Motion de censure contre le Gouvernement pour inaction en matière climatique - Version intégrale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la député, vous avez la parole. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, depuis quelques mois, il se passe quelque chose de curieux dans cet hémicycle. Dès que nous ne sommes pas d'accord avec le gouvernement, dès que nous vous demandons des comptes, chaque ministre au micro s'ofusque nous reproche la polémique ou pire encore de faire de la politique.
Alors, je me doute que ça doit pas être très confortable quand on met tant d'énergie chez vous, Macroniste, à tout asceptiser, tout vider de son sens, tout dépolitiser, mais vous nous offrez là un bien triste spectacle qui dévoile votre incapacité à faire face au monde qui a changé sans même que vous ne vous en rendiez compte. trop occupé que vous êtes à attendre que la richesse ruisselle pendant que ça sèche nos cours d'eau. Dans le grand chaos que vous avez organisé ces 10 dernières années, face à la crise climatique et aux canicules extrêmes que vous n'avez pas anticipé, face à la crise sociale que vous avez provoqué, il nous appartient de clarifier clarifier qui est responsable, qui est redevable et à la fin qui est coupable.
C'est le sens de la motion de censure proposée par ma collègue Rousseau à notre groupe. Je vais vous dire d'où je parle, monsieur le premier ministre. Je me suis engagé en politique précisément pour combattre votre inaction parce que j'étais une jeune femme dans un monde en flamme et que les responsables politiques regardaient ailleurs.
Sur les bans de ma famille politique, aucun d'entre nous n'est là par hasard. Il y a parmi nous ceux et celles qui ont été de tous les combats depuis plusieurs décennies pour empêcher ce que nous vivons aujourd'hui. Les écologiste ne joue ni avec le feu ni avec le climat.
Il n'y a pas de posture chez nous lorsque nous débattons des conditions de la vie sur terre. La semaine dernière, nous avons vu un monde en train de s'effondrer. Des coupures de courants répétées, des villes éteintes, des récoltes ruinées, des milliers d'animaux morts, des champs brûlées, des travailleurs, des parents et des enfants épuisés, des aînés en danger, des hôpitaux, des prisons, des épades surchauffées, des morts dans les funérariums refusés.
Daniel avait 19 ans. Le 26 mai, il est monté sur une charpente par une chaleur écrasante. Le soir, il est mort.
Hypertermie. Notre pays compte déjà plus de 2000 morts à cause de votre inaction et pendant que je vous parle, une nouvelle vague de chaleur s'installe sur le pays. Alors, on nous répétera que c'était la fatalité, qu'il faisait chaud, que Daniel aurait dû s'arrêter, que ces gens auraient dû boire, faire attention.
La valse habituelle des petits gestes, la canicule à ce génie funeste. Elle tue en laissant toujours à ses victimes juste assez de responsabilité pour qu'on ne parle jamais des vrais coupables. Daniel n'est pas mort du climat.
Il est mort parce qu'il n'a pas été protégé. C'est politique et c'est votre politique. Alors disons la vérité, celle qu'on ose pas toujours dire à cette tribune.
La canicule n'est pas un accident. Elle est la conséquence directe du réchauffement climatique, c'est-à-dire de nos émissions de gaz à effet de serre. Météo France nous prévient, d'ici le milieu du siècle, le nombre de jours de canicule sera multiplié par 5.
Il y a des tout petits bébés qui sont nés le mois dernier et qui ont déjà vécu deux canicules. Ce que nous vivons aujourd'hui, ça n'est pas la catastrophe. C'est la bande d'annonce de la catastrophe.
Et pour eux, c'est le reste de leur vie. 30 ans d'alerte des scientifiques, une condamnation de la France pour une action climatique, les rapports du haut conseil pour le climat de la Cour des comptes, une Campe 21 en grande pompe, une convention citoyenne qui avait tout dit, tout écrit. Qui aurait pu prédire ?
Tout le monde, littéralement tout le monde. Et vous en particulier, vous saviez. Vous saviez et vous avez continué.
Alors non, ça n'est pas l'homme avec un grand H qui a fait ça. Ça n'est pas nous tous renvoyé dos à dos coupable à égalité. On nous a assez culpabilisé avec l'eau quand on se brosse les dents et les pailles en carton pendant que les vrais responsables prospéraient.
Le réchauffement a un moteur et il est économique. Depuis 50 ans, Total sait pour le réchauffement climatique et depuis 50 ans, totalement et organise la désinformation pour protéger ses profits. Les 50 personnes les plus riches de la planète émettent à ell seul plus de gaz à effet de serre qu'un milliard 300 millions d'êtres humains.
Voilà où est le problème. pas dans la paille en plastique de votre enfant, dans le mode de vie et surtout dans les décisions d'une minorité qui possède, qui décide et qui pollue pour nous tous et toutes. Il faut aussi regarder qui meurt.
On nous répète que devant la chaleur, nous serions tous égaux, que même les puissants ont chaud. C'est faux et c'est un mensonge de classe. Plus vous êtes exploité, plus vous brûlez.
La chaleur frappe l'ouvrier du bâtiment. On climatisera pas les toits, elle frappe le paysan. On climatisera pas les champs.
Elle frappe le livreur à vélo, l'aide soignante dans un hôpital surchauffé, l'enfant dans une salle de glace à plus de 30°gr, l'étudiant qui révise ses examens dans une pièce sans air, le détenu qui étouffe, la vieille femme seule et pauvre au dernier étage d'une passoire thermique, la personne qui vit dans la rue. Je vais le dire simplement ici dans l'hémicycle de la République. Le réchauffement climatique tue d'abord les pauvres.
Les riches, eux, se protègent pendant que les autres meurent. Alors, qu'avez-vous fait vous et ceux qui vous ont précédé depuis bientôt 10 ans ? Non seulement vous n'avez rien fait, mais vous avez aggravé le problème.
Vous êtes coupable, coupable d'avoir raboté ma prime rénove et cassé les land des rénovations thermiques. Fais passer la loi du plomb, les mégabassines, la cétamipride. Vous avez enterré les 100 milliards premiers orail.
Vous avez rallumé les centrales à gaz en pleine canicule pour compenser les réacteurs nucléaires à l'arrêt faute d'eau pour les refroidir. Vous avez saboté violemment le fond vert qui permettait aux communes de s'adapter en pleine vague de chaleur. Vous êtes responsable, responsable de n'avoir rien su planifier et responsable du chaos qui en découle, vous qui émettant l'ordre.
Des gens qui se précipitent sur des climes dans les supermarchés. des parents et des profs qui mettent des couvertures de survie dans les crèches et les écoles. Des jeunes qui passent leurs examens dans des parkings, des soignants qui payent les ventilateurs de leur poche.
Mais heureusement, vous avez prolongé les soldes. Ah, et maintenant, pour sauver votre peau face à la censure, on nous apprend qu'on aurait une proposition de loi au Sénat. Nous voilà sauvé.
Tout va bien, dites-vous, puisque le système a tenu. Mais monsieur le Premier ministre, la seule chose qui tient encore, c'est l'ampleur de votre déni. Les gouvernements changent mais la politique reste la même.
Édouard Philippe, Jean Castex, Ellisabeth Born, Gabriel Atal, François Baou, tous ont poursuivi la même fuite en avant libéral. Toujours moins d'investissement public, toujours plus de renoncement écologique, toujours la même confiance aveugle dans le marché alors que le marché nous mène droit dans le mur. Vous ne serez plus en responsabilité quand tout continuera de brûler, mais vous serez pourtant coupable et qu'on ne compte surtout pas sur l'extrême droite pour nous sauver.
Qu'on se le dise, le Rassemblement national vote contre chaque mesure écologique, méprise la science, doute du GC à chaque occasion. Alors, comment agir ? Tout de suite dans l'urgence, un budget rectificatif qui rétablit le fond vert, ma prime rénuve et les crédits des énergies renouvelables.
Un congé climatique, un droit de retrait face à la chaleur et un vrai décret canicule avec enfin une température maximale de travail. Un milliard d'euros d'urgence pour rafraîchir les hôpitaux, les épades et les écoles. L'état de calamité agricole pour nos paysans ruinés et en profondeur une transformation planifiée du pays.
La rénovation thermique massive des logements, la végétalisation et la fin du béton dans nos villes, la remise en état de nos réseaux d'eau et d'électricité, l'accélération des renouvelables et de la sobriété, le déploiement partout de l'agroécologie et oui, la réduction de l'élevage intensif et de notre consommation de viande parce qu'elle est l'une des toutes premières sources d'émission et de gaspillage d'eau dans ce pays. Ça n'est pas une utopie. Ce sont des politiques publiques que vous pouvez financer en rétablissant l'ISF, la taxation sur le revenu du capital et en arrêtant les cadeaux fiscaux à vos copains milliardaires.
Et si vous croyez que cela coûte cher, regardez donc le coût de votre inaction. Il n'a pas fini d'augmenter. Mes chers collègues, deux chemins s'ouvrent devant nous et un seul mène à la vie.
Le premier, c'est celui que le gouvernement a choisi. Un monde où respirer ou simplement vivre l'été deviendra un privilège. Un monde où les puissances se barricadent au frais pendant que les autres encaissent, s'adaptent, c'est-à-dire souffrent et meurent.
Ce mondeelà, ça n'est pas l'avenir, c'est déjà le présent et nous le refusons de toutes nos forces. Le second chemin, c'est celui de la rupture. Cesser de commander poliment quelques ventilateurs, reprendre le contrôle, remettre l'économie au service de nos besoins réels et des limites du vivant et non de l'accumulation sans fin de quelques-uns.
C'est l'écologie qui ne demande pas aux pauvres de se serrer la ceinture, mais qui désarme le pouvoir de l'argent sur nos vies. C'est la seule politique réaliste qui reste. Toutes les autres nous ont mené au chaos.
Monsieur le Premier ministre, ne méprisez ni la peur ni la colère que nous vous exprimons aujourd'hui. Elle est partagée par des millions de Français. Cette motion de censure fera date car elleifie très clairement qui face à la crise climatique s'accroche en ver et contre tout à un système agonisant et qui regarde devant. qui se contente de la goutte d'eau dans le désert quand le désert est à sec et qui a compris qu'il fallait abandonner ce vieux monde ?
Un gouvernement qui savait, qui a désarmé le pays face au danger, qui a coupé les crédits de la survie et qui n'a rien fait quand les corps tombaient ne peut pas rester. Nous ne vous demandons pas de comprendre, nous vous demandons de partir et nous vous demanderons des comptes. Chers collègues, censurons ce gouvernement et préparons la rupture.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. [applaudissements] C'était donc la députée du Rône Marie Charlotte Garin qui portait la motion de censure.
Je vous rappelle qu'elle a été déposée par le groupe des écologistes qu'elle est soutenue par les insoumis. Mar Charlotte Garin a dénoncé l'ampleur du déni. C'est à présent le Premier ministre Sébastien Lecnu qui va prendre le temps de lui répondre.
Échange parfois houleux entre les écologistes et le gouvernement sur cette question de la gestion de la canicule. les députés. Allez, s'il vous plaît, [rires] mesdames et messieurs, les président de mes chers collègues, monsieur le premier ministre est à la tribune.
On va peut-être l'écouter puisque c'est son gouvernement lui-même qui sont visés par la motion de censure. Monsieur le ministre, vous avez la parole. Merci beaucoup même la présidence de l'Assemblée nationale.
Je ne suis dupe ni de la gravité de la canicule que notre pays vient de traverser, ni de la nature de la motion de censure qui nous réunit aujourd'hui. Cette canicule a éprouvé des familles, des travailleurs, des agriculteurs, nos services publics et notre système de santé. Elle a provoqué des drames humains.
Son bilan sanitaire définitif sera établi avec méthode et rendu public en toute transparence. Elle n'a pas frappé seulement la France. Toute l'Europe de l'Ouest a été confrontée à cet épisode exceptionnel et plusieurs de nos voisins établissent eux aussi malheureusement leur bilan.
La gravité impose de ne rien dissimuler. Elle impose aussi de ne rien inventer. Présenter comme définitive des chiffres qui ne le sont pas.
Additionner des décès de nature différentes et accuser le gouvernement, je cite, d'avoir des morts sur la conscience n'est pas une alerte. C'est une faute. C'est une faute envers les familles, une faute envers les soignants, les pompiers, les élus locaux, les agents publics et les association mobilisé jour et nuit. une faute enfin envers le débat démocratique lui-même.
Je veux distinguer ces accusations des interrogations précise et légitime exprimé par d'autres groupes sur les moyens de mieux adapter notre pays. On peut contester l'action du gouvernement sans instrumentaliser les victimes. On peut demander davantage sans prétendre que rien n'a jamais été fait.
Alors que cette discussion permette au moins de parler sérieusement du fond. S'il s'agit de parler de notre hôpital, parlons de notre hôpital. L'hôpital est un bien commun.
Il appartient au français. Il est légitime que chacun nous demande des comptes, particulièrement lorsqu'il est soumis à l'attention d'une crise climatique. Depuis le Covid, nous avons transformé l'urgence en une trajectoire durable d'investissement. 21 milliards d'euros ont été engagés depuis le Ségure de la santé pour moderniser les bâtiments et les équipements, reprendre une partie de la dette hospitalière et poursuivre l'investissement jusqu'en 2035.
À cela s'ajoute désormais 12 milliards d'euros chaque année pour mieux rémunérer 1,5 millions de professionnels de santé. 15000 recrutements ont été actés à l'hôpital public. Ce ne sont pas des crédits ponctuels qui disparaissent l'année suivante.
Ce sont pour l'essentiel des dépenses permanentes qui se retrouvent chaque année dans les comptes de la sécurité sociale. Il faut donc avoir l'honnêteté de le dire. Une part importante du déficit actuel de la sécurité sociale s'explique aussi par le choix que nous avons fait de mieux payer les soignants, de recruter, de désendetter les établissements et de réparer des bâtiments trop longtemps sous- investis.
On ne peut pas dans le même discours dénoncer le déficit de la sécurité sociale et affirmer que rien n'aurait été fait pour l'hôpital. Nous assumons ce choix parce qu'on ne soigne pas dignement avec des professionnels insuffisamment rémunérés, des établissements étranglés par leur dettes et des bâtiments dégradés. Plus de 750 opérations de reconstruction ou de réhabilitation sont engagées depuis 2020 concernant près de 60 % du parc hospitalier public.
Dans les bâtiments rénovés ou reconstruits, les urgences, les réanimations, les soins intensifs, les blocs opératoires et les autres secteurs sensibles sont équipés de systèmes de climatisation ou de rafraîchissement. La climatisation n'est pas encore généralisée, on le sait, dans tout le parc. Des services ont connu des conditions plus que difficiles pendant cette canicule.
C'est précisément pourquoi nous accélérons. Dans l'urgence, 30000 climatiseurs mobiles sont en cours d'acquisition et de livraison. 10000 dès cette semaine.
Une enveloppe de 100 millions d'euros est mobilisée dès cet été pour les établissements de santé tandis que le fond consacré à la qualité dans les épades pourra être prioritairement utilisé pour ces équipements. Les décisions seront prises au plus près des territoires. Lorsqu'un service risque de fermer faute de moyens de rafraîchissement, nous n'allons pas lui imposer plusieurs mois de procédures administratives.
Mais les climatiseurs mobiles ne constituent pas une politique de long terme. Dans le programme hospitalier prévu jusqu'en 2035, les moyens consacrés à la rénovation énergétique et au confort d'été seront doublés pour atteindre 600 millions d'euros. Ils financeront le rafraîchissement mais aussi les protections solaires, la ventilation, l'isolation et la rénovation des des façades.
Nous proposerons également au département de travailler un programme d'investissement de 10 ans pour les ÉPADES avec une ambition simple, qu'aucun de nos aînés ne soit plus exposé dans sa chambre à une température dangereuse. Voilà la réalité de l'hôpital et des ÉPAD. Beaucoup restent à faire mais ils n'ont pas été abandonnés.
Nous avons commencé à investir et nous continuerons. Mesdames et messieurs les députés, le texte de la motion de censure demande ce que le gouvernement aurait fait pour prévenir ces événements. Deux chiffres suffisent déjà à démontrer que la réponse n'est pas rien.
Entre janvier 2023 et janvier 2025, 836000 résidences principales sont sorties du statut de passoir thermique. En juin 2026, 55800 véhicules électriques neufs ont été ématriculés. un record historique.
