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interviewSénat (sur YouTube)· 17 avril 2026 103 min

Audition du groupe Bernard Hayot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Messieurs, je vous propose que nous débutions notre commission d'enquête. Nous recevons aujourd'hui trois responsable de GBH, le groupe Bernard Aotte dont son dirigeant, monsieur Stéphane Aotte. Donc merci beaucoup monsieur de votre présence.

Monsieur Christophe Bermont également directeur de Carrefour Martinique et puis monsieur Amori de Leving, directeur de Carrefour Oéan Indien. Merci donc messieurs de votre présence. Je pense que vous connaissez les règles de nos commissions d'enquête qui consistent à prêter serment avant d'être entendu.

Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête et passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Voilà. Donc je vais vous inviter à ouvrir vos micros afin que le voyant rouge s'allume, à lever la main droite et à dire je le jure, je le jure.

Merci monsieur. Je le jure. Merci.

Je jure. Merci messieurs. Par ailleurs, auriez-vous d'éventuelles déclarations à faire à la à la commission d'enquête sur des liens d'intérêt ? rien de particulier à signaler. [grognement] Donc nous souhaitions vous vous entendre messieurs car les problématiques des prix et des marge raisonnent avec un un écho particulier dans les territoires ultramarins.

Nous l'avons vu hein ces derniers mois dans notre assemblée, on a eu un nombre de dispositifs législatifs sur la la vie chère dans les territoires ultramarin et donc nous le savons, c'est un phénomène bien identifié et multifactoriel. l'insularité et l'éloignement, mais aussi l'octroit de mer la taille limitée en fait de ces marchés où les coûts de production sont élevés par rapport au marché effectivement euh et qui donc représente un un effet d'échelle enfin des économies d'échelle peu profitables. Euh ces petits marchés sont par ailleurs caractérisés par finalement une concurrence assez faible.

Euh les coûts élevés d'entrée sur le marché en terme d'importation, de logistique, de fiscalité rendent effectivement plus compliqué l'émergence de nouveaux concurrents et favorise une certaine concentration des acteurs en place. Votre groupe est ainsi le premier employeur privé des outremeurs et il se trouve souvent pointé du doigt pour pour cette réalité, pour cette omniprésence. [grognement] Il a fallu euh enfin vous avez été plutôt la menace d'injonction du tribunal il y a un peu plus d'un an pour obtenir de vous un dépôt de vos comptes, ce qui est normalement une obligation légale. vos 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et vos 18000 salariés dans le monde ainsi que vos 300 filiales ont attiré l'attention d'un certain nombre de médias notamment le monde en février dernier qui titrait Aot le nom de la vie chère en outre mer.

Donc vous nous direz monsieur Ayot comment vous vous appréciez c'est qualificatif. Si vos marges ne sont pas le le seul facteur des écarts de prix constatés enrem, il est néanmoins indispensable pour nous de comprendre leur rôle en fait dans la formation des prix et [grognement] nous serons particulièrement intéressés à savoir comment s'opère finalement la répartition de la valeur ajoutée entre vos producteurs, les transformateurs, vos multiples intermédiaires puisqu'il apparaît que dans le cas des des ultramarins, il y a beaucoup d'intermédiaires et vous-même comment donc se se se construisent vos prix et vos marges euh dans ces oligopoles souvent pointés du doigt et comment se déroule finalement les négociations commerciales dans les territoires ultramarins. Alors, nous avons l'habitude de fonctionner en trois temps.

Tout d'abord, on va vous laisser euh la parole, monsieur Aot, pour une dizaine de minutes sur les sujets que vous jugez importants, et puis ensuite madame la rapporteur vous posera-même ses questions et enfin nous préserverons un temps d'échange avec les membres de la commission d'enquête. Donc, vous avez la parole, monsieur AOT. [raclement de gorge] Madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie de nous donner l'occasion de contribuer à vos travaux.

C'est la 5è fois en moins de 2 ans que je me présente devant la représentation nationale. Je ne m'en plains pas, au contraire. Ce sujet mérite du temps, de la rigueur et surtout des réponses adaptées.

Je souhaite commencer par rappeler quelques données essentielles. Lorsque l'on considère l'ensemble des postes de dépenses des ménages, les écarts de prix entre l'Hexagone et l'outre sont de l'ordre de 8 à 12 %. Mais lorsque l'on se concentre uniquement sur les dépenses alimentaires, ces écarts atteignent 38 à 40 %.

La vie chère est une réalité quotidienne pour les populations de nos territoires. Nous en avons pleinement conscience. Nous la constatons chaque jour dans nos magasins.

Nous savons qu'elle nourrit des attentes fortes et des solutions concrètes. Notre responsabilité collective est simple. C'est comprendre les causes de cette situation et agir sur les leviers qui permettent réellement de faire baisser les prix.

Mon propos s'organisera autour de quatre points. Une brève présentation de notre entreprise. Ce que disent les faits établis par les autorités indépendantes sur le niveau de nos marges, les causes structurelles de la vie chère et enfin les solutions concrètes qui pourraient être mises en œuvre.

Notre groupe est une entreprise familiale créée en 1960 par mon père Bernard Rayotte. Nous réalisons en 2025 un chif d'affaires de 5,3 milliards d'euros. La Martinique où le groupe a été fondé et où se trouve notre siège pèse 15 % de notre activité.

Nous sommes maintenant un groupe international présent sur 19 territoires et comptons 19200 collaborateurs dont près de 10000 en notre mer. Nous sommes, vous l'avez dit, le premier employeur privé de ce territoire et nous y avons recruté 770 collaborateurs en 2025. Depuis 2024, nous publions l'intégralité de nos comptes, holding et filiales inclus ainsi que nos compte consolidé.

Chacun peut donc vérifier de manière transparente notre niveau réel de rentabilité. S'agissant de nos relations avec nos fournisseurs, je tiens à souligner que nous sommes très engagé dans le développement de la production locale. Nous savons qu'une économie locale plus forte est une économie plus résiliente qui crée des emplois et donc du pouvoir d'achat.

Dans cet esprit, nous avons par exemple mise en place un fond d'un million d'euros pour aider les agriculteurs de Mayotte juste après le cyclone Chido. Accepter de participer à hauteur de 3 millions d'euros à la mise en place d'un fond d'appui aux jeunes entreprises innovantes en notre mer. Nos marchés sont des marchés restreints aux économies contraintes et fragiles.

Les acteurs de la grande distribution, de la distribution en général doivent avoir une attitude responsable. C'est pour cela que nous participons activement à la structuration des filières agricoles. Cela permet de placer au cœur des discussions la rémunération des producteurs avec par exemple la mise en place de fermes de référence qui définissent les conditions garantissant des revenus décents à l'éleveur.

à la Réunion. Suite à l'acquisition des magasins casino, un mandataire indépendant désigné par l'autorité de la concurrence a contrôlé pendant 5 années la qualité de nos relations avec les fournisseurs locaux. Il a confirmé la bonne tenue de nos négociations, de nos comportements et le respect intégral des engagements pris au moment de la reprise.

S'agissant des marges objets de votre commission, depuis plus de 15 ans, chaque fois que les pouvoirs publics ont demandé à une autorité indépendante d'analyser les marges dans la grande distribution enremè, la conclusion a été la même. Les marges sont comparables à celles observées dans l'hexagone. Les données publiées en 2026 par deux institution indépendantes, l'autorité de la concurrence et lié d'homme confirme ce constat.

Permettez-moi d'illustrer de manière très concrète. Lorsqu'un client dépense 100 € dans nos magasins, 76 € servent à payer la marchandise au fournisseurs. Il reste 24 €.

Ces 24 € servent à financer les salaires pour environ 9 €. Les autres frais généraux, énergie, publicité, assurance, immobilier pour environ 11 €. Les impôts et taxes pour 2 €.

Au final, la marge nette représente 2 € c'est-à-dire 2 % du chiffre d'affair, une marge nette équivalente à celle réalisée dans les magasins de l'hexagone. Ces chiffres sont publics, ils sont certifiés et ils sont contrôlés par des institutions indépendantes. Nous en tirons une conclusion simple.

Les marges de la distribution n'expliquent pas les écarts de 40 % sur l'alimentaire entre l'hexagone et l'autre mer. La réalité est la suivante : nos prix de revient en magasin sont 40 % plus élevés que ceux d'un magasin dans l'hexagone. Et quand vous achetez 40 % plus cher, vous vendez nécessairement 40 % plus cher.

Chercher du côté des marges, c'est chercher au mauvais endroit. La vie chère n'est pas un problème récent. Dès 1953, les fonctionnaires à des territoires ultramarins obtenaient une majoration de 40 % de leur traitement pour compenser le niveau de la vie.

À cette époque, la grande distribution et notre groupe n'existait pas. Nos territoires ultramarins sont très dépendants des importations. Seul 20 à 30 % de ce que nous consommons est produit localement.

Le reste est importé. Ce sont des territoires de taille limitée avec des populations allant de 350 à 900000 habitants. On ne peut pas tout produire localement et ce que l'on produit localement est plus coûteux que dans l'hexagone.

Il n'existe nulle part dans le monde d'exemples de marchés restreints loin de leurs sources d'approvisionnement qui ne connaissent sur l'alimentaire un différentiel de prix important avec leur métropole. C'est le cas dans nos territoires ultramarin. C'est le cas à Barbal ou à Saint-Lucci aux Antilles, à l'île Maurice dans le Saint Indien.

Mais c'est aussi le cas à Hawai aux États-Unis. Avant même qu'un produit n'arrive en magasin, il a déjà support il a déjà supporté une série de coûts incompressibles. Prenons le cas de la Réunion.

Comment se découpe se décompose ces coûts ? Un produit qui part de l'hexagone subit 17 % de surcoût pour ces activités logistiques, maritime et portuaire. Le poids d'octrade mer est de 13 % en moyenne sur ces produits, 10 % ensuite pour la logistique locale.

Ces surcours représentent donc 40 % du prix d'achat des marchandises importées. Tous ces coûts ne peuvent pas être supprimés, mais ils peuvent en revanche être compensés par des politiques adaptées. Et j'en viens aux solutions.

Selon nous, il existe plusieurs leviers pour agir sur les prix de façon durable. Le premier et le principal, c'est la continuité territoriale, c'est-à-dire un dispositif de prise en charge des frais d'approche pour les produits les plus consommés. Le seul dispositif réellement efficace pour faire abaisser les prix de revient et donc les prix de vent.

En second lieu, il faut permettre aux distributeurs outreem de bénéficier de tarifs export de la part de leurs fournisseurs hexagonaux. Dès lors que ces fournisseurs n'ont pas à assurer en mère les coûts de distribution qu'ils assument lorsqu'ils vendent eux-mêmes leur marchandises sur le marché hexagonal. Ensuite, l'examen des normes dont vous avez déjà entendu plusieurs fois le propos et la possibilité pour le territoire la possibilité d'adapter ces normes à nos territoires pour permettre de produire moins cher localement et de s'approvisionner davantage dans notre environnement proche.

Enfin, l'octro de mer qui mérite aussi une intention particulière. Cette taxe se répercute mécaniquement sur les prix à la consommation. Notre groupe ne conteste pas le bien fondé de cette taxe visant à soutenir la production locale ou à assurer le financement des collectivités.

Mais nous attirons votre attention sur la nécessité peut-être de mieux cibler les produits sur lesquels elle s'appliquent. Madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames les sénateurs, des solutions existent. Elles sont connues et elles peuvent produire des résultats rapides si nous agissons collectivement sur les bons leviers.

Nous sommes prêts à y contribuer pleinement. Je vous remercie. Merci monsieur.

Donc la parole à madame la rapporteur pour les premières questions. Bien bonjour et merci monsieur AOT pour cette pour cette introduction. Je rebondis immédiatement sur les comptes que vous nous présentiez.

