Remaniement : toujours la même histoire ?
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les matins de France Culture Guillaume Herner voilà nous avons un nouveau Premier ministre et celui-ci se nomme Gabriel hatal que faut-il attendre de cet homme pour en parler nous sommes en compagnie de Nicolas Rousselier bonjour Nicolas Rousselier vous êtes historien professeur d'histoire politique à science pour on vous doit notamment un livre qui est désormais un classique la force de gouverner le pouvoir exécutif en France aux éditions galimar claire Gatinois bonjour vous êtes journaliste au service politique du monde comment pourrait-on présenter Gabriel Atal alors Gabriel Atal est de fait présenté par par l'Élysée un peu comme l'incarnation de la génération Macron euh c'est-à-dire que c'est euh un un homme jeune euh incarnation de de l'audace de et et surtout euh effectivement qui correspond tout à fait à en fait au profil un peu macroniste dans son son parcours idéologique c'est-à-dire c'est quelqu'un qui vient de la gauche qui a été conseiller de marieol Touren qui a milité au Parti socialiste euh dans sa première jeunesse on peut dire et qui et qui aujourd'hui au sein du gouvernement et en particulier lorsqu'il a pris la tête de l'éducation nationale en juillet dernier a mis en œuvre une politique qu'on pourrait plutôt euh qualifier de droite avec d'entrer interdiction de la BAA avec un discours très axé sur l'autorité le retour de de l'autorité du professeur des savoir donc il montre un petit peu cette cette maléabilité idéologique des de la macronie maléabilité ou alors transport de la gauche puisque effectivement il l'a été il a été formé par un certain nombre de Cassi du du PS dont Jean-Christophe Cambadélis et puis aujourd'hui le voici Gabriel Atal disiez-vous claire gatinau défendre des idées ou une politique plutôt de droite est-ce que ça par exemple c'est l'un des signes de reconnaissance du macronisme euh tout à fait puisqu'en plus en fait il correspond il colle tout à fait à la politique d'Emmanuel Macron qui de la même façon est venu de la gauche ancien ministre de François Hollande ancien secrétaire général adjoint de de l'Élysée qui progressivement c'est de plus en plus cranté vers la droite jusqu'à cette fem fameuse loi immigration qui a qui a choqué y compris les les macronistes d'origine qui étaient plutôt issu de de cette gauche sociale un peu stroscanienne donc Gabriel Atal en fait l'opposition qualifie déjà de mini Emmanuel Macron euh ce qui est pas forcément très très gratifiant mais en tout cas qui correspond effectivement à cette à à ce parallèle qu'il a entre la la carrière des deux hommes et en tout cas entre le dans cette capacité qu' a eu Gabriel Atal euh de naviguer avec des idées de droite euh et avec des symboles de de dont s'est emparé la droite on pense notamment à à son expérimentation sur l'uniforme à l'école euh qui euh qui qui qui qui plaise tout à fait par exemple au Républicain Nicolas roussolier est-ce que c'est un signe d'habilité politique de dissolution de l'idéologie dans justement cette sphère donc du tactique ou bien autre chose ah non c'est beaucoup plus que de la tactique en fait il faut remonter euh au logiciel initial du macronisme le mot clé c'est le mot de de dépassement plus encore que en même temps euh le le dépassement politique donc je pense que ceux qui sont entrés en macronie comme Gabriel Atal très tôt savaient où il mettaient les pieds euh ils sortent du PS c'est pas un hasard il sort du PS pour faire autre chose et donc c'est un dépassement politique depuis 2017 je pense que la caractéristique aussi historique maintenant on peut faire un peu l'histoire du macronisme on a 7 8 ans de recul prudemment bon le la carité du macronisme c'est l'exercice du pouvoir beaucoup plus que l'application d'une doctrine il y a pas une doctrine politique si vous voulez quand on fait à une perspective historique on a tel ou tel isme qu'on peut associer à une doctrine bien sûr socialisme là c'est plus le cas ils sortent d'un parti qui s'appelé socialiste c'est pas pour faire un nouveau un nouveauisme donc l'exercice du pouvoir a tendance à tout prendre et cet exercice du pouvoir c'était c'était ça qui était en fait théorisé par par Macron ou maintenant par Gabriel Atal c'est finalement à chaque dossier sa vérité donc il peut y avoir un dossier