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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 30 août 2022 27 min

Rentrée littéraire : Yannick Haenel et le banquier philosophe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et à présent il est bien fini donc la grande table et bienvenue au club avec un nouveau nom avec de nouvelles voies avec une nouvelle émission bienvenue au club en effet quelle pièce qu'elle filme que les expos allez vous voir après la parole des artistes et un grand entretien jusqu'à 12h30 rendez vous avec vous thomas cluzel pour le journal à 12h30 puis place aux livres place aux livres et à la discussion vous aimez bouquiner vous aimez partager autour de vos plaisirs de lecture écouter des écrivains vous parlez de la fabrique d'un livre de leurs sources d'inspiration rendez vous désormais à 12h55 du lundi au vendredi pour fêter le livre sous toutes ses formes dans le book club de bienvenue au club on est ensemble jusqu'à 13h30 et ça commence ici france culture olivia gesbert bienvenue au club bienvenue au club ouvre ses portes sur un tout nouveau générique électro pop signé mi ruiz musiciens avant gardiste ex taxi girl compositeur s'étend en écrivain comme airways revient aussi en cette rentrée avec un roman d'anticipation chez seguier les tout puissants ont le recevra bientôt pour en parler bonjour à tous pour l'heure c'est l'écrivain yannick haenel qui le premier invité de notre grand entretien hauteur du trésorier payeur chez gallimard l'occasion d'une réflexion aussi sur le pouvoir de l'argent et le sens du don 12h50 le book club sébastien thème nous parlera des romans les plus attendus de cette rentrée charles dantzig des liaisons heureuses entre les écrivains et la radio est notre invité amélie nothomb nous dira ce qui a inspiré son livre des soeurs publié chez albin michel oh rien de la croirait henry leblanc avec leurs adducteurs perez et didier pineau ont programmé et préparer cette émission réalisée par thomas beau bienvenue au club publié chez gallimard proche de philippe soler son éditeur auteur de ganczarski prix interallié en 2009 ou encore de tient ferme ta couronne prix médicis il ya cinq ans notre invité a suivi et raconter aussi dans notre solitude le procès des attentats de janvier 2015 aujourd'hui il revient il en revient plutôt en fait au roman avec le trésorier payeur chez gallimard portrait d'un banquier pas comme les autres bonjour à vous yannick haenel bonjour bienvenue au club est ce que vous faites partie vous deux clubs de club virtuel des clubs d'amoureux de la littérature des clubs de pessimistes de clubs de gourmands alors oui sans doute le club de ceux qui ont la foi dans la littérature le club de ceux qui pensent que la littérature est l'autre nom du feu le club des arts dans le club des ardents avoir foi en la littérature c'est avoir foi en quoi dans la vie c'est alors ce oui mais c'est aussi penser intimement que que le langage possède une dimension intérieure et que dans cette dimension intérieure il ya un trésor il ya une richesse il ya une abondance et et que tout ça a à voir avec les nuances avec l'érotisme avec quelque chose qui ne se qui ne cesse de se consumer et qui qu'on ne peut pas qu'on ne peut pas souiller voilà vous sentez plus riches vous et yannick haenel après intérieurement après l'écriture d'un roman ou au contraire vous avez le sentiment de vous être délesté de quelque chose qui vous habite est trop follement trop puissamment non je me sens de plus en plus riche j'ai envie qu'il ya une phrase dans la correspondance de rimbaud il dit je suis mille fois le plus riche quand on sait qu il n avait rien dans les poches assez paradoxal mais non je me suis je sens que là la chose à laquelle je m'initie sans cesse en écrivant en pensant en aimant c'est cette richesse paradoxale qui qui n'a rien à voir avec l'économie qui n'a rien à voir avec ce qu'on possède mais qui et qui relève quelque chose de