Emmanuel Macron envoie des "moyens militaires" pour "protéger" un site en Arabie saoudite|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:29OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez des précisions sur l'ampleur de l'opération ?
- 2:51RelanceRéponse partielle
Que répondez-vous à ceux qui pourraient dire que c'est aux soldats français d'aller risquer leur vie pour protéger les installations pétrolières saoudiennes ?
- 5:28RelanceRéponse partielle
Que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon qui dit qu'il faudrait convoquer le parlement ?
- 7:34OuverteRéponse directe
L'opinion publique, qu'est-ce qu'on en pense ?
- 8:12OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut vraiment positionner des rafales en Arabie Saoudite ?
- 10:12RelanceRéponse partielle
Votre réponse à Jean-Luc Mélenchon qui dit que c'est engagé nos hommes dans une zone de conflit ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Promesse
« Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site. »
- 3:30Promesse
« À moyen long terme, continuer les efforts dans l'électrification pour réduire nos dépendances au prix des hydrocarbures et plus généralement la situation géopolitique au Moyen-Orient. »
- 4:07Fait
« Ce n'est pas une guerre que nous avons choisie. Nous avons des engagements de sécurité avec nos partenaires dans la région qui sont strictement défensifs. »
- 5:28Fait
« On a vu le rôle encore une fois et la France sonore a joué ce rôle pour assurer la défense et la sécurité de ses partenaires. »
- 10:12Fait
« C'est pas une déclaration de guerre, donc ça n'exige pas une approbation immédiate du parlement. »
- 11:26Fait
« En 2024, nous avons signé un partenariat stratégique avec l'Arabie Saoudite qui comprend l'entraînement, la formation, la coopération et tout ce qui touche au domaine militaire. »
- 12:07Fait
« Donc je dirais en terme de géopolitique et de politique étrangère, la France est déjà engagée depuis bien longtemps dans un partenariat de défense avec l'Arabie Saoudite. »
Temps de parole
- ?100 %
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Hier soir, il y a eu une intervention du président de la République, Emmanuel Macron, à la télévision à 20h. Vous l'avez suivi sur TF1 ou sur LCI. Et cette intervention dont on aurait pu penser qu'elle allait servir à faire de la pédagogie dans le cadre de la crise, du carburant, de la situation internationale et bien en fait était porteuse de plusieurs annonces. Je suis heureux d'avoir Frédéric Dab avec moi ce matin sur le plateau, le patron de d'Iffop. Bonjour Frédéric. Christophe Barbier est là comme chaque matin. Merci Christophe d'être avec moi ce matin et j'ai le plaisir d'accueillir le patron le patron du service international ici sur LCI, c'est Grégory Philips. Euh on va commencer par cette annonce. Le président donne une explication de la situation de
la montée des prix en disant "Oui, elle est la conséquence de ce qui se passe en grande partie au Moyen-Orient et en en en particulier en Arabie Saoudite où depuis que la situation avec les outils s'est envenimé, et bien la situation de l'Arabie Saoudite fait que les exportations de pétrole ont considérablement réduit." Et il dit et bien on va s'en occuper, on va envoyer des forces militaires pour protéger certains sites pétroliers. On écoute Emmanuel Macron. Il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie Saoudite et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou. Bon, il a été très abîmé par une attaque des outils. Nous nous engageons pour le sécuriser. Avec quel moyen ? Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons
finalisé avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site. Pas nous engager dans quelques conflits mais protéger ce site. Pas d'aviation des rafales verra l'évolution et selon les besoins. On en a dans la région. Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site. Bon, monsieur le ministre, l'annonce euh entraîne euh beaucoup de questions, soulève énormément de questions. Euh d'abord, est-ce que vous avez pour commencer des précisions sur l'ampleur de l'opération ? Euh, il dit des soldats, il dit des radars, il dit aussi le chef de l'État des systèmes de défense anti antiaérienne. Est-ce que vous pouvez nous apporter ce matin des
précisions sur l'ampleur du dispositif ? Alors pas à ce stade puisque nous sommes en train d'affiner les besoins avec notre partenaire saoudien pour voir de quoi ils ont besoin précisément pour la protection de ce site pétrolé debout. De quoi parlons-nous ? Nos compatriotes sont en train de subir une hausse des prix du carburant, on le sait qui est lié à la situation géopolitique et la situation internationale. Donc nous avons des intérêts à défendre et donc la France prend ses responsabilités. Elle ait fait déjà lors de la crise en Iran en envoyant des moyens défensifs, strictement défensif. C'est ce que nous faisons aussi ici pour protéger nos partenaires dans le golf où nous avons des partenaires de sécurité que ce soit effectivement les pays comme les Émirats
arabes unis, l'Arabie Saoudite ou encore la Jordanie et l'Irak. Ici, on sait qu'on a une situation internationale avec le blocage du 3 d'mus, c'est 20 % des hydrocarbures à travers le monde, mais aussi la situation en mer rouge avec les outil. Et donc à court terme, nous devons tout faire pour rouvrir le détroire d'ormous et protéger les sites de nos partenaires. C'est ce que nous faisons là en Arabie Saoudite sur ce site de Yandbou. Et puis à moyen long terme, continuer les efforts dans l'électrification pour réduire nos dépendances au prix des hydrocarbures et plus généralement la situation géopolitique au Moyen-Orient. et puis déisquer, c'est-à-dire diversifier nos sources d'approvisionnement. Ça c'est un travail que nous faisons dans le cadre du G7 Energie pour ouvrir des nouvelles
routes avec les partenaires de la région. Fondamentalement, encore une fois, on peut pas dissocier la situation internationale géopolitique de ce qui se passe sur les prix du carburant que nous connaissons et que tous nos partenaires sont en train de connaître. Mais nous ne sommes pas inactifs, nous ne sommes passifs, nous prenons nos responsabilités. C'est la sécurité, les intérêts des Français qu'on défend à travers ce type d'opération et la sécurité de nos soldats et depuis le début de ce conflit, nous avons perdu des hommes bien sûr, en particulier en Irak, l'un de nos soldats qui a perdu la vie dans le cadre de ce conflit que nous n'avons pas décidé. C'est un conflit qui est qui qui relève de la décision unique de Donald Trump et de Benjamin Netaniau.
Que répondez-vous à ceux qui pourrait élever l'opposition en disant est-ce que c'est aux soldats français d'aller risquer leur vie pour protéger les installations pétrolières saoudiennes ? Vous avez déjà raison de souligner effectivement que nos soldats prennent des risques, sont courageux, défendent notre pays, défendent nos intérêts de sécurité et que ça vient avec un coup. et je voudrais effectivement leur rendre hommage. On a vu le rôle encore une fois et la France sonore a joué ce rôle pour assurer la défense et la sécurité de ses partenaires. Ce n'est pas une guerre que nous avons choisie. Nous avons des engagements de sécurité avec nos partenaires dans la région qui sont strictement défensifs. Nous les honorons de la même façon, on en parlera peut-être en Ukraine. Nous avons aussi
des alliances et des partenairats de sécurité avec des pays européens. Nous avons des troupes dans les pays Baltes, en Roumanie, en Pologne. Moi, j'ai rendu visite à nos troupes en Estonie qui travaillent avec leurs partenaires estonien pour assurer la sécurité de l'Europe dans l'Est de l'Europe. Et donc effectivement, nous prenons nous prenons nos responsabilités pour défendre les intérêts des Français, mais en effet dans la situation grave que nous connaissons, ça vient avec des risques et il faut rendre hommage à nos forces. J'ai vu que Jean-Luc Mélenchon avait réagi à cette annonce du président de la République en disant ça veut dire envoyer des soldats dans zone de guerre et donc il conviendrait de demander à la au parlement son avis. Vous nous direz