En 2017, il s'en vendait moins de 25000 en une année entière. Ces évolutions ne sont pas spontané. Elle résulte de choix politiques, rénovation des logements, bonus automobiles, écoscore, verdissement des flottes et développement des bornes de recharge.
Depuis 2017, le rythme de baisse de nos émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 5 par rapport à la période précédente. Ce n'est pas encore assez, mais ce n'est pas rien. Et la France n'a pas seulement agi sur son territoire, vous le savez, elle a porté l'accord de Paris, défendu la sortie des énergies fossiles, remis la protection des forêt des océans au cœur de l'agenda international et continuer à mobiliser la finance pour le climat, y compris lorsque d'autres pays et non des moindres reculent.
Cette constance, que vous le vouliez ou non, restera l'un des éléments importants du bilan diplomatique du chef de l'État. S'il s'agit maintenant de parler de l'adaptation de la France, regardons également les faits et rien que les faits. Notre pays ne découvre pas l'adaptation en juillet 2026.
Le 3è plan national d'adaptation prépare pour la première fois l'ensemble de nos politiques publiques à une France pouvant connaître un réchauffement de 4 degrés à la fin du siècle. Il comporte 52 mesures, 341 actions concernant la santé, les logements, les écoles, le travail, les transports, l'agriculture, l'eau, les forêts et les infrastructures essentielles. Plus de 85 % sont déjà engagés.
Cette trajectoire de réchauffement est désormais intégrée dans notre droit. Les collectivités disposent de données climatiques adaptées à leur territoire. La mission adaptation leur apporte l'expertise de l'État.
Les gestionnaires de nos grands réseaux ont engagé leurs études de vulnérabilité. Le plan Haut est lui aussi entièrement lancé. Plus des 3/4 de ces mesures sont déjà mises en œuvre avec 1,4 milliards d'euros mobilisés pour les agences de l'eau.
En matière de travail, nous avons également été les premiers à inscrire dans le code du travail des obligations spécifiques de prévention contre la chaleur intense. Depuis mai 2025, ce risque doit être prise en compte, y compris pour le travail en intérieur. Plus de 4500 contrôles ont été réalisés dès la première année.
Ce cadre devra naturellement être évalué après cette canicule. L'organisation du travail ne peut pas être réglée uniquement par une norme uniforme décidée depuis Paris. Les métiers et les niveaux d'exposition sont trop différents.
L'adaptation au changement climatique doit donc devenir un sujet à part entière du dialogue social et du paritarisme. Notre adaptation, mesdames et messieurs les députés, repose également sur une politique énergétique cohérente. En 2025, plus de 95 % de l'électricité produite en France provenait de sources bas carbone.
Notre électricité émet beaucoup moins de carbone que la moyenne européenne et près de 20 fois moins que celle de l'Allemagne. Mais près de 60 % de l'énergie que nous consommons reste d'origine fossile. Chaque année, nous dépensons environ 60 milliards d'euros pour importer du pétrole et du gaz.
Nous finançons ainsi notre dépendance géopolitique en même temps que le réchauffement climatique. C'est pour sortir de cette contradiction que le gouvernement a publié la 3e programmation pluriannuelle de l'énergie et lancé le plan d'électrification des usages. Cette PPE3 donne une visibilité de long terme à notre modèle énergétique.
Elle prévoit de prolonger le parc nucléaire existant chaque fois que la sûreté le permettra de construire 6 EPR2 et d'en préparer H supplémentaires. Elle développe aussi l'hydroélectricité, l'olien en mer, la géothermie, le biométhane et le photovoltaïque avec des objectifs mieux maîtrisés. Le débat sérieux n'est pas de choisir entre le nucléaire et les énergies renouvelables.
Il est de produire suffisamment d'électricité française, décarbonée, pilotable, compétitive pour remplacer le pétrole et le gaz. Le plan électrification concerne les logements, les transports, l'industrie, l'agriculture et les bâtiments publics. Il favorisera notamment les pompes à chaleur et la géothermie qui peuvent produire de la chaleur en hiver et du froid en été.
Cette stratégie est donc directement liée à notre préparation aux canicules. Développer le rafraîchissement dans les hôpitaux, les épades, les écoles et les logement suppose de produire davantage d'électricité et mieux vaut le faire avec une électricité française largement décarbonée qu'avec des énergies fossiles importées. Mais il faut tout de même relever une singulière ironie.
Ceux qui à gauche écologistes et insoumis ont voulu censurer le gouvernement au moment où il publiait la troisème programmation pluriannuelle pour l'énergie viennent aujourd'hui lui demander des comptes sur la préparation du pays au changement climatique. Ceux qui ont fait du nucléaire en adversaire demandent davantage d'électricité décarbonée. Ceux qui ont longtemps transformé la climatisation au tabou demandent pourquoi tous les bâtiments ne sont pas climatisés aujourd'hui.
Vous êtes bien libre de changer d'avis, mais vous ne pouvez pas demander que l'on oublie ces dangereux contresens historiques. La politique climatique ne peut pas être une accumulation d'interdiction, de tabou et de motion de censure. Elle doit être une politique de production, d'investissement et de protection.
Puisque cette motion de censure précisément évoque continuellement le fond vert, parlons-en. Le fond vert n'est pas un dispositif ancien dont ce gouvernement aurait hérité. Il a été créé en 2022 par le gouvernement d'Élisabeth Borne et rendu opérationnel en janvier 2023.
Nous l'avons créé parce que les collectivités locales sont en première ligne et qu'elles avaient besoin d'un outil déconcentré, accessible auprès des préfets et adapté à leur projet. Depuis lors, il a soutenu plus de 25000 projets, engagé 4,5 milliards d'euros de subvention. Des écoles ont été rénovées, des villes renaturées, des réseaux d'eau modernisés et des territoires protégés contre les inondations, les incendie et le recul du trait de côte.
Il est donc pour le moins curieux de transformer aujourd'hui un instrument que nous avons nous-mêmes créé en soi-disant preuve de notre prétendue inaction. S'il constitue désormais l'étalon unique et absolu de toute politique climatique, pourquoi ne l'avait-on pas créé auparavant ? Pour autant, l'avoir créé, mesdames et messieurs les députés, ne nous interdit pas de le faire évoluer.
Son champ très large a permis de financer de nombreux projets. Il a aussi pu disperser les moyens. Nous devrons donc le recentrer davantage sur l'adaptation au changement climatique, limiter le saupoudrage et donner la priorité aux collectivités qui cumulent les vulnérabilité les plus fortes et les capacités financières les plus faibles.
Les communes les plus pauvres ont souvent les bâtiments les plus anciens, les quartiers les plus minéraux, les réseaux les plus fragiles et les populations les plus exposées. Elles doivent donc être les premières accompagner. Mais cette canicule nous oblige à aller plus loin que les chiffres, les crédits et les dispositifs.
Elle a mis en lumière une fragilité, je le crois plus profonde. C'est évidemment la question de la solitude. Depuis 2003, les épades ont été profondément réorganisées.
Ils disposent d'espaces collectifs rafraîchis, de professionnels présents et de procédures de surveillance. Il reste vulnérables et nous devons continuer à les moderniser. Mais l'un des principaux points de fragilité constatés pendant cette canicule se trouvait, il faut bien le dire clairement, au domicile.
Une personne âgée ou plus jeune mais fragile, vivant seul dans un appartement surchauffé, sans visites régulières, sans équipement adaptés et parfois sans être connu des services municipaux peut désormais être davantage en danger qu'une personne accompagnée dans un établissement collectif. Dans les grandes villes, l'anonymat peut rendre invisible une personne vivant seule derrière une porte fermée dans les quartiers les plus minéraux. La chaleur accumulée pendant la journée ne retombe plus la nuit.
Les logements, y sont souvent plus petits et plus difficiles à rafraîchir. Dans les campagnes, le maire, le facteur, le voisin ou le commerçant entretiennent encore souvent un lien quotidien ou quasi quotidien. Dans de nombreux quartiers populaires également, les solidarités familiales et de voisinage restent puissantes.
Mais partout, ces liens disparaissent. La vulnérabilité augmente et a augmenté. Certains de nos concitoyens sont éloignés de leur famille.
D'autres en sont parfois oubliés ou abandonnés. D'autres encore vivent au milieu de milliers de personnes sans que pour autant personne précisément ne remarque leur absence ou leur silence. Mesdames et messieurs les députés, c'est un sujet de société.
La puissance publique doit faire davantage. Elle doit mieux repérer les personnes isolées, organiser les visites, ouvrir des lieux rafraîchis et coordonner les communes, les CCAS, les professionnels de santé, les bailleurs, les associations et les réseaux de proximité. C'est le sens de la mobilisation du réseau des facteurs proposés aux communes.
C'est également le sens des travaux engagés pour faire évaluer la planification hors sec face aux chaleurs extrêmes et examiner les conditions dans lesquelles une personne en danger pourrait être temporairement accompagnée vers un lieu sécurisé et rafraîchi. Mais disons là aussi des choses. Franchement, la puissance publique ne pourra jamais tout.
Elle ne remplacera jamais une famille qui appelle, un enfant qui rend visite à ses parents, un voisin qui frappe à une porte, un gardien qui remarque une absence ou un commerçant qui donne l'alerte. Une société ne se mesure pas seulement à la solidité de ses plans de crise ou au montant de ses crédits budgétaires. Elle se mesure aussi à l'attention qu'elle porte à celles et ceux que plus personne ne regarde.
Ne nous trompons pas donc de diagnostic. Le gel de quelques millions d'euros sur un fond public n'est pas la cause de cette solitude. La rénovation d'une école ou d'une salle polyvalente est indispensable, mais elle n'ouvrira jamais à elle seule la porte de l'appartement d'une personne oubliée.
L'adaptation au changement climatique est une affaire de bâtiment, de réseau, d'investissement. Elle est aussi une affaire de lien humain, de responsabilité familiale, de solidarité, de voisinage et de vigilance collective, de fraternité républicaine. En somme.
C'est peut-être la leçon la plus exigeante de cette canicule. Nous devons adapter nos infrastructures, mais nous devons aussi réparer ce qui dont notre société laisse parfois les plus fragiles seuls face au danger. Mesdames et messieurs les députés, nous devrons enfin simplifier.
Tout le monde appelle à la simplification, mais dès qu'il faut supprimer une procédure, raccourcir un délai ou assumer une dérogation, les résistance réapparaissent très vite. Certaines normes, y compris environnementales ou patrimonial conçu pour protéger peuvent parfois aujourd'hui retarder l'installation de protection solaire, de systèmes de ventilation ou de dispositifs de rafraîchissement. Nous ne pouvons pas laisser des règles conçues hier empêcher l'adaptation au climat de demain.
Simplifier ne signifie pas renoncer à protéger. Cela signifie hiérarchiser les priorités, réduire les délais et faire prévaloir la sécurité des personnes lorsqu'elle est en jeu. C'est aussi un rapport nouveau à l'assurance.
C'est pourquoi la proposition de loi votée ici de manière transpartisane et portée par le député Baroussau sera inscrite à l'ordre du jour du Sénat dès la rentrée prochaine. Mesdames et messieurs les députés, au moment même où nous débattrons, des feux importants frappent le sud de la France. Près de 14500 hectares ont déjà brûlé cette saison, soit près de trois fois plus qu'à la même date l'an dernier.
Je veux dire ici notre solidarité aux habitants évacués et remercier les sapeurs pompiers, la sécurité civile, les forces de l'ordre, les élus locaux, les associations agréées et les moyens militaires engagés en appui. Le ministre de l'intérieur est actuellement sur place à leur côté. L'État est mobilisé, y compris avec la solarité européenne.
La France a activé le mécanisme de protection civile de l'Union pour obtenir des renforts aérien. Mais la prévention compte aussi. Le débroussaillement obligatoire, les nouveaux moyens de la sécurité civile, le beau veau de la sécurité civile et la transformation de nos armées doivent nous permettre de faire face à des saisons de feu plus précoces, plus longues, mais aussi plus violentes.
Mesdames et messieurs les députés, voilà ce que nous avons fait. Voilà ce qu'il reste à accomplir. Mais s'il s'agit en réalité d'autres choses, alors parlons-nous franchement de politique.
Je crois que cette motion n'a pas été déposée pour obtenir un débat sur la canicule. Pour débattre, proposer des crédits, modifier la loi ou contrôler l'action du gouvernement, le Parlement dispose de tous les instruments nécessaires. Par ailleurs, cette motion vise, je le crois, à éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ces différentes composantes et à distribuer des brevets d'opposition avant l'élection présidentielle.
À peine la session extraordinaire ouverte et le droit de déposer une motion retrouvée, la censure est redevenue l'horizon. Ce n'est pas le fruit du hasard. C'est votre droit constitutionnel, je le respecte.
Mais personne n'est dupe. Cette motion ne protégera pas une personne âgée isolée. Elle ne rafraîchira pas une chambre d'hôpital.
Elle ne modernisera pas un réseau d'eau. Elle ajouterait au contraire une crise politique aux crises climatiques, sanitaires et internationales que le gouvernement doit déjà gérer. Depuis plusieurs mois, j'ai choisi une autre méthode.
Le gouvernement propose, le Parlement débat, amende et vote. Cette méthode a permis de donner un budget à la France, de préserver les moyens de la santé, de la protection sociale et de faire avancer des textes utiles. Elle doit maintenant nous permettre d'aboutir sur le texte tant attendu relatif à la protection de l'enfance dans quelques jours et de poursuivre le travail engagé sur la loi intégrale contre les violence sexuelle et sexuiste fait aux femmes et aux enfants.
Une actualité, mesdames et messieurs les députés, peut en chasser une autre. Elle ne doit pour autant jamais effacer les engagements pris. Qui pourrait croire qu'après avoir demandé ces textes avec autant d'insistance, leur examen pourrait désormais attendre ?
Une censure ne les accélérait pas. elle les retarderait. Le compromis n'efface pas les convictions.
Il permet à la République d'avancer lorsque les Français nous ont donné ou n'ont pas donné précisément de majorité absolue à personne. J'ai voulu un gouvernement de mission, pas un gouvernement de campagne, un gouvernement tenu à distance de la préparation de l'élection présidentielle et entièrement consacré aux affaires du pays. Le temps de l'élection viendra bien assez vite.
Chacun défendra son projet. Les Français trancheront. D'ici là, nous avons des crises à gérer, des textes à voter et des engagements à tenir.
Vous avez beaucoup répété pour certains qu'il n'était pas trop tard. Vous avez raison. Il n'est pas trop tard pour accélérer l'adaptation de la France.
Il n'est pas trop tard pour mieux protéger les personnes isolées et les territoires les plus vulnérables. Il n'est pas trop tard pour mener à leur terme les engagements pris sur la protection de l'enfance et les violences faites aux femmes et aux enfants. Il n'est pas trop tard pour continuer à construire des compromis utiles et il n'est pas trop tard pour ne pas ajouter une crise politique aux difficultés que notre pays doit déjà affronter.
Mesdames et messieurs les députés, une motion de censure n'est ni un communiqué de presse ni un instrument de campagne électorale. C'est un acte grave. Vous êtes libre de votre vote.
Chacun devra néanmoins en répondre devant le peuple français. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.
Merci. Et voilà donc la réponse du premier ministre. Je vous rappelle que les députés écologies soutenus par les députés insoumis ont déposé une motion de censure pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement.
Le premier ministre a dit qu'effectivement il pouvait accélérer mais qu'il était faux de dire que rien n'avait été fait. Il a aussi dénoncé une instrumentalisation politique des morts d à la canicule et de cette motion de censure. À présent, c'est le président du groupe les démocrate Marc Fenot qui prend la parole.
Au moment où notre pays fait fait encore face à une épreuve d'une gravité exceptionnelle, une canicule extrême qui n'est pas réellement achevée, au moment où nous découvrons encore l'ampleur des dégâts, où des familles sont enillées et où chacun prend dans sa chair la mesure des bouleversements actuels et à venir au moment où nos services d'incendie et de secours se battent sans relâche, au moment où l'été s'annonce sans doute comme l'un des plus difficiles jamais connus avec tout ce que cela exige de mobilisation, de résilience et d'esprit collectif, au moment où de vanne à Perpignant en passant par Paris l'on se bas. Voilà que le groupe écologiste utilise notre après-midi à une motion de censure inutile et il suffit de voir la présence sur les bancs pour comprendre l'utilité que vous y accorder vous-même. Un débat qui n'éteindra aucun incendie ne fera pas retomber la température d'un seul degré ne soullogera aucun de nos concitoyens.
