec les moyens qu'il a il n'y arrive pas donc il faudrait d'autres moyens alors on arrive dans les mi-termes donc là je pense qu'il va se dérouiller il va dire qu'il a gagné qu'il n'y a aucun problème etc

45:40
Présentateur

Il y a une autre limite peut-être vous allez me dire c'est une limite de 60 jours c'est-à-dire au bout de 60 jours il faut à un moment un accord du Congrès est-ce que ça aussi c'est une limite pour Donald Trump ?

45:49
Invité

Oui c'est une limite vous avez raison alors pour l'instant avant les mi-termes cette autorisation ils pourraient l'avoir mais après les mi-termes ils ne l'auraient plus alors c'est une limite sans en être une

45:59
Présentateur

sans en être une

46:00
Invité

mais moi je crois que maintenant Trump je pense qu'il est tellement heureux d'être sorti de ce foutoir et en particulier enfin des sautises terribles qu'il a énoncées à la télévision qui disent je sors de cette affaire-là et moi je pense qu'il va trouver une rhétorique nouvelle pour expliquer que heureusement qu'ils ont fait ça et l'Amérique a tout gagné etc moi je pense qu'ils ne les reviendront pas Donc il ne les retournera pas Je pense qu'en dehors des affaires du Liban moi je pense que ça va se calmer petit à petit

46:26
Présentateur

S'il y retourne est-ce que l'Iran a encore les moyens de riposter ?

46:30
Invité

Écoutez l'Iran n'a pas été détruit et n'a pas été détruit ils ont encore des capacités de frappe on dit ils tirent on l'a vu 30 missiles par jour on dit qu'ils ont encore une capacité de frappe pendant 200 jours donc on voit que ce n'est pas terminé et figurez-vous que les 15 jours qui vont venir ils ne vont pas se mettre les mains dans les poches ils vont continuer à refaire etc à reproduire donc ils vont très très vite se remettre en position de riposter Donc l'Iran reste un problème quand même pour la paix dans la région bien sûr l'Iran reste un problème le problème n'a pas été réglé et c'est ça qui est terrible si vous voulez c'est-à-dire qu'il y a eu une débauche de moyens une débauche de destruction et finalement on n'a pas réglé le problème et pourquoi ?

Parce que cette guerre elle a été faite en croyant que la force produisait du résultat politique mais la force en elle même doit être transformée en résultat politique par de la stratégie et là il n'y a pas eu de stratégie vous savez Trump il aurait pu on aurait pu y aller avec lui on est allé combien de fois faire des guerres avec les Américains très souvent mais encore aurait-il fallu qu'il ne se casse pas qu'il ne casse pas les liens avec tous ses alliés et qu'on ait une affaire commune l'OTAN aurait pu éventuellement y aller c'est pas son boulot mais encore aurait-il fallu qu'on en passe par des moyens normaux donc il accepte effectivement de ne pas être le maître du monde mais de se placer sous la tutelle d'autorités multilatérales plus fortes que lui ça aurait été possible donc ce problème-là je ne sais pas s'il est réglable moi je pense qu'en 2015 j'oublie le traité qui a été cassé en 2018 JCPO je crois quelque chose comme ça qui a été cassé et bien il était bien meilleur ce qu'on avait obtenu en 2015 c'est bien meilleur que ce qu'on va obtenir en 2026 donc non le problème n'est pas réglé il l'aurait pu l'être il ne l'a pas été

48:16
Présentateur

Un mot sur l'Iran et il est important pour nous en France est-ce que vous arrivez à expliquer pourquoi l'Iran a acté ces derniers jours la libération et le retour en France des deux anciens otages Cécile Collère et Jacques Paris est-ce que le conflit a joué ?

48:29
Invité

Alors honnêtement je ne sais pas mais je pense que peut-être l'Iran voulait nous dire qu'il avait bien compris notre position et que l'Iran ne nous mettait pas exactement dans le même panier que les Américains bon moi c'est ma seule explication si vous voulez

48:43
Présentateur

Est-ce que ce conflit va avoir des conséquences à moyen terme à long terme sur l'OTAN ? On a entendu Donald Trump menacer justement les pays de l'OTAN est-ce que pour vous ça peut avoir des conséquences qu'on verra plus tard ?

48:56
Invité

Eh bien la bonne nouvelle aucune pourquoi aucune ?

Parce que l'OTAN est déjà mort on ne peut pas tuer davantage l'OTAN qu'aujourd'hui l'OTAN ça repose sur deux choses madame ça repose sur le sentiment d'une communauté de valeurs on a bien vu que les valeurs américaines n'étaient plus les nôtres et suivre les Américains pour nous commence à être un déni de nos propres valeurs ça c'est la première chose la deuxième chose c'est l'OTAN c'est la confiance la certitude absolue qu'on cèdera mutuellement ce qu'on a fait en 2001 par exemple on a dit ok on vient vous aider les Etats-Unis mais qu'en revanche les Etats-Unis viendraient quoi qu'il arrive nous savons bien que c'est fini que ce soit Rubio que ce soit Vance que ce soit Trump même que ce soit les présidents précédents ils ont tellement dit que finalement le baril centre de leur intérêt ne se trouvant plus en Europe ils n'avaient pas eux-mêmes intérêt à aller défendre l'Europe donc cette affaire-là c'est terminé donc maintenant l'Europe elle a démarré elle s'en occupe il est temps qu'elle devienne adulte et qu'elle prenne sa propre défense à son compte nous devons devenir une puissance autonome et nous en avons les moyens vous le savez bien mais il faut faire de manière absolument volontariste ce qui passe probablement par une réforme de la gouvernance de l'Europe c'est possible ?