par exemple la BAA ou l'uniforme qui porte si je puis dire à droite mais il peut y avoir d'autres dossiers transition écologique ou autre qui porte à gauche bon vous me direz qu'il y a plus de choses qui portent à droite qu'à gauche depuis quelques temps certes mais le macronisme c'est ça donc il y a pas à s'étonner d'une évolution d'un d'un Gabriel Atal de la gauche vers la droite puisque finalement il voulait en sortir ce qui est intéressant en fait c'est la filière de recrutement c'estàd qu'en fait un Gabriel il est recruté justement par rapport à l'exercice du pouvoir il ne représente pas une tendance d'un parti politique pourquoi parce qu'il y a plus de parti politique enfin j'allais dire digne de ce nom il y a plus de parti politique à l'ancienne où vous aviez des congrès avec des tendances comme le l'ancien PS de la grande époque si je peux dire et des tendances dont chaque leader peut être recruté là c'est pas ça donc il y a une façon de recruter un premier ministre très nouvel claire gtinois est-ce que tout cela se justifie est-ce que tout cela donc explique la lenteur du remanimement puisque il y avait semble-t-il un calendrier ou en tout cas un timing des horaires qui n'ont pas été tenus pourquoi selon vous euh ben un petit peu toujours pour les même raison c'est-à-dire que Emmanuel Macron fait toujours montre de sa détermination de sa volonté d'aller vite de montrer que c'est lui qui détient les les clés du pouvoir et c'est lui qui décide euh d'où d'où sont surnom de de Jupiter et et en fait il il arrive toujours un moment où la réalité ce se rappel à lui c'est-à-dire qu'il a la tête d'une non seulement d'une majorité relative mais aussi d'un camp présidentiel composé de différentes quand même tendances avec notamment les ténors du MoDem et et le patron François berou qui tient à conserver son influence avec ce ce bagage historique qui est que François berou a quand même été la clé de l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 et Emmanuel Macron sans et alors en politique on a on a de la gratitude euh on a de la gratitude intéressée c'est-à-dire que si François berou tout d'un coup décide de de de quitter le le camp présidentiel Emmanuel Macron l' d'autant plus aujourd'hui où où il dispose d'une majorité relative à à l'Assemblée nationale Emmanuel Macron est condamné à l'impuissance qui est son ça hantise absolu donc et François beou était hostile à la nomination de Gabriel Atal François berou était alors il s'en défend mais il était hostile à à la nomination de de Gabriel Attal lui son candidat favori c'était Julien de Normandie un haut fonctionnaire au profil beaucoup plus techno que politique donc on peut imaginer que Julien de Normandie aurait permis justement à François Berrou de pouvoir un peu davantage tirer les ficelles dans les coulisses pour faire valoir ses idées si Julien de Normandie avait été nommé à Matignon et euh et et Gabriel Atal convient peu aussi à Édouard Philippe qui voit dans ce ce jeune ambition ambitieux pardon très habile avec les médias très politique un rival potentiel en en moins de 6 mois à l'éducation nationale Gabriel hatal a réussi à tutoyer Édouard Philippe dans les sondage alors que le maire du Havre aait construit sa stature politique euh pas laborieusement mais en tout cas au fil des ans et qu'il essaie de de se construire un personnage solide et là tout d'un coup en en quelques semaines on voit on voit ce rivale se pointer quoi Nicolas Rousselier un un commentaire sur la façon dont Emmanuel Macron choisi ses premiers ministres puisque là aussi on a désormais un historique oui alors il y a il y a un atout en fait dans le macronisme c'est qu'effectivement du coup avec une doctrine qui n'est pas vraiment caractérisée il y a une souplesse dans dans le choix donc on peut choisir aussi bien des haut fonctionnaires pas forcément très connus comme comme Jean Castex ou bien qu'elle un personnage beaucoup plus politique puisqueon on ne cesse de le dire hein depuis la nomination et à juste titre que Gabriel Atal a un profil plus politique donc d'un côté c'est c'est un atout de de de souplesse finalement ça élargi ça élargit le choix la palette mais d'un autre côté je je me répète ça c'est c'est ça qui est aussi très nouveau c'est que euh c'est un cout certain d'avoir placé Gabriel Atal là où il est mais on a du mal à en définir