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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 juillet 2026 23 min

Brigitte Bourguignon : "Marine Le Pen conteste, mais elle est condamnée pour la 3ème fois"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Malgré cette condamnation judiciaire, Marine Le Pen a donc décidé de se lancer dans la campagne présidentielle. Les Français auront le dernier mot, dit-elle. Elle va se lancer dans cette campagne présidentielle et nul ne doute qu'elle sera la cible de ses adversaires après cette condamnation.

Alors pour en parler, j'accueille sur ce plateau Brigitte Bourguignon. Bonjour. – Bonjour. – Vous êtes sénatrice centriste du Pas-de-Calais, ancienne ministre de la Santé et de l'Autonomie.

On va regarder les différentes, une de la presse quotidienne régionale qui sont forcément consacrées à cette candidature de Marine Le Pen à la présidentielle malgré sa condamnation hier en appel pour détournement de fonds public. Brigitte Bourguignon, comment vous avez réagi hier soir en apprenant la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle ? – Alors je suis choquée de cette décision, à la fois parce que les Français nous On regarde, dans cette période, que le Rassemblement national sature l'espace public depuis des années sur les fautes, sur les condamnations qu'il faut à vie pour Certains voire même Marine Le Pen parlait elle-même d'inéligibilité à vie requise pour des condamnés et qu'aujourd'hui on parle bien d'une condamnée, qu'ensuite on aménage et qu'on parle de la procédure comme on veut de pourvoi en cassation, il n'empêche que depuis hier soir elle est bien condamnée sur des faits et que les faits sont têtus et que les magistrats s'appuient uniquement sur des faits et pas des questions politiques.

La deuxième chose, c'est qu'on parle d'un système qui a été installé depuis des années dont elle a profité et de deniers publics qui ont été utilisés à d'autres fins que ceux pour lesquels ils étaient destinés. La troisième chose, c'est qu'il y a un chantage électoral permanent qui est fait à travers cette affaire, comme s'il s'agissait d'une affaire plus politique que financière alors qu'elle est vraiment uniquement une histoire financière et de système. Donc moi ça me choque, ça ça me sidère un peu en plus que ce pourvoi, elle l'explique avec un large sourire sur un plateau en disant que ce pourvoi va lui permettre de ne pas avoir de bracelet électronique, ce qui veut dire qu'elle peut même aussi choisir d'assortir sa peine, qui est une peine de prison, je le rappelle, le bracelet permet de ne pas aller en prison, point final.

Mais en même temps elle est dans son droit, en se pourvoyant en cassation et pour l'instant du coup elle est présumée innocente. Non parce qu'elle a été condamnée, elle fait un pourvoyant en cassation parce qu'elle conteste, encore une fois, mais elle est condamnée pour la troisième fois d'ailleurs. Je rappelle que la première fois il y a eu aussi cette condamnation.

Donc non, non, elle est condamnée malgré les appels. Alors pour la deuxième fois, première instance et appel. Voilà, il y a eu aussi cette peine qui avait été rapide parce que peur de récidive, je rappelle quand même qu'on utilise des fonds publics à cette affaire.

Et donc bien sûr qu'il y avait eu de la prévention. Aujourd'hui, elle se pourvoit. OK, ça ce sont des règles techniques qu'on peut utiliser.

Pour l'empêche, il y a derrière tout ça un procès que je voudrais aussi moral dans cette affaire. Mais dans sa décision, la cour d'appel de Paris a bien évoqué la liberté de choix des électeurs. Et donc, on a l'impression que cette peine, d'ailleurs allégée en appel pour Marine Le Pen avec une inéligibilité moins forte qui a été purgée du fait de l'exécution provisoire, on a l'impression que cette peine est faite justement pour qu'elle puisse se présenter à l'élection présidentielle et que les Français tranchent. – Eh bien écoutez, au moins elle ne pourra plus se poser en victime puisqu'on ne l'empêche pas d'être candidate, la preuve.

Après c'est c'est un effet miroir, on se regarde ou on ne se regarde pas dans la glace. C'est-à-dire est-ce que je suis candidate malgré le fait que je suis condamnée ? Oui, alors les Français décideront.

