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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 23 octobre 2024 17 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Manque de policiers à Marseille ! - Franck Allisio (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteÉludée

    Si un député RN se faisait contrôler avec de la drogue, est-ce qu'il démissionnerait ?

  • 0:17RelanceÉludée

    Il faudrait attendre des semaines et des semaines pour qu'il démissionne ?

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Certains alliés (LFI, EELV, Renaissance) disent qu'il a une addiction, ce n'est pas une excuse ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Avez-vous obtenu gain de cause sur le plan Marseille d'Emmanuel Macron dont seulement 1,31% a été alloué ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Vous avez interrogé quel ministre ?

  • 6:57OuverteRéponse partielle

    Ne faudrait-il pas mettre Marseille sous tutelle comme en 1938-1939 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Invité politiqueFait
    « Il y a un devoir minimum d'exemplarité lorsqu'on est député, lorsqu'on est élu de la nation. Non, il faut démissionner. »
  • 3:55Invité politiqueChiffre
    « La grosse baisse, c'est entre 2016 et 2020. »
  • 5:50InvitéFait
    « Il en a embauché, mais le problème, c'est que les autres sont partis. »
  • 9:35Invité politiqueChiffre
    « Les seules augmentations d'impôts qu'on a pu voter, c'est sur les 0,1% les plus riches et les très grands groupes. »
  • 10:46Invité politiqueFait
    « C'est clairement un geste et la mission qu'on a de nos électeurs, c'est clairement ça. »
  • 13:35Invité politiqueFait
    « On a déposé le moins d'amendements possible, justement pour pouvoir aller jusqu'au bout. »
  • 14:20Invité politiqueFait
    « On le dénonce depuis des années. Tout le monde, d'ailleurs, dans cet hémicycle, le dénonce depuis des années. »
  • 15:30Invité politiquePromesse
    « Qu'il aille jusqu'au bout, qu'il aille vraiment avec de vraies propositions. »

Temps de parole

  • Franck Allisio62 %
  • Présentateur24 %
  • Invité12 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à vous, Franck Alizio, député des Vouches du Rhône, porte-parole du Rassemblement National. D'abord, cette question, si un député RN se faisait contrôler avec de la drogue, est-ce qu'il démissionnerait ?

0:10
Franck Allisio

Je pense déjà que toute la presse audiovisuelle, écrite, en parlerait pendant des semaines et des semaines.

0:17
Présentateur

Il faudrait attendre des semaines et des semaines pour qu'il démissionne ?

0:20
Franck Allisio

Non, déjà, ce que je veux dire, c'est que ça ferait autrement plus de buzz et de bad buzz que ce que ça en fait en ce moment. Et évidemment qu'il démissionnerait, évidemment qu'il démissionnerait. Enfin, je veux dire, certains de nos députés auraient pu démissionner pour moins que ça, donc évidemment qu'il démissionnerait.

0:36
Présentateur

Donc là, certains alliés, que ce soit de LFI ou de l'EVER et même certaines parties, certains de Renaissance qui disent « Mais vous comprenez, il a une addiction, c'est compliqué, ce n'est pas une excuse ? »

0:50
Franck Allisio

Non, il y a un devoir minimum d'exemplarité lorsqu'on est député, lorsqu'on est élu de la nation. Non, il faut démissionner.

0:59
Présentateur

Et puis c'est Valeurs Actuelles qui sortent cette affaire. Et puis alors, dans les différents points de défense de M. Kerbrat, il y a, mais vous comprenez, évidemment, c'est Valeurs Actuelles qui sortent l'affaire. Il y a une porosité entre la police nationale et le journal d'extrême droite.

1:19
Franck Allisio

Enfin, c'est vrai ou c'est faux ? Voilà, je veux dire, si à partir du moment où Valeurs Actuelles a fait l'investigation et que c'est vrai, ben voilà, c'est une information. Je suis désolé.

