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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 23 juillet 2021 67 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploi

4ème vague : peut-on encore l'arrêter ? #cdanslair 22.07.2021

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 33 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Professeur Philippe Amouyel, on va peut-être commencer avec le point sur cette épidémie.

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Et donc, ça va continuer à augmenter ? On va dépasser les 50 000 si on fait un peu de projections ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que là encore, on peut dire que l'Angleterre est le phare avancé, le laboratoire avancé de ce qui va nous arriver ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Professeur Bertrand Guidé, est-ce qu'on commence à voir des répercussions à l'hôpital ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    C'est la loterie, ça tombe donc sur des jeunes en pleine forme ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Mais il y a la loi des grands nombres, les moins de 50 ans sont peu vaccinés, et donc, si on a 100 000 contaminations au jour, vous allez en retrouver à l'hôpital Saint-Antoine.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55InvitéFait
    « Alors si, on a connu ces rythmes de contamination puisque c'est des rythmes exponentiels. On était dans la phase de progression où en gros ça double tous les X jours. »
  • 2:04InvitéChiffre
    « Là, on a un doublement tous les 3 à 5 jours. »
  • 2:28PrésentateurChiffre
    « Si on poursuit la courbe, il y a des projections qui nous parlent de 120 000 contaminations jour. »
  • 3:28InvitéFait
    « En effet, c'est le laboratoire avancé avec une particularité, c'est qu'ils ont plus d'avance que nous sur la vaccination de doses de leur population. »
  • 4:27InvitéFait
    « Depuis 2-3 jours, quelque chose frémit, quelque chose se passe. Nous, on a eu 3 entrants en réanimation en 2 jours. »
  • 5:20InvitéChiffre
    « Quand on regarde le taux d'incidence, c'est intéressant, le taux d'incidence augmente. En Ile-de-France, on arrive à 100, en gros. »
  • 6:11InvitéFait
    « Non, là, les derniers patients que l'on a eus, ils ont un profil type, ils ne sont pas vaccinés. »
  • 7:10InvitéFait
    « Qu'il y ait des débats, c'est tout à fait normal. On est dans une situation inédite. Il y a des mesures inédites qui sont prises. »
  • 8:50InvitéChiffre
    « C'est-à-dire, un vaccin, on atteint la couverture vaccinale, là, ça dépend des virus, mais entre 70 et 90% des gens qui ont été vaccinés ou contaminés. »
  • 10:34PrésentateurFait
    « Ce qu'il faut rappeler déjà, c'est que Jean Castex, contrairement à d'autres fois où le Parlement a été consulté, a pris le temps de demander leurs avis aux oppositions dans un courrier qu'elles ont dû envoyer. »
  • 11:52PrésentateurPromesse
    « Le Parti socialiste propose de faire la vaccination obligatoire pour tous les Français. »
  • 15:53InvitéFait
    « Le premier ministre reporte la mise en place du pass sanitaire pour les 12-17 ans. »
  • 19:37InvitéFait
    « À partir du moment où les tests PCR vont devenir payants, ça va quasiment devenir en effet une obligation. »
  • 25:03InvitéChiffre
    « Si effectivement on arrivait à avoir une couverture vaccinale de plus de 90%, toutes les questions que nous nous posons deviendraient caduques. »
  • 32:14PrésentateurFait
    « le projet de loi pour rendre la vaccination obligatoire des soignants est toujours en débat à l'Assemblée et au Sénat »
  • 32:19PrésentateurFait
    « si elle est adoptée, la mesure pourrait entrer en vigueur dès le 15 septembre »
  • 34:51InvitéFait
    « pour avoir un pass sanitaire actif, il faut avoir au moins 8 jours après la deuxième injection »
  • 34:59InvitéFait
    « il faut commencer à vous dépêcher la première dose en gros c'est avant le 8 août »
  • 39:56InvitéFait
    « on a regardé s'ils avaient plus ou moins d'effets indésirables, pas plus »
  • 40:04InvitéChiffre
    « 100% des enfants sont protégés alors que nous on est à 94-95% »
  • 48:27InvitéFait
    « on se contamine toujours par la transmission aérienne et en particulier par les aérosols »
  • 53:02InvitéFait
    « quand on les comprend, elles sont simples, encore faut-il les expliquer »
  • 56:48InvitéChiffre
    « en nombre de contaminations par millions d'habitants ils sont à 16, alors que nous on est à 160 et l'Angleterre à 500 »
  • 57:21InvitéChiffre
    « on est passé de 200 000 vaccinations par jour à 900 000 vaccinations par jour »
  • 1:01:59PrésentateurChiffre
    « 5 millions de Français à risque qui ne sont pas vaccinés »
  • 1:02:03InvitéChiffre
    « 20% chez les plus de 80 ans »
  • 1:03:48InvitéFait
    « il a été infecté, Emmanuel Macron »
  • 1:04:09InvitéFait
    « il s'est fait vacciner »

Temps de parole

  • Présentateur43 %
  • Invité19 %
  • Invité 217 %
  • Invité 314 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. 12 000, 18 000, 21 000, les contaminations s'emballent. Le gouvernement a engagé une course contre la monte pour tenter de contenir cette quatrième vague. Sauf que le débat à l'Assemblée nationale prend plus de temps que prévu. Il faut dire que l'enjeu est de taille puisque l'extension du pass sanitaire va compliquer au quotidien la vie de millions de Français. Alors, faut-il s'inquiéter pour nos libertés publiques ? Mais en miroir, faut-il s'inquiéter de cette reprise de l'épidémie que Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a qualifié de stratosphérique ? Jusqu'où peut-on inciter et pousser les Français, même les plus jeunes, à se faire vacciner ?

C'est le sujet de cette émission de ce C dans l'air, intitulé ce soir, quatrième vague, peut-on encore l'arrêter ? Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Anne Rosencher, vous êtes directrice déléguée de la rédaction de L'Express. Je signale votre édito en ligne, le vaccin c'est pour les autres, extension du domaine de l'égoïsme. Professeur Bertrand Guidé, vous êtes chef des services de médecine intensive et réanimation à l'hôpital Saint-Antoine de Paris. Professeur Philippe Amouyel, épidémiologiste, professeur de santé publique à l'université de Lille. Vous dirigez la fondation Alzheimer et je rappelle que vous avez dirigé l'Institut Pasteur de Lille.

Et enfin, Astrid De Vilaine, vous êtes chef du service politique du Huffington Post. On peut lire votre dernier article en ligne, passe sanitaire, le florilège des arguments contre-entendus à l'Assemblée. Merci à tous les quatre de participer à cette émission en direct. Professeur Philippe Amouyel, on va peut-être commencer avec le point sur cette épidémie. C'est Gabriel Attal qui a parlé d'une reprise stratosphérique avec un rythme de contamination qu'on n'avait jamais connu jusqu'alors.

1:55
Invité

Alors si, on a connu ces rythmes de contamination puisque c'est des rythmes exponentiels. On était dans la phase de progression où en gros ça double tous les X jours. Là, on a un doublement tous les 3 à 5 jours. C'est à peu près ce qu'on avait connu lors de la première vague. Sauf que là, on est vraiment dans le suivi exponentiel quotidien avec des outils qu'on n'avait pas à l'époque. Donc c'est malheureusement attendu puisque c'est la phase de croissance de tous les virus. Et on est justement dans la courbe d'accélération.

2:20
Présentateur

Alors au pic de la troisième vague, on était monté à 50 000, 55 000. Mais là, on fait 12, 18, 21. On va monter. Si on poursuit la courbe, il y a des projections qui nous parlent de 120 000 contaminations jour. Ce qui serait épouvantable.

2:35
Invité

La différence avec le pic de la première vague, c'est que le 17 mars, on a eu un confinement généralisé. On a mis la France sous cloche. Donc on a bloqué toutes les transmissions possibles. En revanche, là, on est en pleine période de vacances, de relâchement. Donc le virus circule et il peut se développer. Il n'a pas changé dans sa nature. Ce qu'il y a, c'est que le moyen qu'on avait à l'époque de stopper les contaminations, qui ne seraient plus acceptables aujourd'hui parce qu'on a la vaccination, parce qu'on connaît mieux sa transmission, fait qu'il circule énormément, en particulier chez les moins de 50 ans.

3:04
Présentateur

Et donc, ça va continuer à augmenter ? On va dépasser les 50 000 si on fait un peu de projections ?

3:09
Invité

Normalement, oui, potentiellement. Si ça double à peu près tous les 3 à 5 jours, ça veut dire qu'on pourrait atteindre 100 000, voire 200 000, ce qui a été annoncé d'ailleurs par différents épidémiologistes, y compris par le ministre de la Santé.

3:22
Présentateur

Et les Anglais, ils y sont déjà à 50 000. Est-ce que là encore, on peut dire que l'Angleterre est le phare avancé, le laboratoire avancé de ce qui va nous arriver ?

3:28
Invité

En effet, c'est le laboratoire avancé avec une particularité, c'est qu'ils ont plus d'avance que nous sur la vaccination de doses de leur population. Ce qui pourrait expliquer les décrochages qu'il y a entre hospitalisation, cas et éventuellement décès, puisqu'il y a un vrai décrochage par rapport au décès. Donc il va falloir voir comment ça va se passer en France.

3:45
Présentateur

Alors on a bien compris que le drame de cette épidémie, c'est qu'elle engorgeait nos hôpitaux. C'était pour ça qu'on a fait le confinement, pour préserver notre système hospitalier. Professeur Bertrand Guidé, est-ce qu'on commence à voir des répercussions à l'hôpital ? Parce que jusqu'à présent, on disait, les plus âgés sont vaccinés, et donc ils n'attrapent pas la maladie.

4:03
Invité

Alors si j'étais intervenu la semaine dernière, je vous aurais dit non. On a eu, nous, en réanimation, un malade admis sur les 15 derniers jours, et en hospitalisation traditionnelle, il n'y en avait pratiquement pas. On avait un secteur de 4 lits, que l'on avait préservé, alors qu'au pic de la troisième vague, on était à 100 lits de malades Covid. Donc on n'est pas du tout dans la même proportion. Depuis 2-3 jours, quelque chose frémit, quelque chose se passe. Nous, on a eu 3 entrants en réanimation en 2 jours. Le dernier entrant ce matin, 40 ans, aucun facteur de risque.

Dernière malade qui passe par les urgences, qui n'a pas de critères de réanimation, donc qui va être admis dans un secteur de médecine classique, 26 ans. Aucun facteur de risque. Donc c'est vrai qu'il y a...

4:53
Présentateur

C'est la loterie, ça tombe donc sur des jeunes en pleine forme, elle boume...

4:57
Invité

Non, alors donc c'est vrai qu'il y a une dissociation entre le nombre de personnes infectées et le nombre de personnes qui ont besoin d'être hospitalisées, et encore plus qui ont besoin d'être admis en réanimation. Mais de dire qu'il n'y a aucune conséquence de la reprise épidémique sur la pression hospitalière, ça c'est faux. Elle sera, on l'espère, moindre que lors de la troisième vague, essentiellement du fait des vaccinations. Quand on regarde le taux d'incidence, c'est intéressant, le taux d'incidence augmente. En Ile-de-France, on arrive à 100, en gros. Quand on regarde le taux d'incidence des 20-29 ans, ils sont à peu près deux fois plus.

Et le taux d'incidence des plus de 65 ans, donc ceux qui sont le plus vaccinés, il est autour de 20. D'accord. Et donc, il y a quand même un élément positif dans cet univers un peu sombre, c'est que si on se vaccine, on se protège, on ne s'infecte pas, et on ne se retrouve pas hospitalisés. Nous, tous les malades hospitalisés récemment, c'est les gens jeunes qui sont vaccinés.

5:49
Présentateur

Mais il y a la loi des grands nombres, les moins de 50 ans sont peu vaccinés, moins vaccinés, et donc, si on a 100 000 contaminations au jour, vous allez en retrouver à l'hôpital Saint-Antoine. Exactement. Dernier malade hospitalisé, 40 ans. On n'a toujours aucune idée du profil type parmi les moins de 50 ans de personnes...

6:06
Invité

Vous savez, on parlait des gens surpoids, des gens hypertendus, diabétiques, etc. Non, là, les derniers patients que l'on a eus, ils ont un profil type, ils ne sont pas vaccinés. Mais en dehors de ça, ils peuvent n'avoir aucun facteur de risque, aucune comorbidité, aucun élément qui laissait prévoir qu'ils feraient une forme sévère de la maladie.

6:25
Présentateur

Alors, sévère, ça ne veut pas dire forcément en réanimation.

6:27
Invité

À ceux dont je parle, c'est des malades de réanimation. Et ils sont très surpris de se retrouver alors dans... Il y avait un malade... Mais attendez, je suis en pleine force. On va parler des vaccins, il y avait un malade qui disait « Moi, pour le vaccin, je préfère attendre ». Il a tellement attendu qu'il se retrouve en réanimation et sous ventilation artificielle depuis hier.

6:44
Présentateur

Alors, Anne Rosencher, on voit les contaminations qui galopent. On voit que certaines de ces personnes contaminées se retrouvent à l'hôpital. On voit l'urgence, une reprise stratosphérique. Et on a l'impression que les débats piétinent à l'Assemblée nationale. En tous les cas, ça va plus lentement que ce qu'on attendait, puisque le débat à l'Assemblée nationale devait se terminer hier soir. Il se poursuit aujourd'hui. Ça veut dire quoi ? Il y a un petit peu d'obstruction de la part des députés ? Ou bien non, ce sont des débats légitimes ?

7:10
Invité

Alors, qu'il y ait des débats, c'est tout à fait normal. On est dans une situation inédite. Il y a des mesures inédites qui sont prises. Et donc, que ce soit débattu par la représentation nationale, c'est absolument normal. Il y a des choses qui doivent être examinées en droit. Donc, après, qu'il y ait quelques petites arrières-pensées politiques, parfois, probablement, que l'état de notre conversation publique et politique soit toujours désolante. C'est le cas aussi. On a beaucoup de communications, d'éléments de langage, de choses extrêmes qui sont dites et qui donnent l'impression, comme ça, d'une obstruction. Mais moi, j'ai le sentiment que ça, ils vont y arriver, quand même.

En vérité, je vais vous dire, ça ne peut pas bien se passer pour une chose qui relève quasiment désormais de la philosophie politique. C'est qu'on a le sentiment que beaucoup de gens ne comprennent plus ce que c'est qu'une politique de santé publique. C'est-à-dire, à partir du moment où ce virus est apparu et qu'on a décidé que c'était quand même plus grave qu'une grippe et qu'on n'allait pas le laisser arriver à l'imuter collectif par la contamination naturelle. Certains ont essayé, comme Boris Johnson à un moment, ça n'était pas possible. Donc, à partir du moment où on décide que c'est un virus contre lequel il faut une action publique, il n'y a pas mille solutions.

Il y a gagner du temps avec les confinements pour éviter qu'il y ait un engorgement de nos services hospitaliers. C'est ce qu'on a fait à plusieurs reprises. Certains diront trop, pas assez, trop tard. Ça, on pourra toujours en débattre. Mais après, une fois qu'il y a un vaccin, c'est l'histoire des vaccins. C'est-à-dire, un vaccin, on atteint la couverture vaccinale, là, ça dépend des virus, mais entre 70 et 90% des gens qui ont été vaccinés ou contaminés. Ça veut dire qu'il y a des gens qui se font vacciner, même si leur bénéfice-risque, entre guillemets, n'est pas le même que les personnes les plus fragiles de la population.

Donc, vous avez eu beaucoup de gens dans la population française qui n'étaient pas forcément des anti-vax, mais qui disaient, moi, j'ai quand même peu de chances de développer un Covid grave, compte tenu du fait que le vaccin, on n'a pas encore assez de recul, que finalement, il y a quelques petits effets secondaires, qu'il y a toujours des risques infimes de complications, il vaut mieux que je ne le fasse pas et que je laisse les autres se faire vacciner. Sauf que ça, ce n'est juste pas le principe d'une politique de couverture vaccinale. Ça nécessite, en vérité, la prise en compte de l'intérêt général.

9:39
Présentateur

Donc, la société française, les Français, ne prennent pas toujours en compte l'intérêt général dans leurs décisions individuelles.

9:46
Invité

Oui, je pense qu'il y a quelque chose du commun, de la chose commune qui est en train de s'effacer et les politiques, quand ils disent que nous sommes dans une dictature sanitaire, que nous sommes en train d'obliger, etc.

10:01
Présentateur

Ils sont à la remorque de cet individualisme.

10:03
Invité

Oui, je pense qu'ils surfent dessus alors que, encore une fois, il y a probablement des choses à examiner en droit, mais philosophiquement, le vaccin, ce n'est pas chacun fait ce qui lui plaît. Voilà, ça n'a jamais été ça, même pour la tuberculose, même pour la polio, même pour tout, ça n'a jamais été ça.

10:19
Présentateur

Astrid De Villain, en tous les cas, il y a 900 amendements à l'Assemblée nationale, il y a plein d'amendements, tous les députés. Comment se positionnent-ils, d'ailleurs ? Quels sont les ressorts idéologiques qui font que tel parti va prendre telle position et tel autre parti va prendre tel autre ? Ce qu'il faut rappeler déjà, c'est que Jean Castex, contrairement à d'autres fois où le Parlement a été consulté, a pris le temps de demander leurs avis aux oppositions dans un courrier qu'elles ont dû envoyer.

Ce qu'on a pu observer à ce moment-là, c'est que les partis traditionnels, les Républicains et le Parti Socialiste, qu'on avait un peu oubliés puis qui sont revenus depuis les régionales, ont dit qu'on est d'accord, par exemple, sur la vaccination obligatoire des soignants, ce qui n'était pas gagné d'avance. Donc, le gouvernement a pu passer, en tout cas, une partie de ce projet de loi avec une forme de consensus politique, même si côté extrême-gauche et extrême-droite, ça n'était pas du tout aussi simple. Et c'est un peu ça qu'on voit.

Ensuite, le grand embarras de ces oppositions-là qui, pour moi, sont dans leur rôle, en revanche, en demandant des conditions d'examen correctes au Parlement. Là, on est quand même dans une phase, j'ai beaucoup suivi les débats, où ça va très vite, où c'était tout juste si on ne leur disait pas merci d'arrêter vos amendements. On est en train quand même de passer un texte inédit, en effet, mais quand même, la CNIL l'a dit sur les libertés fondamentales, le Conseil d'État a demandé des aménagements. Que dira le Conseil constitutionnel ?

Moi, je trouve ça bien quand même que les institutions jouent leur rôle dans ce pays et que le Parlement, qui a été beaucoup ou écrasé ou qui s'est mis en retrait, reprend ses droits un petit peu à l'aune de cette crise et moi, je trouve ça bien. Ensuite, les oppositions, c'est facile, entre guillemets, de faire des propositions ou de dire il ne faut pas faire comme ça quand on n'est pas aux manettes. Je prends juste un exemple. Le Parti socialiste propose de faire la vaccination obligatoire pour tous les Français. Sur le papier, on pourrait se dire pourquoi pas.

Ça rejoint finalement presque ce qu'a dit Emmanuel Macron avec le pass sanitaire puisqu'on pourrait se dire que c'est une obligation déguisée puisque quand on va devoir payer notre pass pour aller prendre notre test pour prendre le train et aller dans un café, bon, on aura presque plus envie de se faire vacciner. Mais ils ne sont pas aux manettes. Et le gouvernement, si Emmanuel Macron avait dit la vaccination aujourd'hui est obligatoire pour tout le pays alors qu'il y a très peu d'États dans le monde qui font ça, il y a seulement le Vatican, Tadjikistan, je pense que les réactions auraient été bien plus énormes que celles qu'on a vues contre le pass sanitaire.

Donc les oppositions, elles sont dans leur rôle pour moi de faire marcher le Parlement et de faire entendre le droit en revanche, sur le concret, sur comment stopper cette épidémie comme le répète Olivier Véran dans le même cycle. Là, maintenant en fait, pas en octobre, pas maintenant. Là, on manque un peu de matière. Alors, des débats électriques, on l'a dit, à l'Assemblée nationale, plus de 900 amendements déposés. Le vote sur la loi sur l'extension du pass sanitaire est un chemin de croix pour le gouvernement. Hier, Jean Castex a tenté de calmer la grogne en annonçant quelques aménagements, mais les manifestations, elles, se poursuivent. Sujet de Noé Poitvin et la slojée d'Aber.

13:12
Invité

Mes chers collègues, je vous rappelle que cette séance est télévisée. Je pense que nous avons les uns et les autres à offrir le meilleur spectacle de la démocratie. Soirée interminable et agitée au Palais Bourbon. Hier soir, le projet de loi sur l'extension du pass sanitaire a cristallisé la tension. Des débats électriques et des parlementaires qui s'invectivent. L'une d'entre elles n'hésite pas à véhiculer une fausse information. Madame S

13:37
Présentateur

est sortie de chimiothérapie en mai. Madame S doit avoir un contrôle début août. Et Madame S, si elle n'est pas vaccinée,

13:49
Invité

ne pourra pas accéder à l'hôpital public où elle devra aller en contrôle. Madame Bonner, je vais vous dire, moi j'ai perdu mon frère médecin de la réserve sanitaire et du Covid. Si vous êtes anti-vax, je m'en fiche et je vous en prie, pas ces propos-là. Les discussions s'éternisent et pourtant à la fin de la soirée encore 900 amendements à examiner sur le millier déposé. Le ministre de la Santé s'agace. Le premier élément c'est qu'il y a... Monsieur Cordier, votre masque s'il vous plaît arrêtez les interpellations tout le temps.

Il n'empêche qu'il y a un virus, que le virus il pouvait nous regarder je pense que ce soir il serait assez content et se servirait une petite bière parce qu'il va lui dire non non parce qu'honnêtement nous avons besoin d'avoir des mesures de protection des français et des établissements recevants du public. Le calendrier prend du retard alors que le gouvernement voulait faire voter la loi avant ce week-end. Les tentatives d'obstruction auxquelles nous assistons de la part de certains groupes d'opposition notamment la France Insoumise ne sont pas acceptables au regard de la situation que nous vivons.

L'épidémie est là, la quatrième vague est déjà là et nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'attendre ou bien de saboter l'examen de ce texte. Oui on a un peu de pression parce qu'on doit pouvoir légiférer avec la main qui tremble quand il s'agit de régenter le quotidien des vaccinés et des non-vaccinés. C'est de ça dont on parle. Donc oui on doit avoir la main qui tremble et je préfère qu'on prenne notre temps plutôt que de faire des âneries. Honnêtement débattre une journée sur un sujet aussi important que la question de la vaccination que la question du pass sanitaire pour les français c'est normal c'est compréhensible et c'est responsable.

Un débat parlementaire qui s'enlise alors que Jean Castex annonce quelques concessions au JT de 13 heures. Il lâche même du lest notamment pour les restaurateurs. Le parlement en session extraordinaire ils seront responsables du contrôle du fait que leur client ait bien un pass sanitaire en revanche tout ce qui est

15:40
Présentateur

vérification il n'a jamais été question de la faire contrôler les identités de bébé. Mais vérification on ne va pas demander les papiers de manière sématique ça nous considérons que ça n'est pas de leur responsabilité pour ne pas gâcher

15:52
Invité

la rentrée des classes le premier ministre reporte la mise en place du pass sanitaire pour les 12-17 ans. Alors on ne va pas dire maintenant si vous n'êtes pas vacciné d'autant que certains n'y peuvent rien s'ils ne sont pas encore vaccinés on va vous priver d'école donc pas de pass sanitaire dans les établissements scolaires. Au même moment les manifestants anti-pass sanitaire continuent de protester dans le pays. Dans les rues de Toulouse hier près de 500 personnes ont défilé en centre-ville malgré l'interdiction de la préfecture. A Chambéry les 300 manifestants se sont même introduits dans la mairie. Acte symbolique le portrait d'Emmanuel Macron a été décroché.

Auditionnée par le Sénat la Commission nationale de l'informatique et des libertés ne se dit pas opposée au pass sanitaire mais elle alerte sur une atteinte forte aux libertés.

16:41
Présentateur

Alors question téléspectateurs a-t-on déjà connu des mesures semblables au pass sanitaire en France ? C'est David en Vendée qui vous pose la question à l'enroge inchère et c'est vrai que les oppositions accusent le gouvernement de diviser les Français de demander à une moitié des Français de surveiller l'autre moitié les garçons de café qui vont devoir surveiller qu'on a bien son QR code avant de commander un petit noir.

17:00
Invité

Bah oui, non mais c'est vrai que la situation elle n'est pas souhaitable de manière générale. De toute façon les Français sont très divisés sur cette question. Vous avez déjà essayé de parler de ça dans un dîner en famille ou que sais-je. Bon c'est devenu un sujet sur lequel le pass sanitaire de manière générale sur lequel les gens s'engueulent beaucoup et je comprends bien entendu que ça n'est pas agréable mais encore une fois la question c'est quelle est l'alternative ?

Voilà, moi j'aurais souhaité personnellement qu'on atteigne assez vite une masse critique de vaccinés de gens qui considèrent que même si leur propre bénéfice-risque n'est pas au top du top même si attention on parle toujours de risques absolument infimes et bien ça vaut le coup d'être pris pour l'utilité commune et dans ces cas-là vous n'auriez pas eu besoin de pass sanitaire donc en effet mais je ne vois pas 30 000 solutions à part l'obligation alors certains ont dit il faudrait obliger les populations à risque à se faire vacciner c'est-à-dire au-delà de 60 ans c'est obligatoire moi je ne suis même pas sûre que ce soit constitutionnel de discriminer en fonction de l'âge donc là on dit qu'on restreint en fait ce qui se passe pour l'instant on n'en est pas encore à l'obligation totale Emmanuel Macron et le gouvernement ont pris acte du fait que finalement une partie des français pas tout le monde calculait son propre intérêt personnel vous savez qu'il y avait même un calculateur en ligne

18:26
Présentateur

alors ça c'est extraordinaire

18:27
Invité

sur le site de Mediapart

18:28
Présentateur

on peut s'identifier

18:31
Invité

on donne son âge

18:33
Présentateur

et on voit

18:34
Invité

très respectable par ailleurs ils ont mis en ligne vous mettiez certains de vos critères votre âge votre région d'habitation vos facteurs éventuels de comorbidité et après vous sélectionniez AstraZeneca Pfizer etc. moi je l'ai fait par exemple ça indiquait si j'étais par exemple habitante de Bretagne entre 30 et 49 ans avec une exposition qu'elle estimait moyenne au Covid ça me disait que mon bénéfice risque même en Moderna Pfizer était négatif

19:03
Présentateur

vous n'aviez pas intérêt à titre individuel à vous faire vacciner

19:05
Invité

si vous le faisiez

19:06
Présentateur

c'était pour combattre l'épidémie de façon collective

19:09
Invité

ça c'est pas du tout la logique d'une politique de vaccination donc si vous êtes sur le bénéfice risque qu'est-ce qu'a fait le gouvernement aujourd'hui de façon assez grosse il a chargé la partie bénéfice mais très très chargée c'est à dire vous allez pouvoir entrer dans les restaurants entrer dans les cinémas prendre l'avion etc.

19:29
Présentateur

on n'est plus qu'à contact et on n'a plus besoin de masques en inférieur

19:33
Invité

donc ça c'est très très chargé et je suis d'accord qu'à partir du moment où les tests PCR vont devenir payants ça va quasiment devenir en effet une obligation sinon vous ne pourrez plus rien faire du tout tout ça est-ce que c'est souhaitable en fin de compte la réponse est non je veux dire c'est vrai que ça met le pays déjà dans un sale déjà on est tous à cran déjà que c'est compliqué ça met le pays encore plus sur les charbons ardents donc ma réponse est absolument non mais en même temps et quelle est l'alternative c'est une vraie question que je pose

20:03
Présentateur

mais c'est vrai que professeur Amouyel est-ce qu'on a la population française qui est divisée en deux entre les vaccinés et les non vaccinés et les vaccinés aujourd'hui si on devait reconfiner le pays accepterait difficilement qu'on reconfine le pays en disant écoutez moi je suis vacciné je fais ce que je veux maintenant

20:18
Invité

la question c'est quelle alternative on a si on ne met pas ça en place on a l'alternative qu'on a connue lors de la première vague la deuxième et de la troisième vague alors à faire des confinements ou des confinements adaptés en laissant les enfants à l'école les transports quand il n'y avait pas de vaccin c'était déjà difficilement supportable maintenant qu'il y a un vaccin et qu'il y a de plus en plus de français qui se vaccinent est-ce que ces français là vont accepter finalement que pour quelques passagers clandestins 10, 20, 30% finalement ils soient obligés de se confiner alors qu'ils pourraient quasiment retrouver une vie normale et c'est de là que cet élément est-ce que d'arriver surtout que là on va avoir une augmentation donc on aurait une crispation des vaccinés si en cas de reconfinement c'est ce que vous nous dites exactement moi je sens que ça commence déjà puisque j'ai pas mal sur les réseaux sociaux de vacciner qui me disent que je ne suis pas assez vaccination obligatoire voilà exactement vaccination obligatoire et comme vous le disiez la vaccination obligatoire ça aurait été trop long par rapport à l'urgence qu'on a ils font Jean Castex a été pragmatique il a pris les éléments point par point en ciblant ce qui était important pour la période on y arrivera cette vaccination obligatoire mais ça va prendre du temps ça va prendre des débats c'est peut-être pas le meilleur moment pour le faire maintenant mais on finira par y arriver de toute façon parce que tant qu'on n'aura pas vacciné la planète on aura encore des problèmes de vagues probablement

21:37
Présentateur

alors Astrid De Vilaine qu'est-ce qu'on répond à ceux qui parlent les plus extrêmes de dictature sanitaire mais ceux qui refusent qu'on leur injecte dans leur corps comme ils disent quelque chose dont on n'est pas sûr des effets à long terme et qui étaient 114 000 samedi dernier pour dénoncer et qui pourraient se retrouver il y a des appels pour se retrouver samedi prochain est-ce qu'il n'y a pas le risque d'une gilet jaunisation de ses opposants à ce pass sanitaire et à cette vaccination à marche forcée oui c'est une bonne comparaison et d'ailleurs sur le terrain les élus qui voient un petit peu qui sont ces manifestants disent que ça ressemble beaucoup aux gilets jaunes il y a quelques années après moi je trouve qu'on a tendance à mettre beaucoup la focale sur ces manifestants qui sont quand même pas si nombreux enfin 115 000 ou 135 000 personnes par rapport aux 37 millions de français vaccinés je ne sais pas mais la balance elle est quand même du côté pour l'instant des vaccinés et moi je n'ai pas envie de mettre les gens les uns contre les autres tout le monde a le droit de manifester bien sûr mais je trouve qu'on a tendance à beaucoup parler de ça alors que ce aussi parce qu'il y a eu beaucoup d'excès et d'outrance dans ces manifestations mais alors que ce n'est pas du tout la majorité du pays en revanche ce que regarde de très près l'exécutif et on peut le comprendre et d'ailleurs les renseignements aussi c'est que ce sont une minorité c'est une minorité agissante et radicalisée pour beaucoup on a vu quand même en trois jours trois centres de vaccination dans trois endroits du pays ou tagués avec des croix gammées ou débranchés on a débranché des centrales électriques qui permettent de alimenter les frigidaires les frigos de vaccins pour que les doses soient périmées bien sûr et un incendie dans les Pyrénées-Orientales de mémoire donc ça pour moi je trouve que c'est des choses alors le ministre de l'Intérieur a dit qu'il y aurait des enquêtes des actions très mais ça je crois que ça préoccupe évidemment les élus locaux les parlementaires sont menacés de mort donc ça un peu comme pour les gilets jaunes où au début on disait mais qu'est-ce que c'est que ça les premières manifestations en fait ça a duré ça a duré personne ne peut savoir ce que ça va donner cette radicalisation-là Martine Vonner qui est l'une des une ancienne députée en marque qui est l'une des leaders de ce mouvement même s'il n'y a pas vraiment de leaders revendiqués hier à l'Assemblée quand elle prenait la parole c'était très tendu puisqu'elle a appelé entre guillemets les Français qui sont contre la vaccination à s'en prendre aux permanences parlementaires les élus ses collègues étaient très tendus donc cette tension cette division concentre depuis très longtemps en effet dans le pays mais là est-ce que c'est pas ça qui va s'enflammer et c'est aussi à ça que fait très attention l'exécutif et on peut le comprendre alors même si les sondages montrent que les Français soutiennent majoritairement et la vaccination obligatoire des soignants et toutes les mesures du pass sanitaire qui sont soutenues par en gros deux Français sur trois Bertrand Guidé le moteur de ce soutien à toutes ces mesures coercitives c'est la peur du virus alors qui repart notamment sur les zones côtières et touristiques d'ailleurs comment expliquer que le virus frappe le sud-ouest en ce moment-là où on est en vacances

24:21
Invité

plusieurs éléments il faut revenir aux fondamentaux donc on a affaire à une maladie contagieuse on a affaire à une maladie potentiellement létale même si c'est quand même pas Ebola mais voilà ce serait intéressant d'ailleurs de poser la question si c'était Ebola et s'il y avait un vaccin est-ce que vous seriez également contre

24:35
Présentateur

Ebola qui est beaucoup plus fulgurant

24:38
Invité

Ebola c'est 60% de mortalité voilà donc voilà je rappelle quand même que si un pays est parfaitement vacciné il y a un contrôle aux frontières mais après on y vit normalement sans aucun contrôle QR code passe masque en Islande vous rentrez vous avez votre passe sanitaire et après vous avez une vie absolument normale sans masque sans geste de barrière sans rien donc on peut imaginer que si effectivement on arrivait à avoir une couverture vaccinale de plus de 90% toutes les questions que nous nous posons deviendraient caduques d'accord parce que donc ça c'est c'est un élément quand même qui est majeur qu'il faut rappeler le virus il n'a pas de couleur politique le virus il circule et le virus il augmente actuellement avec des conséquences à venir sur à nouveau les hôpitaux qui n'en peuvent plus alors si en plus on met une petite couche de canicule dessus là on aura vraiment

25:32
Présentateur

ce que vous voulez dire c'est que si dans les hôpitaux affluent des patients Covid alors que le personnel médical l'été est partiellement en vacances plus une canicule vous seriez vite saturé

25:43
Invité

c'est pas qu'on serait vite saturé on serait totalement saturé nous on a regardé nos capacités d'ouvrir des lits supplémentaires en cas de canicule parce qu'on a un plan canicule par exemple incapable on est incapable de le faire compte tenu des effectifs que l'on a dans les hôpitaux professeur Philippe Amouyel

26:00
Présentateur

comment expliquer que cette fois-ci le virus cible le sud-ouest qui avait longtemps été épargné lors des premières deuxième et troisième vagues on a les charentes maritimes alors on a aussi les pyrénées orientales on en a beaucoup parlé

26:13
Invité

écoutez d'une part en fonction il y a une hétérogénéité en France dans l'immunité naturelle qui s'est produite en particulier ces zones du sud-ouest l'ont été moins que les autres comparativement au nord Pas-de-Calais comparativement à l'est ou Haute-France le deuxième point donc il y a moins d'immunité naturelle c'est ce que vous voulez me dire un petit peu moins alors ensuite le deuxième point c'est que c'est quand même des zones de vacances qu'on est en période de vacances il y a des migrations qui sont faites si on prend l'exemple des pyrénées orientales pourquoi les pyrénées orientales la frontière des pyrénées orientales c'est la Catalogne quand on voit ce qui se passe en Espagne actuellement à plus de 500 contaminations par million d'habitants et par jour on imagine il y a une porosité entre ces frontières c'est évident et en particulier les touristes qui sont là ça explique ces contaminations donc c'est des échanges et une circulation du virus intense il y a une grande concentration de population et c'est très net puisqu'on a vu la côte sud-est la côte sud-ouest et l'ouest maintenant qui est en train de remonter donc on est vraiment dans une phase de vacances et on a connu ça à l'été passé entre la première et la deuxième vague où on a vu apparaître une poussée épidémique du côté de Marseille qu'on voulait confiner rapidement les bouches du Rhône devaient être confinées à un certain moment en septembre ils avaient beaucoup hésité de Lyon également toute la zone de circulation alors que bon l'Est le Grand Est et le Nord ont été contaminés plus tard

27:39
Présentateur

c'est terrible parce que on pensait quand même avoir s'est débarrassé de cette épidémie avec cette on a l'impression de revivre l'an dernier

27:47
Invité

alors on s'est débarrassé de l'épidémie de l'an dernier mais là on a une nouvelle épidémie à laquelle il faut faire face pour laquelle tant qu'on n'aura pas une immunité collective vaccinale suffisante on aura toujours à faire face à des vagues

27:57
Présentateur

alors on l'a suffisamment dit la vaccination est la solution donc depuis les annonces d'Emmanuel Macron les soignants se russent sur la vaccination dans l'EHPAD de la Bazoche-Gouet c'est en Nord-et-Loire 95% des soignants sont désormais vaccinés Ambrine Bida et Andréa Olivier Ra sont allés à la rencontre de ceux qui se sont laissés convaincre et de ceux qui songent à changer de métier tout va bien madame Mokonski Jean-Marc Nyankoury est un aide-soignant plus serein qui s'est occupé de vous ce matin moi toute seule non comme une grande il a décidé de se faire vacciner contre le Covid il a rendez-vous dans une semaine vous avez fait toute la toilette toute seule j'avoue que je suis un petit peu soulagé parce que je luttais un peu intérieurement entre le fait de ne pas de ne pas être vacciné par rapport aux résidents et moi-même le fait que je ne souhaite pas me faire vacciner mais j'ai pris la décision de me faire vacciner et je me sens beaucoup mieux pendant des mois il avait peur dit-il des effets secondaires le discours d'Emmanuel Macron et la possible vaccination obligatoire des soignants à la rentrée l'ont fait réfléchir mais c'est surtout une discussion avec son directeur qui lui a aussi fait prendre conscience qu'il pouvait perdre son emploi M.

Wonstern on a parlé il nous a dit le vaccin est quelque part

29:20
Invité

important pour les patients mais il est obligatoire donc si vous souhaitez continuer à travailler avec nous il serait bien que vous soyez vacciné je suis un anti-vaccin à la base mais nécessité oblige je souhaite le faire et je me suis inscrit pour aller le faire le 30 juillet

29:36
Présentateur

M. Foster le directeur surveille quotidiennement l'état de vaccination de ces soignants

29:41
Invité

donc là vous avez l'ensemble des soignants qui se sont fait vacciner donc là vous voyez que la liste est vraiment longue dès septembre les soignants réfractaires pourraient être privés de salaire suspendus ou licenciés pour l'instant seul un membre de son équipe refuse toujours la vaccination on a une intérimaire qui intervient de temps en temps qui oui effectivement avait refusé la vaccination et malheureusement nous sommes contraints de ne plus l'accepter pour encore une fois protéger nos résidents qui sont très vulnérables à la Covid c'est vrai qu'au début quand je suis arrivé ils se sont opposés à la vaccination donc je suis arrivé au mois de mars ils étaient allés à peu près de l'ordre de 30% à vouloir se faire vacciner j'étais inquiet parce que je me suis dit qu'il y a les variants qui arrivent en ce moment et qu'il faut réagir et face à cela oui évidemment il fallait qu'on mène une négociation une discussion avec les soignants pour qu'ils comprennent vraiment qu'il faut se faire vacciner et que sans quoi le retour à la vie normale n'est pas possible

30:45
Présentateur

tout le monde n'est pas de cet avis dans cet autre EHPAD près de Paris une dizaine de soignants refusent toujours la vaccination à chaque pause le sujet revient sur la table

30:57
Invité

moi j'ai l'impression qu'on est des moutons que c'est limite le président qui m'a mis au monde et il me dit c'est mon père il me dit fais ci fais ça fais ça donc c'est un peu c'est déprimant au niveau de la liberté l'égalité la fraternité la liberté elle est vraiment pas respectée du coup

31:14
Présentateur

on est tout de suite comme des pestiférés on n'est plus du tout en adéquation avec leurs valeurs et on ne tient pas compte de nos valeurs

31:22
Invité

cette infirmière est catégorique elle est prête à perdre son poste s'il le faut elle est persuadée de ne faire courir aucun risque à ses patients

31:31
Présentateur

j'ai mon masque j'ai l'hygiène des mains comme d'habitude et surtout la distanciation on en est à un mètre minimum pour tous les soins la plupart des soins donc je ne me sens pas concernée pour dire je suis responsable de contamination par rapport à cette maladie à l'heure actuelle j'ai besoin de recul par rapport à ce vaccin ce vaccin il est en phase d'expérimentation donc certains sont prêts pour l'avoir dans leur corps tant mieux ce qui nous permettrait d'avoir ce mot recul donc moi personnellement je ne me sens pas prête ni en tant que professionnel soignant ni en tant que en tant que civil je ne suis pas prête j'ai besoin de temps le projet de loi pour rendre la vaccination obligatoire des soignants est toujours en débat à l'Assemblée et au Sénat si elle est adoptée la mesure pourrait entrer en vigueur dès le 15 septembre alors question téléspectateurs certains refusent la vaccination car ils craignent les effets à long terme et le manque de recul que leur répondre c'est Emmanuel qui pose la question à Paris

32:36
Invité

il y a deux choses c'est comment vous vous défendez si clairement un malade dont vous avez la charge récupère le Covid du fait de votre non-vaccination c'est quand même encore le fondamental de la réponse ensuite sur l'expérience que l'on a des vaccins des vaccins qui donnent des effets secondaires ils peuvent donner des effets secondaires à long terme mais les premiers signes apparaissent en gros dans les deux mois qui suivent je rappelle qu'on a quand même maintenant un an et demi de recul sur les vaccins alors au début c'était les études de validation des vaccins puis après c'était en population générale il y a dans beaucoup de pays un suivi qui est fait des personnes vaccinées et quand il y a des effets secondaires ils sont déclarés ils sont analysés en France ça remonte par les centres de pharmacovigilance il y a des analyses qui sont faites c'est remonté à l'agence de sécurité du médicament et donc ils apparaissent rapidement c'est très rare que dix ans après on découvre il n'y a aucun à ma connaissance il n'y a jamais d'exemple d'effet secondaire à distance genre deux ans après d'un vaccin qui n'aurait donné aucun effet secondaire dans les deux mois donc maintenant on a un an et demi de recul sur les vaccins et on peut dire qu'il n'y a pas d'effet secondaire à distance de ces vaccins par contre on peut dire qu'il y a du Covid long c'est à dire qu'effectivement quand on met en balance le risque de contracter ce satané virus avec les conséquences que ça peut avoir en aiguë mais également en chronique il n'y a pas photo

34:11
Présentateur

alors pour revenir sur la vaccination obligatoire des soignants concrètement comment ça se passe à Saint-Antoine vous dites concrètement prouve-moi que tu es vacciné si tu n'es pas vacciné qu'est-ce qui t'arrive

34:20
Invité

non on est dans la pédagogie c'est à dire qu'on ouvre des créneaux de vaccination donc on ouvre il ne faut pas qu'il y ait des problèmes techniques parce que c'est une des questions sur la vaccination c'est de dire moi je voudrais bien me faire vacciner mais ce n'est pas possible ça ne répond pas donc il est très important de se donner les moyens de pouvoir vacciner tous les soignants qui souhaitent être vaccinés il y a quand même une course contre le monde parce que c'est exigible au 15 septembre pour avoir un pass sanitaire actif il faut avoir au moins 8 jours après la deuxième injection donc si vous n'avez jamais reçu de première injection ça veut dire qu'il faut commencer à vous dépêcher la première dose en gros c'est avant le 8 août de manière à avoir la deuxième dose trois semaines après et avoir le délai pour avoir un pass sanitaire actif donc moi mon message c'est tous les soignants qui ne sont pas vaccinés à ce jour défaitchez-vous de vous faire injecter la première dose

35:18
Présentateur

Astrid De Villene est-ce que Olivier Véran ne craint pas qu'il y ait des démissions des gens qui rendent leur tablier des soignants qui quittent le métier qui changent le métier alors Olivier Véran non il l'a encore dit à l'Assemblée récemment il dit qu'il pense que ça va être très marginal et qu'encore une fois c'est l'effet de loup on voit ceux qui font des témoignages sur les réseaux sociaux en disant je démissionne je remonte à obligé mais il prend l'exemple des pays européens ou d'autres pays dans le monde qui ont rendu la vaccination des soignants obligatoires et il assure qu'il n'y a pas eu en fait de fuite d'ailleurs je crois que les chiffres ont un peu augmenté quand même chez les soignants en termes de vaccination comme dans la population générale après les annonces d'Emmanuel Macron en revanche pour les soignants en EHPAD comme on les voyait dans votre reportage je crois qu'on est quand même en dessous par rapport à la moyenne des adultes vaccinés en France Alors autre annonce de Jean Castex c'était sur TF1 nous allons mettre le paquet pour vacciner les 12-17 ans Anne Rosanchère que répondre souvent aux parents qui vont devoir donner leur aval qui disent écoutez moi mon enfant il risque rien et les enfants eux-mêmes qui disent mais moi j'ai aucun intérêt à me faire vacciner on peut l'entendre ça c'est...

36:21
Invité

Bien sûr non mais moi la question médicale des 12-17 ans est-ce que c'est est-ce que c'est pertinent ou pas je préfère laisser les médecins

36:29
Présentateur

se prononcer là-dessus parce que... Est-ce que les enfants font... La jeunesse ne fait pas un peu preuve d'égoïste c'était pour rebondir sur ce que vous disiez tout à l'heure penser à la société avant de penser à sa...

36:40
Invité

Bien sûr mais ça je pense que c'est quand on est déjà un citoyen je comprends qu'à 13 ans on ait du mal à comprendre cette notion-là Et puis je comprends aussi que les parents soient plus inquiets pour leurs enfants que pour eux c'est-à-dire que voilà après ça a toujours été ça c'est-à-dire que vous faites quand même il y a plein de vaccins obligatoires pour les enfants qu'ils ont quand ils sont même nourrissons et donc c'est pas non plus comme si tout d'un coup on allait faire quelque chose d'absolument inédit vacciner des enfants si c'est nécessaire pour éradiquer l'agent pathogène puisqu'il n'y a que comme ça que nous arriverons à retrouver une vie normale c'est-à-dire pas simplement consommer ça veut dire l'école ça veut dire la société l'économie et donc arrêter les effets psychologiques terribles les effets sociaux terribles bon voilà mais ça la question de la pertinence scientifique je préfère la laisser néanmoins juste sur une chose parce que dans votre reportage on l'entendait bien je me demande à quel point c'était quand même pas un peu malvenu de personnaliser autant de la part d'Emmanuel Macron toutes les annonces de politique sanitaire c'est-à-dire qu'il y a quand même on le sent peut-être de sa part une volonté justement de rejouer quelque chose façon post-gilet jaune c'est-à-dire vous vous souvenez post-gilet jaune ça avait été le parti de l'ordre qui revient un petit peu au pouvoir disant voilà moi je suis le garant de l'ordre et donc il avait remobilisé une base on s'en souvient il y a eu un effet immédiat aux élections européennes et moi je pense qu'il est plus là l'effet gilet jaune que dans les profils parce que c'est un peu une insulte pour les gilets jaunes aujourd'hui en tout cas canal historique ceux qui étaient sur les ronds-points etc de les associer à ceux qui manifestaient avec des photos du portail d'Auschwitz et des étoiles jaunes je l'ai vu beaucoup et je pense qu'il faut faire quand même attention du côté des pro-vax de ne pas être aussi dans la caricature et l'amalgame voilà

38:43
Présentateur

sur la nécessité la volonté de vacciner les enfants donc il va y avoir des campagnes de vaccination dans les collèges dans les lycées et d'ailleurs est-ce qu'on quitte des moins de 12 ans ? est-ce que la question va finir par se poser ?

38:58
Invité

Pourquoi les vacciner ? parce qu'on l'a dit il faut 80-90% de la population pour bloquer le virus pour l'immunité collective si je vaccine 100% des adultes j'ai 70% de la population française je ne vaccinerai pas 100% des adultes donc il faut absolument stopper la circulation dans d'autres circuits et les 18-12 sont vraiment une cible alors on a regardé

39:17
Présentateur

donc les enfants payent en partie pour les anti-vax

39:19
Invité

non c'est pas tout à fait ça en fait les enfants font aussi des formes graves je suis désolé il y a eu 504 formes graves en France c'est insupportable chez des enfants dans des circonstances où ils n'auraient pas eu à cause du Covid bien sûr je ne parle pas du vaccin à cause du Covid il y a ces formes graves aujourd'hui on se pose la question de savoir s'il n'y a pas un certain nombre de Covid longs qui apparaissent également dans les formes faiblement symptomatiques qui peuvent survenir chez les jeunes et quand vous voyez l'immunité naturelle massive qui est en train de s'installer chez les jeunes on peut imaginer que ça pourrait avoir des conséquences numériques c'est le problème des grands nombres c'est ce qui peut saturer les hôpitaux même avec des gens qui ne sont pas forcément à risque au départ du coup c'est important ensuite on l'a testé on ne l'a pas fait n'importe comment on a regardé s'ils avaient plus ou moins d'effets indésirables pas plus s'ils avaient un bénéfice individuel 100% des enfants sont protégés alors que nous on est à 94-95% donc il y a toutes les bonnes raisons de les vacciner et la question qu'on se pose c'est maintenant les 12 et en dessous et il y a des essais qui sont en cours donc on devrait avoir les résultats aux alentours du mois du mois de septembre pour savoir si on rend la vaccination obligatoire oui

40:21
Présentateur

et professeur Amouyel gouverner c'est prévoir est-ce que le gouvernement peut aussi imaginer des scénarios très noirs où on voit bien on a des variants qui s'adaptent qui trouvent des stratégies et des failles qui va dans les populations naïves est-ce qu'on peut imaginer qu'on ait un variant qui viendrait cibler les enfants et qui pourrait pourquoi pas les amener à l'hôpital ?

40:40
Invité

alors c'est pas qu'il va cibler les enfants il va venir chez les enfants parce qu'ils sont pas justement en vaccin ils peuvent pas l'arrêter même avec des anticorps même sur un variant mutant qui aurait X propriétés et même si on avait un super mutant qu'on n'arriverait pas à bloquer avec les vaccins actuels aujourd'hui avec le système des ARN messagers on peut produire en 4 à 6 semaines des vaccins qui permettraient de faire une nouvelle dose de rappel pour justement être protégé mais il faut quand même qu'il y ait une base de vaccination générale pour freiner la pénétration pour avoir le temps justement de vacciner et en effet ils passent par là où il n'y a pas de personnes protégées et en plus c'est des groupes qui échangent énormément qui sont en collectivité qui se rencontrent beaucoup plus souvent que nous-mêmes nous nous rencontrons même au travail

41:21
Présentateur

parce qu'on voit bien qu'on a toujours des nouveaux variants on attend le suivant là on a le Delta qui nous pourrit cet été 2021 on en aura un nouveau pour l'hiver prochain

41:30
Invité

qui se jouera peut-être

41:32
Présentateur

de la vaccination

41:33
Invité

la question ce sera une troisième dose vaccinale en population générale on le propose déjà certaines personnes dont le système immunitaire ne répond pas très bien des malades greffés d'organes des malades qui ont certains cancers donc oui si il y a deux nouveaux variants qui apparaissent il sera souhaitable et nécessaire de faire une nouvelle injection pour couvrir ce nouveau variant je voudrais revenir à la vaccination des jeunes parce qu'on regarde toujours le bénéfice individuel avant de regarder le bénéfice collectif il y a un bénéfice individuel c'est le fait que les écoles que les classes ne soient pas fermées et le fait qu'il n'y ait pas de reconfinement de couvre-feu avec l'impact pour les parents et donc évidemment si on arrive à avoir une couverture vaccinale il y aura un bénéfice collectif et il y aura un bénéfice individuel pour les enfants les adolescents qui pourront aller au collège au lycée parce que leur classe leur collège au lycée ne seront pas fermés

42:31
Présentateur

alors dans le Var le préfet a rétabli aujourd'hui le port du masque obligatoire en extérieur dans 58 communes et parmi elles hier est sa petite île Porquerolle depuis plusieurs semaines la menace du delta planait sur ce joyau de la Méditerranée très prisé des touristes pour limiter la surfréquentation estivale la mairie de Porquerolle vient de diviser par deux le nombre de visiteurs autorisés sur l'île sujet et reportage de Walid Berissoul et Emmanuel Bach à seulement quelques kilomètres de la côte d'Azur l'un des joyaux de la Méditerranée l'île de Porquerolle pour les uns c'est la promesse d'une journée idyllique mais pour ses habitants c'est chaque matin la même scène des milliers de vacanciers qui débarquent sur ce quai un bateau toutes les demi-heures et ce jour-là il y en a même deux ça arrive jamais c'est la première fois que je vois deux bateaux en même temps on pourrait avoir l'impression d'un flux de touristes incontrôlés mais il n'en est rien car la crise du Covid

43:31
Invité

est peut-être en train de mettre un coup d'arrêt au tourisme de masse

43:35
Présentateur

pour pas que les bateaux soient complets et que respecter justement une certaine distanciation ils séparent on remplit pas le bateau complètement ils préfèrent séparer pour qu'il y ait plus d'espace au niveau des personnes on peut être là en début de saison à 2000 personnes par jour à peu près et maximum on ira jusqu'à 4000 personnes la vente de billets est limitée à 4000 et on passe par un système de réservation pour la première fois dans son histoire la municipalité a décidé de limiter le nombre d'arrivées quotidiennes avec comme objectif de diviser par deux la fréquentation de Porquerolle une île de 7 km de long sur 3 km de large visitée d'ordinaire par 12 000 personnes par jour pendant l'été cela fait longtemps que ces 250 habitants réclamaient des mesures contre cette surpopulation

44:18
Invité

particulièrement depuis l'été dernier en pleine épidémie

44:21
Présentateur

l'année dernière par rapport aux autres années autant on a eu pareil de fréquentation avec beaucoup beaucoup de monde mais les gens sont restés plus dans le village ou sur les plages ils n'allaient pas se disperser dans l'île donc on avait une concentration un peu plus importante de personnes alors que d'ordinaire c'est plus diffus on les voit moins ce qui a entraîné une saturation au niveau du village et l'ensemble de la population des commerçants tout le monde a été d'accord pour dire qu'il y avait trop de monde et qu'il fallait faire quelque chose cet été avec le variant Delta la municipalité espère faire appliquer plus sereinement

44:59
Invité

les restrictions avec deux fois moins de touristes et même certains hôteliers saluent l'instauration de cette jauge quitte à accueillir un peu moins de clients cette nouvelle mise en place c'est très bien la mise en place des jauges nous on a prévu tous nos clients par mail et ça se passe très bien les gens le comprennent l'acceptent on a appris la restriction malgré tout avec le Covid dans pas mal de choses et on a vu quand même que les choses fonctionnaient

45:27
Présentateur

moins de touristes mais lui n'est pas moins débordé au milieu du champ des cigales le docteur Philippe Lenz c'est le seul médecin de l'île de Porquerolle et entre deux patients il surveille régulièrement l'évolution de l'épidémie

45:44
Invité

peut-être que tu peux me renseigner est-ce que il y a est-ce que vous trouvez qu'il y a un taux d'incidence plus élevé de Delta de Covid Delta un virus qui circule à bas bruit et au grand air et dans les faits dit-il le tester tracer isoler n'est pas toujours chose aisée j'incite les gens à s'isoler volontairement c'est sur la responsabilité de chacun de rester isolé mais il n'y a aucune mesure coercitive donc c'est pas simple et moi je vous dis l'année dernière j'étais choqué de voir des gens que je venais de diagnostiquer positifs et puis le lendemain je le vois sur le perron de l'église dans un mariage la photo de famille sans masque personne avec un masque bon ça fait mal ça fait mal

46:31
Présentateur

mais ce jour-là le docteur Lenz a au moins une raison de se réjouir

46:35
Invité

alors t'es droitier t'es gaucher c'est pour ça que je vous présente

46:37
Présentateur

un jeune saisonnier de 32 ans vient recevoir sa deuxième dose du vaccin

46:42
Invité

bon en tout cas moi je trouve que c'est bien que ces jeunes ils se fassent vacciner ça va dans le bon sens

46:47
Présentateur

hier un médecin et trois infirmières sont venues lui prêter main forte pour vacciner les salariés des hôtels et des restaurants près de 250 personnes en une seule journée alors question téléspectateurs sur la côte en Gironde on comprend pourquoi le delta flambe les touristes sont intenables Astrid De Vilaine oui c'est sûr qu'il y a un esprit de liberté depuis le mois de juillet qui est là sur les zones touristiques de France mais on peut le comprendre aussi c'est à dire que les gens et le gouvernement aussi beaucoup en fait dans le pays ont cru qu'on allait s'en sortir un peu comme l'été dernier on a beaucoup relâché tous collectivement les gestes barrières etc et je pense qu'il n'y a pas eu de la part du gouvernement assez de campagne pour marteler la vaccination je ne parle pas évidemment du 12 juillet je parle avant moi je me souviendrai toujours du compte Instagram d'Emmanuel Macron pour le 19 mai où il faisait ses petits visuels en disant le 19 mai c'est la liberté les bars le cinéma la fête en fait moi déjà à l'époque je me disais franchement et si on doit tout refermer ce qui est peut-être en train de se passer ou en tout cas qu'il y a des jauges des passes sanitaires qui à l'époque n'étaient pas dans le projet de loi on disait non non il n'y aura jamais de passes sanitaires pour la vie quotidienne donc attention le variant il est tellement on vient d'en parler le virus il est tellement imprévisible pour tout le monde qu'il ne faut pas s'avancer comme ça donc je crois qu'il y a eu un peu de et en même temps c'était revendiqué par l'exécutif qui disait on va arrêter de les embêter les gens ils ont besoin aussi ça fait un an et demi on n'en peut plus des messages des conférences de presse le jeudi donc il y a eu une sorte de trois semaines un mois avant la reprise en main d'Emmanuel Macron devant la tour Eiffel où peut-être tandis que ce delta est plus contagieux ça veut dire quoi concrètement plus contagieux ça veut dire comment on se contamine

48:27
Invité

alors on se contamine toujours par la transmission aérienne et en particulier par les aérosols c'est les micro-gouttelettes qui s'envolent d'où l'importance d'aérer je le rappelle toujours on l'a un peu oublié en plus il fait beau aller à Aéron et puis par rapport à ce qu'on appelle la charge virale c'est à dire le nombre de virus que notre corps est capable d'éliminer une fois qu'il a été contaminé et on a des augmentations de charge virale avec le delta qu'on n'avait pas connu avec le variant alpha alors il y a des chiffres 100, 1000 voilà mais c'est incomparablement plus contagieux c'est à dire que quand on est à une certaine distance vous avez plus de particules qui contiennent plus de variants donc vous avez plus de chances de vous faire contaminer d'où l'importance de bien plaquer son masque d'éviter qu'il soit appris puisque les études australiennes qui montent dans les centres commerciaux avec des caméras de surveillance les gens qui se contaminent et qui deviennent positifs il suffit à peu près de 5 à 6 minutes alors avant c'était un quart d'heure à une certaine distance 5 à 6 minutes de deux personnes qui se croisent dans une entrée d'un centre commercial suffisent à entraîner une contamination c'est en ça qu'il est beaucoup plus alors les gestes barrières marchent toujours mais il faut les respecter encore plus scrupuleusement que ce qu'on a pu faire avec les précédents variants

49:29
Présentateur

sauf que c'est la petite carotte qu'on a accordée aux gens vaccinés si vous avez rencontré un contaminé si vous n'êtes qu'à contact pas besoin de s'isoler quand on est vacciné ce qui veut dire que la vaccination fonctionne bien même si on a rencontré un malade du Covid

49:44
Invité

ça veut dire que si on a des virus la charge virale est beaucoup beaucoup plus faible et donc le risque est beaucoup beaucoup plus faible et donc effectivement je trouve ça un message quand même positif en faveur de la vaccination c'est que quand vous êtes vacciné d'une part vous ne faites pas de formes graves ce qui est quand même l'objectif principal et deuxièmement le risque de transmission est beaucoup plus faible et donc les contraintes pour vous si vous avez été sujet contact d'une personne infectée c'est effectivement pas de quarantaine donc ça je pense que c'est un message qui est très important et qui est et qui est encore une fois en faveur

50:19
Présentateur

qui se justifie évidemment d'un point de vue scientifique ah bah oui bien sûr alors du coup Anne Rosanchère les garçons de café vont devoir faire le est-ce qu'ils vont se prêter quand on va prendre un petit noir tiens est-ce que vous avez votre QR code etc et d'ailleurs ça existe déjà depuis hier dans les cinémas et les centres de loisirs dans les monuments historiques ça a l'air d'être assez strict on a vu les pauvres touristes américains qui n'avaient pas leur QR code on leur a dit allez hop vous rentrez aux états enfin en tous les cas vous rentrez pas dans le château

50:49
Invité

c'est plus facile dans les musées les cinémas etc où il y a de toute façon à l'entrée quoi qu'il arrive on vous demande votre billet quoi que quand vous allez vous asseoir à une terrasse de café enfin n'importe où ça sera peut-être un petit peu plus relâché on va dire donc sous ça on va prendre en marchant moi je suis plutôt d'un naturel optimiste c'est-à-dire qu'à chaque fois on nous a dit des catastrophes et puis finalement la société quand même continue de fonctionner donc je pense qu'il va y avoir parfois quelques amicroches qu'on mettra sur laquelle on mettra la focale comme d'habitude mais globalement je suis assez confiante la seule chose sur tout ce qui est gestes barrières masques etc je trouve qu'il y aurait quand même besoin d'une petite remise à plat remise à zéro parce qu'on a le sentiment là depuis quelque temps qu'on décide un peu des choses en dépit du bon sens c'est-à-dire on ne comprend pas pourquoi tout d'un coup dans certains endroits on va remettre le masque en plein air et que je vois que je suis d'accord avec moi

51:57
Présentateur

on va au cinéma on a le droit de l'enlever

51:58
Invité

alors que dans un espace confiné avec l'aération qui tourne ça n'a aucun sens d'enlever son masque là honnêtement je pense que pour le coup autant vous avez vu j'ai été sévère envers les français enfin une partie des français là je pense je suis plus sévère du côté du gouvernement qui je trouve n'est pas clair il n'y a pas de raison de dire on remet le masque dans la rue si on n'est pas à côté de quelqu'un en train de discuter en effet etc et en revanche allez-y dans les cinés dans les musées si vous avez votre passe sanitaire c'est fini il n'y a plus besoin du masque ça n'a enfin je laisse aucun sens

52:37
Présentateur

mais surtout c'est compliqué on voit souvent passe sanitaire obligatoire et alors concrètement ça veut dire quoi et là on a souvent des vigiles un peu démunis c'est Christophe Blanchet député modem du Calvados qui dit beaucoup n'y comprennent plus rien on sait qu'une règle pour être appliquée elle doit être simple professeur Philippe Amouyel est-ce que c'est simple toutes ces procédures qui sont dans ce passe sanitaire est-ce que vous êtes capable en 10 secondes de le résumer en disant tiens toi qui t'y connais vas-y dis-moi ce qu'il faut faire

53:02
Invité

quand on les comprend elles sont simples encore faut-il les expliquer ce que disait Anne Rosanchard c'est important c'est-à-dire qu'on a donné des injonctions souvent contradictoires aux français ils ne sont pas stupides les français ils comprennent ils veulent comprendre il suffit de leur expliquer et ce qui s'est passé lorsqu'on a commencé à faire tomber le masque en extérieur allait plutôt dans le bon sens on disait aux gens quelque part de mesurer eux-mêmes la possibilité de risque il y avait trop de gens à un moment dans un magasin ou autre pour le remettre mais là si on repart sur il faut remettre dans l'école 50 communes le masque n'importe où quand vous promenez votre chien tout seul à 11h du soir qu'il n'y a personne que vous croisez que vous n'avez pas votre masque et qu'on vous colle une amende ça n'a pas de sens ça n'a absolument pas de sens quand vous êtes sur une plage ça n'a absolument pas de sens en revanche si on apprend aux gens à leur dire que ben voilà quand vous ne pouvez pas assurer une certaine distance de 1m50 à ce moment-là mettez votre masque branchez votre anti-covid votre tous anti-covid pour que justement vous sachiez s'il y a des gens pour là à ce moment-là remettre votre masque l'idée c'est d'expliquer aux gens ce qu'il faut faire et c'est à mon avis ils sont officiellement intelligents puisque ce sera leur propre risque et leur responsabilité là ce n'est pas leur responsabilité c'est je réponds ou non à une injonction que je comprends ou que je ne comprends pas donc c'est vraiment important ça alors en deux mots pour le pass sanitaire par rapport à la question il y a trois niveaux il y a vous êtes vacciné vous avez un test de 24 à 48 heures ou alors vous avez déjà été malade ou immunisé puis ensuite ensuite revacciné

54:22
Présentateur

tout ça vous donne droit au pass sanitaire

54:23
Invité

on a droit au pass sanitaire la vaccination c'est évident pourquoi 24 à 48 heures parce que même si vous couviez une maladie qu'on ne détecte pas à la 24ème ou à la 48ème heure votre risque de contaminer les autres est très faible à 72 heures et plus vous contaminez c'est pour ça qu'on a limité à 24 à 48 heures c'est juste ça il faut l'expliquer et enfin le dernier point c'est vous avez déjà été immunisé vous êtes protégé puisque vous avez déjà fait la maladie

54:49
Présentateur

on a vu face à la flambée de l'épidémie dans les Pyrénées-Orientales mais il y a aussi Meurthe et Moselle il y a aussi les restaurants doivent fermer à 23h donc des décisions locales c'est aussi une stratégie du gouvernement de déléguer au préfet le soin d'annoncer les mauvaises nouvelles plutôt que d'avoir à le faire depuis son ministère à Paris oui mais il y a aussi une volonté très pragmatique et on a tellement reproché à l'état d'être jacobin avant et de ne pas adapter les mesures qu'on ne va quand même pas leur dire maintenant qu'est-ce que c'est que cette adaptation locale moi je trouve ça plutôt intéressant en fonction des territoires du taux d'incidence de ce qui se passe là c'est pas la peine d'aller embêter les gens en Corrèze alors qu'il n'y a pas du tout de virus alors qu'en effet en Charente-Maritime et dans le sud-ouest je suis désolée de vous le dire mais moi je trouve que moi qui en reviens pour mes vacances je peux vous dire que le masque dans la rue on comprend pourquoi on le met parce qu'en effet c'est des gens dans les marchés nocturnes dans les marchés divines tout le monde est là il y a les feux d'artifice du 14 juillet moi je trouve ça franchement plutôt bon c'est très désagréable évidemment ce qui est dur c'est tous ces allers-retours c'est en fait on avait cru qu'on allait enlever notre masque ben en fait on le remet en plein milieu des vacances en effet on pensait à aller au restaurant jusqu'à la nuit ben non c'est plus le cas pour le sud-ouest c'est très difficile mais ça on n'a pas trouvé encore le remède miracle mais moi je pense que le gouvernement ah je suis d'accord avec vous mais pour l'instant le vaccin il y a une inertie de au moins un mois et demi oui oui ben oui je suis d'accord mais on ne l'a pas encore tout le monde n'est pas encore vacciné donc à ce stade il faut être pragmatique et que ce soit les agences de santé locales enfin le régional il faut remettre les gestes barrières mais ça il faut ils font une campagne il faut que l'ils le disent pour le coup parce qu'en effet on l'oublie quand on est en vacances on l'oublie allez tout de suite on revient à vos questions alors d'autres pays mettent-ils en place le pass sanitaire la France fait figure quand même de Angela Merkel a dit moi je ne le ferai pas en tous les cas je passe par la conviction plutôt que par la coercition

56:46
Invité

on ne parle pas beaucoup de l'Allemagne en ce moment mais il faut savoir qu'en nombre de contaminations par millions d'habitants ils sont à 16 alors que nous on est à 160 et l'Angleterre à 500 c'est un point important à voir d'autres pays l'ont fait le Danemark en particulier quand vous allez chez le coiffeur vous êtes obligé d'aller chez le coiffeur avec un pass sanitaire par exemple au Danemark voilà donc ça veut dire que c'est des stratégies nous on l'a fait à l'envers quelque part c'est à dire que le pass sanitaire finalement est un élément incitatif pour la vaccination donc c'est pass sanitaire et vaccination les deux vont en même temps on n'a pas mis des donuts ou des loteries de billets verts mais on a mis ça donc quelque part c'est un modèle français qui a son originalité puisqu'on est passé de 200 000 vaccinations par jour à 900 000 vaccinations par jour donc il y a eu une certaine efficacité dans ce modèle d'où son intérêt en France

57:29
Présentateur

faudra-t-il reconquérir les libertés perdues pendant la pandémie à nos renchères c'est vrai que plusieurs politiques s'inquiètent de ce que le gouvernement et les français ont pris l'habitude de montrer des papiers numériques etc de vivre avec des QR codes

57:44
Invité

écoutez moi je peut-être que je ne vois pas assez à mal mais je crois pas trop je trouve d'ailleurs que c'est un peu une forme de complotisme d'en haut d'ailleurs parce que j'ai vu qu'il y avait beaucoup d'alertes y compris chez les intellectuels sur la dictature sanitaire le basculement civilisationnel je ne suis pas sûre que le gouvernement ait envie de prolonger le flicage à l'entrée des restaurants ou des mais peut-être que je ne vois pas assez à mal bien entendu qu'il va falloir reconquérir collectivement nos libertés une fois qu'on se sera débarrassé du virus et on le fera à mon sens assez naturellement et facilement

58:28
Présentateur

Professeur Amouyel pourquoi les vaccinés pourraient-ils se passer du masque s'ils peuvent toujours contaminer les autres c'est là en haut de scène

58:36
Invité

alors ils peuvent ça c'est le message qui a été passé sur les vaccinés qui pourraient tomber le masque bon de ce côté-là entre vaccinés si vous êtes vacciné si toute votre famille est vaccinée oui vous pourrez tomber le masque mais s'il y a une seule personne dans un cinéma

58:48
Présentateur

on a le droit

58:48
Invité

oui alors dans un cinéma sous réserve que le pass sanitaire c'est ce qu'il a dit que le pass sanitaire enfin les zones à pass sanitaire avec les choses à 50 personnes oui mais aujourd'hui le pass sanitaire n'est pas systématique et n'est pas complet si vous prenez des gens qui sont vaccinés qui viennent au cinéma et des adolescents qui n'ont pas eu le temps de se faire vacciner mais qui vont pouvoir rentrer sans pass sanitaire non il faut garder le masque à ce moment-là donc je pense que c'était un petit peu précoce c'était une petite motivation pour aller se faire vacciner mais dans les conditions actuelles on ne peut pas encore dire ça sauf dans certaines circonstances où vous êtes entre-vaccinés c'est ce qu'ont fait les Américains ils ont eu des soucis c'était au mois d'avril mai à peu près quand ils ont commencé à vacciner mais à ce moment-là beaucoup de gens ont quand même gardé le masque malgré cette recommandation parce qu'on peut toujours être contaminé et contaminé

59:32
Présentateur

Astrid De Vilaine les députés vont-ils être dispensés du pass sanitaire dans l'exercice de leur fonction parce qu'on est à plus de 50 à l'Assemblée nationale vous confirmez ?

oui maintenant oui et toujours mais en fait ça c'est une question très importante parce qu'elle a beaucoup fait le buzz comme on dit hier parce qu'en fait on a cru que les députés étaient exemptés du propre pass sanitaire à l'Assemblée qu'ils étaient en train d'imposer aux Français ce qui aurait quand même fait mauvais genre en réalité il y a deux éléments de réponse le premier c'est qu'en fait l'Assemblée nationale c'est une entreprise entre guillemets il y a aussi des gens qui y travaillent et aujourd'hui l'obligation n'existe pas dans les entreprises ça c'est pour les collaborateurs les personnels si je travaille dans une entreprise de 1000 salariés je n'ai pas besoin d'avoir le je travaille dans une entreprise je n'ai pas besoin de porter le masque ah si porter le masque le pass sanitaire dans les entreprises il n'y a pas de pass sanitaire et ce n'est pas prévu dans la loi il y a autre chose qui est un élément plus important je pense c'est constitutionnel c'est à dire qu'il y a un article de la constitution qui explique je ne vais pas vous le dire excusez-moi de mémoire mais qui explique qu'un député on ne peut pas entraver son mandat et comme la vaccination n'est pas obligatoire aujourd'hui si un député et il y en a qui ne veulent pas se faire vacciner on ne peut pas l'empêcher d'entrer dans l'hémicycle donc c'est ça la règle le variant Delta s'évit-il aussi en Chine où les chinois sont-ils définitivement débarrassés du Covid ?

c'est Pierrette dans l'Oise alors Delta on ne le dit pas mais ça veut dire que c'est un variant qui venait d'Inde autrefois on disait le variant indien ils sont toujours sous cloche les chinois ils ont réussi à être imperméables au virus ?

1:01:02
Invité

Joker sur les données chinoises on ne sait pas on n'a pas d'informations c'est un problème de l'information mais ils ont des frontières avec l'Inde massives

1:01:12
Présentateur

que proposent au moins c'est l'avantage des pays où il n'y a pas beaucoup d'informations c'est qu'il n'y a pas grand chose à dire que proposent les antivax pour sortir de cette pandémie c'est Alain dans l'Essonne alors

1:01:27
Invité

alors bon les antivax antivax je ne sais pas parce que mais il y avait dans les non-antivax j'ai lu notamment la tribune de l'eurodéputé François-Xavier Bellamy lui il préconise par exemple l'idée de se concentrer sur les populations à risque c'est-à-dire en gros sur les 65 ans et plus comme pour une grippe saisonnière on va dire sauf que on revient à ce qu'on disait au début on ne voit pas ce que ça veut dire à part la vaccination obligatoire de ces populations parce que rappelons que là

1:01:59
Présentateur

5 millions de Français à risque qui ne sont pas vaccinés c'est énorme

1:02:03
Invité

20% chez les plus de 80 ans et la vaccination obligatoire fondée sur l'âge ou sur des catégories des choses physiques les comorbidités etc moi je ne crois pas que ce soit quelque chose d'envisageable donc encore une fois on revient à notre discussion de début on ne voit pas très bien quelle est l'alternative

1:02:25
Présentateur

combien de personnes aujourd'hui en France refusent le vaccin on disait à l'instant il y a 5 millions de Français considérés à risque qui ne se sont pas fait vacciner est-ce qu'on sait pourquoi pourquoi est-ce qu'on ne va pas les chercher parce que c'est faute d'accès au vaccin est-ce que c'est parce qu'ils ne veulent pas se faire vacciner

1:02:40
Invité

il y a un peu de tout les vrais vrais réfractaires je pense que c'est moins de 5% après il y a les personnes qui sont attentistes qui disent plus tard je préfère encore attendre un peu voilà ils attendent quoi je ne sais pas dans deux ans donc c'est compliqué le malade qui était admis dans le service de réanimation il y a deux jours il disait je préfère attendre il attend tellement que maintenant il est sous respiration artificielle donc la cible c'est effectivement ces personnes qui disent moi je préfère attendre

1:03:11
Présentateur

ils espèrent que la maladie aura disparu

1:03:13
Invité

avant qu'il ne soit obligé de se faire vacciner oui c'est ça c'est une guéjure je veux dire le virus circule le virus mute le virus touche des populations plus jeunes parce qu'elles sont moins vaccinées et donc le message c'est n'attendez pas et donc effectivement ce qu'il faut vraiment convaincre ce n'est pas les 5% il y aura un 5% incompressible de gens qui ne souhaiteront pas quels que soient les arguments se faire vacciner dont acte Emmanuel Macron est-il vacciné

1:03:43
Présentateur

si oui pourquoi n'a-t-il pas communiqué à ce sujet c'est vrai qu'on ne l'a pas vu on a vu

1:03:48
Invité

il a été infecté Emmanuel Macron donc il a probablement reçu sa deuxième dose je crois que sa femme et lui l'ont reçu une seule dose mais il a été infecté il a été malade il me semble qu'il avait communiqué on l'a vu on se souvient du bras d'Olivier Véran je ne crois pas qu'il y ait eu de photos mais il me semble que le jour de l'ouverture de la vaccination à sa catégorie d'âge parce qu'il a voulu attendre il s'est fait je crois de mémoire il s'est fait vacciner

1:04:11
Présentateur

il vaudrait mieux dire que c'est obligatoire plutôt que de faire du chantage c'est ce que disait Astrid De Villene tout à l'heure au fond on rend ça obligatoire sans le dire parce que s'il faut payer les tests ça veut dire quoi l'alternative payer les tests PCR qui à chaque fois coûte 100 euros c'est ce qu'on devra faire à partir de l'automne pour avoir son passe peut-être que ce sera 50 euros ce n'est pas dans le projet de loi actuelle en tout cas moi ce qui m'avait frappé c'est que j'avais interviewé le président des maires ruraux de France qui est maire d'un petit village des Vosges et lui il a été consulté par Jean Castex comme tous les représentants d'élus et il a été très virulent sur cette question il a dit moi je suis pour la vaccination obligatoire pour tous les français ça suffit et pourquoi il disait ça parce que justement il craignait que ce soit les vaccinés qui se révoltent et pas les 100 000 ou 135 000 anti-vax radicaux qui manifestent pas du tout lui il disait en fait nous ceux qui se sont fait vacciner qui ont fait l'effort d'aller faire ce geste civique avec peut-être des risques ou des peurs pour certains qui croient ça ben voilà c'est aussi une façon de enfin on va pas tout refermer alors qu'ils ont joué le jeu et que ça fonctionne donc c'était intéressant de voir ce je trouve ce représentant d'élu je m'attendais pas à ce qu'il ait cette position là elle était assez courageuse en un sens parce qu'il pouvait se mettre des gens à dos mais c'est ce qu'il ressentait sur le terrain mais comme il y a 56% de français qui ont reçu au moins une dose au fond le gouvernement joue sur du velours il est assuré d'avoir 56% des français qui les soutiendront dès lors qu'on sera un peu plus autoritaire et qu'on dira il faut qu'on s'en sorte vaccination obligatoire etc d'ailleurs si on regarde les chiffres des sondages entre ceux qui soutiennent les propositions d'Emmanuel Macron et ceux qui sont vaccinés c'est à peu près la même chose 55, 60 c'est les mêmes quand on est vacciné on soutient la vaccination et le pass sanitaire et c'est la majorité des français après attention parce que c'est pas parce qu'une mesure commence bien en politique qu'elle finit pas mal donc moi je trouve qu'il y a quand même des signaux faibles les pompiers qui veulent plus les syndicats de pompiers aujourd'hui d'autres représentants la CNIL on l'a dit le conseil d'état qui alerte moi je trouve qu'attention parce que les oppositions sont très très très parlent beaucoup parlent très fort est-ce que ça va pas faire basculer l'opinion d'un autre côté sur ce pass sanitaire c'est anecdotique mais il y avait un député en marche pas comme Rupin qui a dit qu'il allait pas voter le pass c'est rare je suis en marche d'entendre ce genre de propos est-ce que dans 3 semaines il n'y aura pas un basculement on ne sait pas vacciné mais qu'à contact dois-je m'isoler même si le test PCR est négatif c'est Gilles dans le Pas-de-Calais

1:06:33
Invité

théoriquement non depuis 48 heures

1:06:36
Présentateur

non voilà c'est le cadeau qui a été fait au vacciné

1:06:38
Invité

mais attention si les cas contacts mais s'il est qu'à contact familial c'est différent

1:06:43
Présentateur

oui là si on vit avec

1:06:45
Invité

parce qu'on répète le contact là c'est contacter une fois

1:06:48
Présentateur

et bien c'est sur cette précision que c'est quand même de cette émission merci beaucoup d'y avoir participé rediffusion ce soir 22h40 vous restez sur France 5 on se retrouve demain pour une nouvelle émission bonne soirée à demain à demain

1:06:59
Locuteur

à demain Sous-titrage ST' 501