J'espère que les Français n'ont pas l'intention de donner les clés à quelqu'un qui utilise les données C'est grave quand on veut être à la tête de l'État que de condamner sa propre justice et les institutions autour, parce que ça donne vraiment l'idée qu'on peut toucher à tout sans problème dans ce pays. Donc moi je crains le pire. Et pour moi maintenant, c'est une question de moralité personnelle de Marine Le Pen face aux électeurs.

Et j'irai même plus loin. Je crois que finalement, elle n'avait pas tant envie que ça, que ce soit Jordan Bardella, que ça l'arrange bien et que ça restera les Le Pen finalement, parce que c'est une affaire familiale tout ça, et qu'on ne veut pas laisser le patrimoine partir je crois. On parlait des Français, on a entendu des Français réagir à cette candidature de Marine Le Pen à la présidentielle dans les médias, dans les médias, dans la presse, et notamment dans le Pas-de-Calais, dans votre département, Brigitte Bourguignon, qui est une terre plutôt où le Rassemblement National est implantée, une terre électorale pour le RN.

Et il y a des électeurs du RN qui sont, dans le Pas-de-Calais, qui sont rassurés que Marine Le sentiment que finalement si elle avait été empêchée et bien on l'aurait on leur aurait privé de cette élection alors premièrement retire le premier argument du coup on n'empêche pas marine le pen de se présenter à eux de réfléchir à eux qui ont souvent...

Vous savez, moi j'ai connu une aujourd'hui députée, une candidate en tout cas contre moi, qui elle aussi parlait du système, il fallait virer tout le monde, tout le monde était mal propre et puis évidemment elle-même était chevalier blanc. – Mais c'est un discours qu'il porte dans le Pas-de-Calais ? – Mais c'est un discours, alors moi je pense qu'il n'y a pas de rationalité là-dedans, on n'y arrive pas, à faire comprendre à certains un citoyen, que ce sont des personnes qui finalement elles-mêmes les condamneraient si c'était d'autres personnes qu'elles.

Donc c'est ça qui est perturbant dans mon département, en effet que de faire comprendre qu'aujourd'hui on a affaire à des personnes qui ont utilisé un système à des fins totalement pour leur parti, pour leur propre parti qui leur a permis finalement de financer des campagnes et d'être élu aujourd'hui et de faire des grandes leçons par contre à tous ceux qui aujourd'hui les les criminels, les voleurs, les jeunes tout le monde, personne n'a grâce à leurs yeux il faut des peines très lourdes et puis pour eux-mêmes par contre il faut une autre justice c'est compliqué de faire comprendre ça aux citoyens. Et maintenant, comme on ne les empêche pas de se présenter, j'espère que les citoyens vont réagir. Alors on aura peut-être l'année prochaine une présidente de la République qui aura été condamnée pour détournement de fonds publics.

L'actuel président de la République, qu'Emmanuel Macron n'a pas souhaité vraiment réagir. Il ne commande pas, je cite, les décisions de justice. Mais est-ce qu'il aurait pu, en tant que garant des institutions, réagir davantage selon vous ? – Je ne crois pas qu'ils doivent réagir.

D'ailleurs tout le monde lui en aurait voulu. D'ailleurs, il est dans un pays étranger et ne fait pas de remarques sur la politique française quand il est à l'étranger. Ça, c'est une règle.

Mais en plus, je pense que tout le monde lui aurait tombé dessus s'il avait eu le malheur d'avoir une réaction à cette décision de justice. Maintenant, il ne va pas non plus rester insensible à ce qui se passera dans son pays, je pense, pour la suite. – Alors on va revenir, on va essayer d'analyser cette décision de justice qui concerne Marine Le Pen, car il y a quand même des éléments. technique, on va voir ça avec vous.

Clémentine, d'abord, cette décision de la Cour d'appel hier après-midi elle a plutôt surpris. Oui, des juges plutôt cléments, plus cléments en tout cas qu'on pouvait se l'imaginer, qui ont tout de même confirmé que Marine Le Pen était bien coupable de détournement de fonds publics. Au total, 11 figures ou anciens du parti qui avait fait appel ont été condamnés.

Parmi eux, par exemple, Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national et maire de Perpignan. Il a été condamné en appel à un an de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité avec sursis, un sursis qui lui permet de continuer son mandat de maire. Marine Le Pen, elle, est est condamné à trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis et un an aménageable, 100 000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité réduite en appels de 45 à 30 mois.

Et ce n'est pas tout, les juges ont estimé que les 15 mois fermes avaient déjà été exécutés. Une décision dont la Clémence, on l'a dit, a créé la surprise et dont la Cour d'appel de Paris, c'est justifié dans un communiqué. Elle explique avoir pris en compte la liberté du choix de l'électeur pour calibrer cette peine d'inéligibilité de Marine Le Pen, l'avocat de la leader du Rassemblement national, s'est dit d'ailleurs partiellement satisfait de la décision de la Cour.

On l'écoute. Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment sur la peine d qui, pour nous, est un point extrêmement important, d'autant qu'il a été accompagné de mentions par la présidente sur la liberté pour les électeurs d'avoir un candidat. Maintenant, nous réfléchissons à l'ensemble de la décision.

Nous allons y réfléchir cet après-midi et nous ferons une communication ultérieure sur les suites éventuelles à donner à cette décision. Merci à vous. Vous êtes satisfait ?

Partiellement, oui. C'est un bon début. Et donc grâce à cette peine allégée en appel d'inéligibilité, Marine Le Pen peut être légalement candidate.

Exactement. Rien n'entrave plus Marine Le Pen, sauf ses propres conditions. A plusieurs reprises, elle avait assuré qu'elle ne serait pas candidate si elle devait porter un bracelet électronique.

Elle l'a rappelé encore hier soir sur le plateau de TF1, mais elle a trouvé une parade pour être candidate sans bracelet. Et cette parade, c'est un pourvoi en cassation ? Oui, elle joue la carte de l'innocence à fond.

Elle exploite les voies de recours jusqu'au bout et grâce au pourvoi en cassation, eh bien elle se libère du bracelet électronique, au moins temporairement car le pourvoi suspend la peine jusqu'à la décision de la cour de cassation. Et désormais une question se pose, quand va intervenir la décision de la cour de cassation ? Est-ce que ce sera avant ou après l'élection présidentielle ?

Habituellement, un pourvoi peut durer entre 18 et 24 mois. Si c'est le cas, Marine Le Pen fait le pari d'être élue présidente d'ici là et de bénéficier de ce qu'on appelle l'immunité présidentielle. C'est en tout cas son pari, mais une procédure accélérée pourrait aboutir sur une décision de la cour de cassation dès le début de l'année prochaine.

Et là, le pourvoi serait probablement rejeté, ce qui semble en tout cas le plus envisageable au vu du dossier. Marine Le Pen serait alors en mesure de demander une suspension auprès du juge d'application des peines, un juge qui pourrait alors appliquer un article, l'article 720-1 du code de procédure pénale et qui permet de suspendre une peine égale ou inférieure à deux ans pour des motifs d'ordre médicaux, familiaux, professionnels ou sociaux. Le juge devra alors prendre la décision de poser ou non un bracelet électronique à une candidate à l'élection présidentielle tout en sachant que la cour d'appel s'est prononcée hier plutôt en faveur de légibilité de Marine Le Le Pen. – Merci beaucoup Clémentine pour toutes ces explications, c'était très clair.

Brigitte Bourguignon, est-ce que vous demandez à ce que la cour de cassation finalement se prononce avant l'élection présidentielle sur le cas de Marine Le Pen Ce serait quand même intéressant que ce soit avant, maintenant on est toujours encore depuis tout à l'heure dans vous l'avez vu, j'accélère le mouvement, je le ralentis. C'est un peu ça finalement l'histoire du procès depuis le début et là pour le coup, je pense qu'on aimerait bien jouer la montre et faire en sorte que ce soit le plus long possible pour ne pas avoir à subir finalement la décision d'un pourvoi en cassation. Donc je trouve ça dommage qu'aujourd'hui on en soit dans ses calculs et dans un un calendrier qui nous est fixé finalement par l'ERN lui-même, alors qu'on devrait plutôt étudier les faits et la gravité des faits qui sont reprochés à travers ce procès, et se dire que voilà qui on va avoir comme candidat à l'élection présidentielle, plébiscité ou non par des départements comme vous me l'avez dit tout à l'heure.

