Transports en commun : le vice-président de la MEL Sébastien Leprêtre répond aux auditeurs d'ICI Nord
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Le réseau de bus de la métropole lilloise, ce sont désormais 153 lignes qui desservent 95 communes, 75 millions de voyages l'an dernier, les modifications appliquées à partir d'aujourd'hui concernent donc énormément de monde. Vous êtes confiant sur la manière dont les nouveautés vont être reçues, appréhendées par les usagers ?
- 0:54OuverteRéponse directe
Comment avez-vous imaginé justement ces modifications ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Avec de nouvelles numérotations, certaines lignes qui changent de nom, des trajets modifiés, est-ce que le réseau desserte davantage de territoires aujourd'hui qu'avant ? Est-ce qu'il y a aussi une expansion du réseau ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir mis l'accent sur ce service particulièrement ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Sébastien Leprêtre, avez-vous supprimé des arrêts, je me mets à la place d'habitants qui ont l'habitude d'attendre le bus à tel arrêt, parce que ce matin ils peuvent avoir une mauvaise surprise s'ils ne sont pas renseignés, et le bus ne va pas passer ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez également avec ce nouveau plan de transport, la manière dont vous avez refondé ce réseau, prévu davantage de bus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:39Invité politiqueChiffre
« On passe de 140 à 153 lignes, ça veut dire 13 lignes supplémentaires. »
- 1:44Invité politiqueFait
« On est sur un réseau qui gagne en lisibilité mais qui est aussi renforcé par le nombre de lignes créées. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Ce qu'on a observé c'est que c'était un service qui était très apprécié mais sous-utilisé. »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« D'ici à 2031, on a 130 bus qui vont être renouvelés. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« Sur ces 130 bus, il y en a la moitié d'heure qui vont passer à l'électrique. »
Temps de parole
- Sébastien Leprêtre48 %
- Locuteur 345 %
- Présentateur6 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
D'ici Nord, pour son local, d'ici matin. Et à 7h44, c'est l'invité d'ici matin. C'est déjà la rentrée ce matin pour le réseau de bus de la métropole lilloisse. Certaines lignes changent de numérotation, d'autres voient leur trajet modifié. Nous passons tout cela en revue avec le vice-président de la métropole européenne de Lille, chargé des transports.
Bonjour Sébastien Leprêtre. Bonjour. Le réseau de bus de la métropole lilloisse, ce sont désormais 153 lignes qui desservent 95 communes, 75 millions de voyages l'an dernier, les modifications appliquées à partir d'aujourd'hui concernent donc énormément de monde. Vous êtes confiant sur la manière dont les nouveautés vont être reçues, appréhendées par les usagers ?
Confiant. On essaie de l'être, on s'est donné les moyens de l'être. Puisqu'on a beaucoup communiqué avec Keolis, avec qui les vient, à l'amont de cette mise en place, qui a fait l'objet naturellement de beaucoup de réunions de travail, de réflexion,
donc que nous sommes prêts. Comment avez-vous imaginé justement ces modifications ? L'idée c'est que ce soit plus simple, que ce soit plus attractif. Cela veut dire qu'avant c'était un peu trop compliqué, que vous avez aussi regardé des tracés en disant « Ah bah là il faudrait plutôt passer par là parce que je sais pas, il y a un nouveau quartier ». C'est comme ça qu'on réfléchit à un plan de transport. L'objectif c'est vraiment que ça soit plus simple, plus lisible, plus compréhensible pour l'usager.
Donc on s'est mis à la place de l'usager, on a écouté les usagers aussi. Le concessionnaire a fait remonter aussi des petites problématiques qu'il avait pu identifier. La métropole elle évolue aussi, elle bouge, donc il était temps, il était besoin nécessaire qu'on puisse corriger ce qui avait besoin d'être corrigé.