la la le contenu politique c'est-à-dire qu'en fait il y a un coup certains diraient un coup de communication bon c'est un peu superficiel de de de séparer communication et politique de nos jours hein mais bon un coup de communication mais on a du mal en fait à associer la nature politique à à ce coup de nomination et justement le fait qu'il ait pu hésiter entre des profils aussi différents puisque Julien de Normandie est peu connu et le fait qu'il est crub bon donc de de remplacer Elisabeth bornne qui avait plutôt un profil de technocrate par un autre technocrate qu'est-ce que ça signifie selon vous bah cela signifie probablement que le recrutement la filière de recrutement par par les cabinets parce que vous parlez de Madame borne on se forme par la l'activité dans les cabinets ministériels donc effectivement c'est la on peut dire technocratie mais le terme est trop vague c'est c'est beaucoup plus précis on est on est à la charnière du politique et de l'administratif donc on voit beaucoup de choses sur l'administration mais on n'est pas forcément bon bon communiquant c'est pas sur le critère de communication qu'on est recruté comme chef de C chef de cabinet directeur de cabinet tis que là à tal c'est finalement madame disait c'est un peut-être le seul ou un des seuls produits politiques du macronisme la génération Macron claire Gatinois parce que dans ces conditions le Canard Enchaîné d'ailleurs le dit jusqu'au bout semble-t-il Emmanuel Macron a hésité à ne pas tout simplement maintenir ellisabeth borne à matigon euh alors je crois de de de ce que j'ai voilà de sources élyséenne qu'Emmanuel Macron était déterminé à à se séparer d' d'Élisabeth borne et Monsieur rousle disait tout à l'heure en fait on sait pas très bien pourquoi le quel était le sens politique finalement parce que Elisabeth borne a réussi dans la mission qu'Emmanuel Macron lui a confié elle a on l'a beaucoup dit avaler beaucoup de couleœuvre puisqu'elle se présentait comme une femme de gauche et elle a mené une politique plutôt plutôt de droite ou en tout cas pas pas très sociale avec d'abord la réforme des retraites puis ce cette cette loi immigration qui empreunte quand même beaucoup de thèmes à l'extrême droite et notamment cette notion de préférence nationale euh donc pourquoi se séparer d'Élisabeth borne euh à à plané dans l'atmosphère l'idée qu'Emmanuel Macron voulait son confort personnel en fait il s'entendait pas très bien avec Elizabeth borne il voulait quelqu'un avec qui la complicité serait serait plus plus aisée et et puis il y a ce il a il y a cette crise euh de liée au projet de loi immigration qui fracture et qui déchire complètement le camp présidentiel où sortent quand même des macronistes historiques tel PhIP pardon Philippe grjon qui qui vient de qui vient quand même de de la gauche sociale donc là Emmanuel Macron se rend compte qu'il est obligé de d'agir de faire quelque chose pour impulser un nouveau souffle claire Gatinois journaliste au Monde Nicolas Rousselier historien on se retrouve dans une vingtaine de minutes pour évoquer ce que Gabriel Atal va faire à Matignon 6h30 9h les matins de France Culture Guillaume Herner quel bilan pour Emmanuel Macron et ellisabeth born pour en parler nous sommes en compagnie de Claire gaâtinois journaliste au service politique du monde mon camarade Jean lesmaris et Nicolas Rousselier historien professeur d'histoire politique à sciencep on vous doit la force de gouverner le pouvoir exécutif en France aux éditions galimar alors justement ce pouvoir là borne un bilan Nicolas Rousselier si vous deviez nous dire quelle fut sa pratique du pouvoir je dirais du point de vue des institutions et de sa pratique institutionnelle qu'il y a ce contraste entre ce qu'elle a constamment mis en avant à savoir qu'elle avait réussi à faire des majorités d'idées c'est elle a réussi à faire travailler le Parlement sur un grand nombre de textes elle dit 50 ou 60 lois qui ont été voter malgré la difficulté c'estàdire malgré la majorité relative donc à l'été 2022 quand on on prédisait le pire pour ce nouveau Parlement on a beaucoup exagéré c'est du cabotage hein c'est-à-dire que effectivement c'est de l'Ikea c'est-à-dire on prend on bricole alors et c'est là la limite c'estàd que ce bricolage ne passe pas la rampe c'est ce bricolage n'a pas imprimé dans le public parce que ce qui a