Il n'empêche qu'il s'agit d'une condamnée qui, par l'instant, joue avec les décisions judiciaires qui peuvent être prises à son un avantage finalement. Et on rappelle que si la décision de la Cour de cassation arrive après l'élection présidentielle, que Marine Le Pen a été le Président de la République, eh bien elle bénéficiera de l'immunité présidentielle. Elle va s'autogracier.

Dernière question sur ce dossier, Brigitte Bourguignon. Quel est, au sein du bloc central de la droite, le meilleur candidat pour faire face à Marine Le Pen ? – Alors, je ne sais pas pour l'instant, parce que j'ai beaucoup de mal moi-même à savoir quel est le meilleur candidat pour l instant.

Vous le savez, une chose est sûre, c'est qu'il y en a trop. Il y en a trop, on est bien d'accord. Moi je veux que ce soit celui qui sera en mesure de battre un candidat d'extrême au deuxième tour, donc on va voir ça, je pense à l'automne, les choses vont se décanter.

En tout cas la campagne est lancée pour Marine Le Pen avec un premier déplacement à la flèche dans le département de la Sarthe, aujourd'hui avec Jordan Bardella, autre sujet, on passe au front climatique, la France entre dans sa troisième canicule cet été avec la question des personnes âgées qui sont isolées à leur domicile et qui sont très vulnérables, on va aller dans le département de la Haute-Garonne retrouver Aurélien André Seignet, maire horizon de la commune de Cugnot avec des premières victimes, ces personnes âgées isolées à leur domicile des canicules qu'on a connues à répétition. Monsieur le maire, comment votre municipalité vient-elle en aide aux seniors dans ces vagues de chaleur ? Merci de votre invitation.

On agit d'une manière très concrète avec bon sens, humanité, mais toujours avec une logique de santé publique. En fait, nous avons le registre canicule qui a été initié en 2003 par l'État, mais on s'est rendu compte rapidement que ce n'était que 40 personnes qui étaient factuellement suivies de manière administrative. Et c'est pour cela que j'ai souhaité qu'on l'élargisse à l'ensemble du club senior, c'est à peu près 400 noms, et donc nos agents du proximité, que je remercie de leur action avec les élus, les contacts, par les repas à domicile, le centre communal d'action sociale.

C'est surtout cette vigilance parce qu'en fait, nous sur Toulouse et sa métropole, on accumule les chaleurs et là, on sent, et les gens nous le disent, c'est toute cette accumulation où l'organisme fatigue. Quelles sont vos inquiétudes pour cette troisième vague de chaleur ? C'est vraiment l'accumulation, mais également la période estivale.

Ça compte parce que les gens sont moins présents, il y a des congés, c'est normal. Les associations, les voisins qui sont souvent en contact et donc c'est pour ça qu'on doit redoubler d'efforts, redoubler d'actions de proximité. et de quotidien.

Et alors concrètement, comment vous prônez vos décisions en période de crise pendant ces vagues de chaleur ? J'imagine qu'il y a eu une concertation avec tous les acteurs de terrain alors comment je prends mes décisions déjà dès mon élection j'ai nommé un élu en charge de la sécurité civile pour la prévention des risques je considère que en france nous n'avons pas la culture du risque et je pense à nos amis des Pyrénées-Orientales qui souffrent énormément en Occitanie. Eux, ils commencent à l'avoir, ils l'ont sur les évacuations.

Les décisions, c'est d'ouvrir toutes les salles climatisées. Les clubs de sport, les relais les citoyens, les espaces seniors pour continuer l'activité et c'est en ça que le service public est très utile parce qu'il y a cette continuité de services. On prend des alternants, on prend des stagiaires, on prend des emplois saisonniers pour continuer à ouvrir, on distribue des brumisateurs.

On fait avec sur le quotidien et après on pense à l'avenir en particulier sur le logement senior. Brigitte Bourguignon, une réaction, les collectivités locales jouent un rôle crucial dans la protection de nos aînés dans ces vagues de chaleur ? Absolument.

