IRAN, ÉTATS-UNIS, ISRAËL : RETOUR SUR 10 JOURS DE GUERRE ET DE CHAOS (LE RÉCAP)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oh toi, tu as encore passé le weekend en teuf et tu sais pas ce qui s'est passé dans le monde. C'est toujours la guerre. Repro essayer de profiter avant que ça vienne chez nous quand même.
Oui. Ben alors, c'est déjà un peu là parce que maintenant figure-toi, on va payer l'essence 3 balles. Tu pourras peut-être plus aller en teuf.
Et voilà. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 9 mars et bah oui, c'est toujours le chaos mondial depuis le déclenchement de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, une opération menée évidemment au mépris total du droit international.
Et bah toute la région du golfe Persique se retrouve aspirée dans le conflit. Les frappes du 28 février ont ouvert la boîte de Pandore. La Riposte iranienne a suivi presque aussitôt avec des missiles visant Israël ainsi que plusieurs positions militaires occidentales dans la région.
Ce weekend, l'escalade a pris une tournure spectaculaire à Teran. Des frappes israéliennes ont visé des dépôts de carburant et plusieurs infrastructures énergétiques. Les explosions ont déclenché d'immenses incendies visibles à travers toute la capitale pendant plusieurs heures.
Des réservoirs de carburant ont pris feu. Les installations étaient gravement endommagées et un épé nuage de fumée noire et toxique a recouvert une partie de la ville. Pendant ce temps, l'Iran a poursuivi ses tirs domicile à travers Israël et a menacé de frapper également des installations pétrolières dans les pays du golf si les attaques continuaient.
Cette situation au cœur de la région qui alimente une bonne partie de la planète en pétrole n'est évidemment pas sans conséquence sur l'économie de marché. Les frappes sur l'Iran, les attaques contre les infrastructures énergétiques et la quasi paralysie du trafic dans le T3 d'Ormous font craindre une rupture d'approvisionnement mondial au marché qui panique. Des pétroliers restent bloqués.
Certains producteurs du golfe réduisent leur production et voilà les marchés perdent pied. Résultat, depuis la semaine dernière, les prix à la pompe flambent. Le baril de brut s'est envolé au-dessus des 100 dollars pour la première fois depuis plusieurs années avec même des pointes proches de 120 dollars.
En France, le prix du litre flirte largement avec les 2 € dans les stations services et tout indique qu'il va continuer à augmenter dans les jours à venir. Donald Trump, lui bah écoutez, il est fidèle à lui-même he bah il voit pas le problème. Voilà, sur son réseau social, il a qualifié cette flambée des prix de tout petits prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde quand même.
Voilà, il le précise. Alors, il promet également que le pétrole chuterait rapidement une fois la menace nucléaire iranienne détruite. Tiens, donc c'est bizarre, on croyait que le président américain n'agissait que pour libérer le peuple iranien.
Les objectifs de guerre sont décidément toujours aussi flou. D'ailleurs, la cacophonie est deise en ce qui concerne la durée de la guerre. Le 28 février, le président américain expliquait au médiia qu'il pouvait continuer longtemps et prendre le contrôle de tout, voire, je cite toujours, mettre fin en deux ou tr jours au conflit.
Et puis le lendemain devant le Denny Mail, il ramenait la durée à environ un mois avant d'ajouter le surlendemain qu'il pouvait aller bien au-delà. Je cite toujours. Puis il a évoqué qu'aucun accord ne serait possible, seulement une capitulation de l'Iran.
Et enfin, ce dimanche 8 mars, bah Trump, il annonce que la fin de la guerre ne pourra que venir d'une décision mutuelle avec le premier ministre israélien Benjamin Netaniau, son grand allié, hein. Ce qu'on comprend, c'est donc que dans l'esprit de Trump, cette guerre se fait à deux, hein, et qu'Israël ne prendra pas le relais seul une fois que les États-Unis se seraient hypothétiquement retirés. Alors à voir hein, on n'est pas hyper convaincu surtout quand on sait que Nethania profite déjà du chaos pour avancer ses pions et sa politique expansionniste notamment au Liban.
Alors de son côté euh le secrétaire à la défense américaine n'est pas beaucoup plus clair que son patron. Lui aussi maintient une sorte de flou artistique en évoquant parfois 4 semaines puis deux ou encore 6 semaines de durée de guerre voire plus. Il assure tout de même que l'Iran n'est pas l'Irak.