Que faut-il y voir ? Un besoin d'exister sans doute plus sûrement encore dégage donné à vos alliés soumis car voilà le prix de cette alliance. Rien pour les intérêts du pays, tout pour ceux des partis.
Et je le dis avec gravité, à l'heure où le pays a besoin d'unité et d'action, votre choix laisse un profond sentiment d'indicence et d'irresponsabilité. Il suffit de lire votre motion. Tout y est.
Pensez-vous réellement sérieusement que le gouvernement doivent être censurés au motif que des enfants ont été laissés dans des voitures ou s'y sont enfermés ou que des dizaines d'autres se sont noyés souvent hélas pour n'avoir pas suivi les consignes ou les interdictions ? Trouvez-vous cela décent d'instrumentaliser ainsi les drames humains ? Au fond, votre exposé des motifs est un manifeste d'irresponsabilité et un aveu, celui de votre amnésie et de votre inconséquence.
Alors, puisque vous voulez consacrer un après-midi à chercher des coupables plutôt que des solutions, prenons au moins le temps d'examiner vos choix, vos renoncements, vos erreurs et vos responsabilités et de rappeler ce que nous avons fait avec le président Macron et les gouvernements successifs depuis près de 10 ans. Je propose donc que chacun assume ce qu'il a fait, ce qu'il n'a pas fait, qu'il aurait dû faire ce qu'il reste à accomplir, comme l'a dit monsieur le premier ministre, ensemble pour notre avenir. C'est le sens que je donne au mot responsabilité et manifestement nous n'en avons pas la même définition.
Cela s'explique simplement. Vous avez fait le choix de sacrifier l'action sur l'environnement pour le parapluie électoral des insoumis. Je regrette le temps où cette cause pouvait être un objet de concorde.
L'urgence l'exigerait pourtant. Commençons par le débat aussi stérile que tragique que vous avez entretenu vous pendant des années entre atténuation et adaptation. Vous pouvez toujours vous en défendre.
Vous avez été des années durant les pourfendeurs de toute politique réelle d'adaptation argant que s'y préparé, c'était ta acté les dérèglement climatique et s'offrir une excuse à l'inaction. Je me souviens des réactions lorsque la première véritable stratégie globale d'adaptation de notre pays a été présentée. Certains osaient dénoncer un renoncement comme si préparait la France aux conséquences du changement climatique.
Revenait à l'accepter. Nous avons fait un choix différent, celui de ne pas opposer atténuation et adaptation parce que protéger les Français contre les effets du dérèglement climatique n'a jamais empêché de le combattre. Et nous, nous conjuguons concrètement la baisse massive de nos émissions de gaz à effet de serre et l'adaptation des territoires aux effets déjà déversateurs du dérèglement.
Avant cela, vous avez soutenu des politiques d'atténuation souvent sans cohérence d'ensemble, sans moyen à la hauteur, sans efficacité. C'était précisément le sens de la planification écologique lancée en 2022 sous Ellisabeth Borne. Coordonner nos action durant ces 20 années.
Savez-vous combien de temps vous avez participé à des gouvernements et voté leur budget ? La moitié du temps. 10 années exactement. la durée sur laquelle vous prétendez nous juger.
Alors, je vous propose de comparer car ce qui distingue le populisme y compris écologique de la responsabilité, c'est d'accepter de se confronter au réel et à son propre bilan. L'avantage du bilan, c'est qu'il suffit de compter et de comparer. Cela interdit l'esquive et la facilité.
Comparer et compter les hôpitaux et les épades modernisés par les uns et par les autres. Comparer et compter les kilomètres de voies ferrées régénérées par les uns ou par les autres. Compter les arbres plantés par les uns ou par les autres.
Compter les tonnes de CO2 évitées par les uns ou par les autres. Compter les milliards investis pour l'agriculture ou pour les collectivités par les uns ou par les autres. Le premier ministre l'a déjà parfaitement fait.
J'y ajouterai quelques éléments complémentaires. Et puisque vous avez voulu faire de cette séance le temps des comptes, regardons ensemble ce que chacun a réellement fait lorsqu'il était aux responsabilités. Je veux d'abord rappeler que si la priorité de ces 20 années était l'atténuation, nous avons obtenu en 10 ans plus de résultats que toutes les majorités précédentes.
Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 20 % en disant davantage que les 15 cumulés des 27 autres années. Voyez ma bienveillance, je vous accorde 27 ans de recul quand vous nous jugez sur 10 et en 10 ans, nous avons parcouru deux fois plus de chemin. Pourquoi ne pas le dire ?
Et pourquoi ne pas dire dans le même temps, nous pourrions être d'accord là-dessus, qu'il faut poursuivre et amplifier l'effort notamment en dépassant une autre erreur stratégique que vous aviez imposé au débat public et dont nous sommes sortis fort heureusement, le refus de décarboner notre mix énergétique par le nucléaire. Voilà ce qui est fascinant chez vous. Et voilà pourquoi vous finissez par ressembler au populisme que vous prétendez combattre.
En refusant de parler d'adaptation, oui, vous avez fait perdre du temps au pays comme vous lui en faites perdre encore cet après-midi. Sans doute parce que le plus simple pour ne pas se confronter au réel est de demander l'impossible ou l'inaccessible d'entretenir le flou ou d'entraver toutes les initiatives. C'est tellement plus facile.
Venons-en aux stratégies d'adaptation commençant par la plus évidente en temps de crise, je pense à la politique sanitaire. Vous nous accusez d'inaction, mais vous oubliez que le séure de la santé lancé par le président de la République a permis d'engager la modernisation de près de 1700 établissements de santé. Un effort qui va se poursuivre jusqu'en 2030.
Depuis le Ségure, l'État, le Premier ministre l'a rappelé, a conduit un effort inédit et sans précédent en faveur des épades. Ces crédits ont financé des travaux du quotidien. Ceux qui sont utiles aujourd'hui dans plus de 3000 établissements la modernisation ou la reconstruction de plus de 500 épades et au total 49000 places rénovées ou créées et nous continuons d'agir.
Le premier ministre vient d'annoncer le déploiement accéléré de solutions de climatisation dans les établissements les plus exposés. Face aux conséquences du réchauffement climatique, notre réponse n'est pas l'incantation, c'est l'investissement et l'action. Il reste beaucoup à faire évidemment et d'abord poursuivre le soutien à nos soignants pour leur permettre de tenir.
L'occasion de rappeler aussi les revalorisation que les gouvernements auxquels vous vous apparteniez n'ont jamais engagé que nous nous avons engagé. Ce sont bien les gouvernements successifs depuis 2017 qui ont consacré des milliards d'euros de dépenses nouvelles répété chaque année au bénéfice de 1,5 million de professionnels quand vous vous n'avez rien fait quand vous gouvernez. Nous pouvons dresser le même constat sur les transports ferroviaires ou le vélo.
Vous dénoncez sans relâche l'action ou l'inaction du gouvernement. Pourtant, jamais notre pays n'a attendant investi pour adapter son réseau ferroviaire aux conséquences du changement climatique. Depuis 2017, l'État a engagé le plus important effort de en faveur du rail depuis plusieurs décennies.
Il a d'abord assaigni durablement la situation financière de la SNCF en reprenant 35 milliards d'euros de dette tout en mobilisant 4,7 milliards d'euros dans le cadre de France Relante dont 4,1 consacré à la régénération du réseau. Et cette trajectoire a été prolongée portant les investissements de régénération à près de 5 milliards d'euros par an. Qu'avez-vous fait vous de votre côté ?
Là encore, nous avons choisi d'anticiper plutôt que de subir. Qu'avez-vous fait vous sinon laisser se déliter la quasilotalité de nos ligne au profit du tout TGV quand nous nous avons fait le choix de réorienter l'effort vers une maille plus fine dans chacun de nos territoires et c'est ce retard, votre retard que nous payons aujourd'hui. Qui a relancé le fret quand vous n'avez cessé de le saborder, de fermer à peu près tous les trains de nuit et de refuser la diversification de l'offre par l'ouverture à la concurrence ?
L'État a consacré avec les régions 2,5 milliards d'euros à la sauvegarde des petites lignes, rouvert des trains de nuit, financé le renouvellement du matériel. Et vous qu'avez-vous fait ? S'agissant de l'agriculture, particulièrement éprouvé, madame la ministre de l'agriculture le sait, dois-je rappeler la réforme de l'assurance récolte initié par Julien de Normandie et qui a été mise en œuvre depuis, elle met à la disposition des agriculteurs des moyens considérablement renforcés pour se protéger malheureusement des alléas climatiques.
Avant 2023, à peine un/ers des surfaces en grande culture était assuré, quasiment zéro pour les autres. Depuis la réforme, la couverture progresse dans toutes les filières et a été multipayée par 10 quand elles étaient jus pour les filières qui étaient jusque-là le moins protégé. Dois-je rappeler France 2030 et les guichets ouverts ?
J'en sais quelque chose. Pour améliorer la sobriété des équipements d'irrigation et engager les transitions, dois-je rappeler le plan hydraulique qui se poursuit visant à rendre nos systèmes plus économes et plus efficaces, mis en œuvre sous Jean Castec, Ellisabeth Born puis Gabriel Atal et les gouvernements qui se sont succédés. Dois-je enfin évoquer le plan agriculture méditerranéenne que j'ai lancé pour adapter toute la zone sud au défis redoutables du dérèglement climatique ?
Pourquoi ne l'avez-vous pas fait quand vous gouverniez ? Depuis 2017, les aides à l'investissement agricole ont changé d'échelle. Aucun gouvernement n'avait auparavant mobilisé simultanément autant de guichets nationaux dédiés à l'investissement agricole.
Et que dire des moyens consacrés à la recherche ? Je n'en donnerai qu'à l'un seul exemple. les crédits de l'INRAE, sa subvention pour charge de service public est passé de 700 à 900 millions d'euros en 2025, soit en moins de 8 ans 30 % d'augmentation.
Qu'avez-vous fait vous de votre côté ? Enfin, comme pour le reste, avez-vous seulement voté les budgets qui permettaient d'adapter notre agriculture et d'atténuer ce qu'elle subit ? La réponse est évidemment non.
Venons-en à la politique qui synthétise ou symbolise si terriblement adaptation et atténuation. Je pense à la forêt et permettez-moi d'abord d'avoir une pensée pour les sapeurs pompiers, les personnels de la sécurité civile, les forestiers, l'ensemble des services des collectivités locales, les associations et les bénévoles qui se battent aujourd'hui sur le terrain. Sur ce sujet, je vous invite à un peu, je crois qu'il faudrait dire beaucoup de modestie.
Le dernier grand outil de financement pérenne de la forêt française, le fond forestier national, a disparu lorsque vous étiez aux responsabilités. C'était en 2000. Pendant plus de 20 ans, aucun instrument d'une ambition équivalente comparable n'a pris le relais.
Nous le payons cher et encore aujourd'hui parce que je sais pas si vous êtes au courant, un arbre ça a besoin de temps pour pousser. Notre bilan, lui se mesure des centaines de millions d'arbres déjà plantés sur fond public. On serait tenté de le comparer.
On serait tenté de le comparer au vôtre mais je vous crois je crois que ce serait blessant. Avec le plan forêt, le pacte en faveur de la haelle, les programmes de renouvellement. Nous avons investi comme jamais dans la forêt et nous devrons poursuivre l'effort, monsieur le premier ministre, malgré les difficultés budgétaires.
Voilà la différence entre l'indignation permanente et une politique publique. Voilà la différence entre un bilan et des incantations. Et pour conclure sur ce chapitre, qui plus que nous a enfin donné les moyens à nos soldats du feu comme à tous les agents de l'ONF pour lutter contre les incendies et les anticipés.
Les chiffres parlent de même pas besoin de s'y attarder. Je voudrais finir par le fond vert et le soutien aux collectivités. Vous nous déclarez coupable d'avoir réduit le fond vert depuis 2025.
Alors, par ces temps de canicules, laissez-moi vous rafraîchir la mémoire courte et plus longue puisque les deux semblent vous manquer. La mémoire courte d'abord, c'est nous qui avons créé le fond vert, généralement contre vos voies et il est savoureux aujourd'hui de vous voir défendre ce que vous avez combattu hier. Ce sont désormais plus de 25000 projets financés, 4,5 milliards d'euros, des milliers de collectivités, près de 11000 communes accompagnées pour adapter concrètement leur territoire au dérèglement climatique.
La mémoire longue ensuite, vous ne cessez de réclamer davantage d'argent pour les collectivités mais sous le quinquena 2012-207 dont vous avez voté les budgets, la DGF a dimensué de 11 milliards d'euros. Faites le compte sur les années écoulées depuis. Ce sont plusieurs dizaines de milliards d'euros qui ont manqué aux communes et qui manquent encore aux communes aujourd'hui.
D'Édouard Philippe à Sébastien Lecornu, nous avons agi et oui, nous devons faire plus mais pour pour aller plus loin, nous devons parler compte public et ce sera ma conclusion. après vos irements, vous qui êtes vous êtes fait les pores-paroles élées du sacrifice de l'adaptation à l'atténuation après l'absence singulière pour ne pas dire absolue de bilan concret au-delà du yaka faucon quand vous aviez les moyens d'agir il est un dernier sujet auquel vous ne pourrez vous soustraire c'est celui de la responsabilité budgétaire quand on ne choisit pas quand on cède à la facilité de l'impôt et de la dépense sans hiérarchiser ni compter on sacrifie l'avenir et c'est notre avenir climatique que vous compromettez par votre inconséquence budgétaire Et vous avez choisi de revaloriser toutes les pensions plutôt que de consacrer ces moyens à la modernisation de nos épades ou des logements de nos aînés. Vous avez choisi l'inéluctable de refuser l'inéluctable réforme de retraite ou de soutenir des mesures populistes autant de mesures de court terme qui empêchent de faire l'essentiel.
Nos enfants vous accuseront d'avoir sacrifié l'essentiel à l'accessoire, d'avoir cédé au calculs les plus bas et ce faisant d'avoir renoncer à leur transmettre comme à leurs propres enfants un monde vivable au premier sens du terme. Sur les seules mesures que vous et vos alliés avaient exigé pour 2026 et que je viens de citer, ce sont 5 à 6 milliards d'euros qui manquent et qui pourraient être utilement utilisés pour le lutte contre le dérèglement climatique. Plus encore, en faisant chuter le gouvernement de François Baou puis en venant donner des leçons et exercer un chantage permanent sur nos groupes comme sur le gouvernement de Sébastien Lecnu, vous portez une lourde responsabilité, celle de le rendre très rapidement impossible toute action pour atténuer les effets du dérèglement climatique.
Alors, si nous ne faisons rien, nous consacrerons d'ici 2 ou 3 ans près de 100 milliards d'euros par an au seul paiement de la dette. Autant d'argent qui n'ira pas au dérèglement commotique. C'est vous qui mériteriez d'être censuré.
C'est à vous qu'il faudrait demander des comptes. C'est sur vous que devrez d'abord peser aussi et d'abord le mot inaction, même si je considère avec mon groupe que nous devons nous aussi collectivement aller plus loin et plus fort. Alors, il vous reste une occasion d'être utile, la dernière et peut-être la première en disant après nous avoir fait perdre un après-midi de ne pas faire perdre au pays l'année budgétaire 2027.
Comme vos propos semblent l'annoncer. On ne perd jamais à être courageux. On ne perd jamais à dire le réel.
On ne perd jamais à choisir. On ne perd jamais à essayer de se rassembler quand l'essentiel est en jeu. Il n'est jamais trop tard pour revenir et et être au rendez-vous de l'histoire.
Le dernier grand rendez-vous d'avant la présidentielle, le budget 2026 sera un test déterminant de la volonté de la responsabilité des uns et des autres. Nous y sommes prêts. Vous êtes Est-ce que vous l'êtes de votre côté ?
Merci de nous avoir donné l'occasion de le rappeler et d'y remettre quelques pendules à l'heure. Vous aviez pris beaucoup de retard au travers de cette mentionne si inopportune que nous ne voterons évidemment pas. Merci beaucoup monsieur le président Fenot.
Voilà pour Marc Fenot le président du groupe les démocrates. Je vous rappelle que les députés examine et vont donner leur avis sur la motion de censure déposée par les écologistes soutenues par les insoumis pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement. On a entendu un premier ministre et des présidents de groupe du bloc central rappeler leur bilan.