Vous nous disiez donc que sur 100 € dépensés dans vos dans vos magasins, 2 € représenter de la margeette. Alors, lorsqu'on regarde vos comptes consolidés, on se rend compte que la marge nette consolidée est de 4,6 %. Est-ce que vous pouvez nous expliquer le décalage entre les 2 % que vous venez d'annoncer et les 4,6 % qui sont en fait l'expression des chiffres ?

Bien sûr, bien sûr madame. Euh, d'abord nos comptes sur nos comptes publiés de 2024 montraient une marge nette de 4 %. Elle était de 4,6 en 2023 mais de 4 % 2024.

Et elle comprend l'ensemble de nos métiers. Le métier de la grande distribution alimentaire qui est le métier qui nous occupe aujourd'hui principalement est un métier qui pèse pour 35 % de la gie d'affaires. Nous sommes en réalité un groupe quand on quand une entreprise nî en tout cas c'est notre conviction sur des petits marchés comme les nôtres elle a intérêt à essayer de faire plusieurs métiers et d'être sur plusieurs territoires. cette comprend et en l'occurrence comparer la rentabilité globale de notre groupe à la rentabilité d'acteurs uniquement dans l'alimentaire n'a pas de sens.

Il faut la comparer à et le problème c'est qu'il faudrait la comparer à plusieurs acteurs. Si vous prenez les entreprises du CAC 40 qui font plein de métiers différents, la moyenne des la la rentabilité moyenne des entreprises du CAC 40 est de 7 ou 8 % de leur chiffre d'affaires avec des entreprises comme Carrefour, mais avec aussi des entreprises dans la téléphonie, dans et dans enfin dans beaucoup d'autres métiers pour lesquels les taux de rentabilité sont plus élevés. Ça dépend des métiers.

D'accord. La question, enfin, je voulais aller un peu plus loin dans cette question puisque vous avez, je crois, à peu près 300 filiales et donc quand il y a une consolidation euh des compte, ben effectivement ça intègre des choses euh différentes. Hier, nous avons eu un échange euh et vous l'avez peut-être suivi avec des acteurs et notamment enfin avec différents acteurs de l'outre mer qui nous expliquait qu' qu'en fait il pouvait y avoir pour pour expliquer cette situation une forme de monopole vertical ou d'oligopole vertical qui fait que l'ensemble de la chaîne que que vous avez l'ensemble de la chaîne alors que ce soit le transport que ce soit que ce soit l'arrivée en Martinique et cetera pardon pas en Martinique mais en Outre mer et qui finit en fait à chaque étape il y avait effectivement une accumulation de marge.

Est-ce qu'est-ce que vous répondez vous à cette à cet élément-là ? que donc les 2 % que vous annoncez sont 2 % sur l'élément final qui est la distribution, mais bien avant, il y a eu une accumulation de marge sur les différents postes qui permettent d'acheminer ces ces produits jusqu'au consommateur et donc qui renchérissent le prix. C'est ce qui nous a été dit.

Donc je vous le livre et je veux bien entendre votre réponse. Madame, ces propos ont été tenu par monsieur Girardier que j'ai trouvé extravagant. Je suis surpris qu'il ait pu tenir les propos qu'il a tenu d'hier dans une commission d'enquête après avoir levé la main et certifier qu'il dirait la vérité.

En réalité, ce monsieur Soto proclame spécialiste de la distribution. Je ne lui connais aucune étude sur la distribution dans l'hexagone. Je ne lui connais des études au fond que sur notre groupe.

Euh oui, mais c'est pas ça. Donnez-nous les arguments les chiffres. Oui, c'est ça.

Moi, je je vous donne l'information, elle nous a été donnée sous serment, donc on la reçoit et donc je vous la donne pour que vous puissiez vous exprimer et non pas pour que vous c'est un point important. Vous avez bien vu qu'on était sur un sujet un peu monomaniaque hier et non non non, vous savez, on a des centaines, on a fait des centaines d'audition des centaines de personnes auditionnées ici. Tout avait des choses à dire, avait des choses à dire contraires à ce que d'autres avaient dit et c'est normal, ça sert à ça une commission d'enquête à ce qu'on puisse exprimer différents points de vue aussi et différentes analyses et il nous reviendra après.

Concentrons sur vos arguments, monsieur. Revenons à votre question. Revenons à votre question.

Euh vous êtes quand dans la vie vous êtes consommateur, personne ne vous dit où il faut aller. Vous allez dans un magasin s'il est en mesure de vous proposer des prix compétitifs. Dans l'ensemble des territoires où nous sommes, nous sommes les moins chers ou équivalent au moins cher.

Si nous prenions des marges en amont, nous serions incapables d'être bien positionnés en prix. On vous a apporté un petit schéma que je veux bien qu'on qu'on vous montre qui décompose voilà qui décompose le cheminement des produits puisque il y a effectivement une grande différence entre le fonctionnement d'un hybermarché dans l'hexagone et le fonctionnement d'M. Vous verrez que je vais répondre précisément à votre question.

Je vous écoute. Dans un magasin dans l'hexagone, quand un chef de rayon passe sa commande le lundi matin à un entrepôt, il est livré le lendemain ou le chlendemain de la palette qu'il a commandé. Cette palette est descendue d'un camion et rentrée directement dans les rayons et mis et mis en rayon.

C'est le schéma du bas. Donc je passe ma commande à une usine ou à un entrepôt. Le transporteur.

Alors si c'est à une usine, ça va dans un dans un pour dans un entrepôt par exemple de Carrefour, de Leclerc ou de Champ qui ensuite met dans un camion cette marchandise qui est livrée à l'hypermarché. Le même chef de rayon à la Martinique en Guadeloupe, en Guyane à la Réunion, passe sa commande, allons dire non plus un lundi matin, mais un 1er janvier. Il est au mieux livré le 15 février ou le 30 février, c'est-à-dire 2 mois après.

Il passe sa cob pareil comme celui de l'hexagone à une usine. En général, les volumes qu'il a commandé ne peuvent pas être ne peuvent pas ne peuvent pas représenter un conner complet. Or, cette marchandise pour être expédiée doit obligatoirement être dans un con.

Donc cette marchandise prend un camion qui ne nous appartient pas. Première étape arrive dans un entrepôt dont l'objectif est uniquement de recevoir la marchandise des différentes commandes, de consolider cette marchandise dans un con parce que plus il est rempli, mieux il est rempli et moins le produit sera impacté à destination sur son prix de revient. Donc cette cet entrepôt qui est dans l'hexagone, nous en avons nous.

Et la prestation que nous faisons, c'est d'avoir à auavre ou à Marseille, selon que la marchandise parte sur les Antilles ou parte sur la Réunion, un entrepôt qui consolide cette marchandise. Elle arrive et dans la journée ou le lendemain, elle repart en conur mais elle a été consolidée. C'est la première étape sur laquelle nous intervenons.

Ensuite, elle monte dans un camion qui nous appartient pas. Elle arrive au port. L'autre mère est considérée comme de l'export.

Il y a une prestation douanière au départ et à l'arrivée. C'est un je ne sais pas pourquoi c'est historique mais c'est comme ça. Il y a pas de douine quand je livre à Lançon au Montpellier.

Il y a une douine quand je livre fort de France. Bon cette prestation douanière nous la faisons en partie. Nous la faisons pour la Martinique à la Réunion.

Plus de 50 % de nos volumes sont faits par des prestataires indépendants. Ce qui nous permet de toujours vérifier que nos prestation internes sont compétitives parce que sinon si on n'est pas compétitif sur toute la chaîne à la fin on est plus cher avec son concurrent et le client n'est plus là. Une fois le produit dédoiné il arrive au port, il faut le charger sur le bateau.

C'est le port, c'est pas nous. Une fois qu'il est sur le bateau, le bateau il appartient à la CMA CGM, à Merx, à qui vous voulez, mais pas à nous. Ensuite, arriver à la Martinique ou à la Réunion, il faut le décharger.

Une fois qu'il est déchargé, il faut déloiginer cette marchandise aux Antilles ou à la Réunion. Cette opération de déloinement aux Antilles à 100 %, elle est faite par des tiers indépendants, pas par nous. À la à la Réunion, une petite partie de ces flux sont faits par nous, le reste par les tiers.

D'accord. Ça fait une deuxè étape où nous intervenons une fois que cette marchandise est déloinée. Elle est arrivée en containur.

Je vous citais l'exemple de de du magasin en métropole qui reçoit sa palette et qui va directement en rayon. Mais la marchandise sur nos destinations arrive en contenait. Le conur, il rentre pas en magasin.

Donc il est obligatoirement, il doit passer par un entrepôt où il est mis en mis dans mis en rac stocké et livré au fil de l'eau. Cette prestation logistique à la Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, nous la faisons auprès le prestataire logistique indépendant parce que nous n'avons pas nos propres entrepôts parce que nous considérons que ça nous donne une flexibilité. Il n'y a qu'à la réunion où nous faisons nous-mêmes cette prestation parce que quand on arraché les filiales du groupe Vemia, ils avaient cette structure logistique que l'on a conservé.

Vous voyez que sur j'ai pas compté, allons dire à 14 étapes, mais en réalité c'est pas des enfin si on prend le camion pour partir de l'usine pour aller à l'entrepôt comme une étape. Oui, c'est vrai. C'est un acteur indépendant qu'il a eu sa large puisqu'il a besoin de payer son camion et de gagner sa vie.

Mais vous voyez que nous n'intervenons que sur deux ou trois étapes selon les cas. Donc en réalité l'essentiel de nos flux se font et 100 % enfin toutes ces opération que nous subissons, nos concurrents les subissent de la même façon, c'est-à-dire que interne ou presté malheureusement et j'ai envie de dire si si enfin on se creuse tous la tête pour savoir laquelle on pourrait supprimer parce que si vous supprimez les étapes, c'est supprimer des coûts et à ce moment-là c'est être plus compétitif à l'arrivée. Très bien.

C'est très clair. C'est bien la réponse à la question que je vous ai posé effectivement. Donc on voit bien que vous n'avez pas l'ensemble des étapes.

Par contre, ce qui m'intéresserait maintenant que je vois bien le circuit d'approvisionnement, c'est cette partie-là combien elle représente dans le prix final. parce que tout à l'heure vous nous avez donné une décomposition du prix mais cette partie- làà en dehors de l'achat du produit la partie transport enfin l'ensemble de la partie transport qu'on peut dire que c'est ça c'est transport stockage et cetera, ça représente quoi ? 11 % c'est ça que Oui.

Non c'est je vous ai donné précisément l'exemple de la réunion et je l'ai voulais donner. C'est pas un calcul approximatif, c'est un calcul qui a fait été fait de façon exhaustif sur l'intégralité de nos flux en 2024. Euh la logistique à, c'est-à-dire en gros de l'usine jusqu'à euh jusqu'à l'arrivée du contain sur le port de la Réunion.

Ah oui, d'accord. avant qu'il ne soit dédoiné, c'est 17 % en moyenne de la valeur de la marchandise. Ensuite, il paye le douiger du fait payer la fiscalité locale qui est l'ctro de mer qui est 13 % en moyenne de plus.

Donc 17 pour le transport, 17 pour de l'usine jusqu'au port de la Réunion et après 13 % de fiscalité locale l' 3 de mer et 10 % le coût de la logistique localement. C'est cet entrepôt indispensable puisque vous arrive votre marchandise arrive en contain et qu'elle ne peut pas rentrer en magasin ainsi. Donc ce que vous nous dites, c'est que globalement ces 40 % là représentent les 40 % d'augment enfin de d'augmentation de prix plus cher à l'outre mer que dans l'hexagone.

C'est ça que vous nous dites. C'est c'est qu'on a là la source euh de c de ces prix plus importants. Absolument.

Mais madame ce ce constat, il a été confirmé par l'Autorité de la concurrence. On on on reviendra sûrement sur les outils de contrôle et sur l'importance. On y reviendra tout à fait.