ce que ce que vous répondez à cela dans un instant. Mais juste d'abord Frédéric Dab sur l'opinion publique. Quand on dit on va envoyer des hommes du matériel pour protéger les installations pétrolières saoudiennes, l'opinion publique, qu'est-ce que l'on en pense ? Puis il y a pas d'enquête qui a été mené mais ce qui est clair c'est que les Français ont compris que la sphère nationale et la sphère internationale ne sont plus des sphères étanches. Ce sont plus des des sphères différentes et c'était peut-être le fil rouge et le light motive de l'intervention d'hier où le président a essayé de montrer plus que jamais que ce qui se passe à Ormous, ce qui se passe sur cette base de Yonbou peut avoir des conséquences concrètes pour les Français. Alors l'armée, il
faut pas oublier, elle a un statut particulier en France. la toile de fond, la toile de sauce, si je peux dire, de cette précampagne, c'est malheureusement le tout va mal, le déclin, la France qui tombe. Il y a une institution qui échappe complètement à cela et qui bénéficie d'un crédit de confiance, je j'ose dire le mot extraordinaire auprès des Français, c'est l'armée. Et c'est vrai que il peut y avoir une partie des Français qui suivent Jean-Luc Mélenchon, il y a cette tentation de l'isolation mais les liens entre ce qui se passe à Ormous, ce qui se passe à la pompe, les Français l'ont vu et le président l'a fait pour je dirais enfin comment dire soulager la pression, le mécontentement contre le gouvernement qui est réel mais qui est beaucoup moins fort qu'au moment des gilets jaunes
alors que le le prix du carburant était à 1,50 ou à 1,60 parce que les Français comprennent que la France est pas complètement responsable. Donc si si la finalité est clairement soulignée, on envoie des troupes pour finalement faire baisser le prix à la pompe, l'opinion suivra. Ouais. Voilà. Oui. Arnaud Frion, c'était Arnaud Frion, notre soldat et les Français sont très sensibles notent systématiquement le la les l'identité Kurdistan irakien. Donc on est en opération et donc il a perdu la vie. Je je voilà je le rappelle rappelle le rappule au Liban aussi pour assurer la sécurité de la région. Donc euh en effet la
France est active au côté de ses partenaires et et est dans cette région qui est dangereuse et volatile. C'est pas une annonce parmi d'autres. Voilà. Si on dit on engage des troupes, voilà, il y a des conséquences qui peuvent être celles de perdre la vie pour pour ceux qui qui s'engagent pour défendre notre pays. Grégory, j'ai entendu hier le président de la République dire si on détend la situation ne serait-ce que sur une base ou une une installation en 2 jours en 2 jours, il a dit ça Emmanuel Macron, ça se ressent à la pompe. Oui, de de fait que ça prendrait un peu plus de temps, mais il est vrai que ce port d'Oron de bout est extrêmement stratégique. On a bien compris qu'il faut libérer le pétrole saoudien. Euh s'il passe pas par un Romous et s'il
peut pas sortir par le port de Yandbou, il est un peu coincé dans le pays. Donc l'idée c'est de protéger ce port extrêmement stratégique qui est, il faut le rappeler sur la mer Rouge qui cette nuit encore a été en tout cas la zone la cible d'attaque de la part des outils du Yémen avec plusieurs missiles tirés entre hier soir et ce matin. Donc il il touche les les les outils. Les missiles sont interceptés ou bien est-ce que ça touche ? Non. Alors, la plupart sont interceptés mais ça met ce port dans une situation extrêmement périeuse et évidemment ça complique le la circulation du pétrole. Donc ce qu'a dit le chef de l'État, c'est le ministre le disait, on verra sans doute dans les prochaines heures ou dans les prochains jours quel sera le dispositif, mais en gros c'est des
soldats, des radars, des systèmes de défense aérienne et peut-être des rafales. Il ne l'a pas exclu et peut-être qu'on aura la confirmation de ça dans Mais il y a besoin Grégorie de vraiment positionner des rafales en Arabie Saoudite. Euh oui, alors ils sont déjà prositionnés dans la région aux Émirats et ailleurs. Mais on a vu ces ces mêmes rafales pendant la guerre en Iran aller détruire des missiles notamment de manière défensive. Quand les les missiles visaient, je sais pas, les Émirats ou la Jordanie, les rafales décollaient et faisaient leur boulot entre guillemets. La précision importante que le chef de l'État a apporté, c'est de dire "On ne veut pas devenir belligérant. On ne veut pas se mêler de ce conflit qui oppose les outils du Yémen et les Saoudiens.
