La Masterclasse d'Abd al Malik - France Culture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous croyez en la vocation des manic rappeurs ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Pourquoi un artiste choisit-il une forme plutôt qu'une autre ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui donne naissance à un nouveau disque ?
- 13:10OuverteRéponse directe
Comment vous vous demandez des avis extérieurs sur vos textes ?
- 17:00OuverteRéponse directe
À quel moment pensez-vous à votre public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Fait
« je pense qu'il ya une sorte d'effet double là dedans c'est à dire il ya moi je crois pas je comment dire je crois pas au déterminisme mais en même temps je crois une forme de destin »
- 4:00Fait
« je souffre de dyslexie je dépasse ça il ya cette bibliothèque cette bibliothèque c'est mon père »
- 10:20Fait
« l'absence de poésie c'est qu'il n'y a plus de poésie et elle me dit et si ça arrive on a de la chance »
- Fait
« je suis le fils de l'instant et ce qui compte c'est maintenant et annie hier ni demain ça c'est vraiment mon après »
- Fait
« je pense aussi aux je les dis mais je le redis je pense aussi au petit régis et j'aurais tellement aimé en étant petit régis qui est un abd al malik vraiment je me dis en regardant la télé s'il y avait si j'étais petit j'ai peut-être j'aurais gagné du temps »
- Fait
« si j'avais le sentiment de ne pas être utile en fait j'arrêterai et je serais pas là avec vous »
- Fait
« le conseil que je donne à ce qui est pas nécessairement artistes mais qui ont envie de devenir ce qu'ils veulent c'est de ne pas avoir peur »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
nous ouvrons à présent la master class d'abdelmalik enregistré à l'espace cardin du théâtre de la ville pour rappel cette collection démission à la provocation d'essayer de savoir comment un artiste construit une oeuvre au sens vraiment de la fabrication de celle ci de lui des départs jusqu'au moment où l'artiste considère son oeuvre comme achevé elles et ils nous racontent le processus d'élaboration d'une master class à une autre à une ensemble un ensemble de questions communes parce que même si on reçoit des musiciens les designers des cinéastes des écrivains des architectes des plasticiens des artistes de toutes disciplines et un ensemble de questions communes pour essayer d'approcher ce mystère de la création peut-être quand même quelques repères biographiques sur notre invité disant qu'abdel malek est née en 1975 à paris qu'il a ensuite vécu entre 1977 et 1981 à brazzaville congo et puis les revenus en france à strasbourg a été un élève brillant il a été jusqu'à l'université marc bloch merveilleuse université de strasbourg pour suivre un double cursus philosophie et lettres classiques à cette même époque ne fonde son premier groupe nappe il faut dire 1 ap ou nappes et nappez ah oui c'est ça j'ai déjà fait une bêtise est nappé premier album en solo 2004 le face à face des coeurs le début du succès vraiment très grand avec le 2ème gibraltar en 2006 trois autres disques ans suivi depuis longtemps on parlera sans doute dans notre échange et puis depuis 2005 abd al malik publie régulièrement des livres depuis donc le premier cas la bénisse la france jusqu'au dernier en date canular de la révolte il y en a eu d'autres évidemment entre temps le premier on le sait il a été adapté par dell malick lui même au cinéma le film est sorti en 2014 est aussi un nouveau bébé j'espère qu'on évoquera le jeune noir à l'épée sous la forme d'un spectacle mais aussi d'un livre cd bon je m'arrêter là quand même pour le riche résumé d'un riche parcours déjà mais la première question qui ont poussé master class souvent la même est ce que vous croyez en la vocation des manic rappelez-vous la vocation vous étiez fait pour être l'artiste que vous êtes aujourd'hui comment dire en fait je pense qu'il ya une sorte d'effet double là dedans c'est à dire il ya moi je crois pas je comment dire je crois pas au déterminisme mais en même temps je crois une forme de destin je suis je suis devenu où je deviens l'homme que je suis par la force des choses me dans certaines situations je réagis d'une certaine manière et voilà il se trouve que mes parents se séparent quand je suis enfant il se trouve que mon père ne nous laisse rien sauf une bibliothèque il se trouve que donc l'absence du père j'ai jeux enfants jeux s'ouvrent enfin gd comment dire je souffre de dyslexie je dépasse ça il ya cette bibliothèque cette bibliothèque c'est mon père est ce que c'est mon père est ce que c'est autre chose j'ai envie de conquérir cette bibliothèque jeu vers la conquête de cette bibliothèque je lis des livres improbable il se passe quelque chose j'ai un journal intime j'écris aujourd'hui nous avons fait telle chose je me suis fait tant d'argent et et et mon frère aîné qui me dit ben qui attrape ce truc c'est quoi ton ton ton truc de meuf rejoins nous on va faire on va faire du rap et été tes textes ils serviront à quelque chose au moins puis voilà etc etc etc donc et nous voilà aujourd'hui et j'ai envie de dire voilà c'est un peu des deux c'est à dire c'est je pense que chacun de nous on a quelque chose qui est en nous en puissance mais comme le terme lundi qu en puissance s'est pas encore quelque chose qui comment dire qui est actualisée réellement et est-ce que ça s'actualise ou pas ben c'est la situation dans laquelle on se trouve mais il ya des catalyseurs vous l'avait raconté plusieurs fois à 12 ans vous lisez la préface de l'envers et l'endroit d'albert camus se passe quelque chose mais se passe quoi un bouleversement la réalité c'est que quand quand je lis la préface de l'envers et l'endroit comme ça dans ma tête dans un coin jeu je veux être artiste s'il ya quelque chose d un truc comme ça et c'est comme si tout d'un coup camus lui-même en personne me dit écoute petit tu vas être artiste ça se passe comme ça et c'est comme ça que j'ai vécu donc c'est devenu très vite comme une feuille de route et à chaque fois je fais des va et vient entre ce que je fais ce que je suis en train de devenir en tant qu'artiste est-ce que je suis fidèle à ce que j'ai lu à cette préface là et c'est donc il ya et et d'une certaine manière c'est comme si il ya des moments comme ça dans ma vie dans ma jeune vie néanmoins même si j'ai un certain âge quand même il faut mais il ya des moments comme ça qui sont des moments de bouleversements et ses moments de bouleversement qui m'ont fait comment dire devenir moi-même toujours un peu plus c'est vrai que ce livre l'envers et l'endroit camus les cris quand il n'a que 22 ans ouais donc ce qui est finalement pas très loin du petit garçon de 12 ans même s'il ya une éternité entre 12 et 22 mai par contre la préface elle date de 58 et c'est un moment où camus regarde ce texte qui où il y trouver un beaucoup beaucoup de défauts ils se trouvent a lui même beaucoup de défauts comme artiste mais il se dit quand même dans ceux dans ces textes là un ensemble de cinq textes l'envers et l'endroit il ya quand même tout ce qui va pouvoir donner lui comme artiste est ce que là je vais déjà un petit premiers pas de côté mais est ce que vous pourriez en dire autant de votre premier album camus il dit passerelle il dit pas oui mais il ya camus c'est la forme qui trouve bon forcément il s'est bonifié avec le temps en terme de technique décrite en rapport à la technique en tant qu'écrivain mais par contre il dit quelque chose de fondamental il dit que là tout est là donc tout est là ça veut dire qu'à un moment donné il et il se dit et termine en disant en substance que s'il arrive à réécrire sa et bien il aura réussi à faire son oeuvre d'une certaine manière l'aboutissement une forme d'aboutissement de son oeuvre et mais