Municipales : Visite de Marine Le Pen en Bretagne
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« À la suite de l'effondrement, enfin des grandes difficultés, on peut parler d'effondrement, je crois, de l'entreprise agroalimentaire »
- 1:57PrésentateurFait
« Le chômage, l'immigration, par l'intermédiaire de l'arrivée assez massive de Rome »
- 4:04PrésentateurChiffre
« Les exportations de bœuf en provenance du Canada vers la France, multipliées par 4 pour atteindre 65 000 tonnes »
- 4:11PrésentateurChiffre
« Les arrivées de porc passeront de 6 000 à 80 000 tonnes »
- 4:25PrésentateurFait
« Seront supprimées les barrières tarifaires et non tarifaires »
- 4:58PrésentateurChiffre
« D'ici 7 ans, c'est 95% du secteur agricole qui sera libéralisé entre le Canada et la France »
- 5:20PrésentateurChiffre
« le dollar canadien est 47% moins cher que l'euro »
- 8:52PrésentateurFait
« à cause de la violence de ceux qui, à nouveau, se déchaînent à l'extérieur »
- 11:53PrésentateurFait
« Ça a commencé par le refus des minarets »
- 11:59PrésentateurFait
« les Suisses ont décidé à nouveau de maîtriser leurs frontières, d'être libres d'être maîtres chez eux »
Temps de parole
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La région Bretagne, où nous avions une seule liste en 2008, va aligner dix listes cette fois-ci. C'est un début, mais c'est exceptionnel. Passer de une à dix listes, je crois que ça démontre la volonté d'implantation locale du Front National. Alors, des électeurs vont avoir la chance de pouvoir voter pour des candidats du Front National et du Rassemblement Bleu Marine. À Montstéru, avec Catherine Blain, qui est à mes côtés. À Saint-Brieuc, bien sûr, avec Pierre-Yves Lopin, qui est là aussi. À Brest, à Quimper, à Morlaix, à Rennes, à Fougères, à Saint-Malo, à Lorient et à Vannes.
Pour les malchanceux, ceux qui n'ont pas encore de liste dans leur commune, ceux qui ne saura tarder lors des futures élections, ils pourront se rattraper aux élections européennes, où je crois que la Bretagne va faire parler d'elle. Car je pense qu'il est passé le temps où l'UMP et le PS pouvaient vendre sa soupe, sa salade de promesses, d'engagement aux Bretons. Les Bretons sont en train de prendre conscience qu'ils ont été menés en bateau et que les conséquences de la politique, notamment de cette soumission systématique à l'Union européenne, ils vont être les premiers à en payer le prix, et un prix particulièrement coûteux.
À la suite de l'effondrement, enfin des grandes difficultés, on peut parler d'effondrement, je crois, de l'entreprise agroalimentaire, les Bretons ont vu arriver sur leur territoire et se développer des maux qu'ils connaissaient peu. Le chômage, l'immigration, par l'intermédiaire de l'arrivée assez massive de Rome, massive puisque dans un temps très court, et puis une multiplication de l'insécurité dont on aura beau essayer de nous cacher les chiffres, qui, en l'occurrence, est ressentie par tous les habitants de la région.
Alors, c'est peut-être notre première mission, dans toutes celles que nous avons à effectuer, en entrant dans les conseils municipaux, notre première mission, c'est de trouver la vérité et de la dire. Car je pense que c'est le premier aspect que l'on doit aux habitants, leur dire la vérité. Mais dire la vérité, c'est évidemment admettre que ceux qui nous ont dirigés ont échoué. C'est évidemment montrer l'importance de l'échec. Or, ils cherchent à camoufler cette situation. C'est ainsi, il n'y a pas que les chiffres qu'ils camouflent, d'ailleurs. Je remarque que, alors qu'ils sont en train de négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis, ça concerne bien sûr la Bretagne.
Au premier chef, eh bien, on n'en connaît pas le contenu. On négocie donc, on a eu donc une déclaration du président de la République, nous annonçant qu'il allait accélérer la négociation d'un rapport dont ni vous ni moi n'avons jamais vu une ligne. Mais ça ne semble déranger personne, pas plus que ça ne dérange qu'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada ait été signé sans que ni vous ni moi, alors que je suis, vous êtes journaliste et moi je suis député européen, n'ayons pu voir cet accord. Il est resté secret. Eh bien, je le dis solennellement aux Bretons. Cet accord, ces accords de libre-échange sont meurtriers pour l'économie de la région. Et je pèse mes mots.
Concernant l'accord de libre-échange avec le Canada, celui qui est signé déjà, Il va voir les exportations de bœuf en provenance du Canada vers la France, multipliées par 4 pour atteindre 65 000 tonnes. Les arrivées de porc passeront de 6 000 à 80 000 tonnes. Seront supprimées les barrières tarifaires et non tarifaires. Au passage, les consommateurs en seront quittes pour leur santé et pour leur sécurité alimentaire puisque toutes les normes non tarifaires disparaîtront. Bonjour, le poulet à l'eau de javel, le bœuf aux hormones et autres saloperies qu'on nous fera ingurgiter. Les pêcheurs se verront.
Les produits de pêche seront exemptés de droits de douane, notamment les crevettes surgelées, le saumon et le mackerel. D'ici 7 ans, c'est 95% du secteur agricole qui sera libéralisé entre le Canada et la France. Et il en sera probablement de même avec les États-Unis. Si à nouveau vous rajoutez à cette situation que le dollar canadien est 47% moins cher que l'euro, j'aimerais qu'on m'explique par A plus B comment est-ce que nos industriels, nos agriculteurs, nos pêcheurs vont bien pouvoir faire face à cette concurrence déloyale. Alors, oui, il y a un rapport entre les municipales et les européennes.
Oui, il y a évidemment un rapport entre les conséquences que les municipalités vont être obligées de gérer, conséquences de cette politique européenne, accompagnée et même promue par l'UMP et l'EPS. L'UMP et l'EPS, dont on peut juger maintenant avec le recul de la gestion des municipalités, gestion qui est toujours la même, ça consiste d'abord à se constituer une clientèle. Et on ne s'étonne pas après de voir que lorsque l'on leur parle d'économie, on a l'impression de leur dire un gros mot. Ils ne peuvent pas faire d'économie, puisque s'ils font une économie, ils font une économie sur leur clientèle. Donc, il ne leur reste que deux leviers, l'impôt et l'endettement.
Et c'est exactement ce qu'ils font dans l'ensemble des villes dont ils ont la charge. C'est exactement ce cercle vicieux que nous voulons rompre. Et pour cela, il faut que nous entrions dans les conseils municipaux. Nous ne nous arrêterons pas aux municipales. La fusée Front National a décollé. Et plus personne ne pourra, je le crois, l'arrêter, tant la force du bon sens qui préside à nos projets politiques va apparaître aux yeux des électeurs. C'est un retour massif de nos valeurs. C'est un retour massif du respect à l'égard des contribuables que nous appelons les électeurs dans cette campagne municipale.
J'ai bien compris que le mode de scrutin en municipal avait été conçu pour la bipolarisation de la vie politique. On est tellement confortable entre soi, hein, en couple, avec l'UMP, le PS, bras dans les bras. Eh bien oui, mais nous venons gêner un peu cette belle mécanique, c'est sûr, et nous nous maintiendrons partout où nous le pourrons. Car notre objectif n'est pas de servir de béquille aux uns ou aux autres. Nous ne sommes pas le modem, nous ne sommes pas le PC, nous ne sommes pas des mercenaires qui se vendent au plus offrant. Nous sommes une grande force politique d'espérance.
J'espère pouvoir compter de nombreux conseillers municipaux, y compris en région Bretagne, Terre de Mission, ce Grand Ouest, où nous avons eu du mal à nous implanter, eh bien, sera probablement le territoire qui nous apportera les plus fortes hausses électorales aux prochaines européennes. Bonsoir, quel plaisir d'être là en Bretagne. Car aujourd'hui, mesdames et messieurs, si certains de nos candidats n'ont pas pu boucler leur liste, c'est à cause de la violence de ceux qui, à nouveau, se déchaînent à l'extérieur, c'est à cause de ces intimidations perpétuelles, de ces dégradations qui sont commises, de cette ambiance de peur qu'ils font vivre à la Bretagne.
Mais ça n'a pas l'air de choquer la classe politique. Je n'ai pas entendu une seule condamnation des agissements de ces milices d'extrême-gauche quand ils ont détruit Nantes, quand ils se sont attaqués à Rennes, quand ils ont brisé nos permanences quatre fois de suite à Brest, mais aussi à Vannes, mais aussi à Nantes et à Rennes. Ah, mais ils sont où les Républicains ? Ceux qui donnent des leçons de valeurs républicaines à tour de bras, ceux qui se croient auto-républiques et à nous en exclure, alors que jamais nous n'avons, nous, jamais, pas une fois, organisé une manifestation pour empêcher un de nos adversaires politiques de parler.
Jamais nous n'avons organisé la moindre violence à l'égard de quelque adversaire politique que ce soit. Nous nous sommes présentés à toutes les élections. Nous sommes ceux qui plaidons pour la proportionnelle à toutes les élections, pour que tous les Français puissent être entendus, que chacun puisse se voir représenté en fonction des idées qui sont les siennes. Nous sommes donc les seuls, en réalité, à plaider pour le véritable pluralisme politique. Et ce sont nous qu'ils accusent. Ce sont nous qu'ils traitent comme des sous-citoyens, comme un sous-mouvement politique. Eh bien, j'espère que ce qui se passe en Bretagne va ouvrir les yeux de beaucoup de nos compatriotes.
La fusée Front National Rassemblement Bleu Marine a décollé, mes chers amis. Et je puis vous dire que plus rien ne pourra l'arrêter. Et c'est pour ça que vous sentez une fébrilité du système. Ils en sont même allés. Allés rechercher en Suisse ce pauvre Noah qui a oublié sa paire de chaussures pour venir faire une piteuse sans son, probablement faite en une demi-journée tellement c'est mauvais. Et pour venir dire « Oh là là, ils ne sont pas beaux, le Front National, c'est des méchants et il ne faut pas voter pour eux. » Je vous rappelle que Yannick Noah avait dit que si le Front National arrive au pouvoir, il quitterait la France. Donc vous savez ce qu'il vous reste à faire ?
Il faut peut-être lui offrir le retour pour la Suisse.
Enfin, quoi que je ne suis pas sûr que la Suisse ait envie de lui, en l'occurrence. Parce que les Suisses sont quand même un peuple sage. Ils nous le démontrent à peu près régulièrement par des votations et référendum après référendum. Ils mettent tranquillement en place ce qui ressemble quand même fichtrement au programme du Front National. Ça a commencé par le refus des minarets.
Ça a continué par le renvoi des étrangers condamnés à des délits ou à des crimes par ce référendum où les Suisses ont décidé à nouveau de maîtriser leurs frontières, d'être libres d'être maîtres chez eux et à mettre en place la priorité nationale, c'est-à-dire la mesure de bon sens qui consiste à accorder la priorité d'emploi. Ils peuvent toujours y aller de leurs adjectifs, de leur mépris. Nous nous moquons de cela car nous nous avançons pas pour nous-mêmes. Nous avançons pour ceux qui nous ont précédés et nous avançons pour ceux qui nous succéderont.
Les amis, je conclurai par une très belle phrase qui était sur la première page d'un des livres de Jean-Marie Le Pen et qui disaient « Pour que ton sillon soit droit, accroche ta charrue aux étoiles ». C'est exactement ce que nous allons faire. Merci de vous battre. Merci de vous battre pour notre pays. Merci d'apporter les victoires de demain et d'après-demain et d'après-après-demain. Merci de votre patriotisme. Merci de votre ferveur.
Marine Le Pen