Mais confesse que je cite, "Nous ne sommes qu'au début des combats". Côté iranien, en revanche, on ne semble pas plus décider à rendre les armes. Au contraire, les gardiens de la révolution se disent eux capables de tenir au moins 6 mois de guerre intense et affirment déjà avoir frappé plus de 200 cibles américaines et israéliennes dans la région.
Hier également, un nouveau guide suprême a été nommé en Iran, Moshtaba Kameney, 56 ans, proche des conservateurs et des gardiens de la révolution. Il succède à son père Ali Ramene, tué lors des frappes américano-israéliennes du 28 février. Israël a immédiatement qualifié le nouveau guide de cible et Donald Trump l'a traité de poids plume, affirmant qu'il ne tiendrait pas sans son naval.
Alors, vu la tournure des événements, ne voit pas bien comment cette guerre pourrait se solder rapidement si ce n'est à la suite d'un revirement de Donald Trump qu'on sait désormais plus instable qu'un tonneau de pétrole posé sur une mèche. En revanche, qu'on sait, c'est quand même que la population américaine est majoritairement hostile à cette guerre. Moins d'un électeur sur deux soutient Trump dans son offensive contre l'Iran et jusqu'à 70 % des citoyens se disent carrément contre l'offensive américano-israélienne au Moyen-Orient.
Une large part des citoyens estiment même que l'Iran représenterait une menace mineure, voire même qu'elle n'en est pas une du tout, ce qui fragilise encore plus la justification du conflit. et les premières pertes américaines ne risquent pas d'arranger les choses. On le précise, à ce jour, l'US Army a annoncé 7 décès dans les rangs de ses militaires.
Une scène marquante a d'ailleurs fait le tour des réseaux sociaux la semaine dernière, mercredi 4 mars, Bryan McGinis, un vétéran de la marine américaine et également candidat du Parti Vert, a été expulsé d'une audience du Sénat pour avoir protesté contre la guerre en Iran. Accroché à une porte, il criait que personne ne veut se battre pour Israël. Alors, malgré l'opposition populaire et la protestation de figure comme Bryan McGinis, le Sénat américain a pourtant rejeté le même jour où il s'est fait expulser une résolution démocrate visant à limiter les pouvoirs de Donald Trump dans cette guerre contre l'Iran.
La majorité républicaine du Sénat, fidèle à Trump, a préféré lui laisser les mains libres pour continuer ses frappes illégal, rappelons-le quand même, au Moyen-Orient, montrant à quel point la voix des citoyens peut parfois se heurter aux réalités du pouvoir. Pour autant, même dans le camp républicain, la contestation commence à couver. Des poids lourds du parti ont quitté les rangs pour critiquer ouvertement l'offensive accusant Donald Trump d'avoir notamment trahi ses électeurs.
À commencé par le sénateur Rand Paul, le seul à avoir voté la fameuse résolution démocrate pour limiter les pouvoirs de Trump. Sur Fox News, ce dernier a déclaré "L'Amérique est en guerre mais les Américains ne veulent pas de cette guerre. Ils n'ont pas voté pour en fait, ils ont voté pour exactement le contraire.
Même son de cloche rapporté par Thomas Massi, un élu du Congrès, toujours républicain. Lui, il pointe le décalage entre la politique de Trump et les attentes de ses électeurs. Je le cite dans ma circonscription, les familles américaines se demandent en quoi ça va les aider à payer leur facture.
D'autres élus ont également signalé que leur soutien pourrait s'affaiblir si la guerre s'éternisait. Alors, il semble effectivement assez lointain le temps où le candidat Trump martelait America first. L'Amérique d'abord, à toutes les occasions pour se faire élire.
Maintenant qu'il est aux manettes, la chanson est en tantiné différente. Même les supporters maga les plus emblématiques ne ferment plus les yeux. C'est le cas de Tucker Carlson, célèbre podcaster pro Trump qui a déclaré, je cite, "Ce n'est pas la guerre des États-Unis, rien ne menacé. notre sécurité chez Nick Fentest également podcaster mais lui est antisémite et suprémiste notoire toujours pro Trump évidemment cet épisode marquerait carrément la rupture entre lui et Trump il a été jusqu'à affirmer qu'il votera démocrate en novembre prochain.