imprimé dans le public c'est au moment des lois de finances et pire au moment de la réforme de retraite je dégagne le 493 donc le 493 n'a jamais eu autant de succès public si je peux dire n'est jamais aussi bien connu des Français que que que queavant donc tous les Français sont devenus constitutionnalistes grâce à au dégainage le fait d'avoir multiplié 493 mais justement vous il es un peu plus que nous constitutionnalistes oui c'est c'est c'est on peut dire en essayant de prendre du recul c'est c'est un peu injuste probablement pour pour Madame born parce que elle a fait le job mais probablement que cette idée que on fait le job on se met finalement dans une fiche de poste un peu comme dans une entreprise donc on remplit un cahier deschart qui a été fixé par quelqu'un d'autre et on fait pas autre chose c'est probablement là ça sa faiblesse c'est c'est c'est finalement de pas avoir su se distinguer du président ou ne pas avir avoir su vendre disons cette cette réussite parlementaire voyez quand je dis rite parlementaire c'est un paradoxe plein de gens pourrai dire bah non la loi d'immigration c'est affreux et c'est un échec et justement la loi d'immigration c'est quoi c'est le moment où le gouvernement n'est plus législateur c'est le gouvernement ne manage plus le Parlement des rails euh desrailes dans sa capacité à contrôler le Parlement et je pense que c'est ça qui a mis à mort entre guillemets politiquement madame borne pour Emmanuel Macron c'est qu'Emmanuel Macron a probablement détesté se faire imposer euh une loi qui est maintenant votée et qui sera peut-être retoqué par le Conseil constitutionnel mais qui est une loi dans le dans laquelle il y a plusieurs articles qui sont euh que que Monsieur Macron rejette donc euh madame bord je pense restera comme l'un des cas de Premier ministre effectivement euh qui a R un rôle mais un rôle enfermé dans la technique gouvernementale claire gaâtinois qu'en pensez-vous justement de ce bilan d'Élisabeth borne alors j'ai l'impression qu'Élisabeth borne a fait elle-même le bilan de son action là de ces de ces 20 mois à Matignon lorsqu'elle a expliqué au lendemain de de l'adoption du projet de loi immigration qu'elle était gorgé du sentiment de devoir accompli c'està-dire qu'on a une une première ministre monsieur Roussel l'expliquait très bien tout à l'heure qui euh qui exécute et qui et qui en fait met de côté tout éventuelle conviction politique alors que elisabetborne se présente au moment de la passation de pouvoir avec Jean Castex issu de la droite elle se présente comme une femme de gauche mais elle applique la politique d'Emmanuel Macron qui consiste en fait au pragmatisme c'est-à-dire je pioche les euh les textes qui selon moi conviennent le mieux à à à au volonté de de l'opinion publique euh et effectivement elle elle reste la première ministre du 493 non pas seulement parce qu'elle a parce qu'elle a déclenché plus d'une vingtaine de fois et notamment au moment de des budgets mais parce qu'elle a déclenché surtout au moment de la réforme des retraites et à ce moment-là le 493 devient un objet politique et ellisabeth borne est marquée par ce ce 493 qui est le symbole finalement de de de l'autorité et de la l'exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron et il y a aussi et Monsieur rousley l'expliquait bien tout à l'heure cette ce sentiment finalement d'un d'un pouvoir qui na viig à vu c'est-à-dire qu'elle fait 60 textes mais on ne comprend pas du tout la logique on ne sait pas du tout où Emmanuel Macron veut nous conduire il y a pas de cap il y a pas de récit et donc on sent en fin de d'année 2000 2023 Emmanuel Macron qui qui quasiment panique en se disant voilà il y a un écart assz vertigineux dans les sondages entre la liste du camp présidentiel pour les élections européennes et celle du rassemblement national et Emmanuel Macron se sait grignoté par par les opposants et redoute d'être condamné à l'impuissance et de finir son quinquena comme un Jacques Chirac dépint en roi fénéant jeanl mararie votre bilan à vous oh sans faire un bilan global et puis je le fais un peu chaque matin je l'ai fait un peu chaque matin au au fil des derniers mois mais je voudrais rebondir à la fois sur ce que disait Nicolas Rousselier et sur ce que Claire Gatinois vient de dire sur la multiplication des 493 parce que il faut vraiment comprendre