Mais mais l'autorité de la concurrence a trois fois déjà euh fait une analyse sectorielle extrêmement approfondi lié d'hommes aussi. Et au fond tout le monde a il y a à part la personne dont on parlait tout à l'heure tout il y a un consensus global pour dire que nos territoires subissent des handicaps structurels. Tout à fait.

En nous on mène on mène cette enquête cette commission d'enquête sur l'ensemble du territoire national. Donc on va l'amener sur les outresem comme on l'amène sur le reste du territoire. Donc pour nous, il y a pas on on fait une différence spécifique parce que le coût de la vie est plus cher et donc on s'y intéresse spécifiquement.

Voilà. Donc, mais on a travaillé également sur l'hexagone et sur l'ensemble de ces éléments. Donc, je vais vous poser les questions que j'ai posé à vos collègues distributeurs qui agissent, j'allais dire plus dans l'hexagone.

Donc, je voudrais savoir où dans ces dans ces 100 € quelle est la part ? Parce que là, je ne le vois pas. Vous me dites, il y a 2 % d'impôts, 11 % de frais généraux, 9 % de salaires, 76 % de marchandises.

Où est-ce que vous mettez euh les services enfin les marges arrières ? ce qu'on appelle les marges arrières communément, enfin c'est communément appelé ainsi, c'est pas tout à fait exact, mais on va dire tout ce qui n'est tout ce qui a été euh tout ce qui a été perçu par vos centrales de service. Vous avez une centrale de service qui vous est propre si je ne me trompe pas pour le groupe AOT.

Vous allez nous expliquer ça. Comment vous gérez donc les services ? Comment vous percevez ces services et où sont-ils dans la décomposition du prix ?

Je vous je vous ai dit donc tout à l'heure que j'ai pris l'exemple d'un magasin qui avait pour 100 € de chif d'affair 24 % de marge brute. Tout à fait. Ces 24 % intègrent l'intégralité des marges avant et des marges arrières.

Le niveau moyen de marge arrière que nous avons enre mer que ça soit à la Martinique, à la Guadeloupe, à la Réunion, il est à peu près le même. Il est de 7 %. C'est-à-dire un taux très inférieur.

Je parle bien de taux moyen, il est de 7 %, c'est-à-dire un taux très inférieur au taux hexagonal. Au fond, les marges arrières, on a rien, on a rien inventé. C'est un fonctionnement qui existe dans l'hexagone, mais il est beaucoup moins fort en outreem qu'il n en Hexagone.

Vous l'estimez à combien dans l'hexagone ? On l'estime à 12 à 13 %, il est à 7 % en notre maire. Mais l'intégralité, quand je vous dis 24, c'est pas avec une partie des marges arrières, c'est avec l'intégralité des marges arrières.

Là encore, ça a été contrôlé par l'autorité de la concurrence. Nous avons 17 % de marges avant et les marges arrières, c'est-à-dire une remise différée au fond, une remise qui est aussi conditionnée par le fournisseur sur les volumes que vous allez réaliser à la fin de l'année. Ils sont intégrés dans notre calcul de marge et ils sont intégralement reversés par nos structures d'achat au magasin.

Alors, dites-moi, quelle est la structure qui perçoit les marges arrières ? Alors globalement par vous en avez beaucoup ça j'avoue que j'ai pas on a pas beaucoup non mais enfin on n pas beaucoup mais sur les 300 filiales quelle est la structure ou mais on parle de métier différent on est sur 19 C'est pour ça que je vous le demande. Mais c'est pour ça que je vous le demande, c'est parce que je ne la connais pas.

Donc si vous pouvez me la donner alors globalement euh nos structures achat euh je vous disais dans mon proliminaire 30 % de ce que nous vendons à nos clients est fabriqué localement. Produit produits agricoles produits agricoles et et industrie locale. Le reste est importé.

Soit par des tiers indépendants, ce queon appelle des grossistes qui importent des produits et qui revendent à l'ensemble de la grande distribution, soit par nous-mêmes. Nous importons nous-mêmes 30 % de ce que nous vendons, le reste donc 70 % de ce que nous vendons, nous l'achetons localement, soit parce que c'est produit localement, soit parce que ça a été importé par d'autres. Bien.

Donc 30 % fabriqué localement, 30 % importés par vous-même localement et donc non par nous-même, pas localement euh de et et donc 40 % importés via des grossistes ou des tiers. D'accord. Si je puis me permettre, le l'essentiel de ce que nous importons dans nos territoires, c'est la marque distributeur et les premiers prix.

Vous avez la partie [grognement] locale donc agricole industrielle qu'évoquait monsieur Aot. Vous avez la partie grossiste qui sont essentiellement des marques nationales. Celles-ci sont importées par des grossistes qui nous revendent toujours pour les mêmes raisons du schéma qui a été présenté.

Les volumes étant extrêmement importants, il nous faudrait des entrepôts très grands si nous devions stocker en fait cette marchandise. Donc c'est une prestation que réalise ces grossistes pour l'ensemble de la distribution, la grande comme la petite pour redistribuer pour servir de tampon et redistribuer cette marchandise au fil de l'eau comme un entrepôt sur la France hexagonale pour les magasins qui se réapprochent. et nous avons les autres 30 % qui représentent en général notre marque nationale et nos premiers prix pour lesquels nous avons une une importation directe dans nos entrepôts.

D'accord. Donc là, on est sur les marques distributeurs Carrefour. on est sur la marque distributeur.

Donc la partie importation reste très circonscrite. Il peut sur tel ou tel territoire y avoir exceptionnellement une marque nationale mais la partie importée est essentiellement de la marque distributeur et de la marque et des premiers prix. Et pour répondre précisément à votre question sur notre organisation achat, elle est à destination à la à la Réunion. le les équipes qui achètent et donc qui perçoivent enfin qui négocient pour les magasins les meilleures conditions possibles, y compris les marges arrières et qui les perçoivent et qui les reversent au magasin sont à la Réunion.

Pareil à la Martinique, pareil à la Guadeloupe, pareil en Guyane. En réalité sur l'hexagone, les équipes que nous avons sont essentiellement, je vous ai parlé de cette organisation quand les magasins commandent des produits, il faut il faut organiser ces commandes. Il faut il faut se mettre en relation avec les fournisseurs, il faut choisir les meilleurs fluxi.

Ce sont plus des logisticiens que des acheteurs. Les achats sont principalement faits. J'entends localement.

Alors, peut-être que j'ai pas entendu votre réponse, mais euh quand je vous ai demandé pour votre centrale de service ou en tout cas ceux qui percevaient euh donc j'ai pas compris quelle était l'entité qui percevait euh les services à la Réunion, elle s'appelle VMA logistique. à la Martinique, c'est le c'est la société Profima qui contractualise avec les fournisseurs, donc qui établit les les conventions et les relations que nous avons avec les fournisseurs. Cette partie représentant, comme nous l'avons évoqué 70 % de nos achats euh que ce soit les achats avec les la production locale ou avec les grossistes.

Et donc la contractualisation étant faite par Profima, Profima perçoit l'intégralité de ces conditions arrières. l'intégralité. D'accord.

Et donc l'intégralité et nous avons une convention qui est visée quasiment chaque année par la DGCCRF qui atteste de la reversion de l'intégralité de ces conditions au magasins. Donc mes magasins perçoivent l'intégralité des conditions qui ont été euh collectées par la société ProfIMA. Et donc ces fameux 7 % qu'évoquait Stéphan Ayot sont reversés dans leur intégralité au magasin pour constituer pour contribuer à la constitution du compte d'exploitation.

D'accord. S'additionner au 17 % de marge avant pour faire les 24 et ensuite avoir le schéma comptable. D'accord.

Les autres donc Martinique euh Réunion ça vous m'avez dit. Il y en a d'autres ? Je sais pas même chez Martin Guy Réunion Guyane même ch.

Et quelles sont les entreprises qui quelles sont en fait je veux savoir qui est-ce qui vous sert de centrale de service. J'ai bien compris que vous associez ça avec une autre avec des entreprises logistiques que vous détenez. Moi, ça c'est votre, j'allais dire c'est votre business, vous le faites comme vous voulez, mais je voulais juste savoir qui est-ce qui perçoit au départ euh cet argent-là sur les autres territoires.

C'est c'est beaucoup moins complexe qu'on le pense au travers justement des 300 sociétés. C'est une société qui s'appelle Profima qui a un établissement pour la pour la cuillère pour tous les territoires qui a un établissement pour les Antilles, qui a un établissement pour la partie Guyane et Guadeloupe et un établissement pour la partie Martinique. D'accord.

D'accord. Donc si j'ai Profima et Valencia logistique logistique voilà document manqu pardon pour la Guyanne c'est qui ? C'est Profima également donc le même que la Réunion non que la Martinique enfin Martinique Guadeloupe c'est une sociane D'accord j'ai compris très bien c'est c'est une société qui s'appelle Profima et qui a donc on a Profima et euh Valémia logistique.

Voilà les deux et là on couvre tout l'autre maire. D'accord. Donc c'était ça la réponse que j'attendais mais pour moi c'était pas encore très clair.

Très bien. Alors je je vais même être un peu plus précis. Je devrais pas puisque nos concurrents potentiellement écoute Profima a des coûts puisqu'elle a elle a donc des acheteurs. puisquelle fait un travail, elle bon, elle se rémunère en prenant 1 % 1 % qui lui sert à au fond mais que le fournisseur paye mais en réalité ça permet au fournisseur de n'avoir qu'un point de rendez-vous et de ne pas avoir à aller négocier dans chacun des magasins. pour les magasins, c'est aussi une économie puisque ça leur permet d'avoir une structure qui gère l'intégralité de ce que Profima reçoit et reversé au magasin.

D'accord. Très bien. Ben écoutez, je vous remercie.

C'est clair. Alors maintenant, je j'aurais aimé que vous me disiez comment se passent vos négociations commerciales. Comment ça se passe ?

Parce que là, vous avez donc vous me dites, vous faites 30 % d'import, 40 % de grossiste, 30 % d'industrie locale. Comment vous négociez ? Vous avez vos propres équipes de négociation, vous utilisez les équipes de négociation de Carrefour, de je sais pas de c'est quoi de Carrefour France ou vous comment ça se passe ?

Non mais ce que je vous disais c'est que notre fonction achat réellement elle elle s'appuie sur les 70 % de volume d'achat que nous faisons sur les territoires où nous sommes installés. pour ce qui est apporté soit ce sont des produits principalement de la MTD Carrefour ou du premier prix ou alors quand ce sont des des industriels, nous nous appuyons sur les négociations de Carrefour qui nous permettent de bénéficier. C'est ça que c'est ça que je veux entendre.

Donc en fait finalement vous achetez à Carrefour, vous lui déléguez le fait de négocier et après la période des négociations, vous révis enfin ils révisent leurs prix et ils voulent et ils révisent leurs prix à votre destination également. C'est bien ça. Là vous avez des nouveaux prix à partir ils nous font bénéficier des prix qu'ils ont obtenu avec D'accord.

À partir du 1er mars, vous change il changent les prix pour vous et vous bénéficiez. Oui. Nous achetons au même prix que les magasins Carrefour.

D'accord. Et en réalité la la structure que nous avons en amont qui s'appelle BAMPro a a pour objet le commissionnement à l'achat. C'est-à-dire que justement elle est dans un rôle où elle achète pour le compte des magasins euh de la marchandise sur les entrepôts Carrefour ou en direct en direct usine et va l'assembler d'accord euh sur l'entrepôt que qui avait été évoqué précédemment.

Donc ces marchandises que vous achetez four, elles ont elles-mêmes fait l'objet déjà de marge arrière ? Enfin com comment ça se passe par rapport à ces flux qui viennent du groupe Carrefour qui sont déjà normalement passés par la centrale de service de Carrefour. Comment ça se passe par rapport à la vôtre ?