On écoute Laurent Marcangli pour le groupe Horizon. Je veux naturellement avoir un mot pour les victimes de la canicule qui vient de frapper notre pays, pour leur famille et pour tous ceux qui ont tenu, les soignants, les pompiers, les agents des collectivités, les élus locaux, les bénévoles qui sont allés frapper aux portes des personnes isolées. La France vient de traverser un épisode d'une sévérité exceptionnelle.
Ce que nos concitoyens ont vaincu est grave et personne sur ses bancs ne le minimise. Nous savons d'ailleurs que ces semaines de forte chaleur ne sont pas une parenthèse. Elles donnent à voir ce que sera de plus en plus souvent le climat de notre pays.
C'est précisément parce que le sujet est grave que la motion qui nous réunit aujourd'hui nous paraît me paraît peu à la hauteur. Vous voulez censurer le gouvernement parce qu'il fait trop chaud. Vous voulez le censurer au moment même où des incendies frappent le sud du pays, où un nouvel épisode de chaleur s'annonce et où les services de l'État sont mobilisé jour et nuit.
Tout cela n'est pas sérieux car à force d'être dégainé pour tout, la menace de censure ne dit plus rien et cette fois le procès franchit une limite difficilement acceptable. Pour justifier cette motion, certains ont avancé sur les plateaux de télévision et au sein même de cet hémicycle des bilans humains qu'aucune autorité sanitaire n'a établi. Vous avez accusé le gouvernement d'avoir des morts sur la conscience avant tout bilan définitif, avant toute enquête, avant toute preuve. mesurer la gravité de ces mots.
Mes chers collègues, si des défaillances doivent être identifiées, elles le seront par des travaux d'experts avec des données sérieuses, consolidées et avec des faits objectifs. Mais brandir des chiffres invvérifiés, ce n'est pas contrôler le gouvernement, c'est se servir d'un drame pour faire de la politique. Car cette motion n'est rien de plus qu'une opération de communication politicienne.
Et au fond, peu importe la vérité, pourvu qui ait l'effroid. Voilà pour la méthode. Venons-enons au cœur du sujet posé par cette motion après cet épisode caniculaire.
Faut-il se raconter que tout va bien ? Nous ne le pensons naturellement pas. Certes, l'État a tenu et a agi pendant la crise en débloquant d'urgence 100 millions d'euros pour les établissements de santé les plus exposés, en accentuant la mobilisation auprès des personnes isolées, en prévoyant le doublement de l'enveloppe de rénovation énergétique du plan d'investissement hospitalier.
Et contrairement à ce qu'affirme cette motion, la France ne découvre pas le sujet et les gouvernements successifs depuis 2017 ne peuvent être accusés d'inaction. C'est Jacques Chirac qui a dit au monde, à Johannesburg que notre maison brûlait. C'est au lendemain du drame de 2003 qu' a été créé le premier plan canicule.
C'est en 2011 qu'a été lancé le tout premier plan national d'adaptation au changement climatique. C'est en 2019 que notre pays a inscrit dans la loi l'objectif de neutralité carbone. C'est notre majorité qui a préparé la France à une trajectoire de 4 degrés supplémentaires d'ici la fin du siècle en lançant le plan d'adaptation le plus ambitieux. de notre pays.
Mais nous disons aussi que nous n'allons pas assez vite et qu'il nous faut aller plus loin. L'adaptation au réchauffement n'est plus un chapitre parmi d'autres de la politique environnementale. Elle est au même titre que le vieillissement de notre population ou que la révolution de l'intelligence artificielle l'une des grandes transformations auxquelles notre pays doit se préparer.
Concrètement, cela veut dire d'abord protéger de la chaleur ceux qui ne peuvent pas s'en protéger seul. une salle de classe à 35°gr, un épad sans rafraîchissement, un service hospitalier conçu pour un climat qui n'existe plus. Voilà ce qu'il faut corriger bâtiment par bâtiment.
Beaucoup d'entre nous qui ont dirigé des exécutifs locaux savent ce que cela représente. Des diagnostics, des travaux et des années de mobilisation. Encore faut-il que les communes en première ligne disposent des moyens d'agir et d'un instrument financier lisible.
C'est la vocation que doit retrouver le fond vert conforté et résolument orienté vers l'adaptation. Cette canicule a aussi rappelé aux françaises et aux français combien l'eau leur est précieuse. Une eau que l'on doit réutiliser davantage, que l'on devrait retenir quand elle tombe au bénéfice notamment de nos agriculteurs.
Une eau à laquelle nos concitoyens doivent retrouver accès dans des piscines publiques entretenues comme dans des rivières redevenues baignles. Ce que Paris a réussi avec la scène pour les Jeux Olympiques. Rien n'interdit aux autres villes de France de l'accomplir à leur tour.
Et puis il y a nos villes construites pour un climat qui n'est plus le nôtre. Il faut végétaliser, désimperméabiliser, offrir de la fraîcheur dans l'espace public, lever les règles d'urbanisme qui trop souvent freinent ces transformations au lieu de les permettre. La France a été grande quand elle a su aménager son territoire.
Elle a aussi besoin de mobiliser de nouveau ses ingénieurs, ses urbanistes, ses agronomes autour de ce projet. Voilà l'ampleur de la tâche, des investissements lourds, une mobilisation de toutes les compétences, de toutes nos compétences et de la cohérence sur 10 ou 20 années. Bref, tout ce qu'une censure, mes chers collègues, ne produira pas, ne produira jamais.
Car se passerait-il si cette motion de censure était adoptée ? Et bien, il y aura pas un climatiseur de plus qui sera installé dans notre pays. Il y aura pas une école qui sera rénovée.
Il y aura pas 1 € de plus qui sera voté. Un gouvernement démissionnaire à la veille de la préparation du budget pour 2027, c'est-à-dire au moment précis où se décideront les moyens de l'adaptation pour les années qui viennent. Ceux qui prétendent protéger les Français leur proposent en réalité l'instabilité.
Et l'instabilité, mes chers collègues, elle est l'impuissance. Le groupe Horizon et Indépendant ne s'y associera pas. Nous ne voterons pas cette motion de censure parce que nous croyons qu'on ne répond pas au dérèglement climatique par le dérèglement institutionnel.
Nous croyons à l'inverse que ce défi peut être relevé à condition de tenir nos deux objectifs, poursuivre la baisse de nos émissions en misant sur notre technologie et notre capacité d'innovation et préparer sans attendre le pays au climat qui vient. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président Marc Angellie.
La parole est à présent madame Estelle Youssoufa pour le groupe liberté indépendant. entre ma et territoire. Je vous rappelle qu'on su ensemble la motion de censure déposée par les écologistes soutenues par les insoumis.
Chaque groupe donne sa position. Lotte avec l'oratrice politique et institutionnel historique de menaces de dissolution en motion de censure de 493 en vote de confiance perdu de démission en reformation gouvernementale sous 24 heures en adoption de motion de rejet de réforme constitutionnelle avortée en budget rejeté le bras de fer entre l'exécutif et l'assemblée a connu une série de rebondissements inédits au cours de la 5e République d'ici à l'élection présidentielle d'avril 2027 et sans majorité il faudra que ce gouvernement mentiennent et survivent d'abord à la nouvelle motion de censure que nous examinons aujourd'hui. Voilà un an, la motion de censure contre votre prédécesseur François Bairrou n'avait pas été couronné de succès, mais elle était annonciatrice de sa démission après un vote de confiance perdu à la rentrée de septembre.
C'était la question budgétaire qui avait signé la fin du gouvernement de François Baou comme celle de Michel Barnier. L'examen à venir du budget pourrait bien avoir les mêmes conséquences pour votre gouvernement. Monsieur le Premier ministre le Cornu, on entend déjà parler des ordonnances pour se sortir du bourbier du proch du prochain loi projet de loi de finance alors que toutes les écurés présidentielles sont en campagne hérétives aux concessions.
Groupe d'opposition constructive attaché au respect du parlement, nous vous disons ici clairement que passer le budget en force via les ordonnances sans même chercher un compromis au préalable serait non seulement inédit, mais aussi totalement inacceptable pour le groupe Liot comme pour tout démocrate sincère. Souvenez-vous que notre groupe est constitué d'élus indépendants attachés à leur territoire et dans sa grande majorité, notre groupe ne votera pas cette motion de censure parce que Liot sait que les enjeux auxquels notre pays est confronté demeurent colossaux. La guerre commerciale, la guerre en Ukraine au Moyen-Orient, la situation budgétaire catastrophique, l'agriculture en berne, les territoires rureux et ultramarins relégué, un hôpital public en déliquance, des institutions judiciaires décriées et une perte de confiance totale dans la parole scientifique.
À tous ces défis s'ajoutent celui de l'adaptation au changement climatique mis au cœur de cette notion de censure. On pourra sans doute regretter une prise de conscience tardive lors de ces calicules historiques. On ne peut pas se satisfaire de la prise en charge des personnes âgées dans les épades, des malades dans les hôpitaux ou des enfants dans les écoles alors que santé publique France annonce plus de 2000 décès à cause de cette canicule et le bilan pourrait s'alourdir.
Au lieu de construire un compromis budgétaire pour financer l'adaptation au changement climatique, cette motion de censure permet surtout aux écologiques de se faire entendre dans les débats pour la présidentielle. C'est leur droit, mais dans sa grande majorité, le groupe Liot ne suivra pas. Quand bien même nous partageons les constats quant à la réalité du dérèglement climatique et la nécessité d'agir.
Pour ma part, avec mon collègue Serv, monsieur le premier ministre, je voterai cette censure parce que rien à Mayotte ne justifie de vous laisser aux affaires. Plus de 18 mois après le cyclone Chido, la reconstruction de Mayotte n'a toujours pas commencé. Oui, l'État a fait face à l'urgence à Mayotte, c'est bien le moins, mais rien pour reconstruire ou construire cette île. 18 mois après le cyclone, nous avons plus de bidonville qu'avant, plus de migrants qu'avant et une occasion historique de construire Mayotte totalement gâchée.
Les collectivités, les entreprises Maores n'ont toujours pas reçu de l'État le remboursement des frais de nettoyage des dégâts du cyclone provoquant déficit et cessation de paiement. Impossible pour les parlementaires Maoré de savoir combien l'État a dépensé pour cette reconstruction promise. Entre les crédits d'engagement, de paiement et la suppression des lignes budgétaires annoncé par le gouvernement, c'est l'opacité la plus totale sur la réalité de ce qui a été décaissé pour Mayotte pour la reconstruction ou le PIT.
S'il y avait reconstruction, l'État n'aurait aucun mal à rendre les chiffres publics, aucune difficulté à rendre compte. Nous voilà donc nous les membres du comité de suivi de la loi de programmation pour la reconstruction de Mayotte chargé d'examiner une reconstruction qui n'a pas lieu, privé de documents officiels et de détails budgétaires pour contrôler l'action du gouvernement et exercer notre rôle constitutionnel. Notez d'ailleurs que le ministère de l'intérieur n'a même pas pris la peine de répondre au comité de suivi sur la question de la sécurité et de l'immigration.
Heureusement, soyez rassuré, le général Facon refait lui sa propre stratégie de reconstruction Mayotte avec une autosatisfaction confondante face à une telle vacuité. Vous me direz qu'on vous mettrai fin à sa mission de fiction officielle qui ne sert à rien sinon coûter au contribuable. Vous cherchez des économies en voit une, je reste constructive.
Monsieur le Premier ministre, il me semble que mes mots sur le planqué du ministère de l'intérieur ont pu offenser. C'est dommage de nous donner raison en annulant trois visites ministérielles prévues à Mayotte en juin. Nous devons malheureusement admettre que certains préfèrent se planquer à Paris plutôt que de venir constater la réalité du terrain.
S'elle avait maintenu sa visite à Mayotte dans le plus grand désert sanitaire de France. Madame la ministre de l' Santé aurait pu voir que notre seul hôpital n'est toujours pas reconstruit, que le projet du second hôpital est au point mort, que les médecins français sont tous remplacés par des pas qui n'ont pas le droit d'exercer ailleurs en France. Elle aurait vu que sa tente pour accueillir les Mayes d'Ébol accueille des poules qui inidifient confortablement.
Peut-être madame la ministre aurait-elle eu un éclair de lucidité en écoutant les soignants lui expliquer que non, Mayotte ne pourra pas faire face à Ebola et qu'il est urgentissime de fermer de contrôler la frontière. Alors que les épidémies se propagent sur le continent et que près de 150000 arrivant de cette zone entre illégalement à Mayotte chaque mois, que sa politique de l'autruche est une prise de risque sanitaire totalement irresponsable. S'il avait maintenu sa visite à Mayotte, le ministre Nugèz aurait lui vu l'abjecte campage qui abrite des milliers de migrants clandestins africains dans la mangrove de Tsunzu.
Il aura entendu les élinahurés unanimement lui demander leur évacuation et leur refus de voir construire un camp pour les accueillir. Depuis les juifs et les harquis, il nous semble que la France en a fini avec les camps. Vous validerez et financeriez la construction d'un clan de migrants à Mayotte alors que vous n'avez pas un sous pour reconstruire notre département ?
Si le ministre Nèz était venu àost à Mayotte, il aurait peut-être compris que parler de lutte contre l'immigration clandestine avec une petite dizaine de zodiaques pour protéger un archipel est une farce et que les chiffres des reconduites à la frontière traduisent une libre circulation à nos frais 400 € par tête soit plus de 8 millions et dei d'euros d'argent public pour payer les 21409 expulsions de Mayotte l'an dernier. La seule logique budgétaire commenterait de mettre cet argent sur la protection de notre frontière pour limiter les engrais illégals à Mayotte en mobilisant Frontex, en renforçant la Marine nationale. Mais le débat sur la nouvelle version de la loi de programmation militaire a vu votre gouvernement balayer tous mes amendements pour attribuer à un patrouilleur à Mayotte, construire une base militaire aux portes de Longonie ou encore augmenter les jours de navigation de la marine nationale dans nos eaux.
Alors que la menace augmente dans notre région, que les rules contrôlent russes contrôlent le pouvoir à Madagascar, se rapproche des comors en offrant assistance pour prendre Mayotte, que Daesh reprend de la vigueur à 500 km de nos côtes au Mozambique, que notre canal est crucial pour la liberté de navigation. Vous, monsieur le premier ministre, avec votre ministre des armées, avez choisi de laisser Mayotte plus vulnérable que jamais, sans défense. S'il n'avait reçu consigne d'annuler sa visite à Mayotte, votre ministre de l'éducation aurait lui vu la terreur dans lesquelles vivent nos enfants avec barbelet autour des bâtiments scolaires pour les protéger des caillassages, des lchages quasi quotidiens.
Il aurait vu nos écoles, nos collèges, nos lycées en sécur en classe alternée, sans eau, sans aucun respect des règles d'hygiène et de sécurité incendie. Si un membre de votre gouvernement était venu dans notre département, il aura entendu que le projet d'ordonnance relative à l'égalité sociale à Mayotte trahit l'esprit du législateur mais aussi les engagements de l'État. Tel que rédiger l'ordonnance maintient le travail sous-payé à Mayotte puisque le SMIC Maoray pourrait ne jamais rattraper le SMIC national.
Il n'est pas indexé ni même mis en corrélation directe avec les revalorisations annuelles du reste du pays. Autre injustice, l'État maintient l'aspa à Mayotte à la moitié du niveau national et la convergence des pensions de retraite est renvoyée à 2080 pour les Moray. L'État qui plafonne nos cotisations et attend plus d'un demi-siècle pour permettre une retraite digne à Mayotte.
Pourtant, le régime de retraite Maoray est largement écédentaire, tantit si bien que la caisse de retraite de Mayotte verse 61 millions d'euros chaque année d'excédent à la caisse nationale. En résumé, nos vieux vont mourir dans l'indigence pendant que notre caisse de retraite va renflouer Paris. Ce niveau d'obsénité systémique dépasse l'entendement.
