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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 octobre 2023 25 min

"Je préfère l'engagement civique à la désobéissance civile" plaide Jean-Marc Vayssouze-Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Jean-Marc vessousfort merci d'être notre invité pendant cette première demi-heure vous avez été élu dimanche dernier sénateur du Lot vous êtes membres du groupe socialiste et encore pour quelques jours on l'imagine mer de Kor merci beaucoup d'être notre invité alors avant de parler de l'actualité avec vous et de réagir évidemment au nombreux sujets nos téléspectateurs vous découvrent on vous découvre pourquoi vous avez choisi de quitter la mairie de cor pour venir au Sénat parce que c'était une nouvelle étape dans mon engagement politique j'ai été élu pendant 15 ans désormais et je passerai le relais dans quelques jours j'ai toujours été attaché à la liimination des des mandats dans la durée trois mandats c'est bien c'est un maire pendant la campagne qui m'a fait remonter cet élément il m'a dit tu as raison le premier mandat c'est pour apprendre le deuxième c'est pour faire et le troisème c'est pour transmettre donc je suis dans cette phase là et heureux d'avoir eu la confiance des grands électeurs du Lot et de pouvoir venir oui forcément c'est le mandat de MRE est certainement le plus beau des mandats c'est un mandat où on peut faire où on peut agir et donc forcément il y aura un baissement au cœur lorsque je vais passer le relais mais je reste conseiller municipal conseiller communautaire donc on a toujours une attention toute particulière pour son territoire on va évidemment continuer à parler des maères tout à l'heure parce qu'ils sont dans l'actualité mais vous avez donc fait vos premiers pas au Sénat vous êtes arrivés lundi dernier et puis hier vous avez assisté à votre première séance dans l'émicycle puisque c'était la rentrée quelles ont été vos premières impressions d'abord d'assister à cette élection c'est vrai que Gérard Larcher a surrassemblé je crois qu'on peut lui reconnaître qu'il a changé positivement aussi l'image du Sénat c'est le retour en tout cas que j'ai du terrain une instance importante désormais il a beaucoup parlé du du bicamérisme il a parlé de la façon sénatoriale j'ai bien aimé cette expression de de sérieux une approche pluraliste et c'est vrai qu'aujourd'hui le sénatori de faire de la politique c'est ça vous confirmez oui je confirme et puis il a parlé aussi d'assemblée affective moi je suis très très attaché à ce qu'on puisse favoriser la bienveillance une forme d'empathie c'est vrai que les les élus sur le terrain c'est les amortisseurs de la colère et donc c'est important qu'à ce niveau-là on en est aussi conscience justement il a parlé des maires des élus locaux évidemment Gérard Larché on le sait grand défenseur des territoires et des élus nous devons remettre les maires au cœur de la décision a-t-il dit on imagine que vous le soutenez dans ce combat il a eu raison d'adresser ce message au gouvernement oui moi moi vous savez je suis aussi président de l'association des élus du lotte président de l'association des élus d'occcitanie je suis allé voir énormément de de communes et je constate toujours la même chose c'est qu'il y a un engagement extraordinaire de ces 35000 communes de ces 500000 élus locaux ils sont pour la plupart des bénévoles ils s'engagent pour leur territoire et et et c'est une chance d'avoir ces élus locaux sur le terrain surtout qu'on est dans un monde où ça va très très vite et qui appelle de la réactivité de laadaptabilité on l'a vu récemment donc on a besoin de ces élus locaux et je ne comprends pas qu'on puisse encore les les remettre en cause c'est comme si on disait on on a pas assez on a trop d'associations on n pas trop d'association tout le monde le sait mais c'est un petit peu la même chose qui REM en C le chef de l'État le gouvernement une administration aussi je veux dire la loi notre c'était quand même quelque part la disparition de la commune puisque il fallait transférer à des nouvelles