1:28
Présentateur

Confirmé par le parquet. Donc le parquet, lui aussi, est l'extrême droite. Confirmé par le parquet de Paris.

1:32
Franck Allisio

C'est parce qu'on est de gauche, qu'on a une immunité morale.

1:37
Présentateur

On va parler du budget avec vous, Franck Alizio, puis on va parler aussi du Grand Marseille. Est-ce que vous avez obtenu gain de cause tout à l'heure en posant votre question au gouvernement sur le fameux plan Marseille d'Emmanuel Macron dont finalement seulement 1,31% a été alloué ?

1:53
Franck Allisio

Non, mais je ne vais pas lâcher l'affaire. Là, pour le coup, je demandais au ministre, qui est pour rien, il vient d'arriver.

2:00
Présentateur

Vous avez interrogé quel ministre ?

2:01
Franck Allisio

Monsieur Retailleau, mais sur quelque chose qui revient à son, pas son prédécesseur, son ancien prédécesseur, voilà, exactement. Puisque non, on a découvert au détour d'un rapport de la Cour des Comptes, ce dont on se doutait un petit peu sur le terrain, parce que si vous, si vous, comment dire...

2:18
Présentateur

Alors, attendez, son avant-prédécesseur, c'était pas Darman, c'était... C'était M. Castaner, voilà. C'était à Marseille.

2:23
Franck Allisio

C'est exactement. Et c'est très amusant, parce que maintenant, il est à Marseille, vous avez raison, c'est ça qui m'a d'autant plus énervé. Donc, on trouve... Vous avez pas l'air très énervé. Attendez, au détour de... C'est parce que je suis un garçon plein de sang froid et voilà. Il faut jamais s'énerver en politique, mais il faut dire les choses. Il faut les combattre. On découvre, au détour du rapport de la Cour des Comptes, que la fable qu'on nous raconte depuis 7 ans maintenant, 7 ans de macronisme, que le président de la République avait décidé que Marseille, c'était sa vie, c'était... Bref, le poète de l'Elysée nous expliquait que Marseille, c'était...

C'est là où il avait fait son grand meeting avant la présidentielle de 1929. Et puis, ça lui tenait à cœur, c'était sa ville de cœur, etc. Bref, un Marseille fantasmé par des bobos parisiens. Et donc, il allait mettre le paquet sur Marseille. Donc, il y avait Marseille en grand, mais il y avait aussi les places NXXL. On mettait le paquet en matière de policiers. On nous expliquait qu'il n'y avait jamais eu autant de policiers nationaux à Marseille. Et on se rend compte, au détour de ce rapport de la Cour des Comptes, qu'il y a moins de policiers nationaux à Marseille.

Aujourd'hui, en 2024, alors que Marseille, c'est la capitale quand même de l'insécurité, malheureusement des règlements de compte, qu'à l'époque du très sécuritaire M. Hollande. À l'époque de M. Hollande, il y avait plus de policiers qu'aujourd'hui. Ça veut dire qu'on nous mène en bateau. Ça veut dire qu'en réalité, c'était Marseille en bluff depuis 7 ans. Donc, je pense que c'était important de le mettre devant la représentation nationale. Il y a moins de policiers. Alors, c'est pour ça que j'ai été très honnête intellectuellement. La grosse baisse, c'est entre 2016 et 2020. Donc, c'est à l'époque où le Premier ministre s'appelait Édouard Philippe, aujourd'hui candidat à la présidentielle.

Les Marseillais n'oublieront pas. Alors, en 2016, il n'était pas encore Premier ministre. De 2017 à 2020, vous avez compris. De 2017 à 2020, le Premier ministre s'appelait Édouard Philippe. Et le ministre de l'Intérieur s'appelait M. Castaner, homme-lige de la Macronie, amie de M. Muselier, nommé par M. Muselier et par M.... et par M. Macron, président, directeur du port autonome de Marseille. Donc, aujourd'hui, il est revenu sur les lieux de son crime. Donc, c'est quand même extraordinaire. On est l'une des villes qui a le plus besoin de policiers nationaux et on se retrouve avec moins de policiers nationaux qu'il y a 7 ans. Gilles-William-Goldenelle.