Je dois souligner que quand un membre de gouvernement de votre gouvernement passe dans la région, c'est pour aller à Moroni, s'incliner devant les insultes qui sont adressés au au Maoré et distribuer des subventions à ceux qui ni devant elle Mayote française revendique et déstabilisent notre département interdisent à nos athlètes de chanter la Marseillaise et de porter les couleurs de leur pays. La ministre Caroa, puisque c'est d'elle dont on parle, nous a donné une grande leçon d'applavantisme face au Comor, le déshonorable absolu, si ce n'était les mots de la ministre Moutchu, la France, notre diplomatie, incapable d'imposer son département de Mayotte dans la COI, une institution multilatérale qu'elle pilote et finance. le qued d'orsé qui oublie mayotte dans les négociations sur le MACF cette taxe carbone européenne qui augmente depuis janvier de 25 % le coût des matériaux de construction. 25 % de surcoup pour la reconstruction de Mayotte à cause de l'angle mort de nos diplomates qui s'activent maintenant héroïquement à négocier une sortie du bourbier qu'ils ont créé pendant que les maoret paient.
Monsieur le premier ministre, n pas je n'ai pas parlé de votre refus d'exploiter les hydrocarbures en outre mer de la crise de l'eau qui s'agrafe à Mayotte, de l'explosion des prix pour les Maoré, du port de Longonie dans les vicissitudes d'ici au 31 août menace directement les approvisionnements et la survie de notre île dans votre indifférence la plus totale. Le cyclone Chido a fait tout perdre Mayotte. Je vous dis que nous n'avons plus rien à perdre mais vous me prouverez certainement le contraire.
Nous nous battons avec l'énergie du désespoir pour rester debout. Mais vous ne nous facilitez pas la tâche. Vous empirez les choses avec une négligence économe, une inertie malveillante.
Vous laissez pourrir une situation déjà gravissime. Je voterai donc la censure pour Mayotte. Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à présent à madame Souia. Voilà donc la députée Estelle Youssoufa qui a pris la parole au nom de son groupe le groupe Liot. Elle a expliqué que la plupart des députés de son groupe ne voteraiit pas la censure mais que elle à titre personnel allait le faire. et notamment elle est revenue sur la situation de sa circonscription Mayotte en dénonçant une forme d'abandon du gouvernement.
C'est à présent la députée Soumia Bourouis pour le groupe GDR. C'est le groupe communiste à l'assemblée qui donne la position des ch littéralement. Il ne s'agit pas d'un événement exceptionnel mais bien d'une conséquence de l'impréparation des pouvoirs publics et l'impréparation est devenue une spécialité.
Ce gouvernement a pris l'habitude de courir après des urgences qu'il a refusé d'anticiper. Nous l'avons observé après le drame de l'affaire Liana où soudainement la question des violences sexuelles sur les enfants est devenue une priorité. Cette interprétation, cette impréparation est de votre responsabilité, celle d'avoir érigé une unique priorité de l'austérité budgétaire, les exonérations de cotisation et les cadeaux fiscaux au plus riches tandis que les investissements pour protéger nos concitoyens sont différés, rabotés ou renvoyé à des collectivités territoriales elles-mêmes exangues.
Mais sans doute, nous diriez-vous, qui aurait pu prédire ? Cela fait des années que les scientifiques alertent et pourtant vous restez sourd. Aussi nous savons bien que votre agitation soudaine et passagère risque de faire place à l'inaction dès que les températures deviendront normales.
Beaucoup l'ont dit, le fond vert est passé de 2,4 milliards d'euros en 2024 à 837 millions dans le budget 2026. Et en pleine vague de chaleur historique, un coût de rabot supplémentaire de 162 millions d'euros est annoncé. Le dispositif MRI Renove, destiné à la rénovation thermique de l'habitat, a été freiné au même moment où il fallait l'accélérer.
Le plan ferroviaire de 100 milliards d'euros annoncé en 2023 qui devait moderniser notre réseau ferroviaire a été abandonné. Le soutien à l'investissement local et au développement des territoires a perdu 440 millions depuis 2025. Ce sont ces choix qui expliquent que des trains aient été supprimés, que des écoles aient fermées, que des services d'urgence ai été saturé, que des millions d'habitants ont suffoqués dans leur logement ayant parfois perdu la vie. que des salariés du bâtiment, de l'agriculture, de la logistique exposé en plein soleil et été mis en danger.
La crise sanitaire de 2020 aurait dû conduire à reconstruire des marges de sécurité dans notre système hospitalier. Il n'en a rien été. Entre 2013 et 2023, 4 lits d'hospitalisation complète ont été supprimés.
Lorsque survient une canicule, il n'existe donc ni lit disponible, ni personnel en réserve, ni capacité financière permettant d'absorber le choc. Toutes ces vulnérabilités dont nous parlons sont connues, cartographiées, documentées depuis des années. Elles n'ont pourtant donné lieu à aucune anticipation structurelle.
Ce que les habitants de notre pays viennent de vivre relève d'une crise de santé publique majeure et non d'un simple inconfort saisonnier. On compte déjà plus de 2000 décès supplémentaires en quelques jours. Dans les épades, dans les crèches, dans les écoles, plusieurs degrés de trop suff suffisent à faire basculer une journée ordinaire en drame.
Face à une crise d'une telle ampleur, notre pays est resté larme au pied. En plein cœur de la crise, pendant que les services de l'État pénètre à produire une réponse à la hauteur, ce sont les citoyens eux-mêmes qui se sont transmis des tuyaux pour survivre aux chaleurs accablantes. Comment est-il imaginable que dans la 7e puissance économique mondiale, des élèves doivent passer leur examen dans des parkings ? des des parents d'élèves doivent eux-mêmes poser des protections de fortune sur les fenêtres des écoles de leurs enfants.
Cette solidarité de terrain, aussi précieuse soit-elle, ne saurait tenir lieu de politique publique. Qu'elles ai dû se substituer dans les faits à l'action de l'État et le signe même de ce que nous dénonçons une puissance publique omnibulée par les économies au détriment de son devoir essentiel de protection. La protection thermique doit devenir, comme l'eau potable, l'électricité ou le rail l'ont été pour les générations précédentes, une infrastructure publique planifiée.
Cela suppose de sortir de la seule logique de prime versée au compte goutte pour construire une vér un véritable service public de la rénovation énergétique et pas seulement un simple guichet unique de conseils comme France Renove. Production d'énergie renouvelable sur nos bâtiments et nos friches publiques. Investissement urgent dans la rénovation des écoles, des hôpitaux et des logements des ménages modestes.
Rénovation thermique de masse pour traiter les 10 millions de logements classés E, F ou G. Voilà ce que doit assumer en urgence notre pays. Cela suppose de financer des investissements indispensables par la mise à contribution des super profits des secteurs les plus carbonés, qu'il s'agisse des énergies fossiles, du transport aérien plutôt que de faire porter le coût de l'adaptation sur les ménages déjà les plus exposés à la précarité énergétique.
Cela suppose enfin une péréquation nationale pour que la protection thermique ne devienne plus un privilège réservé au territoires qui en ont déjà les moyens. La chaleur et la fraîcheur doivent devenir des biens communs organisés collectivement et non des variables dépendantes du revenu ou de la capacité de chacun à se débrouiller seul. Dans les quartiers populaires, la calicule n'a pas été une simple épisode météorologique.
Elle a été une violence sociale supplémentaire, une violence de classe. quand certains peuvent quitter les villes les plus exposées, s'abriter dans des logements bien isolés ou climatisés, d'autres n'ont d'autres n'ont d'autre choix que de rester enfermé dans des appartements transformés en véritable four thermique, mal isolé, parfois sans volet, dans des quartiers où le béton emmagazine la chaleur et où les espaces verts sont trop rares. Dans le département de la scène Saint-Denis, des familles renoncent parfois à faire fonctionner un simple ventilateur par peur de la facture d'électricité.
Des personnes âgées vivent seules dans des logements devenus inhabitables. Des enfants grandissent dans des écoles où les cours de récréation se transforment en plaques brûlantes. Et lorsque l'on cherche un peu de fraîcheur, encore faut-il avoir l'accès à un équipement public.
Or, la scène Saint-Denis demeure l'un des départements les moins bien dotés en piscine et en équipement aquatique rapporté à sa population. Les équipements existants sont saturés ou fermés au moment même où ils deviennent indispensables. Voilà pourquoi j'ai déposé une proposition de loi visant à engager un véritable plan national d'investissement pour les équipements aquatiques dans les départements sous-dotés.
Car s'adapter au dérèglement climatique ne consiste pas seulement à diffuser de recommandations sanitaires. Cela suppose de rénover massivement les logements, végétabiliser les quartiers populaires, créer des îla de fraîcheur, construire des équipements publics accessibles à tous et protéger les travailleurs les plus exposés. Au-delà des conséquences sanitaires, nous devons aussi parler de celle de la canicule et de la sécheresse sur notre agriculture et sur nos écosystèmes.
Les feux de forêt précoce et violents en sont aussi les symptômes. Enfin, alors que les conséquences du dérèglement climatique s'aggravent d'année en année, notre système des notre système des calam calamité agricoles a été démantelé au profit d'un système assurantiel subventionné inefficace. Vous avez ainsi transformé un risque collectif grandissant en marché pour les assureurs.
Or, tous les agriculteurs ne sont pas égaux devant l'assurance. Les niveaux de couverture varient considérablement selon les filières, les territoires et la fréquence des sinistres. Dans les années qui viennent, indemniser les pertes ne suffira pas.
Il faudra accompagner la transformation des modes de production, la diversification des cultures, la restauration des ha et la protection des sols. Abandonner l'idée absurde de maintenir coûte que coûte des modes de production devenus obsolètes. Mes chers collègues, ce que cette canicule a révélé, c'est le choix répété de traiter comme des dépenses ce qui devrait être traité comme des investissements de long terme dans la vie et la santé de nos concitoyens comme dans la protection de notre environnement.
Notre groupe votera cette motion censure. Oui, la responsabilité politique a un prix quand des vies sont en jeu et nous continuerons, quel que soit le gouvernement en place à porter l'exigence d'un grand plan de rénovation thermique et d'adaptation au changement climatique financé par ceux qui ont le plus profité du désordre climatique et non par celles et ceux qui en subissent déjà les conséquences les plus lourdes. Et à l'horizon 2050, l'objectif à atteindre sera celui de la neutralité carbone.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à monsieur Maxime Michelet.
Voilà donc pour le groupe GDR, groupe de la gauche démocrate et républicaine, ce sont le nom des députés communistes. Il y a aussi des députés ultramarins dans ce groupe. Ils annoncent qu'ils voteront la censure.
Je vous rappelle qu'elle a été déposée cette motion de censure par les écologies soutenues par les insoumis contre l'inaction climatique du gouvernement. Place au groupe UDR à présent. Ce sont les troupes d'Éricti. ces journées les plus chaudes de mémoire météorologique.
Pour la première fois, depuis que ces données sont collectées, l'indice thermique de ces deux journées s'est établi sur l'ensemble du territoire à 30°gr. Le 25 juin, l'indicateur thermique des températures maximales afficha 38,5. Certes, le 21e siècle n'a pas inventé les canicules intenses, la France en avait connu d'autres par le passé en 1420, en 1705 ou elle vous plaira, monsieur Léoman, en 1793, mais le 21e siècle est désormais confronté à la récurrence des phénomènes météorologiques extrêmes et personne ne peut nier sérieusement cet effet évident du dérèglement climatique qui menace tout d'abord au premier chef nos agriculteurs. et je veux avoir une pensée pour eux au commencement de mon propos.
Pendant plusieurs jours, la France a donc suffoqué des salariés terrassés au travail, des aînés abandonnés à la fournaise, des salles de classe surchauffées, des transports en commun devenus invivables. De nouveau, le décrochage de la France s'est rendu manifeste dans notre incapacité d'anticipation et d'adaptation qu'une surmortalité dramatique est venue sanctionner notamment à domicile et fait délétaire d'une société de solitude. Face à cette canicule exceptionnelle, votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, n'a malheureusement pas été à la hauteur.
Un fait l'illustre à lui seul. Ce sont les propos stupéfiant de votre ministre de la transition écologique. Au moment même où les Français suffoquaient dans leurs appartements, dans les transports, dans les hôpitaux, dans les écoles ou dans les épades, elle s'est déclarée horrifiée, non pas de notre degré d'impréparation, non pas des retards accumulés, mais horrifié de tous ceux innombrables qui réclamaient la climatisation.
Au moment où des Français mourraient de chaud, ces propos à eux seuls auraient mérité une démission et peut-être qu'à défaut vous méritez une censure. Pendant que vous tergiversie dans vos divergences, d'autres agissaient avec résolution et traçaient le chemin à l'image de notre président Éric Sioti qui a lancé un vaste plan de climatisation dans les écoles de Nice. Rappel utile que nous ne sommes pas condamnés à l'inaction.
Une autre interrogation pourrait justifier cette censure. Où sont passés les milliards accumulés par la journée de solidarité ? Depuis la dramatique et meurtrière canicule de 2003, les Français donnent une journée de leur travail à la cause de nos aînés par le sacrifice du lundi de Pentecôte, des dizaines de milliards d'euros collectés en 20 ans.
Et pourtant, en 2026, nos ÉPADES comme nos hôpitaux ne sont toujours pas adaptés au phénomène caniculaire et aucun plan de climatisation n'a été déployé en ce sens. Cet argent prélevé sur le travail des Français s'est dilué dans les tuyauteries budgétaires de l'État, décidément percé. Cependant, monsieur le Premier ministre, si votre gouvernement est coupable de l'impuissance accumulée par des décennies d'inaction en terme d'adaptation et d'anticipation, ceux qui souhaitent vous censurer sont coupables de bien pire.
Cette motion de posture est une motion hypocrite où les incendiaires viennent donner des leçons. Collègues écologiste, j'utilise le pluriel puisque vous êtes trois sur vos bancs actuellement. Qui a diabolisé des décennies durant toute politique d'adaptation caricaturant ses politiques en politique de résignation ?
C'est vous qui a diabolisé la climatisation pendant 20 ans au point que nos écoles, nos hôpitaux, nos maisons de retraite en sont dépourvues ? Quand l'Espagne, l'Italie ou le Japon en équipe les leurs massivement, c'est vous, mais plus grave encore, qui a combattu pendant 40 ans avec un acharnement idéologique jamais démenti. L'énergie nucléaire, c'est encore vous. et ce alors que l'énergie nucléaire permettrait de déployer la climatisation dans notre pays sans encourir les risques de pollution qui lui sont attachés.
Mais ce surtout surtout alors que l'énergie nucléaire est un des plus puissants leviers d'adaptation au dérèglement climatique et l'alternative la plus solide aux énergies fossiles. Les centrales à charbon rouvertes en Allemagne pour permettre la fermeture des centrales nucléaires, ce sont vos homologues d'outre reins qui en sont responsables. Et quant à la responsabilité en France de la fermeture de Fenheim, c'est encore vous au prix de millions de tonnes de gaz à effet de serre supplémentaire, même s'il faut bien reconnaître que vous avez dans ce domaine reçu l'aide précieuse d'Edouard Philippe.
Votre idéologie et vos dogmes, qu'il soi porté par vous et vos amis ou par un centrisme impuissant alors résisté ont fait perdre à la France une décennie entière portant un coup fatal à notre souveraineté énergétique et à notre capacité à peser en Europe et face au monde. Le sabordage de notre secteur nucléaire, c'est en effet le sabordage de notre capacité souveraine d'adaptation au dérèglements climatiques et le sabordage notre capacité à peser à l'international. Comment osez-vous d'ailleurs venir nous donner des leçons quand vous comptez dans vos rangs une députée qui s'est vertement enorgueilie d'avoir trahi le mandat de son propre gouvernement afin d'exclure l'énergie nucléaire des technologies propres ?
L'histoire ne l'oubliera pas. Depuis trop longtemps, vos dogmes sont autant de boulets pour la France. Votre idéologie n'a jamais cessé d'affaiblir la France dans le concert des nations.
Puisqu'une nation qui sacrifie les outils de sa souveraineté énergétique et industrielle se condamne à l'impuissance face au grands pollueurs des empires d'Amérique ou de Chine. Depuis des décennies, vous avez préféré faire croire que la France, en se sacrifiant elle-même sur l'hôtel de vos folies décroissantes pouvait sauver le monde. Mais les chiffres sont têtus.
La Chine à elle seule représente aujourd'hui 30 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les États-Unis 11 %, l'Inde près de 8 % et la France moins d' 1 %. L'évolution de ces émissions est plus éloquente encore.
Il y a 30 ans, la Chine pesait environ 12 % des émissions mondiales et la France autour d' 1,5 %. Depuis, les émissions chinoises ont explosé de plus de 300 % portant la part de Pékin à près d'un tiers du total planétaire tandis que la France réser ça parfondre de moitié en 30 ans. La Chine a ainsi accru ses émissions annuelles de 12 milliards de tonnes.
