Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationDj Tazio (VDJ Tazio)· 28 février 2026 93 minAutoproduitDivertissement

Daniel PrĂ©vost dans "Paris World Tour 2006" đŸ€ŁđŸ˜‚đŸ€Ł

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'il est con frérot ? Tu le connais ?

Non non, il est con. Ça se voit. Tu vois, c'est marrant qu'en vieillissant, il devient beau.

Qui ça ? Tu as des prévau ? Non, mon chien.

Et puis en fait, moi c'est pas prévu que je voulais voir. Moi, c'était l'autre. L'autre qui ça ?

Bah le moins moche. Le moins moche que qu'un prévu. Bah oui, mais il y en a pas.

Ça commence, ça commence. Allez viens, on sort discrĂštement. On va se voir une merde au cinĂ©ma.

C'est moins cher. Je suis sûr qu'il reste ça commence discret. [applaudissements] Tu l'aimes bien toi Daniel Prévu ?

Bah oui, j'aime bien. Pourquoi ? parce que [applaudissements] j'aime Bien. [musique] [musique] [musique] [musique] Oh une seconde une seconde c'est nous arriver.

Enfin quand mĂȘme c'est pas Ă©coute ça fait ça fait 65 ans que j'attends. Enfin c'est incroyable faut bien arriver. Oh tout de mĂȘme.

Faut pas exagĂ©rer quand mĂȘme. On a bien saute. AllĂŽ garage Godin.

J'écoute. Godin ? Garage Godin.

Non prĂ©vut Daniel PrĂ©vaud. Mais c'est pareil. C'est la mĂȘme maison.

Vous savez pourquoi j'appelle ? Bah non, si je ne savais, je décrocherai pasin. Vous me reconnaissez au moins qui est à l'appareil ?

Bah moi. Bah ça nous avance pas beaucoup parce que c'est aussi moi de mon cÎté. Alors donnez-moi, je sais pas, donnez-moi un indice.

Quel est votre cré, hein ? Créateur. Créateur de quoi ?

Créateur, c'est vague. Je suis créateur en général de la terre, du ciel, de l'électricité, de la carte bleue, du cheval, des yaourts. Ouais.

Attendez une seconde. C'est un peu confus tout ça. Une seconde, je vous reprends tout à l'heure.

J'ai un double appel. Oh lĂ  lĂ . Oh lĂ .

Ah, avec ses tĂ©lĂ©phones, c'est un peu compliquĂ© tout ça. Mon Oh, j'aurais voulu ĂȘtre un artiste pour pouvoir faire mon numĂ©ro, mo je te jure. Euh, bon, alors ça c'est un ça c'est un 7, ça doit ĂȘtre un 8 puisqu'il y a deux ronds.

VoilĂ , voilĂ . Ah voilĂ , c'est red de voilĂ , je fais red. AllĂŽ ?

AllĂŽ Daniel ? Euh lui-mĂȘme. C'est Roger aux Ă©ditions du papier.

Bravo et merde. E merde toi-mĂȘme. Qu'est-ce que tu veux ?

Il paraĂźt que vous organisez une confĂ©rence de presse pour votre livre Les pensĂ©es. Ça ne sert Ă  rien. Il est sorti il y a 2 ans.

Et ben oui, justement, c'est pour ça que j'organise une conférence de presse. Et mais c'est pas que pour ça, j'ai aussi un scope. J'ai des révélations à faire sur le créateur.

Ah bon ? E super. Oh, c'est trĂšs vendeur.

Ça plaĂź au jeunes et aux vieux. On va se faire du blĂ©, faut pas hĂ©siter. On est lĂ , on est derriĂšre, tu peux tout te permettre.

Tu es le plus grand que ta génération. E tu penses pas à mot de ce que tu viens de dire, hein ? Absolument.

Ah ben tu parles. Allez, je vous laisse. Bon, allez, maintenant je vais reprendre mon premier correspondant.

Ce euh bah c'est Rein. VoilĂ . AllĂŽ.

Les patronates, les téléphones, tomates, grand crin, piano à queue, piscine gonflable, bout de secours, pétal, boßte au lile. Ouais. Ouais.

Bon, bon, bon. Qui est Ă  appareil ? Mais c'est moi.

D'accord. Ça vous me l'avez dĂ©jĂ  dit. Vous m'appelez pourquoi, hein ?

Mais je sais pas. Je sais plus oĂč j'en suis. Je doute de tout.

Je doute de moi et puis j'arrive mĂȘme plus Ă  crĂ©er. Alors, je vais vous dire, je sais mĂȘme pas pourquoi je vous appelle. Et ben quand vous le saurez, rappelez-moi.

Tous les soirs il appelle. Tous les soirs. Tous les soirs.

Tous les soirs. Oh lĂ , ces crĂ©ateurs qui doutent de tout, qui doute d'eux mĂȘme. E Heureusement que je suis pas crĂ©ateur.

Bon euh, allez, on arrĂȘte les coups de fil perso, on Ă©teint les portables. Maintenant, on peut y aller. [applaudissements] C'est vous le journaliste ?

Montez dans ma voiture, ça sera plus simple. Enchanté Daniel Prévu. Enchanté enchanté.

LĂąchez ma main. Non, je peux pas conduire une main. Merci.

Alors, ça va pas trop impressionnĂ© ? Un petit peu quand mĂȘme. Bah oui, je comprends hein.

Un petit peu un petit peu inquiet tout de mĂȘme. Un peu intimidĂ©. Vous verrez, ça se passera trĂšs bien.

Bon, c'est les deux premiÚres mumutes comme ça. Bon, il va falloir s'habituer l'un l'un à l'autre. Vous à moi, moi vous.

VoilĂ . Vous avez pas mal au cƓur en voiture ? Non, dĂ©solĂ©, je conduis pas, je pilote.

Attention, virage trĂšs serrĂ© Ă  droite. Attention, c'est vous qui allez interviewer et vous ĂȘtes de quel journal dĂ©jĂ  ? le journal des journaux.

D'accord. Et vous tirez à combien ? À 5 m.

E c'est pas mal pour un journal ? Ouais. Ça vous embĂȘte pas de m'accompagner Ă  ma confĂ©rence de presse ?

On en a pour une bonne heure, une bonne heure Ă©cart sauf sauf si je m'arrĂȘte au feu rouge. Faut vraiment qu'il soit rouge. Ouais.

Faut que je sois obligé. [rires] Alors vous euh Ah vous allez ah vous allez tout enregistrer là. D'accord.

D'accord. D'accord. Vous savez ce qu'on va faire ?

Et ben vous allez parler le moins possible. Bah c'est-à-dire que vous allez vous taire le plus possible et moi je vais faire la conversation he ça sera plus intéressant. D'accord ?

Voilà c'est ça hein. Ah non. Ah non non non non.

Ah non non. Je peux pas vous laisser dire ça comme ça en entrée. Ah non non non non.

Bah oui. Bah mĂȘme si vous pensez que que je suis un gĂ©nie quoi. Un personnage culte.

Ouais ouais. un comique de rĂ©fĂ©rence et quoi d'autre encore ? Non, non mais bon, cela dit, cela dit en toute modestie, moi ça ne me dĂ©range pas d'ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le plus grand acteur de ma gĂ©nĂ©ration hein.

E il en faut bien [rires] autant que ce soit moi. Oui, mais ben mais oui, mais d'un autre cÎté, qu'est-ce que ça veut dire le plus grand acteur de sa génération ? La plus grande comédienne, le plus grand écrivain ?

Ça veut dire ça ? Non. Moi, je trouve ça franchement je trouve ça trĂšs prĂ©tentieux et mĂ©prisant pour les autres professions qui elles aussi ont leurs grands hommes, leur grandes femmes.

Bah oui. Vous avez pas connu vous Roberto Delcoufo hein ? Si, j'ai connu Roberto Delcoufo non mais ma grand-mĂšre l'a bien connu pour elle.

C'était c'était le plus grand plombier de son temps. Simple, modeste, d'une imagination débordante comme ces baignoires. Ma grand-mÚre ma grand-mÚre citait souvent quand elle était bourrée la plus grande intervention de Roberto Delcouffo à laquelle elle avait eu la chance d'assister.

Hiver 1902 chez Marguerite Leglou, sa voisine, qui avait fait appel à lui à l'occasion d'un dégradé au consécutif à l'obstruction d'un tuyau entartré. Quand il est entré dans le hall de l'immeuble, une foule compacte de plus de c personnes l'attendaient. Il a fait un triomphe. 12 minutes de stand innovation et 12 minutes pour un plombier, c'est long.

Et puis tout à coup, encouragé par la clameur du public. Débouch son tuyau. Robertou faux débouch Il l'a débouché le tuyau.

Et Bernadette de Merge hein. Bernadette Dege, ça vous dit rien ? Bien sûr, Bernadette Deerge, la plus grande infirmiÚre d'Europe.

Bon, j'en ai connu des infirmiĂšres, hein. Oh lĂ  lĂ  ! Au cours de mes nombreux voyages en Afrique, Ă  Bruxelles, Namur, Lisbonne, Londres et et mĂȘme Amsterdam, toutes ces infirmiĂšres que j'ai rencontrĂ© avaient une trĂšs forte personnalitĂ©, c'est certain, mais celle qui avait le plus de prĂ©sence, le plus de panach et je dirais mĂȘme le plus de seringues.

Bernadette Dege pour moi, elle reste et restera toujours là De [rires] le le plus grand serruier du 20e siÚcle. Alors là, sans hésiter Borice Flaquet. Ah Maurice Flaquet.

Ah Maurice Flaquet, qu'est-ce qu'on a pu rigoler avec Maurice Flaquet ? [rires] C'est marrant. C'est marrant quand j'y repense, il était trÚs lié avec la demerge.

Je crois bien mĂȘme qu'il Ă©tait trĂšs liĂ©. [rires] Maurice Claquet. Maurice Claquet.

Pourquoi je regarde par terre ? Je sais pas du tout. Pour moi, il y en aura pas d'autres.

Un esprit de synthĂšse trĂšs personnel pour dĂ©bloquer une serrure. Un coup d'Ɠil Ă  une porte et claque, elle Ă©tait blindĂ©e. Il a eu peur.

Il a eu peur. Bon ben, je recommence. Et claque.

Elle Ă©tait blindĂ©e. Ça va comme ça ? Ça va.

