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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 12 décembre 2024 8 minActualité / polémiqueAgriculture & alimentationBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Agriculteurs : la censure du budget ne passe pas - Reportage C dans l'air 11.12.2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00narrateurChiffre
    « Le report des aides prévues, aux alentours de 400 millions d'euros, dont le budget retoqué, ne passe pas. »
  • 2:00agriculteurFait
    « On ne sait pas où on va, droit dans le mur... C'est un truc symbolique qu'on fait, mais c'est parce qu'on va droit dans le mur. »
  • 3:00agriculteurFait
    « Ils peuvent faire du soja OGM, par exemple, alors que nous, on a un cahier des charges assez strict. On n'est pas du tout égaux. »
  • 4:00S.QuéménerFait
    « Ils s'adressent directement au président de la République en disant qu'E.Macron doit prendre ses responsabilités sur tout le dossier agricole. »
  • 5:00P.DessertineFait
    « On a rarement eu une aussi mauvaise récolte depuis 50 ans. »
  • 6:00N.Saint-CricqChiffre
    « 450 millions de plus dans le budget qui auraient pu être votés pour l'agriculture. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le report des aides prévues, aux alentours de 400 millions d'euros, dont le budget retoqué, ne passe pas. - Lorsque cet agriculteur a voté pour un député RN en juin, il a cru en ses promesses, jusqu'à la motion de censure validée par son élu la semaine dernière. - Les candidats sont toujours à notre écoute, pour n'importe quel métier, n'importe quelle question...

Mais après, il faut faire le boulot une fois qu'on est élu. Son vote ne va pas du tout dans le sens de nos convictions agricoles et du bon sens agricole. - Le député a donc particulièrement déçu cet agriculteur, qui a décidé de lui faire savoir.

Hier soir, faute de trouver la permanence parlementaire de l'élu, avec plusieurs agriculteurs, ils ont décidé de murer une des entrées de la sous-préfecture. - On écrira dessus que c'est bien pour lui! - On ne sait pas où on va, droit dans le mur...

C'est un truc symbolique qu'on fait, mais c'est parce qu'on va droit dans le mur. - Tout est tombé à l'eau. On n'a rien, aucun soutien.

Dans un monde un peu instable, il faut qu'on ait les moyens de se battre. Il faut que l'alimentation fasse partie de la stratégie de la France. On repart à zéro pour remettre un gouvernement, des contacts...

Chaque parti va faire sa petite popote. D'ailleurs, le peuple français est oublié, délaissé. Malheureusement, c'est toujours les mêmes qui trinquent. - Un mouvement de colère partout en France.

Alors, toute la semaine, le RN, qui compte sur les voix du monde agricole, a tenté de rassurer. M.Le Pen, avec cette lettre... ...

Et le service après-vente continue sur les plateaux télé. - J.Bardella: Je ne suis pas au pouvoir.

Le RN, en 50 ans, n'a jamais été au pouvoir. On n'est pas responsables de la situation dans laquelle l'économie est et dans laquelle se trouvent nos agriculteurs. Ils étaient déjà dans les rues du pays au début d'année.

Des problèmes très concrets d'incapacité à vivre dans leur travail ont déjà été mis sur la table. - C'est peu convaincant pour les agriculteurs rencontrés ce matin, particulièrement inquiets en ce moment de l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. - Ils peuvent faire du soja OGM, par exemple, alors que nous, on a un cahier des charges assez strict.

On n'est pas du tout égaux. En plus, pour le vendre à un prix presque pareil...

C'est de la concurrence déloyale. Toutes les industries poussent derrière et disent qu'il faut le faire. Surtout l'industrie automobile qui ne va pas très bien. - La section locale de la FNSEA est reçue aujourd'hui à la préfecture de Dijon et a bien l'intention de rencontrer les députés du coin dans les prochains jours. - On va déjà écouter leur motivation, au-delà de leur avenir politique personnel, qui nous intéresse peu.