moi j'ai pas mais moi je n'ai pas ce sentiment par rapport à mon travail en tant qu' en tout cas rapport à la musique j'ai pas mon l'envers et l'endroit dans dans une oeuvre mais par contre j'ai mon anvers est l'endroit par rapport à mon histoire de vie et d'où je viens c'est à dire le fait de faire partie deux décés gens qui viennent des quartiers populaires les gens des cités les gens de la périphérie et quand je dis les gens de la périphérie je parle autant des gens des quartiers que des gens des campagnes où des villages délaissé qu'on calcule pas les un peu les les ostraciser et et c'est ça mon anvers et l'endroit d'une certaine manière c'est à dire toujours revenir à ses fins comment dire cet aspect fondamental de de mon origine de ce lieu d'où je viens qui est un lieu finalement à la fois physique et symbolique mais de revenir à ça et pour moi c'est ça mon envers l endroit mais d'une certaine manière camus sont il ya l'envers et l'endroit et puis il ya le soleil la mer l'algérie etc mais moi c'est vraiment ça cette idée oueds et des gens qui viennent des quartiers populaires une question qu'on pose régulièrement dans ces master class de france culture abdel malik c'est de savoir pourquoi un artiste choisi une forme plutôt qu'une autre alors c'est vrai que dans votre cas c'est la musique qui vous a fait faux veulent connaître mais à via le cinéma évidemment mais est ce que votre art au fond c'est quand même pas la littérature ouais je pense que le monde je dirais la littérature la poésie toutes et tous par des mots tout part de l'écriture et ouais je pourrais le coeur de mon travail c'est ça c'est la littérature la poésie mais encore une fois dès le départ il ya trois passions jeux supportés par trois passions c'est à dire il ya la passion de la littérature il ya la musique et le cinéma toussa toussa toussa voir ensemble au mois et ensuite pour moi c'est comme si c'est des outils différents qui comment dire j'ai envie d'exprimer quelque chose et je prends l'outil le plus le plus le plus adéquat je vais vous raconter une petite anecdote donc j'étais il ya quelques mois avec avec mama mama grande amie ma marraine juliette gréco et ont discuté comme ça et elle me dit en fait le problème c'est l'absence de poésie c'est qu'il n'y a plus de poésie et elle me dit et si ça arrive on a de la chance et j'ai vraiment compris profondément est fondamentalement ce qu'elle voulait dire parce qu'évidemment poésie c'est en toute chose je veux dire dans la vie dans la littérature dans nos dents dans le cinéma dans l'art en général mais même dans nos rapports en tant qu'être et la problématique vous êtes d'accord ça veut dire merci et je pense que que c'est le coeur du truc c'est la poésie l'absence de poésie et j'essaie en tout dans toute humilité j'essaye de peut-être de poétiser mon existence est peut-être la vôtre aussi en tout cas en politisant la mienne j'espère qu'il ya une sorte d'écho ou quelque chose en miroir alors peut-être revenir sur ces différents arts et la façon dont vous nourrit soudain spirent pour être un bon auteur il faut souvent être un un bon ou un grand lecteur là on enregistre cette master class au coeur d'une journée qui a été conçu avec france culture et théâtre de la ville avec journée de lecture aujourd'hui avec une première un premier ensemble de textes aimé césaire edouard glissant léopold-sédar-senghor un deuxième avec camus et sénèque pourquoi eux et pas d'autres pour cette journée kankan quand j'étais gamin donc j'ai grandi dans la cité d'une heure ceux qui connaissent un peu mon histoire savent j'ai grandi dans un contexte un peu particulier il ya des problématiques notamment de drogues dures d'héroïne il ya beaucoup de mes proches qui disparaissait ou réellement c'est à dire de mort physique ou qui à l'en prison etc etc et c'est vrai qu'à un moment donné mon nom ma bande manqueront eh ben petit à petit on était moins en moins nombreux et un moment donné je me suis retrouvé seul et à ce moment là j'ai je lisais déjà mais mais j'ai lu davantage et en fait ces gens là donc on a sont devenus sont devenus mes potes ma bande donc camus sénèque on parle glissant césaire c'est encore tout ça c'était mes potes c'est à dire ont traîné ensemble on était là en bas de l'immeuble et tout ça on se disait des trucs j'ai pas à moi par exemple senghor va me dire un truc moi je dis non je suis pas d'accord glissant il a dit un autre truc et je trouve que c'est beaucoup plus pertinent vrai et voilà et caetera et caetera et en fait j'ai il y avait bien plus que cela mais j'ai pris une partie de mes potes et je me suis dit je vais lire mes potes mes grands frères c'est pour ça que je les ai choisis faut comprendre que pour moi sénèque c'était pas un obscur philosophe c'était quelqu'un qui kim éduqué c'est quelqu'un qui a été en train de me dire regarde tu vois tes potes et ben voila l'amitié ce que ça veut dire tu vois la vie regarde hier tu étais là avec un tel aujourd'hui les morts eh ben tu vois la durée exacte de l'existence et cetera le rapport à l' voilà toutes ces choses c'était concret et ç'a toujours été concret j'ai jamais vécu ses auteurs comme des êtres abstrait c'était pour moi des êtres de chair et de sang et qui était qui était à côté de moi qui étais là ça n'empêche pas que d'autres membres du crew parce que je pense je vais en citer quelques-uns volontairement très différent il ya raymond carver bien sûr le philosophe alain way et le dialoguiste michel audiard totalement tout ça ça vous nourrit tout ça ça ça m'a nourri et ça me nourrit c'est vraiment des gens avec qui j'échange régulièrement je crois je crois en la force de l'esprit je crois qu'à partir du moment où un artiste plaque une partie de lui-même dans une oeuvre en fait quelque part il est toujours là et on peut continuer à échanger partager avec les pattes en tant que personnes liées à une famille etc mais en tant qu'être et et son rapport à nous tous d'une certaine manière donc ouais donc tous ces gens là mais même nourrissent véritablement alors concernant le cinéma et à cette brève allusion dans qu'allah bénisse la france sur le mal qu'a pu faire le film scarface déréalisant le réel vécu par des jeunes gens dans le monde entier on sait que c'est un film qui a été un film totem quoi pour beaucoup beaucoup de jeunes gens le cinéma ça nourrit ça vous a nourri sa vous nourrit comment et la complexité c'est là c'est l'apprentissage d'un regard critique envers le cinéma aussi quand vous écoutez et scarface est pas par hasard ben ouais mais quand j'ai dit tout à l'heure que ses auteurs et tout ça sont devenus mes potes et que ça veut aussi dire que j'ai grandi dans un contexte où on faisait pas la différence finalement entre le premier degré le second degré le réel le rêve la fiction en fait tout ça pour nous c'était vrai c'est à dire nous quand on regarde et scarface al pacino n'existe pas ce n'est pas un acteur c'est scarface c'est tony montana qui est là et c'est réellement il existe et c'est un modèle à référencer quelqu'un qui nous ressemblent c'est quelqu'un qui part de rien qui devient quelqu'un et voilà son modus operandi comment devient-il ce qui devient et donc du coup il n'y avait pas de différence et c'est de ça que j'ai voulu parler j'ai voulu dire que par rapport à la chose artistique et par rapport à la chose artistique mais même à la vie en général on a besoin d'une éducation si on n'est pas éduqué par rapport aux choses la confusion qui s'installe et j'ai bien dit la confusion ça veut dire qu'il ya quelque chose qui qui qui se mélangent et pas nécessairement positivement et nous on a vécu ça j'ai connu des gens qui se prenait vraiment pour tony montana qui en sont morts et moi si je me prends vraiment pour camus ça va mais ceux ci c'est ça que j'ai