quelque chose je dirais de spirituel au fond d'un d'un amour du temps là de d'entrée de plus en plus profondément dans quelque chose qui nous qui nous des bornes à chaque instant qui est la poésie peut-être et donc écrire des romans pour moi c'est pas seulement raconter des histoires évidemment c'est me rendre disponible à cette espèce de méditation bruissante presque silencieuse comme comme quand on se penche vous voyez sur la rivière enfin sur un fleuve où on est au plus près de bad l'insaisissable c'est une c'est une c'est presque un exercice spirituel mais aujourd'hui vous avez rejoint notre club le premier bout club de france culture mais vous avez aussi rejoint en publiant pour la rentrée littéraire le club des écrivains qui régulièrement font la une de l'actualité des livres en publiant en cette rentrée c'est un moment important pour un romancier la rentrée littéraire où c'est un moment où on est complètement perdu aussi un peu égaré à se demander si on va trouver son chemin ou plutôt sur le livre ainsi le livre qu'on apportait va trouver ses lecteurs je disais que j'ai la foi sterger j'ai pas spécialement la foi en moi enfin j'essaye mais j'ai la foi dans la littérature elle-même et dans le livre enfin j'ai envie de le porter comme comme quelque chose à quoi je crois à la rentrée littéraire c'est évidemment très étrange en fin mai mais c'est quand même le moment en tous les cas en france où beaucoup de gens s'intéressent aux publications dites littéraires donc je crois que c est une fête et le trésorier payeur votre nouveau roman yannick haenel qui paraît chez gallimard est un grand cru avec un héros dont vous avez choisi de camper le portrait dans ce livre le héros de ce nouveau roman il va lui intègre et non pas le bout club de france culture et la confrérie des charitables de saint-éloi il s'appelle georges bataille comme l'auteur du bleu du ciel de qui s'agit-il alors c'est effectivement il a le même nom que l'auteur de pendant que l'auteur de la part maudite lorsque georges bataille écrit un livre sur l'économie un livre paradoxal dans les années 40 où il expliqué en gros de manière scandaleuse les merveilleuses que le coeur de l'une de l'économie s'est pas l'épargnent pas du tout c'est la dépense la prodigalité et j'ai imaginé comme ça dans une sorte d'illumination peut-être un peu farfelue mais très sérieuse aussi j'ai imaginé de placer quelqu'un qui serait un peu georges bataille mais dans les années 90 et jusqu'à aujourd'hui à la banque de france c'est à dire dans une banque n'est pas une banque de profit une banque d' analyse et de mettre quelqu'un comme lui d'un peu anarchiste de très poétique au coeur même dans le réacteur atomique si je puis dire de ceux de ce qu'est l'économie de ce que pourrait être la dépense sera un banquier un peu tu parlais de rimbaud tout à l'heure c'est rimbaud chez les capitalistes fin quelqu'un qui serait plutôt du côté des l'idée de vider les coffres il est un peu comme vous d'ailleurs ce personnage de banquiers à la fois illuminé et très sérieux aussi dans son avis son envie presque de deux tués l'argent cette réflexion que vous ouvrez aussi sur le pouvoir de l'argent et le sens de la dépense la génèse de la jeunesse de ce roman il faut peut-être y revenir il vous a été fait l'invitation en 2015 par la commissaire lea bismuth et vous le racontez de venir exposer autour de la notion de dépense cher à l'écrivain georges bataille dans cette ancienne succursale de la banque de france à béthune dans béthune d'ailleurs il ya le mot tu depuis deux trois ans que me rendre compte figurez vous et saturn succursale elle a été transformée en centre d'art c'est une situation d'ores et déjà romanesque à cette invitation qui vous a été faite c'était incroyable parce que je raconte ça enfin la transformation de la banque en argent ça en dit long mais surtout surtout ce jour là puisque le le le le centre n'était était encore en chantier y avait la