intercommunalités qui devaient être plus grandes on on a voulu transférer aussi des compétences de de proximité on a voulu supprimer les syndicats de communes qui ne sont que l'expression de la coopération communale qui existe depuis des années des années c'est c'est quasiment aussi vieux que la commune on a eu les les siivu les sivomes tout ça existait c'était évidemment des des élus qui avaient conscience que parfois il n'avait pas la taille critique et qu'il fallait qu'il se groupe donc tout ça existait à un moment donné on a eu l'impression quand même qu'on voulait supprimer cet échelon communal ce que je ne comprend toujours pas surtout dans le contexte actuel vous avez le sentiment qu'il y a un manque de considération d'Emmanuel Macron pour les encore aujourd'hui ou ça s'est amélioré bah en tout cas on a l'impression qu'il a parfois un problème avec cet échelon là il ne reconnaît pas totalement les associations d'élus on voit bien comment il a essayé de pratiquer l'évitement je dirais par rapport à la MF il est venu au Congrès puis ensuite il a invité les élus à l'Élysée il est venu faire le tour du salon mais il n'a pas voulu venir au Congrès et puis il a des petites phrases parfois qui sont incompréhensibles allez considérer aujourd'hui que l'augmentation de la fiscalité locale c'est la faute des élus locaux ENF tout ça n' n'a pas de sens il faut il faut pas rentrer dans ce genre de polémique aujourd'hui qu'est-ce qui se passe il a une augmentation de la fiscalité locale parce qu'il y a une augmentation des bases avec des bases qui sont indexé sur l'inflation ce qui est bien normal les élus il doit voter des budgets en équilibre donc à un moment donné il faut bien trouver lorsque vous avez une augmentation des dépenses il faut bien trouver les recettes qui vont mais dans le même temps ce gouvernement augmente depuis 2 ans la dotation globale de fonctionnement qui est la principale dotation financière aux collectivités là où d'autres a commencé par le gouvernement de François Hollande socialiste l'AV baissé est-ce que vous ne reconnaissez pas qu'il fait des choses pour les élus c'est c'était évidemment une erreur mais à l'époque c'était pour participer au redressement des comptes de la Nation on a vu ce ça avait donné mais quand il aussi quand on augmente les dotations de l'état de 1,2 % et que l'inflation est à 7 % à un moment donné on ne s'y retrouve pas donc la vérité c'est que les dotations d'État ont plutôt baissé et ce dont on a besoin aujourd'hui c'est de l'aide en fonctionnement moi je préfère qu'on vienne nous indexer la DGF plutôt que on nous demande de répondre à des appels à projet avec une ingénierie qui coûte parfois très très cher pour avoir des subventions d'investissement qui sont importantes mais ce dont on a besoin aujourd'hui c'est de pouvoir vivre les collectivités et ça ça se joue sur le fonctionnement et la réalité c'est que la DGF elle est en proportion moins importante puisque nous devons faire face à l'augmentation des des fluides des charges et puis des compétences nouvelles on va continuer à parler des maires he puisque les mairres évidemment qui sont son en première ligne parfois victime de découragement alors les Maes ruraux qui étaient réunis ce weekend ont fait des propositions pour éviter la crise d'é voocation regarde le détail avec Alexandre [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour Aran bonjour Jean-Marc vessousfort bonjour et Alex les maires ruraux font donc des propositions pour essayer de rendre plus attractive la fonction de maire oui car le mandat de maire attire de moins en moins nos concitoyens dans 3 ans il y aura de nouvelles élections municipales et il pourrait y avoir un nombre de candidatures insuffisants on parle de crise des vocations regardez ce que dit la députée rapporteur d'une mission d'information parlementaire sur le statut de l'élu violette spelbot je la cite il y a plus de démissions plus de personnes qui n'osent pas s'engager par peur des violences ou de l'incompatibilité avec la vie professionnelle ou ou personnelle donc le statut de l'élu est un sujet d'urgence démocratique alors pour répondre à cette urgence notamment dans les petites communes l'association des mares ruraux de France qui s'est réunie dimanche dernier en congrès a présenté une série de 35 propositions pour améliorer le statut de l'élu on peut en retenir quelques-unes d'abord il faudrait mettre en place une protection des élus qui sont en même temps des salariés sur le modèle de la protection des représentants du personnel ensuite créer un article spécifique dans le code du travail sur le statut de l'élu car actuellement et bien il y a des mesures éparpillées et ell ne concernent que les élus des grandes villes et puis l'association des mères ruraux propose aussi que la pension de retraite de l'élu soit calculée sur un plus grand nombre de trimestres cotisés et face à la charge de travail qui augmente pour nos élus notamment dans les petites communes avec les réunions qui se multiplient les déplacements également et bien l'Association des Maires Ruraux propose d'augmenter les indemnités des maires de faciliter leur accès à la formation et de mettre en place une meilleure reconnaissance du mandat d'élu pour faciliter la reprise d'une activité professionnelle après le mandat alors ce sont les propositions des Maes mais Alex il y a déjà des mesures hein qui ont été prises sur le statut de l'élu c'était durant le premier quinquen d'Emmanuel Macron ah oui on ne par pas de Z zé effectivement dans le cadre de la loi engagement et proximité en 2019 une loi sur laquelle avait beaucoup travaillé le Sénat et bien des mesures ont été pris ce texte avait par exemple créé une protection fonctionnelle de l'élu c'est-à-dire une assurance juridique il avait également instauré une formation obligatoire pour les élus des communes rurales à leur début de mandat car dans les petites communes il n'y a pas forcément les services administratifs pour épauler le maire et puis enfin cette loi de 2019 avait créé un congé électif de 10 jours pour tous les candidats au municipale pour leur permettre de faire campagne et pour ne pas freiner certains salariés qui voudraient s'engager dans la vie locale Jean-Marc vessousfort est-ce que vous l'observez sur le terrain cette crise d'évocation vis-à-vis du mandat de maire oui bien sûr on a une augmentation des des démissions je le vois dans mon département plus importante chez les conseillers municipaux que chez les maires parce que les maires ont bien conscience que ils ont un engagement devant les électeurs et qui doivent le tenir donc il faut que ça bouge effectivement il faut qu'on vienne aider ces élus ça passe par la la formation ça passe par le statut de l'élu parce qu'on a aussi besoin comme élu de gens qui sont dans la dans la population active les associations d'élus il travaillent depuis longtemps là c'est la MRF l'Association des maires de France dont je fais partie fait des propositions depuis depuis longtemps il faut il faut qu'il y ait des des réponses parce que effectivement on va avoir une crise des des vocations et je le redit ça sera une vraie difficulté pour ce pays on a besoin d'interlocuteurs de proximité c'est une évidence euh vous êtes inquiet pour 2026 que de nombreuses communes se retrouvent sans candidat en tout cas il faut qu'on réagisse non je suis pas plus inquiet que ça si on arrive à apporter des réponses en tout cas il faut favoriser cet engagement là euh vous savez quand vous êtes dans une commune de 500 habitants vous avez à votre disposition un maire 10 conseillers municipaux et souvent quand vous êtes dans un grand ensemble lorsque vous êtes dans un grand ensemble avec 500 habitants ils ont une chance sur deux d'avoir un concierge c'est c'est ça dont on a besoin on a besoin d'avoir des interlocuteurs de de proximité et donc il faut favoriser ces ces vocations cet engagement- là la société s'emportera mieux s'il y a plus d'élus et concrètement dans une petite commune le maire est laissé euh un peu face face à lui-même face à sa charge de travail qui augmente oui bah il faut d'abord aider aussi les les collaborateurs des maères il y a une question sur les les secrétaires de mairie et il faut pouvoir mieux les accompagner face à une une réglementation une lourdeur administrative qui décourage aussi beaucoup un niveau de responsabilité qui est extrêmement important beaucoup de Mr me disent moi ça ça vaut pas le coup mais on va le retrouver dans l'enseignement par exemple avec des des des professeurs des enseignants qui ne vouront plus organiser des des voyages scolaires parce que ça devientne difficile on voit on voit bien qu'on a un empilement d'énormes qu'on veut la sécurité zéro et sur le terrain c'est souvent intenable donc il faut aussi revenir à à du concret du terrain à du pragmatisme avec des services de l'État qui sont là pour vous accompagner non pas pour vous rappeler la rigidité de la loi l'État sur les département doit être en capacité de pouvoir mettre tout le monde autour de la table et d'essayer de trouver des solutions c'est c'est ça dont on a besoin aujourd'hui on a besoin de solution on n'a pas besoin de de rappel à la loi et à la réglementation l'état accompagne assez les élus actuellement bah écoutez on a des interlocuteurs sur le terrain on a euh une préfette ou un préfet on a des sous-préfets et des sous-préfettes mais moi je vois dans département qu'à la préfette ne reste qu'un an euh comment voulez-vous qu'elle puisse travailler elle avait euh pris le temps de mener la concertation avec les élus on avait fait la manière des des cahers de doléance on était venu on avait fait des propositions et aujourd'hui on a eu un départ alors on nous a expliquéit que c'était parce que il fallait euh qu'il y ait un changement des préfets des préfettes parce que on allait rentrer dans une période avec les Jeux Olympiques avec la Coupe du Monde de de rugby qu'il fallait que euh voilà voilà on puisse avoir de la stabilité enfin moi je ne comprends pas quand un représentant de l'État reste moins d'un an aujourd'hui il faut il faut un peu de de stabilité sur le terrain parce que c'est ça c'est avec ces interlocuteurs là que nous allons travailler c'est une évidence alors on parle de la charge administrative qui est expliqueraai ce découragement mais il y a aussi les violences faites aux élus locaux finalement cette insécurité qui augmente pour nos élus oui bien évidemment alors il y a des propositions de loi qui sont en cours qui visent à prochaine au Sénat d'ailleurs mais moi je crois qu'il faut essayer d'éviter de laisser le maire en première ligne en fait la vérité c'est que le maire aujourd'hui c'est celui qui dit non de plus en plus je vois la façon dont a été mise en place la le transfert de la compétence sur l'urbanisme aujourd'hui le maire est en première ligne c'est-à-dire c'est lui qui signe le permis le permis c'est lui qui annonce le refus et dans le même temps on sait bien qu'il ne fait que ça en fait parce que vous avez une telle rigidité de telles règles aujourd'huievenir sur leusan qui qui remonte très très fort mais les PL moi j'ai un règlement de PLU qui faisait 300 pages donc si vous voulez il est en première ligne mais il n'a pas les moyens d'assumer cette compétence là et et donc vous vous êtes obligé de de désormais d'essayer de les accompagner pour qu'ils puissent rendre le service dans les meilleures conditions et qu'ils ai surtout la possibilité de s'adapter parce que les territoires sont très différents vous pouvez pas avoir une règle qui est la même pour tout le monde donc ce qu'on demande aussi c'est de pouvoir être accompagné on nous demande pour lutter contre l'incendie d'aller voir les propriétaires privé et qu'il débroussaille mais enfin là aussi vous allez au contact c'est pas toujours facile il faut derrière que l'État puisse accompagner on a parfois des dossiers qui sont extrêmement difficile à régler et donc on a besoin de soutien et alors très rapidement vous êtes pour une aggravation des sanctions pénales sur les auteurs de violence contre les élus B quand on attaque un élu on attaque la République donc oui enfin on peut imaginer que c'est un peu de dissuasion enfin ça ne suffira pas je vous le dis ce qui est important c'est de pouvoir accompagner les élus sur le terrain sur leur responsabilité et de de leur donner les moyens d'agir ils ont pas toujours les Mo moyen d'agir parce que vous avez un Carca administratif qui est extrèmement rigide et qui leur laisse peu de souplesse on va remercier Alex merci à tout à l'heure Alex et on va continuer à parler des questions de sécurité on va voir on va aller retrouver Éric berger bonjour éc merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef adjoint à la Dépêche du Midi Éric on va revenir avec vous sur les annonces d'Emmanuel Macron hier sur la sécurité notamment dans les zones rurales avec cette carte des nouvelles brigades de gendarmerie oui bonjour Orian en effet Emmanuel Macron était hier en lotgaron accompagné de part Gérald daranin le ministre de l'Intérieur à tonins exactement un choix qui n'est pas dû au hasard c'est une petite ville en territoire rural qui a été marqué ces dernières années par la fermeture de sa manufacture de tabac qui a perdu des emplois des commerces des services publics on voit bien qu'Emmanuel Macron voulait s'adresser à cette France rurale à cette France des des territoires et donc il a annoncé hier en effet la création de 238 brigades de gendarmerie dans le détail c'est 95 gendarmeries fixes et 143 qui seront des brigades de mobile le chef de l'État qui a expliqué dans sa prise de parole à tonins qu'il fallait sécuriser les territoires ruraux et que ceuxci avait également des problèmes de comme certains quartiers parfois avec des trafics de drogues avec une hausse assez nette des violences intrafamilial des problèmes aussi de délinquence routière d'où ce plan donc de déploiement de gendarmerie qui va s'accompagner par le recrutement de 2100 gendarmes sur tout le territoire national Emmanuel Macron qui a aussi profité de l'occasion pour rappeler que 10000 policiers avaient ces dernières années été recrutés ou redéployer dans les villes donc 300 rien que pour pour Marseille cette fois-ci les annonces concernent les territoires ruraux euh le chef de l'État qui a donc annoncé la création de ces brigades mobiles c'est une nouveauté alors qu'est-ce que c'est tout simplement c'est un camion un véhicule de gendarme qui va sillonner les villages et territoires les plus reculés il y aura un effectif moyen de 6 gendarmes qui seront là pour enregistrer les plaintes ou pour sécuriser des axes routier alors dans ce plan de 238 brigades il y en a près de 60 % qui seront des brigades mobiles dans le détail on a regardé et constaté que la région oxitanie était plutôt bien dotée dans ce plan avec près de 27 nouvelles brigades sur tous les départements de de la région et en particulier dans le lotte le département de votre invité Jean Marc vessous fort que que je salue euh il y aura deux nouvelles brigades qui sont des brigades fixes à saincir lapupie et à Rocamadour deux communes touristiques du département où il y a on l'imagine une forte activité alors je voulais demander à votre invité ce qu'il pensez de ces annonces est-ce que ça vous semble être une une bonne réponse à ce problème de de délinquence d'insécurité dans les dans les zones rurales alors oui la tranquillité publique est évidemment un élément d'attractivité très forte en ruralité et donc on est toujours satisfait de voir qu'il y a des moyens effectif qui arrive après je me méfie beaucoup des effets d'annonce on est dans cette effervescence sécuritaire et donc on regardera sur le terrain vous savez parfois il y a des postes qui sont ouverts et qui ne sont pas pourvus on est aussi dans un rétablissement euh d'un équilibre moi ça fait longtemps que la gendarmerie me dit on a un petit problème d'effectif et puis il faut pas s'arrêter à la question de la gendarmerie il faut aussi des moyens pour la justice la réalité c'est que de la même façon il y a des postes aujourd'hui qui ne sont pas pourvus sur mon dép appartement la présidente du tribunal me le rappelit récemment donc il faut à mon avis que ce soit un ensemble et que ça soit une action sur la duré donc nous jugerons dans le temps mais est-ce que parce que a un autre juste je vous redonne la parole tout de suite éc mais juste pour finir sur ce sujet Emmanuel Macron il a pas choisi le le tgoron au hasard he c'est un territoire qui a voté rassemblement national est-ce que la création de ces brigades de gendarmerie et remettre des gendarmes sur le terrain c'est aussi pour vous un moyen de lutter contre le rassemblement national oui parce que euh c'est vrai qu'il y a euh des citoyens qui ne supportent plus les incivilités qui ne supportent plus euh euh tout toutes ces actes aujourd'hui de de dégradation de de de biens public ou de biens privés et donc il faut remettre de la proximité euh ça a été noté remettre du bleu c'est souvent ce qu'on dit oui il faut de la présente d'autant plus que les les gendarmes sont sont vraiment dans la vie dans le dans dans dans le territoire et que ce sont des interlocuteurs importants pour les maires mais euh il faut aussi travailler les relations avec la justice je salue les efforts qui ont pu être faits pour qu'il y ait un meilleur dialogue entre les procureurs et les maires je pense que les les élus peuvent être un soutien important pour essayer d'améliorer les choses et donc il faut là aussi qu'on soit en capacité de travailler ensemble et qu'il y ait des moyens pour la gendarmerie mais qu'il a aussi des moyens pour la justice et qu'on soutienne les maères parce que je rappelle que les maires sont souvent ceux qui accompagnent ces politiques on va venir les chercher pour mettre à position des bâtiments c'était ce qui s'est passé dans le loté Garon maire explique aussi que il va falloir loger les jambesarmes et souvent c'est la collectivité qui intervient d'où l'importance aussi d'aider les maires sur le terrain avec une augmentation des moyens en fonctionnement Éric je je vous donne la parole pardon vous avez une question sur une autre problématique he qui concerne toujours les élus en effet qui concerne vraiment pleinement les territoires ruraux et on le sait bien ici dans dans la région Occitanie c'est celui de la désertification médicale concrètement ce qui a été fait ces derniers mois est-ce que ça vous semble suffisant qu'est-ce qu'il faudrait concrètement pour Ben ramener des des médecins des médecins spécialistes dans des départements comme le lot ou des départements ruraux où on a des médecins qui partent à le retraite qui ne sont pas remplacer des habitants qui sont obligés de faire des kilomètres pour aller voir le le spécialiste concrètement qu'est-ce que vous vous proposeriez aujourd'hui c'est la France qui est un désert médical il vous reste quelques oasis dans certaines région la santé c'est une compétence d'État et forcé de constater que c'est un fiasco il y a pas eu de prévision de planification on se retrouve à une vitesse folle sans médecins libéraux sur le territoire il faut un an de un an pour avoir un rendez-vous chez un dentiste les spécialistes c'est devenu très compliqué et qu'est-ce qu'on constate sur le terrain que la réaction elle vient souvent des élus qui mettent en place des maisons de santé des centres de santé moi-même j'ai travaillé avec une clinique privée euh dans une ville proche et puis on va mettre en place 10 oftalmo sur le territoire le département du Lot qui n'en avait plus que trois donc il faut là aussi qu'on mette les gens autour de la table et qu'on essaie de trouver des solutions très vite et je le dis ça ne passera pas par de la planification par un conseil de la de de de de la nationale de de de de la refondation enfin il faut aujourd'hui agir il n'est pas le temps d'imaginer le service il faut aujourd'hui le pratiquer sur le terrain c'est ça dont on a besoin alors les solutions il y en a certainement beaucoup elles sont plusrielles mais en tout cas c'est vrai que si demain vous avez pas une offre de santé adaptée sur votre territoire on va manquer d'attractivité c'est une évidence merci RC berger merci beaucoup d'avoir été avec nous on était ravi de vous retrouver comme à chaque fois on regarde la Une de La Dépêche du Midi qui dans son édition du Lot etgaron revient bien sûr sur ce déplacement d'Emmanuel Macron Macron annonce 238 brigades c'est à la Une de votre votre journal merci ERC berger et à très vite un dernier mot pour parler de politique du parti socialiste Jean-Marc vessoussort vous êtes un proche de Carole Delga la présidente de la région xistan donc pas un fervant défenseur de la nuub telle qu'elle existe aujourd'hui on l'imagine je voudrais faire réagir à cette lettre qui a écrit Olivier fort hier soir lettre à l'ensemble des responsables de l'ANUP il fait une croix il met fin au faux suspense sur la liste commune aux européennes il y en aura pas et puis il a cette phrase il est l'heure de sortir de ce clué d'au politique pour savoir qui a tué laanupe nous sommes une coalition personne n'a sal igné sur personne personne n'a s'essuyer les pieds sur le collectif est-ce que vous approuvez cette lettre et ce message vous savez aujourd'hui je pense qu'on doit rassembler la gauche et ça doit sur faire sur certaines bases en fait entre la gauche qui est arrivée au gouvernement et puis gauche que je qualifierai deextrême gauche ce qui nous différencie c'est le respect de la démocratie le respect scrupuleux de la démocratie je pense qu'il faut partir de là moi je préfère l'engagement civique que la désobéissance civile je pense qu'il faut faire attention dans nos attitudes si le Sénat a pris de la place c'est aussi parce que l'Assemblée nationale souffre du spectacle qui est donné moi je l'ai entendu sur le terrain il faut cet esprit de responsabilité et donc il faut pas que nous soyons que des lanceurs d'alerte il faut que nous soyons au travail pour le coup c'est ce qu'essaie de faire Carole delgaard je crois pouvoir dire que c'est une voix qui compte aujourd'hui mais est-ce que là la démarche d'Olivier fort est la bonne est-ce qu'il a raison de taper un peu du point sur la table oui et en même temps d'appeler au rassemblement mais je veux dire est-ce que la nus existé à un moment donné on voit bien que il reste encore des partis des chapelles il va falloir dépasser tout ça avec une ligne assez claire fa mettre fin dépasser tout ça c'est mettre fin écoutez euh il ne faut pas perdre l'idée de rassembler la gauche ça c'est important avec ceux qui veulent participer à un mouvement qui respecte je le redis encore est-ce qu'il faut la rassembler avec la France insoumis c'est la question mais une partie peut-être je vous dis ce qu'il FAA la différence c'est que est-ce qu'on respecte nos institutions démocratiques et notamment la démocratie locale moi je vois parfois des prises de position de de certains au niveau national qui viennent sur mon territoire et qui m'expliquent que le projet que nous avons pensé euh ne ne va pas dans le bon sens à un moment donné on a un projet de de de voie verte qu'on a développé l'ensemble des maires le long de cette voie verte ils sont favorables il faut faire confiance au territoire on peut pas toujours remettre en cause des règles qui ont été prises de manière démocratique donc là-dessus on peut trouver euh un lien qui nous rassemble et puis ensuite évidemment faudra travailler avec un programme faudra aussi avoir des personnalités parce qu'on sait désormais qu'avec le système de la présidentielle il nous faut un ou une leader et c'est tout car delg peut être à même d'incarner cette ce rassemblement jusqu'à la présidentielle je disque c'est une voix qui compte elle a été la président de région la mieux élu de France dans un contexte qui n'était pas facile parce que il fallait fusionner m pérené et Lang crousillon langodo crousillon dont on disait qu'il allait basculer à l'extrême droite aujourd'hui ça n'a pas été le cas elle a été la mieux élue donc il y a un travail qui est fait et elle raison il faut un travail de terrain aujourd'hui il faut essayer de construire quelque chose honnêtement je pense que les les citoyennes et les citoyens et les gens de gauche se moque complètement de savoir la nuupèe les petites phrases je Jef je on est vraiment en dehors de tout ça je vous le dis sur le terrain donc ça ça ne m'intéresse pas vraiment merci Jean-Marc bessousp merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure