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interviewFrançois Ruffin· 9 novembre 2025 42 min

Il ne faut pas que l'arbre Shein vienne masquer la forêt de la mondialisation !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Notre invité c'est François Ruffin. Bonjour François Ruffin.

Bonjour député debout de la Somme. Vous êtes apparenté au groupe écologiste et socialiste. On va bien sûr avec vous évoquer cette question notamment de la défense des industries françaises.

Qu'est-ce qu'on fait par exemple contre des plateformes comme Chine dont on a parlé ces derniers jour ? On parlera aussi de la question de la laïcité. Vous nous direz aussi pourquoi à vos yeux vous êtes celui qui est le mieux placé pour représenter la gauche en 2027.

À mes côtés pour vous interroger, Anne Sora Dubois, éditorialiste BFM TV. Bonjour Anne et Lucy Robkin, directrice déléguée rédaction de la tribune, la tribune dimanche qui est le partenaire de BFM politique mais d'abord le gouvernement qui passe donc une première haie dans ce débat budgétaire puisqu'hier et bien l'Assemblée nationale a approuvé de justesse mais a approuvé la partie recette du projet de loi de financement de la sécurité sociale. 176 voix pour, 161 contre. le RN, LFI ont voté contre.

Vous vous êtes abstenu. Pourquoi vous êtes absten contexte ? C'est quasiment à votre pour.

Vous êtes d'accord avec ce projet du gouvernement ? Euh, d'abord, je je vous remercie pour votre présentation tout à l'heure parce que euh je viens à moi pour dire une chose, on ne sortira le pays de l'ornière que par le redressement productif. Et c'est vrai aussi des comptes de la sécurité sociale dont la cour des comptes dit que le manque de recette est dû essentiellement au ralentissement économique.

Je vais vous répondre mais voir le moment dans lequel on se trouve. On a la part de l'industrie dans le pays qui est passée sous la barre des 10 %. On a une invasion de produits chinois tous azimut.

Et je dis là, je viens pour vous dire protégeons-nous, protégeons-nous, protégeons-nous et produisons. Voilà. Alors, je vais vous répondre sur le pourquoi vous vous êtes abstenu.

Vous êtes d'accord avec ce projet du gouvernement sur le financement de la sécurité sociale ? Écoutez, si j'étais d'accord, j'aurais voté pour. D'accord.

Ma boussole, c'est quoi ? Ma boussole, c'est les gens. Et je regarde un texte qui n'est plus le budget du gouvernement mais qui est devenu le budget de l'Assemblée et je me demande si c'est bon ou pas pour les gens.

À l'intérieur de ce texte-là, on a chassé la taxe sur les apprentis, la taxe sur les tickets restaurants, la taxe sur les chèqus vacances, tout ça est chassé. Et surtout, je veux qu'on examine la deuxième partie à l'intérieur duquel il y a il y avait, puisqu'on l'a chassé hier soir, le la doublement des franchises médicales. Ça y est, c'est fini.

On a voté très largement à l'assemblée pour dire non, on veut pas de ça. Je veux qu'on vote contre le gel des retraites. Je veux qu'on vote contre le gel de la location adules handicapé.

Et donc ça, tout ça, on va le nettoyer. Et euh et ça c'est œuvré pour les gens. Vous dites "On a on a chassé, on a chassé.

Il y a quand même des choses qui restent à l'heure actuelle. Par exemple, la prime de Noël qui avait déclenché un scandale quand elle a été annoncée. C'est pas dans le budget.

C'est pas dans le budget. Mais est-ce que vous avez l'assurance parce que Jean-Pierre Farandou, ministre du travail dit "Elle se C'est le PFSS qui est quand même examiné en ce moment." Non.

Oui, mais c'est pas dans le budget. Je suis désolé. La prime la prime de Noël.

Oui, mais je je la prime de Noël, je souhaite qu'elle reste pour tous. Voilà. Vous savez quand on parle de personnes qui sont au RSA, c'est des gens qui sont en grande difficulté.

C'est de la souffrance et il faut pas la nier. Mais là, moi je vous parle d'un texte. Je vote sur un texte.

Alors ça peut paraître original de pas voter en étant le Playmobil d'un parti mais en se déterminant en son amé la gauche la gauche a fait voter des amendements qui frappe aussi l'épargne salariale, l'assurance ville, les plans d'épargne logement. Ce sont des placements extrêmement populaires pour tous les Français. On est un peu surpris de vous voir vous attaquer finalement au pouvoir d'achat de certains ménages modestes.

Vous savez euh c'est un relèvement de la CSG de 1,3 points sur les revenus du capital. Et vous savez, il y a quand même cette manœuvre permanente qui fait que le grand capital vient en permanence se cacher derrière le petit. Encur en l'occurrence qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de ça ?

Les livrés d'épargne populaires ne sont pas taxés, les plans épargne jeune ne sont pas taxés et quand on prend le plan épargne logement pour les gens qui auraient 63000 € sur leur plan épargne logement, ça revient à 15 €. Donc [rires] le là n'est pas le sujet. Ça c'est un moi moi si j'ai un regret dans ce budget parce que sinon j'aurais voté pour hein.

C'est que vous auriez pu voter pour j'aurais pu voter pour s'il y avait eu quelque chose. C'est quoi ? C'est il a été chiffré qu'on a une multiplication par 4 des exonérations.

C'est ça représente aujourd'hui 80 milliards d'euros. La cour de compte elle-même dit que il y a la nécessité aujourd'hui de revoir ça et ça n'est pas revu. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que en vérité dans ce budget, on organise, on planifie le prochain déficit de la sécurité sociale. Il y a pas de ressources nouvelles à part un petit impôt sur le capital mais il y a pas de véritable ressources nouvelles. Or on va voter là, on va en discuter mais des budgets pour l'hôpital et il y en a besoin.

Et là on n pas des recettes qui sont conformes à ces moyens. Donc en vérité on programme vous-même vous rejetez des ressources nouvelles. C'est vous qui refusez par exemple qu'on travaille jusqu'à 64 ans.

C'est ça les recettes supplémentaire pour sauver le système de la sécurité. C'est moi madame c'est moi madame je le refuse parce que je sais la promesse qui a été faite par le président de la République dans le cœur de la crise Covid qui disait il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. C'était les ouvriers de l'agroalimentaire, c'était les vie et ces personnes-là à la place de se voir reconnu et rémunéré, à la sortie, il y a eu l'inflation sur leur petit salaire et il y a eu 2 ans de plus pour partir à la retraite.