bien sûr c'est possible Mario Draghi a annoncé des voix qui sont le groupe des six par exemple oui c'est possible mais il faut y aller franchement si vous voulez il faut redonner d'abord le premier truc c'est qu'il faut que l'Europe redevienne un rêve le rêve de l'Europe c'est embourbé dans les normes dans les règlements etc donc il faut redonner envie d'Europe et que les jeunes aient à nouveau envie d'Europe et qu'on trouve une nouvelle façon de faire fonctionner notre Europe dont on a absolument besoin vous faites partie des généraux qui pensent qu'il faut une Europe de la défense clairement je n'ai pas dit ça je dis que nous devons être capables d'assurer notre défense de manière autonome il y a deux choses à laquelle nous n'arriverons jamais c'est une défense européenne et c'est une armée européenne ça n'arrivera pas parce qu'il faudrait que nous soyons une fédération et nous ne serons jamais une fédération pour de bonnes raisons et donc il faut construire un autre modèle un autre modèle celui Mario Draghi l'a dit celui des celui des coopérations renforcées ou celui il appelle ça du fédéralisme pragmatique on a fait la coalition des volontaires on en parle moins parce que l'Iran prend les écrans mais on a fait donc il y a des moyens d'avancer en sachant en connaissant nos contraintes comme disait le général de Gaulle on ne peut pas faire une oblette avec des œufs durs les œufs durs existeront toujours mais il faut transformer l'Europe en une nation de nations

51:24
Présentateur

je reviens à l'une des conditions du cessez-le-feu c'est la réouverture du détroit d'Ormuz est-ce qu'aujourd'hui ce détroit d'Ormuz il reste encore une âme fatale pour l'Iran ?

51:32
Invité

bien sûr toujours toujours puisque comme le disait Trimpier ou avant-hier il suffit qu'un gars arrive avec une voiture met une mine au milieu du détroit le détroit est bouché donc évidemment on voit qu'il faudra aller assez loin dans cette affaire-là

51:44
Présentateur

assez loin c'est où ? c'est quoi ?

51:46
Invité

assez loin c'est trouver une solution de défense par l'ONU enfin une sécurisation qui dépasse maintenant c'est vrai qu'on est complètement à la merci d'une décision et donc on va en tirer les conséquences mais on ne va pas enlever le golfe et le mettre au milieu de l'Atlantique ça va rester comme ça donc on voit bien qu'on a une faiblesse congénitale et puis une des conclusions c'est que les pays dont la France vont essayer de retrouver le plus rapidement possible leur autonomie par rapport au golfe donc on parle d'engrais on parle de chimie on parle d'aluminium on parle d'aluminium il va falloir retrouver notre autonomie

52:19
Présentateur

un dernier mot parce que hier Moscou et Pékin ont opposé leur veto au déblocage du détroit d'Hormuz alors c'était avant le revirement de Donald Trump mais quand même quel rôle jouent la Chine et la Russie dans ce conflit ?

52:29
Invité

et bien qu'est-ce qu'ils sont contents c'est les deux pays qui gagnent tout ils voient l'Amérique tirer les armements ils voient l'Amérique se ridiculiser ils voient l'Amérique s'affaiblir ils voient Trump céder finalement devant un petit pays qui ressort les marrons du feu c'est évidemment la Chine et la Russie et c'est bien un des drames de cette guerre c'est qu'elle était inutile mais en gros elle nous affaiblit face à nos concurrents qui sont plus que des concurrents qui sont des adversaires

52:56
Présentateur

dernière question Fabrice ?

52:57
Invité

ben oui justement les yeux sont rivés sur ont été rivés sur Gaza là sur Téhéran ces dernières semaines et pendant ce temps côté Ukraine Poutine gagne du terrain il en perd qu'est-ce qu'on en sait ?

Alors vous avez raison c'est terrible parce que la guerre qui nous intéresse nous en premier en premier chef c'est la guerre d'Ukraine et c'est vrai qu'on n'en parle plus alors ce qu'on en sait quand même c'est que les affaires sont stabilisées elles ne bougent pas véritablement et que l'Ukraine est plutôt en train de regagner du terrain mais je dirais mètre par mètre ce qu'on sait aussi c'est que l'Ukraine continue ses frappes dans la profondeur qui affaiblit la capacité de la Russie à financer à financer sa guerre donc on est toujours sur le statu quo mais au bilan on n'a pas progressé et la mauvaise nouvelle c'est qu'avant on avait l'impression que les Etats-Unis étaient un peu les maîtres du jeu on avait compris que ce n'était pas tout à fait vrai mais aujourd'hui ils sont décrédibilisés vis-à-vis de la Russie ils sont décrédibilisés c'est pour ça que l'Europe aujourd'hui doit encore plus dans cette affaire-là faire corps pour arriver à défendre l'Ukraine et vos téléspectateurs ne doivent pas oublier que défendre l'Ukraine c'est défendre la France c'est défendre l'Europe et c'est défendre la France on ne peut pas laisser l'Ukraine perdre

54:05
Présentateur

Merci beaucoup merci Général Vincent Desportes d'avoir été avec nous de nous avoir livré votre éclairage la une de l'Alsace Fabrice ce sont les parents de l'Alsacienne Cécile Collère

54:14
Invité

C'est la joie en Alsace c'est effectivement

54:16
Présentateur

sur le chemin du retour avec Jacques Paris on va revenir sur ce conflit au Moyen-Orient un conflit qui on le disait a des conséquences économiques en France sur la flambée des prix du carburant et c'est notre reportage en région et face à cette flambée de nombreux automobilistes en quête de solution et puis certains se tournent vers le bioéthanol un carburant vendu à peine 70 centimes le lit conséquence les garagistes qui installent le petit boîtier nécessaire pour rouler avec ce bioéthanol sont pris d'assaut on regarde ce reportage de nos partenaires de TV7 il est signé Antoine Rivalin

54:47
Invité

Dans ce garage de la métropole bordelaise depuis le début du conflit au Moyen-Orient l'installation de boîtiers bioéthanol ne s'arrête pas Olivier en réalise une dizaine par semaine il a doublé son nombre de clients il y a un scratch je vais le positionner par ici après il va venir comme ceci voilà je vais le mettre par là là je vais me prendre sur le moins de la batterie ou sur une masse de véhicules et l'installation sera terminée installé sous le capot le boîtier permet une fois à la station de s'orienter vers le bioéthanol le prix au litre environ 70 centimes contre plus de 2 euros pour de l'essence pour une voiture qui roule qui fait 15 000 km par an sur un boîtier injection indirect le boîtier il est rentabilisé en 6 mois on fait une économie d'environ 1500 euros à l'année et plus on roule plus le système est économique avec la flambée des prix du carburant de nombreux automobilistes se sont donc rués vers cette alternative très économique la demande que ce soit sur nos sites internet ou directement auprès de nos garages partenaires à exploser d'abord multiplié par 3 sur les 15 premiers jours et là la tendance de cette troisième semaine de hausse des prix du carburant c'est une multiplication par 5 voire même par 6 de la demande sur les boîtiers de conversion éthanol l'installation d'un boîtier bioéthanol coûte en moyenne entre 750 et 1300 euros

56:19
Présentateur

Voilà pour ce reportage de TV7 et Steve on va le voir puisque c'est toujours à la une de nos quotidiens régionaux ce matin les tensions toujours très fortes à la pompe

56:26
Invité

Oui donc encore à la une de plusieurs quotidiens notamment Midi Libre et Le Républicain Lorrain pénurie longue file d'attente gasoil à presque 3 euros le litre rien le coup d'un plein a atteint des niveaux exceptionnels depuis le début de la guerre en Iran Midi Libre se penche sur ses automobilistes très très inquiets dans la région le Républicain Lorrain considère qu'il n'y a pas d'embelli en vue à voir si le cessez-le-feu annoncé cette nuit changera ou pas la donne en rien

56:50
Présentateur

Autre sujet c'est un chauffeur routier placé en garde à vue après une collision entre son poids lourd et un TGV

56:55
Invité

Un terrible accident titre la voie du Nord les faits se sont produits hier sur un passage à niveau dans le Pas-de-Calais le conducteur du TGV est décédé 16 passagers ont été blessés une enquête a été ouverte le chauffeur du poids lourd mis en cause est un Polonais de 30 ans il est en garde à vue pour homicide involontaire aggravé par la mise en danger délibérée d'une obligation de sécurité

57:17
Présentateur

Un nouvel homme à la tête de la métropole ex-Marseille-Provence

57:21
Invité

Nicolas Isnard a été très largement élu hier c'est l'une des quotidiens de la région le maire LR de Salon-Provence était le seul candidat en lice il a récolté 199 voix sur 237 Nicolas Isnard succède à Martine Vassal il promet au maire de mettre les querelles de côté et de tourner la page du bras de fer avec la cité phocéenne la métropole d'ex-Marseille-Provence est la plus étendue de France elle gère près de 2 millions d'habitants pour un budget de 5 milliards d'euros

57:50
Présentateur

Allez pour terminer on prend un peu un peu beaucoup de hauteur

57:52
Invité

On va parler de l'OM du coup vous avez sans doute vu passer ce cliché Orion ce cliché inédé de la Lune 57 ans après la célèbre photo du lever de Terre d'Apollo 8 les astronautes d'Artémis 2 reviennent sur notre planète avec des images spectaculaires qu'on retrouve dans la dépêche du midi ce matin parmi les clichés publiés par la NASA hier il y a celui complètement bluffant de la Terre se détachant de l'obscurité de l'espace avec au tout premier plan la Lune il faut absolument voir toutes ces photos qui sont dans votre journal ce matin et donc on ne parlera pas de l'OM qui ne joue pas ce soir Ben non mais vous bon match avec le PSG ce soir contre Liverpool effectivement on en reparlera du moins