envie de vous dire c'est que l'éducation la pédagogie et c'est ça fait qu'à un moment donné sur des choses ça fonctionne et sur d'autres choses on peut avoir cet esprit critique et de recul on y tue comprend là c'est du second degré il faut prendre le recul c'est un acteur etc mais c'est pas évident pour pour un enfant c'est d'autant moins évident c'est des films sont très bon parce que dans des gens que vous citez aussi les cinéastes ya coppola de kasab est aussi alors je refais le même grand écart je suis d'accord avec vous c'est de funès et fernandel ça aussi ça ça vous nourrit ouais mais peu parce que parce qu'il faut comprendre encore une fois c'est pour ça que je parlais tout à l'heure du lieu d'où on vient donc j'ai grandi dans la cité erlat cité savane ça se délient à ddd des déferlantes ld bourvil à l'appel et ils sont là les mecs ivanans des trucs et attention pas être la victime parce que c'est chaud et donc voilà donc tout ça tout ça me nourrit mais encore une fois et c'est pour ça que je considère depuis depuis longtemps et ensuite en en lisant glissant ça c'est vraiment comment dire installer véritablement en moi c'est le fait de l'importance de l'artiste et du poète dans le fait où il travaille les imaginaires et en travaillant les imaginaires finalement ça une action aussi importante ou peut-être plus parce que c'est de là où l'action politique s'origine que la politique en fait le fait de travailler les imaginaires et donc voilà c'est aussi pour ça que je je pense qu'être artiste est quelque chose de très très sérieux même si trop sérieux n'est pas très sérieux mais faut être sérieux notamment pour pour tout acte artistique mais quand on réalise un film c'est compliqué ça induit des grosses équipes les histoires de financement enfin des choses complexes ça veut dire qu'il faut quand même tenir bon savoir vraiment ce qu'on a envie de de dire se donner les moyens de le faire qu'est ce que vous retenez de pour l'instant cette seule expérience de mme eucat la bénisse la france je sais une expérience fabuleuse c'est c'est comment dire ça fait ça c'est une partie de mon art véritablement c'est à dire que j'avais c'était mon premier long mais c'est vrai que d'abord j'avais déjà depuis longtemps une culture livresque cinématographique importante jeudi l'inculture l'ivresse j'ai été en aucune école de cinéma ou quoi que ce soit mais importante et puis une passion pour des cinéastes qui pour moi je les dis à différentes occasions qui pour moi les grands cinéastes c'est comme les grands écrivains du siècle précédent enfin les grandes figures littéraires comme ça donc je les ai j'ai abordé tous ces cinéastes comme j'aborde les grands auteurs dont il ya ça et puis dans la musique j'ai pu réaliser des clips j'ai fait des choses qui fait que l'aspect technique ne me faisait pas peur etc et puis je sais je savais et je sais vraiment ce que je veux en termes d'esthétique les histoires que j'ai envie de raconter et c'est donc pour moi je suis arrivé j'étais comme un poisson dans l'eau là dedans c'est que vraiment quelque chose de naturel c'est aussi naturel pour moi de réaliser des films que d'écrire d'écrire une chanson ou d'écrire un livre il ya quand même différentes étapes évidemment dans le processus de création d'un film c'est quel est le moment que vous avez préféré vous le moment que j'ai préféré écriture préparation tournage montage un peu tout il ya des plaisirs différents en fait à des plaisirs différents au départ il ya quelque chose de très en est seul en train d'écrire quelque chose on est dans son coin et tous et ce qui est fabuleux c'est le travail de collaboration tout d'un coup on a des talents qui viennent et qui nous amène encore plus loin que ce qu'on avait prévu initialement il ya il ya une sorte d'émulation intellectuelle qui est qui c'est fabuleux moi j'aime travailler en collaboration je suis un serial collaborateurs on va en parler des collaborations et l envie de tourner à nouveau un film plus que l'envi la sérénité la réalité c'est que quand quand j'ai fait qu'allah bénisse la france ya beaucoup de gens avant que je le fasse pendant que j'étais en train de faire qui disent ah abd al malik c'est un rappeur maintenant il veut faire un film etc mais il savait pas que c'était pas un rappeur qui voulait faire un film c'est un cinéaste qui veut faire un film est en fait il a fallu comme il faut souvent à une sorte de tampon honteux légitime et tout ça et quand j'ai reçu le grand prix de la critique internationale à toronto tout d'un conte a pris au sérieux et tout est donc j'ai reçu plein de propositions pour réaliser des films et gg j'ai refusé beaucoup ggg mis en branle des projets qui ont où l'on qui sont en train de se faire ou qui n'ont pas abouti et c'est donc je suis je suis dans le processus mais je suis hyper exigeants et puis la temporalité du cinéma et autres donc il faut aussi voilà donc il ya des choses en cours avant d'en venir à votre pratique vraiment je reste un peu sur la sur les idoles abdelmalik vous avez c'était juliette gréco ouais on peut ajouter jane brain way complètement en quoi ils sont des modèles des références ou des guides pour vous parce que c'est des gens entiers c'est des gens qui trichent pas qu'on aime ou qu'on n'aime pas c'est des gens où il n'ya pas il n'ya pas d'hypocrisie dans leur manière de faire ils sont vraiment entier ils sont vrais et et on vit dans un monde et on peut mais et camus et tous ces gens là c'est à dire que c'est des gens qui ont il ya quelque chose pour moi qui est hyper important c'est la notion de cohérence pour moi c'est hyper important c'est à dire d'être en phase avec qui on est après on peut nous aimer on nous aime pas bien mal c'est pas du tout c'est pas sur ce domaine c'est pas sur un domaine moral c'est pas de ça que je parle je parle des gens qui sont qui sont fidèles à eux mêmes qu'ils sont sincères leur rapport à eux donc le rapport aux autres et aimer référent là les artistes que j'admire ils sont eux totalement ils sont entiers ils sont vrais pour clore le chapitre des inspirations est ce que dans votre cas d'el malick comme dans mes temps suit paul claudel la religion c'est une source d'inspiration je peux pas dire que la religion soit une source d'inspiration parce que la religion et je dirais pour être plus précis la spiritualité fait partie de moi donc est ce que c'est une source d'inspiration non mais c'est quelque chose qui enfin oui et non je sais pas en tout cas ça éclaire mon regard ça ça mon rapport au monde mon rapport aux être forcément et ce rapport à la spiritualité ça c'est important ça fait sens mais est-ce que ça m'inspire c'est je trouve que dire que ça m'inspire ça serait limité sa place dans mon existence donc je dirais ça fait partie de moi j'ai pas ses vues c'est plus je sais pas mais peut-être pour le pour le dire autrement pour poser ma question autrement il ya cette très belle scène en qu'allah bénisse la france où personnages appel malik revient du maroc où il a rencontré un maître soufi sa fiancée l'attend à l'aéroport il sort et dit je n'ai plus peur vrai ouais donc c'est quand même une bascule ça veut dire que j'ai plus peur ça veut dire je peux être celui que je dois être ouais c'est dans ce stade je me dis est-ce que ça libère des choses chez vous un homme totalement je vais aller on va parler technique puisqu'on est enfin sculpture ion technique mangez-vous que ce soit il ya quelque chose de l'ordre de la de la métamorphose c'est à dire d'une certaine manière la spiritualité qu'on mange la vie elle me fait passer d'un état on va dire ville un état moins ville à chaque fois si vous savez ce fameux truc des alchimistes du plomb en or une certaine manière et c'est ça en fait c'est à dire que d'une certaine manière et