C'est ça va quand on est euh à parler autour de cette table qu'on soit député ou journaliste, les 64 ans, on peut les envisager. D'accord ? Quand on est dans le froid, qu'on est à la chaîne, que du matin au soir, on est chez des papiers et des mamies pour les les relever, ça c'est bien.

Mais la pénibilité est bien incluse. D'ailleurs, la suspens 40 % des gens qui partent avant 60. Il y a surtout plein de gens qui partent avant parce que François R mercredi pardon sera examiné la suspension de la réforme des retraites.

Vous voterez ou pas la suspension de la réforme des retraite ? On verra ce que vous savez, il va y avoir une discussion à l'assemblée où vous avez là une assemblée qui est pas seulement divisée en trois blocs mais qui est même elle-même balcanisée. À l'intérieur, il y a des beaux débats, il y a pas toujours des bons résultats.

Mais donc on verra en l'état oui ou non vous votez la suspension de la réforme des retraites. En tout cas, je ne m'y opposerai pas. Ouais, il est très clair.

C'est une c'est un décalage. Le président de la République a dit décalage et c'est exact. C'est un décalage.

Mais si ça permet à 400000 personnes de partir un trimestre plus tôt avant 2027 et puis il y aura une élection. Est-ce que vous voterez pour cette suspension ? Je un minima fonction de ce que sera ce texte mais à minima ne m'y opposerai pas.

Vous dites "C'est bien, ça permet quand même un certain nombre de personnes de partir plus tard." Qu'est-ce que vous répondez euh à un certain nombre de membres de la France insouise qui disent "C'est l'abrogation ou c'est rien ?" Donc on votera pas la suspension ?

Vous savez, moi je me suis toujours bagarré pour les gens et pour gratter ce que je peux gratter. Euh quand il s'agit d'aller chercher un cadit pour les auxiliaires de vie, je le prends et je dis pas que c'est un festin, je dis ce sont des miettes mais je le prends quand il s'agit d'avoir un 13e mois pour les femmes de mén de l'Assemblée nationale, je le prends. Et donc s'il s'agit que pour toutes les salariés qui ont cé Mais moi je je dis en tout cas moi ce que je peux prendre pour les gens, je le prends dans la situation politique confuse qui est la faire pareil.

Vous les incitez à faire pareil. Je je il ils sont libres, vous savez. Moi enfin à vrai dire, je suis pas sûr qu'il le soit.

À vrai dire, je suis pas sûr qu'il le soit, mais moi je le suis. Moi, je viens à l'assemblée pour voter en mon ami conscience et euh pas aux ordres euh de quelqu'un. Est-ce que vous êtes un traître ?

Pas du tout. Enfin, moi je suis en tout cas Non, mais allez-y. Moi, vous savez, j'ai une fidélité.

Il y a près de 30 ans maintenant, j'étais au côté des ouvriers de chez moi, au côté des ouvriers de Paris au siège de France, au côté des ouvriers de Goodieur, au quité des ouvriers de WHPL. Et je dirais que c'est à eux que vers eux que je me tourne pour mon mandat et pour savoir si euh je suis fidèle à mon engagement. Vous n'avez aucune fidélité au programme du NFP sur lequel vous avez été élu parce que vous vous êtes absten hier, on le disait sur la partie recette.

On voit que la France insoumisée notamment Jean-Luc Mélenchon dénonce ceux qui ont voté pour par exemple les socialistes et disent que les écologistes et les communistes qui se sont abstenus finalement ont totalement renié le programme du Nouveau Front populaire. Regardez cette réaction de Jean-Luc Mélenchon. Seul LFI a respecté le vote des électeurs du NFP.

Seul LFI peut gouverner pour tout changer en faveur du peuple. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Moi, je dis d'abord quand il dit infemme dans ce budget, j'aimerais qu'il me dise dans cette partie recette précisément, monsieur Mélenchon qui est un peu loin maintenant de l'Assemblée, qu'est-ce qu'il y a d'infemme dans cette partie budget ?

Bon, ça c'est déjà qu'on peut peut discuter du fond du texte. Et ensuite, on a la situation politique telle qu'elle se présente aujourd'hui, qui est confuse, qui est étrange dans cette assemblée. Et ben, on fait avec pour essayer de gratter.

Moi, je veux discuter, vous savez, je suis retenu par la manche par les gens dans la rue dans mon coin qui me dit surtout enlever le gel des retraites et bien je veux qu'on en discute. Je veux que ça soit aboli à l'assemblée et je veux que le message soit passé très clairement à la fois à l'égard du gouvernement et à l'égard du Sénat. Nous ne voulons pas du gel des retraites.

Nous voulons est-ce que le programme du NFP reste votre boussole ou est-ce que vous l'avez déchiré ? Non, c'est vous savez, moi j'étais Nouveau Front Populaire et ce programme là qui est une rupture, on va dire à avec la concurrence, la croissance, le marché, la compétitivité. Cette rupture là, elle elle demande à être assumée aujourd'hui plus que jamais.

Le NFP est-il mort ? C'est pas d'aujourd'hui qu'il est mort. Oui ou non ?

Mais oui, s'il s'agit de faire un acte de décès du NFP, quand on voit comment est les il y a du tiraillement ou des tirs d'obus entre la France insoumise et le Parti socialiste, on imagine une pénible réconciliation. Donc vous dites oui, le NFP est mort. Ouais.

Moi je dis que euh Mais oui ou non ? Non mais juste question simple. Le NFP est-il mort ?

Et ben en tout cas je je vais vous dire quel est le le ce qu'il faut ce qu'il nous faut. Question ça. Est-ce que le NFP est mort ou Oui, il est mort.

Il est mort. Mais ça veut pas dire qu'il s'agit pas d'inventer quelque chose. Qu'est-ce que Quelle est la situation politique du pays aujourd'hui ?

C'est une extrême droite quiorte du pouvoir euh maintenant à à un ticket d'entrée pour l'Élysée et pour Matignon. Et ben, je dis à tous les gens qui sont de gauche dans notre pays, à tous les républicains, trouvez le chemin pour vous unir. Vous savez quand le 9 juin dernier euh j'avais appelé, j'avais dit au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries parce que je voyais Bardella qui préparait ses cartons pour Matignon".