Bon, un grand professionnel de la serrerie française, un seigneor, un cador. MĂȘme les AmĂ©ricains nous l'envie. Oui, pas tous d'accord mais certain.

Oui, c'est ce que je dis. Pas tous d'accord mais certain. Et puis un jour un jour pardon, un jour un accident stupide comme il en arrive parfois en serrurerie et ça on n parle jamais dans les journaux de 20h juste avant la météo préparé par Nathalie Verdrou.

Alors, il a il a il a hein non, il jouait pas au bouling. Non non non, il a jamais joué au bouling. Non non, il a il a glissé sous une porte blindée.

On l'a jamais revu. Il a laissé il a laissé trois petites orphelines. Une de 16 et deux de 12. [rires] Oui, des petites clés.

Oui oui et un petit passe partout qu'il avait adopté en Thaïlande. Oh sa disparition nous a fait beaucoup de peine. Oh comment ?

Oui oui bien sûr. Bien bah bien sûr pourquoi pas ? Bien sûr.

Je veux bien parler de choses plus intéressantes. Bien sûr bien sûr. Oui oui bien sûr.

Bah je sais pas. Alors lĂ  vous avez le choix hein. Bah je sais pas.

Parlons de moi si vous voulez. Quels sont mes mes goûts, mes qualités, mes défauts ? Alors alors je sais pas des défauts des défauts.

Je suis comme tout le monde, j'en ai pas. Je sais pas. Bah oui, je suis toujours de mauvaise foi, de mauvaise humeur.

C'est vrai. De mauvaise volonté comme tout le monde, d'accord ? Comme tout le monde.

Tout est mauvais en moi. Comme tout le monde. Oui.

Je sais pas. Euh si ça vous plaßt pas, bah vous me jetez à la poubelle, hein, vous me mettez aux encombrants. Et mieux vous m'abandonnez sur une décharge publique.

Pourquoi ? Mais parce que je suis une ordure comme tout le monde. Tu es un déchet atomique.

Je suis la hague Ă  moi tout seul. VoilĂ . Je vous dis, je suis comme tout le monde.

Moi, je suis comme tout le monde. Entre un ĂȘtre humain et moi, il y a pas grande diffĂ©rence. Tu sais, je suis sensible.

Je suis trĂšs sensible. Je suis trop sensible. Je suis si sensible que tout matin, midi et soir.

Matin, midi et soir. Vous avez noté trois fois par jour. Bien.

VoilĂ . Oui. VoilĂ .

Et oui. Et oui. Comment ?

Oui, bien sûr, bien sûr. Mais ben, je suis là pour ça. Je veux bien je veux bien répondre à des questions de fond.

Bien sûr, bien sûr. Je veux bien, je veux bien creuser. Creons, allons-y.

Creons, creons. Pardon ? Euh, c'est ça votre question de fond ?

Ah ben non, on va pas aller loin avec ça, [rires] hein. Si j'ai des convictions. Si j'ai des convictions.

Bah oui, j'ai des convictions. Enfin, il doit bien m'en rester une ou deux dans le coffre. Bah oui, j'ai des convictions.

Et ben par exemple, par exemple, bah j'ai la j'ai la conviction que l'existence précÚde l'essence. Et ben l'existence précÚde l'essence, quoi. Oh, il comprend rien le ringar.

Oh là là. Oh, faut que je me tape tout ça pendant le voyage. Tiens Raymon, tu me passes le tuyau s'il te plaßt pendant que tu es là, bah tu tricoteras aprÚs, c'est pas grave.

Allez, merci. Oh lĂ  lĂ . Bonjour.

Le plein ordinaire. Super. Super ordinaire.

D'accord. Ça va ? Vous avez bien roulĂ© lĂ  ?

Ça roule bien aujourd'hui. Ouais, ça roule bien. C'est fluide ?

Ouais. Ouis, c'est fluide. Ouais, ouais.

C'est fluide. Ça arrĂȘte pas d'ĂȘtre fluide d'ailleurs depuis hier. Ouais.

Ouais. Ah ben ça bouchonnera peut-ĂȘtre un peu au pĂ©age de partenaire mais si vous prenez la dĂ©viation de bour en bris et ben vous contournerez Brambourg et vous reviendrez sur partenaire mais dans le sens. VoilĂ  hein.

Bah si puisque vous aurez dévié par Brambourg. Si pardon. Ah, attendez voir.

Oui, je crois bien. Je crois effectivement je crois un de mes clients qui m'a demandé ça ce matin. Oui.

Oui. Il m'a dit "Dis donc, est-ce que tu crois toi qui tout ?" Ce qui est pas faux d'ailleurs, hein.

Est-ce que tu crois que l'existence prĂ©cĂšde l'essence ? Alors moi j'ai rĂ©pondu Ă©coute Albert parce qu'il s'appelle Albert. Écoute Albert, je me mĂȘle pas des affaires des autres mais la seule chose que je suis sĂ»r c'est que j'existe avant de prendre de l'essence sinon j'aurais pas la possibilitĂ© de faire le plein hein.

Ah non, elle marche pas celle-lĂ . Elle marche pas celle-lĂ . Faut venir lĂ .

Non non, faut venir lĂ  ici. Ah c'est des anglais. No good capote.

Donc une personne qui n'existe pas ne peut en aucun cas précéder l'essence qui elle de son cÎté existe en tant que liquide dans un baril, une cuve, un réservoir, un puit. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il comprend rien ou quoi ?

Non, j'ai dit no good. No good toujours. Non non, faut venir lĂ , faut venir lĂ .

Donc l'existence d'une personne rĂ©side dans sa naissance avant qu'elle fasse le plein d'essence Ă  la pompe, mĂȘme la plus Ă©loignĂ©e de son domicile. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il me provoque ou quoi celui-lĂ  ?

C'est de la provocation. Oh, faut pas provoquer pépÚre prévau, hein. No good.

J'ai dit no good. No fiole. Requole [rires] tĂȘte de miole recolle Shakespeare VoilĂ .

Tranquille tranquille tranquille. VoilĂ . Heureusement que je parle anglais parce que oh donc existence naissance essence.

La naissance de l'existence précÚde l'essence que tu viens chercher ici à la pompe ça fait tr fois que je te le dis. [rires] Oh non, je reviens hein. Tiens Ron, tu prends ça.

Oh ! Ah ! Je te jure.

Bon, je vous fais les niveaux. Non, de toute façon, tu as pas le niveau. De toute façon, un petit coup sur le par-brise.

Non, de toute façon, tu as pas de parbrise. Bon, voilà. Oh !

Allez, c'est clair pour vous maintenant ? De toute façon, je répéterai pas. Alors, quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un problĂšme ?

Je vous plaßt pas, c'est ça ? Bah si, vous griassez, je vous plais pas. Bah c'est bizarre.

D'habitude, je plais beaucoup. Je sais pas. Oui, je sais pas.

Tout ce que je dis, ça plaßt. Bah, je plais aux femmes, aux hommes. Les chiens m'adorent.

Ils sont Ă  quatre pattes devant moi. Je sais pas hein. Et vous savez pourquoi ?

Pourquoi je plais ? Vous savez pourquoi ? Parce que j'ai du charisme.

Parfaitement, j'ai du charisme. Et petite devinette, vous savez d'oĂč il vient mon charisme ? Vous savez d'oĂč il vient ?

De Panama. Mon charisme de Panama. VoilĂ .

Il a pas compris. Bah oui, comme la région. C'est ça.

Comme le chapeau du mĂȘme nom. VoilĂ . VoilĂ .

Voilà. Ah oui, c'est énorme. Je sais.

Oui. Bah c'est un jeu de mot. Je vous rappelle tout de mĂȘme que nous sommes lĂ  ce soir essentiellement pour m'amuser hein et que c'est avec des idĂ©es comme ça que je passerai Ă  la postĂ©ritĂ©.

Qu'est-ce que j'entends par postérité ? Bah postérité postérité postérité hérité de la poste. Hein ?

Ah oui ben oui. VoilĂ . Je suis un as de la formule.

Un prince du jeune mot comme Malroot. Qu'est-ce que Malot vient faire là-dedans ? Quel rapport entre Malot et Prévu ?

Ah ben oui, je sais. C'est c'est lui qui aurait dit le 21e siĂšcle sera religieux ou ne sera pas Ouais. Est dedans.

Il aurait mieux fait de s'abstenir. Pourquoi ? Parce que ça veut rien dire.

C'est ridicule. Bah si c'est ridicule. Ou alors il a pas terminé sa phrase et là là je peux l'aider.

Bah oui bah il suffit de faire monter les enchÚres. Bien mesdames messieurs, article suivant. Une trÚs belle citation du grand André Malerot.

Citation incomplÚte à compléter en famille. Voici la citation. Le 21e siÚcle sera religieux ou ne sera pas.

Voilà mesdames messieurs, je répÚte la citation pour ceux qui viendrai demain. Le 21e siÚcle sera religieux ou ne sera pas. Voilà.

Mesdames et messieurs, les enchĂšres sont ouvertes. J'attends vos propositions. Oui.

Au fond, Ă  droite. Oui. Allez-y.

Allez-y. Le 21e siĂšcle sera plus fort. Sera catholique.

TrĂšs bien. TrĂšs trĂšs bien. Ce qui nous le 21e siĂšcle sera religieux ne sera pas trĂšs catholique.

Une fois, deux fois. Ah, au fond à gauche, j'ai enduit de moutarde, trÚs amusant également. Uit de moutarde, c'est trÚs amusant.

C'est trùs drîle tout ça. Ça fonctionne trùs fort. Uit de moutarde une fois, enduit de moutarde deux fois.

Ah, au premier ranger, plus con qu'un autre. Formidable. Ce qui nous donne le 21e siĂšcle sera religieux ne sera pas plus con qu'un autre.

Une fois, deux fois, trois fois, un juger. Mesdames, messieurs, je vous remercie. [applaudissements] Euh euh euh de moi à moi, on est entre moi hein, ça sortira pas de moi.

Mal il a dit une connerie. Mais c'est pas grave. C'est pas grave, c'est Malroot.

Ben c'est vrai, c'est pas grave, c'est Malroot. Ou alors ou alors il a voulu faire rire. Oui, ça se peut. au cours d'une je sais pas moi une communion euh je sais pas un baptĂȘme un mariage un enterrement c'est possible un repas de famille redonne-moi du pinard mais non mais attends attendez il y a des sketch non [rires] non non vous me prenez de couron bon Euh bon, je vais vous faire quand mĂȘme le sketch euh Ă  la demande gĂ©nĂ©rale.