58:33
Présentateur

on continue avec l'actualité dans nos régions c'est avec nos partenaires de la presse régionale on va à New York bonjour Alban Ratsivalaka merci beaucoup d'être avec nous directrice départementale de la Nouvelle République dans les deux serres alors vous vous allez nous parler de vacances ça ça fait du bien vacances de printemps chez vous en Nouvelle-Aquitaine on va parler de résidences secondaires elles sont nombreuses dans votre département et une commune attire particulièrement oui tout à fait donc c'est les vacances de printemps depuis vendredi en Nouvelle-Aquitaine première zone scolaire alors on se penche sur des sujets un peu estivaux qui donnent envie de s'évader et nous allons vous parler de cette commune des Deux-Sèvres située au sud-est du département qui porte le joli nom de Sausé-Entrebois figurez-vous que cette petite ville de 2300 habitants apparaît dans le top 10 d'un palmarès national qui recense les communes de France où de plus en plus de gens viennent acheter leur résidence secondaire alors ce classement a été établi par l'observatoire Green Acre une plateforme spécialisée dans les annonces immobilières de résidence secondaire et dans ce top 10 Sausé-Entrebois vient se glisser excusez-lui peu au milieu de villes comme Nîmes Avignon Cannes Perpignan ou Nice alors on a évidemment voulu savoir pourquoi et mon confrère Rémi Simonnet est donc parti en reportage à Sausé-Entrebois il y a rencontré des agents immobiliers qui lui ont confirmé les choses la clientèle étrangère des Britanniques des Belges des Allemands affluent à Sausé à la recherche d'une résidence secondaire et cela depuis les années 1990 mais chose nouvelle les professionnels constatent ces dernières années une hausse des demandes de Français habitant du côté de la Rochelle de l'île de Ré ou de l'île d'Oléron qui viennent ici pour échapper à l'affluence touristique de l'été ce qui séduit les acheteurs les prix on trouve de belles maisons à moins de 200 000 euros mais aussi la position géographique intéressante entre la Rochelle et Poitiers une météo clémente une douceur de vivre de l'espace et une bonne accessibilité alors le maire est évidemment ravi de figurer dans ce classement il nous a précisé que l'intercommunalité vient même de lancer un programme d'amélioration de l'habitat afin de remettre sur le marché des logements vacants alors Oriane si l'envie vous prend d'acquérir une résidence secondaire pensée assosée entre bois qui pourrait bien devenir le Deauville du Poitou-Charentes on va y penser on va y penser Alban ça c'est bien fondu vous nous avez donné envie d'y aller merci beaucoup Alban d'avoir été avec nous pour nous parler de ce petit coin de paradis pour les résidences secondaires la une de la Nouvelle République édition de Sèvres c'est Donald Trump une civilisation entière va mourir c'est ce qu'il a déclaré hier et on va évidemment revenir sur ce qu'il s'est passé cette nuit avec vous Elisabeth Martichoux bonjour merci beaucoup d'être là et Frédéric Daby directeur général de l'IFOM bonjour Frédéric avant de revenir sur ce revirement de Donald Trump la bonne nouvelle de la journée d'hier ce sont les deux ex-otages Cécile Collère Jacques Paris qui sont de retour en France on est avec leur avocate bonjour Emma Villard merci beaucoup d'être avec nous ce matin première question Emma Villard comment vont-ils est-ce que vous vous êtes entretenu avec eux ?

1:01:48
Invité

Bonjour ils vont ils vont bien nous ne nous sommes pas encore entretenus avec eux pour le moment l'heure est aux retrouvailles bientôt avec leurs familles leurs proches lorsqu'ils arriveront sur le territoire français

1:02:03
Présentateur

Quand vont-ils revenir sur le territoire français ?

1:02:07
Invité

Leur arrivée est attendue dans la matinée en France

1:02:11
Présentateur

Est-ce que vous en savez plus sur les conditions de leur libération ? Pourquoi maintenant ils étaient assignés à résidence à l'ambassade de France depuis plusieurs mois ? Pourquoi l'Iran a décidé de les libérer et de les faire revenir en France ? D'autoriser leur retour en France ?

1:02:29
Invité

Oui alors en novembre 2025 ils avaient été remis aux autorités françaises sous la protection de l'ambassadeur de France en Iran les conditions de leur libération relèvent du secret des négociations nous n'étions pas présents lors des négociations entre la France et la République islamique d'Iran ce que nous savons c'est que depuis novembre 2025 les autorités françaises œuvrent pour le retour et la libération de Cécile Collère et Jacques Paris et que ce retour le 7 avril est le fruit de longues heures de négociations entre la France et la République islamique d'Iran Elisabeth Martichon Bonjour maître est-ce que vous êtes surprise vous-même par le fait que cette libération est annoncée en pleine guerre entre les Etats-Unis et l'Iran c'est vrai que la crainte que tout le monde partageait c'était qu'ils puissent être victimes de cette guerre indirectement donc on se disait que ça bloquait la sortie le retour en France et puis finalement ça l'a peut-être accéléré est-ce que vous êtes d'accord ?

Surprise non comme vous l'avez souligné le contexte géopolitique a fait que peut-être les négociations se sont accélérées encore une fois je ne peux pas l'assurer avec certitude puisque je ne faisais pas partie des négociations entre les autorités françaises et de la République islamique d'Iran en revanche ce que je peux vous dire c'est que cette libération elle était attendue attendue par les familles cela fait près de 4 ans que Cécile Collère et Jacques Paris ont été arrêtés en République islamique d'Iran cela fait plusieurs années que nous nous battons pour obtenir leur libération et c'est vrai que cette date le 7 avril nous ne sommes pas prêts de l'oublier

1:04:21
Présentateur

Est-ce que ça a été un peu une surprise pour vous ? Est-ce que depuis plusieurs jours vous saviez que leur libération était proche quand vous l'avez appris vous précisément cette libération ?

1:04:34
Invité

Alors les familles des otages ex-otages maintenant ne sont prévenues qu'une fois que la décision a été prise qu'elle est certaine et qu'il n'y a plus moyen de revenir en arrière pour éviter toute déception donc c'est vrai que nous l'avons appris quelques minutes avant que le président de la République Emmanuel Macron ne tweet et n'informe les Français de cette nouvelle Elisabeth Téhéran affirme qu'il s'agit d'un échange avec l'influenceuse iranienne islamiste qui a été condamnée en France Paris dit non c'est une coïncidence mais son assignation à résidence vient d'être levée vous faites le lien ou pas maître ?

Écoutez encore une fois je n'étais pas présente lors des négociations je ne sais pas ce qui a été convenu et si jamais il y a eu des contreparties à la libération de Cécile Collère et de Jacques Paris notre ligne depuis le début est très claire nous défendons et nous exhortons les autorités de la République islamique d'Iran à libérer Cécile Collère et Jacques Paris qui étaient détenus de façon arbitraire cela a été fait et nous ne pouvons que nous en réjouir je sais que la République islamique d'Iran affirme que Cécile Collère et Jacques Paris ont été libérés en échange de Madhya Desfandari cela n'a jamais été confirmé par le cas d'Orsay donc je m'en tiendrai à cette ligne

1:06:04
Présentateur

Comment va se passer le retour en France Emma Villard ? On imagine ils vont d'abord retrouver leur famille leurs proches mais après est-ce que des choses sont déjà prévues ?