Alors on passera évidemment sur la pensée politique rabouri de ce type particulièrement infréquentable. En revanche, il pointe un événement important, à savoir les élections de novembre prochain, les midtermes, comme on les appelle dans le jargon. Tous les 2 ans, les citoyens américains sont invités aux urnes.
Ce scrutin est souvent vu comme un baromètre de la popularité du président en exercice. Concrètement, c'est le moment où le Congrès peut basculer et décider si le président pourra continuer à gouverner à sa guise ou se retrouvera coincé dans un parlement qui lui met des bâtons dans les roues. Aucune ressemblance avec la France évidemment.
Alors, on en parlait sur le plateau du côté de Cheesam. C'est notre émission dédiée à l'actualité outreatlantique. C'était ce weekend.
Je vous propose d'écouter. C'est très important parce que c'est toujours au milieu du mandat présidentiel donc qui dure 4 ans et donc c'est au bout de 2 ans. Donc là, il a été élu en 2024 et donc ces élections vont avoir lieu en novembre 2026 et c'est des élections encore une fois qui touchent les deux chambres.
Donc c'est important parce que là il y a un enjeu très clair pour les démocrates de renverser la majorité au Congrès et de reprendre le Sénat. Il y a euh des grandes divisions au sein du camp républicain et au sein du camp démocrate. Ça c'est très vrai.
Par contre, dans la population américaine, il y a pas de division. Donc il y a une grande opposition entre ben la démocratie représentative aux États-Unis, le Sénat, le Congrès. Puisque les Américains pensent, les Américains pensent dans les sondages que l'on a, c'est en général 60 70 % des Américains qui vous disent "Nous, on est contre cette guerre.
Alors, plus tu es à gauche, plus tu es contre. Plus tu es à droite, moins tu es contre. Mais même dans le camp républicain, c'est ça qui est incroyable, c'est que même dans le camp républicain, ils sont 55 % à dire qu'ils sont pour cette guerre.
Et la moitié d'entre eux te disent "Nous, s'il y a si ça dure trop longtemps et s'il y a des morts américains, on sera contre." Euh donc il y a vraiment une une uniformité de pensée finalement dans le peuple américain. Le peuple américain est vraiment en large et en grande partie contre cette guerre contrairement au aux deux parties qui là se divisent.
Et vous pouvez évidemment retrouver l'intégralité de cette émission sur notre chaîne YouTube. Donald Trump avait promis qu'il serait un homme de paix pendant sa campagne et qu'il mettrait fin aux guerres notamment à Gaza ou en Ukraine. D'ailleurs, pour cette dernière, il s'était même engagé. on le rappelle, à résoudre le problème en 24 he on a vu ce que ça donnait sans parler de l'arnaque magistrale de son plan de paix à Gaza évidemment sur lequel on est largement revenu avec Trump.
On commence à le savoir. Tout n'est que mensonge, pognon et démonstration de force souvent illégale. Rien que l'année passée, il a bombardé seps.
Il ne sera donc évidemment jamais un homme de paix. Il peut oublier le Nobel. Sa seule diplomatie est celle des muscles.
Et la France dans tout ça, bah oui, après tout hein, on sait quand même que Emmanuel Macron est toujours très préoccupé par l'international, obsédé par l'idée de marquer l'histoire. Bon bah là, c'est son moment. Et ben non, sur ce coup-là raté, personne n'a pensé à lui passer un coup de fil.
C'est ce qu'il a déclaré dès le 28 février. La France n'a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés. Ah oui, on sent que ça lui est un petit peu resté en travers de la gorge he quand même.
Du coup de jours plus tard, il a voulu montrer que lui aussi il en avait dans le pantalon du Falcon du président de la République escorté par quatre rafales en direction de l'île longue dans le Finistère. Escoré par quatre afhales. Le président doit s'exprimer dans dans un peu plus d'une heure maintenant.
Ça enfin ça ça dit des choses. Ça dit des choses d'un pays presque en guerre. Didier François, vous diriez ça ?
C'est la première fois que je vois ça. Ah oui bah oui, je sais. Ah bah ça on jette.
Bon alors maintenant qu'on s un peu foutu de lui, je vous la fait courte. Depuis les premiers bombardements en Iran, Macron a condamné l'offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Il a même fait les gros yeux en disant que c'était très important de respecter le droit international et la diplomatie.