puis en évoluant de cette manière on se rend compte que le matériau premier n'était pas civil que ça c'est juste notre perception en fait et c'est ça la voilà on est rentré dans le profondeur de la chose spirituelle rentrons dans la profondeur du travail de création ce qui est logique pour ces master class b manic qu'est ce qui donne naissance à un nouveau disque est-ce que je pose des questions évidemment j'ai un peu idée des réponses parfois mais est ce que c'est un ensemble de chansons comme ça qui s'accumulent et tout d'un coup ça fait un disque ou est-ce qu'il ya quelque chose de plus conceptuel avant avant l'écriture quelque chose qui va guider qui fait que c'est un album et non pas une suite de chansons ni l'un ni l'autre mon cher monsieur la réalité c'est que j'essaye au maximum de pas comment dire ne pas ne pas être dans une comment dire ne pas ne pas être dans un truc ou j'anticiperais où je préparerai quelque chose ou jeu j'essaye de me de même de me surprendre moi-même et la meilleure manière je pense en tout cas c'est par des rencontres et des choses qui nous arrive et c'est ça qui va générer un projet et ensuite une fois que le projet est généré à l'intérieur de ça il ya une mécanique qui se met en place mais mais même si c'est très structuré tout ça évidemment j'ai c'est mon esprit germanique je suis alsacien vous savez donc forcément nés mais mais mais c'est quelque chose qui se fait naturellement c'est une rencontre en fait et est par exemple quand je travaillais j'ai eu la chance un extrait mon honneur de fréquenter ce ce frère ce grand monsieur qui était gérard jouannest quand on travaillait ensemble par exemple il se mettait au piano y jouer n'importe quoi il se disait pas je vais jouer quelque chose il jouer n'importe quoi sert et tout d'un coup il ya quelque chose qui prenait corps gérard tu peux jouer ça encore bijoux vas-y continuer le joue en boucle ah ouais ok ok hop je remets à la radio je prends un stylo et une feuille et les j'écris et nador et elle est une feuille imaginaire faits imaginaires des images c est donc j'écris est en fait cette manière de faire elle résume un peu ma manière de faire quand je conçois un album et après petit à petit les choses prennent deviennent cohérent par exemple mon dernier mon dernier projet qui s'appelle le jeune noir à l'épée en fait donc six à cette grande exposition au musée d'orsay le modèle noir de jericoa mathis on rentre en compte dont deux modèles nord de jéricho un matisse on rentre en contact avec moi on me parle de ce projet tout ça très bien j'écoute je rencontre des commissaire d'expo de voix des oeuvres et tout est bon je tombe je tombe sur un tableau jeunes jeunes noirs à l'épée de pierre puvis de chavannes et là ça choque et l'album est l'album le texte ou découle en fait tout et tout s'est mis naturellement et c'est devenu un livre disque à la fois un beau livre avec des ddd peintes des peintures de de demander d'aider des photos de mon photographe attitré des photos d'art de fabien cost des poèmes qu'ils sont inspirés donnant des poèmes concrètement des poèmes de baudelaire qui sont là en extrait un texte inspiré de la philosophie de glissant et ses drames et tout ça se fait très naturellement en fait et et tout ça est très structuré voilà mais alors qu'il n'y a pas d'idée de structure au départ c'est ça que je veux dire mais vous avez vu quoi quand vous avez vu ce tableau précisément en fait j'ai vu l'universel comment vous dire voilà un tableau qui représente c'est comme le nom l'indiqué est un jeune noir avec une épée jeunes mois à l'épée et il n'est pas en action en fin et des danses on les paie sur les pollutions donnons à la main c'est un moment on sait pas que l'on s'est passé quelque chose il va se passer quelque chose s'est passé quelque chose parce que derrière on voit un peu des ruines ime de il s'est passé quelque chose il a il a un bonnet rouge et il ya un truc symbolique hyper beau il a assis sur une sur un tissu bleu donc ça fait bleu noir rouge c'est assez c'est intéressant mais en fait qu'ils étaient tous toutes les autres oeuvres artistiques que je voyais c'est ça représentait des noirs là ça représentait aussi un noir mais il n'était pas du tout dans une position où ou de servitude ou de houe d'asservissement quoi que ce soit il avait en fait il aurait peut être blanc et c'est ça qui m'intéresse c'est à dire que pour moi étant dos étant donné qu'aucun être humain n'est étranger à l'humaine condition et bien finalement qu'on soit noir vers jambes blog qu'importe c'est à dire l'artiste doit pouvoir montrer il parle du du du singulier moi je raconte mon histoire donc d'un particularisme etc mais en racontant son histoire et raconte l'histoire de tous et ça doit être évident tout de suite et sur ce tableau bombe y avait cette évidence mais et c'est seydou la connexion et c'est passé tout de suite c'est comme j'ai envie de dire on va voir un ballet magnifique à côte des blancs qui danse mais on se dit pas qui a que des blancs kid on a tout de suite la connexion à l'universel et mon idée c'est ça c'est de dire que finalement il faudrait qu'on puisse réagir comme ça sur toute oeuvre c'est à dire qu'on voit des verts des jaunes des rouges des hommes des femmes qu'importe qu'on se rende compte que ce n'est qu'une métaphore de l'humaine condition et ce tableau nous le disait avec en tout cas me l'a dit avec une évidence bouleversante de vous rencontrer d'el merrikh ça m'a fait faire la bonne chose qui est de relire edouard glissant et a notamment cette phrase qui a agi dans le lieu pense avec le monde et oui c'est exactement ça c'est ça on est totalement là dedans parce que évidemment on vient de quelque part évidemment on a une histoire on a une couleur de peau on a qu importe mais nous on doit magnifier la la comment dire on doit magnifier la complexité par exemple ce spectacle puisque j'ai fait un livre disque jeunes noirs à l'épée aussi un spectacle que j'ai conçu avec le grand chorégraphe burkinabè salia sanou donc salia sanou qui est donc africains burkina du burkina faso avec des danseurs noirs également mais qu'ils sont français et européens si on les regarde comme ça on les voit on voit tous ces gens dansaient sur une scène on dit voilà des noirs qui dansent sur une scène pour on voit et puis mais en fait non ce n'est pas l'afrique qui dansent sur une scène ce n'est pas l'europe qui danse mais c'est la rencontre les deux est en fait ce convoi n'est pas nécessairement ce qui est et je pense qu'aujourd'hui au 21e siècle en 2019 on doit être capable d'avoir ce regard las de devoir en moi par exemple je m'appelle abd al malik je suis musulman je suis noir mais d'être capable de voir un alsacien qui est là et je corresponds pas à l'alsacien typique mais je suis alsacien quand même et c'est important et quand je dis ça on va aller plus loin je suis pas le peut-être le français typique mais je suis français tout de même je ne suis peut-être pas l'européen typique mais je suis européen tout de même est vraiment faire le distinguo entre ce qui est de l'ordre des racines et ce qui est de l'ordre finalement de des fruits nos branches etc et ça c'est hyper important surtout pour des gens comme nous parce que si j'avais été blanc la question ne se poserait pas si j'avais été français d'origine suédoise on ne sait pas si on resterait bloqué sur la suède alors pour revenir aux questions pratiques est ce que vous avez sur vous il faut lier vos poches un carnet de notes est ce qu'ils ont fait une haute et des phrases vous des choses qui viennent ou est-ce qu'il faut s'asseoir devant votre table d'un bureau quelque chose pour écrire en fait ça dépend ce que j'écris si j'écris pour la musique je note rien pour la musique puisque c'est la musique qui m'inspire