Vous savez, on a déjà connu des vagues de chaleur. Les EHPAD sécurisent les personnes âgées aujourd'hui. On a des plans, il y a des salles des salles rafraîchies.

On a tiré les leçons de 2003 sur les EHPAD ? On a tiré les leçons. Beaucoup reste à faire, d'ailleurs pour les équiper, mais je pense qu'il y a eu beaucoup d'investissements.

Il y en aura encore beaucoup. La ministre nous a annoncé hier 600 millions d'investissements supplémentaires sur ces établissements médico-sociaux. Mais ces affaires-là relèvent à la fois des citoyens, des collectivités territoriales.

Il n'y a pas que l'État du haut qui doit décider des choses qui vont se passer sur les territoires parce que personne n'est équipé de la même manière, personne n'a les mêmes communes, personne n'a le même personnel donc moi je salue ce que fait monsieur le maire parce que c'est exactement ce qu'il faut faire et puis je pense vous voyez que ça relève de l'initiative tout à fait locale parfois et de décisions tout à fait citoyennes même parfois, moi j'avais en son temps lancé les services civiques seniors pendant la crise sanitaire parce que ces services pouvaient être utilisés par les collectivités locales. J'espère qu'aujourd'hui elles peuvent le faire encore mais en tout cas ça permettait d'aller à domicile parfois pour lutter contre l'isolement social. Aujourd'hui nous avons des registres, monsieur le maire le rappelait, c'est pas suffisant parfois, ils sont pas toujours à jour effectivement et il faut toujours surveiller son voisin, sa voisine.

Ça commence par là déjà parce que les leçons de 2003 c'était celle-là aussi, c'était qu'il y avait eu des gens totalement isolés dont on n'avait jamais pris de nouvelles. Aujourd'hui ça peut relever d'une dynamique. Après les salles que vous évoquez, ouvertes, moi j'en ai vu dans mes communes, j'ai fait beaucoup de communes pendant les 15 jours qui viennent de passer chez moi et j'ai vu des mères qui ouvraient des églises, même parfois parce qu'elles sont très rafraîchies on va dire.

Les murs le permettent et puis des salles polyvalentes ou des endroits en tout cas qui permettait de rafraîchir les enfants soit chauffer au mieux et que ça coûte le moins etc et tout le monde doit être en réflexion là dessus protection des personnes âgées qui sont isolées à leur domicile cette solidarité intergénérationnelle est ce qu'il faut qu' il y a une prise de conscience finalement un changement de logiciel pour avoir plus de de solidarité vis-à-vis de sa personne. Et ce qu'on oublie d'inclure dans tout ça, c'est les services à domicile qui sont les auxiliaires qui passent tous les jours chez les personnes âgées et qui sont quelquefois la seule visite qu'ils ont de la journée. Et donc, c'est le lien entre ces services, que je pense que M. le maire a dû mettre en place plus ce que nous pouvons faire à notre niveau en tant que citoyens et ce regard intergénérationnel que j'avais commencé à essayer de mettre en place parce qu'il faut travailler là C'est-à-dire que les résidences ne soient pas que des résidences seniors mais qu'elles puissent être quelquefois intergénérationnelles, que ce soit au milieu des villages et des communes.

Il peut y en avoir. J'ai vu des projets partout. Tout le monde en a dans ses cartons.

Le problème, c'est la faisabilité et surtout la ligne budgétaire qui permettra d'aller dans ce sens-là. C'est-à-dire qu'on permette aux petites communes d'avoir chacune son projet où on peut. Et puis changer le regard des enfants, c'est aussi par rapport aux personnes âgées et des jeunes, par rapport aux personnes âgées.

L'âgisme, il faut lutter contre. On sait aujourd'hui dénoncer le racisme. Mais je pense que l'âgisme, on n'y pense pas encore assez. – – Alors on a tous une responsabilité dans la protection de nos aînés.

L'État n'est pas le seul responsable. Mais M. le maire, quand même, quelles sont vos attentes vis-à-vis du gouvernement de l'État pour vous aider dans la gestion de ces canicules ? – Alors c'est très simple, je n'ai pas de culture de taper sur les autres et d'attendre tout de l'État.