Alors, je vais vous faire le sketch du siĂšcle. [rires] Euh toi, Mirille, tu bois pas hein parce que c'est moi qui te ramĂšne. Oui, je sais, je sais.

Mais en fait, c'est quand mĂȘme moi qui t'ai mis dans la voiture l'autre jour. Mais bon, ça c'est pas grave. Euh oui.

Alors le le sket du siÚcle, il y en a il y en a quelques-uns d'entre vous qui le connaissent parce que je l'ai déjà fait à l'enterrement de cette [ __ ] de Marguerite Leglou. Alors voilà le sketch. Alors c'est le pÚre qui dit à son fils dis donc mon petit 21e siÚcle ta mÚre et moi on est un peu inquiet sur ton avenir pas vrai la mÚre ?

Oh bah oui, ça c'est sûr, on est un peu inquiet si tu le dis. C'est sûr, on est inquiet. Mais dis donc, tu as une idée de ce que tu veux faire comme métier plus tard ?

Et ben oui, moi je veux ĂȘtre religieux comme les copains. Attends, tu entends ça la mĂšre, notre 21e siĂšcle qui veut ĂȘtre religieux. Oh bah oui.

Oh lĂ  lĂ . Oh quelle tuile ! Qu'est-ce qu'ils vont dire ?

Qu'est-ce qu'ils vont dire les voisins qu'on va aller chercher le pain et la viande ? Oh lĂ  lĂ  ! Oh lĂ  lĂ  !

Oh mais et puis dis donc dis donc mon petit 21e siÚcle religieux c'est pas un métier. Puis on entend que ça partout, on entend que ça partout, on voit que ça partout ça. On voit ça à la à la radio, à la télévision puis dans les journaux hein.

La mÚre vrai tu es complÚtement bouché comme filiÚre pas vrai ? La mÚre ? Bah oui.

Ah ça c'est sûr, c'est complÚtement bouché. Si tu le dis. C'est bouché, c'est sûr.

Oh et puis dis donc, regarde regarde ta mĂšre. Regarde ta mĂšre et [rires] et comment que tu feras pour te reproduire, hein ? Comment que tu feras ?

Je veux pas me reproduire, je veux ĂȘtre un religieux qui se reproduit pas. Oh ! Oh !

Alors là, alors c'est le pompon. Alors, ça c'est le pompon. Tu veux faire pleurer ta mÚre ou quoi, hein ?

Oh ! Oh ! Si je vais ĂȘtre religieux.

Oh, retiens-moi la mĂšre. Mais je te retiens, je te retiens, je te retiens. Retiens-moi plus fort.

Je peux pas te retenir plus fort. Ça me fait mal à mon bras qui a des rumatismes. Allez.

Oh non, dis-lui dis-lui toi mon fils, dis-le pour, dis-le pour sa vieille mĂšre. Dis-lui que tu seras pas religieux. Si je serai religieux ou je ne serai pas [applaudissements] aprĂšs tout c'est une hypothĂšse hein.

C'est vrai. Si ça tient de bout. Si si ça tient de bout bien sûr.

Comment ? Bah si je suis sérieux. Je suis tout à fait sérieux.

Je suis sĂ©rieux mĂȘme quand je suis sĂ©rieux hein. Ah non, c'est une attaque personnelle. Ah ne me provoquez pas.

Ne me lancez pas sur la banane parce que pour moi la banane c'est le dernier baston du colonialisme. Quand j'ai rien à dire moi je parle de la banane. Ben c'est pas mon fruit préféré mais c'est celui pour lequel j'éprouve j'éprouve le plus de tendresse, d'amitié.

C'est bĂȘte une banane mais c'est le fruit le plus gentil. le plus affectueux et surtout le plus silencieux. Ah oui, jamais vous entendrez une banane Ă  boyer.

Jamais. Moi j'ai des amis dans le Vercor qui habitent en endroit isolé [musique] et ben par sécurité ils avaient acheté à un ancien planteur colonial un couple de bananes mù et femelles dressés pour monter la garde. Il les avait appelé Ba et Nan.

Et ben résultat, ils sont fait cambrioler deux fois en pleine nuit. Ils ont rien entendu. Benan était dans la cour devant la maison à soi-disant monter la garde dans leur compotier.

Aucune des deux n'avoyé. Conclusion : zéro les bananes pour monter la garde. Zéro.

Vous n'avez pas Vous avez pas remarqué quelque chose ? Si si si. Attendez, ne bougez pas.

Bougez. Vous avez rien remarqué. Restez là.

Vous ĂȘtes sĂ»r ? Vous n'avez pas un petit truc bizarre ? Vous avez pas remarquĂ© ?

Al quand mĂȘme ? Ah non, c'est franchement c'est c'est assez Ă©norme. Tu faut faut vouloir pour pas le voir franchement.

Et ben à aucun moment pendant cette anecdote, je n'ai employé l'expression pùté de foi. [rires] Et j'en aurais des choses à dire sur le pùté de foi. Je pour en écrire 20 volumes sur le pùté de foi.

Comment ? Comment ? Moi obsĂ©dĂ© par la bouffe et vous vous ĂȘtes pas obsĂ©dĂ© hein ?

Trois fois par jour vous bouffez. Matin, midi et soir, est-ce qu'on pas le goûter ? Mais vous me traitez d'obsédé.

Excusez-moi. Excusez-moi, j'aurais tout entendu. Pardon.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il a ? Il a un problĂšme le ringard ?

Monsieur Préot, s'il vous plaßt. Qui me parle là ? C'est le monsieur du 3Ú rang.

Quelle place ? 37. Ah, c'est la meilleure place.

Non. Ouais, merci. Oui, je t'ai rien demandé.

J'espĂšre que vous avez une bonne raison de m'interrompre en pleine interview, hein. Ah, justement, on est venu vous voir parce que parce qu'il y a rien d'autre. Tout est complet.

On voulait voir du théùtre mais lĂ  c'est n'importe quoi hein. Il y a pas de sketch, il y a pas d'histoire, on comprend rien, on sait pas oĂč on est. Bah si.

Eh, vous ĂȘtes avec moi dans ma voiture, je pense Ă  haute voix. C'est de la pensĂ©e pure, je cogite. C'est quand mĂȘme pas difficile Ă  comprendre, hein.

Alors, je te jure. Mais alors, c'est un spectacle, c'est une interview, c'est un délire. C'est quoi ?

Mais mais c'est ce que tu veux mon bonhomme. Pour l'instant, je me prĂ©pare pour ma confĂ©rence de presse oĂč je vais pouvoir enfin dire au monde ce que je pense tout votre truc. Il y a pas de lien.

Mais si, il y a moi. Et j'ai jamais dit que j'Ă©tais cohĂ©rent. À l'absurditĂ© du monde, j'ajoute mon incohĂ©rence.

Que ça plaise ou que ça plaise. Ouais, mais nous on est venu se marrer alors on est prĂȘt. On peut rire de tout.

Non, non, ça c'est faux. C'est faux. Je ne peux pas vous laisser dire ça.

On ne peut pas rire de tout. Ou alors ou alors qu'on définisse ce tout. Tout est dans tout.

D'accord. Mais il y a quoi dans tout ? Prenons, je sais pas moi, prenons prenons une cuillĂšre par exemple.

Une cuillĂšre normale, une simple cuillĂšre sans aucun artifice, ni dessus, ni dessous, ni dessus, ni dessous hein. Et ben, c'est pas irrĂ©sistible une cuillĂšre. Ça ça provoque aucune laritĂ© particuliĂšre, aucun glouscement particulier.

Bon, si je prends un Ɠuf, un Ɠuf normal, un Ɠuf de chien, ça c'est un gros chien. Et ben pareil, pas un rire, rien. Ou alors, ou alors des rires de complaisance.

C'est ça, j'en veux pas. Ça n'a aucune valeur. Donc donc la formule on peut rire de tout est fausse.

Merci mesdames. [applaudissements] En revanche, en revanche, une cuillĂšre dĂ©guisĂ©e en Ɠuf [rires] Ă  l'occasion de mardi gras ou d'une soirĂ©e costumĂ©e, je peux comprendre que ça fasse rire, que ça obtienne un certain succĂšs, qu'on en fasse un DVD puis un deuxiĂšme hein, un t-shirt, une casquette, enfin bref, tous les produits dĂ©rivĂ©s. Ça je peux comprendre, je comprendrai trĂšs trĂšs bien.

Oui, j'arrive, j'arrive, j'arrive, j'arrive, j'arrive, j'arrive. Bon, vous m'excusez, j'ai de la route à faire, je dois y aller, hein. On m'attend pour une conférence de presse.

Excusez-moi encore. Ah, il faut tout leur expliquer. C'est pas pour ça qu'ils comprennent davantage.

Marqu sa ce qu'on va faire ? On va tranquillement mettre la radio. D'accord ?

Vous voulez bien écouter la radio ? D'accord. Allez, on écoute la radio, ça va nous faire du bien.

Et vous, c'est quoi comme panne Bagou ? Oui, j'adore ça. Vous savez pas, vous savez pas ce que c'est comme [rires] J'adore celuilà.

Attendez, quittez pas, je vais en parler au chef d'atelier. Eh Raymond, il y a la mĂšre Chamanou, c'est pas ce qu'elle a comme panne. Les gonf eh comment qu'elle veut qu'on a des pannes ?

Je sais pas ce que tu p c'est ça qu' fait sur scÚne. Je l'ai vu faire sur scÚne. J'adore.

J'adore vraiment. J'adore ça. Oh merde, une seconde.

Oh là là. Oh là là là. tout le temps à téléphoner.

Oh, tout le temps le téléphone. AllÎ Gin, j'écoute. [applaudissements] Oui, bonjour monsieur.

Ah, je sais pas si est prĂȘte. Quelle couleur dĂ©jĂ  ? Attendez, quittez pas, je vais en parler au chef d'atelier.

C'est comment votre nom déjà ? Ah oui, monsieur Fradé. Monsieur Frad, quittez pas, monsieur Fradet.

Euh, Raymond, elle est prĂȘte la 405 noire du pĂšre Fradet ? Ah non, pas vendredi soir, faut qu'elle chercher une piĂšce hallucine. Ils Ă©taient ruptures de stock.

Ça fait un mois que je rupture de stock fran. Allî ? Euh non pas avant lundi soir monsieur Fradet.

Il Ă©tait en rupture de stock. Ça fait un mois qu' son ruptteur de stock. Pourquoi ?

Qu'est-ce qu'il y avait à faire dessus déjà ? Non parce que j'ai pas la fiche technique sous les yeux là. Il y a du boulotin. [rires] Il y a eu du boulot hein.

Il y avait du boulot. Attendez, quittez pas, je vais vérifier auprÚs du chef d'atelier. pas Raymond qu'est-ce qu'il y avait à faire dessus déjà sur la 405 noir du pÚre Fradis ?

Et ben c'est le jo culass qui pété a tout l'affire toute mais mais c'est surtout je culasse. AllÎ c'est le joint de culasse monsieur fré il est mort mais vous le saviez pour vot jeune de culasse mais vous saviez pour vot jeune de culasse mais vous le saviez qui était pété vous le saviez qui était pété. Bah oui, mais un joint de culasse faut bien qu'on le remplace.

Bah oui, mais un joint de culasse pété, faut bien le remplacer. Ben oui, mais vous faites quoi vous les péter votre joint de culasse ? Vous faites quoi ?

Vous le gardez ? Vous voulez garder votre joint de culasse pété ? Attendez, quittez pas, je vais en parler au chef d'atelier.

Euh, Raymond, qu'est-ce que tu as fait du join de culasse du pÚre Fradet qui était pété ? Et ben, je l'ai remplacé par un join de culass qui pas pété. Oui mais rond excuse-moi mais le client il dit qu'il garde toujours ses joint culass pété en souvenir.

Et ben siil garde ses joint cul pé je peux enf une vingtaine il pourra s'en faire un collier fait là. AllÎ. Bon ben alors c'est d'accord he monsieur Fradet le chef d'atelier dit que vous nous faites chier mais qu'on peut vous le garder votre joie de culasse pété.

Vous le prendrez quand vous viendrez chercher la bagnole. C'est ça. Mais pas avant lundi hein monsieur Fr parce que là on va fermer hein.

D'accord. Monsieur Fr [rires] l'autre con il il veut rouler avec son jeune culasse pété. [rires] Oh merde !

Oh mais une seconde une seconde. Oh là là. Oh allÎ garage j'écoute.

Ah non il y a plus personne monsieur. Faut rappeler lundi maintenant. Le garage est pété jusqu'à lundi. [rires] [applaudissements] [applaudissements] [rires] Oh, j'adore j'adore ce sketch moi.

Oh, j'adore ça. Ça me fait rigoler. Qu'est-ce que je rigole entend ?

Oui, ça c'est bah oui, ça c'est l'impression J'ai l'impression d'avoir connu ces gens-là. C'est vrai le garagisme c'est c'est ça ça me fait franchement ça de me faire rigoler quoi. Oui oui oui je trouve ça trÚs drÎle.

Oui parfaitement je trouve ça trÚs drÎle. Oui oui c'est mon genre d'humour. Tout à fait.

Ça ça frĂŽle la folie. Et vous vous ĂȘtes pas fous. Trois fois par jour vous bouffez hein.

Trois fois par jour. Est-ce qu'on pas le goûter ? dit hein et en plus vous vous procédez par formule inepte complÚtement ridicule hein.

Daniel Prévu l'hystérique le fou furieux Daniel Prévu Daniel Prévau l'halluciné franchement c'est débile c'est réducteur. Mais oui vous me réduisez vous m'amalgamez. Oui bah remplacez mon nom par n'importe lequel pour voir.

Allez-y. Allez remplacez mon nom. Allez-y, allez-y. [musique] Ce soir, au grand cirque de la vie, retrouver les pouces sououfflants, Jésus-Christ, l'andru imprévisible, l'infayable Carl Marc, c'est son désopant qu'on pÚre Jojo Staline.

Et pour les petits élégrants, l'irrésistibles ma sétent et ses blagues à deux. [musique] Et enfin, le clou du spectacle pour la premiÚre fois en Europe, venu directement du Chili en passant par la Lorine avec mes sabots, le diabolique magicien Pinochet qui vous fera disparaßtre sans jamais réapparaßtre. [applaudissements] Vous avez vu ?

Vous avez vu, ça va à tout le monde les formules toutes fait hein. Et oui, on est tous pareil, on est interchangeable. Bon, on change les adjectifs, c'est tout.

VoilĂ  les noms. [rires] VoilĂ . Oui, je vous ai donnĂ© une belle leçon de vie lĂ in. [rires] Ça vous dĂ©range que je pense librement ?

Bah si, je vois bien que ça vous dérange. Ah si. Ben si, je vois bien.

Si ouais. Ouais. Qu'est-ce que vous allez faire d'un type qui pense pas comme vous ?

Un type qui philosophe ? Bah oui, parfaitement, je philosophe. Oui.

Et j'ai mĂȘme les rĂ©ponses aux trois questions fondamentales. Qui sommes-nous ? D'oĂč venons-nous ?

Et oĂč allons-nous ? Nous sommes Daniel PrĂ©vud. Nous venons de chez Daniel PrĂ©vud et nous allons chez Daniel PrĂ©vud.

Et ça, j'ai l'impression que ça va en emmerder plus d'un. [rires] Et je les entends dĂ©jĂ . E mais oĂč ?

Mais qu'est-ce qui se passe ? D'oĂč on vient ? Il paraĂźt qu'on vient de chez Daniel PrĂ©vu.

Ben oui, on vient de chez Daniel Prévot. Oui, mais alors moi je comprends pas. Alors passe devant, il faut que je prenne de l'essence.

Ah non, je ne précÚde jamais l'essence. Voilà. Oui, parfaitement.

Parfaitement. C'est de la philosophie. Tout Ă  fait.

Oui. Et ou ça intéresse tout le monde la philosophie. Quoi les jeunes pas sûr ?

Quoi les jeunes pas sûr ? Mais surtout les jeunes. Tiens, regardez-les.

Ils sont lĂ bas. E les junes e Jones. Viens lĂ .

Viens là. E viens. E j'ai trois sujets pour l'épreuve de philosophie au baccalauréat hein.

Ça t'intĂ©resse ? Tu as du blĂ© 1. [rires] Ma pensĂ©e est plus rapide que le TGV. 2.

L'homme civilisé est un homme sans armes. Et 3 Attends. Ah non, non.

Bonsoir monsieur Bardau. Non non, c'est rien. On est en train de faire un basket avec les copains.

Et trois, l'art est inutile quand on a rien Ă  bouffer. VoilĂ . [rires] VoilĂ . [applaudissements] Allez, allez.

Allez-y, allez-y. Développez. Vous faites développer si vous avez les négatifs.

Allez, hein. [rires] Oui, ça c'est de la philosophie. Oui.

Oui. Moi j'aime bien les Jones. J'aime bien les vieux aussi.

J'aime bien. Ouais. Aime bien.

Ouai. Tout Ă  fait. J'ai pas peur des Jones ?

Non. Non. Hein.

Des Jones ? [rires] He ? Les Jones.

Regardeles. Allez, dégage. Dégage.

Ou j'appelle tes parents. Dégage. Voilà.

Et oui oui, c'est ma philosophie. Oh bah je sais bien ça vole peut-ĂȘtre pas haut. Oui, c'est peut-ĂȘtre pas trĂšs fin, je le reconnais.

Enfin, c'est ce que je pense en tout cas. Et croyez-moi, plus tard, on se souviendra de moi et de ce que je pensais. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Prévaut Daniel, plus connu sous le nom de Daniel Prévu, né comme tout le monde en 1939 avant les différentes guerres qui ont ensanglanté la surface du globe.

Tu as Ă©tĂ© le plus inutile de contemporain et c'est dans ce garage Godin que tu as tant aimĂ© que tous tes amis sont rĂ©unis. L'aperçois le pĂšre Fradet, la mĂšre Chabou et le fidĂšle parmi les fidĂšles, le fidĂšle Raymond [rires] marquant ton Ă©poque par une absence totale d'initiative nationale et rĂ©gionale Ă  la fois. Tes discours dĂ©pourvu d'intĂ©rĂȘt n'ont laissĂ© aucune trace derriĂšre eux. [rires] Excusez-moi, c'est trĂšs trĂšs dur.

Déné toute pensée, homme sans aucune ambition. Tu n'as jamais fait aucune promesse non tenue à ton pays ni représenter aucun courant de pensée. Et pourtant et pourtant comme le dit si bien le proverbe poveu, c'est goan.

OĂč es-tu Daniel ? OĂč es-tu Daniel Ă  cette heure ? OĂč es-tu ?

OĂč es-tu ? Oh, tu es lĂ  justement ? Je parler de toi.

Tu veux ajouter un mot, une phrase, une connerie ? Oui, une connerie, je veux bien. Bonsoir.

Non, je dirais tout simplement Ă  l'instar de Voltaire qui disait "Je meurs en adorant Dieu". Moi, j'ajouterai modestement et ta sƓur [applaudissements] Ă  l'attention de mon beau frĂšre. Bien sĂ»r.

Alors, alors évidemment, il est certain que de mon cÎté dans ces circonstances aussi douloureuses au combien douloureuse. Et pourquoi je gueule comme ça ? Voilà ce qu'on pourrait dire de moi en tout cas. [applaudissements] [applaudissements] Pour une fois, pour une fois, ça parlait bien de moi. [rires] J'adore qu'on parle de moi, pas vous.

Allez, euh, vous voulez qu'on remette la radio lĂ  parce que on l'avait Ă©teint tout Ă  l'heure. On la remet, d'accord ? Ça va nous faire du bien ça.

On va se décontracter, d'accord ? Allez, hop. Allez bien, on marque une courte pause et on se retrouve juste aprÚs ça.

D'accord. BaptĂȘme, communion, barmiteva, circoncision, mariage, enterrement, naissance, anesthĂ©sie. Ne cherchez pas, ne cherchez plus.

Daniel Prévu, le comic qu'il vous faut. [musique] Moins cher que les autres, plus de qualité, plus de finesse, moins de rire gras, rien acheter. Daniel Prévu, the rigolo.

Daniel Prévu également disponible pour les femme. Ah, c'est marrant. E c'est marrant, il s'appelle comme moi. [rires] Oh, j'adore ça moi.

La pub, j'aurais dû en faire plus. Franchement, j'aurais dû en faire plus des Je sais pas des grandes campagnes antiaitabac, des campagnes pour les économies d'énergie, pour la la collecte des ordures ménagÚres. Je t'aurais fait ça bien net, bien propre là.

Cac banlieu [musique] bienvenue bontĂ© boisson campagne pour la revalorisation de la lettre B. [musique] Soif de justice, soif de jus [musique] de pomme, soif d'un monde meilleur. Bravo, campagne pour rĂȘver d'un monde meilleur.

Du vingue à l'arme et le cƓur lourd panne de tendresse appelle au secours. Chagrin d'amour. [musique] Essayez les garçons. [musique] Vous avez perdu la foi.

Vous croyez plus en Dieu. [musique] Manger de l'endouille, ça reviendra. [applaudissements] Vous avez vu hein ?

Là, je peux tout faire moi hein. La publicité, de la radio d'ailleurs j'ai tout fait dans ma longue carriÚre. Oui.

La la radio, la télévision bien sûr. Du théùtre. Bah oui, j'ai fait du théùtre et du théùtre de boulevard.

Tout à fait. Ouais. Ah s bien sûr, j'allais le dire sans oublier le cinéma.

Bien sûr. Oui. Des des films de série B.

Et vous, vous en avez pas fait de la Sirib ? Oh, arrĂȘtez, dites pas le contraire. Mais si !

Non seulement vous bouffez trois fois par jour, non seulement vous procédez par formule inepte, mais en plus vous avez écrit des articles de série B dans dans des journaux de série B. Ne dites pas le contraire. Ne dites pas le contraire.

Et moi Ă  votre place, au lieu d'Ă©crire des articles ringard dans des journaux ringard, faut bien le dire, et ben j'aurais Ă©crit dans des journaux jeunes et dynamique comme le pied de nez du Vacluse. Ah ben oui, rien de ne fdo. Le bordelet Ă©cƓurĂ©, il corriĂ©rĂ© de la pizza.

L'intellectuel belge, le crocodile du poitou. Mais oui, le barbu catholique. La honte.

La honte. Oh merde ! Merde ! [rires] Je me suis fait flasher !

Ah ! Ah ! J'ai pensé trop vite.

Oh ! Oh ! Oh lĂ  lĂ  lĂ  lĂ  !

Oh ! Ah ! Oh !

Fuck ! The fuck ! The fuck !

The fuck ! Oh fuck ! Oh lĂ  !

Voilà, les gens pensent trop vite, ils réfléchissent plus avant de penser. C'est de ça que le monde crÚve. Mais voilà tiens la crÚve.

Encore encore un journal dans lequel vous auriez pu écrire. Bah oui, la crÚve internationale. Tout à fait, ça, j'en suis convaincu.

Tout comme je suis convaincu que vivre sa foi datĂ©e dans une RĂ©publique islamique doit ĂȘtre extrĂȘmement dangereux. Et au Vatican, ça doit pas ĂȘtre mieux non plus, hein. Allez.

Bon. Ah ! Ah !

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Ah mais non, mais j'avais dit qu'on arrĂȘte les les portables pendant le trajet.

Oh, c'est lĂ . Ah oui, d'accord. Bon ben, j'arrĂȘte.

On l'arrĂȘte. ArrĂȘte arrĂȘte arrĂȘte arrĂȘte. On arrĂȘte, on arrĂȘte.

C'est encore RogĂ© aux Ă©ditions du papier. Bon, j'ai rĂ©flĂ©chi Ă  ton histoire lĂ  de t'attaquer au crĂ©ateur vas-y molo avec la religion hein. Ça se mĂ©lange mal avec l'humour, c'est mal vu.

Oh alors ça c'est faux. C'est une idée. Tu une idée complÚtement faux.

C'est totalement reçu. VoilĂ , ça fait partie des idĂ©es reçues. Ça c'est faux.

Sainte ThĂ©rĂšse d'Avilla Ă©tait irrĂ©sistible quand Monseigneur la blouse Ă©vĂȘque de fĂ©c lui demandait comment ? Et bien elle rĂ©pondait toujours avec ce cet esprit qui la caractĂ©risait pour aller ça va mon seigneur mais c'est pour revenir. Excuse-moi si c'est pas de l'humour religieux excuse-moi.

Oui mais attention blasphĂšme blasphĂšme. Attention le blasphĂšme. Oui oui.

Ben t'inquiĂšte pas pour le blasphĂšme hein. Je roule pas vite. S'il y en a un je verrai.

Allez Ă  3. On raccroche 3. Vous avez vu ?

E moi je parle de tout religion, vidéo, météo, tout ça. J'ai je je m'attaque à tout. J'ai peur de rien ni de personne.

C'est vrai. C'est vrai. Enfin bon hein.

La seule chose, écoutez-moi, la seule chose qui me fasse vraiment flipper, ça je le dis sans honte, c'est le mal de dos. Oui, parce que c'est le mal du siÚcle. Oui, c'est ce qui touche tout le monde.

Et si je devais m'engager pour lutter contre un des grands mots de ce siÚcle, bah ce serait celui-là parce que c'est ce qui coûte le plus cher à la sécurité sociale et qui creuse le déficit comme inéluctablement creuse le désert. J'adore cette phrase comme inéluctablement creuse le désert. Vous l'avez noté ?

DĂ©sert, comment ça s'Ă©crit ? P R E V O S T. Il y a quelques annĂ©es de ça, moi je je bavardais avec un un employĂ© de la sĂ©curitĂ© sociale et puis je lui faisais remarquer comme ça, j'avançais bĂȘtement l'idĂ©e que si le le si le dĂ©ficit avait du mal Ă  ĂȘtre comblĂ©, c'est que vraisemblablement les spĂ©cialistes n'utilisaient pas la bonne pelle.

Bon, je reconnais que je n'ai pas été compris. Alors, bon, je l'ai répété plusieurs fois, ça n'a pas marché. Tant pis.

Bien sûr. Bah, évidemment, bien sûr que j'ai d'autres solutions pour pour combler le déficit. Bien sûr.

Bah, premiÚrement, supprimer tous les médicaments sans aucune exception. DeuxiÚmement, interdire toutes les opérations chirurgicales sur l'ensemble du réseau, enfin du l'ensemble du territoire et dans les départements d'outreemer. Voilà.

Et ben plus de médicaments, plus d'opération donc plus de remboursement hein. C'est QFT. Voilà.

Ouais. Vous allez voir s'il va pas ĂȘtre comblĂ© le dĂ©ficit. Tu vo Bon bon d'accord.

Oui, oui, j'ai d'autres mesures bien sĂ»r, mais bien sĂ»r, j'ai d'autres mesures aussi intelligentes. Ça ne vous Ă©tonne pas tout de mĂȘme. Par exemple, si j'Ă©tais amenĂ© Ă  de hautes fonctions, par si on m'offrait le portefeuille de ministre des transports, j'obligerais par mesure de sĂ©curitĂ© toutes les hĂŽesses de l'air qui travaillent sur les longs courriers Ă  porter une culotte.

Non, non, je n'ai pas la preuve qu'elle n'emporte pas, on est d'accord. Non non, mais dans le doute, je prĂ©fĂšre prĂ©voir. MĂȘme chose pour les chauffeurs de bus.

Voilà. Et à propos de chauffeur de bus, ça n'a aucun rapport d'ailleurs. Euh j'ai une petite pensée pour tous les bijoutiers dans le besoin.

Sans distinction de race ni de religion, ça n'a aucune importance. Oh, je suis fatigué moi. Tiens, ça me fatigue tout ça.

C'est vrai, on parle, on parle mais c'est fatiguant hein. Vous saz ce qu'on va faire ? Et ben, on va s'arrĂȘter lĂ .

On va sortir de la voiture et on va s'aérer. Vous voulez bien ? Voilà.

Allez, on sort de la voiture. Oh ! Oh !

Ça fait du bien. Oh, ça fait du bien. Oh !

Oh ! Allez ! Oh !

Moi, je me tire. Ça me fait du bien. Allez, allez, on marche, ça fait du bien de marcher.

On marche. Allez, faites des petits pas, vous marcherez plus longtemps. C'est bon.

Ah là là. Ah la nature, j'adore ça la nature. Ah oui, bah oui, parce que je suis normal à peu prÚs, bien sûr.

Oui, je suis Oui, tout à fait. Je suis resté trÚs simple. Absolument.

Bah parce que parce que j'ai jamais été grisé par le succÚs. Bah pas du tout. Pas du tout.

Comment ? Bah non. Non.

Ah non, je n'ai jamais fait fortune. Bah j'ai travaillé pour gagner ma vie. C'est normal, tout le monde travaille.

Bon, si si j'étais riche là, si j'étais riche, je ferai collection d'armes comme tous les cons. Ouais. J'auraiis toutes les armes du plus petit canif au plus grand char d'assaut.

J'aurais deux bombardiers accrochĂ©s en croix sur les murs de ma villa au-dessus de mon lit avec du buit bĂ©ni. Les invitĂ©s me diraient alors comme ça tu fais collection d'arbres ? Je leur rĂ©pondrai oui et je les astique moi-mĂȘme.

Ça serait intĂ©ressant comme conversation non hein ? Ah vous savez, moi je suis franchement je vous le dis franchement on est entre nous hein. Parlons sĂ©rieusement, je suis un non violent.

VoilĂ  si quelqu'un me cherche des histoires, je frappe le premier. Ça Ă©vite la bagarre. Oui.

Ah oui, bien oui oui bien sĂ»r. J'ai d'autres rĂȘves de gosse aussi touchant bien sĂ»r. Bah par exemple je sais pas par exemple j'aimerais voler non pas comme les oiseaux voler des navets.

Des dizaines et des dizaines de navets. VoilĂ . Ah moi je suis un je suis un citoyen du monde un artiste universel.

J'ai j'ai un humour international. VoilĂ  hein, mes skontiĂšres. MĂȘme les Hollandais peuvent me comprendre.

Bah attendez, pourquoi les Hollandais comprendraient pas mon humour ? Bah enfin, si on leur parle franchement, avec le cƓur, bah pourquoi ? Bien sĂ»r que si.

Hallo Gar, [rires] AllĂŽ est-ce [rires] [rires] Bah on tr pour hein on voit et je allĂŽ bon je trĂšs [rires] hein vous rentrez vousz la pille. [applaudissements] [applaudissements] Oh lĂ  lĂ  lĂ  lĂ  ! Ah lĂ  lĂ  !

Ça ça c'Ă©tait c'Ă©tait ça c'Ă©tait pour faire terire les mauvaises langues. Moi je suis une multinationale de la dĂ©conne. VoilĂ .

VoilĂ . On va se poser lĂ . D'accord.

On se pose lĂ . Allez asseyez-vous. Ahon est bien lĂ .

Oh la nature, l'air pur, la poĂ©sie, la campagne, les chemins de terre, les chemins de fer, les chemins de fer qui croisent les chemins de terre. Vous entendez ce concert d'oiseau, hein ? Ça c'est un roelet.

Ça c'est un rossignol. Ça c'est une maisange. Vous connaissez pas le mot ?

Mess anges. Voilà. Et et ça c'est ta mer là.

AĂŻe aĂŻe aĂŻe a que c'est joli. Ah oh doucement doucement doucement doucement. Oh lĂ  lĂ .

Oh oh j'ai de belles pensées qui la saillent. Ah, je pense à mon prochain mon prochain rendez-vous chez le dentiste. Je pense à ma prochaine ma prochaine vidange.

E il faut y aller. J'approche des 15000. Faut y aller lĂ .

Je pense enfin je sais pas si si vous ĂȘtes comme moi, mais je pense qu'avec les annĂ©es, les charcutiĂšre deviennent de plus en plus grosses. Je pense. Enfin, ça ça n'engage que moi, hein.

C'est tout à fait personnel. Je pense je pense qu'il faut pas parler à votre voisin, c'est un con. Enfin, je pense je pense que le temps passe et les Ɠufs durs.

Et vous savez ce qui nous manque ici ? De la musique de la C'est de la musique. Vous aimez la musique vous ?

Oh ! J'adore ça la musique, je vous jure, j'adore ça. Oh !

Mais trouvez pas que ça sent ça sent le bois, ça sent le ça sent le lutte, ça sent le lutier, ça sent ça sent la guitare. Ah ! Oh oui, c'est une guitare.

C'est une guitare. Oh ! Heureux papa ! [rires] C'est une guitare.

Oh que c'est joli ! [rires] Une guitare. Regardez !

Oh mon dieu ! Ah. [musique] [musique] [musique] [musique] Poussez la porte.

Oh ! [musique] Ah ! [musique] La guerre !

La guerre ! La guerre ! La guerre !

La guerre ! La guerre ! La guerre !

La guerre ! Du feu, du feu ! Du feu !

Du feu, [musique] du feu ! Du feu ! feu.

Fuego fuego fuego fuego fuego fuego fuego. [musique] La guerre du golfe, [musique] la guerre partout. [musique] La guerre du feu, la guerre du golf, la guerre du genou.

La guerre du feu, la guerre du gros. La guerre du genou, la guerre du genou. La guerre du genou. [applaudissements] E non, partez pas, je vais vous enchanter une autre.

Non, non, mais elle est bien celle-lĂ . [musique] Dieu est amour. Dieu est [musique] amour.

Dieu est amour. Dieu est amour. Dieu Dieu Dieu [musique] Dieu Dieu Dieu Dieu Dieu est amour.

Dieu est amour. [musique] Dieu Dieu Dieu Dieu Dieu Dieu est amour. Dieu Dieu, Dieu, Dieu est amour.

Dieu est amour. [musique] Amour. [musique] Dieu est amour.

Dieu est amour. Dieu est amour. Dieu est amour.

Dieu est [musique] amour. Dieu est amour. Dieu est amour.

Dieu est amour. Die est amour amour me long. [applaudissements] [applaudissements] Ah tu peux te lever s'il te plaĂźt ?

Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? On va retirer le décor.

Ah bon ? D'accord. Bon, j'espĂšre qu'ils vont pas s'en apercevoir.

Ah lĂ  lĂ  ! [rires] Ah, je suis content. Mais qu'est-ce qu'il y a ?

Pourquoi vous faites la tĂȘte encore ? Bah si, vous faites la tĂȘte. Mais pourquoi vous dites ça ?

Pas du tout. Ça part pas dans tous les sens. Pourquoi vous dites que ça part dans tous les sens ?

Oh, ça va, on en a déjà parlé de l'essence. D'accord. Bon alors ça va.

Mais non, moi ce que je ce que je veux c'est ce que je voudrais c'est Ă©crire, tĂ©moigner, Ă©crire de trĂšs belles choses, laisser une trace de moi et des ĂȘtres aimĂ©s. Mais avant d'Ă©crire ces trĂšs belles choses, pensez il faut que je pense Ă  dire Ă  ma femme de finir le roti de vaau aux endives braisĂ©, sinon ça va se perdre demain et tout et ensuite et seulement ensuite Ă©crire sur ce rĂŽti de vol lĂ . VoilĂ .

Mais oui, mais moi je je Écoutez-moi, Ă©coutez-moi. Ne vous Ă©nervez pas, ne vous offusquez pas. Moi, je bĂątis une Ɠuvre littĂ©raire Ă  plusieurs niveaux.

Voilà, actuellement, elle est au parking du 3e sous-sol avec Flobert, le gardien. Mais oui, mais me regardez pas comme ça. C'est la vérité, il faut désacraliser la littérature.

Un livre, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est qu'un livre ? Ben, c'est que des lettres qui font des mots sur une page blanche.

Et ben, enlevez toutes les lettres d'un livre, n'importe lequel. Prenez la nuire. Oh !

Et ben si vous enlevez toutes les lettres d'un annuaire et ben qu'est-ce qui reste ? Rien. Pas un abonné, que des pages blanches hein.

Alors vous aurez beau ĂȘtre le plus grand auteur d'annaire et ben si vous Ă©crivez un annuaire bourrĂ© de page blanche, personne vous tĂ©lĂ©phonera. VoilĂ . Bon, qu'est-ce que je vouis dire d'autre ?

Euh et puis Ah oui, voilà. Et et et puis et puis quand quand on écrit quand on écrit ben on réfléchit bon sang, on fait pas n'importe quoi, on n'écrit pas n'importe quoi, on fait pas comme rabo, on n'écrit pas on n'écrit pas "Je est un autre". Mais non.

Pourquoi ? Mais parce que ça veut rien dire mon Rimbo. Parce que parce que Ă©coute-moi bien, si je alors moi ĂȘtre qui ?

Et ben oui, bah c'est trop tard. Fallait y penser avant maintenant tu es imprimé. Et puis et l'autre là et l'autre là l'autre prou avec son longtemps je me suis couché de bonheur.

Longtemps je me suis couché de bonheur. Oh mais quand Mais quandemps je me suis couché de bonheur hein. OK.

Notre Anger Ă  quelle heure avec hein ? Pourquoi ? Comment avec qui ?

Madeleine comment ? Quelle taille ? Quelle taille ?

Grande petite notre petite made. Il vient d'avouer. Et pendant combien de temps ?

RĂ©ponds, rĂ©ponds. Merde parce que lĂ  le dossier est pas complet hein. Ça appelle une rĂ©ponse.

Longtemps, je me suis couchĂ© de bonheur hein. Comment tu veux que les jeunes s'intĂ©ressent Ă  la littĂ©rature, hein ? Longtemps, je me suis couchĂ© de bonheur. [rires] À l'horlogerie peut-ĂȘtre ?

Notre pens que ce soit une faute de petite frappe hein. Il fallait peut-ĂȘtre lire longtemps je me suis douchĂ© de bonheur ou longtemps je me suis mouchĂ© de bonheur. Tu sais quoi, Prou ?

Si tu avais Ă©tĂ© plus fin, tu aurais tu aurais Ă©crit des livres plus simples comme la spiritualitĂ© de ma sƓur. Vivre Ă  poil en sociĂ©tĂ©, un anti vous parle, hein ? Ou alors une grande encyclopĂ©die de la fourchette en 3600 pages.

Pourquoi ? Parce que ça manque. Parce que ça manque.

Chapitre 1. Naissance du manche. Chapitre 2.

Percer des cinq dents dont une de secours. Chapitre 3. La traversée de la Mongolie extérieure par l'intérieur.

Ça ne veut rien dire. Je sais. Voilà.

Tu sais ce que tu es Prous ? Tu es qu'un Tu es qu'un pauvre classique minable qui joue les jeunes filles en fleurs pour nous faire lire. C'est dommage, [rires] tu finis Ă  l'ombre.

Oh ça note là celle-là, elle est vraiment con. Note là. Notre noter, Roger.

Soulligne-le. [rires] Allez Michard. Michard la garde, la garde et Michard.

ArrĂȘtez de picoler. Merde, laissez-en pour les autres. Allez, enlevez-moi Prou.

Enlevez-moi Prou ou je le déchire. Allez. [applaudissements] [applaudissements] Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Vous grimacez encore ?

Mais vous faites la tĂȘte tout le temps. Mais non, mais non. Je ne suis pas qu'ironie, sarcasme et dĂ©rision et cinisme.

Pas du tout. Mais mais si si je veux bien m'engager dans la vie de la cité. Bien sûr que si.

Encore faut-il me le demander gentiment, hein. Ah bon ? Je je suis pas crédible en politique.

Je ne serai pas crédible en politique. Ah bon ? Bon, ça c'est étonnant.

Alors ou ça c'est la premiÚre nouvelle. Ouais. Je ne serai pas crédible en politique.

TrÚs bien. C'est ce qu'on va voir. [applaudissements] Je vous ai pigé.

Vous n'avez plus confiance en rien. Vous pensez Ă  quoi bon vivre dans ce monde imm, dans ce monde cruel, ce monde qui jamais ne sera parfait. Et pourtant, il existe une solution pour croire en l'avenir.

Oui, vous m'avez compris. Oui, un objet oval de couleur blanche et jaune, Ă  peine cuit et qui renferme tout l'espoir du monde. Oui, vous m'avez compris.

Oui, vous m'avez vu venir un Ɠuf Ă  la coque. VoilĂ , quelques mouillettes et un peu de sel et un monde nouveau se lĂšvera. Je sais, je laisse aux organes de presse qui me soutiennent le soin de relayer ma pensĂ©e tout en la dĂ©poussiĂ©rant quelque peu.

Je salue ici le travail remarquable acharné des journaux libres tels que le flagolet socialiste, l'opticien Auré, l'ouvrier de Monaco qui travaille durement pour gagner durement sa vie durement. Le petit vicieux de Lourde, le ronfleur du Val de Marme et chirurgie en famille et vacances au bloc. Voilà.

Bah c'est voyez c'est je peux vous le dire c'est aussi ça c'est aussi ça Daniel PrĂ©veau des solutions pour ces contemporains et je ne manquerai pas tout Ă  l'heure de les proposer Ă  ma confĂ©rence de presse parce que ça ne sert Ă  rien de parler pour ne rien dire si personne vous Ă©coute. On est bien d'accord. Ça sert Ă  rien.

Bon alors mesdames, mesdemoiselles, messieurs, Daniel. [applaudissements] Bonsoir. Bonsoir Ă  tous.

Merci, merci, merci d'avoir répondu présent à cette conférence de presse. Euh merci à tous et notamment aux journalistes des journaux qui me soutiennent et qui se sont déplacés ce soir pour me soutenir en m'apportant bien évidemment leur soutien. Merci donc à rien de neuf hebbdo, vieille fille de France qui vient de fusionner avec le petit vicieux de lourde.

Opticiens aurĂ© Chiens et rideaux d'humain et Loir cuisine et christianisme l'Ancien et le nouveau testament du lotĂ©garon 12h de fourir assurĂ© intĂ©grisme et rti de por le polonais et quel citran et merci aussi Ă  Pneuvie des VTT table bas hebbdo, la haute couture helvĂ©tique le quotidien du salot Et enfin, un grand salut Ă  nos confrĂšres de la presse Ă©trangĂšre, Rosebeif International et Biftech News. VoilĂ  mesdames, messieurs, je suis prĂȘt Ă  rĂ©pondre. J'attends vos questions.

Monsieur Monsieur Préot, s'il vous plaßt. Spaghetti news. Oui, merci.

Une autre question ici, monsieur Préot. Là, les poches magazine, le journal de la fracture sociale. Est-ce que vous pensez Merci sera tout pour aujourd'hui.

Une seule question, je vous remercie infiniment. C'est terminé. Je vous remercie.

Bon, moi je vais m'en aller maintenant. J'en ai le bol. Je vais partir.

Monsieur Préot, Monsieur Préot, s'il vous plaßt. Oui. Est-ce qu'une bonne fois pour toutes, vous pourriez me donner votre avis ?

Attendez, vous ĂȘtes de quel journal, monsieur ? Le journal des Bourges. Vous ĂȘtes sĂ»r ?

Vérifiez sur votre montre. Euh oui, je crois. Oui.

Oui. Je voulais savoir si vous pouviez nous donner votre avis sur les mystÚres de la création, sur l'origine du monde, sur Dieu. Oh Dieu, vous savez, il y a longtemps que j'ai mis une croix dessus, hein.

Oh bah, c'est mon droit. C'est le droit de l'homme. C'est le droit de l'homme, hein.

Ah ! Vous pouvez développer. Ah oui, mais je veux bien développer mais vite parce que moi je veux rentrer me coucher, j'en ai marre maintenant.

Bon, vous savez, moi j'ai une grande passion pour les produits laitiers et le fromage en particulier. bleu d'auverne, bleu de braise, bleu de chauffe, fourme d'enber, camemberambert. Aucun fromage n'a de secret pour moi.

À la demande gĂ©nĂ©rale, je vais donc faire la dĂ©monstration Ă  l'aide uniquement d'un camember que d'aucun appelle clacos ou calandos et que dans le cas prĂ©sent, on pourra comprendre pourquoi plus tard, on peut appeler calandios. Je vais donc faire la dĂ©monstration dis-je que Dieu n'existe pas. D'un camember ne peut sortir qu'un morceau de camember.

D'une chose parfaite ne peut sortir qu'un morceau de choses parfaites. Il est d'usage de dire que Dieu est parfait. Donc l'homme que Dieu a créé Ă  son image doit ĂȘtre parfait.

Or, il n'en est rien. L'homme n'est pas parfait. Donc Dieu n'existe pas.

Le Cavamemberber si. Je vous remercie. VoilĂ .

Merci messieurs dames. Merci beaucoup. Donc ben je vais rentrer moi maintenant.

Je vais partir. Monsieur, c'est lamentable. Bah oui, je sais, je sais, je sais.

Et vous comptez partir lĂ -dessus ? Bah tiens, je vais me gĂȘner. Attends, c'est pas Ă  mon Ăąge que je pourrais qu'on pourrait m'empĂȘcher de partir.

Non mais tu es oĂč toi ? Alors, il est f de la cafetiĂšre lui. Attends ou plutĂŽt non.

Je vais partir lĂ -dessus. [musique] Je te salue ma France des supermarchĂ©s, des vigiles en bleu et des chiens policiers. France du camber coulant majestueux, ce camember si cher au cƓur des amoureux.

France des frites d'or et du bifet cachĂ© dont mon cƓur s'est souvent trop fort amourchĂ©. Que j'aime ton pinard et ton cafĂ© du coin oĂč l'on vient discuter entre gentil voisin et refaire le monde assis Ă  la terrasse dĂ©taillant en secret une fille qui passe qui passe et puis qui passe et qui repasse encore avec Joe [musique] son pitbull pour protĂ©ger son corps contre un de ses fumiers de vigiles en bleu. La bouche dĂ©goĂ»tante et le regard hideux qui l'a serrĂ© trop fort tout contre son cad et lui a chuchotĂ©.

Viens voir ma Normandie. Je te salue ma France des arts et des lettres oĂč l'unique obsession est d'ĂȘtre ou ne pas ĂȘtre au chĂŽmage virĂ© Ă  40 ans passĂ©s avec la peur atroce de se retrouver vigile ou bien pitbull ou cad dĂ©laissĂ© sur le bord d'une route Ă  la pĂ©riphĂ©rie d'une ville oĂč s'endorment lĂ  les tout petits qui rĂȘvent de Daniel qui les fait rire aux larmes avec ses faciis qui leur font rendre les armes au terribles vigiles qui rentrent chez eux. Leurs Ă©pouses leur ont fait cuire un Ɠuf ou deux et puis tout en mangeant, ils se bourrent la gueule car ils le savent bien au fond qu'ils sont trĂšs seuls, que les filles sont belles au supermarchĂ© et que souvent leur cƓur est comme dĂ©chirĂ©, dĂ©chirĂ© par une de ces chiennes de pitboule.

Et le vigile suit une larme qui coule. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Oh une seconde ! Merde !

Oh lĂ  lĂ  ! Oh ! Oh !

Dis donc, je te jure, avec toutes les factures qu'on a Ă  faire, il nous emmerde. Moi je peux pas finir, je peux mĂȘme pas finir une addition. Al, je te jure.

C'est pas Oh ! Oh ! Oui.

Ben une seconde. AllÎ ? Garage Gain, j'écoute.

Oui oui, c'est le garage Glinin, je viens de le dire. Oui. Qu'est-ce qu'on fait comme métier ?

Bah nous, on fait garage comme métier. Pourquoi ? C'est quoi la question ?

Votre question comme question, c'est quoi ? Hein ? Bah c'est un calunaire ou quoi ?

Non, on a spécialisé ses garages. Ben non, on voulait faire dentiste mais on a choisi garage, c'est moins seul. Voilà hein.

Mais attention hein, uniquement pour voiture qu' des joint culasses pété hein. Mais bien sûr, bien sûr qu'on va vous la réparer votre voiture en panne. Et ben vous avez qu'à venir au garage et puis on verra si c'est pas le jeune de culass qui est pété.

Comment ? Oui. Oh oh bah pour trouver notre garage, c'est trĂšs simple hein.

Vous venez au garage et puis on vous indiquera comment faut faire pour le trouver. Hein ? Comment ?

Si on peut vous envoyer un plan d'accÚs de la route par email. Attendez, quittez pas, faut que je demande au chef d'atelier. E Raymond, écoute voir.

Eh j'ai un prix Nobel au téléphone. [rires] E tu sais ce qu'il me demande ? E il me demande si je peux y envoyer un plan d'accÚs de la route par email.

Tu te rends compte le con ? par email. Et c'est quoi un email ?

Et ben je sais pas. Et ben tu sais ce que tu dis ? Tu lui ai dit que c'est mĂȘme pas la peine de nous amener sa bagnole en panne s'il est pas foutĂ© de nous trouver tout seul ce con.

Parimel Parimel et pourquoi pas par ordinateur. AllĂŽ ? Non monsieur.

Non non c'est pas possible. Ben parce que Non parce que mon chef d'atelier il trouve sa con. Non non.

Non, bah pour votre pour votre bagnole, bah je sais pas moi, je sais pas. Bah chercher trouver un autre garage. Ah non, parce que nous c'est pas possible.

Non non, nous on est bon à rien. Non, on est inerte. Non, on est sous comme des Américains.

On est pété comme votre joint de culasse. Voilà, c'est ça. [rires] Oh là là, dis non.

Oh, con. Bon, alors je rep Oh merde ! Oh lĂ  non, non, je peux plus.

J'en ai marre. Je peux plus. Je sais plus, je sais plus quoi faire.

AllÎ garage Gin, j'écoute. AllÎ ? Oui oui allÎ.

AllÎ ? Oui j'écoute. Oui bonjour c'est monsieur Danppareil. [applaudissements] AllÎ attendez.

Ah j'ends pas. Il y a de il y a de la friture. J'entends pas bien.

Il a de la friture. Attendez Danny Boun c'est vous qui faites le sketch du garage lĂ  c'est vous ? Ah non.

Ah non c'est c'est pas moi. Non c'est Daniel Prévaud. Je le connais mais c'est pas un ami.

Ah bon ? D'accord. Parce que sinon moi je réponds pas hein.

Qu'est-ce que vous voulez exactement ? Je je c'estàd je suis j'ai racheté une voiture à Daniel Préau. Ouais.

Et je suis en panne et je voilà, je suis en panne hein. Donc j'appelle pas pour prendre votre température hein. Non non attends il a pas d'amis là qui peuvent l'aider.

Pourquoi qu'il m'appelle comme ça bĂȘtement lĂ  ? Ah non mais je connais personne dans la rĂ©gion. On m'a donnĂ© votre numĂ©ro.

