Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 8 septembre 2020 22 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéRetraites

L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 08/09

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18FerméeÉludée

    Votrez-vous pour Emmanuel Macron en 2022 ?

  • 3:22RelanceÉludée

    Est-ce que vous voterez Emmanuel Macron en 2022 ?

  • 3:42OuverteRéponse partielle

    Et François Baroin, si François Baroin se présentait ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Et si Édouard Philippe était candidat en 2022 ?

  • 8:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez transformer ce mouvement en parti politique ?

  • 11:26OuverteRéponse directe

    Puisque nous parlons législative, hier matin Gérald Darmanin nous disait que le président allait tenir sa promesse de changer le mode de scrutin.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurFait
    « J'ai reçu une large confiance des niçoises et des niçois au mois de mars dernier. »
  • 1:42PrésentateurFait
    « Deuxièmement, nous sommes en situation de crise, qui peut le nier ? »
  • 2:02PrésentateurFait
    « Crise sanitaire, crise sociale, crise économique et industrielle naturellement. »
  • 2:45PrésentateurFait
    « D'ailleurs, le président de la République, au fond, il fait le même constat que le mien, parce que les deux premiers ministres auxquels il aura fait appel jusqu'à présent, ils sont issus de ma famille politique. »
  • 3:25PrésentateurFait
    « Est-ce qu'il y en a un, au Républicain ? Est-ce qu'il y a un Jacques Chirac ? Est-ce qu'il y a un Nicolas Sarkozy qui se sont imposés naturellement il y a quelques années de cela ? »
  • 4:04PrésentateurPromesse
    « Alliance, coalition, rassemblement, comme vous voulez, aux prochaines élections régionales, avec la République en marche, avec les centristes, avec toutes celles et ceux qui pourraient plus tard constituer une majorité autour du Président de la République. »
  • 5:11PrésentateurFait
    « Aurélien Pradié, il a dit une prise d'opposition misérable, c'est le secrétaire général des Républicains. Vous pactisez, vous effacez vos convictions, vous trahissez, Christian Estrosi. »
  • 6:37PrésentateurFait
    « que ce soit le Code du Travail, que ce soit l'ouverture à la concurrence de la SNCF, que ce soit la suppression de l'impôt sur la fortune, n'était-ce pas dans le projet de droite que nous portions aux élections présidentielles ? »
  • 13:53PrésentateurChiffre
    « Ce n'est pas les trois dernières années, puisque si on regarde les chiffres des 20 dernières années sur les crimes et délits, on est sur des augmentations qui dépassent presque les 100% d'augmentation. »
  • 18:15PrésentateurChiffre
    « 100 milliards d'euros, 2 milliards de crédits déconcentrés, c'est-à-dire ciblés vers les collectivités. »
  • 19:57PrésentateurFait
    « ça fait près de 20 ans que l'État n'a pas financé une nouvelle ligne de TGV dans notre pays. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité politique17 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:07
Invité politique

Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Votrez-vous pour Emmanuel Macron en 2022 ?

0:21
Présentateur

D'abord, que les choses soient claires. Oui. J'ai reçu une large confiance des niçoises et des niçois au mois de mars dernier. Oui. Et donc, je n'aspire à rien, à aucune responsabilité, aucune ambition, aucune candidature, à quoi que ce soit.

0:35
Invité politique

À quoi que ce soit, alors clin d'œil. À nos confrères, clin d'œil, à nos confrères de quotidien qui voulaient vous poser la question, que vous a-t-il promis en échange de votre soutien ? Comme ça, j'y ai répondu avant même que vous posiez la question.

0:48
Présentateur

Oui. Donc, je suis aujourd'hui au service de ma ville. J'ai goûté des responsabilités ministérielles, parlementaires, tout ça c'est terminé, c'est derrière moi. Et aujourd'hui, j'ai tout à donner à ma ville et à répondre à la confiance de mes concitoyens. Donc, c'est en homme libre que je suis devant vous ce matin pour parler de l'état de la France, de mes inquiétudes, parce que certes, si je veux me consacrer à ma ville, en même temps, je ne veux pas voir mon pays continuer dans la situation dans laquelle il se trouve. Je suis gaulliste, je le reste plus que jamais.

Et en réalité, je suis inquiet par l'aveuglement partisan de l'ensemble des formations politiques, quelles qu'elles soient d'ailleurs, que ce soit En Marche, Les Républicains, l'ERN, les Verts, que sais-je encore, où je vois qu'on a perdu toute notion de l'intérêt général et de l'intérêt national. Deuxièmement, nous sommes en situation de crise, qui peut le nier ? Et si je me réfère à 1958, où on était en pleine crise institutionnelle, on a vu que dans un moment comme cela, c'est parce que, justement, on a su dépasser les clivages partisans, qu'on a réussi à rassembler les forces nécessaires pour redresser le pays. Qui peut nier qu'aujourd'hui ?

Crise sanitaire, crise sociale, crise économique et industrielle naturellement. Aujourd'hui, nous n'ayons pas à privilégier d'abord l'intérêt général et l'intérêt national de notre pays. Les clivages partisans sont catastrophiques. Il est temps de les dépasser. Tout cela nous conduit naturellement à voir, en ce qui me concerne, parce que je sais que les principales ressources dans notre pays pour surmonter une crise, elles sont à droite, elles sont au centre, elles sont au sein des idées que je défends depuis des années. Et je veux qu'on les sauve. Je veux qu'on leur permette de ne pas rester sur le banc de touche pendant près de 20 ans.

D'ailleurs, le président de la République, au fond, il fait le même constat que le mien, parce que les deux premiers ministres auxquels il aura fait appel jusqu'à présent, ils sont issus de ma famille politique. Donc, voilà tout simplement le constat que je veux tirer aujourd'hui pour essayer de faire avancer les choses.

3:00
Invité politique

Donc, voilà, pour expliquer pourquoi vous avez annoncé que vous pourriez participer à une coalition, je dis bien une coalition, en 2022, autour d'Emmanuel Macron. C'est bien cela, une coalition autour d'Emmanuel Macron. Mais enfin, vous savez très bien que pour une coalition, il faut des conditions. Oui, il faut des conditions. Je vais y revenir, mais je vous repose la question, est-ce que vous voterez Emmanuel Macron en 2022 ?

3:22
Présentateur

Non mais, est-ce que nous avons d'abord un candidat naturel qui s'impose comme ce fut le cas ? Est-ce qu'il y en a un, au Républicain ? Est-ce qu'il y a un Jacques Chirac ? Est-ce qu'il y a un Nicolas Sarkozy qui se sont imposés naturellement il y a quelques années de cela ? Jean-Jacques Bourdin, vous savez très bien qu'il n'y en a pas. Il n'y en a pas. Il n'y en a pas qui s'imposent aujourd'hui naturellement.

3:42
Invité politique

Et François Baroin, si François Baroin se présentait ?

3:44
Présentateur

J'aurais souhaité peut-être que François Baroin dise les choses clairement. Il ne l'a pas fait, on sent que tous les jours il y a une sorte de recul et que tout cela doit aussi engager un processus qui nous préserve aux élections locales à venir, au mois de mars prochain, qu'elles soient régionales ou départementales.

4:04
Invité politique

Alliance, alliance, coalition, rassemblement, comme vous voulez, aux prochaines élections régionales, avec la République en marche, avec les centristes, avec toutes celles et ceux, qui pourraient plus tard constituer une majorité autour du Président de la République.

4:22
Présentateur

Nous voyons bien que dans l'état de crise que nous connaissons aujourd'hui, il y a un danger énorme de voir les extrêmes, qu'ils soient de gauche ou de droite, qui finissent par s'imposer. Et dans ces situations-là, où on redonne confiance aux Français, avec les réformes dont notre pays a besoin... Je vais y revenir. ... et où nous n'y parvenons pas. Aujourd'hui, encore une fois, il n'y a que dans un esprit de coalition, ce n'est pas la personne du Président de la République qui importe, c'est la capacité de notre pays à gouverner entre l'État et ses collectivités territoriales. Donc, aujourd'hui, c'est ce débat que j'essaie de mettre sur la table.

On a quand même le droit d'en discuter, c'est ce que je dis à ma propre formation politique. Ou alors, si elle considère que c'est un débat qu'on n'a pas le droit d'avoir, il faut dire, on ferme le banc tout de suite, on en revient au secteur...

5:11
Invité politique

Oui, Aurélien Pradié, il a dit une prise d'opposition misérable, c'est le secrétaire général des Républicains. Vous pactisez, vous effacez vos convictions, vous trahissez, Christian Estrosi. La lâcheté remplace le courage et l'honneur, l'opportunisme abîme la politique, c'est ce qu'il ajoute.

5:30
Présentateur

J'ai dit les choses très clairement, je ne suis candidat à rien, et je ne trahis en rien des idées gaullistes qui sont les miennes. Je pense que ça ne grandit pas une formation politique que d'avoir une personnalité telle que celle-là, qui aujourd'hui jette la lille sur qui que ce soit. Ça démontre bien que le sectarisme partisan ne grandit plus aucune formation politique. Aujourd'hui, quels sont les projets des Républicains ? Nous voyons ce désert de Port-Marly, qui me fait mal d'ailleurs. Aujourd'hui, je suis poliment invité quelques fois. Vous n'avez pas été invité. La chaleur n'est plus au rendez-vous. Nous avons besoin aujourd'hui de retrouver la voie d'un projet pour la France.

Et ce projet pour la France, lorsque je vois qu'il y a un certain nombre de réformes... Emmanuel Macron le porte, ce projet pour la France ? Les quelques réformes ont été faites, et largement insuffisantes d'ailleurs, mais que ce soit le Code du Travail, que ce soit l'ouverture à la concurrence de la SNCF, que ce soit la suppression de l'impôt sur la fortune, n'était-ce pas dans le projet de droite que nous portions aux élections présidentielles ? Donc, il me semble qu'on a été moins farouche à l'égard de la présidence de François Hollande, qui pourtant a mis à plat notre pays pendant 5 ans, qu'on ne l'est aujourd'hui à l'égard d'Emmanuel Macron.

Donc, à partir du moment où personne ne s'impose, posons des conditions. Peut-être qu'il n'y aura pas de réponse à ces conditions, auquel cas le débat que j'ouvre aujourd'hui est totalement inutile.

7:08
Invité politique

Donc, vous ouvrez un débat, vous posez vos conditions à Emmanuel Macron. Si ces conditions sont remplies, vous participerez à cette future majorité autour du président de la République.

7:17
Présentateur

Je dis que ça créera les conditions pour qu'il y ait une coalition avec un président de la République qui est venu chercher deux premiers ministres, que ce soit Édouard Philippe ou Jean Cassexte, dans ma formation politique. J'ai encore deux questions politiques, puis on va passer à autre chose,

7:29
Invité politique

mais encore deux questions, Christian Estrosi. Et si Édouard Philippe était candidat en 2022 ? Est-ce que vous croyez cela possible ?

7:37
Présentateur

Naturellement que c'est possible, d'ailleurs, au sein même... Vous aimeriez ? Vous espéreriez ? Mon propre club que je transforme, on en parlera peut-être en mouvement. Je vais vous en parler. Nous avons des avis différents et divergents, mais la parole est libre. Lorsque je vois mon ami Arnaud Robinet, maire de Reims, qui aujourd'hui incite à une candidature d'Édouard Philippe, je respecte cette position, Édouard Philippe a de grandes qualités. Le tout est de savoir qui a les capacités à fédérer et à créer les conditions de cette coalition.

On a un État des lieux, un président de la République est enfermé dans une formation politique où sa gauche empêche la droite de participer à des réformes, et sa droite empêche la gauche de participer à des réformes. Et nous qui en rajoutons avec les Républicains, en tirant dessus à bras raccourcis, pour empêcher encore plus que notre pays ne se réforme. Sincèrement, qu'est-ce qui est le plus important ? Que la France avance, ou que la France fasse du surplace ou recule ? Moi je veux que la France avance.

8:36
Invité politique

Bien, vous voulez que la France avance, vous avez participé, vous participez à un mouvement qui s'appelle la France audacieuse, qui réunit, je ne sais pas, 3000 militants, je crois, 300 maires, ou plus de 3000, je ne sais pas. Près de 6000 militants, près de 300 maires.

8:53
Présentateur

Est-ce que vous allez transformer ce mouvement en parti politique ? Oui, le 22 septembre prochain, nous nous réunirons en congrès à Saint-Germain-en-Laye, naturellement avec le numérique, puisque les conditions de distanciation nous imposeront d'être le plus restreint possible, même si beaucoup de maires se sont inscrits, et autres que des maires, des décideurs, économiques, et tout simplement des citoyens. Aujourd'hui, nous voulons franchir une étape, pourquoi ?

Parce que nous ne pouvons plus concevoir, face à cet esprit partisan de la plupart des formations politiques qui sont organisées sur un modèle parlementaire, là où les citoyens français s'appuient d'abord sur les collectivités, qu'on ne considère plus que les collectivités ont un mot aussi important, au moins si ce n'est plus que le Parlement, à dire sur les réformes à venir. Aujourd'hui, qui décide en matière de création d'emplois ? Qui crée les conditions de la croissance ? Les conditions du PIB ? Si ce ne sont les collectivités territoriales ?

9:57
Invité politique

Vous serez donc le parti des collectivités territoriales ?

10:00
Présentateur

Nous serons un mouvement politique, qui ne sera pas un club de maires, mais un mouvement qui va associer tous les citoyens de nos territoires qui ont envie de s'engager pour qu'on parle de choses concrètes, la sécurité, l'industrie, l'emploi, l'environnement, la transition écologique, c'est-à-dire ceux dont nous sommes les seuls à avoir vraiment la maîtrise de la mise en œuvre dans les réformes à venir dans notre pays. Comment s'appellera ce parti ? Ça sera la France audacieuse, peut-être avec une évolution, ça sera le débat du 22 septembre prochain, nous en parlerons.

10:37
Invité politique

Parti politique avec des candidats aux législatives ? Mouvement politique, je n'ai pas le mot parti, bon j'oublie le mot parti,

10:43
Présentateur

mouvement politique avec des candidats aux prochaines législatives ? Non, pas forcément, on n'a pas vocation à être un parti de présidentiable, on n'a pas forcément vocation, on étude un mouvement au service des territoires, qui administre les territoires ? Ce sont les élus locaux.

Et d'ailleurs, si vous regardez la plupart des maires issus de la droite et du centre qui ont été largement renouvelés pour beaucoup d'entre eux aux dernières élections municipales, ils ont des listes de larges rassemblements où sont issus à la fois des candidats de plusieurs formations politiques, mais surtout une grande partie de gens issus de la société civile, c'est-à-dire de gens qui pensent à l'intérêt général, à la réussite de leur collectivité, de leur territoire avant tout.

11:26
Invité politique

Bien, puisque nous parlons législative, hier matin, Gérald Darmanin nous disait, nous confirmait que le président de la République allait tenir sa promesse, c'est-à-dire changer le mode de scrutin et installer une partie de proportionnelle pour les prochaines législatives.

11:45
Présentateur

C'est une bonne idée ou pas ? Je ne dis pas que c'est une bonne idée, de toute façon, c'est le gouvernement qui en a la maîtrise. Je dis simplement que s'il y avait la proportionnelle, ça contraindrait d'une manière ou d'une autre, s'il n'y a pas un accord de coalition avant les élections présidentielles, à ce qu'il y ait forcément un accord de coalition après, parce que nous savons, et c'est le général de Gaulle qui se méfie énormément de la proportionnelle à juste ce titre, que de la proportionnelle ne peut pas être issue une majorité absolue de gouvernement.

Donc pour trouver une majorité, il faut se parler, il faut s'entendre, il faut s'écouter pour dégager une majorité de coalition où on se respecte.

12:23
Invité politique

Bien, Christian Estrosi lutte contre le Covid, ou la Covid, comme on veut, relance économique et sociale, lutte contre le chômage et la sécurité, la sécurité qui envahit le débat public. L'insécurité, les violences, ensauvagement de la société, comme l'a dit le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, ce mot un été orange mécanique, a même dit Xavier Bertrand, en surenchère, peut-être, je ne sais pas, qu'en pensez-vous ? Ce mot, en sauvagement, vous l'acceptez,

12:49
Présentateur

vous le reprenez dans votre bouche ? Un mot prononcé par un homme politique appartient à celui qui l'a prononcé. Il y a quelques années, il me semble même que c'était devant vous, Jean-Jacques Bourdin, que j'avais essayé d'incarner ce que pouvait être la cinquième colonne que n'avait prononcée à l'époque. Or, tout le monde aujourd'hui constate qu'elle est là, même si on n'en reprend pas. La cinquième colonne, c'est quoi, la cinquième colonne ?

Mais aujourd'hui, la cinquième colonne, c'est ce terrorisme islamiste, c'est cette pensée qui continue à avancer comme une pieuvre sous-jacente et qui fait l'objet de graves menaces pour les grandes démocraties et où nous savons qu'elle a des ramifications de partout. Aujourd'hui, plus personne ne conteste que j'ai prononcé cela, je ne me renie pas là-dessus, elle est là et elle continue d'être là. Gérald Darmanin s'est approprié une expression pour démontrer tout simplement qu'il y avait eu une augmentation exponentielle de l'insécurité au cours des 20 dernières années.

Ce n'est pas les trois dernières années, puisque si on regarde les chiffres des 20 dernières années sur les crimes et délits, on est sur des augmentations qui dépassent presque les 100% d'augmentation. Donc, il est temps d'agir. En matière de sécurité, je dis à l'État d'arrêter de considérer que c'est un pouvoir réservé à l'État strictement régalien. Aujourd'hui, là aussi, les collectivités ont leur rôle à jouer et ce pouvoir doit être partagé entre l'État, le gouvernement et les maires qui acceptent de structurer leur administration, leur service pour y faire face. Je remercie d'ailleurs le Premier ministre, Jean Castex et Gérald Darmanin, de m'accorder une expérimentation. Oui.

À Nice, nous serons les premiers en France, mais d'autres villes sont sur les rangs aussi et je m'en réjouis, où nous obtiendrons un élargissement de nos prérogatives. Des compétences de la police municipale. Sans pour les compétences de la police municipale que pour les responsabilités du maire. Du maire, oui. Aujourd'hui, est-ce que c'est normal, tenez, cette affaire de squat, par exemple, à Théoul, qu'on continue à pouvoir squatter sans droit ni titre à une propriété publique ou privée et attendre des mois, des procédures ?

C'est le maire sur son territoire qui doit décider, avec des décisions immédiates, de faire fermer un établissement de manière administrative quand il ne respecte pas des règles sanitaires, de pouvoir permettre à sa police municipale d'ouvrir des coffres et de les fouiller, de contrôler a priori des identités, ce que peut faire la police nationale.

15:26
Invité politique

C'est-à-dire que l'expérimentation conduite à Nice avec l'aval du gouvernement va permettre aux policiers municipaux niçois d'effectuer des contrôles d'identité, on est bien d'accord, de fermer des établissements. Oui. Vous aurez vous-même accès à tous les fichiers ? Pour l'instant,

15:46
Présentateur

c'est un... Permis de conduire ? Une chose qui reste au débat. Fichiers S ? Mais je demande par exemple à ce que je dispose du fichier de toutes les personnes déboutées du droit d'asile sur mon territoire et contribuer ainsi à la lutte contre l'immigration clandestine. Savoir où sont les fichiers S qui sont installés sur notre territoire. C'est la moindre des choses pour que nous puissions au moins les mettre sous surveillance, pouvoir encore plus développer l'intelligence artificielle et passer à des centres de supervision urbain, à des centres d'hypervision.

Et dans ce cadre d'ailleurs, le gouvernement a décidé à ma demande que je puisse aménager le premier hôtel de police en France, dans lequel on se retrouve regroupé autour d'un centre d'hypervision avec l'intelligence artificielle la plus avancée, police municipale et police nationale pour qu'ils puissent travailler de manière mutualisée. Et enfin, j'ai obtenu un accord parce que nous avions besoin de renforts de police. Je dis, donnant, donnant, je sais bien que l'État n'a pas les moyens de tout financer. La collectivité elle-même à rendre des arbitrages.

Mais j'ai pris l'engagement et nous lançons le jury de recrutement que dès lors que l'État s'est engagé à m'amener sur deux ans près d'une centaine de policiers nationaux de plus, 60 d'ici la fin de l'année, je lance le recrutement de 80 policiers municipaux de plus qui viendront renforcer les 550 policiers municipaux déjà en place. Et vous demandez la création d'une école pour former les policiers municipaux.

Eh bien, pour que nous ayons un niveau de recrutement le plus élevé et aussi quand une mairie en France, parce que de plus en plus elles sont nombreuses à chercher à recruter des policiers municipaux qualifiés et formés qu'il y ait une école nationale de la police municipale au même titre que pour la police nationale. Le plan de relance, vous pouvez regarder attentivement, qu'en pensez-vous ? D'abord, il a un peu tardé à venir. C'est le reproche que je ferai au gouvernement. Mais je dois dire que les mesures prises d'abord en faveur des PME, ensuite en faveur de la...

17:49
Invité politique

Mais non, ça ne représente que 3%, c'est ce que dit Marine Le Pen. Oui, d'accord.

17:53
Présentateur

Dans son commentaire. Laissons les excès de Marine Le Pen à Marine Le Pen. Mais je trouve que les mesures en faveur des PME et d'ailleurs le président du MEDEF lui-même le reconnaît donc sa parole me semble plus importante et plus qualifiée que celle de Marine Le Pen qu'ensuite les mesures en faveur de la transition écologique sont de bonne mesure. 100 milliards d'euros, 2 milliards de crédits déconcentrés, c'est-à-dire ciblés vers les collectivités. Ça ne fait que 2%. Et c'est peut-être là que je dis au gouvernement cibler plus de crédits vers les collectivités.

Nous avons des piles de dossiers où nous pouvons investir sur les transports en commun, sur les équipements publics, etc., qui peuvent contribuer notamment en matière de transition écologique à porter un poids important à cette relance. Et donc, je trouve que ce pourcentage sur ces 100 milliards d'euros dirigés vers les collectivités est insuffisante et je demande au gouvernement d'aller plus loin. Je sais qu'il est à l'écoute et c'est tant mieux. Puis, j'ai d'autres propositions à mettre sur la table. Allez-y.

notamment qu'on apporte aux collectivités qui feront un effort d'investissement supérieur en faisant appel au plan de relance qu'on leur accorde un bonus de plus que l'on mette en place un crédit impôt qui permette d'ouvrir des livrets d'épargne pour l'épargne de tous qui permette de remplacer un peu l'épargne logement qui est aujourd'hui un carnet d'assurance-vie qui est d'un rapport certain mais pas suffisamment et qui apporterait en faveur de l'innovation une part de financement plus importante que l'on mette en place un grand emprunt national pour les grandes infrastructures et les grands équipements qui font défaut à notre pays et qui seraient aussi d'un rapport important.

Les Français, j'en suis sûr, sont prêts à y participer dans le domaine de l'innovation, dans le domaine des éco-industries, dans le domaine de la santé. Regardez, ça fait près de 20 ans que l'État n'a pas financé une nouvelle ligne de TGV dans notre pays. Au moment où on nous parle d'écologie, où on nous parle de déplacement, de transport propre, il serait peut-être temps qu'on trouve aussi de nouveaux moyens.

20:11
Invité politique

Vous serez satisfait puisque le train Paris-Nice, de nuit, va à nouveau rouler. Et je m'en réjouis.

20:17
Présentateur

Parce que si malheureusement on peut dénoncer le fait que les écologistes aient bloqué depuis 20 ans un TGV Paris-Nice, au moins nous aurons un train qui s'y substituera et qui, ma foi, m'a laissé de bons souvenirs.

20:32
Invité politique

Bien, j'ai une dernière question. Est-ce qu'Emmanuel Macron doit boucler la réforme des retraites avant 2022 ?

20:37
Présentateur

Je pense que c'est important qu'il montre un signe fort parce que son programme de réforme a été inconséquent, suffisamment inconséquent même s'il y en a eu d'importantes à cause des gilets jaunes, à cause du Covid.

20:53
Invité politique

Inconséquent mais bon, pas trop inconséquent. Non, inconséquent n'est pas le bon terme.

20:58
Présentateur

Je me reprends. Il y a eu de bonnes réformes mais insuffisantes. Et pour que ce programme de réforme soit plus conséquent, voilà la bonne manière de dire les choses, je pense qu'il faut aller au bout de ce raisonnement qui d'ailleurs serait l'opportunité de démontrer que la droite peut apporter une contribution forte à cette réforme de retraite pour anticiper l'avenir et que ce débat soit ouvert même avant les élections locales du mois de mars prochain où nous aurons besoin de nous allier dès le premier tour pour pouvoir empêcher les écologistes intégristes, Mélenchon ou Le Pen ne s'en parait d'un certain nombre de régions.

21:41
Invité politique

Donc vous appelez Emmanuel Macron

21:42
Présentateur

pour les régionales dès le premier tour. Jeudi, jeudi qu'Emmanuel Macron a besoin de voir nos collectivités qui sont bien dirigées aujourd'hui par des hommes comme Renaud Muselier, par Laurent Roquet, par Jean Rottner, par Valérie Pécresse, qui recouvrent quelque part des accords qui anticipent une coalition possible pour pouvoir enfin apporter les réformes structurelles dont notre pays a besoin.

22:05
Invité politique

Merci Christian Estrosi d'être venu nous voir ce matin à 8h55. Vous êtes sur RMC et BFM TV. et BFM TV.

22:11
Locuteur

Merci.

L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 08/09 · Pourquijevote