Et bien en quelques jours, on a réussi à faire que les socialistes, les écologistes, les communistes et les insoumis qui étaient partis sur quatre listes différentes aux élections européennes se réunissent et viennent empêcher on va venir sur la suite. Question courte sur une information qui sera révélée ce soir par Caroline Rou dans un document dans sé dans l'air c dans l'air spécial et qu'évoque ce matin la tribune dimanche parce qu'on parle beaucoup de l'économie, c'est évidemment la dette. Il y a deux personnes à distance qui s'affrontent, c'est Bruno Lemer et Emmanuel Macron aussi.

Oui, c'est une lettre que nous détaillons ce matin dans la tribune dimanche qui a été envoyée par Bruno Lemire le 6 avril 2024 à Emmanuel Macron et qui sous-entend qu'Emmanuel Macron est totalement responsable de l'explosion de la la dette française. Qu'est-ce que ça vous inspire ces querelles au sein du socle commun ? Le socle commun n'a plus rien d'un socle ni rien de commun.

Déjà on est dans Mais Emmanuel Macron, c'est le responsable de la dette. Emmanuel Macron est le responsable du chaos dans lequel se trouve le pays aujourd'hui, du chaos budgétaire euh puisque les 1000 milliards d'euros, c'est lui et Bruno Lemire qui a été son ministre de l'économie pendant toutes ces années et qui ont fait le choix de diminuer les impôts de 55 milliards d'euros notamment à destination des grandes sociétés et des grands patrimoines. Et la dette française qui a explosé aujourd'hui, c'est cette réal.

Parce que vous avez voté ces derniers jours, ça creuse le déficit he tout le monde est responsable du creusement des déficits en France. Non, ce que nous avons voté ces derniers jours. Ne creuse pas le déficit, au contraire.

Qu'est-ce que nous avons voté ? On doute pas les franchises médicales, on on finalement on indexe. Qu'est-ce que j'ai qu'est-ce que nous voulons ?

Nous voulons qu'il y ait moins d'exonération parce que être passé de 20 milliards à 80 milliards sur les exonérations de cotisation, c'est ça qui creuse la dette. Et la Cour des comptes elle-même dit que là-dedans, il y a des choses qui sont complètement inefficaces, que la politique la politique de l'offre qui a été menée par Emmanuel Macron est une politique qui à la fois injuste parce qu'elle a profité aux plus gros et pas aux petits. Elle est euh ruineuse parce qu'elle elle a ruiné le pays, elle a creusé la dette comme jamais à la pteuse et que enfin elle est inefficace parce que derrière on a le record de faillite dans le pays.

Derrière on a un taux de chômage qui remonte, derrière on a une part de l'industrie qui est passée sous la barre des 10 %. Il faut changer de politique économique maintenant. François Ruffin, la politique économique, c'est aussi très concrètement les gens qui ont du mal à consommer, à acheter de la nourriture, des vêtements.

Parmi ceux qui nous regardent, on a beaucoup de remonté également. Euh ça a été finalement associé cette semaine notamment à à la question de cette plateforme chinoise Chine qui est désormais présente dans un certain nombre de magasins donc au BHV et dans d'autres futurs BHV puisque ça sera plus les galeries la Fillette bientôt en province Dijon, Reince, Grenoble. Vous vous avez déjà acheté chez Chine ?

Non, j'ai jamais acheté chez Chine. Je dois dire que je suis assez peu compétent en matière de de réseaux sociaux. Je n'utilise pas Uber non plus et je vais chez mon libraire plutôt que chez Amazon.

Voilà, je suis je suis très 20e siècle. Quo pour l'instant, Chine échappe donc à la suspension après avoir supprimé tous les produits illicites. Mais le gouvernement assure qu'il reste sous surveillance rapproché toujours sous le coup de procédure judiciaire.

Est-ce qu'il faut à vos yeux tout simplement interdire la plateforme Chine en France ? Euh quand on a et c'est le gouvernement qui nous le dit, 94 % des produits qui présentent un risque de sécurité et 66 % un danger direct pour le consommateur, je pense qu'il y a pas à hésiter. Normalement, cette plateforme devrait être fermée.

Maintenant, je vais vous dire quelque chose. Il ne faut pas que l'arbre chine vienne masquer la forêt de la mondialisation parce que ça peut pas être le bouc émissaire. Il y a eu des choix qui ont été faits par nos gouvernements successifs et encore par le gouvernement des gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 30 ans maintenant.

On a fait le choix de faire rentrer la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce. On a fait le choix d'en finir avec les quotas d'importation. Ça fait 20 ans.

Moi, j'ai j'ai tiré la sonnette d'alarme d'emblé. J'ai dit qu'est-ce qui se passe ? C'est la suppression de 1000 à 2000 emplois par mois par mois dans l'industrie textile.

On a laissé faire ça. Il faut instaurer des quotas sur le textile importer l'étranger. Vous savez que 97 % des vêtements que nous achetons sont étrangers produit à l'étranger.

Maintenant, je pense que malheureusement pour le vêtement c'est perdu. D'accord. Mais euh et je je le dis quand Emmanuel Macron se rend en Chine et que avec le président chinois, il n'a pas une discussion sur les accords commerciaux, sur nos importations, sur des taxes frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation, c'est une faute majeure.

Quand là j'ai tiré la sonné l'alarme quand Donald Trump est arrivé et qu'il a dit je mets des taxes frontières parce que c'est le souci c'est pas directement nous vis-à-vis des États-Unis c'est que les frontières se ferment pour les produits chinois qui du coup sont déversé où qui sont déversés sur le continent européen en un an c'est plus 10 % on s'est fait raser tout ce qui est panneau photovoltaïque on se fait raser tout ce qui est pompage chaleur et on a une Union européenne qui ne réagit Mais François Ruffin, est-ce que c'est pas un peu facile d'être moralisateur quand on est là par exemple sur nos plateaux TV ou à l'Assemblée ? Oui, parce que vous qui êtes un des apôtres du pouvoir d'achat et des pouvoirs d'achat des plus modestes et des plus précaires, il y a une question d'argent à la fin. C'est-à-dire que quand le t-shirt il coûte 1 à 2 € chez Chine, toute mis à part les questions de production, le le danger de certains produits, mais c'est un combat aussi pour le pouvoir d'achat d'une certaine façon.

Comment est-ce qu'on peut combattre ça ? Vous avez vu le nombre de personnes qui sont venues au BHV ? Mais moi ce que je demande c'est qu'il y ait le citoyen qui soit au-dessus du consommateur et du travailleur.