Plus de 30 fois ce que la France émet en une année entière. Chaque année donc la seule croissance chinoise est face et au-delà des décennies d'efforts consenties par la France. Comme d'autres ont pu croire par le passé dans la fable du socialisme dans un seul pays, vous avez vendu au peuple français la fable tout aussi dangereuse de l'écologie dans un seul pays.
Et pour se faire faute de jamais savoir gagner une seule élection, vous avez imposé votre idéologie mortifère dans toute la structure administrative de notre pays par un entrisme implacable que Léontrot n'aurait pas désavoué. Mais pendant que vous imposiez aux français la décroissance, les normes, les interdictions, la désindustrialisation, pendant que nos usines fermaient pour ouvrir ailleurs plus polluantes, la Chine ouvrait les centrales à charbon par dizaine. Les États-Unis s'affranchissaient de leurs engagements, les pays émergents augmentaient leurs émissions.
Et résultat de votre cheval de 3 idéologique. Le climat n'a rien gagné et la France a tant perdu ses emplois industriels, son indépendance énergétique, sa souveraineté face à un monde toujours plus dangereux et toujours plus pollué. Une écologie sérieuse, une écologie des réalités, une écologie de souveraineté, cela existe pourtant.
C'est le nucléaire assumé et relancé. C'est l'adaptation réelle et sans dogmatisme de nos bâtiments et de nos infrastructures. C'est la protection de nos agriculteurs plutôt que leur mise à mort réglementaire.
C'est l'innovation scientifique plutôt que l'interdiction réglementaire dogmatique et c'est l'exigence de réciprocité vis-à-vis des grands pollueurs que nous ne pouvons obtenir qu'en consolidant notre marché intérieur par la défense résolue du pouvoir d'achat de nos compatriotes. Voilà l'écologie d'adaptation et de souveraineté que le Bloc national défend et que le peuple français attend. Monsieur le Premier ministre, j'en reviens à vous puisque la censure vous concerne.
Censurer votre gouvernement est toujours tentant pour les opposants résolus que nous sommes à vos politiques. Mais la motion de censure qui nous est présentée se propose de remettre les clés du pays à ceux-là même qui l'ont désarmé énergétiquement, industriellement, moralement, souverainement. Et ça jamais nous n'y consentirons car un bolchévique repas en verre est toujours un bolchévique.
Le groupe UDR ne mêlera donc pas ses voix à cette manœuvre. hypocrite porté par une force politique qui instrumentalise la cause climatique pour poursuivre un agenda anticapitaliste. Et nous donnons rendez-vous au peuple français les 18 avril et 2 mai 2027 pour un grand acte de censure populaire et pour rappeler une bonne fois pour toutes aux idéologues de gauche que la France se passe volontiers de leurs leçons.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent monsieur Sébastien Chenu pour Voilà donc la position du groupe UDR qui ne votera pas cette censure place maintenant au Rassemblement national.
C'est le député Sébastien Chenu qui va prendre la parole. Je vous rappelle que les députés donnent la position sur la motion de censure déposée par les écologistes pour une action climatique. Cette agonie de la macronie finissante.
Qu'il est long le calvaire des Français si patients devant ceux qui ont ruiné le pays si impatient de passer à autre chose de vous voir plier bagage. Il y a 1000 raisons de vous censurer en réalité. vos manquements, vos scandales, vos mensonges, vos renoncements. 1000 raisons de vous censurer, mais celle qui aujourd'hui est présenté par le groupe écologiste masque à la fois leur nullité et leur inutilité sans pour autant offrir la perspective d'une véritable alternance.
Vous avez tout abîmé. Vous avez ruiné notre pays. Sa dette est habissale.
Son déficit endémique. Vous avez démoli notre croissance. Une productivité en chute 100 usines fermes alors que 70 en fermai en 2017 par an.
Un coût de l'énergie qui a explosé conséquence de votre imprudence nucléaire et de cette dépendance au gaz importé. Une surencharne de normes à rendre jaloux un pays communiste. Vous avez abîmé ce qui était nos zones de force.
L'agriculture sacrifiée par le Mercossur, l'éducation nationale abandonnée. Vous avez ouvert la France à tous les vents. Une immigration de peuplement incontrôlé, des milliards des versés au bout du monde.
Vous avez abandonné les Français à leur sort devant leur pompe à essence. Face aux insécurités partout dans le pays, face aux atteintes à la laïcité, face à l'antisémitisme le plus crasse. Vous n'avez rien préparé, rien prévu, rien vu venir, ni la chute démographique, ni le bouleversement de l'intelligence artificielle, ni le tsunami blanc du narcotrafic, ni les bouleversements climatiques.
Notre pays est devenu celui des comités théodules, des comités de suivi, de pays de pilotage, de contrôle, des agences coûteuses dans lesquelles vous recasez vos copains. Plus rien ne fonctionne vraiment. Les Français se débrouillent.
Tout ce que vous touchez se transforme en plomb. Vous avez réduit notre puissance à un hexagone. Alors oui, il y a 1000 raisons de vous censurer, d'espérer et de préparer votre départ.
Votre action publique n'est plus que celle du commentaire. Il n'y a plus de ministres, il y a des influenceurs. Vous vous cachez derrière les minutes de silence et les bougies et vous avez raison.
Taisez-vous. Plus personne ne croit ni n'attend rien de vous. Dans ce naufrage, dans cette immense gâchi, vous avez surnagé, armé de deux boué, de deux flotteurs déjà à demi-égonflés.
Les équipes LR du sièc Laurent Voquier désormais soutien d'Edouard Philippe incarnant parfaitement la phrase de Talant. La trahison n'est qu'une question de date, c'est celle de juillet 2026 le concernant. Pauvres électeurs LR abandonnés et humiliés, moqués par leurs propres dirigeants et puis les équipes socialistes à coquiné au parti passionnément antisémite désormais cornaqué par monsieur Gluxman.
Vous savez c'est celui que que ma concierge prend pour un journaliste, que les journalistes prennent pour un philosophe et que les philosophes prennent pour ma concierge. Voilà. Voilà l'atelage.
Voilà l'atelage qui soutient et organise le pouvoir dans notre pays. Vous vous gargarisez de formules toute faite et creuse. Vous êtes, on vous entend toujours dire ça, vous êtes en responsabilité.
Tel feu Edgar Morin. Vous enfoncez toutes les portes ouvertes. Avec la réalité qui est celle-ci.
Vous n'assumez en réalité jamais rien. Par naïveté, ignorance, lâcheté, incompétence ou idéologie, la faute est toujours celle des autres. Tel un premier ministre fuyant rasant les murs l'accident dont il est partie prenante, vous n'êtes jamais responsable de rien.
Ici même, c'est le ministre de l'intérieur, il est parti, c'est bien dommage, qui se carapate au moment de pouvoir faire voter une loi contre le mariage entre un citoyen français et un OQTF. Hier, un ancien premier ministre fier de son naufrage qu'il vantera devant les télévisions devant un parter de ses incapables qui ont ruiner la France avec lui. Et puis un autre premier ministre, il y en a tant eu, qui en homme libre ne débat aux rencontres économiques d'ex qu'avec des gens qui pensent comme lui, l'entreçoivent en permanence, on se serait cru sur France Télévision.
Mais le plus condamnable en réalité au-delà de votre action, c'est d'avoir probablement désespéré les Français. Vous faites douter le peuple le plus politique du monde. Vous n'oublierez pas que c'est lorsqu'on va au bout du désespoir, lorsqu'on va tout au bout du désespoir qu'on rencontre qu'on rencontre l'espérance.
C'est ce que disait Bernano. C'est bien cette espérance ce sera l'alternance de 2027. pas une motion de censure de circonstan émanant au cœur de juillet d'un groupe en échec sur tous ces dogmes.
La décroissance, les aides des feux, le nucléaire, les retenues d'eau et enfin la clime. Tous les dogmes des écologistes et de l'extrême gauche écologiste s'écroulent et les yeux s'ouvrent sur les retards considérables qu'ils ont fait prendre au pays. Il aura donc fallu une canicule en juin pour éveiller un groupe davantage obsédé par le burkini, par le droit à la paresse que les solutions concrètes pour protéger les Français.
Une calicule pour réveiller les écolos avant qu'ils ne partent évidemment dans 15 jours prendre leur quartier d'été sur l'île de Ré ou réfugier dans leur villa climatisé, c'est-à-dire celle qu'ils interdisent aux autres. Cette canicule qui les réveille donc, elle empêche de dormir les Français. Voilà donc les écologistes décidaient à censurer le gouvernement parce que vexés d'avoir été démasqués des vexés qu'on les découvre si inutiles au bien commun.
D'autres tragiques événements les auront laissés de marbre. Les crimes pédocriminels, l'effondrement de la justice ne provoquent pas les mêmes émotions, pas les mêmes réactions chez les verts. Chez les verts, on combat davantage la température qui monte dehors que celle qui monte dans la braguette de monsieur Con Bendit lorsqu'il parle des enfants.
Vos marottes punitives, vos marottes punitives. Vos obsessions n'ont qu'un objet. Vous voulez être le camp du bien.
Vous voulez être du bon côté. Les Français crèvent de chaud, mais votre obsession c'est de flinguer total, de flinguer ces news. Les Français réclament la climatisation.
Votre obsession, c'est l'islamophobie, le néocolonialisme, le patriarcat, l'écriture inclusive, le canon français. Vous êtes mobilisé pour légaliser les drogues, pour le droit de vote des étrangers et de l'autre côté, les Français ont toujours chaud. Vous voilà donc nouveau don Quichotte, adversaire de la clime.
Vous n'êtes pas adversaire de l'islamisme, vous n'êtes pas adversaire du terrorisme, pas de la fraude, pas de l'homophobie au Sénégal ou dans vos rangs à Saint-Fin. Pas adversaire des violences conjugales, on comprend pourquoi. Pas adversaire du naufrage du périscolaire à Paris, vous êtes adversaire de la clime.
Comme toujours, comme toujours avec vous, c'est par le petit bout de la lorniette que vous regardez les choses. La clime n'est qu'un outil. La clime n'est qu'un outil.
L'enjeu, c'est évidemment le dérèglement climatique, mais c'est aussi celui d'une société qui doit accompagner les plus fragiles. Une société qui doit se poser la question et la réponse du vieillissement et du grand âge. Ce débat, il pose 1000 questions et ce n'est pas une motion de censure évidemment qui permettra d'y répondre.
Vous manquez là encore ce rendez-vous. Entre une coalition d'incapables et des senseurs dépassés par les enjeux, c'est notre pays qui trinque. Ces dernières heures, des Français, c'est bien triste, se battent, s'insultent pour se procurer de quoi se protéger.
La question, c'est celle du modèle, pas celle de l'outil. Mais pour construire un modèle, pour construire un programme, il faut une volonté, il faut une vision, il faut un capitaine. Le moins que l'on puisse dire, monsieur le premier ministre, c'est qu'en matière d'écologie, vous n'avez pas coché les cases.
On pourrait même penser que celle de l'écologie est désespérément vide, comme on témoigne d'ailleurs le fond vert qui avait été totalement voté en étant totalement décalé par rapport aux besoins. Un ministre aux abonnés absents encore une fois, où est-elle passé ? J'aurais été content de faire sa connaissance.
Un discours stupéfiant. euh sur dans la droite ligne du mépris macroniste, une défaillance absolue, une manque de proposition qui laisse tout à fait pantois. La place de madame Barbu n'est évidemment pas au gouvernement.
Visiblement, elle l'a compris, elle n'est déjà plus là. Comme nous vous invitons depuis si longtemps à traiter deux impératifs, la lutte contre les causes et s'adapter aux effets. Cette double exigence, elle est évidemment à l'opposé de l'écologie punitive que j'ai décrite et Marine Le Pen l'avait dit.
La transition ne réussira que si elle n'est pas imposée contre les Français, mais si elle les entraîne avec raison et méthode. La France ne pourra pas atténuer seul les effets du réchauffement climatique. Notre pays notre pays ne représente en effet qu'un % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
C'est donc en réduisant les importations, en relocalisant les activités économiques et en réindustrialisant le pays que nous contribuerons efficacement à cet objectif. L'inverse du gaspillage de 100 milliards d'euros en 20 ans sur la décarbonation de dans notre énergie alors même que celle-ci était l'était déjà pratiquement intégralement. Alors, après que vous n'ayez eu de cesse d'imaginer et d'appliquer toujours plus de taxes punitives, Jordan Bardella, vous rappelez d'ailleurs que le Rassemblement national a toujours proposé l'instauration de la taxe carbone aux frontières de l'Union européenne sur toutes les importations que le marché commun pouvait produire.
Et bien, en 2025, le groupe Rassemblement national avec le rapport d'Alexandre Loué venu confirmer nos orientations en matière de réindustrialisation. moins d'impôts de production, des simplifications normatives, un patriotisme économique. Toute transition impose du pragmatisme et non des interdictions sans solution.
Transport, agriculture productive et durable, rénovation des bâtiments et des logements, remplacement de votre coûteux dispositif et malpensé. Ma prime renov, nous nous allons proposer un dispositif simplifié. Énergie décarbonée à bas cou là aussi portée par le nucléaire évidemment, mais aussi l'hydroélectricité mais aussi la géothermie. et sortie définitive du charbon.
Notre proposition a pour but de protéger les Français, de protéger leur vie et leur économie en protégeant notre planète l'un avec l'autre. De touta, il aurait fallu débattre. De touta, il aurait fallu vous emparer.
Vous avez eu 10 ans pour le faire. Évidemment, au moment où les incendies ravagent le sud et où on pense aux professionnels qui combattent ces incendies, au moment où une nouvelle canicule s'annonce, vous êtes dépassé. Vous êtes pris au dépourvu.
Et on vous entend ici, j'entendais encore dans dans quelques médias nous dire "Oui, mais vous vous n'étiez pas d'accord avec les propositions, les analyses du JC, mais est-ce qu'il vaut mieux des élus qui débattent des propositions du J ou des élus qui sont comme vous acquis à ces propositions mais qui ne font rien ? Sur ce sujet-là, comme sur tous les autres, les Français vont vous juger. Les Français vous jugeront et ils vous jugeront durement.
On le sait, la raison, le jugement viennent lentement alors que les préjugés à court en foule, écrivait Rousseau. Il nous reste quelques mois pour nous débarrasser de ces préjugés. Il nous reste quelques mois pour débarrasser les Français de la Macronie.
Merci monsieur le député. La parole est Voilà donc pour le député Sébastien Chenu qui parlait au nom du groupe Rassemblement national. C'est à présent Agnès Panier Runachet, ancienne ministre députée du groupe ensemble pour la République de porter, elle aura à cœur, elle l'a fait dans certains plateaux télé ces derniers jours, de défendre le bilan du gouvernement en matière d'écologie.
Je vous rappelle que les députés débattent de la motion de censure déposée par les écologistes. Mesames et messieurs les ministres, chers collègues, vous nous demandez aujourd'hui de censurer le gouvernement au nom de la crise climatique. Mais vous le savez, aucune censure ne fera baisser la température.
Aucune censure n'isolera mieux les logements. Aucune censure ne protègera nos agriculteurs ou ne climatisera nos hôpitaux. Aucune censure ne nous rendra les victimes des canicules et je veux ici avoir une pensée pour elles et leur famille et je veux remercier tous les agents publics qui se sont engagés sans [grognement] compter leurs heures pour les secourir.
Chers collègues, soyons sérieux une minute. Cette motion ne répond pas à l'urgence climatique. C'est une stratégie politique, une stratégie de diversion.
Vous accusez les gouvernements d'inaction et d'impréparation. Les faits racontent exactement l'inverse et ils sont très têtus. Depuis 2017, la France a réduit ses émissions de CO2 quatre fois plus vite, je le répète, quatre fois plus vite que durant la période où vous exerciez avec vos alliés politiques des responsabilités gouvernementales.
Depuis 2017, nous avons triplé triplé le rythme des rénovations thermiques grâce à ma prime Renove qui a fort heureusement remplacé votre crédit d'impôt qui profitait avant tout au plus aisé. Depuis 2017, nous avons créé le fond vert et financé plus de 25000 projets partout sur le territoire français. Et votre hommage à ce fond est très émouvant et nous espérons que vous allez continuer à le porter.