1:06:14
Invité

Effectivement pour le moment l'heure est au retrouvaille cela fait près de 4 ans qu'ils n'ont pas posé le pied sur le sol français qu'ils n'ont pas pu serrer leurs proches dans leurs bras donc je pense que vraiment ce moment il est pour eux il est pour leur famille et c'est un moment de retrouvaille pour ce qui est de la suite ils seront évidemment pris en charge par les autorités françaises pour s'assurer d'une part qu'ils vont bien physiquement mais il y aura également une phase de reconstruction je pense qu'il est très important de leur laisser retrouver cette liberté qu'ils ont perdue pendant près de 4 ans ils n'étaient pas libres de leur mouvement aujourd'hui cette liberté ils la retrouvent et il est important qu'ils décident eux-mêmes de la suite

1:07:03
Présentateur

Elisabeth c'est une information TF1 ils seront reçus en fin de matinée par Emmanuel Macron à l'Élysée Vous avez confirmation Emma Villard ?

1:07:12
Locuteur

Oui

1:07:13
Présentateur

Merci Merci beaucoup Maître Merci d'avoir été avec nous avocate de Cécile Collère et de Jacques Paris Merci d'avoir été en duplex Frédéric on a vu évidemment il y a eu des mobilisations pour Cécile Collère pour Jacques Paris le soulagement hier pour les français d'apprendre leur retour en France

1:07:33
Invité

Oui clairement dans un contexte d'intérêt des français pour les questions internationales la situation de ces deux otages intéressait je sens quand même que les mobilisations étaient quand même moins fortes que par le passé il y a eu longtemps une sorte de chape de plomb autour de leur détention on n'est pas du tout dans le contexte des années 80 rappelez-vous les otages français du Liban dont le nom était rappelé chaque jour dans les journaux télévisés notamment du service public là ça a été beaucoup plus discret mais on est dans un moment où c'est vrai il y a un point de bascule ce qui se passe à l'étranger intéresse de plus en plus les français notamment la situation en Iran moins de ces otages que la situation en général parce qu'ils ont intériorisé le fait que ce qui se passe en Iran ce qui se passe en Ukraine ou dans le bureau Oval a des impacts des effets directs sur la vie quotidienne

1:08:15
Présentateur

Elisabeth vous le disiez en information TF1 ils vont être reçus à l'Elysée c'est Emmanuel Macron évidemment qui a annoncé la nouvelle hier

1:08:24
Invité

hier effectivement alors c'est vrai que Jean-Noël Barraud disait depuis longtemps qu'il y avait des négociations manifestement il a eu des conversations encore quelques heures avant l'annonce avec le ministre des affaires étrangères iraniens c'est quand même étonnant parce qu'on parle de cette guerre on parle d'un exécutif ou d'un pouvoir iranien totalement éclaté avec des modes de communication distractés si je puis dire certains ne peuvent plus communiquer les uns entre les autres et puis on apprend que cette négociation aboutit c'est une merveilleuse nouvelle quand même parce qu'ils ont connu la prison d'Evin puis le transfert vers l'ambassade mais depuis on pouvait craindre effectivement pour leur sécurité et manifestement c'est quand même ça qui a joué parce que pour Téhéran l'idée qu'ils puissent être touchés par cette guerre donc dommage collatéral pardon pour l'expression aurait été extraordinairement dommageable pour l'image de l'Iran si on peut dire l'image n'est pas bonne mais franchement deux otages français qui auraient été touchés par la guerre alors qu'ils auraient pu être exfiltrés depuis des mois vers la France c'est été insupportable donc ils sont libérés ils arrivent c'est une extraordinaire nouvelle après je ne peux pas imaginer qu'il n'y ait pas eu de contrepartie c'est quand même je ne sais pas ce qu'en pense Frédéric comme il y en a eu pas le passé c'est absolument évident et en tout cas cette affaire une fois de plus a été le reflet dans le discours des français d'un rejet viscéral du régime iranien une enquête ifable pour LCI il y a quelques semaines montrait un rejet ou une inquiétude sur le régime des mois-là qui touchait 86% de la population

1:10:01
Présentateur

et on va écouter le porte-parole du quai d'Orsay ce matin sur cette libération

1:10:05
Invité

c'est un travail collectif avec à la fois le centre de crise et de soutien l'ambassade de France à Téhéran et puis une implication et ça c'est absolument majeur dans ces cas-là des autorités politiques à la fois du président de la République du ministre des Affaires étrangères il a eu à six reprises son homologue le ministre Arachid Noël Barraud depuis le 1er mars dernier donc en fait c'est une forme d'accélération ensuite des échanges et il faut le voir comme un aboutissement de tous ces efforts et de longues conversations

1:10:33
Présentateur

Voilà accélération des échanges d'efforts du quai d'Orsay et quand même recours à des pays tiers à des médiateurs Elisabeth

1:10:40
Invité

oui absolument et c'est vrai que Mascate revient dans le jeu donc il a pu y avoir c'est traditionnel si je puis dire c'est la règle on passe par des intermédiaires et là des pays effectivement qui s'engagent pour maintenir le lien donc ça prouve que la France a des alliés a des interlocuteurs et peut encore obtenir des garanties de part et d'autre encore une fois c'est quand même une affaire qui est très positive ce matin

1:11:08
Présentateur

On va revenir sur ce qui s'est passé ces dernières heures dans ce conflit au Moyen-Orient et ce revirement un peu surprise de Donald Trump qui hier menaçait de détruire la civilisation iranienne et qui cette nuit a finalement annoncé un cessez-le-feu de 15 jours récite ces dernières heures avec Flavie Vélas

1:11:24
Invité

Est-ce un premier pas vers la résolution du conflit ?