Bon, ça n'a rien changé hein, mais je peux vous dire qu'à ce moment-là quand même Trump et Netaniau, ils étaient comme ça. Mais bon, comme c'est quand même un bon pote, il a déployé des moyens militaires dans le secteur, hein. Le Charles de Gaulle, son sous-marin nucléaire, ses frégates, ses rafales et tous les machins antidrones qui vont avec.
À cette heure-ci, la Méditerranée s'est plus bouché que le périf parisien à 18h. Alors nous, on nous dit que ça tout ce matos là, il servira qu'à se défendre, hein. Il y a pas de faire d'attaque histoire d'être quand même en mesure d'attaquer à un moment.
Emmanuel Macron a aussi annoncé qu'il allait augmenter l'arsenal nucléaire français parce que faut quand même pas déconner, on y tient à notre gros bouton rouge et aux gros dégâts qui vont avec. Et puis bah sinon aujourd'hui notre VRP de la paix à nous et ben il est parti à Chypre, l'île européenne la plus proche du conflit où une base militaire britannique a été d'ailleurs ciblée par des drones attribués à des groupes liés à l'Iran il y a quelques jours. En gros, il vient montrer que la France n'est pas complètement larguée dans ce conflit et qu'une attaque contre Chypre, c'est une attaque contre l'Europe toute entière.
Alors, on se sert les coudes. Bon, alors même si il nous clame que la France ne s'engagera pas dans le conflit, le président français a quand même annoncer une mission navale pacifique visant à rouvrir le détroit d'Ormous et à escorter les navires après la sortie de la phase la plus chaude du conflit au Moyen-Orient afin de permettre un peu plus facilement la circulation du pétrole et du gaz. Nous sommes en train de mettre en place, et nous l'avons évoqué à l'instant aussi, une mission purement défensive, purement d'accompagnement qui doit se préparer avec des États européens et non européens et qui a vocation à permettre dès que cela sera possible après la sortie de la phase la plus chaude du conflit qui permettra l'escorte de porte contenair et de tanqueur pour réouvrir progressivement le D3 d'Ormous qui est essentiel au commerce international. mais également à la circulation du gaz et du pétrole qui doivent pouvoir sortir à nouveau de cette région.
Bon, si vous voulez une image du truc, c'est un peu comme les personnes en gilets jaunes qui aident les enfants à traverser la route près des écoles. Voilà, c'est c'est ça qu'il veut faire. Et puis bah à côté de ça, Macron passe des coups de fil.
Voilà, ça c'est ce qu'on sait. On l'a appris au président iranien, à Netaniaou, enfin bref, tout le monde y a le droit. Euh, on sait pas trop ce que ça donne.
On aura peut-être des nouvelles bientôt, mais en tout cas jusqu'ici, on en est là. En attendant que Manumac vienne sauver la planète, bah les bombes, ell elles continuent à tomber. Après 10 jours de conflit, l'Iran déplore déjà plus de 1200 morts et 10000 blessés selon son ministère de la santé.
Au Liban, où les combats avec le Esbola ont repris, près de 400 victimes ont été recensées à ce jour. En Israël, les attaques ont fait une dizaine de morts civils et militaires confondus. Et du côté américain, sept soldats ont déjà perdu la vie.
On l'a dit, pendant que les dirigeants discutent chiffres et stratégies, bah les populations, elles elles payent le prix fort de la guerre. On notera quand même que dans le concert des puissances mondiales, très rares sont les voies qui osent s'élever contre la guerre et prendre de réelle mesures, à l'exception notable de l'Espagne dont je pourrais peut-être bien vous parler demain. Dites-moi en commentaire si ça vous intéresse.
Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info.
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Retrouvez le média sur la télé d'Orange canal 235. Après le Venezuela et l'Iran, Donald Trump semble avoir déjà trouvé sa future cible. Ainsi, samedi 7 mars dernier, le président américain a promis que je cite Cuba vivait ces dernières heures et a prédit un grand changement.
Pour mettre sa menace à exécution, le locataire de la Maison Blanche entend Nouer, une coalition militaire avec quelques-uns de ses alliés latino-américain réunis ce weekend à Miami. Un accord pourrait être conclu très facilement avec Cuba, estime Donald Trump qui pense que l'île est à bout de souffle. En effet, l'île fait face à une grave crise économique et énergétique du fait de l'embargo américain et de la fin de l'approvisionnement en pétrole en provenance du Venezuela.