que ça a laissé des traces considérable et dans l'opinion et à l'Assemblée nationale parmi les députés parce que ce qui est en cause le point d'interrogation c'est le rôle du Parlement à quoi ça sert à quoi ça sert d'élire des députés quand on est député à quoi ça sert de voter de débattre parfois pendant des dans des conditions extrêmement difficiles dans une tension extrême qu'on a relaté ici jour après jour avec une assemblée extrêmement polarisée c'est ça qui est en jeu aujourd'hui et et je crois effectivement qu'Élisabeth borne lorsqu'elle a exprimé son sentiment de devoir accompli essayit de justifier d'une certaine façon la critique principale qui lui été faite malgré ces quelques dizaines de textes adoptés avec une majorité elle les a mis en avant la présence de ces 23 493 seulement en quelques mois là c'est un point central Gabriel a donné quelques indications hier lors de la passation de pouvoir en se tournant bon c'est peut-être de pure forme mais c'est intéressant vers l'opposition en disant qu'il allait écouter en suretournant aussi et ça c'était très attendu dans la majorité vers les députés de son propre camp en disant aussi je vais vous vous écouter vous allez compter vous serez là le gouvernement ne va pas travailler sans vous bon mais qu'est-ce qui prouve Nicolas Rousselier que aujourd'hui avec Gabriel Atal la pratique du pouvoir soit modifiée ben moi je trouve que ce qui est quand même intéressant y a beaucoup d'auditeurs qui pensent peut-être que ce remanement c'est c'est pas très important c'est de la com et que ça n'embrille pas sur le réel en tout cas il y a beaucoup de journaux qui le pensent plutôt c'est tout à fait logique de de si vous voulez de de médire ou de de de de repousser ça d'une pichnette mais de relativiser de relativiser mais il faut quand même faire bien bien attention à une chose c'est que changer de Premier ministre c'est pas changer de collaborateur moi je vais contre l'idée que le premier ministre est devenu un collaborateur et que finalement même l'idée un peu simple de hyper président soit soit valable pourquoi parce que il faut rappeler des choses un peu simples mais le Premier ministre est le seul et pas le président à aller à l'Assemblée à l'Assemblée il faut faire voter des lois je dirais d'un point de vue un peu technique c'est ce qu' a fait plutôt bien madame borne mais il faut aussi embarquer faut embarquer sa majorité il faut embarquer ses partenaires pourquoi pas élargir sa majorité par l'éloquence aussi l'éloquence politique donc Gabriel àal on peut essayer de de le créditer de ça peut-être que ça marchera pas pourrait ramener l'éloquence au centre de la politique deuxième chose euh un premier ministre c'est lui qui mène aussi des campagnes électorales il va pas être tête de liste de du camp présidentiel aux européenes mais il sera de fait le chef de fil le leader politique un leader politique ça fait des meetings ça va faire des débats télévisés c'est Atal qui fera des débats télévisés contre Bardella ou d'autres euh c'est pas le président de la République donc on a oublié un petit peu dans l'expression qui est valable pourtant l'expression de monarchie républicaine on a oublié aussi l'idée que le président est un monarque et monarque ça veut dire celui qui se retire de l' reine qui prend de la distance qui ne se mouille pas les mains qui ne va pas qui met pas la main dans le cambouille donc c'est hatal qui va faire le cambouille et ça va et et en ce sens ça donne de la substance au rôle de premier ministre après ça marche ça marche pas j'en est Marie mais Nicolas rosselier vous croyez vraiment que le Président de la République va cesser de mettre les mains dans le camboui il ne fait que cela il règle le moindre boulot oui bien sûr il fait la stratégie il définit le cahier des charges la feuille de route mais il n'empêche que vous avez c'est un peu comme au théâtre vous avez un vrai rôle substantiel du Premier ministre on est dans une monarchie à deux têtes à double exécutif bien sûr il y a une hiérarchie entre les deux et vous avez eu raison dans votre papier de peut-être pas jumeau d'ailleurs c'est plus un mentor et un petit frère hein donc je préfère petit frère que jumeau et c'est assez nouveau puisque maintenant c'est c'est c'est Macron qui va jouer jouer le rôle de mentor donc de plus âgé par rapport à à plus jeune