Dans un message publié dans la nuit sur son réseau social Donald Trump annonce un cessez-le-feu de 15 jours A la suite de discussions avec le Premier ministre Chebaz Sharif et le maréchal Hassim Mounir du Pakistan au cours desquels ils m'ont demandé de suspendre l'intervention militaire prévue ce soir contre l'Iran et sous réserve que la République islamique accepte l'ouverture totale, immédiate et sécurisée du détroit d'Hormuz j'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pour une période de deux semaines Condition acceptée dans la foulée par l'Iran qui affirme libérer le passage stratégique Si les attaques contre l'Iran cessent nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives Pendant deux semaines le passage en toute sécurité par le détroit d'Hormuz sera possible grâce à une coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des limitations techniques Au cœur de cet accord de cesser le feu un programme en dix points proposé par l'Iran aux Etats-Unis qui fixe les bases des négociations pour mettre un terme au conflit un compromis salué par le Pakistan médiateur des échanges entre les deux Etats J'accueille chaleureusement ce geste et exprime à plus profonde gratitude aux dirigeants des deux pays tout en invitant leur délégation à Islamabad le vendredi 10 avril afin de poursuivre les négociations en vue d'un accord définitif pour régler tous les différends Si le Pakistan affirme aussi que le cessez-le-feu concerne l'ensemble des pays du Golfe le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou contredit cette déclaration dans un communiqué il indique que cet accord exclut le Liban

1:13:00
Présentateur

Elisabeth quelle lecture il faut faire de ce revirement de Donald Trump Alors là

1:13:06
Invité

vous êtes très ambitieux Quelle lecture Assez surprenant Assez surprenant On a quand même échappé aux enfers qui devaient s'abattre sur l'Iran La lecture c'est extrêmement compliqué puisqu'on passe d'un extrême à un autre Alors on peut dire que Donald Trump cherchait une porte de sortie que ce qui est annoncé ce matin paraît quand même encore fragile Je pense qu'il faut être très prudent d'abord par définition avec Donald Trump dont on voit qu'il passe d'un extrême à un autre Il cherchait une façon d'ailleurs la réaction a été immédiate de faire baisser les marchés Le cours du pétrole a chuté de 15% en quelques instants donc je pense que c'est important pour Donald Trump Mais l'expliquer franchement c'est compliqué on peut dire que tous les militaires le disaient il y avait une forme d'impasse en termes stratégiques et quand je dis stratégique il n'y avait pas de stratégie donc on pourra parler des conséquences pour le peuple iranien mais pour Donald Trump il s'agit de calmer le jeu de sortir a priori de cette guerre mais rien ne permet de penser que le dossier est clos c'est très fragile et le plan en 10 points qui aurait été présenté par les Iraniens est tellement à l'avantage des Iraniens qu'on se dit que l'affaire n'est pas terminée L'opinion publique a joué un rôle Frébéric ?

Oui alors c'est clair qu'il est très isolé aux Etats-Unis de Donald Trump c'est vrai que en France quand Donald Trump part les Français tendent l'oreille et c'est vrai qu'on pourrait être sur une logique de moquerie d'incompréhension les Français sont plus sur une logique de tragique et une logique d'inquiétude je fais encore référence à cette enquête récente IFOP-LCI il y a la crainte très claire d'une extension du conflit à 85% aux pays du Moyen-Orient en Europe voire dans le monde c'est vrai que Donald Trump c'est quelqu'un que les Français écoutent parce que clairement il y a ce lien que toute déclaration de Donald Trump toute décision qu'il prend peut avoir un impact concret sur sa vie quotidienne la question du carburant on va peut-être s'y revenir avec une question absolument centrale et c'est vrai qu'il y a sans doute un soulagement pas un lâche soulagement pour prendre une expression historique mais quand même on est voilà les Français ne sont pas ne baissent pas la garde dans un contexte où ils regardent avec beaucoup de vigilance d'inquiétude pour le monde pour la France et pour eux ce qui se passe actuellement en Iran

1:15:36
Présentateur

à son imprévisibilité

1:15:37
Invité

c'est ça aussi c'est quelqu'un de totalement imprévisible Elisabeth l'a très bien dit on était avant-hier sur raser le pays détruire le pays en 24 heures à un délai de deux semaines clairement je le répète les Français ne baissent pas la garde l'inquiétude est extrêmement là et ça a des conséquences sur le plan intérieur on est dans la pré-campagne présidentielle elle est complètement embryonnaire erratique inexistante parce que tous les regards sont fixés en ce moment sur l'international c'est ce qui avait aussi coûté très fortement à la mobilisation la participation pour les élections municipales clairement l'opinion française se globalise de plus en plus et je suis un petit pas de côté ça doit nous inciter à une très forte prudence sur les mouvements les dynamiques électorales l'époque où une présidentielle c'était un moment où le pays fermait les écoutilles où l'international ne comptait plus où les Français regardaient des candidats qui la regardaient au fond des yeux comme disait l'autre c'est absolument fini se globalise c'est une expression que je vous ai rarement entendu dire mais c'est récent ça veut dire quoi l'opinion se globalise c'est à dire que le regard est très hexagonal sur l'action des dirigeants sur la situation du pays mais clairement plus que jamais et ça va peut-être pénaliser les candidats qui vont être sur une logique astérix rien n'existe en dehors de la France c'est à dire le village gaulois c'est absolument terminé parce qu'on en a parlé ensemble Elisabeth même au moment des élections européennes le regard sur l'Europe est beaucoup moins critique beaucoup moins sévère quand même il y a toute une série de critiques en termes d'impuissance en termes de normes de réglementation c'est l'idée que les solutions se trouvent de moins en moins à l'échelle hexagonale et que la France est dépendante tout ça ça alimente l'inquiétude et ça alimente l'imprévisibilité et la difficulté à se projeter dans l'avenir mais par exemple Marine Le Pen qui en 2021-2022 remonte la pente face à Zemmour parce qu'elle parle du pouvoir d'achat qui est pour une logique très astérix vous reprendrez votre expression vous pensez que ça ça ne peut plus être possible je pense que ça va bien sûr compter d'ailleurs le pouvoir d'achat c'est un sujet central qui a complètement éclipsé la question du chômage l'injustice c'est plus le chômage c'est le travail qui paye mal mais on ne pourra pas et là je vois un risque de tension d'un côté les français attendent pour reprendre leurs propos dans nos enquêtes qualitatives une belle campagne présidentielle pour sortir de l'éclipse du politique pour remettre le pays à l'endroit pour faire une sorte de reset du pays comment imaginer ça dans un monde aussi chamboulé où des événements internationaux pourraient s'inviter dans cette pré-campagne