Avec de nouvelles numérotations, certaines lignes qui changent de nom, des trajets modifiés, est-ce que le réseau desserte davantage de territoires aujourd'hui qu'avant ? Est-ce qu'il y a aussi une expansion du réseau ?
Oui, parce qu'en fait on passe de 140 à 153 lignes, ça veut dire 13 lignes supplémentaires, ça veut dire du transport sur réservation qui est développé, ça veut dire des lignes express qui sont créées aussi. Donc on est sur un réseau qui gagne en lisibilité mais qui est aussi renforcé par le nombre de lignes créées.
Les lignes express c'est celles qui justement ne marquent pas tous les arrêts, qui permettent d'aller plus vite d'un endroit à un autre. Le réseau de transport à la demande a un nouveau nom, ce sont les lignes Flexity, transport par réservation. Le principe c'est qu'on réserve une place sur une ligne dont le tracé existe. Pourquoi avoir mis l'accent sur ce service particulièrement ? Parce qu'effectivement vous l'avez renforcé, il y a un nouveau nom, vous faites pas mal de communications dessus. Pourquoi avoir mis l'accent sur celui-ci ? Alors ce qu'on a observé c'est que c'était un service qui était très apprécié mais sous-utilisé,
qui répondait surtout à une problématique qui est celle de notre métropole européenne de Lille, une métropole qui est très étendue, très étirée, avec des territoires périurbains, même des territoires ruraux, où il n'est pas question évidemment d'aller tirer, emmener une liane par exemple. Et donc pour malgré tout proposer, offrir aux usagers au métropolitain du transport public, il nous a semblé qu'on était là sur une façon d'amener le transport public qui était pragmatique, intelligente,
et assez calée sur les besoins des usagers. Parce que ce sont des lignes qui fonctionnent le matin, le soir, c'est-à-dire que si personne ne réserve par exemple, le bus, la navette ne roule pas, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait des réservations pour pouvoir aller, je veux aller d'un arrêt de métro jusque dans ma commune, c'est comme ça que je fais l'arrêt. Absolument, ce qui est aussi le cas des lignes express,
qui vont relier des communes qui sont en grande périphérie du cœur de métropole, pour amener jusque dans ce cœur de métropole les usagers, sur des horaires de pendulaire. Donc on est vraiment là sur un dispositif qui vise à amener les métropolitains le plus vite possible, le matin quand ils se rendent au travail, et le soir quand ils reviennent de leur travail, entre encore une fois le domicile et le travail.
À 7h47, nous sommes en direct avec Sébastien Leprêtre, maire de la Madeleine et vice-président de la métropole lillois chargé des transports.
Sébastien Leprêtre, avez-vous supprimé des arrêts, je me mets à la place d'habitants qui ont l'habitude d'attendre le bus à tel arrêt, parce que ce matin ils peuvent avoir une mauvaise surprise s'ils ne sont pas renseignés, et le bus ne va pas passer ?
Alors généralement quand un arrêt a été entre guillemets supprimé, il a été glissé sur l'arrêt qui est juste avant ou juste après, ou parfois on a même créé de nouveaux arrêts, une nouvelle fois pour se caler sur les pratiques constatées des usagers, pour être au plus près des réalités du quotidien et des pratiques des usagers.
Est-ce que vous avez également avec ce nouveau plan de transport, la manière dont vous avez refondé ce réseau, prévu davantage de bus ? Il y a effectivement l'aspect lisibilité, mais il y a aussi l'aspect fréquence, il y a beaucoup de personnes j'imagine qui prennent le bus, qui se disent, est-ce qu'il y aura davantage de bus qui passeront devant chez moi ? Est-ce qu'il y a aussi une densification du matériel roulant ? Là où il est nécessaire.