il faut une musique qui m'inspire mais par contre pour la littérature pour des idées pour des concepts j'ai un téléphone dont je tairai la marque est en fait il ya un dictaphone et j'enregistre et jeudi telle chose voilà par exemple la regarde et on va faire un live donc là j'ai écrit un truc idée de tribunes et qu'est ce que j'écris regarder je vais j'ai dit bon je dis quoi issus de tous les milieux socioculturels et nous voulons faire entrer la france et l'europe dans le 21e siècle par exemple mais alors les carnets de notes on note des choses mais est ce qu'on s'en sert est ce que vous vous servez jour toujours jeu comment dire il n'y a pas de gâchis jugé très bon c'est parce que c'est si j'écris c'est qu'il ya une sorte d' impérieux désirent un truc que je peux pas faire autrement je dois écrire je dois enregistré je dois dire et donc je vais l'utiliser le matière vivante ça c'est une matière vivante et pendant longtemps puisque je suis très comme ça j'ai savez j'ai encore ma trousse avec magog mon style mes stylos mes trucs et tout ça et pendant longtemps j'écrivais comme ça bon après c'est compliqué on est dans né dans le métro on est dans la rue on est dans trucs et tout mais aimait souvent j'écris comme ça je note je note des trucs et gd gdg d'écart mais comme ça et souvent je ressors le truc ça vient et puis je vois là alors d'un point de vue stylistique même si c'est fréquent dans les textes des chansons il ya souvent dans vos textes des répétitions des mots qui sont vraiment répéter longuement alors avec françois hollande a rendu l'anaphore à ses célèbres dans son débat avec sarkozy moi en disant c'était à refaire morceaux à moi président et c'est cette forme là c'est quand même aussi avec l'envi que le message passe et consentent à plusieurs fois sur le même clou la finir par foncer dans le mur j'avais un enseignant avec qui je suis toujours en contact et que je salue parce qu'il écoute peut-être c'était mon professeur de latin de français de lettres et de culture religieuse qui s'appelle monsieur miri qui disait il faut toujours il faut toujours répéter l'évidence parce que c'est ça qu'on oublie en premier c'est quelque chose qui m'a marqué et donc je répète et comme je fais je fais de la musique aussi est bien dans la répétition et à la notion de refrains et puis comme je suis un rappeur il ya la notion de loupe la boucle quelque chose qui revient et je pense que c'est important oui c'est et puis on parlait de de spiritualité à quelque chose de l'ordre que vous avez comme dans le mantra ou dans la chaux dans la france sont la transe la chose qu'on va répéter répéter juste jusqu'à ce concept n y dans dans ce qu'on répète et voilà donc toujours répété et puis là tout d'un coup ça me vient comme ça je pense à primo levi je pense à primo levi qui vous rappelez dans si c'est un homme et aehi ce il se lave toujours les mains il est là et tout est acquis c'est en substance ce jeudi s'en souvenir et ya quelqu'un qui le dit mais pourquoi tu fais ça de façon tu te lave les mains regarde il ya c'est l'horreur par tous ces sales ces trucs on est traité comme moins crédible c'est pour me souvenir que je suis un être humain toujours toujours se rappeler souvenir que je suis un être humain et je suis un homme ce qui est frappant c'est dans votre discographie abdelmalik c'est que musicalement chaque album il semble chercher à créer des passerelles c'est pas très étonnant quand on connaît votre votre pensée rap et électro c'est le dernier des scarifications enfin dernier en date rock rumba congolaise hip hop ça c'était pour château rouge avant il y avait plutôt rock on va dire rap slam jazz pour jura star chanson si les textes sont évidemment importants la recherche musicale est en tout cas là la rencontre c'est ce dont vous parliez elle est aussi essentiel pour faire la musique ouais mais il ya une sorte quand même de 2,2 processus en tout cas quelque chose qui revient une manière de faire assez récurrente on va dire quand même c'est que celui qui compose pour moi qu'est mon compositeur attitré qui est mon frère aîné bilal qui lui travaille essentiellement avec des samples et tout ça souvent il me fait écouter des trucs comme ça on discute ou bien on a une discussion et me dit tu te rappelles la discussion qu'on a eue la dernière fois regarde ce que ça va donner comme idée dont j'écoute est généralement on part de ça et ensuite c'est là et il se passe quelque chose dans la vie jusque l'inattendu donc les rencontres par exemple j'ai terminé gibraltar et un jour je suis dans les couloirs d'une maison de disques et je parle avec à quelqu'un et on discute et il parle du gainsbourg percussion on parle de gainsbourg percussion à white agacement percussions c'était mortel et où il s'est investi 3 couleur café mais y'avait couleur café dont un essai qui avait réalisé ce truc café c'est alain goraguer alain goraguer l'ouest et mortelle ce qu'il a fait et alain goraguer il travaille toujours effet chez page et je crois que son fils fait des trucs et où j'ai dit mais on ne peut pas y a pas moyen de rencontrer alain goraguer et tout ça reste comme ça bon je travaille avec gérard gérard fait des choses et tout et jeremy teela franchement il faudrait quelqu'un qui nous arrange les trucs dont je dis ouais ouais et je me dis tiens alain goraguer donc je rentre en contact et tout ça ils travaillent peu mais il travaille encore il est là et tout et je pars là gérard jeudi gérard alain goraguer ça dit quoi et lui me dit tu sais alain goraguer c'est le premier type qui m'a donné du travail quand j'ai commencé dans ce métier je vais voir ben bouclons la boucle mon très cher gérard et on a fait ça et on a fait on a fait dante on a fait l'album dante et ça se passe comme ça et péter autre anecdote je suis au maroc souvent quand je je je veux rompre coupé je vais dans le désert marocain au maroc on téléphone n'arrête pas de sonner à chaque fois trop du mois mais qu'est ce que c'est et je vois un message faisons un album mais c'est qui ça et je vois chilly gonzales faisons un album malik faisant un album et ça donne et châteauroux etc etc je fais un concert en 2007 où c'était 2007 2006 ou 2007 à montreux donc on fait live on est là et où il ya laurent garnier que je connaissais pas à l'époque il me dit ça dit est lui-même lui passait déjà mais musique à la radio notamment en angleterre et où j'étais j'avais entendu ça j'étais hyper on aurait tous et il me dit est ce que ça dit de rester en fait un live ensemble le mans j'ai dit ok j'ai eu moi mon live la veille et le lendemain je suis resté avec mon frère on est resté on a fait et on s'est hyper bien entendu on s'est dit ouais il faudra faire quelque chose et on n'a jamais rien fait et dix ans après on fait ce projet qu'allah bénisse la france on a l'idée d'une musique mon frère et me dit ben voilà l'occasion d'aller voir laurent on y va et ça a donné scarifications là c'est toujours mais vraiment laissé ne pas voilà le mot que je cherchais ne pas prémédité les choses et j'essaye vraiment en tout cas concernant la musique j'essaye vraiment de fonctionner comme ça et c'est comme ça à mon avis qu'on fait les oeuvres en tout comme les plus intéressants pour tous de mon point de vue et de mon idée de rencontre et d'échangé de dialogue etc cela étant ce goût des collaborations on a bien compris mais à un moment donné c'est signé abd al malik donc quand il faut faire des choix quand il faut décider c'est quand même pas vous qu'il fait qu'est ce qui fait que vous vous dites ce morceau il sera mieux si on enlève telle piste ou si on met ça enfin comment vous savez que ça va être la bonne forme et que la forme juste du morceau ce sera celle là c'est ça qui est qui qui rapproche mais mon travail dans la musique est mon travail de réalisateur de cinéaste c'est qu'en fait vraiment je travaille c'est un travail de collaboration en groupe mais à un moment donné je sais où je veux aller et un moment donné je tranche sahara j'écoute tout le monde et j'aurai le jeu aurait le dernier mot il faut bien sinon ben il faut bien que quelqu'un sinon on va rester comme ça longtemps et comme je sais je sais je sais où je vais donc je transmets mais j'aime bien me laisser surprendre me dire je m'attendais à ça et finalement il ya ça et c'est ça en fait le si et vous pourrez demander à tous les gens tous ces gens avec qui ces gens illustres avec qui j'ai travaillé c'est que je suis pas dans le tram je suis pas du tout j'ai pas une démarche dictatorial dans le travail c'est à dire moi mon idée c'est vraiment que il a il ya un truc qui arrive de moins seuls seraient pas donner ça et de la personne avec qui j'ai travaillé seul serait pas donner ça c'est vraiment une rencontre des deux mais quand même je me laisse porter conz à l'aise il me dit tu veux pas chanter chanter vinci chante moi je fais jamais chanté je chante pas - je déclame durable inédit mais va s'y essaye et tout et je commence je pousse un peu la mélodie et tous et il a fait de moi un chanteur et je chantais j'accepte et c'est ça en fait c'est à cette idée de ya pas de limite en fait y'a pas de limites mais concernant les textes je parle vraiment des textes des chansons je parle pas des délires abdel mahdi question est ce que là aussi vous vous demandez quand même des avis extérieurs où ça s'est vraiment c'est un chasse gardée c'est à dire qu'on vienne à ce qu est ce que vous vous demandez pas ce pas forcément seulement aux musiciens mais aux gens qui comptent pour vous dans le regard compte si tel texte il est bien comme ça aussi il faut retoucher ou est-ce que ça c'est pas touche non c'est pas que c'est pas touche c'est que en fait quand quand je me souviens qu'en parce que un jour j'ai décidé qu'il n'y avait pas de limites en fait mais il a fallu grandir avoir le courage de dire qui a pas de limite et quand j'ai décidé qui avait pas de limites en fait j'ai fait gibraltar mais quand même une fois que gibraltar est effet qu'on écoute et gibraltar franchement j'ai eu peur pour vous dire à dire vrai j'écoutais le truc je me disais mais la crème je suis allé loin quand même peut-être non ce que j'ai fait je me souviens je suis allé au centre social et culturel de ma cité est en fait j'ai fait écouter à des gens qui avaient l'habitude d'écouter ce qu'on appelle dans le rap le bon bah c'est à dire le rap vraiment de base quand je disais c'est pas du tout péjoratif quand jeudi le rapt de base c'est vraiment le rap des puristes et tout ça et je leur ai fait écouter et je me rappelle j'ai vu des mecs des durées tous qui était ému aux larmes et je me suis dit en fait c'est ça c'est que nous autres si nous autres rappeurs on a la prétention de l'universel donc on est des artistes plus que rappeur encore donc on doit être capable d'émouvoir et j'ai vu que ça fonctionne et je me suis dit ben roulons roulez jeunesse alors il ya ce travail d'élaboration des chansons des albums les collaborations la scène vous l'abordez comment est tournée c'est très sérieuse à kankan est un admirateur de jacques brel on rigole pas avec la scène c'est vrai vous avez des rituels des superstitions à l'entrée en scène pas du tout ah on fait on fait on fait enfin on fait une sorte de petite prière collective nous tous mais pas vraiment de rituels la chance que j'ai je pense que c'est une chance c'est que je suis pas un tracker ce qui fait que j'ai quand même une vision nette encore déchaussage quand je vois certains de mes collègues qui vraiment est d'ailleurs la bresle lui-même qui vomissait chaque fois à l'entrée en scène c'est pas une légende un sens ses principales activités mais il faut miser mais ensuite ça allait mais parlons de quelqu'un qui quelqu'un comme gainsbourg par exemple moi gérard il m'a raconté une fois ils ont fait une tournée brel gainsbourg et je me souviens plus du troisième ou tourner et c'était et il m'expliquait alors à l'époque qu'ils allaient dans des cités comme des gens mangent et donc ils viennent sur scène et j'en mange et eux et aux interprètes et ils font leurs trucs et si si si les gens les calculs pas où on leur lance des trucs bon c est en fait y avait quelque chose d'assez particulier me disais c'est que gainsbourg on entendait c'est d'en claquer il les entendais du piano et du piano et attendait avoir peur vraiment et ça c'est un peu si on veut interpréter un peu c'est un peu le groupe traq non j'ai pas dit que j'avais pas de trac j'ai dit que j'étais pas tracker non c'est différent ça veut dire que j'ai déjà toujours il ya quelque chose mais pas au point de ne pas paralyser passant par alice pas offert des choses dont je perdrais le contrôle voilà quel plaisir à être sur scène c'est un moment ultime de partage c'est à dire tout d'un coup les textes prennent vie il ya les gens qui sont là on voit dans les yeux et le coeur d'une salle ne bat pas pareil selon l'endroit où on se trouve ils réagissent pas du tout de la même manière je me rappelle une fois il faut on est allé c'est la première fois que j'allais en corse et je dis à ma mère maman je vais aller jouer en corse et mj tu vas jouer en corse je suis parent et maintenant je vais aller joueur je jouais tout un outil non mais t'es sûr vous y allez c'est dans le truc du web maman on va à l'école donc j'arrive les gens étaient très gentils au demeurant donc j'arrive sur scène on fait nos trucs et personne ne bouge c'est à dire même entre les morceaux les gens n'applaudissent pas et on est que je me dis ouah mais moi je suis dans mon truc je continue et tout ça je suis à fond et quand c'est fini les gens se lèvent et ils nous font standing ovation qui s'arrête pas c'était émouvant il n'avait pas bougé et en fait c'est tout simplement ils écoutés en fait et puis il ya autre chose on va jouer à marseille j'aime énormément le le sud est on joue à marseille et on arrive on arrive à peine ils applaudissent les gens on n'a rien dit applaudissent déjà ils sont là ils sont heureux et tous ces essais puis voilà et puis il ya un peu l'entre-deux alors l'antre-2 ccc en alsace par exemple voilà chaque endroit s'est séparé puis à paris alors paris c'est paris brel qui est paris qui bat la mesure paris qui mesure notre émoi à paris c'est la guerre on arrive à paris en fait dans la salle vallier autant de dada 5e de corse que deux marseillais non mais n'importe qui pourrait monter sur scène et prendre ta place et dire moi je ils viennent tous à baliser le truc et wii pourrait monter sur scène était donc c'est un autre mais c'est assez fabuleux la la la scène c'est bouleversant puis un autre une enseigne là on est en train de parler de 2,2 de la france et puis des pays francophones canada mais ce qui est fabuleux c'est qu'on va dans des endroits où les gens ne comprennent pas la langue et ont fait pas un truc sur titres et où quoi et qui arrive et on arrive à les toucher par la force de l'interprétation et cia que la scène qui permet sa et sas et c'est bouleversant peut-être pour revenir quand même la discographie abdelmalik pour votre master class france culture est-ce que vous avez l'impression que ou est ce que vous savez décidé qu'une un disque un nouveau disque est ce qui se fait en réaction aux précédents c'est à dire soit en voulant vraiment changé ne jamais refaire le même soit creusé un sillon comment est ce que vous vous envisagez ça ou est-ce que à chaque fois il faut remettre les compteurs à zéro non en fait quand j'ai fait mon premier disque c'était j'avais dit je fais un disque et j'arrête donc mon premier disque c'était mon dernier est en fait c'est devenu une