mais une autre remarque que l'on peut faire c'est cette idée de vision du monde c'estd il faut un cap il faut une vision du monde il faut se poser à la question de savoir si c'est pas une réflexion de vieux si vous me permettez Jean les Marie et ça vaut évidemment encore plus pour moi une réflexion de vieux c'estàd de personnes qui ont été habituées aux années 70 années 80 90 où la politique est attendue pour produire une vision par exemple changer la société changer la vie pour remonter à à des choses anciennes or là est-ce que le macronisme a inventé une politique pour le 21e siècle je délire un peu hein mais disons par pragmatisme et effectivement la politique est une façon de passer d'un dossier à un autre c'est c'est pas très très flamboyant comme comme façon de faire mais surtout est-ce que c'est véritablement très nouveau Nicolas Rousselier parce que on a accusé beaucoup de présidents récents d'avoir fait cela av vous aviez la trè République dans la 3e république de Gambetta à valde crousseau vous aviez cette idée qu'il fallait qu'il n'y avait pas une question centrale he Gambetta avait dit il y a pas une question sociale il y a des questions sociales et il avait dit je vais prendre dossier par dossier ceci dit la 3è République était émancipatrice sur le fond mais même la 5e avec Nicolas Sarkozi et la fameuse triangulation est-ce que ça n'était pas déjà le fait qui conséquence beaucoup plus large de de la fin des idéologies des systèmes qui fait que les politiques sont dans l'administration des choses oui sauf sauf que Sarkozi avait encore ses punchlines sur le travail le travail qui doit rapporter quelques punchlin et il avait la suite du gaulisme et le gaulisme lui porte finidemement cette vision de la France de la grande France peut-être que c'est d'ailleurs ça qui est encore dans le macronisme mais Claire gaâtinois question de vieux Gabriel hatal va devoir faire de la politique de la politique notamment parce que il y a cette situation on par Parlement et parmi les critiques qui lui sont adressées il y a le fait d'être peu outillé puisque on a un homme qui n'a pas été élu et qui dès lors pourrait avoir quelques difficulté à à faire ce que pourrait faire un vieux briscard de la politique alors il y a un vrai enjeu effectivement et notamment vis-à-vis de sa majorité mais aussi vis-à-vis de ses ministrrees euh on a beaucoup jazé hier sur sur la photo qu'a publié Bruno Lemaire sur les réseaux sociaux le montrant tenant Gabriel Attal par l'épaule le tutoyant euh qui montre qu'effectivement la jeunesse de Gabriel hatal peut être compliquée aussi pour s'imposer au sein même du du gouvernement vis-à-vis de ces poids lourds comme Bruno Le Maire à Bercy ou comme Gérald armanin au ministère de l'intérieur des politiques plus madrées qui peuvent déjà préparer des coups pour pour la suite et préparer fourb leurs armes pour pour 2027 et sabonner des planches éventuellement exactement donc euh Gabriel Atal arrive quand même dans une situation où effectivement il aborde quand même la face nord du du quinquena donc ça va être extrêmement compliqué compliqué pour lui et on le disait tout à l'heure il arrive avec une majorité complètement fracturée assez traumatisé par ce qui s'est passer par le le projet de loi immigration donc il va devoir essayer de montrer euh aux macronistes historiques qui se sentent complètement trahis euh par par ce par ce texte euh que euh euh que le macronisme existe encore et que on est toujours dans le dépassement et qu'on n' pas renoncé aux idéaux d'origine et puis il y a aussi des Français parce que euh on considère que le macronisme a euh manqué de personnes qui étaient capable de de prendre le pou du pays est-ce que vous pensez que Gabriel Attal est capable de prendre ce poula c'est c'est sans doute une des des grandes interrogations que coruront qui suscite en fait parce que voilà il est très jeune il est un un pur politique effectivement il fait pas partie de ces vieux briscards qui ont arpenté le pays de long en large et en travers non mais d'ailleurs là aussi dans les commentaires qui sont fait on a signifié que son trajet de l'École alsacienne à Matignon était un trajet qui demeure dans les mêmes arrondissements Parisi tout à fait il incarne l'élite l'élite parisienne le garçon bien né donc voilà il a essayé de casser un petit peu cette image lorsqu'il