La réaction du président cubain Miguel Diaz Canel ne s'est pas faite attendre qualifiant le sommet de néocolonial. Et hier, c'était le 8 mars, la journée internationale des droits des femmes. Près de 200000 personnes étaient rassemblées dans la rue d' 130000 à Paris pour manifester et rappeler le triste décomte des féminicides en France. [musique] Il y a une augmentation grandissante de ce chiffre de féminicide.
C'est pas simplement des chiffres, c'est des personnes. Quand on est féministe, on est forcément antifasciste. Il y a une augmentation grandissante de ce chiffre de féminicide.
Et ça c'est les résultats d'une politique qui refuse de prendre en compte l'urgence de la protection des droits des femmes. On ne la considère que à des fins réactionnaires et racistes. Le viol s'est fait par des hommes ordinaires.
C'est des hommes de toutes les classes, de toutes les de toutes les de toutes les couleurs de peau, de toutes les les horizons. C'est important de le rappeler avec les récupérations qu'il y a par l'extrême droite de nos luttes aussi. Un reportage complet de nos équipes est évidemment à retrouver sur la chaîne du média.
Et en parallèle, l'extrême droite a évidemment bel et bien tenté d'infiltrer le cortège. Dans les rues de Paris, le cortège féministe a été perturbé par la présence du collectif Pro Israël Nous vivrons. Plusieurs membres du PS proches de la mairie de Paris comme Jérôme Gedge ou Karen Tayb étaient présents à leur côté.
Protégé par des cordons de CRS, les militantes du collectif proche de l'extrême droite et pro Netaniaahu ont tenté de s'introduire dans la marche contre la volonté des collectifs organisateurs. Le cortège parisien a finalement réussi à empêcher le retour de Nous vivrons dans la marche après plusieurs heures de blocage comme on le voit sur ces images floutées publiées sur X par révolution permanente. Contrairement à son habitude, le collectif d'extrême droite Némésis n'a pas cherché à s'imposer dans la manifestation féministe du 8 mars.
Un rassemblement s'est en revanche tenu dans le 16e arrondissement avec le soutien d'éluen la députée européenne Marion Maréchal Le Pen, le candidat RN à la mairie de Paris Thierry Marianni et la députée apparentée RNAR sont notamment apparus à leur côté. L'objectif de ce contrerassemblement pour le mouvement se faire connaître et instrumentaliser encore et toujours cette journée au profit de leurs idées racistes. Peu de propos pour la défense des femmes mais la gauche et les étrangers ont été très largement ciblés à chaque prise de parole.
Ce lundi, les 27 pays de l'Union européenne ont entériné un durcissement radical de la politique migratoire du continent. Les ministres de l'intérieur des États-membres de l'UE se sont prononcés en faveur de trois textes intitulés règlement retour. Ce corpus doit permettre d'augmenter le nombre d'expulsions de ressortissants en séjours irréguliers.
En pratique, il s'agira de renforcer les dispositifs répressifs contre les populations en exil et les politiques d'expulsion sur tout le continent. Ces textes permettront notamment d'ouvrir des hubs de retour, c'est-à-dire des centres en dehors des frontières de lieu, pour y envoyer les migrants dont la demande d'asile aura été rejetée. Ceux qui refuseront de quitter le territoire européen seront sanctionnés plus durement via des périodes de détention plus longues et pourront être renvoyés vers des pays dont ils ne sont pas originaires.
En bonus, les policiers des pays membres n'auront plus besoin de mandat pour s'introduire dans les locaux d'une association ou sur un domicile privé pour traquer des personnes exilées en situation irrégulières. Le règlement encourage aussi les pays à enrichir un fichage de toute personne exilée au sein de l'UE. Les données personnelles liées à la santé ou au casier judiciaire des personnes exilées seront centralisées à l'échelle européenne.
Toutes ces opérations seront évidemment assurées grâce à un renforcement du budget de Frontex, l'Agence européenne de garde frontière et de garde- côte. Plus de 250 organisations européennes ont exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis de ces mesures qui bénéficient du net soutien de la droite et de l'extrême droite. Les associations de protection de migrants y voi de nombreuses violations des droits humains.
Pour celler l'adoption de ces mesures, un vote au parlement aura lieu dans la semaine. Nous vous tiendrons évidemment informés de son évolution sur le média. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Merci très bonne soirée sur le média.
Emmanuel Macron