Mais regardez quand on est allé détruire des des missiles qui visait par exemple les bases américaines de Jordanie, on n' pas considéré qu'on était entré en guerre dans le conflit qui opposait les États-Unis, Israël et l'Iran. Les Iraniens à un moment donné ont dit "Attention, tous ceux qui aident euh les Américains pourraient devenir des cibles de nos euh opérations de ripose." Vous souvenez euh on s'était d'ailleurs interrogé sur la portée des missiles iraniens. Est-ce qu'il pouvaient aller jusqu'en Europe ? Et vous, je me souviens Grégor, vous nous aviez répondu par la positive. Euh mais bon euh là vous dites euh a priori en tout cas le discours est de dire on ne veut pas entrer dans cette guerre, elle ne nous concerne pas, on ne l'a pas choisi, elle ne nous concerne pas mais
s'il faut défendre notamment les intérêts et ceorts stratégiques de de Yanbou, on fera. Alors, on est en ligne avec le général François Chauvancy. Euh, bonjour François, merci d'être avec nous. Je je viens vers vous tout de suite parce qu'on a besoin vraiment d'un éclairage, y compris stratégique sur cette opération qui a annoncé le président de la République. Mais Benjamin Hadad, euh que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon qui dit "Bah là, désolé mais c'est engagé nos hommes dans une zone de conflit, donc il faut convoquer le parlement et lui demander son opinion." votre réponse. Alors déjà, il faut pas tout mélanger et tout conflictualiser ou politiser. Bon, c'est pas une déclaration de guerre, donc ça n'exige pas une approbation immédiate du parlement. Il peut y avoir
dans ce type de cas effectivement une information du gouvernement avec un avec un débat et au bout de quelques mois quand des troupes sont engagées, un vote par le parlement. Mais à titre immédiat, il ne s'agit pas encore une fois au titre de la Constitution d'une déclaration de guerre. Donc vous vous dites ça relève pas de l'article 35 de la Constitution. Voilà. Là, hors cadre euh opposition selon vous de Jean-Luc Mélenchon. Hor cadre. Alors, François, vous êtes en ligne avec nous. Euh le port de Yambou, est-ce que il revient aux forces françaises d'en assurer la sécurité ? Alors, je pense pas qu'il faille raisonner comme cela. Il faut raisonner en fonction des accords que nous avons signé avec l'Arabie Saoudite. En 2024, nous avons signé un partenariat stratégique avec
l'Arabie Saoudite qui comprend l'entraînement, la formation, la coopération et tout ce qui touche au domaine militaire. Ça a été réitéré le 25 août dernier lors de la visite euh de MBS en France où ça a été réévoqué. Et puis rappelons-nous entre les deux qu'en avril 2026, le ministre des affaires étrangères euh français euh avait abordé euh la possibilité que la France puisse contribuer à la défense de l'Arabie Saoudite sous une forme déterminée, bien entendu, en allant un peu plus loin. Donc je dirais en terme de géopolitique et de politique étrangère, la France est déjà engagée depuis bien longtemps dans un partenariat de défense avec l'Arabie Saoudite et aussi bien sûr avec les Émirats Arabes Unites dont on a parlé à l'instant. Maintenant, devons-nous le
faire ? Moi, pour moi, sans aucun doute, dès lors qu'on a signé des accords, c'est une nécessité et je pense qu'il y a une demande d'ailleurs de l'Arabie Saoudite on n'irait pas. Maintenant, quels sont les moyens utilisés ? pas beaucoup d'éléments en tout rôle à jouer dans cette pénule arabique comme nous l'avons fait dans le passé même depuis 1979 pour ceux qui auraient oublié quand on a contribué je dirais à la reconquête de la Mec qui a été prise par des terroristes notamment saoudiens. Donc voilà la France a un rôle à jouer et puis quand on voit le déficit américain en terme de fiabilité, je pense que la France a un beau roule à jouer. François, quand vous observez la fréquence des frappes des outils du Yémen, leur capacité de leur capacité de tir avec les missiles, avec les drones
et cetera, euh on a les munitions là en système de défense antiaérienne. Euh on tient combien de temps ? Ah, je peux pas vous répondre, j'en sais rien. Je dis simplement [rires] que si on dit qu'on y va, c'est qu'on a des munitions et que et qu'on va les trouver. Donc, de toute façon, la mission sera remplie. C'est ça qu'il faut retenir. Le président de la République ne s'engage pas comme ça en disant bah tiens, on va peut-être y aller, on va faire de la parade. Non, on y va pour combattre un adversaire d'une manière défensive, je l'ai bien entendu, qui agresse l'Arabie Saoudite. Ça c'est le soldat. Ça c'est le soldat qui parle. Il y a une mission, ben on trouvera bien les moyens de l'accomplir. Merci beaucoup François pour ces pour cet éclairage. On avance, vous vouliez
ajouter un mot parce qu'il faut qu'on avance aussi sur les taxes hein, les taxes sur le Mais dites d'un mot si vous voulez. Très rapidement, il il y a un mot sur lequel je voulais rebondir qui a utilisé général Chevani qui est celui de la fiabilité. Effectivement, la France montre par là qu'elle est un partenaire fiable, qu'elle aide là dans ce qu' précie son partenaire stratégique saoudien à sécuriser ses infrastructures énergétiques, comme nous avons aidé à sécuriser l'espace aérien de nos partenaires de façon défensive encore une fois, mais nous là, on fait pendant cette cette guerre en Iran comme nous le faisons avec nos partenaires en Europe. Et ça, je pense que dans le monde dans lequel on vit où parfois la parole des alliés peut être remise en question, ça a beaucoup de valeur. Bon.
Emmanuel Macron