Encore une fois, les produits que nous achons sur que nous importons nous-mêmes sont principalement des MDD et des premier prix sur lequel il y a pas de sujet de marge arrière. Et pour les produits industriels enfin auprès d'industriel que nous importerions directement en s'appuyant sur les conditions de Carrefour, nous bénéficions à ce moment-là des ressources que Carrefour nous reverse et qui sont ensuite renvoyés bien entendu au magasin. L'intégralité des conditions négociées sont renvoyées au magasin.

Mais il n'y a pas pour, je pense que c'est ça votre question, il n'y a pas double négoci. Non, il y a pas double négociation. Soit nous achetons en métropole euh via les conditions Carrefour, soit nous négoons en local euh pour les fournisseurs locaux, mais il n'y a pas une double négociation.

Je vous remercie. J'aurais aimé maintenant vous entendre sur le SRP + 10. Est-ce que le SRP + 10 a conduit à augmenter votre marge ?

Alors le SCP plusiste n'existe pas. Ça n'existe pas chez vous. Pas dans les dommes.

Il s'applique pas dans les ter aucun des territoires. D'accord. Non pour pour une raison très simple.

Le le législateur a voulu protéger à travers la loi égalime le revenu des des agriculteurs. Il faut savoir que dans nos territoires et compte tenu de leur particularités, notamment les trois tests des marchés, les contraintes liées à la production, la plupart donc je dirais la production locale dans son dans son ensemble a a poussé à souhaiter que préserver la capacité à pouvoir bénéficier de l'absence d'encadrement sur la partie la partie promotionnelle et du seuil de revente à perte majoré de 10 % pour avoir une certaine liberté d'action. parce que bien souvent cette production est contrainte par ses volumes.

Elle a des des outils de production qui sont souvent surdimensionnés par rapport à la taille des marchés. Donc il y a souvent des excédents de production et elle a besoin de levier notamment du levier promotionnel pour pouvoir actionner un développement des volumes. Voilà les raisons pour lesquelles qui peuvent pas être fait ailleurs.

Qui peuvent pas être fait ailleurs. Quand vous produisez du poulet, le congelé par exemple, vous avez un surplu de poulet, le congelé aura un coût extrêmement important. Ça arrive d'ailleurs et c'est souvent en fait à perte que la production locale le fait.

Donc dans ce cas-là, le fournisseur ou les coopératives nous contactent pour favorisant en tout cas une évacuation de de de ces volumes. Et pour cela, elle a besoin d'un levier promotionnel qui soit beaucoup plus important. Et de façon générale, dans nos destinations, ça a été répété lors de plusieurs auditions, le niveau de promotion est beaucoup plus élevé que dans l'hexagone.

Et il constitue également un levier euh contribuant à réguler les prix, même s'il reste très élevé, mais il contribue à réguler les prix aussi sur nos territoires. En fait, je voudrais compléter le propos sur Égalim. Nous avons un fonctionnement un peu spécifique dans nos territoires et et madame la sénatrice le connaît bien puisque puisque je la croise souvent dans les dans les interpressions.

Dans dans les dommes, les interpressions gèrent beaucoup le le relation fournisseur, distributeur et en fait il y a des interprofessions qui ont été montées et qui regroupent l'ensemble des organisations. C'està-dire que les interprofessions, si je prends celle de la Réunion que je connais le mieux, regroupe les organisations de producteurs, regroupe les provendiers, c'est-à-dire tous ceux qui amènent la matière première au producteurs, regroupe les transformateurs, les importateurs et les distributeurs. Donc et chacun a le même poids dans les décisions qui sont prises en interpression.

Et il assiste aussi, il participe l'État via la la DAF et la région et le département. Donc vous avez l'ensemble des acteurs de ces des filières ou de la production locale qui se voi très régulièrement euh pour essayer de faire fonctionner euh notre système de production le mieux possible. Donc dans nos destinations, on va on va souvent au-delà de l'esprit des galimes puisque dès le départ on a mis au centre de du fonctionnement le revenu et sanctuariser un peu le revenu du producteur parce que comme nous sommes très loin de nos bases d'approvisionnement, que nos marchés sont extrêmement restreints et que nos économies sont fragiles, si on veut pouvoir fabriquer ou produire des produits qui sont trop chers à l'importation ou qui sont trop fragiles pour être importés, il faut impérativement développer notre production locale.

Donc donc on est un petit peu à part sur égalim puisque du du 1er janvier au 31 décembre, producteur, transformateur, distributeur, tout le monde est autour de la table, tout le monde discute pour voir comment on fait pour mieux développer les choses. Et si votre agriculteur ou si votre producteur ne gagne pas sa vie, à ce moment-là, il n'existe plus. Et s'il n'existe plus, nous ne sommes pas en mesure de proposer des produits à nos consommateurs.

Ouais. J'ajouterai que dans les débats initiaux égalim en fait ce qui a vraiment été pris en compte c'était le bouclier qualité prix et les arbitrages effectivement territoriaux sous la résidence des préfets. Enfin voilà donc cette territorialisation des des approches elle est elle est vraiment très développée dans nos dans nos dans nos dans nos destinations et ça va ça peut aller très loin.

Madame la sénatrice l'a la l'a suivi de près parce qu'elle nous a aidé dans ce combat là. Mais si je vous prends l'exemple de la Réunion, on avait depuis très longtemps, depuis je pense le début de de l'interprofession bœuf, euh on avait mis en place des contributions volontaires de quelques centimes qui sont aujourd'hui 30 centimes d'euros par kilo, euh payés par tous les apportateurs de viande pour pouvoir aider à mettre en place des éleveurs ou à compenser un peu leur sur leur surcoup de production par rapport à à l'importitif. Euh au départ, ces contributions étaient volontaires.

Donc euh elles avaient ce défaut de de laisser de d'avoir une part des importateurs ou des importations qui ne qui ne contribuaient pas et donc qui généraient un manque de ressources pour les filières ou voir une distorsion de concurrence. Pendant plusieurs années, je crois qu'on a mis presque 10 ans à y arriver. On a négocié avec l'hexagone avec avec nos nos administrations et l'Europe et nos sénateurs et nos députés pour essayer de les rendre obligatoires.

Et nous y sommes arrivés il y a 2 3 ans où maintenant on a des CE qui sont des cotisations interprofessionnelles étendues. Toute cette Négo a été menée. Le chef de fil de cette Nego était un distributeur.

Euh et donc on est vraiment impliqué dans tout le système. Donc on a peu ce problème de de de protection de l'agriculteur, en tout cas dans les relations distributeurs, producteurs dans nos dans nos départements. Si si je peux rajouter un tout petit mot, je l'évoquais dans mon pot préliminaire mais c'est très important.

Euh je crois et heureusement je crois que l'ensemble des acteurs, nous en particulier mais l'ensemble des acteurs de la distribution en outre mer sont conscients du fait qu'ils ont un rôle structurant et un rôle essentiel. Euh on parle d'autonomie alimentaire ou en tout cas la volonté de chacun est d'essayer d'augmenter la part de la production locale. Euh l'enjeu c'est encore plus vrai euh aux Antilles parce qu'à la Réunion les filières sont assez pour pas dire très bien organisées et donc depuis déjà de nombreuses années sont sont en capacité de bien organiser de fournir. 95 % des légumes que nous vendons à la Réunion sont sont achetés localement sur les fruits.

À part la pomme et la poire que l'on ne produit pas localement, l'essentiel est acheté localement. C'est moins vrai aux Antilles, mais typiquement euh Christophe Bermont qui est à côté de moi vient d'être nommé vice-président de la filière fruit et légumes. Euh et l'objectif c'est que ces filières font notre dans l'hexagone euh il peut y avoir parfois une compétition très apre y compris parce que le distributeur au fond a énormément de choix y compris de l'Europe.

Bon, notre challenge c'est à la rigueur d'aider nos fournisseurs à s'organiser pour être en capacité de nous proposer davantage de volume. À nous de à nous de les aider, à nous de leur de prendre des engagements en volume, en prix pour permettre ça, mais on est beaucoup plus dans cette dynamique que l'inverse. Je vous remercie.

Alors maintenant, j'ai une question sur la question de la concurrence et de l'olyopole. Quand je reprends vos chiffres, alors là je prends les chiffres sur le marché réunionné. À deux acteurs, vous avez plus de 70 % de part de marché, 77 % de part de marché à trois acteurs.

On se rend compte que c'est quand même très concentré. Alors est-ce que cette concentration a quelque chose à voir avec la vie chère ? Puisque c'est quand même ça a été un élément dont nous avons parlé hier.

Et quand je dis a quelque chose à voir avec la vie chère, a quelque chose à voir avec une position dominante et un pouvoir de marché euh qui de fait vous permet de fixer vos prix et cetera comme vous l'entendez euh puisque vous êtes très peu de très peu d'acteurs. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? J'imagine que c'est pas la première fois qu'on vous pose cette question.

Non et madame la rapporteur, je je pense précisément l'inverse. Je crois que le marché alimentaire autreem est un marché extrêmement euh compétitif, extrêmement difficile. Euh ah oui, si on regarde le tableau qui est devant nous, euh vous avez d'un côté le marché, vous avez à gauche le marché de l'Hxagone, 65 millions de clients, à droite là-bas la réunion 900000 habitants.

C'est pas la même chose. C'est beaucoup plus Or, vous voyez que vous avez quasiment le même nombre d'acteurs en hexagone qu'en Outre Mè. Sur l'hexagone, les quatre premiers acteurs font 76 % du marché à la Réunion.

Les trois premiers acteurs font 7 quand même parce que si on prend les deux premiers par exemple là, ce serait ce serait plus juste de prendre les deux premiers parce que là vous allez chercher le nombre qui est comparable. Mais si on prenait les deux premiers, vous avez en France les deux premiers avec 40 un peu plus de 45 % et euh et à la Réunion, vous êtes à plus de 60 %. Donc là, ça nous dit quand même quelque chose d'un marché qui est bien plus concentré.

Je crois pas madame, je crois pas. Encore une fois, le marché fait 900000 habitants, vous le comparez avec un marché de 65 millions d'habitants. Vous avez Lecler est présent, Carrefour est présent, système est présent, Intermarché avec Run Market est présent, le client, le consommateur réunionnais a beaucoup de choix.

Mais si on élargit, j'ai fait la comparaison avec l'hexagone, mais en Espagne Mercadona 30 % de part de marché. En Allemagne et des cas 25 % de marché et à trois acteurs ils font 75 % du marché. En Angleterre Tesco à 28 % de march barre de marché au Portugal Gérodimo Martins à 30 % de part de marché.

Ils font 60 % du marché à 3 à 36 % au Pays-Bas. Non mais c'est une réalité. Si là c'est la RE j'entends ce que vous nous dites.

Il n'empêche que ça ne vient pas de nulle part. Il y a même actuellement une information judiciaire hein qui est ouverte sur cette question d'abus de position dominante. Donc c'est normal qu'on vous pose la question y a-t-il de part la force que vous représentez une forme de position dominante qui existe et les chiffres semblent quand même le montrer.

Une forme de position dominante qui existe là on a juste le marché réunionné. Il faudrait regarder l'ensemble des marchés mais on peut passer volontiers si ça cass de la Guadeloupe. Moi j'aurais une petite question à vous poser.

Je voulais savoir pourquoi vous vous distinguez les deux enseignes Carrefour parce que en France il y a plein d'acteurs derrière la notion de Carrefour, il y a plein d'indépendants. Donc pourquoi vous la vous distinguez les deux en Guadeloupe ? Parce qu'en France, vous pouvez avoir des acteurs différents mais qui portent la même enseigne mais qui suivent exactement la même politique qui fonctionne de concert.