habitude c'est à dire qu'à chaque fois que je fais un disque qui a rien avant j'ai là c'est comme si j'arrivais chez un j'arrive sur un jeune artiste mais vraiment c'est pas je pense qu'il ya beaucoup de gens qui disent ah mais moi c'est sincère c'est à dire je viens pas en me disant ouais alors l'autre disque on avait fait ça là ils font non non en fait j'arrive comme si j'avais jamais fait de disque et du coup ça me laisse une liberté en fait j'ai pas parce que sinon ça nous paralyse et on est dans un truc en se disant ouais le public d'ailleurs j'ai enfin pour ceux qui on est remarquée jeudi jamais mon public jeudi le public parce qu'il ya un truc ou ouais on est neuf à chaque fois je pense qu'en tout cas moi c'est la meilleure en étant comme ça j'aborde avec une sorte d'insouciance enfin un truc qui ne me paralyse pas et qui fait que je fais ce que je veux en fait c'est la première fois c'est toujours mais il ya quand même l'expérience quand même cet acquis est ce que dans l'assurance dans la manière de faire est ce qu'un progrès dans la pratique c'est une question qu'on pose aussi à nos à nos invités toujours mais est-ce que vous avez le sentiment d'avoir progressé décrire mieux de rater mieux ah oui je chantais mieux mais ça forcément c'est le mais je dirais comme comme dit l'expression le métier rentre au fini par entrer dans ces quads en l'occurrence le métier c'est cette fois c'est juste des formes c'est à dire que par exemple je sais je vais me dire quand j'écris une forme un texte particulier je me dis là leurs frais faut pas qu'ils viennent trop tard ou bien je vais dire là je vais pas je vais je vais pas le structurer en coupe les refrains mais je vais faire le refrain sera à l'intérieur par exemple il ya un mot qui revient laisserait à l'intérieur voilà ce genre de choses ça c'est des choses que je maîtrise mais c'est mais c'est juste la forme c'est tu peux enfin on peut faire ça et finalement c'est vide dans le sens de l'esprit c'est à dire c'est mécanique et c'est nul et c'est pas et ça ce truc on peut on peut maîtriser la forme mais on n'arrive pas à insuffler l'émotion à l'intérieur et pour moi c'est ça que je cherche et insuffler ce qui permet d'insuffler l'émotion on peut avoir la meilleure technique au monde sait pas sur quelle émotion kiki andré puis à ça et puis elle fait aussi de ne jamais tomber dans évidemment qu'on comprenne pas mal ce que je vais dire parce que j'ai beaucoup de respect pour les créateurs en général mais ne pas rentrer dans quelque chose qui serait du pur divertissement genre un truc juste pour pas un truc qu'on écouterait comme ça pour passer le temps pour c'est pas mon truc mais pour amener de l'émotion il ya la question de l'interprétation aussi est-ce que l'interprète que vous êtes aujourd'hui les meilleurs puis à 5 ans qui a dix ans il ya 15 ans oui et non oui et non parce que je me laisse toujours habité par une émotion 9 est pas systématique parce que si l'émotion est systématique je sais qu'à ce moment là je ma voix va un peu trop léo à ce moment là il ya une larme ya un truc non c'est pas et d'ailleurs elle parle de ça il a arrêté justement parce qu'il disait là je sais qu'à ce moment là il ya l'émotion je sais qu'à ce moment là il ya un truc faut arrêter on n'est pas des machines à s'émouvoir et camus dit la même chose camus dit la même chose sur l'engagement il dit qu'on ne peut pas faire de l'engagement un métier si ça devient un métier on doit cesser il nous arrive des choses il arrive des choses et puis on s'engage c'est pas genre bonjour je suis un artiste engagé et je vais dans ces cas un moment donné on est voilà on est des êtres humains et la solution alors qui déplairait à tous les fans mais ça vaut pour tous les interprètes sur scène ce serait de jouer que les nouveaux morceaux à chaque fois la second temps quand on chante un morceau qui a 10 ans qui a 15 ans qui est notre époque de sa vie une autre époque de soi comment l'interpréter de façon juste mais je vais vous dire je pense que vous vous aimez et brel je suppose comme tout le monde bon des gens qui sont allergiques à bien des gens m'ont l'air comme beaucoup de gens en tout cas brel quand vous l'écoutiez à 18 ans vous l'écoutez pas de la même manière aujourd'hui parce que eh ben c'est la même chose je découvre des choses dans des titres j'ai écrit à 10 ans je les découvre maintenant mais avec ma vie d'aujourd'hui et je me dis waouh alors que j'avais pas du tout pensé ça prend j'ai écris le et c'est en ce sens là où pour moi un texte est toujours 9es ce que j'aime faire c'est écrire des textes à strates c'est à dire que il ya une compréhension première compréhension sur deux et puis il ya une sorte de un endroit où il ya une sorte de vide juridique où on comprend des choses on avait s'éteignait dans la première ni dans la deuxième un troisième d'un quatrième couche et ça c'est le lieu du mystère c'est le lieu du secret j'ai envie de dire mais à l'inversé ceux qui auraient des masques il ya des morceaux vous avez créé a longtemps dont vous auriez envie de changer une phrase d - est-ce que vous le faites parfois dans les concerts de changerait mais tu peux fois des fois je fais des pieds mais ces essais peu parce que ya peu d'artistes qui peuvent revenir sur leurs erreurs passées les peintres ils ont du mal des écrivains c'est compliqué des fois mais c'est des petites choses à dire au lieu de et je mets mes mais ça change tout non mais c'est vrai et puis ce genre de choses mais mais jamais jamais vraiment mais encore une fois c'est c'est aussi l'art de la nuance donc ça paraît rien mais en fait ça change tout des fois ça ça change beaucoup et des fois c'est l'humeur c'est mon humeur qui me fait changer des choses ça c'est super autre question habituelle de ces master class abd al malik à quel moment où de quelle façon vous pensez à votre public qui soit le public de votre musique le public de cinéma le public de des livres est ce que vous pensez à eux avec tout le respect que j'ai pour vous tous je ne vous considère pas comme mon public vous êtes vous êtes vous même vous êtes le public donc en fait je pense jamais au public la réalité c'est que vraiment je pense à moi je me dis est-ce que je suis fidèle à moi est ce que le petit garçon le petit régis est ce qu'il existe encore est-ce qu'il est là est-ce que je prends soin de lui en disant ce texte est ce que je le respecte est-ce que je respecte ce qu'il est devenu c'est ça que c'est à ça que je pense et après gc merci et et mais par contre j'ai le sentiment que c'est un devoir que je me dois à moi et que je dois au public pour le coup c'est on a parlé tout à l'heure d'honnêteté de cohérence de vérité donc j'écris j'écris je n'écris jamais en pensant au public et je dis jamais mon public alors il ya un public un peu particulier dans tous les domaines c'est la critique quels rapports vous avez avec la critique est ce que vous lisez ce qu'on écrit sur vous est ce que vous évitez parce que franchement je vais vous dire je vais vous dire la vérité la vérité au départ je lisais tout est en fait il ya des critiques pour moi qui sont dans une démarche qui de mon point de vue n'est pas n'est pas n'est pas juste de mon point de vue mais qui de leur point de vue est juste parce que finalement tout ça est relative et dès que j'ai compris ça j'ai arrêté de ça sert à rien parce que moi j'ai une idée précise quand je fais les choses quand j'écris quand je truc là mais la personne en face et peut-être même ce qu'elle écrit là si elle devait le réécrire même une semaine après même d'ici à l'été dans un autre état je sais pas moi et c'est embrouillé avec sa femme avec sa petite amie avec son truc il est énervé il doit rendre le truc en le presse il écrit son truc il est là et il fait des piges