Depuis 2017, nous avons doublé doublé le budget de l'écologie. Depuis 2017, nous avons adopté deux plans nationaux d'adaptation au changement climatique et pour la première choix, sauce que vous n'avez pas fait, inscrit dans notre droit une trajectoire de réchauffement de référence pour mieux préparer notre pays. Tout est-il réglé ?
Évidemment non. Faut-il aller plus vite ? Évidemment oui.
Mais permettez-moi de sourire lorsque ceux qui veulent aujourd'hui distribuer des cartons rouges sont les mêmes qui ont été condamnés pour inaction climatique. Car c'est bien l'action des gouvernements en place entre 2012 et 2017 qui a été condamné pour une action climatique et ce sont bien les gouvernements macronistes comme vous vous plaz à les appeler qui vous ont succédé et qui ont rattrapé votre retard en matière de baisse des émissions. C'est ce que rappelle cette intéressante décision du Conseil d'État du 24 octobre 2015 sur l'affaire grandinte qui soulligne la solidité des résultats et la crédibilité des actions du gouvernement après votre condamnation.
Cette motion de censure est une diversion donc et vous avez bien mauvaise mémoire car vous avez voté contre la loi climat et résilience. Vous avez voté contre la loi sur les l'accélération des énergies renouvelables. Vous avez évidemment voté contre la loi sur le nucléaire.
Vous avez même retardé à deux reprises l'adoption de budget qui finançait les politiques publiques que vous prétendez aujourd'hui défendre, repoussant d'autant leur mise en œuvre. En somme, vous nous reprochez de ne pas aller assez vite, mais vous avez employé toute votre énergie ces h dernières années à mettre des bâtons systématiques dans les roues de l'action publique. Je dois cependant reconnaître que vous au moins vous ne dotez pas de l'urgence climatique.
On ne saurait en dire autant des députés qui se tiennent sur les bands de l'extrême droite enfin qui se tenaient tout à l'heure pour faire leur capsule vidéo. Le RN premier particeptique de France s'est transformé avec les canicules récentes en premier parti plombier chauffagiste de France. La température s'élève, il suffit de climatiser.
Alors oui, il faut rénover école, hôpitaux, maisons de retraite et logement et climatiser là où on en a besoin. Mais allez-vous climatiser les forêts, les champs, les câbles électriques pour faire face au dérèglements climatiques ? Avec quelle climatisation comptez-vous agir contre la montée de la mer, les feux de forêt, les inondations et les sécheresses ?
Et surtout, on ne lutte pas contre le dérèglement climatique en combattant en combattant depuis des années la sortie des énergies fossiles et les énergies renouvelables. Mais on sait combien vous êtes proche des intérêts fossiles poutiniens et trompiens et on vous reconnaîtra une très grande constance en la matière. Le climat mérite mieux que les diversions de certains et le cynisme des autres.
Et en la matière, le RN en connaît un rayon à Monaco comme à Paris. Vous l'avez compris, mon groupe Ensemble pour la République ne votera pas cette motion de censure. Il inscrira son action dans la continuité des premiers ministres Philippe, Borne et Atal notamment. réduire notre consommation de gaz et de pétrole, produire notre énergie décarbonée, bâtir avec nos entreprises des solutions qui craignent l'emploi, qui crée des usines et répondre aux défis climatiques, mettre à niveau bâtiment et infrastructure et surtout surtout préparer et protéger les Français.
Et permettez-moi dans cet esprit, monsieur le Premier ministre, de vous interpeller. Les gouvernements que j'ai cité ont engagé la France sur une trajectoire crédible. Elle ne nous autorise aucune autosatisfaction.
La pire faute serait de démanteler aujourd'hui ce que nous avons patiemment construit sous l'égide du président de la République. La pire faute serait de baisser le fond vert. La pire faute serait de réduire le fond chaleur sous prétexte que la priorité est à l'électrification.
La pire faute serait d'accepter de promulguer dans la loi Urgence Agricole des mesures courttermistes qui vont à l'encontre de la science et du plan haut voulue par le président. La pire faute serait de fragiliser nos opérateurs publics. Dans quelques années, personne ne se souviendra de votre motion de censure.
Mais l'histoire se souviendra de ceux qui auront eu le cran de résister aux sirènes du court terme, de ceux qui auront traité la menace climatique avec le même sentiment d'urgence que la menace géopolitique. Monsieur le Premier ministre, au moment où les arbitrages budgétaires se nou et où certains projets de loi inquiètent, soyez de ceux qui auront tenu le cap. Nous comptons sur vous.
Merci beaucoup madame la députée. La parole. s'il vous plaît Agè Panagier Run et député du groupe ensemble pour la République qui a rappelé que son groupe ne voterait évidemment pas la censure.
Elle a défendu le bilan petit moment voilà où la présidente réclame un peu de calme elle a tout de même Agnè Panier Renachet averti le premier ministre lui dire que des choix budgétaires sont à venir dans les prochaines heures prochains jours et qu'il ne faut pas délaisser l'écologie. C'est à présent aux insoumis qui se sont associés et qui soutiennent la motion de censure de s'exprimer. Mesdames et messieurs, les jurés, au nom des générations futures, nous voilà rassemblés aujourd'hui pour juger de l'action du gouvernement le Cornu 2, 4e gouvernement illégitime bafouant le résultat des élections de 2024.
Les faits d'abord, en ce lundi 6 juillet 2026, nous sortons d'une canicule historique, la deuxème en quelques semaines. Et alors que la France compte ses morts, une troisème canicule commence. Rien n'a été anticipé.
C'est un cauchemar. Les gens meurent dans la rue quand plus de 3 millions de logements vides pourraient les mettre à l'abri. Les gens meurent chez eux dans des logements devenus bouilloirs thermiques.
Les étudiants et les personnes fragiles suffocent sous les toits pendant que Yan Bartz se moque d'eux depuis son studio climatisé. Les gens meurent dans des hôpitaux à plus de 35°gr. Les nouveaux nés convulsent.
Les soignants font des malaises et ceux qui souffrent de troubles psychiques voient leurs symptômes aggravés et leurs traitements rendus inefficace par la température. [grognement] Nos aînés souffrent dans des épades vêtustes. Les écoles ont fermé prématurément parce que les salles de classe surchargées mettaient nos enfants en danger.
Plus de 90 personnes enfin sont mortes d'avoir voulu se baigner pour se rafraîchir. Les chambres funéraires refusent des corps faute de place et certains se décomposent si vite qu'ils ne sont plus présentables aux familles. Les animaux meurent eux aussi par dizaines de milliers dans les élevages intensifs.
Étouffés dans des bâtiments fermés devenus fournaises. Plus 1000 % de mortalité pour les volailles, plus 200 % pour les ports. Entendez leur cri.
L'écombe est si violente que les entreprises des carissages ne peuvent suivre et qu'on enfouit les cadavres dans la terre risquant la pollution des nappes fréatiques et une catastrophe sanitaire. Les cours d'eau deviennent cimetière de poisson à ciel ouvert. Les animaux sauvages meurent dans les forêts desséchées.
Hondelles et Martinées tombent littéralement du ciel. Les agriculteurs pleurent leur récolte brûlée et leur travail anéanti. La gorge nouée par l'angoisse de la sécheresse qui arrive.
Dans les Pyrénées orientales, 4600 hectares sont déjà partis en fumée. 10000 personnes ont été évacuées. Les pompiers luttent et partout dans le pays, on scrute les terres asséchées dans la antise d'une étincelle.
Les scientifiques enfin sont invités sur les plateaux télé pour répéter ce qu'ils ont dit depuis des années dans votre indifférence la plus totale. Notre maison brûle et vous nous envoyez dans le mur climatique à toute vitesse. La parole à la défense maintenant.
À la barre, le président Macron qui a déclaré sencillé "Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe et qui n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire. Mais de quoi parle-t-il ? On sait que chaque année est plus chaude que la précédente, que notre trajectoire nous mène en France vers 10 fois plus de vagues de chaleur en 2100 et que les 50°grés seront dépassé à Paris peut-être dès 2050. et vous n'avez rien prévu.
Pas de plan pour des volets, pas de rénovation massive des bâtiments publics, pas de réquisition des logements vacants, pas de protection des travailleurs. Débrouillez-vous dans les hôpitaux avec des couvertures de survie et surtout surtout buvez de l'eau, nous dit la ministre Riste. Un gros travail a été fait, dit pourtant le président et ça c'est vrai.
Un fabuleux travail même de mépris des scientifiques, de fabrique du doute, de criminalisation des militants, d'aggravation des inégalités. On vous accuse beaucoup d'inaction climatique, mais ce n'est pas juste. Vous agissez, vous menez une politique violemment climaticide, climaticide et antisociale parce que ça va ensemble parce que ce sont toujours ceux qui à la fois participent le moins au réchauffement climatique et à la pollution qui pourtant en subissent le plus les conséquences.
Oui, mesdames et messieurs les ministres, vous êtes coupable. Coupable de couper chaque année dans les budgets écologiques quand le rapport pisaniféri réclamait 66 milliards supplémentaires par an. Coupable d'avoir créé le fond vert pour le détruire aussitôt et avec lui l'espoir pour les collectivité de rénover école, hôpitaux et autres bâtiment public - 1,65 milliards en 2 ans.
Voilà votre bilan. Même chose pour ma prime Rénove, passer de 4 à 2,5 milliards et encore raboté entre deux canicules. Vous êtes coupable d'avoir piétiné la convention climat et laminé tous les objectifs que vous aviez annoncés.
Pour respecter la trajectoire fixée par votre loi climat, nous devrions réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 4,6 % par an. Bilan, - 1,8 % en 2024, - 1,5 % en 2025. C'est trois fois trop lent et on ralentit quand le climat lui accélère.
Vous êtes coupable de la loi simplification de la vie économique à la loi d'urgence agricole en passant par la loi du plomb de massacrer à la tronçonneuse toutes les normes environnementales qui nous protéaient de sacrifier les espèces protégées au profit du béton roi et des data center de faciliter la destruction de précieuses zones humides d'espaces naturels et des terres agricoles les plus fertiles pour une A69 passée en force et autres projets d'un temps révoluable de ne tolérer enfin aucune contrainte pour les industriels qui polluent notre air nos sols et nos cours d'eau. Quand les bombes sanitaires que sont les PFC ou encore le Cadmium contaminent tout autour de nous, vous êtes coupable d'imposer pour les profits de quelques-uns un modèle agricole productiviste et exportateur qui ent plus d'animaux dans des bâtiments fermés au mépris de leurs souffrances et de leurs besoins biologiques nourris par de gigantesques monocultures de soja qui saccagent la forêt et expulsent les autochtones à l'autre bout du monde ou bien avec du maïs lourdement irrigué quand l'eau nous manque. le monde vivant vous hurle que ce n'est plus tenable, qu'il faut un modèle agroécologique à taille humaine qui développe les légumineuses et réduit notre consommation de produits animaux qui demande moins d'eau et moins d'intrans chimique qui permettent aux agriculteurs de vivre de leur métier.
Mais vous préférez obéir à la FNSEA et construire des fermes usines, renflouer l'agrobiness qui règne par l'endettement massif des paysans et autoriser les pesticides les plus dangereux au mépris de la biodiversité, au mépris des épidémies de cancer pédiatrique et d'infertilité qui font rage ? Vous êtes coupable aussi de sacrifier le développement des énergies renouvelables pour un eldorado nucléaire auquel plus personne ne croit. Trois réacteurs arrêtés la semaine dernière, quatre à la puissance réduite parce que les fbles sont trop chauds.
Avec quelle eau refroidirez-vous les réacteurs dans 15 ans ? Dans 30 ans ? En attendant, on rallume des centrales à gaz pour faire tourner les climatiseurs.
Chapeau et c'est Total énergie qui se frotte les mains. Eux qui dès 1971 savaient que leurs activités provoquaient un réchauffement planétaire et qui s'empressèrent donc d'organiser lobbying et climatoscepticisme. 50 ans après, vous voilà décorant de la Légion d'honneur, son PDG, monsieur Pouyané, chantre de l'extractivisme, responsable entre autres du désastre néocolonial ICOP, un oléoduc de 5000 km qui multipliera par 7 les émissions de CO2 de l'Ougandaa, menacera la ressource en eau de 40 millions d'habitants et déplacera sans état d'â vous avez sans honte emmené ce grand bienfaiteur de l'humanité à la COP 30 dans les bagages présidentiels d'où il a pu s'aborder les négociations climatique et s'assurer qu'aucune mesure contraignante ne pèse sur l'industrie des hydrocarbures au détriment donc du monde entier.
Vous êtes coupable enfin de détruire nos services publics budget après budget tout en refusant de taxer les super profits fait à nos dépends par Total et les autres multinationales. Bernard Arnaud et ses amis des 500 familles les plus riches ont plus que doublé leur fortune sous Emmanuel Macron pendant que la pauvreté a atteint le taux record de 15,4 %. Or, non seulement les ultrariches sont bien à l'abri de la chaleur dans leurs multiples résidences secondaires, mais leur mode de vie, leur jet privé, leur yacht, leur quête du profit permanent et surtout l'investissement massif de leur patrimoine exorbitant dans les industries les plus polluantes du monde constitue une menace directe sur nos vies.
Mais pas touche à ces héros des temps modernes si méritants. Pas question de leur demander un centime alors qu'il payent moins d'impôts que l'infirmière qui s'épuise en ce moment même à protéger ses patients avec de pauvres drap mouillés. Cependant, il faut être honnête, il n'est pas vrai que vous n'avez rien anticipé.
Quand il s'agit de faire terire les voiles pour la justice climatique et sociale, là vous vous préparez et vous y mettez les moyens. Écoterroriste a dit monsieur Darmanin de celles et ceux qui se battent contre les mégabassines qui accapare notre ressource en eau au bénéfice de quelques-uns. Et côté, celles et ceux qui montent aux arbres pour empêcher qu'on les sacrifie sur l'hôtel des A69, Canal Sen nord et autres lonturins plus inutiles et destructeurs les uns que les autres.
Des militants comme Julien Leget font aujourd'hui face à un acharnement judiciaire sans précédent, à des condamnations hallucinantes et le ministre Nunè continue lui de défendre la répression sanglante de Sainte Soline malgré les vidéos, malgré les tirs interdits, malgré celles et ceux qui ont failli y rester alors qu'il défendaient l'intérêt général humain. La semaine passée, on a vu la police lacérer les piscines de jeunes qui suffoquaient dans leur quartier bétonné à Clermontferrand. Et à Paris, on a passé les menottes à un enfant armé d'un pistolet à eau, jeté en pâure sur ses news pendant que Boloré sirotéit un verre sur son yacht, assis sur sa fortune néocoloniale issue de contrats corrompus en Afrique.
Et vous voudriez demain donner un permis de tuer aux forces de l'ordre, une mesure de Jean-Marie Le Pen. Logique. Vous nous conduisez au précipice et vous le savez.
Alors, il faut pouvoir mater le peuple qui se lève contre vos politiques. C'est cet effondrement de notre état de droit que vous préparez. Réprimez plutôt que protéger.
Par ma voix aujourd'hui, nous sommes des milliers, des millions peut-être à nous tenir devant vous pour vous dire que nous savons ce que vous avez fait. Vous dire aussi que le monde pour lequel vous œuvre n'existe plus. Place au nôtre.
Place à l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Ce monde que nous allons construire parce qu'il n'y a pas d'autres salut possible. Place à la planification écologique pensée avec le vivant depuis les écorégions autour des bassins versants.
Place à la 6e République qui permettra qui mettra le passage des des richesses et le respect des limites planétaires au centre de toute notre organisation politique. Nous voulons vivre. Nous ne voulons pas de votre terre brûlée, pas de vos guerres, pas de vos discriminations haineuses.
Nous voulons vivre ensemble dans un monde respirable à tout point de vue. Ainsi, je fais mienne cette phrase de la romancière indienne Arundati. Un monde, un autre monde n'est pas seulement possible, il est en route.
Par temps calme, je peux l'entendre respirer. Nous sommes le nombre, nous sommes la force, nous sommes la Nouvelle-Fance. Et mesdames et messieurs les ministres, au terme de cette plaidoe, notre verdict est sans appel.
Nous vous déclarons coupable d'action climaticide en bande organisée et nous vous condamnons à l'censure. [applaudissements] Merci beaucoup madame la députée. La parole est à voilà donc pour la prise de parole du groupe la France insoumise, il reste deux groupes à s'exprimer.