Encore une fois, on a densifié là où c'était nécessaire. Ça coûte de l'argent public, transporté naturellement les métropolitains. Donc l'idée c'était d'ajuster les choses, pour que, encore une fois,
l'argent public aille là où il est le plus nécessaire. Donc pas forcément davantage de bus dans des communes, est-ce qu'on reste sur les... Non, c'est une réorganisation générale. Et est-ce qu'il est via de son côté, est-ce que Keolis de son côté, renouvelle sa flotte de bus là aussi, le matériel roulant en cette rentrée ? Alors le matériel roulant,
il va connaître un renouvellement assez fort, puisque d'ici à 2031, on a 130 bus qui vont être renouvelés, sachant qu'on en a 460 qui sont d'ailleurs mis à disposition par la métropole au concessionnaire. Sur ces 130 bus, il y en a la moitié d'heure qui vont passer à l'électrique. Donc on est sur un processus de renouvellement qui est engagé, qui va s'accélérer d'ici à la fin de la concession de services publics,
qui encore une fois arrive à échange en 2031. Donc 130 bus qui vont arriver, que deviennent les anciens par Talacasse, quand c'est comme ça, ou on les garde pour avoir justement davantage de... Alors les anciens,
d'abord on peut aussi procéder à du rétrofit. Pour anecdotique que ce soit, on a aussi été sollicité par une agglomération en Ukraine qui souhaiterait récupérer du matériel roulant qui quelque part ne roulera plus sur notre métropole.
Et donc ça fait partie des pistes qu'on peut aussi envisager. Vu qu'on parle de ces nouveaux bus cet été, des chauffeurs ont exercé leur droit de retrait en raison de la chaleur qui a été atteinte dans les bus lors des épisodes de canicule. Est-ce que la climatisation dans les bus, c'est quelque chose qui est prévu, justement dans ces nouveaux bus envisageables ? Alors dans les nouveaux bus,
elle va être systématique. On parle bien de la climatisation de la cabine conducteur, qui est vraiment la priorité qu'on doit se donner par rapport aux épisodes de canicule qui sont encore devant nous, on peut le présumer. L'idée c'est aussi de pouvoir rafraîchir l'habitacle dans sa totalité avec une vraie difficulté. C'est que le bus s'arrête, il ouvre ses portes assez régulièrement et on sait tous ici que pour que la climatisation fonctionne, il faut que l'habitacle soit totalement fermé et fermé le plus longtemps possible. Mais sur les cabines conducteurs, c'est vraiment l'objectif qu'on s'est donné sur la nouvelle flotte qui arrive.
Et puis il y a la question du rétrofit, des bus qui sont actuellement en circulation et qui ne vont pas tous être remplacés demain matin. Donc c'est une question qui est sur la table de la métropole européenne de Lille, qu'on regarde avec beaucoup d'attention pour encore une fois pouvoir doter les cabines conducteurs des bus qui ne seront pas renouvelés demain
de cette climatisation. C'est-à-dire qu'on puisse rouler avec des bus existants mais qui seront adaptés justement pour y inclure cette climatisation pour les conducteurs, mais pas pour les passagers a priori. Pour les passagers, on est plus sur un processus de rafraîchissement mais qui concernera la nouvelle flotte de bus dont je parlais il y a quelques instants. Mais là on parle de bus qui vont arriver, et là ce qui nous intéresse ce matin c'est ce nouveau réseau, enfin non pas nouveau réseau, en tout cas la manière dont il est réorganisé avec énormément de changements de numérotation, des bus dont vous l'avez entendu qui changent de dénomination, des lignes qui sont créées.
Vous retrouvez tout ça, je le signale, puisqu'il est via, a mis en place un site internet dédié avec toutes les nouveautés qui s'appliquent à partir de ce lundi. Merci beaucoup Sébastien Leprette d'avoir accepté de répondre à nos questions. Vous restez avec nous puisqu'il y aura tout à l'heure après 8h les questions des auditeurs, des internautes d'ici nord qui peuvent emprunter les transports de la métropole lilloise tous les jours. On vous écoute après 8h tout à l'heure.