Euh vous le casre le groupe Safo et le groupe GPH sont totalement indépendants, totalement émétiques, ne communiquent pas, non n'ont aucun lien logistique. D'accord. Donc par exemple les containers dont vous nous parliez tout à l'heure, le container GBH Carrefour, c'est pas le même que le container Safo Carrefour.

L'hoire a fait que quand nous étions franchisés promodest avec l'enseigne continent un jour Carrefour a racheté l'enseigne Promodeste et donc et ben la le rapprochement de ces deux groupes a fait que nous nous sommes retrouvés deux acteurs avec les mêmes enseignes mais complètement indépendants. Mais si vous prenez l'appareil la Martinique là on est chez la Guadeloupe, regardez. Non mais reprenez la Guadeloupe, c'est intéressant.

Vous voyez que nous sommes le 3e acteur de par de marché madame la rapporteur, nous avons 12,7 % de par marché. Nous avons un hypermarché en Guadeloupe. Peut on peut pas parler de position dominante.

Un hypermarché et deux supermarchés pour l'ensemble du marché Guadaloupéen. Si on continue et qu'on regarde sur Est-ce que vous pouvez pardon ? Oui.

Est-ce que vous pouvez appuyer encore ? Voilà. la Guyane, nous sommes nous avons 21 % par le marché.

Euh le leader qui est 6bu à 41 % par le marché. C'est un acteur local. Et si vous voulez bien, ça ça me permet de revenir sur un point qui a été abordé hier qui est au fond la capacité de nos marchés à avoir émerger de nouveaux acteurs.

Je pense qu'au contraire euh l'autorité de la concurrence à un thème technique, ils appellent, ils disent est-ce qu'un marché est contestable ? C'est-à-dire est-ce qu'un marché peut-être contesté par de nouveaux acteurs ? Je crois que le marché alimentaire est un marché très contestable en notre mer.

En 2009, le leader de la distribution à la Martinique s'appelle le groupe Cora. Il a 40 % de part de marché. Il s'est cassé la figure.

Il était leader à la Martinique en Guadeloupe en Guyane. En 2019, celui qui d'ailleurs avait pour une bonne part acheter les magasins de ce groupe Cor s'appelait le groupe Oyenoen. Il s'est cassé la figure.

Le groupe Casino était leader dans le Saint-Hindien à la Réunion. Il s'est cassé la figure et il est parti. euh en Guyane JKS Finance système que vous voyez là, c'est il y a il y a 15 ans, c'est un acteur, c'est un petit acteur qui a démarré avec une boutique à Saint-Laurent du Maroni, mais il a travaillé 7 jours sur 7, beaucoup et puis il a répondu aux attentes de ses clients.

Il a fait un superbe parcours. D'accord. 42 % c'est une position dominante pour un acteur.

Donc vous pouvez nous dire ça rapporteur c'est vrai madame. Mais s'il a cette position c'est qu' c'est que les clients c'est que les c'est qui répond aux attentes de ses clients. C'est pas qu'il en abuse.

Il y a il a il avait il avait 20 points de moins il y a il y a 10 ans. Oui. Si vous me permettez de deux petites précisions.

Vous avez évoqué le le marché réunionnais. Il se trouve que il y a plus de 25 ans, j'ai j'ai démarré ma carrière à la Réunion. À l'époque, c'est le groupe B de Jacques de Château Vieux qui possédait les les magasins Score.

La positionition, vous avez évoqué une une notion de concentration sur la Réunion. Je me permettrai de rappeler que l'évolution a été plutôt dans une déconcentration parce que nous étions à ce moment-là troisème acteur sur le marché. Nous avions un hypermarché, l'hypermarché de Saint-Clotilde, nous avons ouvert l'hypermarché de Saint-usanne par la suite.

Et à ce moment-là, les deux premiers acteurs représentaient déjà plus de 60 % du marché dont le le groupe Bourbon qui avait quasiment 49 % de part de marché. On a un système une déconcentration sur le marché réunionnaire. Le deuxième élément que je veux porter à votre connaissance pour éclairer les débats euh le dans la causalité entre les parts de marché et la vie chère, je vous prendrai l'exemple de Saint-Martin qui pourrait être très proche en tout cas de nos fonctionnements.

GBH n'y est pas implanté. Aucun groupe Martiniica n'y est implanté. Pourtant les écarts de prix constatés par l'INC dans l'enquête spatiale sont de 47 %.

Très bien. Ben écoutez, je vous remercie. Je je vous pose une dernière question.

Euh en fait euh donc euh vous savez que vous avez quelques détracteurs, j'allais dire à la fois dans la dans la presse. Alors effectivement vous hochz la tête euh dans ce qui dans ce qui est choquant, c'est effectivement vous avez vous avez parlé de votre marge, de votre marge nette consolidée, vous nous avez donné les chiffres. Moi, je voudrais vous interroger sur vos réserves parce que vous êtes surtout accusé d'avoir des réserves euh extraagante, j'allais dire euh de plusieurs milliards.

Est-ce que c'est le cas ? Euh et si oui, qu'est-ce que vous répondez à cette à cette affirmation ? Je me trompe ?

Qu'est-ce que vous appelez nos réserves ? Si vous appelez nos réserves, nos fonds propres, c'est-à-dire le fait que depuis 60 ans, nous ayons globalement permis à l'entreprise de se solidifier, non pas en se servant d'elle, mais en lui laissant les moyens de se développer. Je crois qu'au contraire, c'est une saine gestion. la rentabilité de notre groupe.

Encore une fois, nous gagnons 4 % de notre site d'affaires. C'est très inférieur à la moyenne des entreprises du CAC 40. Donc, je crois qu'une entreprise ne peut pas se développer si elle ne gagne pas d'argent.

Une des raisons pour lesquelles je crois que nous nous développerons, c'est que on met le client au centre du débat. C'est c'est dans chacun de nos bureaux, il y a une affiche qui le rappelle. Quand dans la vie de tous les jours, madame la rapporteur, personne ne vous dit où vous allez faire vos courses.

Vous allez là où vous pensez que vos intérêts sont bien défendu. Nous nous investissons beaucoup dans nos magasins, nous investissons beaucoup dans nos entreprises. Nous formons énormément nos collaborateurs.

Nous sommes extrêmement attentifs au positionnement prix de nos entreprises parce que tous ceux petits ou gros qui ont oublié ça se sont cassés la figure. C'est vrai dans l'hexagone avec Casino Cora, c'est vrai enutre mer de la même façon. Rien n'est jamais acquis dans l'entreprise.

Vous savez, c'est pas parce qu'aujourd'hui les choses peuvent aller à peu près correctement mais quand je dis 4 % et les marchés sont difficiles, c'est rien n'est jamais acquis. Donc j'ai nous avons la chance d'avoir de belles équipes. Nous avons la chance de nous avons recruté 770 personnes dans notre mer cette année.

On est fier de se fier de ça et et mais mais tous les concurrents que vous voyez là, ils font le même travail. Tous les jours, ils se réveillent en se demandant comment ils peuvent faire pour faire mieux. Et donc c'est un combat qui n'est jamais gagné, qu'il faut il faut se remettre en cause tout le temps.

Je vous remercie. Moi, je vais arrêter là pour l'instant. Si jamais j'ai du temps, je reprendrai les questions après.

Mais je super. Alors, moi, j'avais juste deux petits compléments à vous demander avant de donner la parole à nos collègues. [grognement] Euh, est-ce que vous avez des contrats dans les centrales de service avec tous vos fournisseurs ?

Est-ce que en fait, il y a systématiquement un contrat de service avec tous les fournisseurs ? Et vous avez évoqué, monsieur, dans les monsieur dans les solutions euh notamment euh un point qui porte sur les tarifs export. Donc moi, je voudrais savoir si vous arrivez à faire prospérer cette idée avec vos fournisseurs Carrefour.

Dans le cadre de vos achats Carrefour, est-ce que vous arrivez à faire valoir bah le fait que étant un acteur ultra marin, vous devriez pouvoir bénéficier de de prix différents ? Alors, nous n'avons pas de central de services, nous avons le central d'achat qui négocient des conditions de de des tarif et des marges arrières qui sont, on l'a dit, plusieurs fois, reversé intégralement à nos magasins. Nous ne demandons pas de prestation sans sans compensation, c'est-à-dire sans action en magasin ou mise en avant, promotion, prospectus, tête de gondole.

Ça c'est le temps d'affaires, je dirais classique. Il n'y a pas on va on va être direct de droit d'entrée demandé dans le cadre des centrales de service. Non non absolument pas.

Et tous nos tous nos toutes nos relations fournisseurs sont bien évidemment contractualisées. H très bien. Et donc sur les solutions que vous avez évoqué monsieur qui sont intéressantes, mais comment voilà est-ce que vous-même vous avez réussi à les mettre en pratique finalement avec Carrefour sur ce tarif export ?

Non, c'est pour ça que je c'est pour ça que c'est un sujet que l'on porte au devant de la représentation nationale déjà depuis longtemps. C'est d'ailleurs un des points. Il y a eu à la Martinique en 2024 la signature d'un protocole qui, contrairement encore à ce qui a été dit hier, a produit des effets importants puisque sur un peu plus d'une cinquantaine de familles de produits, c'est-à-dire sur près de 6000 produits, il a été il avait été signé un protocole dans lequel l'engagement a été pris pour la collectivité territoriale de mettre l'octroit de mer à zéro et elle a fait une prééquation, c'est-à-dire qu'elle a reporté ce manque à gagner sur d'autres familles de produits moins consommées, moins sensibles.

L'État a fait la même chose, c'est-à-dire a mis à zéro la TVA sur ces fabux civils produits et a répercuté ce manque à gagner sur d'autres produits. Donc pas d'effort budgétaire ni de l'un ni de l'autre. Et il était prévu un deux choses, les tarifs export et giroviens et puis la continuité territoriale, c'est-à-dire ce système de compensation au fond qui existe déjà.

Aujourd'hui, le l'électricité enem n'est pas payée par le consommateur ultramarin au prix où elle coûte. Il y a une mutualisation à l'échelle nationale du coût moyen de production et nous payons enem le même prix que dans l'hexagone. La Poste, je crois vient de faire la même chose y compris pour ses colis un peu plus importants alors que ça lui coûte plus cher d'envoyer en areem mais donc même système.

Et nous nous considérons que peut-être que ce principe deéquation de à l'échelle nationale pourrait être pris au fond la Corse a été bien meilleure que nous. il y a il y a une il y a déjà assez longtemps, elle a su négocier une continuité territoriale très importante peut-être à un moment où les tensions budgétaires étaient moindre qu'aujourd'hui mais le fait est que la Corse touche entre 270 et 300 millions d'euros d'aide lié à la continuité territoriale tous les ans. L'autre mer, c'est-à-dire pour une population bien supérieure.

J'ai vu que la députée Bertice Bély a fait une sortie sur ce sujet hier. n'a pas ce principe de continuité. Or, si on le mettait en place, là on s'attaque à des au réel handicap structurel de notre territoire, on pourrait faire baisser les prix.

Et je je je regarde, sénateur ultra sénatrice Ultramarie, mais c'est vrai que c'est un sujet que que nous devrions tous prendre en main euh très fort parce que c'est le c'est le vrai moyen de faire baisser les prix. Pour revenir sur les tarifs export, vous m'avez posé la question en fait quand Nesle pour prendre un exemple vend son produit en hexagone, il le vend lui-même. Donc il a des entrepôts, il a des camions, il livre la marchandise, il a des commerciaux sur tout le territoire qui font vérifier que ce qui a été négocié est bien fait et cetera.

Donc il a des coûts quand il envoie sa marche en disant d'em il a aucun de ses coûts. Et donc au fond on dit à on a envie dire à ces grands industriels, nous vous demandons pas de gagner moins sur l'autre mer que ce que vous gagnez sur l'hexagone mais pas de gagner plus sur l'outre mer que ce que vous gagnez sur Hexagone. Or quand vous vendez au même prix en Outre mer qu'en hexagone, comme vous n'avez pas sur l'outre mer des charges que vous avez sur Hexagone, au fond votre marge est supérieure. que ces économies euh de charge que vous avez à l'export vous m'avez pas suivi.