Et oui mais faut avoir les moyens. Le citoyen doit pouvoir trancher. Vous savez je de toute façon je vous l'ai dit pour le textile malheureusement c'est quasiment fini.

D'accord. On peut avoir une petite renaissance mais non mais moi ça pose d'autres problèmes. Ça pose de problème qu'il payent pas leur TVA.

Ça pose de problème qui je vous l'ai dit qu'il y a 90 % des des produits qui sont non conformes. Maintenant ce que je veux pensons sérieusement cette mondialisation là les Français n'ont jamais voté pour. Quand est-ce qu'ils ont voté pour cette mondialisation ?

Donc il faut boycotter. Non dites-moi quand est-ce que on est citoyen avec sa carte bleue ? On boycotte.

Non je fais je vous savez quand on en a fini avec le travail des enfants au 19e siècle c'est pas parce que les consommateurs ont boycotté. Donc vous ne dites pas aux Français qui nous regardent à quelques semaines de Noël, ne mettez pas un pied au BHV parce qu'il y a Chine. Pas d'appel au boycotte.

Non mais par contre je dis au gouvernement de prendre ses responsabilités. Quand on a 94 % des produits qui présentent un risque de sécurité, on dit non. Mais surtout c'est le le sujet, il est au-delà de ça.

C'est aujourd'hui moi je veux une renaissance de l'industrie dans mon pays. Mais on voit par exemple que Donald Trump taxe les colis Chines qui arrivent aux États-Unis. Ça ça a eu un impact majeur comme vous le dites.

Pourquoi on fait pas pareil que lui finalement ? Mais je suis moi pour qu'on ait des taxes frontières, pour qu'on ait des barrières douanières, pour qu'on ait des quotas d'importation pour faire comme Donald Trump en alors le problème de Donald Trump c'est qu'il a relevé ça de manière générale surtout et je pense qu'il faut pas ça. C'est un modèle Donald Trump sur le plan économique.

Non ce qu'il nous faut c'est identifier 100 produits. Quels sont les 100 produits ? qui nous qu'on considère comme stratégique pour moi.

Oui, il y a l'acier parce que sans acier derrière pas d'industrie et puis ensuite je dirais aliment, médicaments, armement, ce sont des des secteurs clés sur lequels on doit pouvoir avoir notre autonomie. Et là-dessus et bien il nous faut une stratégie et avoir une politique industrielle qui soit liée à une politique commerciale. Parce que sinon, qu'est-ce qui se passe ?

Pour regardez sur le masque, Emmanuel Macron a janté des millions de subventions. Il y a eu des usines qui sont nées et moi je passe chez elles et elles sont à l'arrêt. Pourquoi ?

Le patron me l'explique. Il me dit "Bah 99,9 % des masques sont àorté de Chine. Pour la commande publique, c'est 99,6 %.

Et à l'inverse, chez moi, quand on a sauvé une usine, l'usine Mtex, qui était le dernier fabricant de l'isine en Europe, c'est un aliment pour les ports et les volailles. Comment ? par le relèvement des taxes frontières de l'Union européenne.

Sinon, le prix chinois était deux fois moins cher, bien que cin fois plus polluant. Donc là, il vraiment je vous je moi je viens pour porter un projet pour notre industrie. Un, on fait des je vous le dis, monsieur Dar, je un un alle vite parce que allez-y on va faire une pause et on vous redonne la parole juste après.

Dans un dans un instant, on revient avec vous. On vous demandera aussi votre vision de la laïcité. C'est une image qui a marqué cette [musique] semaine à l'Assemblée des voz dans les myc, vous restez sur BFM, on retrouve François Ruffin.

C'est dans un instant. Vous êtes bien sur BFM politique. François Ruffin est notre invité aujourd'hui.

Dans un instant, vous nous direz si l'image de ces jeunes filles fillettes voitil allées dans l'hémicycle, dans l'enceinte de l'hémicycle de l'Assemblée nationale mercredi. Est-ce que ça vous a choqué ou pas ? Et d'abord un mot on parlait de l'industrie, un mot sur l'agriculture.

Emmanuel Macron a déclenché la colère des agriculteurs, mais pas seulement en expliquant qu'il envisageait désormais d'accepter le traité de libre échange avec le Mercosour, quatre pays effectivement d'Amérique du Sud. Il explique qu'il est prêt à l'accepter parce qu'il dit qu'il a obtenu un certain nombre de dit-il de garanties de clauses de sauvegarde. Vous vous êtes, si j'ose dire un des leaders du combat antimercosour puisque vous avez déposé une proposition de résolution européenne transpartisane.

Par qu'il y a notamment un député LR sur cette Non mais il y a pas il y a il y a des députés d'à peu près tous les groupes, une centaine de députés qui politique. Comment vous réagissez à cette prise de position du président de la République ? C'est une trahison.

C'est une trahison. vous dire moi ce qui me région se vider de ces usines pour une Chine qui est devenue l'usine du monde et je veux pas voir ma région et mon pays se vider de ces fermes pour une Ukraine qui deviendrait la la ferme usine de l'Europe ou pour un Brésil qui deviendrait la ferme usine du monde avec un gouffre entre deux modes de production parce qu'on dit à nos agriculteurs qu'il faut monter en gamme, qu'il faut du bien-être animal qu'il faut enlever des phyos et de l'autre côté de l'océan, on On a quoi ? On a une agriculture brésilienne qui où une exploitation c'est sur des centaines de milliers d'hectares.

On a l'utilisation de 138 molécules qui sont interdites ici dont par exemple un exemple paraquat qui est qui file la maladie de Parkson qui est interdite dans l'Union européenne depuis 2008, l'autorisation des hormones de croissance et un salaire là-bas qui est évidemment de 350 € par mois. Mais je pense que le pire c'est pour la démocratie. Pourquoi lui dit qu'il a obtenu des clauses de sauvegarde, qu'il a fait bouger des choses, qu'il a eu des engagements de la Commission européenne.

Alors les clauses de sauvegarde, ça a été très bien résumé par les les syndicats agricoles que j'ai auditionné qui me disaient c'est comme si en l'arbitre quand sur un ring de box et ben il suspend pendant 10 secondes. Vous prenez des coups des coups des coups mais pendant 10 secondes c'est suspendu et on vous dit on vous met sur pause. Mais le pire c'est que l'accord a été aggravé.

Ça s'appelle le mécanisme de rééquilibrage qui est en vérité un mécanisme de déséquilibrage supplémentaire qui signifie que si jamais l'Union européenne demain prenait des mesures pour améliorer ses normes environnementales ou sociales et qu'elle souhaitait que ça soit la même chose pour les produits d'importation, le les pays du mercour pourraient porter plainte et faire prévaloir leur préjudice. Donc l'accord a été aggravé. Mais moi je vous dis le pire c'est pour la démocratie.

Je demandais tout à l'heure quand est-ce que les Français ont voté sur la mondialisation. Ils ont voté une fois, c'était traité const, c'était il y a 20 ans maintenant, ils ont répondu non à 55 %, ils ont répondu non à 80 % chez les ouvriers. Là, vous avez euh le l'Assemblée qui part deux fois a dit non, vous avez le Sénat qui part deux fois a dit non.

Vous avez tous les syndicats agricoles français mais aussi européens qui disent non. Vous avez toutes les associations environnementales qui disent non. Vous avez 76 % des Français qui disent non.

Sur la vie démocratique, vous avez des mots très imagés. Il y a quelques semaines, vous disiez faire l'amour une fois tous les 5 ans, c'est pas une vie sexuelle. Voter une fois tous les 5 ans, c'est pas une vie démocratique.

Oui, mais ça c'est c'était ce que j'avais lu sur un gilet jaune et ça me paraît assez mais vous [rires] savez par de la vie démocratique là ça va pas beaucoup mieux. Ça va pas beaucoup mieux. Je vous ai décrit la ferme opposition de toute la société française au Mercosour et vous avez un président de la République qui est en train de nous la faire à l'envers.

Alors ma demande, elle est simple, c'est que l'État français se pourvoie devant la Cour de justice de l'Union européenne pour dire que ce traité avec le Mercosour n'est pas conforme au traités européen. Ça n'est pas conforme de vous savez, ils ont découpé l'accord pour pas que ça passe devant l'Assemblée nationale. Et c'est déjà ce qu'ils ont fait sur le CTA.

C'est toujours pas passé devant le Sénat et on a un accord intérimaire. qui se produit euh euh pendant euh des des années et des années, peut-être des décennies. Et vous dire que c'est le cœur du sujet.

Le cœur du sujet, c'est que les Français n'ont jamais voté pour la mondialisation. Ils ne veulent pas de ce système-là. Et qu'est-ce qui se passe ?

En fait, on a une disjonction depuis des décennies maintenant entre des dirigeants français européens qui conduisent le pays dans une direction et des Français qui ne veulent pas y aller, qui ne veulent pas aller dans cette directionl. François Ruffin, je vous propose de regarder cette image, cette photo qui était l'une des images de la semaine dans les tribunes de l'Assemblée nationale dans l'hémicycle des jeunes filles voilées. C'était donc une sortie scolaire organisée par le député Marc Fénon.

Enfin dans le cadre effectivement comme ça peut se passer par pour des députés qui invitent effectivement et qui reçoivent des classes de leur circonscription. Des fillettes voilées dans l'hémicycle. Est-ce que ça vous choque ?

Je vais vous répondre. D'accord. Mais je je vais vous répondre-ou, je vais vous répondre mais vous savez, je vous le dis, monsieur Darré et vous aussi, on est sur un sujet qui est extrêmement inflammable dans un pays qui est en tension.

Donc je vous prie que sur ce sujet-là, on puisse faire attention et euh euh y aller calmement sur ce sujet-là. D'abord, des jeunes filles, vous allez dans monsieur. Est-ce que ça vous choque ?

Oui ou non ? D'abord dire les méthodes pourries honteuses du Rassemblement national et qui sont contraires à notre règlement. Le Rassemblement national, l'un des députés Julien Odoule qui a tweeté une photo en se scandalisant de cela.

Il y a pas d'autorisation de euh prendre des photos dans l'hémicycle et par ailleurs euh livrer des fillettes euh à la vindicte populaire, aux réseaux sociaux, aux injures et euh euh et raciste. Ça ne va pas. Ça c'est la méthode sur le fond.

François Ruffard. Oui mais avec un Julien Odou si on en est un récidiviste puisqu'il avait déjà fait dans son conseil régional qu'il avait conduit une mère et son fils à pleurer et donc je veux dénoncer avec fermeté ces ces ces méthodes et sur le fond des fillettes voilées dans l'enceinte de l'hémicycle. Est-ce que c'est acceptable ?

Est-ce que c'est conforme ou non au règlement de l'Assemblée nationale ? Ah bah le règlement il existe hein. Il dit que les personnes doivent se tenir assises, découvertes et en silence.

Découverte. Oui, ben le souci c'est je suis d'accord mais qu'on l'applique pleinement et pour tout le monde. Alors qu'on l'applique pour les personnes qui viennent avec leur cornette de non arrivé hein il y a quelques années.

Elle avait d donc là il aurait fallu l'interdire il aurait fallu interdire ce voile sur des fillettes de 10 ans. Je le dis qu' si on l'applique ça doit pas être fait de manière séparée mais ça doit être fait pour tout le monde. Ça doit être fait pour l'équipa, ça doit être fait pour le turban des SC, ça doit être fait pour les chapeaux et les casquettes certes, mais aussi pour les signes religieux.

Vous savez que ça n'est pas la politique qui est menée jusqu'à maintenant. Donc si jamais c'est le choix qui est fait, il faut que ça soit un choix qui soit fait pour tous les Français. Il faut modifier le règlement de l'Assemblée pour qu'il soit plus clair.

C'est un choix. Maintenant, est-ce que quand on va dans une mairie, on doit enlever ces signes là ? Pour l'instant, on ne le fait pas.

Quand on va dans une école, est-ce qu'on doit enlever ces signesl ? On ne le fait pas. J'ai pas eu ma réponse au-delà du fait que ce soit acceptable.

Est-ce que des jeunes filles, des fillettes voilées, est-ce que vous François Ruffin, ça vous choque ? Oui ou non ? Alors, je vais vous répondre personnellement et par une anecdote.

Je suis le premier de ma famille et le seul de ma classe d'un collège catholique à ne pas avoir fait ma première communion parce que ça ne correspondait pas à mes convictions. Parce que mais ça n'a rien à voir enfin. Mais si je vous dis mais non là on parle d' quelque chose qui est porté par les femmes et par les femmes uniquement, pas par les hommes.