Moi j'ai une excellente coopération avec les services de la préfecture qui m'alerte et Et derrière, les électeurs, chez moi, ont choisi que j'agisse et pas d'attendre qu'est-ce que va faire l'autre. C'est pour cela, s'il y a une évolution, c'est réglementaire, c'est sur le logement. Madame la ministre parlait des EHPAD de Mela.

Le Seigneur vive chez eux et souhaite continuer à vivre chez eux, c'est ce qu'ils nous demandent. Et donc, c'est l'adaptation du logement. En effet, pendant des années, nous étions sur comment ne pas avoir froid et, et éventuellement ne pas payer trop cher la facture.

Cette fois-ci, le sujet c'est comment on ne peut avoir chaud dans ces périodes qui vont être structurelles. Ce n'est pas épisodique pour nous dans le sud de la France. Pour nous, dans le sud de la France, nous Nous savons que c'est régulier, quand il fait 30 maintenant, on a l'impression qu'il fait bon.

Donc là-dessus, le vrai sujet, c'est comment on accompagne les seniors à rester à domicile dans un logement adapté et avec toutes les normes. Et oui, nous devons climatiser. Oui, à la climatisation, c'est ce que vous dites.

Merci beaucoup, M. le maire Aurélien André Seignier et maire Horizon de Cugnot dans le département de Haute-Garonne. Brigitte Bourguignon, je le rappelle, vous avez été ministre de la Santé, ministre de l'Autonomie, depuis des années on a justement cette stratégie de garder à domicile les personnes âgées car en majorité elles le souhaitent, elles souhaitent vieillir, finir leur vie dans leur maison mais et compte tenu de ces canicules, de ces vagues de chaleur à répétition qui les fragilisent si elles sont à domicile par rapport à une présence en maison de retraite, est-ce qu'il ne faudrait pas revoir cette stratégie du vieillissement à domicile ? – Alors je vais vous Mais la stratégie du bien-vivre à domicile, elle n'est pas au rendez-vous.

On a eu une stratégie dans toutes les projections, c'était du tout Ehpad, du tout placement. Mais la stratégie vraiment du domicile, elle n'est pas encore suffisante, largement pas suffisante. Elle a été énoncée notamment sur Emmanuel Macron, je me souviens d'A .S.

Bluzin qui avait fixé l 'objectif mais il n'y a pas les moyens. Alors, il n'y a pas les moyens, ce n'est pas ça, c'est que c'est tout un ensemble. C'est-à-dire que d'abord les métiers, et vous avez vu qu'il a fallu les revaloriser, d'abord en parler parce qu'elles étaient complètement invisibles même par la crise sanitaire.

Il a fallu que je me batte pour qu'elles aient la prime, pour qu'elles aient une revalo en même temps que le Ségur de la santé, comme pour les Ensuite il faut maintenant adapter les domiciles parce que les gens ne peuvent pas forcément vivre dans le domicile qu'ils ont toujours connu. Mais il y a des approches domiciliaires partout avec les résidences autonomie, les résidences seniors, les logements qui existent alternatifs à l'EHPAD. Et ce sont des solutions qui empêchent d'ailleurs d'aller en EHPAD parfois, lorsqu'on n'a pas d'autres solutions, parce qu'ils sont sécurisés, parce qu'ils sont adaptés.

Donc il faut un plan Marshall du logement alternatif à l'EHPAD que tout le monde réclame et qui est bien moins onéreux finalement que des placements ensuite en EHPAD. Et les EHPAD eux-mêmes sont en train de se transformer pour devenir des lieux plus ouverts et plus sociaux on va dire avec des vraies logiques domiciliaires eux-mêmes. Donc vous voyez c'est un continuum pour moi dans une commune.

Donc il faut vraiment un gros investissement sur ce sujet et je me battrai pour que les financements soient dans une demi-heure pour la revue de presse régionale. Tout à fait, on parlera des risques à se baigner en cette période de calicule, c'est tentant mais c'est parfois dangereux et la police municipale est très mobilisée pour éviter les noyades. Allez tout de suite on parle de la candidature de Marine Le Pen avec le porte-parole du rassemblement