Visiblement c'est pas le meilleur. Vous pouvez m'envoyer quelqu'un de compétent ? Ah ben attendez euh de compétent de con ça je peux mais de pétant je sais pas.

Bon c'est coup c'est oĂč qu'il est tombĂ© en panne oĂč ça qu'il est tombĂ© oĂč je suis tombĂ© en panne ? Ouais lĂ  c'est le sur la route. C'est c'est ça je suis ça tombĂ© en pan sur la route.

C'est une route. Alors attendez moi je peux pas le dĂ©panner s'il sait pas oĂč qu'il est hein. Il me prend pour un GPS ou quoi ?

Attendez lĂ  on est oĂč lĂ  ? Oh le ringard attendez. Elle elle a quoi comme panne la voiture en panne qui est en panne ?

C'est quoi ? Ben c'est c'est arrivĂ© subitement, j'Ă©tais en route pour Mourmelon pour rencontrer Dieu et d'un seul coup la radio qui fait coup circuit, elle a empĂȘchĂ© la la tĂȘte de Delco. Ouais.

VoilĂ . De communiquer avec le carburateur. VoilĂ .

Et ça comme ça entraßnent la courroie qui est reliée au radiateur qui bloque la serrure de la portiÚre arriÚre. [rires] Du coup, je peux ni rentrer ni sortir. Voilà, je suis là.

Je lis les vicieuses de lourde, c'est tout. Et je Attendez, attendez. Là, c'est trop compliqué.

Là, c'est trop compliqué. Vous savez ce que vous allez faire ? Vous allez appeler un vrai garage, hein, parce que nous, on répare que les voitures qu'on les joint de culass péter.

On sait pas quoi faire d'autre. J'attends pas. AllĂŽ ?

AllĂŽ ? J'entends pas. J'entends pas bien.

Je suis je suis dans un tunnel, ça capte pas. Ah, vous ĂȘtes dans un tunnel ? Tu es dans un tunnel ?

Ben reste dans le tunnel et puis rebouche-le pendant que tu y es. Voilà. Oh, démerde-toi, hein.

Oh ! Oh lĂ  lĂ  ! [applaudissements] Oh lĂ  lĂ  lĂ  lĂ  !

Oh lĂ  lĂ  ! Oh ! Oh !

Merde ! Oh ! Oh !

Une seconde. Attendez moi je sais plus quoi faire. Oh !

AllÎ garage Gin, j'écoute. Ah oui, bonjour monsieur. Oui oui, bonjour monsieur.

Oui oui. Non non comme par hasard. Non non, je m'y attendais.

Il fallait bien il fallait bien que ça arrive un jour hein. Et votre c'est votre joine de culasse qui est pété. Bon attendez quittez pas.

Je vais en parler à mon chef d'atelier. [rires] E Raymond écoute voir, écoute voir, écoute voir. Et tu sais pas qui c'est que j'ai au téléphone ?

E j'ai monsieur Préot au téléphone, hein. E j'ai monsieur Préot. Qu'est-ce que tu veux que ça me foute ?

Non mais e tu sais quoi ? Il paraßt qu'il a il a son il il aurait son joint de culasse pété. Et ben, tu sais ce que tu dis ?

Tu lu dis qu'on répare pas les voitures des comites qui se foutent de notre gueule. Voilà ce que tu dit à ce con là. AllÎ ?

Bon alors monsieur pr je suis désolé va falloir aller voir ailleurs. Non non c'est pas possible. Non non mon chef d'atelier non chef d'atelier il veut pas il veut pas c'est tout quoi.

He puis il faut pas le forcer. Non non non non. Vous voulez que je vous dise pourquoi il veut pas ?

Vous voulez que je vous le dise ? Parce que vous avez fait du tort Ă  notre profession. VoilĂ  ce que vous avez fait.

Du tort à notre profession. Honte sur vous monsieur Prévu. Honte sur vous.

Attendez attendez attendez. On peut peut-ĂȘtre, attendez, on peut on peut peut-ĂȘtre s'arranger, hein ? Non non, on peut peut-ĂȘtre s'arranger.

Vous pouvez pas euh faire un un petit coup de votre sketch ? LĂ , c'est pour mon c'est pour mon chef d'atelier, il vous adore. Vous voulez bien ?

Vous voulez bien faire un coup de votre sketch ? Oh, c'est gentil. Merci.

Attendez, quittez pas, je mets le haut-parleur. Attendez, quittez pas. E Rond, écoute voir.

Écoute vo, Ă©coute voir. Écoute voir. Écoute voir.

Écoute voir. Écoute voir. AllĂŽ garage, Ă©coute.

AllÎ garage gaage, écoute. AllÎ garage, écoute. AllÎ [applaudissements] ? [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] avec monsieur Dalibun monsieur Dalibon merci infiniment salut et bravo bravo bravo bravo bravo merci à [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Merci infiniment.

Merci. Ça prouve que vous avez du goĂ»t. Alors vous dire tout ce qui va suivre doit ĂȘtre maintenant considĂ©rĂ© comme un bonus.

Voilà. Avant de nous séparer pour que ce spectacle obtienne le label comique de France qui lui permettrait d'avoir une TVA 55. Euh je voulais que vous répondiez à cinq questions mais comme il se fait tard, on va pas on va pas y répondre, c'est pas grave du tout.

Donc euh ce que je voudrais simplement, c'est que je voudrais tout de suite qu'on a mĂȘme si on interverti l'ordre, je voudrais qu'on qu'on fasse un triomphe Ă  Ă  une personne qui m'a accompagnĂ© tout au long du spectacle. Enfin deux personnes, je dirais euh Nina la cuillĂšre [applaudissements] [applaudissements] et Jean-Michel l'Ɠuf de chien. [applaudissements] C'est gentil hein, c'est super.

Bravo ! Tu attends [applaudissements] toi tu attends tu tu rentres en taxi aussi toi ? Tu rentres au taxi, d'accord ?

Bah, tu repars avec elle. OK, ça marche. Allez, à demain.

On se téléphone. OK. Au revoir.

Merci Ă  tous. [applaudissements] He la guitare. Merci.

On va prendre la guitare. On va faire un on va faire quelque chose de trĂšs joli, je crois. Je vous remercie infiniment.

C'est un c'est une soirĂ©e tout Ă  fait exceptionnelle. Ça ne se reproduira pas avant 65 ans, bien entendu. Voici donc je vais vous chanter quelque chose.

Non. Ah non, je voudrais attendez, il faudrait quelque chose de plus important. Amenez amenez amenez le piano éventuellement.

Amenez le piano. VoilĂ , c'est bien. Amenez le piano, vous allez voir, c'est superbe.

On fait les choses magnifiques, hein. VoilĂ . Et l'orchestre, l'orchestre tous mes amis de l'orchestre Ringards.

Los Ringardos, hein. [applaudissements] The Rards of the Queen. The Rards.

VoilĂ , vous faites On y va. Ça va ĂȘtre bon. VoilĂ , c'est super.

VoilĂ . VoilĂ  l'orchestre ici. C'est magnifique.

C'est magnifique. Allez, on y va alors. Allons-y.

Alors, allons-y. Allez, allez. Hop. [musique] [musique] Attendez, attendez, attendez.

C'est ça va pas, c'est pas ça va pas plaire. Ça va pas plaire. C'est pas possible.

Ça va pas plaire. Non, non, il faut je crois qu'il faut quelque chose. Franchement, il faudrait faudrait quelque chose de plus fort, de plus nourri, tu vois.

Je sais pas comme Non, non, ça suffit. Non, non, non, ça je crois pas. C'est une calyso ?

Ben oui, une calyso mais qu'elle y reste au fond de l'eau. Mais donc qu'est-ce que tu veux je te dise ? Non, ce qu'il faudrait c'est il faut quelque chose de plus fort.

Vous avez pas une chorale ? Une chorale si si il y a il y a les choristes. Non non les cures.

Alors allez amenez lĂ . VoilĂ , venez rentrez messieurs mesdames. Merci infiniment car sont gentils.

Oh magnifique. TrĂšs trĂšs bien. Merci messieur [applaudissements] dames.

Infiniment je vais là-bas moi. Je vais là-bas hein. C'est bon. [applaudissements] Ouais je vais je mets à cÎté.

Je vais me mettre Ă  cĂŽtĂ© de vous, hein. Merci hein. Ça va ?

Allez, je suis avec vous. [musique] Dieu [musique] est amour. Dieu est amour. [musique] Dieu est amour. [musique] est amour est amour [musique] de ton amour [musique] est amour est amour [musique] est amour [musique] est amour est [musique] amour est amour [musique] est amouru est amour [musique] [musique] Attention, on va y aller lĂ . [applaudissements] Merci.

Bravo, hein ? [musique] [musique] [musique] [musique] Die t'amour je t'amour Dieu t'amour [musique] c'est bonour [musique] [musique] [musique] amourel amourel amouron [musique] [musique] de cavillon de cavillon de cavillon les melons de cavalo [musique] de cavillon de cavalo maison Leon, [musique] le cavallon Cavaillon [musique] Cavon de Cavaillon de Cavaillon de Cavaillon de Cavaillon de Cava Cava [musique] de Cavillon de Cava de Cavillon de Cava [musique] [musique] Encore, encore, encore, [musique] Encore [musique] encore. Non. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Quand c'était drÎle quand quand il a dit le truc là de on était au milieu du spectacle en gros.

H h il était debout enfin presque à croupi et Oh non, tu as raison, c'était pas bien. Et voilà. Non.

Faut reconnaßtre, il est il est plus bon. Il se défint encore. Mais bon, faut faut voir la vérité en face.

Il aurait il aurait dĂ» arrĂȘter il y a 20 ans. Il y a 20 ans, il aura arrĂȘtĂ© et ben serait fini depuis 20 ans. Ça serait en aurais bouffĂ© plus tĂŽt.

Ouais. Moi, je me suis pas ennuyé une seule seconde. Et c'est fini déjà.

J'étais pas là et je viens d'arriver. Ah, c'est marrant. C'est la premiÚre fois que je dors si bien au théùtre.

Ah, tu as vu, ils sont bien les fauteuils hein. On est bien dedans. Tu l'aimes bien toi Daniel Prévu ?

Bah oui, j'aime bien. Pourquoi ? [musique] parce que j'aime Bien. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Chaque jour, je t'aime un peu plus.

Daniel Préaud.