Donc il y a Mais donc je vous dis je vous dis que personnellement queil y ait des écoles privées hors contrat religieux queil y ait des petites filles et des petits garçons qui soient euh qui grandissent à l'intérieur de ce système-là qui soit mis à part de l'école de la République ou des même des écoles privées où il y a un contrat qui est passé avec l'État. Est-ce que ça me convient ? Non.

Est-ce que des jeunes filles voilées ça vous choque oui ou non ? Alors, je vous dis personnellement, est-ce que ça me plaît ? Est-ce que c'est conforme à ce que j'attends de la manière doit grandir des petits garçons et des petites filles ?

Non. Que plus tard elles puissent faire leur choix comme adolescente ou comme adulte librement. Oui.

Pour vous, pour vous, François Ruffin, juste pour vous faire préciser, est-ce que pour vous le voile est un osti de soumission de la femme ? Oui ou non ? Il y a des femmes qui le font de manière libre, d'accord ?

Elles font leur choix librement comme adolescente ou comme adulte. Et comme il y a des tas de choix qui sont fait dans Là, on parle de jeune filles de 10 ans. Gabriel Atal par exemple propose d'interdire le voile avant 15 ans.

Mais est-ce que vous êtes pour ? Je suis pour. Alors si on le fait, il faut pas le faire spécifiquement sur le voile, il faut le faire sur tous les signes religieux.

D'accord ? Mais on pourrait faire ça, vous savez, je reviens. Je vous ai dit quel était mon sentiment personnel, d'accord ?

Et je vous l'ai dit avec franchise maintenant moi je suis député dans un pays qui est en tension où il y a eu des guerres de religion et j'ai un fil conducteur c'est la loi de 1905 toute la loi de 1905 rien que la loi de 1905 dont on fêtera les 120 ans cette année et dont Aristi brillant veillait à un équilibre où il disait que il faut à la fois rassurer l'expression de l'individu du croyant sur sa foi et en même temps empêcher que des groupes s'opposent à la République. Je suis désolé, j'y reviens François Ruffin parce que j'ai pas eu de réponse et je n'ai pas compris votre réponse. Est-ce que oui ou non le voile est un outil de soumission de la femme ?

Non, je veux dire je peux pas répondre ça de manière générale. C'est un choix qui est effectué par des femmes dans notre pays que de se couvrir de cette manière-là. Et vous me posez pas la même question sur un certain nombre d'autres signes religieux.

Et donc en fait, je refuse cette grande confusion. Vous voyez, je refuse qu'on vienne faire un un qu'on vienne traiter à part la question du voile. Si on le traite, la loi de 1905, il y avait déjà les Donc le voile est compatible avec la République.

Mais bien sûr que le voile est compatible avec la République. Le voile est un élément de la culture française. En tout cas, il est compatible avec la République.

Vous savez, vous savez, je vous dis moi mon inquiétude dans notre pays quand on a une chaîne qui est entièrement dédié à pointer les musulmans du matin au soir ou où je ne mets pas les pieds. Mais là par exemple pour pour revenir à ce que disait ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, c'est la présidente de l'Assemblée, il y a le Bron Privet qui a jugé que ça n'était pas acceptable. Vous jugez que quand la présidente de l'Assemblée dit ça, cette je cite islamophobe comme certains disent à gauche.

En tout cas, je juge qu'elle est pas dans son rôle. Pourquoi ? Parce parce que je je vous le dis, elle l'a pas fait la même chose dans un certain nombre de cas précédents sur euh pour faire respecter de la même manière le règlement national.

Et moi je vous dis, je souhaite qu'il y ait pas de poids de mesure en la matière. Pourquoi ? Parce que sinon, on a en fin de compte le comportement d'un Jordan Bardella ou d'un Bruno Rotaillot qui vient pointer les musulmans du matin au soir.

Ce sont les alliés de des objectifs des groupes islamistes parce que ça pousse à part. Vous savez, moi j'ai en mémoire Mohamed qui est cadre à la SNCF, qui est trésorienne d'un club de foot à Amien, qui dit "Moi, je suis né à Amien en face de la gare. Je me sens pleinement français, je connais mieux la France que Jordan Bardella et pourtant je dis à mon fils tu vas devoir vivre ailleurs." Parce que il se sent point du doigt du matin au soir.

Et donc je vous le dis à nous comme moi comme responsable politique, vous comme intervenant médiatique, on doit tout faire pour que nos compatriotes musulmans se sentent bien dans notre pays et que leur pratique ne soi pas pointée du doigt. Anne, cette question de la laïcité du commotarisme, ça divise effectivement à gauche. Oui.

Parce que vous avez parlé d'instrumentalisation par le Rassemblement national au début de cette anecdote des jeunes filles voilé à l'Assemblée nationale. Omar Souleiman, auteur des complices du mal aux éditions Plond, dit "La France insoumise instrumentalise les islamistes pour des raisons clientélistes et électorales. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?

Euh je sais qu'il y a un certain nombre de camarades de la France insoumise qui l'ont quitté dans le nord parce qu'ils considéraient qu'il y avait de de lentrisme euh des frères musulmans euh à l'intérieur. Maintenant, je je le dirai pas je le dirai pas de manière générale. Maintenant, je vais vous dire euh je vous citer la loi de 1905 qui est une loi qui a été effectuée par après 3 années de travail parlementaire qui est un espèce de trésor qui doit nous permettre de nous guider encore dans cette période là. vous dire que cette loi de 1905, elle a des articles qui permettent une politique pénale.

Mais moi aussi je vous parle de maintenant. Je vous parle de maintenant. Elle a des articles qui permettent une politique pénale et si on considère que il y a de l'entrisme, queil y a des choses qui ne vont pas parce que on glisse dans le politique, il y a l'article 31, 34, 35 qui permet au ministre de la justice de saisir les procureurs et de mener des enquêtes et de faire qu'il y ait des procès à ça.

Je termine, je termine vous dire que depuis des années qu'on discute de ça, monsieur Darmanin, monsieur Rotaillot et ainsi de suite qui sont des incendiaires de la République qui ont des grands mots pas une seule fois, ils n'ont utilisé les articles 31, 34, 35 de la loi de 1905 pour dire il y a un souci, il nous a évidemment plutôt que de d'arroser d'un soupçon général vis-à-vis de la France insoumise pour certaines personnes en tout cas, il faudrait le faire. Je n'ai pas les faits, d'accord ? Et je c'est pas ça que je dis.