a fait cette émission de 7 à 8 où il racontait le harcèlement dont il avait fait l'objet à l'école où il a révélé de façon très très ouverte en fait la son homosexualité et tout tous les difficultés que personnelles que ça avait pu New York Times aujourd'huis c'est même le titre du du du New York Times alors c'est assez intéressant si vous me permettez c'est que c'est qu'on peut imaginer en fait que que cette cette interview confidence et est peut-être le fruit des conseils que lui a donné Nicolas Sarkozi parce que Gabriel Atal comme beaucoup de de politiques aujourd'hui y compris issu de la gauche au sein de de la macronie est fasciné par l'ancien président de la République il a fait un déjeuner à avant avant l'été avec avec Nicolas Sarkozi qui lui a conseillé avant tout d'être très sincère on se souvient de la mise en scène de du divorce de Nicolas Sarkozi estce que Nicolas Sarkozi était très sincère en tout cas il est allé un petit peu son sa vie privé voilà donc Gabriel Atal l'a fait effectivement pour craquer un petit peu le vernis justement du de un peu de de de ce monsieur parfait quoi euh mais mais effectivement ça va être extrêmement extrêmement compliqué pour lui et je je pense que c'est c'est sans doute pour ça aussi qu'il a rappelé que son objectif à lui était de de sa préoccupation visait les classe moyenne qui montre voilà qu'il est qu'il est conscient de tous les problèmes de la réalité des Français du quotidien il parlait dans son lors de sa passation de pouvoir de ces Français qui ne s'y retrouvent pas qui travaillent et qui sont qui peuvent être nourris par une forme de de rancœur qui n'arrive pas à boucler les fin de mois en résumé Nicolas Rousselier même chose sur le fait d'avoir un homme qui est très différent probablement de de de beaucoup de personnages politique traditionnel alors on peut peut-être le rapprocher de Nicolas de Fabius Laurent Fabius qui était considéré comme étant lui aussi bien né demeurant dans les mêmes arrondissements parisiens et peut-être trop éloigné du pays réel ce qui lui avait fait faire quelques tours de de Paris en deux chevaux apprécier les carottes râppé bref on se souvient de ces commentaires là oui tout tous ces handicaps dont on parle par rapport à l'origine sociale le parcours de l'École alsacienne jusqu'à sancep sont sont réels mais je crois que Gabriel Atal s'est fait connaître là justement dans les derniers mois par une question de méthode c'estàd que dans les derniers moisf en gros l'automne et puis le début de l'hiver on a eu deux choses d'abord on a eu le fait que la voix parlementaire c'est c'est à déraillé et devenu une impasse ou en tout cas un labyrinthe très compliqué pour le gouvernement c'est la Loi de l'immigration et et ce qui est marrant c'est qu'au même au même moment par contraste on a l'émergence en gros Gabriel Atal casse le plafond de verre et et devient très important en tout cas dans les sondages il faut faire attention à la méthode c'estàdire que il a réussi cette méthode non pas du temps en allant au Parlement faire des lois sur l'éducation il a pas eu besoin de faire une loi pour le groupe de niveau il a pas eu besoin de faire une loi pour la BAA il fait des décrets des circulaires des arrêtés donc ici on a un enjeu entre la démocratie par la loi et le gouvernement par décret et je me demande si c'est pas ça qui est promu aussi à travers Gabriel Atal par Emmanuel Macron c'est de dire lui il a réussi sur des choses qui sont si vous voulez un peu comme la l'acuponcture c'est peut-être des éléments assez restreints mais qui ont marqué en tout cas l'opinion donc en fait il y a la question aussi de savoir si le régalien une méthode régalienne est en train d'être promu on pourrait dire pour créditer en en tout cas puisque c'est le début on peut créditer Gabriel Atal dire disons ce serait un état régalien à visage humain par rapport à des techno pur qu'en pensez-vous Jean lesmaris ça peut faire ça aussi puisqu'on on fait le jeu des ressemblances et des différences entre le chef de l'État et le nouveau Premier ministre une une différence avec Emmanuel Macron qui effectivement a toujours lui aussi prené un pragmatisme l'efficacité le concret et cetera mais qui est accompagné depuis des amés d'un d'une image assez assez technocratique aussi hein c'était merci c'était tout ça et cetera Gabriel Atal sera-t-il