1:18:19
Présentateur

et vous parliez du pouvoir d'achat ce qui inquiète ce sont les conséquences ici en France de ce conflit au Moyen-Orient conséquence sur les prix à la pompe ça inquiète particulièrement les secteurs touchés les agriculteurs les pêcheurs on va voir ce qu'en disait ce matin la ministre de l'agriculture Annie Gennevar on va l'écouter dans quelques instants Annie Gennevar ah ben là on l'écoute il est clair que les agriculteurs comme les pêcheurs comme les transporteurs sont au coeur des mesures qui ont été prises et qui devront probablement être complétées c'est ce à quoi nous travaillons en ce moment mais le premier ministre l'avait bien spécifié aux agriculteurs en disant que le premier volet d'aide n'était pas pour solde de tout compte c'est ce que dit depuis plusieurs jours le gouvernement on avait le congrès de la FNSOA la semaine dernière des agriculteurs qui disent si on n'a pas de nouvelles mesures on va relancer les mobilisations chez les pêcheurs c'est le cas notamment encore qui bloque tous les ports de l'île est-ce qu'à un moment le gouvernement va devoir passer des mots aux actes des mots aux actes c'est-à-dire c'est-à-dire faire de ne pas seulement dire oui on vous entend on n'abandonnera personne ce que dit Sébastien Lecornu mais rajouter de nouvelles mesures

1:19:24
Invité

et est-ce qu'il le peut alors il y a un sur le papier il le peut peu quand même deux on voit bien et ça a été beaucoup commenté mais il cherche à gagner le plus de temps possible c'est-à-dire qu'il y a un moment effectivement il faut qu'il aide ces français qui sont à la peine on va voir si sur la situation du carburant ce qu'a annoncé cette nuit Trump va aider mais on ne peut pas laisser les français face à des augmentations de carburant aussi considérables donc sa stratégie sa tactique pardon ça a été de cibler puisqu'il n'est plus question d'arroser le sable donc on cible on cible d'abord les professions qui ont besoin de carburant pour leur activité 70 millions ont été débloqués dont la part du lion a quand même été réservée justement aux agriculteurs 50 millions sur les 70 mais évidemment que le gouvernement s'attendait à devoir si ça durait rallonger la facture après à chaque fois il faut une économie à chaque fois il faut trouver l'argent 5.1 de déficit il faut passer sous les 5 si le gouvernement veut tenir la question des super profits du pétrolier quand même va aussi prendre plus de consistance je pense dans le débat parce que c'est vrai que Total accorde des ristournes à la pompe mais il vend d'autant plus et donc effectivement il a des profits qui sont peut-être supérieurs même à ce que lui coûte la ristourne à la pompe donc tout ça quand même va revenir très fortement sauf si ça revient évidemment à des montants sous les 2 euros le prix du litre très vite tout à fait dans un contexte où les français ont tourné la page du quoi qu'il en coûte 70 millions ça paraît peu par rapport à tous les efforts qui ont été faits par le passé plus 130 millions pour le chèque énergie le chèque énergie par le passé mais ça veut dire

1:21:09
Présentateur

que les français ils ne s'attendent pas un retour du quoi qu'il en coûte ils vont intégrer que c'est plus possible

1:21:13
Invité

il y a eu viendraiment une prise de conscience sur l'état de nos finances publiques les fameuses phrases de François Bayrou l'été dernier le pays en état de mort cérébrale les 25 000 euros par seconde ça a infusé dans l'opinion publique c'est pas pour autant qu'on va souhaiter des économies partout mais c'est clair qu'il n'y a pas le même état de tension dans le pays le coût de l'essence est beaucoup plus cher aujourd'hui qu'au moment des gilets jaunes il ne faut pas l'oublier qu'il n'était pas qu'une crise du carburant qu'il n'était pas une crise de l'écoute de la considération une crise du travail qui rapporte mal mais c'est clair que ça crée un état de tension dans le pays mais beaucoup plus décrispé qu'on l'a vécu par le passé parce qu'il y a cette épée de Damoclès que beaucoup de français ont voix et ont pris conscience c'est pour moi ce que François Bayrou aura réussi à faire avant de quitter Matignon il avait fait un coup ce discours sur on ne peut plus comme ça ouvrir les vannes dès qu'il y a un problème

1:22:09
Présentateur

est-ce que le feu des gilets jaunes il couvre encore est-ce que ça pourrait renaître ce mouvement sous une forme ou une autre