Je dis en revanche, plutôt que d'arroser de manière générale d'un soupçon toutes les musulmans de notre pays, s'il y a des faits qui sont non conformes à la loi de 1905, le la responsabilité du ministre de la justice et euh derrière du ministre de l'intérieur, c'est de lancer une enquête et de faire queil y ait des procès si jamais c'est avéré. François Ruffin, en juillet 2024, vous répondiez à une question à notre confrère de BFM, Anthony Lebos en estimant, je cite, que Jean-Luc Mélenchon était un boulet pour la gauche et un obstacle au vote. Est-ce que vous le pensez toujours et est-ce que vous le rediriez aujourd'hui ?

Je le dirai peut-être pas de cette manière-là, mais je dirais que en revanche, regretté. Euh non, je regrette pas, c'est pas le souci. Mais euh euh en revanche euh s'il y a une certitude, c'est que dans un 2e tour face à Marine Le Pen, lui qui était très nettement vainqueur en 2017, dont la code de popularité était largement plus élevée, la confiance et cetera, aujourd'hui on perd.

Voilà mon souci. Mon sou second tour Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon, c'est Marine Le Pen. Il y a aucun doute.

Vous regardez tous les sondages d'opinion. Malheureusement, Marine Le Pen et Jordan Bardela arrivent en tête de tous ces classements et euh Éric Zemour et Jean-Luc Mélenchon sont en en queue. Et ben, je ça veut dire que quand même comment on peut l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2027 ?

Je Il y a pas empêché, je veux dire tout citoyen est libre de tout citoyen est libre de se présenter dans notre pays. Enfin, s'il réunit les 500 signatures de ma et cetera et cetera. Je veux dire euh moi je viens pas pour parler euh de Jean-Luc Mélenchon pour l'instant dans même s'il faut être très prudent dans les études d'opinion, ben on voit qu'il y a une dynamique il est à 12,5 % dans le le dernier sondage qui a été publié par justement euh BFM avec nos confrères de l'Institut et Lab vous dites c'est le pire.

Est-ce que c'est pas le meilleur candidat pour la gauche Jean-Luc Mélenchon ? Peut-être que ça fait un bon candidat de premier tour, mais vous savez, il a lui-même dit que pour le 2e tour, il y aurait la magie du 2e tour. Bon, je sais pas comment fait sortir des millions d'électeurs d'un chapeau comme un un lapin euh pour un prestigitateur.

Je suis assez sceptique sur ce miracle qui se produirait dans les 15 jours de l'entre de tours. Donc euh moi ce que je dis c'est que il nous faut euh qu'il y ait une autre option qui paraisse crédible et qui fasse que on puisse majoritaire. Je et je vous dis c'est pas le moment.

Et vous vous avez dit justement comme le Dian il y a quelques semaines, vous aviez dit juste avant l'été en lançant votre mouvement une grande primaire de François Hollande à Philippe Poutou que vous y participeriez. Est-ce que vous nous dites ce matin, il y a aucune honte à cela. Marine Tondelier l'a fait il y a quelques jours.

Est-ce que vous François Ruffin vous êtes candidat à la présidentielle de 2027 ? Je vais vous dire monsieur Dar je vous dis par sérieusement c'est pas le moment. Mais est-ce qu'il y a pas une forme de Non non mais juste parce qu'en fait on en a plein dont on sait qu'ils sont quasi candidats.

Ils sont en train de se préparer. Ils ont les appareils, ils sont en train de réunir les fonds mais ils veulent pas le dire. Est-ce qu'il y a pas une forme ?

Je vous dis c'est pas le moment. C'est pas c'est pas une question d'hypocrisie. C'est pas le moment.

Moi je suis dans la bataille du budget. D'accord. Je me bagarre pour que ça soit le moins pire pour les Français.

H et on est dans ce temps d'incertitude, d'inquiétude où on entend les gens qui disent et bien on vit moins bien que nos parents et ça sera pire pour nos enfants. Donc comment sélectionne le meilleur candidat à gauche ? C'est c'est pas le moment monsieur Dar, je vous assure tout ça c'est pas le moment.

Je reviens euh poste bataille du budget et on discute de tout ça mais on est dans autre chose. Candidat à gauche. Mais oui, moi je suis pour queil y ait une grande primaire de débordement, qu'il y ait des millions de Français qui se sentent concernés qui aillent voter, qu'on arrive à mobiliser des auxiliaires de vie, des caristes, des camionneurs parce que il y a il y a il y aura un camp pour défendre le travail.

Voilà et je souhaite qu'il ait ça. Mais sur le français, vous disiez une primaire de Philippe Poutou François Hollande. Mais non, mais vous êtes toujours d'accord avec ça ?

Oui, mais je vous dis ça veut dire une primaire que vous soutenez le gagnant. Si c'est François Hollande qui l'emporte, vous soutenez François Hollande. Je je vous dis c'est pas le moment, monsieur.

Je vous dis c'est pas le moment. Je vous dis je vous dis c'est pas le moment. Je vous dis vous me réinviterez monsieur Darin tout à l'heure tout à l'heure j'ai voulu vous causer l'industrie.

Vous non non je je veux je veux je vous dire quel était mon plan pour l'industrie. Ça vous a pas intéressé. Quand on parle de l'industrie, regardez, il y a notamment comment on essaie d'aller chercher ces électeurs de gauche qui sont passés au rassemblement national.

Ça c'est pas que de la stratégie. Il y a une vraie divergence entre vous et la France insoumise. Il y a une partie de la France insoumise qui considère, si j'ose dire que ces gens-là sont perdus, vous les électeurs du RN qui venaient de la gauche, vous leur dites "Faut leur parler." Moi, je dis qu'il faut rassembler tout le camp du travail.

Comment on leur parle ? Comment on va les chercher ? Ben en en en ouvrant un horizon et en disant voilà qu'est-ce qu'il y a ?

On a des défis à à relever dans notre pays. On a un défi démographique. On a perdu 20 % de natalité en 10 ans.

Pourquoi la première cause donnée par les jeunes couples qui disent "Je retarde d'avoir un enfant, je j'y renonce, c'est quoi ?" C'est le logement. Parce que le logement et ben ça bouffe un/ers à la moitié du du pouvoir d'achat des revenus.

Mais les jeunes et le logement, vous n'en avez pratiquement pas parlé. Dans ce budget, on ne parle que des retraités. Vous avez pas l'impression de sacrifier ces génération.