Non, je comprends pas parce que c'est pas c'est pas eux qui négocient directement avec vous puisque c'est négocié par les centrales d'achat de Carrefour et donc ce sera à Carrefour de dire bah moi je vous achète telle telle marque, je vous achète ce volume là mais en fait il va partir à l'outreem. Oui, mais le fournisseur enfin pour l'instant il est pas d'accord et le et et parce que parce que il est parce qu'il est pas d'accord parce nous prouver qu'il négocie la part qui négocie avec les centrales d'achat de Carrefour ce qui va aller à l'outreem et ce qui va rester hexagonal. On a jamais entendu ça et on n pas vu ça sur les contrats distributeurs euh sur les contrats Je comprends votre cheminement monsieur mais je ne sais pas si ça se passe véritablement au niveau du fournisseur ou plutôt au niveau de la centrale d'achat de Carrefour qui doit peut-être traiter différemment en fait à ce moment-là c'est flu pas bien fait comprendre en fait c'est bien ça le problème c'est que on essaie de demander à nos à nos franchiseurs ou d'essayer de discuter avec les fournisseurs pour avoir des tarifs export ce qu'on narrive pas à faire ni nous ni nos franchiseurs.

Et donc c'est pour ça qu'on porte le sujet devant la représentation nationale pour voir comment vous pouvez nous aider à porter ce sujet parce que aujourd'hui clairement Nestle je je pense que Nestley ne discute pas avec Carrefour de spécifiquement de l'outreem c'est c'est ça c'est ce que Carrefour lui demande mais Carrefour lui demande après quand Nestle lui dit oui ou non il va pas prendre un combat pour ça dans la discussion j'ai bien fait de vous poser la question on va pas concentrer làdus parce on mais je pense qu'il y a un petit sujet là. Moi je veux bien qu'on creuse ça par ailleurs 10 petites secondes juste pour rappeler qu'historiquement il existait ça déjà existé sur nos destinations les fameux tarifs export avec donc des prix décrochés de 20 ou 25 % pour permettre d'avoir des prix à l'arrivée qui soient plus compétitifs et qui tiennent compte notamment de l'éloignement. La difficulté qu'il y a, c'est que vous avez le fournisseur national qui lorsqu'il négocie à ce moment-là avec notre franchiseur ou avec une grande une grande enseigne dit regarde et dit vous êtes capable de faire un prix plus bas sur un territoire.

Donc moi je veux aussi cet avantage ce qui a fait renoncer beaucoup d'industriels à pratiquer des prix différenciés. Donc cette notion existait par le passé. Elle a été progressivement en fait éliminée.

Je vous invite à à à le si vous avez des éléments, on je vais pas on va pas consacrer plus de temps làdus. Je veux pas elle a été éliminée. Donc ça vaut beaucoup que le législateur nous aide sur le principe.

C'est ce que nous souhaitons que le législateur on va creuser ça. Faites-nous passer des éléments s'il vous plaî. faudrait que l'industriel puisse faire pour l'outreem des prix plus bas que ceux qu'il fait pour l'hexagone parce qu'il fait des économies en exportant hexagone mais il ne veut pas le faire parce qu'il a peur que son que les grands distributeurs lui disent "Attends tu fais un prix pour un tout petit que pour moi qui je suis gros.

Je veux l'alignement donc prenne pas bien." Alors ça je pense qu'on est on est on est assez d'accord sur ce genre de discours. Donc on va creuser le sujet.

Alors, on va laisser la parole euh à Eveline Renault Carabédian, je crois qu'il était la première à demander. Ça n'a pas d'importance. Merci madame présidente.

Monsieur le président, euh je souhaiterais revenir sur le schéma que vous venez de nous transmettre qui a quand même l'avantage de permettre de voir quelles sont les différentes étapes du circuit d'approvisionnement d'un produit et euh il montre notamment jeis pas me tromper dans le raisonnement. Il montre notamment que certaines fonctions, le transit et la partie de la mode du pension et une partie de la logistique sont intégré à votre groupe pour les questions que vous avez indiqué de rachat, là où d'autres étapes restent assurées par des prestataires extérieurs. J'ai bien compris.

Donc à prestation équivalente, un circuit partiellement intégré euh est-il pour le produit final qui arrive en rayon au magasin, en Martinique ou en Outre mer, moins coûteux qu'une succession de prestataires indépendants qui vraient réaliser ces deux prestations que vous vous réalisez ou bien aboutit-il à un montant comparable ? Dans ce cadre, est-ce que les entités intégrées que vous mobilisez interviennent-elles seulement pour votre groupe ou ce sont des structures qui existent et qui travaillent pour la place en général et qui font aussi bien pour l'hexagone que pour l'outreem qui exerce cette activité. Je souhaiterais que vous précisiez aussi un point sur plus concret parce me donner les réponses maintenant parce que j'ai besoin d'un petit schéma un point train concret sur la fiscalité à l'import s'agissant l'ctroit de mer vous l'avez situé dans votre schéma au moment de l'arrivée du produit au port le par l'opération de dédouinement qui est réalisé par le transitaire Sur quelle base exacte est-ce que la la l'octroie de mer est calculé et euh et de pour que je puisse voir quel est l'impact qu'il a à la finalité sur le produit en rayon ? parce que j'ai l'impression à chaque fois que je regarde un document que cet OCro de MER va subir des augmentations qui vont se répercuter sur le prix en prenant pour aller plus loin je aller plus loin en prenant comme base le prix d'achat d'un container de lait si c'est un container de lait que vous avez l'habitude de recevoir je le demande pas sur 1 L je vente sur un container de lait qui est votre votre mesure habituelle de de commande que vous avez.

Pourriez-vous reconstituer l'ensemble de la chaîne en reprenant votre schéma par étape jusqu'au prix à l'arrivée du rayon. Alors, pourquoi est-ce que je veux ça ? Beaucoup vous reprochent, vous l'avez entendu dire, que vous dégagiez des marges qui étaient très élevées, même certains anormalement élevés, mais ce sont des propos hein, il nous a rien apporté comme preuve.

Euh il faudrait que l'on qu'on puisse travailler ensemble euh pour que l'on soit un peu plus transparent et que vous nous aidiez à comprendre euh pour nous permettre de passer à autre chose, explorer d'autres causes, d'autres solutions que simplement les marges qui sont réalisées par GBH. Vous avez la parole monsieur Ayot. Mais je partage bien votre propos madame la sénatrice.

Et c'est bien pour ça que nous faisons ce travail à ce point transparent de décomposer et de d'expliquer ce que à quel ce à quoi correspondent chaque étape. Encore une fois, nous avons partiellement sur on a vu sur le transit ou sur le stockage, la consolidation des entrepôts des marchandises au départ, elle est faite par une structure qui nous appartient mais elle travaille aussi pour des tiers. Elle travaille pour d'autres clients extérieurs sur d'autres destinations d'ailleurs que l'outre Mè et nous y tenons beaucoup parce que c'est un gage de compétitivité. c'est que c'est un moyen pour nous d'être certain que nous sommes compétitifs et pour être même encore plus certain que toutes nos structures à mon qui nous apporte de la dont on est celle que nous avons, nous les faisons.

Nous le faisons. Non, pas nous le faisons parce que nous voulons être le plus amener amener le produit au prix le plus bas possible à destination et l'objectif de chacun des distributeurs autre mer et notre organisation elle est faite pour ça. et mais mais comme on veut la challenger tout le temps, on ne on fait aussi avec beaucoup de prestataires extérieurs et on compare nos condition les les l'organisation de nos de nos structures avec celle de prestataire extérieur pour être certain qu'on est toujours très compétitif.

Le donc client oui et et coût équivalent ou inférieur et flexibilité supérieure, c'est évident. Madame la sénatrice, nous avons les informations que vous demandez, nous les avons déjà en notre possession. Nous l'avons fait pour du lait, nous l'avons fait pour des pâtes, nous l'avons fait pour du riz, pour des conserves.

Nous avons l'équivalent du schéma que vous avez là et la représentation, la part du coût de chacun des postes dans la constitution du coût global pour montrer justement et lorsque nous faisons cette décomposition, c'est à ce moment-là que nous arrivons au 37 38 39 40 % d'écart entre le prix qu'aurait payé le le l'hypermarché de de France hexagonale et le produit lorsqu'il arrive à la Martinique, à la Réunion ou en Guadeloupe. C'est-à-dire que contrairement à ce qui a pu être affirmé hier, oui, il y a bien ces 40 % qui sont contenus dans chacune de ces étapes dont nous manageons trois éléments comme l'a rappelé Stéphanie qui sont challengeant en permanence. Il n'y a pas et nous sommes en permanence à challenger nos propres équipes pour essayer d'obtenir des rabets, des des des éléments qui contribueraient à diminuer chacun des coûts parce que la problématique que nous avons sur cette chaîne, c'est qu'elle est inflationniste.

Vous évoquez l'octroit de mer en bout de chaîne, il est calculé sur la bas CAF, donc il contient en fait tout le transport, il contient tout. Est-ce Est-ce que vous avez déjà été impacté là par les hausses de carburant ? Ça se traduit pas encore pas encore pas encore parce qu'il y compris même sur l'inflation des marchés il y a un effet stock qui fait que on sera impacté après l'hexagone.

Mais mais c'est c'est n'êtes pas si on si ça nous coûte plus cher de faire venir la marche que le concurrent à la fin je suis incapable de vendre au même prix ou inférieur concurrent et à ce moment-là je vous perds en client. Vous venez une fois, vous constatez que c'est plus cher et vous repartez. Depuis plusieurs mois à la Martinique, nous faisons une campagne en ce moment dans lequel nous disons à nos clients, si vous trouvez moins cher ailleurs que dans nos magasins, sur tous les produits alimentaires, nous vous remboursons 10 fois la différence.

Bon, si c'est c'est bien parce que on veut parce qu'on est convaincu que c'est essentiel, c'est un métier particulier l'alimentaire. C'est un métier où vous ne vendez pas des produits équivalents à ceux de vos concurrents. Vous vendez le même, la même bouteille de Coca-Cola, le même paquet de pâtes alimentaires.

Pourquoi est-ce que le client l'achèterait plus cher ? Bon, il faut avoir des magasins confortables, avoir un personnel formé, accueillant, mais avoir des prix compétitifs et tous ceux qui ont oublié ça se sont cassés la figure. Donc cette cette organisation, elle est challengée en permanence.

En permanence. Je vous demander d'être synthétique mais je sais pas s'il y a encore deux questions. Donc je juste je voudrais attendez, je voudrais juste répondre à votre question.

J'ai le j'ai le tableau sous pardon, j'ai j'ai justement le tableau sous les yeux pour le lait et le le le cas est assez intéressant donc on vous fera parvenir le détail mais un contain de lait MDD 1 L de lait on l'achète 80 centimes à Carrefour France. Vous mettez 23400 bouteilles de lait dans un container, ce qui fait que vous achetez votre container 18000 €. Euh, il y a 18000 € de marchandise.

En gros, toute la logistique à Mont coûte déjà 17 %, donc 13 centimes euh sur le sur les 80 centimes. Petit fait spécifique, il n'existe pas d'octroit de mer sur le lait, mais là encore avec les les filières et les interpressions, tout le monde avait été d'accord pour mettre une contribution de 6 centimes par litre de lait pour aider les éleveurs à s'installer et à produire du lait. Et d'ailleurs, on produit euh près de 20 millions de de litres de lait à la Réunion.

Euh et donc quand vous arrivez à la fin, vous avez payé en frais logistique 43,7 centimes euh sur les 80 centimes que vous avez acheté au départ. Donc votre chocou, il est de 54 %. Bon, la brique de lait est on va pouvoir vous le donner bien sûr bien sûr.