Ce qui nous intéresse, c'est de produire plus et mieux pour les générations futures. On ne lâchera rien. - D'ici là, le syndicat compte bien poursuivre ses actions en ciblant notamment cet après-midi la permanence d'une députée du PS. - S.Quéméner: C'est fondamental, ce qui est en train de se passer.

Il faut se souvenir des craintes, des interrogations de l'année dernière autour du grand mouvement des agriculteurs. Ils regardent attentivement les résultats des européennes. Ce qui est intéressant, c'est de voir la Coordination rurale, un syndicat proche du RN.

Qu'est-ce qu'ils font? Ils s'adressent directement au président de la République en disant qu'E.Macron doit prendre ses responsabilités sur tout le dossier agricole et qu'il doit être leur principal interlocuteur.

Ils avaient trouvé des solutions. C'est une des réussites du gouvernement Barnier, il faut le reconnaître. Avec les agriculteurs, le langage avait été bon et les solutions apportées avait été jugées satisfaisantes.

Je laisse de côté le Mercosur parce que c'est une décision d'U.von der Leyen. Parmi les solutions qui avaient été apportées, il y avait un consensus autour de la loi qui devait arriver au mois de janvier au Parlement.

M.Barnier, ancien ministre de l'Agriculture, pendant ses 1ers déplacements au Salon de l'agriculture, il avait vu venir ce dossier et l'avait pris en main. On a une terre de conquête.

C'est plutôt un électorat qui vote à droite traditionnellement. C'est une terre de conquête pour le RN, et ça s'effondre dans la mesure où pour la 1re fois, le RN a un passif. Ca n'était jamais arrivé.

Ils n'ont jamais été au pouvoir. Ils répètent en permanence qu'ils ne sont responsables de rien. Mais la censure, c'est leur passif, maintenant.

Ce que font les agriculteurs en murant des permanences RN, c'est la première fois qu'on reproche à des députés RN ce qu'ils ont fait. C'est la toute première fois. - C.Roux: C'est un moment de bascule important.

C'est aussi une bascule sur le Mercosur parce qu'U.von der Leyen a profité de la faiblesse de la France pour signer l'accord sur le Mercosur? - P.Dessertine: Quand il n'y a pas de gouvernement, c'est aussi ça, la conséquence.

Notre-Dame a rouvert, mais ça ne suffit pas pour le rayonnement international. Il y avait des représentants de tous les syndicats agricoles dans le reportage. On voyait des jeunes céréaliers.

La récolte des céréales a été incroyablement mauvaise. On a rarement eu une aussi mauvaise récolte depuis 50 ans. Les coûts sont bas.

Parfois, ils sont en situation vitale. Il leur faut des aides. On leur répond qu'il n'y A pas de budget.

L'année dernière, ça allait. Mais aujourd'hui, ça ne va pas. Ce sont les matières premières de notre première industrie, l'industrie agroalimentaire.

La culture nous nourrit et permet à l'industrie agroalimentaire de fonctionner. - C.Roux: Avec cet appel à s'en prendre aux élus, à des députés qui votent. - N.Saint-Cricq: Clairement. 450 millions de plus dans le budget qui auraient pu être votés pour l'agriculture.

Ca a augmenté. La loi, au Sénat, à partir de janvier...

C'est une accélération des choses. Si on perd 6 mois, ce n'est pas un problème secondaire. On parle beaucoup du RN, mais il n'y a pas que le RN dont les permanences ont été murées.

Il y a eu les socialistes. A la limite, que le RN censure en boucle, que LFI censure en boucle...

On peut considérer que les 2 veulent le départ d'E.Macron à des échéances différentes. Mais le PS, si le groupe socialiste n'avait pas voté la censure...

Si 40 personnes dans les 66 s'étaient souvenu qu'ils faisaient partie d'un parti de gouvernement, ça aurait pu tout changer. C'est eux, le centre de gravité, presque plus que le RN. Quand on les entend, on a l'impression qu'il y a une espèce...

Le "bouger", j'en ai marre.