Et le deuxème, ben je vous voyez je quand j'en parle, je vous dis quoi ? Je vous dis quoi ? On a on a là aujourd'hui des jeunes qui à la fois entrent sur un marché de l'emploi où on leur demande de passer par des intérims, on leur demande de passer par des stages, on leur demande de passer par des CDD.

On a instauré pour eux la précarité à l'entrée sur l'emploi et c'est un gâi. C'est un gâchi humain pour eux mais c'est un gâchi pour le pays. Euh mais il y a d'autres gâchis productifs comme ça.

Euh le 100000 inaptitudes par an. Le fait que il y a 10 ans c'était 50000 personnes qui sortaient broyé psychiquement ou physiquement du marché du travail. Aujourd'hui c'est 100000.

On a doublé ça euh parce que le travail est devenu de plus en plus intense. Mais alors premier défi, défi démographique, défi productif, 3è défi, le défi climatique qui suppose qu'on change tout, qu'on chorche nos déplacements, nos logements, notre énergie, notre industrie, notre culture, notre agriculture. Ce sont les 12 travaux d'Hercul qu'on a effectué.

Et vous savez, ma conviction c'est que il y a cette phrase d'Antoine de Saintupéri qui dit que s'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. Ce qui est vrai pour un couple si jamais il a pas de projet, si jamais il va pas ça ir notre émission comparé la vie démocratique à la vie sexuelle, on est sur une on est sur une émission très humaine relation humaine au cœur de la politique. Je pense que parler d'amour, parler de bonheur, parler de joie en politique, ça doit redevenir coutumier.

Aujourd'hui, c'est comme si on allait toujours vers le pire, comme si c'était sombre, comme si c'était noir. Il faut trouver la lumière. Une question courte à vous poser parce que moi j'ai une question sur un ancien président à vous poser également.

C'est pas le moment. C'est pas le moment. Vous avez un programme François Ruffin.

Travail mais vous savez mon programme c'est pas comme s'il était neuf. Non mais vous avez un programme. Voilà.

Mais même sur du bois mon programme je l'effectue depuis 20 ans. Ça fait 20 ans que je travaille. Ça fait 20 ans que je travaille au côté des Français chez moi avec les ouvriers.

Ça fait 20 ans que je vois fermer les usines. Ça fait 20 ans que je sais pour qui je me bats. Je me je me suis battu hier comme journaliste engagé.

Je me b aujourd'hui comme député. Et je Pourquoi vous avez honte de nous dire que vous êtes candidat ? rien de honteux à se présenter à une présidentielle devant le suffance des français pour améliorer pour pour les Français qui sont derrière leur écran aujourd'hui, d'accord, qui se demandent comment on va sortir, est-ce qu'il va y avoir un budget, est-ce qu'il va y avoir une dissolution, est-ce qu'il va y avoir une démission de Macron ?

Dites qu'ils ont besoin d'un horizon 202 c'est l'orizon et ben je reviendrai pour cette horizon travaillez en tout cas c'est mais j'y travaille depuis 20 ans. Je travaille à chercher ce qui peut être le meilleur pour mon pays. Sérieusement, alors il n'est pas exclu, disons que vous vous présentiez à l'élection présidentielle.

Non, il est pas exclu. Je l'ai dit, je serai candidat à la primaire. Je de Bon, vous avez fa le dire, on a failli fail avoir un absus.

Euh François Ruffin, justement, vous savez, enfin moi je je mesure l'inquiétude des gens dès que je retourne en circonscription, je mesure l'inquiétude des gens et je dis jouer au petit jeux politicien, c'est pas le moment, c'est des idées que vous mettez sur la table. Demain sera examiné François Ruffin par la justice la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozi. Ça fera 3 semaines mardi qu'il a été incarcéré à la prison de la santé, condamné, je le rappelle, à 50 prisons pour association de malfaiteurs, condamnation dont il a fait appel et donc pour laquelle il est toujours présumé innocent.

Est-ce que vous souhaitez que Nicolas Sarkozy sorte de prison ? Qu'il reste en prison et qu'il y reste le plus longtemps possible. Et pourquoi ?

Et vous savez, si c'était quelqu'un de gauche qui avait fait ce qu'il a fait, je serai encore plus dur à son égard. Il est innocent. Pour l'instant, il il y a eu un jugement qu'il lui a dit qu'il a commis un crime contre la nation.

Il faut bien comprendre ce qu' association de malfaiteur crime contre la nation, c'est dans le jugement. Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est pas une petite affaire de corruption avec un promoteur immobilier.

Monsieur Sarkozy a laissé ses deux lieutenants, monsieur Hortfeu et monsieur Géan, aller négocier en Libye avec monsieur Senousi, le beau-frère de monsieur Kaddafi, terroriste international condamné par la justice française parce qu'il y a eu 52 morts, 52 Français qui sont morts à cause de lui. La justice a dit ne jamais avoir retrouvé trace de financement dans la campagne de Nicolas Sarkozi. C'est pas le sujet.

Ah bah quand même, c'est pas le sujet, monsieur Darré. Le sujet c'est que monsieur Sarkozy a laissé ses émissaires aller voir monsieur Senossi terroriste international. Et vous savez au procès, il y a eu ce moment où les familles de victimes sont venues au tribunal et ont dit les yeux dans les yeux à monsieur Sarkozy, monsieur Gan et monsieur Hor des feux, vous nous avez trahi.

Vous avez trahi le sang français qui a coulé. Voilà de quoi monsieur Sarkozy est coupable. Il est pas coupable d'un d'un petit détournement, d'un petit financement de campagne.

Il est coupable d'avoir noué des relations dans le dos du président de la République, dans le dos du K d'Orset avec un terroriste international condamné par la justice française. Encore on le disait effectivement un procès en appel et donc Nicolas Sarkozi jusqu'à l'heure est présumé innocent. Merci d'avoir été notre invité.

Merci Lucy. Merci Anne d'avoir été à mes côtés. Et puis François Ruffin, rendez-vous est pris puisque vous l'avez dit, votre candidature à la présidentielle, vous reviendrez nous l'annoncer dans BFM politique.

On vous invitera bien sûr avec vous détailler mon plan pour l'industrie que vous avez pas voulu écouter aujourd'hui. Vous restez sur BFM dans un instant, cette affaire suivante avec Pauline Revenard et Dominique Riset. Excellente journée à vous.

M.