4:38
Invité

Alors, deux remarques. D'abord, je voudrais quand même revenir un tout petit peu sur M. Andy Kerbra. Ce qui est extraordinaire dans son histoire, c'est qu'en même temps qu'il achète un jeune dealer, d'ailleurs, ce sont des gens qui souvent font partie de leur clientèle électorale, quand ils votent, évidemment. C'est quelqu'un qui s'était déchaîné, déchaîné contre le semtex. On est... Le chemsex, vous voulez. Oui. Comment vous dites ? Le chemsex. Chemtext, je ne sais plus comment... Voilà. Comme je n'en prends pas, je ne connais pas bien... Le sexe, il n'a pas une raison. Oui. Répétez-moi ça. Chemsex. Chemtext. Entendu. Bon. Non mais, on voit la duplicité de l'extrême-gauche.

Bon, c'est un petit peu un remake de Cahuzac qui planque son pognon en Suisse, mais que quelques mois avant, il voulait faire rendre corge aux fraudeurs fiscaux. C'est la même hypocrisie de gauche. Si, si, la réalité, elle est là. En ce qui concerne maintenant les policiers à Marseille, pour être tout à fait juste envers M. Darmanin, il en a embauché. Il en a embauché, mais le problème, c'est que les autres sont partis. Ils sont partis à la retraite. Le sort des policiers tellement cruels, et notamment à Marseille, c'est qu'ils ne se battent pas, les gens, maintenant. Il y a des problèmes de recrutement. Donc, franchement, j'essaie d'être juste.

Je ne pense pas qu'il faille accabler le dernier ministre de l'Intérieur.

6:13
Franck Allisio

Il y a ma raison. C'est pour ça, d'ailleurs, que je remonte à M. Castaner. Sinon, j'aurais dénoncé M. Darmanin. Ce qui n'est pas vrai, l'honnêteté intellectuelle me exige qu'il y a eu un rattrapage entre 2020 et 2024. Pas suffisant, parce qu'aujourd'hui, on se retrouve avec moins de policiers. Et en plus, on ne nous a jamais dit les entrées et les sorties. C'est-à-dire que nous, on comprenait bien qu'il y avait les mutations, les départs en retraite, des policiers qui démissionnent parce que c'est insupportable. Parce que être policier à Marseille, c'est insupportable. Sentiment d'inutilité à chaque fois que vous arrêtez quelqu'un et qu'il est de nouveau sorti.

Ce n'est pas propre à Marseille, vous allez me dire, mais chez nous, ça se voit encore plus. Et tout ça, cette bataille de chiffres qui s'avère est une trahison, une forfaiture envers les Marseillais. On nous raconte des histoires depuis 7 ans. C'est scandaleux.

6:57
Présentateur

J'ai lu un article hier sur le fait que les chauffeurs de bus, notamment à Marseille, devaient contourner leurs itinéraires pour éviter les points de deal et le trafic de drogue. On commente évidemment la série d'insécurité à Marseille très souvent. J'avais une question à vous poser, c'est est-ce qu'il ne faudrait pas à un moment donné que l'État mette sous tutelle cette ville comme Édouard Daladier y avait pensé dans les années 1938-1939 ?

7:21
Franck Allisio

Alors, un Marseillais ne va pas vous dire qu'il veut mettre sa vie sous tutelle par Paris, mais ce que je propose dans Marseille et Marseille en Nord, j'en ai déjà parlé, j'aurais dû ramener mon petit truc. Marseille en Nord, le projet, le plan d'action qu'on a proposé avec ma collègue députée Gisèle Leloup il y a maintenant quelques mois, c'était décréter un état d'urgence. Un état d'urgence sur Marseille ou en tout cas sur l'ensemble des quartiers où véritablement on est au-delà de ce qui est tolérable en matière d'insécurité, de trafic de drogue, de la règlement de compte. L'état d'urgence, ça a marché, ça a marché dans les années 2005-2006, ça a duré deux ans, ça a permis des résultats.

Un état d'urgence à Marseille, c'est ce qu'il nous faut véritablement.

8:03
Présentateur

Ce budget, donc, c'est un budget de rabot et d'impôt si j'entends Marine Le Pen ?

8:08
Franck Allisio

C'est un bon résumé, puisque quand il y a des économies, c'est ce qu'on appelle le rabot, c'est-à-dire qu'au lieu de cibler là où on pourrait faire de réelles économies, ça nécessiterait des réformes de structures, des courages, des quelques ruptures idéologiques, notamment sur l'Europe, sur la contribution européenne et sur l'immigration. Non, on ne fait pas ça, on fait le rabot. Le rabot, c'est qu'on prenez toutes les dépenses et vous dites, allez, toutes les dépenses vont être rabotées de 5% ou de... voilà. Bon, la plupart du temps, c'est comme ça qu'on a fini sous Sarkozy, d'ailleurs, et je le dis tout en plus librement que j'y étais à l'époque.

Bon, je n'étais pas au gouvernement, je n'étais pas aux manettes, j'étais militant, mais c'est comme ça qu'on a fini par faire dans les suppressions de postes, enfin, les non-revenements de postes dans la fonction publique, on a fait là où c'était nécessaire, mais aussi dans la police et l'armée. Vous voyez, typiquement, le rabot, ça ne marche pas. Et c'est vrai des impôts, des impôts, puisque les deux tiers des ressources supplémentaires dans ce budget, c'est des impôts, alors qu'il fallait que les deux tiers, ce soit des économies budgétaires.

9:04
Présentateur

Qu'est-ce que vous répondez au député David Amiel qui dit ça ?

9:08
Invité

Notre groupe s'est opposé aux 60 milliards d'euros de hausse d'impôts, voté tous azimuts en commission des finances par une étrange alliance du Rassemblement National et du Nouveau Front Populaire. La justice fiscale, ce n'est pas le n'importe quoi fiscal.

9:23
Franck Allisio

Vous aussi, alors ? Que c'est faux. Je réponds que c'est faux. Je réponds qu'on n'a jamais voté des augmentations d'impôts sur les classes moyennes, sur les classes populaires, sur les Français en général. Les seules augmentations d'impôts qu'on a pu voter, c'est sur les 0,1% les plus riches et les très grands groupes. Pourquoi ? Parce qu'à un moment donné, nous, notre idée, on ne se lève pas le matin à la différence de la gauche en voulant faire payer les riches. On ne veut pas faire payer les riches. On ne veut pas faire payer d'impôts en plus en général.

Maintenant, à partir du moment où on dit qu'il va y avoir des augmentations d'impôts, alors on préfère que ce soit de manière temporaire, exceptionnelle, sur ceux qui ont le plus de moyens pour pouvoir faire un petit effort de plus, plutôt que sur les classes moyennes et populaires. C'est tout ça. Mais nous, dans un monde idéal, on préférait qu'il n'y ait que des économies et qu'en contrepartie, il y ait des baisses d'impôts pour tout le monde et en particulier pour les classes moyennes et populaires.

10:17
Présentateur

Je te reste. Mais est-ce que quand le gouvernement vous donne des gages, a priori, ils vont plutôt évoluer sur la question des retraites en plafonnant, si je puis dire, l'indexation, c'est-à-dire qu'ils vont reporter les grosses retraites, l'indexation de 6 mois et les petites retraites, ce qu'ils appellent petites retraites, sans toutefois le préciser, je le dis, seront indexées à partir du 1er janvier. Est-ce que ça, ce n'est pas un gage qui pourrait... Voilà, c'est une ligne rouge qui avait été posée par Marine Le Pen qui n'est plus une ligne rouge. Est-ce qu'à force d'enlever toutes les lignes rouges de Marine Le Pen,

10:46
Franck Allisio

vous n'allez pas finir par voter ce budget ou au moins vous obtenir ? C'est clairement un geste et la mission qu'on a de nos électeurs, c'est clairement ça. C'est allez-y et ayez des lignes rouges, mais les lignes rouges, ça veut dire aussi obtenez des choses. Obtenez quelque chose que vous n'auriez pas obtenu si vous n'étiez pas 143 comme vous l'êtes aujourd'hui. Et à partir de là, ça c'est un geste, typiquement. Il peut y en avoir d'autres. À partir du moment où il y aura un certain nombre de gestes, eh bien, on pourra évoluer d'un vote contre, parce que comme l'a dit Jordan, comme l'a dit Marine, aujourd'hui, tel qu'il est le budget, on ne le votera pas, donc on votera contre.

Demain, s'il y avait une accumulation de gestes clairs, positifs, pour les Français, ce n'est pas nous, voilà, eh bien, on pourrait évoluer vers une abstention. Donc contre, ce n'est pas une forme de censure, mais quand même. Ah ben oui, en l'état actuel du budget, on votera contre, oui, mais demain, avec toute une série d'avancées en faveur des Français, on pourrait évoluer vers une abstention. Gilles William Golnadel.

11:46
Invité

J'ai l'impression que le Rassemblement National est quand même dans une optique assez responsable et qu'il fait... Je vous confirme. Oui, oui, non mais...

11:55
Présentateur

Donc, vous avez... Du coup, vous évitez le chiffon rouge... Non,

11:59
Franck Allisio

mais il faut mieux obtenir quelque chose dans les négociations. Donc, il faut mieux monter... Non,

12:01
Présentateur

mais si on sait au bout du compte, comme le dit William, que finalement, vous ne censurerez pas,

12:08
Franck Allisio

qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Ah non, si on obtient... Il y a des ouvertures. Des ouvertures. Vous entendez... Vous entendez... Les ouvertures.

12:16
Invité

Donc, ce n'est pas une concurrence soi-disant sociale avec la France insoumise et personnellement, je m'en félicite. Il y a quelques jours là-dessus, je ne peux pas dire qu'il y a eu une masse de félicitations. J'ai l'impression que les gens ont tort de s'en moquer. Les gens ne comprennent pas, notamment à droite, l'importance du combat culturel, mais ça serait bien de faire des économies. C'est 4 milliards. Oui, c'est 4 milliards par an. J'ai la raison.

12:42
Franck Allisio

Je vous rappelle que dans le projet de Marine Le Pen, on va encore plus loin puisqu'on est pour la prévitalisation. Au moins, les 4 milliards, on les récupère. Donc, en attendant... Ah oui,

12:50
Présentateur

en attendant 2027. Jules Therès. Non, il y a aussi une autre question. C'est sur la question de la hausse d'électricité qui a été supprimée par les députés qui, à mon avis, va repasser via les débats à l'Assemblée nationale. On a des milliers, je crois, 3700 amendements qui ne seront pas étudiés. Vous, vous plaidez plutôt pour que le texte passe de toute manière au Sénat mais qu'il revienne avec la copie initiale du gouvernement. Est-ce que, finalement, vous ne regrettez pas d'avoir déposé autant d'amendements qui font que la copie qui arrivera au Sénat sera sans doute celle initiale, celle de Michel Barnier ?

13:28
Franck Allisio

Alors, là-dessus, c'est un reproche qu'on ne peut pas nous faire parce qu'on est le groupe qui a posé le moins d'amendements. Alors, chaque année, on nous fait le coup de vous travailler moins que les autres. Non, justement, c'est une stratégie. On a déposé le moins d'amendements possible, justement, pour pouvoir aller jusqu'au bout pour que le processus législatif puisse aller jusqu'au bout. Voilà, qu'on ne finisse pas sur un 49-3 ou sur un budget voté par ordonnance parce qu'on serait au-delà des délais. Donc, on a vraiment été les plus raisonnants à ce amendement.