ruine de la banque qui avait lé décor merveilleux en marbre les guichet les choses pour peser l'argent mais surtout gg j'ai vu ce jour-là une maison comme d'un hitchcock comme dans comme dans la maison du docteur edwards une maison stupéfiante fin qui semblait avaler la banque et elle a un mètre à un mètre cinquante j'ai une espèce de coup de foudre pour cette maison et j'ai posé des questions on m'a dit c'est la maison du trésorier payeur le mot trésorier payeur me semblait étrange presque poétique bizarrement et surtout on a ajouté ce jour là on m'a dit mais vous savez cet homme était très étrange ils avaient creusé un tunnel entre sa maison et la salle des coffres de la banque j ai pas cru mais surtout j'ai vu un roman comme du balzac fin j'ai tout de suite vu le roman j'ai été émerveillé par cette idée de rites sacrés éventuelle aux païens ou je ne sais quoi enfin qui se passait entre la salle des coffres et et la maison de cet homme et je me suis mis à écrire ou la vie de man il ya des tués si cette histoire est vraie pourquoi un tunnel pourquoi ce trésorier pmp dior aurait creusé comme celle ci ça pour aller plus vite c'est son histoire est vrai personnage et la faute on dit il entre alors le tunnel qui ont ébloui mais je me suis dit que c'était à moi de traverser le mur enfin de raconter cette histoire fin de cet homme bizarre étrange et j'ai arrêté de me documenter assez vite j'ai préféré j'ai préféré entrer dans le tunnel moi même c'est à dire faire de la fiction là le tunnel de ses obsessions dites-vous et c'est un véritable labyrinthe qui s'ouvrent à vous à ce moment-là nous un roman à clé oui à clé je sais pas oui pour ouvrir tous les tunnels du monde mais en tous les cas je les situer à béthune il se trouve que comme je viens d'une famille de mineurs mais du côté la lorraine j'étais très requis par l'idée de nadal est grâce à ce tunnel grâce à la littérature rouvrir les mines enfin puisque vous savez que dans ces territoires la béthune dans le nord de la france est plus que les terrils enfin on la fermeture des mines a été un désastre et et entre les mines fermées entre le grand emmaüs le plus grand de france qui est là-bas à béthune je suis tombé dessus et la banque de france j'ai commencé à voir dans ce triangle se dessiner quelque chose sur le capitalisme que j'ai voulu explorer alors justement quand vous commencez un roman yannick haenel est ce que vous avez aussi le sentiment vous d'entrer dans un tunnel dont vous me voyez pas le bout au début et tant mieux est ce que vous avancez parfois dans le noir et c'est ce qui vous plaît ou est ce qu'au contraire avant d'attaquer le roman vous avez besoin de savoir parfaitement où vous allez de voir la lumière au bout du tunnel alors c'est étrange parce que je crois que je savais qu'il y avait une lumière mais je ne la voyais pas je pense que là la cata base enfin la descente dans les entrailles du du monde en l'occurrence là dans les entrailles de la banque dans les grottes parce que ce personnage est obsédé par l'asco il est tellement tellement fait les tellement dingue enfin gentiment d'un qu'ils voient les chevaux de lascaux tout au fond de la banque de france mais je pense que c'est nécessaire au fond s'il ya pas de évidemment il n'y a pas de quête de lumière sans traverser des ténèbres mais c'est vrai que je savais pas du tout ça allait mener une expérience d'écriture et c'est comme ça que je conçois le roman enfin les romans je pense ça vaut le coup encore aujourd'hui d'écrire des romans comme l'ont fait musil nabokov beckett et les autres parce que précisément pour cette inconnaissable là pour cette irracontable la aller vers quelque chose d'absolument irracontable de qui déborde la société sqy le propre des 3 ar d'être presque irracontable l'amour en l'art et l'argent c'est peut-être les points communs entre ces trois là vous avez raison je me l'étais pas formulé comme ça du coup je suis allé vers l'argent effectivement en verre parce que je me suis dit qu'on n'y échappe pas de toute façon et que c'était un peu le le le comme m l'autre nom de la société qu'il fallait à quinze jours je me mette que j'arrête de raconter des histoires seulement deux de peau être presque clochard et que et que je me pose la question très concrète de savoir s'il existe une part en ou irréductible au capitalisme une part ou où l'argent ne nous définir est pas et et cette part d'un des jeux les attribuer paradoxalement à cet homme qui travaille dans l'argent un banquier je voulais je voulais voir par cette fiction si si quelque chose subsister en chacun de nous comme ça de ce feu dont nous parlions tout à l'heure de ce feu de l'esprit ce feu intérieur et un banquier c'est pas très sexy a priori on se voit mal les mystiques en costume cravate ou les poètes allant à leurs horaires de bureau mais finalement c'est aussi ça la vie enfin c'est qu'est ce que c'est qu'une expérience intérieure donc j'ai lancé cet homme ce pot être cachée très sérieux s'occupant de la banque et s'occupant surtout très vite parce qu'il est philosophe de formation il a choisi au début des années 90 même un peu avant au moment où le néolibéralisme arrivée va tout engloutir il choisit d'abandonner ses études de philosophie où il voit l'absolu pour un autre absolue dont il sent bien qu'il a c'est terrible mais qu'il va falloir en durée de prêt qui est l'économie 10 ont fait des études de commerce il se retrouve à la banque de france est là et bien il va se retrouver dans le nord de la france à s'occuper des surendettés fihri figurez vous il va découvrir en lui quelque chose de plus grand que toutes ces vocations plus grand que la philosophie sans doute qui est la charité qui la carte à soual à l'amour sans destination l'amour inconditionnel l'amour sans réticence pour des gens qu'on connaît pas la caritas et il va aider dans le nord de la france les gens à faire leur dossier des insolvables comme on dit il va les héberger même chez lui parce qu'il est des bords de fond je pense que l'arrivée de la charité dans une vie conques qu'on croit ou pas d'ailleurs mon personnage est pas spécialement il n'a pas la foi catholique la foi chrétienne mais la charité l'emportent complètement il sent bien quelques pendant que quelque chose dont la gratuité est beaucoup plus beau plus fou que l'argent ya beaucoup de choses dans ce que vous venez de dire mais c'est vrai que quand vous dites au début un banquier c'est pas sexy si ça peut l'être d'autant plus que celui-ci ait doublé de beaucoup d'autres qualités ou autre casquette c'est effectivement un banquier philosophe un banquier anarchiste façon pessoa un banquier mystique un qui croit qu'une force le dépasse un peu l'habiter et le conduire à repenser ce monde dans lequel on habite pourquoi votre jeune héros va t'il décidé d'abandonner la philosophie pour l'économie est ce qu'aujourd'hui vous pensez comme lui yannick haenel qu'on peut pas comprendre le monde la marche du monde si on ne comprend pas l'économie mais vous savez je me suis comment dire je me suis dépenses et à essayer de comprendre depuis la crise des subprimes ce qu'est ce qu'un événement stupéfiants fin de de se servir de la dette des pauvres enfin pour enrichir les banques enfin si je puis dire j'ai essayé de comprendre j'ai bien peur de ne toujours pas comprendre mais il n'empêche que je me suis consacré et puis aussi c'est un territoire que peut-être le roman peut écouter en fait par la fiction on entend des choses qu'on ne comprend pas ailleurs cet homme choisit effectivement à un moment de bifurquer parce qu'ils pensent que la philosophie ne fait que se répéter en fait l'histoire de la philosophie est close en un sens et ce jeune génie parce qu'il a recruté comme ça un peu génial enfin peu tout fou aussi il a bien conscience que le néolibéralisme est en train de devenir une puissance quasi démoniaque qui va manger langage qui va qui va qui va réduire la philosophie et du coup au grand scandale de ses copains de d'hypokhâgne de cagnes il s'inscrit en école de commerce qui est un geste ges presque politique enfin juste après la chute du mur de berlin et pendant ce stage qu'il fait à la banque de france il va avoir une révélation votre banquier un peu illuminé le jour où il visite le coffre fort de la banque de france et ses réserves d'or en compagnie de ronald reagan absolument il se trouve que voilà on quand on écrit un roman s'amuse aussi il ya un grand jeu avec le avec les archives les documents avec l'invention et je me suis aperçu que à ce moment là bon sujet donné mon âge c'est ce jeune homme et donc quand il ya 20 ans 87 pour un stage d'été enfin je me suis aperçu que ronald reagan était à paris il venait d'échapper un attentat et j'ai imaginé ça je sais qu'il l'a pas fait j'ai imaginé que reagan et son épouse nancy et toute la cia autour de lui allez visiter vous savez à 30 mètres sous terre dans le 1er arrondissement le la salle des coffres de la banque de france où sont entreposés les lingots d'or parce que reagan et est quelqu'un de décomplexer sur l'argent et une god we trust enfin il veut voir les lingots et là c'est une scène une scène comme ça de protocoles de cortège où on n'entre sous terre et où on va assister enfin j'ai imaginé quelque chose qui serait comme une vérité au culte du capitalisme c'est à dire le capitalisme comme en religion d'un coup j'ai imaginé c'est une farce mais c'est aussi là une chose terrible reagan c'est les gens du département d'état en train de célébrer les lingots d'or ya une pyramide d'or ils se passent les lingots les narrateurs comprend que l'économie non seulement mettre le monde évidemment mais que quelque chose d'une vérité païenne s'ils s'y déploie que c'est une chose qui va remplacer le destin du monde et c'est là qu'il comprend que on pourrait se cacher ne pas y penser mais lui préfère être au plus près de sa pour essayer d'agir d'autant qu'il comprend assez vite et notamment à béthune où il va aller en poste ensuite que la crise n'est pas une notion abstraite vous l'écrivez personne n'a d'argent ici alors vous imaginez les ravages que produisent les établissements de crédit il va ensuite s'occuper des dossiers de surendettement et cette histoire que vous inventer cette histoire ce portrait de ce trésorier payeur que vous avez imaginé yannick haenel résonne aussi tout particulièrement avec l'époque aujourd'hui c'est un roman mais on est quand même aussi entre le traité de philosophie et le livre d'économie yannick haenel est aujourd'hui notre invité france culture il est 12h21 [Musique] [Applaudissements] ah ah france culture bienvenue au club il vit il la met canon bbm ce nom est [Musique] oui [Musique] pas e [Musique] mais 3 la belle en appel il [Musique] oh il alors [Musique] [Musique] baa [Musique] ok m non mais st [Musique] je il [Musique] ap oui [Musique] où je sais sur lui la belge selah sué pour cette reprise des cartes games de 96 love foule temps bienvenue au club aujourd'hui elle sera en concert le 13 octobre à bruxelles chez elle dans son pays puis le vin à lille en france après le 9 septembre à talence et le 10 septembre invité d'honneur de la prochaine la nouvelle fête de l'humanité à brétigny sur orge [Musique] love foule comme d'autres invités yannick haenel aujourd'hui romancier qui publie en cette rentrée le trésorier payeur chez gallimard la vraie richesse et sexuelle car en elle tout se dépense note votre banquier philosophe yannick haenel l'érotisme c'est l'approbation de la vie jusqu'à la mort disait le vrai bataille qu'elle vous avez prêté emprunté le nom pour le donner à votre héros dans ce nouveau roman aujourd'hui la vraie richesse et sexuelle je le crois pas ce qu'on dépense sans compter je pense que ce les lieux dans notre vie où l'on dépense son compte et sont très rares le soleil brille sans compter mais il est seul dans l'univers nous je pense que fin les êtres humains on est on est ralenti on est freinée par par le calcul sans cesse je pense que l'un des rares lieux où ou plus rien de compte le chiffre s'arrête ça doit être sans doute je crois enfin j'y crois voilà le l'étreinte le moment amoureux l'érotisme tout mon livre enfin tout le roman c'était l'intuition que j'avais été fondés sur ce moment où vous savez juste quand on arrête le travail le soir vers 17 ou plus tard enfin ça dépend on ferme le banquier ferme la banque il traverse la place de béthune et il rejoint sa femme il va la chercher à son travail et les dentistes et il l'attend dans la salles d'attentes là encore un dernier patient et j'imaginais ce premier baiser de la journée enfin le premier baiser après le travail vous souvenez dans le l'homme qui aimait les femmes de truffaut il ya cette phrase génial où il dit on a inventé le travail parce qu'on peut pas faire l'amour tout le temps et ce banquier voilà c'est quand il embrasse sa femme dentiste lily amis à qui tout le roman sort de là en fait la vraie richesse et là ils arrêtent de compter les chiffres s'arrête au moment il embrasse sa femme voilà le mal qui nous ronge c'est l'argent la finance cette nouvelle religion qui nous ruine et l'amour le désir peut être ce qui va nous sauver yannick haenel quels sont les livres qui ont nourri ce roman il ya évidemment ceux de georges bataille vous êtes un grand lecteur de bataille vous l'avez confessé dans votre récit je cherche l'italie où on vous voit lire d'ailleurs les oeuvres complètes de bataille à florence on va nous dans une vingtaine de minutes ouvrira deux avec sébastien thème les portes du tout premier bout club de france culture pour partager nos plaisirs de lecture pour ce premier rendez-vous de la saison on a convoqué invité l'une des grandes romancières les plus populaires peut être de cette rentrée amélie nothomb qui viendra accompagnée de sa soeur juliette également auteur et un nouveau roman doute très attendu le livre des soeurs un roman attendu dans une rentrée littéraire qui compte pas moins de un petit peu moins de 500 sorties sébastien tête 199 90 je redis j'ai retrouvé bonjour oui les industries les auditeurs et les auditrices nous ont confié les livres qu'ils attendaient en cette rentrée littéraire j'ai rassemblé tout ça on fait le point tout à l'heure on évoquera aussi la série netflix la chronique des bridgeurs tonnes une adaptation réactualisée de jane austen et puis un fan d'amélie nothomb ben nous confiera quelques souvenirs avec elle je rappelle notre hashtag cboe club culture notre compte twitter bienvenue au club et notre instagram abou club fc à tout à l'heure à tout à l'heure et vous yannick haenel vous présenter ce roman le trésorier payeur comme une biographie imaginaire de georges bataille en banquier anarchiste vous vous référez à lui vous marcher sur ses pas bataille qui avait écrit un grand livre sur ce monde insensé de la dépendance de l'économie du capitalisme la part maudite que vous avez évoqué vous en reparlerez en compagnie avec des écrivains aussi lydie salvayre pierre michon ce sera l'occasion des dix septièmes rencontres de chaminadour rendez vous des amoureux de la littérature aussi qui se tiendront du 15 au 18 septembre à guéret dans la creuse vous reviendrez sur l' influence de cette hauteur de cet écrivain sur vous sur votre parcours sur votre matrix on vous dit à bientôt alors écoutez venez vous avez bienvenus rendez vous bien il ya cette autre club que chaminadour merci beaucoup à vous et yannick haenel d'avoir inauguré ce premier rendez vous cette première émission de bienvenue au club et je rappelle que votre nouveau roman le trésorier payeur est à retrouver chez gallimard dans la collection l'infini jeu défouloir peut-être un petit secret mais il fait aussi partie de la toute première sélection la sélection de la rentrée france culture l'ops a retrouvé merci yannick haenel merci à vous