il c'est horrible bon bref il ya plein de trucs qui fait qu'ils donc j'ai appris à prendre du recul avec ça c'est une chose et puis aussi j'ai appris c'est ça c'est très important aussi à prendre du recul avec les réseaux sociaux aussi c'est hyper parce que c'est ça participe tout le monde est un peu critique tout le monde des journalistes tout le monde des trucs on le protégé de ça ouais mais c'est pas ton réseaux sociaux ils sont en page gérée par vous même s'ils sont gérés par mois mais vraiment à la cool quoi alors je suis un mauvais gestionnaire du truc je fais je pose pas au bon moment mon manager et me dit mais tu devrais il ya des trucs pour officialiser ton truc moi je dis j'officialiserai ma part sinon il y aura trop de monde mais il me dit mais c'est le l'idée et moi je dis non mais on est on est bien à 10000 15000 c'est cool ça reste voilà enfin un peu des choses comme ça je suis pas je suis pas un très bon mais comment dire je suis pas un très bon commerçant vrai je pense que c'est là le truc est une autre façon de recevoir votre travail c'est de lui décerner des prix alors vous des récompenses vous en avez dans tous les domaines dans lesquels vous êtes investi là encore très sincèrement que caméra qu'est ce que ça vous fait de recevoir des prêts je suis très heureux si on veut mon maître remettre d'autres c'est très bien mais la réalité c'est que je suis heureux surtout pour un format pour ma mère en fait parce que tout ça en vérité on sait bien que c'est symbolique mais le symbole ça compte énormément vous savez moi je viens de la rue mais pas la rue georges est un mec du ghetto et tout ça je viens de la vraie rue est ce que j'appelle la rue c'est quand un moment donné on a souffert toute les misères c'est à dire le fait de ne pas pouvoir manger à sa faim le fait de la misère affective enfin toutes les formes de misère et quand on vient de là où je viens je me souviens un un jour j'étais avec des densités j'ai depuis pas je devais avoir 14 15 ans on était avec des potes et tout ça on était délinquants il se trouve qu'on était des délinquants notoires et il ya une femme qui est descendu une et elle m'a regardé elle m'a dit tu vois toi tu feras jamais rien de ta vie c'est impossible que tu réussisses à faire quoi que ce soit elle m'a regardé comme ça en me regardant droit dans les yeux et nous voilà aujourd'hui vous avez quel âge là à ce moment là quand elle vous a décidée de dames 14 15 comme ça mais est ce que vous croyez pas qu'elle aussi elle est importante dans votre parcours parce qu'elle vous amène aussi à changer un personnel conscience non mais quand elle elle m'a dit ça l'effet sur vous je parle pas de ce qu'elles avaient elles dans la tête non parce que quand elle elle m'a dit ça elle m'a comme souvent font les médias ou les gens elle mais elle m'a tribalisée c'est-à-dire qu'elle m'a mis dans un groupe elle m'a pas pris en moi je savais à déjà à l'époque j'étais déjà un passionné de littérature jeu enfin je savais en tout cas j'avais ce sentiment que je pouvais transcender ma condition je le savais déjà et quand elle me regarde comme ça elle me dit ça ça m'a pas c'est pas tout d'un coup elle m'a dit ça tu vas voir je vais te montrer que non en fait c'est pas comme ça parce que j'avais l'amour de ma mère j'avais y avait plein de choses j'avais cette enseignante mademoiselle schaeffer qui m'a dit oh régis tu es beau et moi j'ai fini par croire que j'étais beau et j'ai agi en conséquence et c est tout ça donc ça j'avais déjà mais c'est juste c'est juste pour donner un exemple en fait pour vous dire que des fois ben parce que c'est vrai on existe par rapport au regard de l'autre etc mais mais en même temps c'est juste pour dire que quand souvent des fois on m'a reproché sa part ce que j'ai dit que de mon point de vue le déterminisme n'existe pas alors on va dire alors tu peux pas dire le déterminisme et tout mais ce que je voulais dire c'est un peu plus compliqué que ça c'est pas un truc simple et et et comme vous dites c'est pas parce qu'elle m'a dit ça que j'aime et elle me l'a dit quand même dans les prix dans les récompenses qu est ce qu on a une qui est plus important qui vous a fait qu'ils posent d'être davantage touchés parce que ça récompense telle ou telle oeuvre non j'ai toujours été franchement même le petit trou même le truc 100 ch soit disant sans importance on ça va toujours touchés et ma mère malvoisin du roi mon fils quand même quand même à mon fils elle me fait ça et moi je suis je suis heureux comme comme quand l'enfant qui amène une bonne note et qui dit maman je me souviens moi quand j'ai eu quand j'ai eu le bac j'étais le gg j'ai des aînés mais moi quand j'ai eu le bac vraiment c'est comme si j'avais marché sur la lune quand j'amène ça m'est vraiment dire quand j'ai amené ça quand ma mère en plus j'ai eu la meilleure note en philo du département mais là c'était incroyable c'était fou et ma mère elle était et c'est toujours la même chose il ya toujours ce côté maman elle et va être donc je suis voilà mais je sais que ça que cette je fais pas ça pour ça d'ailleurs je fais pas des choses on me dira je vais avoir tel prix ou tel truc mais quand même quand j'en ai que ma mère elle voit c'est qu'elle est fière de moi c'est et je pense que ça restera à jamais alors rester à jamais comme on arrive bien trop la fin de cette master class sur france culture adel mahdi claque à ce que la question de la postérité à se pose pour vous en fait je vais répondre de manière double la première non parce que je suis le fils de l'instant et ce qui compte c'est maintenant et annie hier ni demain ça c'est vraiment mon après je suis père et je me dis je me dis toujours quand je fais des choses en fait je pense à mon à mes enfants et je me dis je pense aussi aux je les dis mais je le redis je pense aussi au petit régis et j'aurais tellement aimé en étant petit régis qui est un abd al malik vraiment je me dis en regardant la télé s'il y avait si j'étais petit j'ai peut-être j'aurais gagné du temps et peut-être que je serais devenu einstein chez pas un truqueur peut-être que et je me dis ça donc du coup c'est dans ce sens là que je pense la postérité c'est à dire que je me dis qu'est-ce que je laisse et est-ce que je laisse est ce que ça sera utile aux futurs c'est à ça voilà donc c'est double dans ce sens là mais ça veut dire quand même que les livres que vous écrivez les disques que vous faites les films que vous avez fait et ferait ils peuvent être aussi les camus enfin ça serait fait jean demain pourquoi pas ça serait fabuleux en tout cas si ça peut servir c'est très bien le haut en réalité le coeur du truc c est ce que je suis utile ou pas vous savez si j'avais le sentiment de ne pas être utile en fait j'arrêterai et je serais pas là avec vous en train de si j'avais l'impression vous ai parlé tout à l'heure de de de gens qui sont dans le divertissement pur si j'étais dans cette démarche là un moment donné tu dis bon j'ai eu mon billet salut on m'a donné mon billet c'est bon la voilà mais ça veut pas dire que je veux pas mon billet pas dit en passant pas c'est juste qu'on comprenne bien aussi qu'en mai une dernière question une question qu'on vous a j'imagine très souvent posé abdelmalik quels conseils vous donner à celles et ceux qui ont envie de devenir artiste franchement le conseil que je donne à ce qui est pas nécessairement artistes mais qui ont envie de devenir ce qu'ils veulent c'est de ne pas avoir peur et c'est ça le plus important ne jamais jamais jamais avoir peur en réalité c'est le plus grand frein mais comment on fait pour pas avoir déjà de se le dire n'aie pas peur n'aie pas peur n'aie pas peur n'aie pas peur n'aie pas peur n'aie pas peur n'aie pas peur n'aie pas peur ça va rentrer merci abd al malik merci