1:22:14
Invité

c'est une question difficile parce que quelques semaines avant les gilets jaunes pardon de le dire mais personne ne les avait vus on était sur les célébrations du centenaire de la première guerre mondiale du 11 novembre 2018 la pérégrination mémoriale d'Emmanuel Macron mais clairement il y a des fermants qui sont là la question du pouvoir d'achat qui reste extrêmement forte chez les français dans nos indices Yves-Hopendrix pour l'opinion le pouvoir d'achat revient dans les raisons de mécontentement à l'égard d'Emmanuel Macron tout l'international c'est plutôt positif pour lui et les affaires intérieures qu'on lui reproche de délaisser se cristallise sur les questions du pouvoir d'achat maintenant les gilets jaunes c'était pas que ça c'était cette crise de l'écoute ce sentiment de ne pas être considéré ce sentiment de ne pas pouvoir donner sa voix alors c'est quand même un moment où on est en pré-campagne présidentielle et beaucoup de français se disent il va y avoir un débouché un réceptacle à notre colère en 2027 ce qui n'existait pas au moment des gilets jaunes ça c'est important ce que vous dites et vous le dites depuis d'ailleurs un petit bout de temps il va y avoir une présidentielle et les français savent qu'ils peuvent choisir un autre pouvoir il y a une alternance possible et donc ça peut différer effectivement l'explosion d'une colère autour de la question du carburant

1:23:33
Présentateur

d'autant que Sébastien Lecornu il est sous pression des oppositions à commencer par le Rassemblement National on écoute ce matin le porte-parole du RL Laurent Jacobelli

1:23:41
Invité

quand le prix de l'essence augmente la TVA qui est calculée sur le prix de l'essence augmente et cette TVA c'est de l'impôt qui rentre dans les caisses de l'État je pense que la démonstration est faite vous êtes en train de faire un constat tout à fait juste si on ne fait rien aujourd'hui si on ne prend pas des mesures d'urgence c'est la chute de notre économie c'est pour ça que nous essayons de l'escouer réveillez-vous n'arrêtez pas arrêtez de dormir dans vos sièges en espérant être un jour réélu en ne faisant rien travailler pour les français baisser ses taxes n'importe comment d'une manière générale aujourd'hui les taxes sont en train de tuer notre économie et c'est encore pire en période de crise

1:24:12
Présentateur

c'est pas dans la demi-mesure Laurent Jacobelli est-ce que cette pression de l'opposition elle peut être risquée politiquement par Sébastien Lecornu est-ce qu'il est trop silencieux Sébastien Lecornu

1:24:21
Invité

alors il est quand même étonnamment silencieux c'est-à-dire que même quand il y a des annonces favorables par exemple aux activités comme les pêcheurs c'est pas lui qui les fait il est comme le stratège d'Abi nous dira ce qu'il faut penser mais on a envie de lui dire il y a un moment où il doit se mouiller il se mouille à l'Assemblée à l'Assemblée il prend la parole et je dirais même qu'il prend toute la place du bloc central parfois quand il répond à l'opposition il fait ce que par exemple Renaissance ne fait pas il souligne le vide quand même en termes de contenu je trouve d'un parti comme Renaissance ou même Horizon dont les chefs sont très silencieux et ne vont pas parce qu'ils pensent sans doute trop à leur présidentiel à venir et pas assez au combat qu'ils mènent il prend il l'incarne à l'Assemblée mais par ailleurs il est extraordinairement prudent silencieux peut-être que ça lui profite qu'en pensez-vous Frédéric ?

Oui alors c'est vrai que les Français le voient d'ailleurs ça vient d'il y a quelques semaines il a été étonnamment et on n'a jamais vu ça sur ce cas-là très absent pendant la campagne des élections municipales il est resté stable dans les enquêtes de popularité mais dans le verbatim les Français disent mais où est le Premier ministre ?

Il ne parle pas on ne le voit pas mais c'est quelque chose qui s'inscrit en continuité avec toutes les perceptions tous les jugements à l'égard de ses prédécesseurs on avait entre Michel Barnier François Bayrou et Sébastien Lecornu des perceptions différentes en termes d'image personnel très positif pour Barnier et pour Lecornu très négatif pour François Bayrou mais sur l'action la grille de lecture quand même qui s'impose c'est qu'il ne se passe rien c'est l'inaction c'est cette éclipse du politique qui nuit terriblement à la relation entre représentant et représenté ce qui va inciter à attendre une présidentielle qui va trancher ce nœud gordien alors on lui reconnaît des choses on lui reconnaît une capacité au dialogue on lui reconnaît une habileté cette présence à l'Assemblée nationale hier il a il a tansé très directement Mathilde Panot sur la question du racisme et de l'affaire de Saint-Denis et du maire Bali Bakayoko mais la scène parlementaire n'est pas une scène visible partout c'est le moins que l'on puisse dire et c'est vrai que le sentiment d'un premier ministre absent lui permet d'éviter les coups mais ce n'est pas ce qu'attendent complètement les français

1:26:49
Présentateur

ça peut lui coûter politiquement Elisabeth notamment dans la perspective de 2027

1:26:54
Invité

alors ça dépend s'il y va ou pas pour l'instant lui ce qui le préoccupe c'est son budget ce qui le préoccupe c'est de pouvoir ménager effectivement un parti socialiste qui l'a aidé à passer le cap c'est ça qui pour lui à court terme lui importe après 2027 il y va ou il n'y va pas la question reste entière il y en a beaucoup qui le pensent pour lui honnêtement je pense qu'on peut dire que pour l'instant il n'a pas insulté cet avenir à court terme

1:27:23
Présentateur

les français le voient comme un candidat

1:27:26
Invité

on l'a testé une fois dans une enquête de vote fiducial pour Figaro sur les radios le score était très modeste parce que les français pour l'instant ne se projettent pas comme un premier ministre qui serait lui-même candidat mais on est dans une telle incertitude dans le bloc central que tout est possible

1:27:38
Présentateur

merci beaucoup merci Frédéric Daby merci Isabelle Martichoux d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis à 15h la séance de questions d'actualité au gouvernement à suivre en direct sur notre antenne et nous on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat