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interviewMICRO POLITIQUE· 6 mai 2026 2 min

Akli Mellouli

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Cette loi est une loi qui est contraire au principe et c'est une loi qui stigmatise et qui n'apa pas. La haine du musulman ne peut pas être une loi pour la République. En plein cœur du Sénat, le ton monte.

Akim Loui ne mâche plus ses mots face à une loi qu'il juge dangereuse. Que c'est une loi qui ne veut pas stigmatiser une religion. Mais depuis le départ, on parle que d'une seule religion et on a entendu tous les préjugés possibles et inimaginables.

Ceux qui nous écoutent vont bien comprendre quand même que c'est une loi islamophobe. C'est une loi qui stigmate. Elle dit qu'elle veut défendre les principes de la République, ceux qui portent le délit d'atteinte. effectivement à nos valeurs et tout ça, mais cette loi est une atteinte à nos valeurs.

Elle est une atteinte au principe de la République. C'est une loi qui va poser plus de problèmes qu'elle n'apporte de réponse. Tout le monde en est conscient ici.

Et puis est-ce qu'on peut faire une loi avec des obsessions ? Qu'un croyant soit croyant, qu'est-ce qu'il y a d'exceptionnel ? Qu'est-ce que c'est que ces sondages ou ces empilations de statistiques qui sortent dont je sais où, pour essayer de justifier des obsessions et des fantasmes ? sortons de nos préjugés, de nos représentations.

La République mérite mieux que ça. Elle mérite un débat apaisé parce que nous devons travailler à la cohésion nationale. C'est notre responsabilité et cette loi est une loi qui est contraire au principe et c'est une loi qui stigmatise et qui n'apa pas.

La haine du musulman ne peut pas être une loi pour la République. Il dénonce une politique faite d'obsession nourrie par des statistiques flouses et des préjugés d'un autre temps. Faire la loi sur des fantasmes pour le sénateur, c'est l'inverse [musique] de l'esprit de la République.

Car légiféré sous le coût de l'émotion ou de la peur, c'est fragiliser l'état de droit au profit du buzz médiatique. [musique] Aim Loui pointe du doigt ce décalage. D'un côté, une administration qui se veut neutre.

De l'autre, des discours qui ne visent qu'une partie de la population. Selon lui, on ne construit pas une nation en empilant les suspicions mais en garantissant la liberté de conscience pour tous. Son appel est simple. sortir de la haine, abandonner les préjugés et revenir à ce qui compte vraiment la cohésion nationale.

Ce n'est plus une question de camp politique, mais de dignité humaine. Parce qu'au final, une loi qui divise est une loi qui échoue. Et vous, pensez-vous que le débat actuel protège ou fragilise notre œuvre ensemble