Et donc ma ma brique de lait, Carrefour achète sa brique de lait 84 centimes avec ses coûts logistiques puisque il les prend sur son dépôt. Moi mon prix de revient dans mon magasin, il est à 1,24 €. Ouais.

Si si Carrefour s'il le vend avec 10 centimes de avec 10 % de marge par exemple pour simplifier les calculs, si vous l'avez acheté 84 centimes, vous rajoutez 8 centimes et demi. 10 centimes, on va dire, il va la vendre en euro. Moi, si je l'achète 1,23 € je peux déjà pas le vendre en euro.

Quoi qu'il arrive, je peux pas le vendre en euros. Et si je fais mes mes 10 % ou mes 15 % de marge sur ce produit, je vais le vendre 1,40 €. Donc 40 % plus cher que je crois qu'on a bien compris.

Si s a est-ce qu'il y a un dernier élément sur ce sujet ? Un dernier élément, juste une petite précision sur les 25000 articles alimentaires que nous vendons à la Martinique lorsque nous avons fait cette campagne 10 fois la différence remboursée, nous en avons remboursé deux et ils étaient en promotion. Je pense que c'est assez parlant de la réalité du marché.

Très bien. Merci. On poursuit avec nos collègues Marie Doiman.

Merci madame la présidente. Merci messieurs pour les réponses que vous nous avez apporté. Euh je je vais vous poser une première question que j'ai formulé hier qui concerne le différentiel qui existe entre la France et singulièrement les enfin les territoires ultramarins et d'autres États européens qui ont eux aussi une composante insulaire importante qui donc rencontre les mêmes difficultés d'éloignement et pour lesquels pour autant on n'observe pas de tel différentiel de prix, même s'ils existent, je pense notamment à la Grèce mais aussi le Portugal entre autres, de tels différentiel de prix euh quant à la chè de la vie qui est observée et les différences entre le territoire hexagonal et hexagonal ou en tout cas métropolitain et les territoires ultramarins.

Est-ce que vous avez une appréciation, un avis ou une une explication à ce sujet ? Ensuite, merci pour le petit schéma, le circuit d'approvisionnement qui est très éclairant, qui nous permet de de désarticuler les différentes opérations. Eu, une question à ce sujet.

Je voudrais savoir quel est le rôle exact des grossistes importateurs ? Euh quel quelle place ils prennent dans le dispositif ? J'ai cru comprendre dans votre présentation qu'en fonction des territoires, les intervenants le les intervenants les tiers intervenants donc extérieurs à votre groupe pouvait être plus ou moins important.

Est-ce que cela peut avoir un impact sur les prix finaux ? Je crois savoir que les écarts de prix entre au sein des Dromes, entre la Réunion d'une part et la Guadeloupe et la Martinique d'autre part sont assez nettement différent. Est-ce que cela est lié au fait que des intervenants prennent une place plus importante le schéma dans le circuit de distribution et d'approvisionnement ?

Donc renchérissent en quelque sorte le coût de l'éloignement. D'accord. ou est-ce que parce qu'il y a une autre singularité du territoire réunionn, c'est ça euh c'est une économie qui est plus productive localement avec une plus grande dépendance, je crois que je peux le dire devant ma collègue sénatrice avec davantage de production locale.

Est-ce que vous pensez que cette caractéristique a un impact ? au quel cas, puisque vous évoquiez dans votre propoliminaire des pistes de solution, est-ce que l'intégration régionale, une meilleure intégration régionale et une plus forte production locale pourra être des pistes aussi pour améliorer cette problématique de la chareté de la vie et qu'on ne reste pas sur des questions de marge mais qu'on essaie de trouver aussi des solutions sans non obstant le fait que la question des marges doit quand même être posée. Merci.

Réponse monsieur Aette. Merci madame la sénatrice pour vos questions. Elles sont importantes et vous mettez le doigt sur de de sujets importants.

Euh oui, il faut produire localement et il faut produire davantage localement. Il faut tout faire. Tous les acteurs économiques et politiques doivent tout faire pour essayer d'augmenter la part de la production locale.

Produire localement, c'est pas toujours euh répondre à la problématique des prix parce que ça coûte plus cher produire localement parce que vous produisez sur les petits marchés, vous n'avez pas le diviseur industriel mais produire localement c'est créer de l'emploi, c'est créer du pouvoir d'achat, c'est créé de l'activité et le taux d'activité enrem est trop faible. Vous avez raison, les prix sont plutôt plus l'écart avec l'hexagone est plutôt plus faible sur la réunion qu'il nî sur les Antilles pour plusieurs raisons. Le taux d'octro moyen et plus faible sur la réunion qu'il naî chez les antilles.

Donc ce ce cet Octrober qui pèse à l'arrivée. Vous, je vous ai pas répondu à votre question tout à l'heure, mais cet Octro de M, il pèse sur le prix d'achat du produit au départ plus l'intégralité des coûts, y compris sur le fret, y compris sur le détoinement, y compris sur le camion, sur l'intégralité des frais, pas que sur la valeur de la marchandise. Et donc les taux de trois de mer sont plutôt plus élevés aux Antilles qu'ils ne sont à la Réunion.

Ensuite, le fret est plutôt plus faible à la réunion alors que la distance est plus grande qu'il nît sur les Antilles parce que les camions, les pardon les bateaux qui vont à la réunion sont des bateaux beaucoup plus importants en taille qui continuent sur l'Asie et donc au fond la Réunion est sur un axe plus important que ne sont les Antilles où c'est un aller-retour et donc il y a un écart de bon pour toutes ces raisons ça favorise la réunion. Vous me demandez si au fond ce que je disais dans mon propoly n'existe aucun exemple de territoire de taille réduite qui est donc les contraintes structurelles de nos marchés ultramarins qui ne fasse mieux sur le plan des prix alimentaires. Je citais l'exemple de Sainte-luci par rapport à l'Angleterre, vous l'avez là.

Sainte-Lucci est une île anglaise. Donc ce que nous nous importons massivement de l'hexagone, eux l'importent massivement de l'Angleterre. 47,8 % d'écart de prix.

Hawaï, qui est pourtant beaucoup plus important, Hawaï par rapport aux États-Unis est 50 % plus élevé. Mayotte est à 30 %, c'est-à-dire moins parce qu'il n'y a pas de TVA et moins d'octro de mer que partout ailleurs notre mer. Saint-Martin, nous n'y sommes pas. 47 % d'écart de prix.

Euh la Polynésie n'est pas là mais euh même écart de prix. Vous citiez le Portugal, le Portugal est un grand pays au sein de l'Europe. Donc ils ont ils n'ont pas ses contraintes.

Ils ont une industrie locale beaucoup plus élevée. Ils ont une capacité à s à s'approvisionner à proximité qui est équivalente à la France ou ailleurs. Donc ils n'ont pas ce problème de distance.

Est-ce que j'ai oublié d'autres points dans votre question ? Je je je mais le le point le point important enfin c'est oui c'est ça c'est c'est que il faut il faut s'attaquer au vrai sujet. Le sujet le sujet si si les marges en notre mère étaient dans la distribution était si belle Casino serait pas parti Cora serait pas parti le gros chatte viveux serait ce serait pas cassé la figure.

Bon la réalité c'est que c'est qu'il y a 6 à 8000 km entre l'Hexagone et l'autre mer et que il faut bien transporter ces marchandises. La fiscalité les collectivités de nos territoires au fond sont financé par nos ultramarins. Ce sont nous qui finançons nos nos communes, notre fonctionnement par cet Octro M.

Bon ben tout ça a des impacts. Donc c'est la réalité. Si si on veut trouver des solutions et je parlais la continuité territoriale est un vrai sujet au fond.

Pourquoi avoir obtenu sur l'électricité, sur la poste et sur d'autres produits cette péréquation à l'échelle nationale et pourquoi au fond ne pas chercher à l'obtenir ? pas surtout probablement je je vais je vais être sérieux ou raisonnable on sait bien que les finances du pays ne permettraient peut-être pas et cetera, mais au moins le cibler sur des produits de consommation courante que le Mais il y a il y a il y a il y a de vrais sujets. Il y a de vrais sujets.

Monsieur Plantard hier le disait, quand on s'attaque néanmoins au vrai sujet et qu'on permet de baisser le prix de revient à destination, le prix le prix baisse à la Martinique. Les prix de 6000 produits ont baissé de plus de 10 % 12,5 % dans le magasin, c'est très significatif. S'il y avait eu un mécanisme de compensation sur la collectivité, ça aurait été plus loin.

C'est sûr, c'est c'est dans ces directions qu'il faut collectivement qu'on travaille. En tout cas, c'est notre conviction. Si on veut dans 10 ans ne pas avoir la même séance et faire les mêmes constats et être sur les mêmes niveaux d'écart, alors il faut s'attaquer au vrai sujet.

Juste ma chère collègue, je peut-être que moi j'ai cru que quand vous évoquiez le Portugal, c'était par rapport au territoire ultramarin de ces pays. Donc je sais pas les les assorts où on parlait aussi peut-être des canaris par rapport voilà puisque par exemple on regardait les Canaries, on voyait que les prix étaient quand même plutôt bien maîtrisés par rapport à l'Espagne. Donc c'était plutôt ça le domaine de la comparaison.

Bien je crois vous est-ce que vous avez des éléments J'ai pas honnêtement j'ai pas qu'un agri d' mais c'est quand même beaucoup plus près. Euh oui, c'est sûr que l' tr de mer est peut-être moins important vi il y a sûrement des écart importants. Je vais on va les chercher.

Il y a des mécanismes de continuité territoriale sur ces régionsl qui sont peut-être plus hard donc l'Espagne et le Portugal ont un mécanisme de continuité sur l'Espagne notamment des canal. Donc ça sera creusé. Voilà.

Merci. Donc pour terminer notre collègue Audreé Bellim. Merci beaucoup madame la présidente.

Merci à vous pour votre présence. Alors les auditions précédentes ont toutes convergé finalement sur un constat qui serait un manque de transparence sur la construction du prix et une difficulté à analyser les marges dans des modèles intégrés. Donc je souhaite vous poser des questions assez concrètes finalement pour éclairer la commission.

Euh d'abord sur la transparence des prix euh et c'est là qu'il y a un loup finalement je dirais. Et dès qu'il y a un loup, il y a des doutes et il y a de la défiance dans la population. Et ce qui fait que ce sujet est encore et encore depuis des années traité dans nos assemblées.

Est-ce que vous pourriez nous donner un exemple, nous détailler la la décomposition du prix d'un produit type à défaut d'une catégorie d'une grande catégorie de produits entre coût d'achat, transport, stockage et je dirais même marge de gros et marge de détail. Est-ce que vous disposez finalement d'une comptabilité analytique qui va permettre d'isoler les marges par segment, importation, gros et distribution ? Concernant le sujet de l'intégration verticale, on en a parlé un petit peu et il est vrai que vous êtes dans ce modèle où vous êtes à la fois importateur, grossiste et distributeur.

Comment est-ce que vous pouvez garantir que les prix de transfert internes sont établis à des conditions de marché ? Et est-ce que vous avez est-ce qu'il existe une documentation formalisée de ces prix de transfert comparable finalement peut-être à des standards européens internationaux ? Euh et puis si vous avez des solutions pour éviter finalement que la marge ne se déplace, moi je me concentre beaucoup sur les marges parce que c'est une se marge hein.

Comment évitez-vous que la marge ne se déplace d'un maillon à l'autre de la chaîne ? Et finalement et cela rendrait l'identification difficile pour que les autorités publiques puissent y accéder. Euh concernant euh euh vos comptes et l'opacité, enfin ce sujet d'opacité dont il est question, est-ce que les comptes sont l'idées du groupe ne permettent pas finalement, c'est une question très naïve hein, d'isoler la rentabilité réelle à la Réunion par exemple ou en Martinique et est-ce que vous êtes en mesure de produire des comptes segmentés par territoire et par activité ?

Donc nous revenons un peu au premier sujet parce que voilà, on a on a besoin de comprendre comment les marges se positionnent dans ce dans cette opération d'intégration verticale. Et finalement à défaut, est-ce que vous pouvez nous indiquer finalement la rentabilité nette de vos activités de distribution selon les secteurs dans nos territoires et selon les différents territoires ? Euh une question un peu d'observation, la vôtre surtout en tant que professionnel, quelle part de l'écart sur un même produit dont le prix est supérieur à l'hexagone est imputable finalement à vos marges propres une fois que vous avez neutralisé les coistiques et fiscaux et euh dans un territoire un peu marqué par la vie chère, moi j'ai entendu votre proposition.

Est-ce que vous estimez que le modèle actuel contribue suffisamment à la modération des prix ou est-ce qu'il doit évoluer vers davantage de transparence et de régulation ? Puisque nous avons tout de même eu dans le dernier rapport rendu par l'autorité de la concurrence euh quelque chose qui nous indique que il ne disposait pas de données suffisamment fines et donc à savoir si vous seriez favorable à cette obligation de transmission de données détaillées aux autorités de contrôle. Donc voilà, des questions très précises.

Merci madame la sénatrice. Sur les sujets d'opacité, je ne me suis pas senti concédé du tout. Nous déposons et le rapport de l'autorité de la concurrence, je pense que nous déposons l'intégralité des comptes de l'ensemble des filiales, donc la décomposition, l'analyse y compris la plus précise possible que vous voudriez faire.

Vous avez tous les éléments, j'ai envie de dire, au bout d'un clic sur un ordinateur disponible à qui à qui le veut. Euh vous avez parlé d'intégration verticale encore et de grossiste. Je veux juste évacuer ce sujet de grossiste.

À la à la Réunion, nous avons une activité grossiste. On disait que nous achetons 40 % de ce que nous achetons, nous l'achetons auprès de grossistes qui sont des importateurs qui ont vendu à l'ensemble du marché. Bon, mais nous achetons euh allons dire que moi je suis le grossiste.

Lui, c'est Carrefour Réunion. Notre activité grossisse à la Réunion représente 1,5 % de ses achats. 88,5 % de ce qu'il achète, il l'achète ailleurs.

Donc ça n'est pas le sujet. Et cette activité, elle vend à l'ensemble des acteurs. Au fond, on l'a dit, c'est d'ailleurs l'autorité de la concurrence l'a relevé.

Il a d'ailleurs relevé l'autorité de la concurrence qui croyait bien avant de produire leurs avis, ils ils vont chercher l'intégralité des informations dont vous parlez. Ils ont des équipes plutôt dont c'est dont c'est le savoir-faire et ils ont relevé que les grossistes qui appartenaient à des distributeurs étaient moins rentables que ceux qui étaient indépendants. Bon mais monsieur monsieur monsieur Aot, je suis désolé.

Moi, je vous pose une question, c'est très sincèrement l'intégration verticale, elle est tout de même là quand bien même il y ait peu pas ou beaucoup d'activité. Moi, ce que je voulais savoir c'est dans ce modèle-là, est-ce que on peut garantir les les les prix de transfert et est-ce qu'il n'y a pas finalement est-ce que vous avez la possibilité finalement d'isoler les marches ? C'est vraiment une question afin de savoir cela.

Je je j'entends que l'activité grossiste est minime, mais toujours est-il que dans la définition d'intégration verticale, ça reste celle-ci. Donc moins d'activité certes, je l'accorde, mais toujours est-il qu'est-ce que vous êtes capable vous d'isoler cela ? Encore une fois, je vous dis que ces activités, cette activité grossiste, elle est elle représente une part, j'allais dire extrêmement minim, moins de 2 % de ces achats, mais elle vend aussi à d'autres acteurs qui n'achèteraient pas euh et cette activité n'existerait pas si elle le proposait pas et elle propose les mêmes prix à tous les acteurs.

Elle ne fait pas des prix différents à à à une filiale sœur qu'à un autre. Et ça l'autorité de la concurrence le l'a vérifié et le vérifie systématiquement aussi. Oui, je vais peut-être répondre rapidement à la à votre demande sur les données détaillées à transmettre aux administrations.

Bien entendu, hein, nous sommes tout à fait disposés à les transmettre. Il y a pour le moment une problématique informatique plutôt côté administration à absorber les données et côté distributeur puisque on a eu plusieurs réunions avec l'INC ou avec l'administration au niveau de la FCD, donc la Fédération des distributeurs, vous avez beaucoup de distributeurs indépendants à la Réunion qui n'ont pas forcément eux les capacités suffisantes pour pouvoir avoir les outils informatiques pour transmettre ces données. Mais nous nous en sommes capables. plutôt côté réception des données que ça pose un problème pour le moment.

Mais c'est un point important. Il y a une loi contre la Fichère qui en ce moment est à l'étude. Notre conviction c'est que si elle n'évolue pas, si elle reste comme elle est aujourd'hui, elle n'aura aucun impact sur les prix en notre mère.

Aucun. Au fond, c'est une loi dont l'essentiel consiste à augmenter les niveaux de contrôle des entreprise. Alors, peut-être qu'en augmentant le niveau de contrôle et en augmentant le nombre de personnes qui contrôlent, on arrivera à des résultats plus précis, mais on n'arrivera pas à des résultats qui disent l'inverse de ce que toutes les études disent depuis depuis 15 ans.

On parle pas de zéro. Quand il y a eu en 2009 une crise importante en notre mer, l'autorité de la concurrence s'est penchée sur le secteur de la distribution. On partait un peu de zéro.

L'administration n'avait pas encore fait à ce moment-là une vraie analyse sectorielle pour comprendre l'autre mère, ses mécanismes, ses contraintes. Elle l'a fait de façon extrêmement exhaustive en 2009 et croyez-moi que j'imagine bien que si elle avait constaté à ce moment-là des dysfonctionnements, elle aurait tapé très fort parce que l'autre mè sortait d'une crise sociale importante. En 2019, on lui a redemandé de refaire une analyse sur l'ensemble de l'autre mer en 2026.

à nouveau. Chaque fois tous les services de l'État dont on peut pas on peut pas remettre en cause l'indépendance arrivent aux mêmes conclusions. Alors si la loi contre la vie chère c'est augmenter les contrôles, OK, la granularité, le niveau de détail des réponses va s'améliorer, mais ils vont pas dire autre chose.

En revanche, si on veut que les prix baissent et parce que c'est notre souhait à nous aussi, je suis Martiniquez, je suis ultraarin, je me sens parfaitement concerné. Les clients qui sont dans le magasin vivent cette vie chère tous les jours. Donc il faut qu'on trouve des solutions et ben il faut s'attaquer au vrai sujet.

C'est la c'est la continuité territoriale. C'est le fait de pouvoir acheter davantage au cas. Mais monsieur monsieur Aot moi je me concentre sur la commission d'enquête qui est aujourd'hui sur les marges et là nous sommes en train de dévier.

C'est un sujet très important ce que vous soulevez aujourd'hui. J'en suis consciente. Moi aussi je suis ultramarine, je suis rignonnaise.

Moi aujourd'hui euh les les questions que je vous pose sont les mêmes que l'on a posé à l'ensemble des personnes qui ont été auditionnées. On est allé dans ce niveau de détail de précision dans les questions avec tous les autres. Donc moi, je ne souhaite pas que l'on dévie sur je ne suis pas du tout sur le sujet de la vie chère.

Moi, je voudrais qu'on reste très objectif parce que l'objectif de cette commission, c'est de mettre en exerg les marges en Hexagone et aussi enemè parce que cela fait l'unité de la République qu'on parle de tous les territoires. Et donc je j'entends ce que vous dites et oui effectivement la vie chère c'est un réel combat, nous le menons mais aujourd'hui dans cette commission avec beaucoup d'humilité nous concentrons sur les marges. Donc, je vous ai posé des questions très précises et et j'aimerais avoir vos réponses comme nous les avons posé à d'autres avant vous et qui nous ont donner des réponses très précises.

Si c'est possible même d'avoir des documents, je pense que la présidente sera extrêmement preneuse. Mais très sincèrement, j'essaie d'être le plus objectif possible. C'est des questions très objectives que je vous pose.

Je ne veux pas entrer justement dans de la polémique et diverger de ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui. Nous ce qu'on veut c'est analyser les marges et c'est essentiellement ça notre sujet. Il n'y a aucune subjectivité et les questions que je vous pose m'en inspirent énormément des plus de 180 auditions que nous avons posées et c'est vrai que aujourd'hui j'aimerais entendre ces précisions.

Madame la sati pardon madame [raclement de gorge] la sénatiche je vous réponds le plus de la façon la plus transparente possible. Je crois que depuis le début de cette audition, nous avons beaucoup répondu sur ce sujet des marches. Nous avons parallèlement à cette audition reçu un questionnaire beaucoup plus détaillé auquel on est en train de travailler et sur lequel nous allons répondre, qui va aller plus loin que mes réponses sur des éléments techniques.

Vous posiez la question tout à l'heure, est-ce qu'on peut vous donner la décomposition du prix de revient de produit ? On l'a fait pour le lait, mais on peut le faire pour un autre produit maintenant si vous le souhaitez. Bien sûr, je il y a aucun sujet.

Mais nous avons ces éléments également au même titre que madame la sénatrice l'avait évoqué pour un con. Nous avons ce travail pour l'article unitaire, le le RI qui est un article courant par exemple où vous pouvez vous pourrez voir comment se décompose, quels sont les postes qui constituent complètement la la chaîne. Euh non, très bien.

Ce que je vous propose c'est qu'on on vous donne une liste si c'est possible des produits sur lesquels on aimerait avoir cette précision pour les donner mais n'hésitez pas à nous faire passer monsieur je trouve important aussi de préciser que malheureusement c'est souvent en sortie de crise qu'il y a systématiquement des des investigations supplémentaires et elles sont elles sont légitimes. Je voudrais prendre l'exemple de la Martinique après la crise de 2024. Depuis maintenant 18 mois, tous les 6 du mois, nous transmettons à la DGCCRF à Paris l'intégralité de nos sorti de caisses qui permettent l'analyse de nos ventes, qui permettent l'évolution des prix, qui permettent de suivre l'évolution des marges.

Tous ces éléments sont suivis et contrôlés depuis 18 mois à la Martinique sur des milliers de produits. On parle du protocole. Donc les il représentent chez nous 4000 environ 4360 articles mais ce sont l'intégralité de nos ventes.

Donc y compris les articles hors protocole qui sont également remontés à la DGCCRF. Et je crois que c'est important de pouvoir vous éclairer. Si vous avez des éléments, n'hésitez pas.

Je je c'est un travail que nous pouvons faire. Très bien. Très bien.

Ça nous rassure plutôt de savoir que la TGCRF fait cette veille permanente. J'imagine que pour vous c'est de la complexité mais pour nous c'est plutôt [souffle coupé][rires] un bon signe que il y a une vraie veille par rapport à des situations et vous l'avez dit he monsieur Rou qui sont quand même difficiles pour nos concitoyens ultramarins. Très bien.

Ben écoutez merci beaucoup. Donc n'hésitez pas à nous voyer nous envoyer ses compléments. En retour, on essaiera madame la rapporteur et et les administrateurs de ou de vous donner peut-être une liste de produits comme ça qui sont un petit peu davantage révélateurs.

Nous sommes donc preneurs de tous les éléments documents que vous jugerez utiles pour notre bonne compréhension et merci beaucoup à vous, merci aux auditeurs, merci bien sûr à mes chers collègues pour être resté un petit peu plus tard. Merci. Merci.

Merci. Merci.