La parole des socialistes va être particulièrement écoutée. On sait que le groupe était divisé pour savoir s'il fallait voter ou non la censure. Finalement, le groupe ne devrait pas voter la censure.
C'est en tout cas la consigne collective. On verra à la fin au scrutin public si elle a été respectée ou non. Le premier secrétaire avait dit lui qu'il était prêt à censurer le gouvernement.
Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, la France vient de traverser l'un des épisodes caniculaires les plus précoces et les plus intenses de son histoire. Mais le débat que nous avons aujourd'hui ne porte pas uniquement sur la gestion d'une crise, il porte sur la capacité de notre pays à se préparer un phénomène désormais durable et par conséquent sur la volonté de l'ensemble des décideurs à apporter des réponses solides. Le changement climatique plus une menace future, c'est une menace terriblement actuelle.
Il n'attend pas la réalisation de petits parcours personnels en 2027. Il nous oblige tous sans tergiverser à la responsabilité face à celles et ceux qui souffrent aujourd'hui, à nos concitoyens qui ont perdu un proche, à ceux qui auront peut-être à nouveau les pieds dans l'eau cet hiver. Nous devons être utiles maintenant.
Les scientifiques du GC, de Météofrance et du Haut Conseil pour le climat convergent. Ces phénomènes vont s'intensifier, durer plus longtemps et concerner des territoires toujours plus vastes. Dans ce contexte, la première responsabilité des pouvoirs publics consiste à regarder la réalité en face.
Cette réalité est que plus une seule politique publique n'échappe au changement climatique. Lorsque les hôpitaux connaissent des températures dépassant 35°gr dans certaines chambres obligeant à déplacer des patients. C'est notre politique de santé qui est touchée.
Lorsque la sécheresse fragilise les rendements agricoles, détruit des récoltes ou remet en cause certaines productions traditionnelles, c'est notre souveraineté alimentaire qui est impactée. Lorsque les primes d'assurance augmentent fortement dans les territoires exposés aux catastrophes naturelles ou lorsque certains biens deviennent difficilement assurables, c'est notre pacte républicain de solidarité qui est abîmé. Lorsque des lignes ferroviaires ralentissent ou s'interrompent sous l'effet de la chaleur, lorsque des réseaux d'eau potable connaissent des ruptures d'approvisionnement, ce sont nos infrastructures stratégiques qui sont mises à mal.
Autrement dit, la prise en compte du changement climatique ne peut plus être cantonnée à la seule politique environnementale. Elle doit désormais irriguer l'ensemble de l'action publique. La première responsabilité face à la crise climatique est celle des élus, particulièrement à l'extrême droite qui depuis des années ont nié, relativisé ou discrédité la parole scientifique.
Pendant des décennies, le Rassemblement national et plus largement l'extrême droite a expliqué que le changement climatique n'était pas une priorité, que les scientifiques exagé, que le JC était alarmiste voire propagandiste. Mais lorsque l'on passe son temps à remettre en cause les travaux scientifiques, à affaiblir les agences publiques, à mettre à mal les moyens de l'office français, de la biodiversité, de l'ADM, des agences environnementales, on ne défend pas les Françaises et les Français. Non, on les désarme face aux crises à venir.
Ne soyons pas complices, mes chers collègues. Il n'existe pas de solution magique. La réalité est complexe, exigeante.
Elle nous impose de la planification, des investissements, de la science et surtout de la constance. Aujourd'hui encore, nous examinons des textes législatifs comme si les décennies à venir ressemblaient aux décennies passées. Le contenu de la loi du plomb ou de la loi d'urgence agricole sur la gestion et la gouvernance de l'eau, les pesticides ou les agences sanitaires en est un parfait exemple.
Pour les socialistes, chaque initiative législative, chaque projet de loi devrait désormais répondre à une question simple. Rend-il la France plus résiliente ou plus vulnérable face au changement climatique ? Si nous étions capables de répondre honnêtement à cette question avant chaque vote, certaines lois ne verraient probablement jamais le jour.
Cette exigence de résilience devrait être aussi naturelle que l'étude d'impact budgétaire. Les agriculteurs sont parmis les premiers touchés par le dérèglement climatique dont les conséquences se chiffrent déjà en centaines de millions d'euros chaque année. Face à cette réalité, préserver les sols, les zones humides et mieux gérer la ressource en eau ne relève pas d'une logique punitive mais constitue un investissement indispensable pour la résilience de notre agriculture et la prévention des conflits d'usage de demain.
Face à l'accélération du dérèglement climatique, notre action publique doit désormais s'articuler autour de deux piliers indissociables. Le premier est celui de l'atténuation. L'Union européenne s'est fixé un objectif de neutralité carbone en 2050.
La France s'est engagée à déduire à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % d'ici 2030 par rapport à 1990. Ces objectifs ne sont pas accessoires. Ils conditionnent notre capacité à maintenir un réchauffement compatible avec nos capacités. d'adaptation car plus le réchauffement sera important, plus les coûts humains, économiques et sociaux seront élevés.
Le second pilier d'une bonne politique de transition écologique, c'est évidemment l'adaptation. Le Haut Conseil pour le climat estime que la France doit se préparer à un réchauffement pouvant atteindre + 4 degrés sur son territoire d'ici la fin du siècle. Préparer le pays à cette hypothèse ne signifie pas s'y résigner.
À + 4°gr, certaines régions connaîtront des températures dépassant régulièrement 50°. Les besoins en augmenteront fortement, les rendements agricoles seront profondément affectés, les incendies se multiplieront et certains territoires deviendront difficilement habitables plusieurs semaines par an. L'adaptation ne remplacera donc jamais l'atténuation.
L'une vise à limiter l'ampleur du changement climatique. L'autre vise à protéger les Françaises et les Français contre ces conséquences déjà inévitables. Les deux sont indissociables et c'est précisément à l'ône de cette double exigence que nous jugeons aujourd'hui l'action du gouvernement.
Monsieur le Premier ministre, lors des questions au gouvernement, vous avez évoqué un impératif d'accélération. Nous partageons cet impératif. Mais où sont les actes ?
Nos concitoyens ne vivent pas de déclaration d'intention. Ils vivent les conséquences bien réelles du dérèglement climatique. Après une première réduction décidée par votre prédécesseur, le fond vert est passé en 2 ans de 2 milliards et demi à seulement 837 millions d'euros.
Pire encore, son exécution a fait l'objet de gel successive. On ne peut pas programmer l'urgence climatique tout en réduisant les moyens pour y faire face. Peut-être faut-il le recentrer, mais il faut surtout l'amplifier.
Comment demander aux collectivités d'adapter leurs écoles, leurs réseaux d'eau, leurs bâtiments publics ou leurs espaces urbains lorsque l'État réduit les moyens qui leur sont destinés ? Ma prime Renov continue de subir des changements permanents de règles, des suspensions, des gels qui découragent les ménages comme les entreprises. Les aides aux véhicules propres diminuent.
L'expérimentation MIRAPI est stoppée. Le 3e plan national d'adaptation au changement climatique demeure largement dépourvu de financement. identifié.
Pendant ce temps, l'ordre du jour parlementaire ne reflète toujours pas l'urgence climatique. Nous débattons sans fin de texte sécuritaire quand notre pays aurait besoin d'un grand débat national sur l'adaptation de nos activités, sur la préservation des ressources, sur l'évolution de notre droit au travail face aux fortes chaleurs, sur l'assurabilité de nos territoires, sur la résilience de nos infrastructures. Nous avons besoin d'un véritable choc d'investissement écologique.
Nous avons besoin de lever les freins normatifs absurdes qui ralentissent l'adaptation. Mais depuis 2017, les gouvernements d'Emmanuel Macron font puis défond, avancent et sautent en arrière. Monsieur le Premier ministre, les Françaises et les Français savent que le climat change.
Ils adaptent déjà leur comportement. Ils attendent désormais que l'État fasse sa part. Ils attendent de la cohérence, de la constance, une ambition.
Ils attendent des moyens. Ils attendent surtout une vision et des actions qui vont avec. Monsieur le Premier ministre, la censure ne doit pas être animé ni par l'émotion, ni par la tactique politicienne, ni par le candiraton.
Les socialistes ont pris le temps de la réflexion et de la délibération collective. s'il vous plaît. Censurer, c'est aussi prendre la responsabilité de ce qui vient après.
Notre responsabilité n'est pas d'ajouter de l'instabilité à l'inaction. Le changement climatique n'attend pas les élections et nul ne peut raisonnablement penser que la nouvelle canicule qui débute sera mieux gérée par un gouvernement démissionnaire. Nous ne censurerons donc pas aujourd'hui votre gouvernement.
Mais ne nous trompons pas, monsieur le premier ministre. force est de constater que votre gouvernement n'a jusqu'à présent pas été à la hauteur du défi climatique. Dans ce combat, l'inaction n'est pas la prudence, c'est une faute politique.
Face à l'urgence, notre responsabilité à nous socialistes est de construire l'alternative de proposer et d'être utile. Maintenant, notre responsabilité est d'obtenir plus de moyens pour agir et de protéger concrètement les Françaises et les Français. Monsieur le Premier ministre, il reste 3 mois à votre gouvernement jusqu'à la présentation des lois de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2027 pour faire la démonstration concrète d'une prise de conscience et d'un changement de braquet, les socialistes seront au rendez-vous pour en juger.
Nous espérons pour le pays que vous y serez également et je vous remercie pour ceux qui ont prêté attention à mes propos. Merci. Merci beaucoup monsieur le député.
Voilà donc pour la prise de parole du groupe socialiste qui dans l'ensemble ne devrait pas voter la censure mais on sait que cette question et bien a donné lieu à de très nombreux débats au sein du groupe. Le premier secrétaire Olivier Fort a dit ce matin qu'il était prêt à censurer mais la décision collective est de ne pas le faire. On pourra voir puisque'à la fin on a le vote et puis on a le détail du scrutin combien de députés socialistes se sont affranchis de cette discipline collective.
Dernière intervenant, le groupe de la droite républicaine. Je vous rappelle que les députés vont bientôt voter sur la motion de censure des écologistes. La gauche écologiste demande aujourd'hui de renverser le gouvernement au motif de son inaction face à la canicule.
Je l'affirme avec force, la canicule est un sujet grave. Elle est grave pour les personnes âgées, en particulier les plus isolées. Elle est grave pour les enfants dans nos écoles.
Elle est grave pour les soignants et les patients dans nos hôpitaux. Elle est grave pour nos agriculteurs qui voient leur bétail et leur culture souffrir. Elle est grave pour nos forêts qui subissent en ce moment des incendie dévasteur malgré les efforts remarquables de nos pompiers.
Elle est grave pour les élus locaux qui partout sur le territoire doivent adapter leur communes à des épisodes climatiques de plus en plus intenses. Oui, la France doit se préparer davantage. Oui, nous devons adapter nos écoles, nos hôpitaux, nos EPAD.
Oui, nous devons renforcer nos moyens de sécurité civile. Oui, nous devons mieux protéger nos forêts et mieux gérer la ressource en eau. Oui, nous devons faire de l'adaptation au changement climatique une priorité.
Mais précisément parce que le sujet est grave, il mérite mieux qu'une posture politique. Il mérite mieux qu'une motion de censure. Depuis juillet 2024, Depuis juillet 2024, c'est la 18e motion de censure déposée dans cet hémicycle. 18 motions de censure en 2 ans.
Nous voilà revenus aux pires heures de la 4e République où l'intérêt du pays s'efface devant les manœuvres des partis. Mes chers collègues, la France n'a pas besoin d'une crise politique supplémentaire. Alors même que d'autres épisodes de chaleur arrivent, notre pays a précisément besoin d'un état au rendez-vous pour protéger les Français.
Est-ce qu'un gouvernement renversé rafraîchira une salle de classe ? Est-ce qu'un gouvernement renversé protégera davantage notre agriculture ? Est-ce qu'un gouvernement renversé donnera davantage de moyens aux pompiers pour lutter contre les incendies de forêt ?
Évidemment non. Les Français attendent des solutions. Ils n'attendent pas une nouvelle crise politique.
Et puisqu'il est question d'écologie et d'environnement, parlons-en sérieusement. Car enfin, mes chers collègues d'écologie, il exige chez vous une contradiction majeure. Vous expliquer depuis des années que la lutte contre le réchauffement climatique est la priorité absolue.
Très bien. Mais dans le même temps, vous avez passé des décennies à combattre l'un des plus grands atouts de la France pour décarboner son économie, le nucléaire. Vous avez demandé, obtenu la fermeture de centrale et en faisant cela, vous avez combattu une énergie pilotable, une énergie décarbonée, une énergie souveraine, une énergie qui nous permet précisément de sortir des hydrocarbures, une énergie qui nous permet d'électrifier nos transports, notre industrie et nos logements.
Une une énergie qui nous permet de produire sans dépendre du gaz russe ou du pétrole du Moyen-Orient. Combien de temps perdus ? Combien d'années perdu dans des débats idéologiques alors que le reste du monde poursuit sa course à l'énergie ?
La vérité est simple. La transition écologique passera davantage par l'électricité, davantage d'industrie électrique, davantage de production décarbonée et donc davantage de nucléair. Un réacteur nucléaire sera toujours plus utile au climat qu'une motion de censure.
Mais votre contradiction ne s'arrête pas là. Quelle est la première cause d'émission de CO2 dans notre pays ? La moitié de toute notre empreunte carbone provient des seules importations 50 % en 2024.
Et parmi ces importations, celles venu d'Asie émettent autant de gaz à effet de serre que les émissions directes de tous les ménages français. Cela signifie que la première mesure à prendre pour préserver le climat est de favoriser la production en France. Or, que faites-vous ? vous proposez de multiplier les contraintes sur ceux qui produisent dans notre pays, de compliquer la vie de nos agriculteurs, d'empêcher la construction de nouveaux sites industriels, de bloquer tous les grands projets d'infrastructure, d'ajouter toujours davantage de procédur d'interdiction, de contrainte administrative à ceux qui créent la richesse de notre pays.
Et quel est le résultat ? Nous produisons moins ici et nous importons davantage d'ailleurs. Nous imposons toujours plus de normes à nos agriculteurs pour ensuite remplir nos rayons avec des produits qui ne respectent ni nos standards environnementaux ni nos exigences sanitaires.
Quel est le bilan écologique de cette logique ? Il est catastrophique. La France possède l'une des agricultures les plus exigeantes au monde.
Elle dispose d'un atout sans équivalent avec notre industrie nucléaire pour décarboner notre économie. Son industrie est alimentée par l'une des électricités les plus décarbonées au monde. Produire en France, c'est moins d'émissions liées au transport.
Produire en France, c'est moins d'énergie fossile consommé ailleurs. Produire en France, c'est moins de dépendance. Produire en France, c'est plus de souveraineté.
Voilà ce que nous appelons le patriotisme environnemental. produire chez nous plutôt que dépendre d'importation polluante, relocaliser plutôt qu'importer, réindustrialiser plutôt que décroître. La véritable écologie ne consiste pas à opposer l'environnement à l'économie, ni à choisir entre l'industrie et le climat, entre l'agriculture et la biodiversité.
Elle consiste à nous permettre de continuer à produire en France. Voilà ce qui nous sépare, chers collègues écologistes, vous préposez vous proposez une écologie qui affaiblit la France. Nous défendons une politique environnementale qui s'appuie sur les forces de notre pays.
La France doit se préparer au changement climatique. Elle doit adapter ses infrastructures. Elle doit protéger ses citoyens les plus fragiles.
Elle doit investir dans son énergie. Elle doit renforcer sa sécurité civile. Elle produit elle doit produire davantage chez elle.
Mais elle ne le fera ni dans le désordre ni dans l'instabilité. Elle ne le fera pas avec des postures. Elle ne le fera pas avec des motions de censure à répétition.
Elle le fera avec des choix clairs. Le nucléaire, la réindustrialisation, le soutien à notre agriculture, l'innovation plutôt que la décroissance, la souveraineté plutôt que la dépendance, la responsabilité politique plutôt que les postures politiciennes. Pour toutes ces raisons, la droite républicaine ne votera pas cette motion de censure parce que la France a besoin d'un état qui protège et réponde à la crise.
Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député. La discussion est close.
Je vais mettre maintenant en voie la motion de censure. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle.
Il est ouvert pour une durée de 20 minutes et il sera donc clos à 16h30. La séance est suspendue. Sur la majorité absolue des membres composés l'assemblée 289 pour l'adoption 132.
La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée et la séance est levée.
Cyrielle Chatelain