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videoyoutube.com· 11 juillet 2026

05/11/2024 QAG - Fermeture des usines Michelin à Vannes et Cholet (Entreprises) - Anne Le Hénanff

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

La parole est à présent à Mme Anne Le Hénanf pour le groupe Horizon. Merci, merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à M. le ministre délégué chargé de l'Industrie.

La rumeur courait depuis plusieurs semaines. Depuis ce matin, c'est officiel. Malgré les efforts engagés, la direction du groupe Michelin a confirmé l'arrêt de la production d'ici 2026 des sites de Cholet et de Vannes.

La fermeture du site de Vannes, qui avait fêté ses 60 ans l'année dernière, est un choc et provoque une profonde tristesse. Tant le lien entre la ville de Vannes et l'usine qui a accueilli des générations de salariés est fort. Après une diminution des effectifs, 112 depuis 2019, c'est quelque 300 salariés qui vont perdre leur emploi prochainement.

Je tiens ici à leur adresser, ainsi qu'aux équipes de direction, mon soutien le plus total. Cette fermeture intervient dans un contexte économique difficile pour le secteur depuis plusieurs années. Baisse de la compétitivité du marché français, concurrence vive du marché mondial, dont les répercussions affectent plus que jamais nos territoires.

Cette fermeture intervient surtout dans un contexte de hausse du chômage dans notre pays. Alors que nous sommes en plein examen budgétaire et que l'état de nos finances impose rigueur et responsabilité, nous entendons certains de nos collègues, ici même, prôner les hausses de fiscalité pour nos entreprises. Ces surcharges fiscales ajoutent aux nombreuses normes auxquelles elles doivent faire face, ne feraient que mettre en péril nos entreprises.

Hausses des coûts fixes, pertes de compétitivité, licenciements, fermetures. Aussi, Monsieur le Ministre, comment le gouvernement entend accompagner les salariés aux côtés du groupe Michelin ? Enfin, quelles garanties pouvez-vous apporter aux entreprises françaises et leurs salariés dans le contexte budgétaire actuel ?

Merci beaucoup, ma chère collègue. La parole est à Monsieur Marc Ferracci, ministre en charge de l'Industrie. Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Anne Le Hénanf.

Vous l'avez dit, la première des réactions face aux annonces qui ont été faites ce matin, concernant les sites de Cholet et de Vannes, c'est le soutien aux salariés. Nous allons être extrêmement vigilants, et nous l'avons été dans les dernières heures, en discutant en particulier avec la direction de Michelin, sur l'accompagnement social des salariés. Il s'agit d'obtenir des conditions de séparation qui soient dignes.

Il s'agit aussi d'assurer leur reclassement, peut-être leur reconversion, en interne à l'entreprise ou en externe, et si possible, évidemment, sur le territoire concerné, car on sait que quitter son territoire, c'est quelque chose d'extrêmement difficile et qui génère beaucoup d'anxiété chez les salariés. Afin d'atteindre ces objectifs, nous allons, dans les prochains jours, mettre autour de la table l'ensemble des parties prenantes pour, à la fois, trouver les solutions d'accompagnement dont je viens de parler, mais aussi trouver des solutions pour le site. C'est très important d'avoir une stratégie de réindustrialisation et de revitalisation des sites concernés.

Nous avons échangé, et je l'ai fait encore hier soir avec les élus du territoire, le but que nous poursuivons, c'est de trouver des repreneurs. Le site de Vannes, dont je sais qu'il vous tient beaucoup à cœur, est un site dont je comprends qu'il est suffisamment attractif pour susciter l'intérêt de repreneurs potentiels. Nous allons donc mettre, avec les services de l'État, avec la direction interministérielle et de restructuration d'entreprises, avec les chambres de commerce, tous nos moyens et tous nos efforts pour essayer de trouver des repreneurs qui assurent, comme la direction de Michelin ainsi est engagée, que plus d'emplois seront recréés sur ce site qu'il n'en a été détruit.

C'est l'objectif que nous poursuivons et nous serons très exigeants. Ensuite, je vais vous dire, Madame la députée, que le diagnostic que vous faites est un diagnostic tout à fait juste. La filière automobile a à gérer deux défis majeurs.

Une compétition féroce, qui nous est faite en particulier par les véhicules chinois sur l'électrique, et aussi une transition qu'il faut assumer du véhicule thermique vers le véhicule électrique. Ces deux défis, nous allons les résoudre ensemble, et nous allons le faire dans un cadre européen. Comme je vous le disais tout à l'heure, nous allons faire des propositions pour un plan global pour soutenir les filières automobiles et l'échelle européenne dans les prochaines semaines.

Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est à présent à Madame Dominique Vouanet. Merci.

Merci. Merci. Merci.