présenté à cet égard un autre visage on va voir un gouvernement alors pour l'instant celui-ci n'a pas été nommé bien sûr cler Gatinois on a entendu tout à l'heure que Gérald d'armanin dans l'entourage de Gérald d'armanin et on expliquait que celui-ci était maintenu à son poste autrement dit ce qui ce qui en soi permettez-moi est quand même assez assez rquambolesque c'est quand même le ministre qui annonce par son cabinet son maintien son propre maintien au gouvernement pourquoi d'après vous parce que euh je pense qu'il y a beaucoup de de questionnements euh justement sur la fidélité de certains poids lourds euh qui peuvent s'interroger euh sur sur l'opportunité en fait et l'intérêt politique ilils ont à se maintenir dans la barque macroniste au moment où elle commence à prendre l'eau donc Gérald armanin signifie bon vous pouvez imaginer que euh que je vais prendre la tangente pour euh euh pour fonder ma ma propre boutique et courir vers la présidentielle la prochaine présidentielle euh là il dit non je veux encore rester au gouvernement l'heure n'est pas venue Bruno Le Maire a fait part également de son bonheur d'être ài donc on peut imaginer qu'il va y rester tout à fait et je pense que c'est un signal aussi parce que ça montre qu'effectivement euh il va y avoir un grand chambardement en tout cas c'est ce qui est attendu s'il n'a pas lieu je pense qu'il y aura une une grosse déception parce que il y a eu cet effet Gabriel Attal qui a stupéfait pas mal de de commentate donc il faut poursuivre en fait le mouvement et là se joue finalement vous en parlez tout à l'heure le la capacité d'Emmanuel Macron à à avoir cette espèce d'élexir de jouvance qui pourrait le relancer et on entend beaucoup parler de ce fameux gouvernement resserré dont on a cessé de de de parler lors de lors des précédents remanements Jean les Marie je crois vous avez fait un billet sur le gouvernement resserré vous croyez clair à un gouvernement resserré on entend ça évidemment à chaque fois à chaque remanement et depuis toujours exement tout le monde Rican moi je sais pas si je dois y croire nous c'est pas notre non non je sais pas si je dois je sais pas si je dois y croire ou si je ne dois pas y croire mais en nomant Gabriel Atal alors que François berou voulait Julien de Normandie il a dit voilà je c'est moi qui décide je ne me fais pas tordre le bras donc maintenant s'il parvient à faire un gouvernement resserré ce sera la poursuite de cette volonté de montrer qu'il n'est pas dans l'impuissance et que c'est lui qui décide parce que jusqu'à présent pourquoi il y a pas eu ces gouvernements resserré notamment parce que il y a Édouard Philippe et il y a François berou qui disent ah oui mais il faut respecter l'équilibre de du comp présidentiel j'ai besoin de tant de de ministres de mon camp et cetera et on se retrouve avec avec un gouvernement à 43 ministres dont les 3/4 sont parfaitement inconnus du grand public Nicolas Rousselier un mot de conclusion oui c'est pas pour terminer sur une note sombre mais c'est vrai que gouvernement resserré moi en histoire ça me fait penser au gouvernement de guerre c'estàdire que historiquement le moment où on a resserré le nombre de ministres cétait pour l'effort de guerre 1916 ça a commencé c'est les Anglais qui ont commencé avec Lord George et ensuite aristi brillant qu' qu'on ne connaît pas forcément sur ce rôle l'a fait aussi en 1916 en France puis ensuite bien sûr clémenceo donc regardez que les mots qui ont été utilisés aussi bien par Monsieur Macron que Gabriel Atal c'est le terme de réarmement par exemple audace réarmement autorité et donc là et c'est vrai que l'actualité internationale n'est pas là pour nous rassurer ou pour nous faire penser que la guerre recule donc j'exagère peut-être un petit peu mais il y a il y a cette idée en tout cas le vocabulaire de d'Emmanuel Macron est depuis le départ un vocabulaire on pourrait dire réarmement et régénération alors régénération c'est un terme révolutionnaire le livre de Macron au tout départ avait été révolution bon ça peut faire rire évidemment mais le terme régénération est de 89 merci à tous les trois Jean les mararis Nicolas Rousselier je rappelle le titre de votre ouvrage La force de gouverner le pouvoir exécutif en France c'est aux éditions galimar claire gaâtinois on vous retrouve dans les colonnes du Monde
Gabriel Attal