Je crois que tous les autres groupes ont déposé davantage d'amendements que nous, peut-être avec le dessin inverse de nous, que ce processus soit interrompu parce que ça les arrangerait de ne pas voter, de ne pas être face à la responsabilité. Nous, on n'a aucun souci avec ça. Et sur le 49-3,

14:08
Présentateur

quelle sera votre position si le gouvernement va jusqu'au 49-3 ? Allez, on décidera. Est-ce que vous considérez le 49-3, vous, au RN, je ne parle pas de l'hémicycle entier, comme une humiliation ?

14:20
Franck Allisio

On le dénonce depuis des années. Tout le monde, d'ailleurs, dans cet hémicycle, le dénonce depuis des années. Évidemment, que ce ne serait pas une bonne nouvelle pour la démocratie parlementaire. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? C'est à décider ensemble, en fonction des avancées, de ce qu'on aura obtenu, de ce qu'on n'aura pas obtenu, la manière dont il sera déclenché, à quel moment il sera déclenché. Voilà, le 49-3, c'est aussi un art d'exécution, mais par principe, on le combat depuis des années. Ce ne serait pas premier budget, premier acte de ce nouveau gouvernement, passé par le 49-3, évidemment, que ce ne serait pas une bonne chose.

14:55
Présentateur

Une dernière question, on dit de ce gouvernement que c'est un gouvernement qui ne fera que gérer les affaires courantes jusqu'à cette hypothétique prochaine dissolution qu'on nous promet au mois de juin, juillet prochain. Est-ce que les propositions de Bruno Retailleau en matière d'immigration ont une quelconque chance de voir le jour, notamment dans cette nouvelle loi qu'il propose en 2025 ?

15:15
Franck Allisio

Personne ne connaît le calendrier parlementaire, donc je ne sais pas répondre à votre question.

15:21
Présentateur

Je vais vous poser la question autrement. Est-ce que vous encouragez les propositions de Bruno Retailleau qu'il a mises pour l'année prochaine ? Clairement.

15:30
Franck Allisio

Qu'il aille jusqu'au bout, qu'il aille vraiment avec de vraies propositions. Jordan Bardella fait la liste de nos propositions, qu'il en adopte le maximum, qu'on en retrouve le maximum dans ce projet. Mais on n'est pas dupes. S'il souhaite une majorité à sa droite pour voter cette loi ? Il l'aura. Mais le problème, c'est qu'il va perdre de l'autre côté une partie de sa majorité qui, elle, est l'aile gauche de la Macronie. Donc il va faire les comptes ? Évidemment. Et donc là, il va se retrouver piégé par le problème de ce gouvernement dès le départ. On aurait pu avoir une majorité, on aurait pu avoir un gouvernement de droite, un gouvernement fidèle à ce que les Français pensent aujourd'hui.

Bon, ils ont préféré faire cette espèce de gouvernement entre Emmanuel Macron et Alexis Coran. Emmanuel Macron, Gabriel Attal, enfin un petit peu tout le monde entre les deux tours lorsqu'ils font le fameux barrage qui n'a que pour but de priver justement les Français de cette majorité. Donc voilà, Rotaillot, il restera malheureusement, je pense, le ministre de la Parole parce qu'il n'aura pas la majorité nécessaire, fidèle à ce qu'il veut faire.

16:34
Présentateur

ça veut dire le ministre d'Édouard et pas des actes. Il fera des déclarations

16:37
Franck Allisio

comme il en a faites en me répondant cet après-midi, j'étais à 100% d'accord avec lui, mais maintenant, il faut les actes et les actes, ça ne passe pas par un projet de loi et là, il fracassera sa majorité de nous qui ne le suivront pas. Merci Franck Elisio.