Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueINA Actu· 23 juillet 2012 36 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseTravail & emploiSolidarités & famille

20 heures : [émission du 19 mars 2008]

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:19Locuteur non identifiéFait
    « Chasser Saddam Hussein du pouvoir était la bonne décision. »
  • 4:26Locuteur non identifiéFait
    « Et ceci est un combat que l'Amérique peut et doit gagner. Parce que nous sommes intervenus, le monde se porte mieux et les Etats-Unis d'Amérique sont plus sûrs. »
  • 7:20PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy réfute toute idée de plan de rigueur ou de ralentissement des réformes. »
  • 10:42PrésentateurFait
    « Le président de la République a retiré sa plainte contre le nouvel observateur. »
  • 12:43PrésentateurChiffre
    « Chaque année, moins de 4 000 enfants sont adoptés à l'étranger. Mais voilà, chaque année, ce sont 8 000 familles qui obtiennent un agrément, c'est-à-dire un permis d'adopter. »
  • 16:50PrésentateurChiffre
    « Un milliard d'euros de bénéfices pour 2007, c'est presque trois fois plus que l'année précédente. »
  • 17:32PrésentateurChiffre
    « Pour la première fois, la SNCF va donc reverser un dividende à l'État, son principal actionnaire, 130 millions d'euros. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 25 %
  • Nadine Morano5 %
  • Locuteur non identifié 32 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Dans l'actualité ce soir, un bilan en forme d'impasse. Il y a 5 ans tout juste, les Etats-Unis lançaient l'offensive en Irak. Saddam Hussein n'est plus là, mais le pays est embourbé. Dans la violence et les conflits, je ne regrette rien, affirme George Bush. Le premier conseil des ministres pour le gouvernement de l'après-municipale. Nicolas Sarkozy réfute toute idée de plan de rigueur ou de ralentissement des réformes. Par ailleurs, il retire sa plainte dans l'affaire du SMS. Une embellie pour la SNCF, elle a dégagé l'an dernier un bénéfice record d'un milliard d'euros. Le groupe versera pour la première fois des dividendes à l'Etat actionnaire.

Toujours plus de demandes, mais de moins en moins d'enfants, l'adoption fonctionne mal en France. C'est le constat du rapport Colombani remis aujourd'hui à l'Elysée et qui propose 32 mesures. Enfin, cette nouvelle victoire pour Laure Manodou au championnat d'Europe de natation. Elle remporte Laure dans le 200 mètres d'eau avec un nouveau record à la clé dans cette discipline qui n'est pourtant pas sa spécialité. Bonsoir et bienvenue à tous. Avant de développer ces titres, de nouveaux éléments sur la crise au Tibet. Des images reçues aujourd'hui permettent de se faire une idée plus précise de ce qu'il s'est passé la semaine dernière. On sait que les versions sont contradictoires.

Il s'agit notamment d'un document tourné par un touriste australien et de nouvelles images de la télévision chinoise. Bernard Lebrun. Cette vue générale de la capitale tibétaine, où s'élèvent de multiples colonnes de fumée. On ne l'avait jamais vue comme ça. C'était vendredi dernier, au début du soulèvement. Ces rues en flammes, du fort des émeutes, où sont escortés des touristes japonais par des policiers visiblement très impressionnés. On ne les avait pas vus non plus. Présents dans les rues, des moines habillés de rouge, plutôt passifs, mais qui semblent encouragés en criant, les manifestants tibétains qui s'en prennent au magasin chinois.

Comme cette succursale de la Banque de Chine, symbole officiel d'une forme d'occupation, vieille de 58 ans, lorsque l'armée chinoise a occupé le pays. Mais c'est aussi aux personnes que les manifestants s'en prennent. Tel ce chinois, attaqué dans la rue par de jeunes tibétains, dont un est retenu dans son élan, il est armé d'une baïonnette. En clair, trois jours après la commémoration du 49e anniversaire des émeutes de mars 1959, c'est à un soulèvement anti-chinois que l'on assiste, d'où le pillage de leurs biens. Aujourd'hui encore, la télévision chinoise montrait ses impressionnants dégâts dans d'autres rues de Lhasa.

Et puis il y a cet autre document, tourné samedi, dans les mêmes rues de Lhasa, par un touriste australien. Il corrobore l'effet, la rue appartient aux émeutiers tibétains, qui s'en prennent à tout ce qui est chinois. Mais 24 heures après, le ton change, les forces anti-émeutes se déploient massivement dans les rues, commence alors la chasse aux casseurs. Samedi, sur la place du Barcourt, on a vu des tibétains se faire attraper, puis tirer à l'écart pour être battus à coups de bâton. Place à la répression, qui elle bien sûr, après l'expulsion des touristes et des journalistes, ne sera pas filmée.

Et la Chine poursuit sa campagne d'insultes contre le Dalai Lama, en le qualifiant de monstre à face humaine, mais à cœur d'animal. Les membres de son gouvernement en exil ont manifesté aujourd'hui à New Delhi. Lui-même lance un nouvel appel à la communauté internationale pour l'aider à renouer le dialogue avec Pékin. Il craint aussi d'être débordé par des groupes plus radicaux, partisans de l'indépendance. C'est un anniversaire au goût amer. Souvenez-vous, il y a cinq ans tout juste, le monde assistait à cet orage de bombes et de missiles. C'était le 23 mars, le 20 mars 2003.

Les Etats-Unis entraient en guerre contre Saddam Hussein en espérant exporter la démocratie dans tout le monde arabe. Cinq ans plus tard, l'Amérique fait le bilan. Le tyran n'est plus là. La violence a un peu baissé. Mais le chaos règne encore et personne ne voit la porte de sortie. Arnaud Boutet. Il assume tout, ne regrette rien et aujourd'hui parle même de victoire.

4:19
Locuteur non identifié

Chasser Saddam Hussein du pouvoir était la bonne décision.

4:23
Présentateur

Et ceci est un combat que l'Amérique peut et doit gagner. Parce que nous sommes intervenus, le monde se porte mieux et les Etats-Unis d'Amérique sont plus sûrs. A partir du 20 mars 2003, rien ne peut les arrêter. Après 20 jours de combat, l'armée américaine entre dans Bagdad. Fin de la résistance. Devant un pont vide, deux, trois hommes sans chef vident leur dernier chargeur. Avec la chute du régime, George Bush déclare en 2003, mission accomplie. Mais la vraie guerre commence. Attentats, voitures piégées, sunnites contre chiites. Soudain, une énorme explosion. La panique. En 5 ans, 80 000 civils irakiens sont déjà tombés.

Et l'Amérique a perdu près de 4 000 soldats, dont on ne voit que des visages à la télévision. Dans sa guerre contre le mal, George Bush laisse un pays en plein chaos. Et une capitale, Bagdad, lézardée de murs de protection. Les habitants ne cachent pas leur peur.

5:32
Locuteur non identifié

Je ne peux pas m'exprimer car je n'ai pas de liberté. Les extrémistes interviennent dans les moindres détails de la vie. Même dans la manière de s'habiller.

5:43
Présentateur

Patrouillent en Irak 160 000 soldats américains. A eux de former l'armée et la police irakienne. Et à ce niveau, la mission sécurité est loin d'être accomplie. Bonsoir Alain Chalvron, vous êtes en direct à Washington. Il reste aujourd'hui un peu plus de 150 000 soldats américains en Irak. Comment les Etats-Unis envisagent-ils aujourd'hui de sortir cette impasse ? De cette impasse, on imagine bien sûr que cela dépend du futur président. Oui, tout à fait. Cela dépend de qui gagnera l'élection. Si c'est John McCain, alors là, pas d'ambiguïté. La guerre va continuer.

Pour cet ancien prisonnier du Viet Cong, pour cet homme qui est traumatisé par la défaite américaine au Vietnam, il n'est pas question de partir d'Irak sur une deuxième défaite. Même s'il faut multiplier par deux, par trois le nombre des troupes. Même s'il faut dépenser encore des centaines de milliards de dollars. Même s'il faut rester là-bas encore 100 ans. Pas de retrait sur une défaite. Les deux candidats démocrates, en revanche, promettent de mettre fin à la guerre. Alors, Hillary Clinton a un handicap. C'est qu'elle a voté pour la guerre en 2003. Et ça, c'est une casserole qui va la suivre pendant toute la campagne. Elle est pour un retour des troupes, mais vague sur le calendrier.

Barack Obama, lui, en revanche, a fait un discours très solennel. Aujourd'hui, il s'est engagé à rapatrier les troupes dans les 16 mois. Alors, ça n'est plus le sujet numéro un de préoccupation des Américains. C'est maintenant l'économie. Mais c'est le sujet de préoccupation numéro deux. Et c'est plutôt bon pour les démocrates, puisqu'aussi bien les deux tiers des Américains, maintenant, estiment que cette guerre était une erreur. Merci Alain. En France, un petit air de rentrée des classes pour les six nouveaux membres du gouvernement. Ils participaient aujourd'hui au premier conseil des ministres de l'après-municipal. Nicolas Sarkozy a réaffirmé son credo.

Ni plan de rigueur, ni ralentissement des réformes. Alexandre Cara, Chloé Lecomte. Sous le regard d'Hubert Falco, Anne-Marie Hidraque et Christian Blanc s'embrassent, avant d'entrer dans la cour de l'Elysée aux côtés de Jean-Louis Borloo. Des anciens, des nouveaux, complices. Un remaniement un peu sans en avoir l'air. Les ministres n'ont pas changé. Les nouveaux secrétaires d'Etat sont des fidèles, comme Nadine Morano ou Yves Gégo. Oublier l'ouverture, de quoi rassurer l'UMP. Deux heures de conseil, des journalistes rassemblés derrière un cordon, pas de photos de famille. Au moins, les premières sorties ont bien retenu le message du président.

Plus de travail, plus de travail, plus de travail. D'autres, sans doute sous le coup de l'émotion, s'en mêlent un peu les mots. C'était un conseil des ministres particulier aujourd'hui ? C'était un communiste, un parti... Excusez-moi, je suis très très ému. Je suis très très ému. C'était un conseil des ministres très dense. Plus pragmatique, il y a ceux qui prennent rendez-vous pour plus tard. C'est surtout dans les prochains jours que j'aurai des choses à développer. Aujourd'hui, je vais m'occuper de la cancaillerie. Et pour porter la parole présidentielle, une nouvelle voix dans un nouveau décor.

Il a indiqué qu'il n'y aurait pas de changement de cap, qu'il n'y aurait ni ralentissement des réformes, ni plan de rigueur. Avec ses nouveaux visages, UMP ou centriste, Nicolas Sarkozy donne des gages à sa majorité, inquiète après la défaite des municipales. Et parmi les fidèles du chef de l'État à faire son entrée, on s'arrête un instant sur une personnalité remarquée, celle de Nadine Morano, 44 ans. La députée de Meurthe-et-Moselle est connue pour son franc-parler, qui lui a d'ailleurs valu quelques déboires dans le passé. Alix Bouillaguet, Damien Louvet.

9:03
Nadine Morano

Sur le perron de l'Élysée, Nadine Morano savoure l'instant. A 44 ans, cette sarkoziste purgue et récompensée, la voilà secrétaire d'État à la famille. Pas encore de bureau fixe, mais déjà des aires de ministres surchargés.

9:19
Locuteur non identifié

Un petit déjeuner de travail avec lui dès 9h, conseil des ministres, et puis voilà, oui, déjà beaucoup de travail.

9:26
Nadine Morano

Son nouveau patron, c'est Xavier Bertrand, le ministre du Travail, qui dit-il quelques conseils.

9:33
Présentateur

Ce matin, je te trouvais concentré, mais bon, je trouve que t'as repris toute ton assurance. Et là, tu es déconcentré ? Non, non, pas déconcentré, mais avec ton assurance.

9:38
Locuteur non identifié

C'est une bonne recrue ?

9:39
Présentateur

Très bonne recrue. Très bonne recrue parce qu'elle a des idées, elle a du courage, et puis Nadine, c'est pas le profil type en politique.

9:49
Nadine Morano

Pas le profil type. Pendant la campagne présidentielle, elle avait défrayé la chronique en se rendant incognito à un congrès, objectif d'estabiliser Ségolène Royal, l'invité d'honneur. Atypique sur la forme, mais aussi sur le fond, Nadine Morano est pour l'euthanasie et favorable à l'adoption des enfants par des couples homosexuels. Si le franc-parler est la marque de fabrique de la nouvelle secrétaire d'Etat, pas sûr qu'il résiste longtemps à l'exercice du pouvoir.

10:15
Présentateur

En tout cas, ce mini-remaniement est critiqué à gauche. François Rebsamen, pour le Parti Socialiste, estime qu'il s'agit d'un repli sur le clan. Il parle aussi de la fin de l'ouverture. Nicolas Sarkozy peut-il changer ? C'est la une de notre partenaire pour les élections municipales, le magazine Le Point, qui consacre un gros dossier à l'histoire secrète de cette semaine passée. Et puis, en marche du Conseil des ministres, on a appris que l'affaire du SMS était close. Le président de la République a retiré sa plainte contre le nouvel observateur. Ce qui retient l'attention, c'est que c'est Carla Sarkozy qu'il a annoncé dans une tribune publiée dans le journal Le Monde.

Thierry Curtey, Mathieu Drejoux. L'initiative surprise de Carla Bruni Sarkozy. Dans sa lettre au monde, titrée « Halte à la calomnie », elle commence par ses mots. Désormais, l'affaire du faux SMS est close. Mon mari vient de retirer sa plainte contre le nouvel observateur. Après réception de la lettre d'excuse qu'Héré Routier m'a adressée. Héré Routier est le journaliste du Nouvel Obs qui affirme que 8 jours avant son remariage, Nicolas Sarkozy aurait expédié un SMS à son ex-femme, Cécilia. « Si tu reviens, j'annule tout », lui aurait-il envoyé. Le journaliste a bien écrit à la nouvelle première dame, « Mais pour s'excuser que l'affaire lui ait fait du tort personnellement », nous dit-il.

Pas pour démentir ses révélations.

11:37
Locuteur non identifié

« Je ne retire absolument pas l'information. Je vous dis qu'en marge de cette controverse, je me suis excusé. Mais l'information, je maintiens totalement mes positions sur l'information, sur le SMS contesté. »

11:49
Présentateur

Malgré tout, le retrait de la plainte présidentielle rend improbable l'éventualité de poursuites judiciaires. Après la tribune de madame Bruni Sarkozy, les passions s'atténuent, même si chacun campe sur ses positions. Il s'appelle Jean-Marie Colombani. Il a longtemps dirigé le journal Le Monde, justement. Mais aujourd'hui, c'est un autre aspect de son parcours qui lui vaut d'être dans l'actualité. Père de cinq enfants, dont deux adoptés. Il avait été chargé par l'Élysée d'un rapport sur l'adoption. Un rapport rendu aujourd'hui et qui met l'accent sur l'inefficacité du système et qui fait des propositions. Anne Guéry, Samuel Humez.

Pour parler crûment, il y a un gouffre entre l'offre et la demande. Chaque année, moins de 4 000 enfants sont adoptés à l'étranger. Mais voilà, chaque année, ce sont 8 000 familles qui obtiennent un agrément, c'est-à-dire un permis d'adopter. Tout le système est grippé. C'est la conclusion du rapport présenté par Jean-Marie Colombani, lui-même père de deux enfants adoptés. Le remède proposait un plan d'action sur deux ans, avec la création d'une autorité centrale. Elle devra coordonner tous les organismes autorisés à l'adoption. Elle devra aussi gérer un fonds de coopération, autrement dit, financer des projets humanitaires dans les pays d'origine.

Enfin, il faut réformer la procédure d'agrément. Quoi qu'il arrive, on a besoin de faire un effort, parce que de toute façon, les pays d'origine nous le demandent. Et pour éviter qu'ils ne l'exigent et qu'ils n'éliminent eux-mêmes un certain nombre de nos candidats, si j'ose dire, il faut nous-mêmes qu'on se mette en bon ordre. Et se mettre en bon ordre, ce serait imposer une limite d'âge, puis une préparation collective des familles avant leur évaluation et un suivi après l'adoption. Dernière piste à explorer, selon Jean-Marie Colombani, l'adoption en France des enfants placés.

Et précisément, le rapport aborde également le cas de ces enfants en foyer ou en famille d'accueil et qui ne peuvent pas être adoptés, car un lien, même très lointain, subsiste avec leurs parents biologiques. Il suffit parfois d'une simple carte postale par an. C'est le dossier de cette édition. Il est signé Laetitia Le Gendre et Vivien Roussel.

14:05
Locuteur non identifié

On les appelle souvent les enfants de la DAS. Ils ont été retirés à leurs parents et grandissent dans des foyers d'accueil. Pourtant, rares sont ceux qui n'ont plus aucun contact avec leurs parents. Samia, 10 ans, pour l'instant ne voit pas sa mère. Elle habite loin, mais lui téléphone, lui écrit. Des liens qui font que la petite fille ne peut être confiée à l'adoption. D'ailleurs, elle n'y tient pas.

14:26
Nadine Morano

Ça ferait beaucoup souffrir ma famille et puis j'ai pas trop envie d'être adoptée.

14:30
Locuteur non identifié

Ces dernières années, le maintien du lien avec les familles biologiques est une priorité de la protection de l'enfance. Une relation est toujours conservée, même la plus mince, comme une carte postale annuelle. L'adoption n'est quasiment jamais évoquée. Moi, ça me paraîtrait complètement aberrant de dire, bah non, tiens, tel enfant, le mettre en possibilité d'adoption, ça serait coupé toute possibilité aux parents de pouvoir reprendre son rôle, alors que c'est quand même son parent. Valentin a été placé quand il avait un an et demi. Depuis, il n'a vu sa mère que deux fois. Pupille de l'État, il a connu trois familles d'accueil.

L'adoption, il y a souvent pensé, mais quand il en a fait la demande vers 14 ans, il était trop tard. Avoir une famille, avoir des grands-parents, avoir des frères et sœurs, même si j'en avais. Et donc voilà, pour moi, c'était un truc qu'il fallait, obligatoirement. Les enfants français délaissés durablement seraient près de 2000, selon la commission Colombanie. C'est le cas d'Aurélie. Pour autant, l'adoption, pour elle, n'est pas la solution. Je n'aurais jamais voulu être adoptée, parce que dans le foyer, j'ai trouvé ce qu'il me fallait, la structure que je voulais, et c'était très bien pour moi.

Jamais j'aurais voulu avoir une famille dans laquelle il faut s'intégrer, où il faut repartir, où il faut tout recommencer. C'est compliqué. Et puis le jour où ta mère a fait surface, où tes parents y refont surface, j'aimerais pas avoir cette situation là, moi. Des regrets, Sébastien, lui, il en a. Placé tardivement au foyer, il aurait bien aimé qu'on lui propose d'être adopté. Ça t'aurait apporté quoi ?

16:04
Présentateur

De la sympathie, aussi, de la voix aussi. Surtout de la voix, quoi. On est trop heureux dans une famille, c'est plus important, quoi.

16:17
Locuteur non identifié

Une piste à explorer pour redynamiser l'adoption en France, dont chacun reconnaît aujourd'hui qu'elle est trop marginale.

16:24
Présentateur

L'économie. On a parlé pendant des années du déficit de la SNCF, comme on parlait de celui de la sécurité sociale. Eh bien, une nouvelle ère a commencé pour le groupe. Il affiche cette année un bénéfice record d'un milliard d'euros et devra même verser du coup des dividendes à l'État actionnaire. Les raisons d'un redressement. Valérie Lerouge, Vivien Roussel. Les TER, donc, caracolent derrière le TGV. Guillaume Pépi est un peu sur un nuage. Un mois après son arrivée, à la tête de la SNCF, il annonce le meilleur résultat de l'histoire de l'entreprise. Un milliard d'euros de bénéfices pour 2007, c'est presque trois fois plus que l'année précédente.

Première raison, une stratégie offensive, avec l'achat par sa filiale Geodis d'une entreprise de logistique en bonne santé. Deuxième raison, les Français ont plébiscité le train en 2007, plus d'un milliard de voyageurs. Il y a une demande de ferroviaire en France qui est absolument extraordinaire. Le TER est en tête. Il fait près de 10% de plus, suivi de peu par le TGV. Les RER se comportent aussi plutôt bien avec le prix de l'essence qui est de plus en plus coûteux. Et puis le fret lui-même a redémarré en 2007. Pour la première fois, la SNCF va donc reverser un dividende à l'État, son principal actionnaire, 130 millions d'euros.

Les 900 millions restants seront réinvestis en priorité pour plus de régularité des TER, améliorer l'accueil dans les gares ou encore pour rénover le RER. En revanche, la SNCF n'entend pas diminuer ses tarifs et elle ne pourra pas verser de primes d'intéressement aux cheminots. Les syndicats s'y sont toujours opposés, préférant des hausses de salaire. On reste dans les transports avec le premier vol commercial du géant désert, l'A380 en Europe. Le dernier né de ADS a atterri à Londres, hier, en provenance de Singapour. Il est reparti en Asie aujourd'hui. L'occasion donc de le découvrir tel qu'il sera au quotidien. Reportage à bord, David Boeri, Tristan Le Bras.

Accueilli par des flashs et par une cérémonie officielle en grande pompe, le géant d'Airbus est bien là pour la première fois à l'aéroport de Londres et sa taille impressionne toujours autant les passagers. Il est vraiment gigantesque. Gigantesque, c'est incroyable. Je n'arrive pas à imaginer un avion avec deux ponts comme ça, un en haut, un en bas.

18:38
Locuteur non identifié

Ça va être drôle de voler dedans.

18:41
Présentateur

Deux passerelles pour l'embarquement. Un club d'une dizaine de passionnés a fait le voyage. Ils collectionnent les grandes premières comme des timbres-postes. Ils avaient réservé leurs billets depuis plusieurs semaines car pour rien au monde, ils n'auraient manqué ce vol historique.

18:53
Locuteur non identifié

Je viens de faire le Singapour-Londres. Je vais faire le Londres-Singapour. Je vais rester là-bas à 8 heures et je repartirai pour un Singapour-Londres encore. Tout ça en trois jours.

19:03
Présentateur

Entre les deux niveaux de la cabine, cet escalier monumental, digne d'un paquebot. Au premier étage, la classe à faire une nouveauté. 60 places de très grand confort. Des sièges de 86 centimètres de large. Les plus spacieux jamais installés dans un avion, deux personnes peuvent facilement s'asseoir ensemble dans le même fauteuil. Mais le grand luxe se trouve au pont inférieur. Plus qu'une première classe, voici de véritables suites, comme dans un hôtel. Pour moi, toute cette place, tout ce luxe, ça renvoie au début du transport aérien.

19:39
Locuteur non identifié

C'est romantique. C'est pour ça que vraiment, je m'éclate ici aujourd'hui.

19:45
Présentateur

Une chambre qui est quand même facturée 8 500 euros pour un vol entre Londres et Singapour. Mais à ce prix-là, vous vous payez le luxe de passer toute la nuit dans un vrai lit. Après 13 heures de vol, c'est l'arrivée à Singapour. Un atterrissage tout en deux sœurs, applaudi par les passagers. Bilan pour ce premier vol, plus de 50 kilos de carousel économisé par passager entre Londres et Singapour. C'est l'un des principaux atouts de la 380. Il est très économe par rapport à ses concurrents. Une particularité très précieuse aujourd'hui, alors que le baril atteint des sommets à plus de 110 dollars. Économie encore en bref. BNP Paribas renonce définitivement à reprendre la Société Générale.

La banque l'a annoncé ce matin. Elle estime que les conditions ne sont pas réunies. Pour refermer ce chapitre économique, un chiffre révélé par une enquête de l'INSEE qui en surprendra peut-être plus d'un. 55 %, c'est le pourcentage de Français, qui pensent systématiquement en euros. Cela signifie que 6 ans après le passage à la monnaie unique, le franc reste la monnaie de référence. Le repère, pour tous les autres, 45 %, presque la moitié. En Isère, reportage Denis Sébastien, Jean-Claude Martin. Un thé servi en terrasse, 1,50 euro. Le prix paraît raisonnable, et pourtant chez certains, l'addition est vite remise en perspective.

21:12
Locuteur non identifié

1,50 euro, ce qui en franc me faisait 10 francs, et ce qui en ancien franc m'en faisait 1000. Les Français, toujours adeptes de la conversion, selon l'INSEE, près de la moitié d'entre eux continuent de penser en francs, comme un repère, d'autant plus important

21:24
Présentateur

que le pouvoir d'achat est en berne.

21:26
Locuteur non identifié

C'est une façon de faire attention, à mon avis. 1 ou 2 euros, on ne calcule pas, on dépense sans regarder. Quand on sait que ça fait une quinzaine de francs, on fait un peu plus attention.

21:38
Présentateur

Passe encore pour les petites dépenses de la vie quotidienne. C'est surtout à l'occasion des achats un peu exceptionnels que l'on a volontiers recours aux francs.

21:47
Locuteur non identifié

Le prix d'une maison, par exemple, moi, ça ne me dit rien avec les sommes de maintenant. Je fais la conversion sur les grosses sommes, au-dessus de 1 500 euros, 10 000 balles. Je vais essayer de calculer combien ça fait en francs. Les francs, encore bien présents dans les esprits, donc. Il me reste 100 francs, oui. Et parfois aussi dans les porte-monnaies. Mais Francine Perron est présidente des commerçants de la commune des Abrais. A l'automne dernier, son opération « Payer avec vos francs » a permis de récolter 200 000 francs. Je pense que notre génération, on en a encore pour une dizaine d'années, penser en francs. Moi, la première.

22:24
Présentateur

Personne d'un certain âge, au revenu modeste, est vivant plutôt en milieu rural. Voilà le profil type du consommateur rétif à l'euro, selon l'INSEE. A contrario, lorsque l'on est jeune, urbain et aisé, on laisse plus facilement le franc au rayon des souvenirs. Une nouvelle initiative pour les quartiers sensibles. Le départ du train pour l'emploi et l'égalité des chances. De quoi s'agit-il ? D'un convoi qui va proposer quelques 15 000 postes, plus particulièrement destinés à des candidats, issus des banlieues populaires. Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux, beaucoup d'autres sont concernés. Il ne s'agit pas d'une campagne d'information, mais bien d'une campagne de recrutement.

reportage Sylvain Lepetit, Thierry Breton. A peine arrivé à Quai, ce train se transforme en salon de recrutement pour les grandes entreprises. Objectif, favoriser la diversité. J'invite à vous asseoir ici, s'il vous plaît. Voilà. Merci.

23:18
Locuteur non identifié

Donc c'est comme un entretien qu'on peut avoir à la direction centrale du recrutement de BNP Paribas,

23:23
Présentateur

c'est-à-dire, sauf qu'on est dans le train, avec pour objectif, en fait, de voir si vous pourriez vous épanouir... 15 000 emplois sont ainsi proposés pour lutter contre les discriminations.

23:30
Nadine Morano

Même quand on a un moment, en fait, qui n'est pas à consonnance étrangère, on a déjà du mal. Donc c'est vrai qu'à consonnance un peu étrangère, que ce soit méditerranéen ou autre, c'est peut-être un peu plus difficile aussi.

23:41
Présentateur

Typiquement, là, ce qui est très agréable, c'est vraiment l'aisance relationnelle, la capacité de contact, la capacité à répondre précisément aux attentes de l'interlocuteur. Diplômé d'un master en droit, un CDI devrait lui être proposé. Dans une ville où le taux de chômage des jeunes des quartiers populaires dépasse les 30%, la NPE a ciblé 2000 candidats pour leur motivation.

23:59
Locuteur non identifié

Je vais justement m'orienter dans le métier du pilotage, le TGV, même les voitures, tout ce qui est conduite, je suis passionné.

24:07
Présentateur

Il voulait être pilote de chasse, mais aujourd'hui, il postule pour être conducteur de train. Bonjour, monsieur.

24:14
Locuteur non identifié

Est-ce que vous connaissez du métier de conduiteur ? Est-ce que vous êtes intéressé un petit peu à ce métier ? Je me suis renseigné, je sais qu'il faut des qualités, il faut respecter les consignes de sécurité, surtout, l'organisation, la rigueur, et être concentré du début jusqu'à la fin.

24:33
Présentateur

Abdelkader Benmejta repart inscrit pour des tests psychotechniques. Réponse définitive, en juin. Pendant trois semaines, ce train va sillonner la France, avec à son bord une trentaine de recruteurs. Alors, voici ma cabine, deux mètres carrés, d'intimité, partagée à deux. Dix entreprises, publiques et privées, se sont associées à ce train pour l'égalité des chances, car la diversité est à la mode. Des entreprises comme L'Oréal, condamnées il y a quelques années pour discrimination, redorent ainsi leur image. Une opération de communication ponctuelle qui ne peut pas répondre à toutes les attentes.

25:12
Locuteur non identifié

J'ai l'impression qu'il se faut beaucoup de pubs pour pas grand chose, parce qu'en fin de compte, quand on sort, on n'est pas... c'est pas du concret quand on ressort de là, on ne ressort pas avec un rendez-vous.

25:21
Présentateur

Pourtant, sur les 5000 personnes qui se sont déplacées en deux jours, 2000 seraient en voie de recrutement, peut-être la voie de la réussite. Des nouvelles du cargo échouées sur la plage des Sables d'Olonne, les grands travaux ont recommencé, les autorités ont entrepris de creuser cette fois un chenal pour le désensabler et faciliter les prochaines manœuvres de remorquage prévues en avril, lors des grandes marées. Un mot de l'actualité judiciaire en bref, dans l'affaire des bébés congelés, le parquet général d'Orléans fait appel du non-lieu prononcé à l'égard de Jean-Louis Courgeau la semaine dernière. La sécurité sur les routes, c'est une bataille électronique qui s'engage.

Avec la présence croissante de radars, fixes ou mobiles, les ventes de détecteurs sont en plein essor, mais les gendarmes veillent au grain. Parmi ces équipements, il y a en effet du matériel légal, mais aussi illégal et qui n'est pas toujours signalé. Enquête Akim Abdelkalec, Jean-Yves Blanc. Nicolas St-Pierre est un chasseur de radars mobiles. Dès qu'il en aperçoit un, il prévient les 22 000 membres de ce qu'il appelle sa communauté. Ici, une voiture banalisée sur un trottoir. On se fait en présence d'un véhicule à priori équipé

26:33
Locuteur non identifié

d'un radar mobile embarqué. Je le signale en appuyant sur le bouton à la communauté Coyote qui sera avertie dans les 10 secondes de la présence du radar.

26:43
Présentateur

Tous ceux qui sont équipés du même appareil GPS savent désormais qu'il y a un radar à cet endroit. Chaque jour, près de 500 radars mobiles, ici en rouge, sont ainsi signalés dans toute la France et en toute légalité.

26:56
Locuteur non identifié

C'est un appareil 100% légal. Pourquoi ? Parce qu'il intègre la technologie du GPS avec celle du GSM identique à un téléphone portable. L'idée est simple, c'est comme si un peu nous étions tous au téléphone ensemble en voiture et qu'on allait s'informer en temps réel de présence de zones à risque.

27:09
Présentateur

Mais parallèlement, la saisie des détecteurs illégaux de radars progresse fortement. Plus de 650 l'année dernière contre 400 en 2006. Ces boîtiers brouillent les ondes électromagnétiques envoyées par les appareils des gendarmes. Interdits en France, ils sont vendus sur Internet sur des sites hébergés surtout à l'étranger mais aussi dans l'Hexagone. Pour contrer ce commerce, les gendarmes disposent d'un nouveau logiciel. Il permet de traquer rapidement ces sites illégaux grâce à un mot-clé ou une image.

Certains peuvent être hébergés sur des pages plus ou moins cachées connues des seuls réseaux d'amateurs et ce logiciel va nous permettre justement de pouvoir travailler sur cette partie ce qu'on appelle cachée ou invisible du web. Une dizaine d'enquêtes sont actuellement en cours pour faire fermer les sites hébergés en France et condamner leurs responsables. Direction la Lituanie maintenant un pays de l'ex-bloc soviétique où un musée est en train de devenir une attraction. Il s'agit d'un ancien bunker de l'armée russe où l'on revit mais avec le recul des années la propagande et l'humiliation soviétique. Envoyé spécial Laurent Boussier et Xavier Luizet.

Poste de contrôle, chien méchant et gardien en uniforme soviétique. Dès qu'il entre dans ce musée vivant le visiteur comprend qu'il va vivre une très forte expérience. Vous vous trouvez actuellement sur le territoire d'une base secrète de l'Union soviétique.

28:38
Locuteur non identifié

La mise en condition est immédiate et pour les visiteurs

28:40
Présentateur

la plongée dans le passé assez violente. Levé du drapeau rouge au son de l'international descente dans le froid glacial d'un ancien bunker du commandement des transmissions russes. On montre aux gens ce qui se passait ici il y a encore 20 ans. Les jeunes n'ont aucune idée de la vie sous le régime soviétique et veulent comprendre comment ont vécu leurs parents. Propagande communiste, brimade, simulacre d'arrestation, inquiétante visite médicale chez un psychiatre pendant deux heures des acteurs plus vrais que nature vont faire subir aux visiteurs toutes sortes de situations. Point d'orgue de la visite, l'interrogatoire par un membre du KGB.

Chacun d'entre vous est soupçonné d'avoir commis un crime contre l'Etat. caricature des méthodes employées à l'époque, pression physique et apprentissage de la délation. Avoue que tu es une prostituée ! Voilà, on a la signature, maintenant on va trouver l'accusation !

29:53
Locuteur non identifié

Mon but,

29:55
Présentateur

c'est montrer et provoquer pour que les gens comprennent comment on vivait sous un régime totalitaire, dans quelle ambiance. C'est ça mon objectif. Devoir de mémoire dans une ambiance oppressante pour des visiteurs souvent jeunes qui pour la plupart n'ont pas connu cette époque. Ce qui m'a le plus choqué, c'est qu'au bout d'un certain temps, les gens obéissent sans se révolter. Et c'était comme ça sous le régime soviétique.

30:22
Locuteur non identifié

Au début, c'était un peu tendu, mais après, c'est devenu amusant.

30:27
Présentateur

Situation tragique omique qui rappelle qu'en 45 ans d'occupation soviétique, 300 000 Lituaniens, 10% de la population, ont été déportés dans les goulags. En bref, les spécialistes et les amateurs de Napoléon ont trouvé leur bonheur cet après-midi à l'hôtel Drouot. L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin vendait sa collection de livres manuscrits et lettres relatives au Premier Empire. La vente a rapporté plus de deux fois son estimation, 1 120 000 euros. Images signées Olivier Robert. L'ouverture au musée de la Marine à Paris d'une grande exposition sur le mystère La Pérouse.

Elle fait revivre cette grande expédition scientifique lancée quelques années avant la Révolution française jusqu'au naufrage dans le Pacifique Sud. Il a fallu des années et même des dizaines d'années pour comprendre ce qui s'était réellement passé. Agnès Monteux, Emmanuel Moret.

31:20
Locuteur non identifié

Jumin 1788, au cœur du Pacifique. L'astrolabe et la boussole affrontent une terrible tempête cyclonique. Piégés, les deux navires se fracassent sur les récifs des îles Vanicoro. La fin d'une incroyable expédition que nous raconte cette exposition. Des centaines d'objets exhumés lors d'une dizaine de campagnes de fouilles dans les conditions difficiles de ces fosses coralliennes à mille kilomètres de la Nouvelle-Guinée. Tout a commencé par la volonté de Louis XVI. Monter un immense voyage de découverte autour du Pacifique de l'Amérique à l'Asie. Avec 200 hommes, le comte de la Pérouse embarque à Brest. À bord, il faut tenir quatre ans.

Beaucoup de vaisselle, 30 000 épingles et de quoi faire du troc avec les indigènes, du fer, de vieux casques des huets ou de la verroterie.

32:11
Nadine Morano

On échangeait essentiellement des vivres. On prenait des vivres frais régulièrement. On disait qu'il ne fallait pas plus de 70 jours de mer sinon on risquait le scorbut. Avant tout, l'expédition est scientifique. Toutes les nouvelles espèces

32:23
Locuteur non identifié

sont dessinées. Des trésors sauvés car déposés lors d'escale. Et des caisses ici reconstituées ont été imaginées pour que le jardinier ramène des arbustes. Ça prenait une classe folle et justement, Florio de Langue, le commandant de l'Astrolabe, n'était pas trop content d'avoir à son bord le jardinier avec tout son bazar, je dirais.

32:43
Nadine Morano

Outils de navigation, sablier, flûte, c'est tout un quotidien qui revit. Et il y a

32:48
Locuteur non identifié

cette incroyable découverte très rare en 2003. Un squelette presque entier. S'en suit une grande enquête pour lui redonner un visage et une identité. Voici très probablement l'assistant chirurgien

32:59
Nadine Morano

de Port.

33:01
Présentateur

Dans notre quête de l'histoire de la pyrouse et de ce mystère, il est aujourd'hui le seul et unique témoin. Alors il n'est pas en état de parler. En revanche, son squelette, lui, nous a raconté énormément de choses.

33:11
Nadine Morano

Mais que sont devenus les 100 probables rescapés qui ont construit un camp sur l'île dont témoignent des vestiges retrouvés ? Et la pyrouse malade, était-il déjà mort avant le naufrage ? Autant de mystères que d'autres expéditions tenteront de résoudre.

33:25
Présentateur

La mort de l'écrivain britannique Arthur C. Clarke, grand auteur de science-fiction, il avait notamment écrit le livre qui a inspiré Stanley Kubrick pour le film 2001, l'Odyssée de l'espace. L'Odyssée de l'espace, il avait 90 ans. Le décès également de l'écrivain belge Hugo Clos, auteur, entre autres, du chagrin des Belges. Il souffrait de la maladie d'Alzheimer. Il avait demandé à être aidé à mourir. Il avait 78 ans. Il faut rappeler que la Belgique est l'un des trois pays de l'Union avec les Pays-Bas et le Luxembourg pour avoir légalisé l'euthanasie. Les sports, plein sourire pour Laure Manodou au championnat d'Europe de natation.

Elle remporte Laure dans le 200 mètres d'eau avec un nouveau record de France à la clé dans cette discipline qui n'est pourtant pas sa spécialité. Christophe Duchiron, Alexandre Boyon. Bon pied, bon oeil et surtout bon dos. C'était Laure Manodou à 19h17 en finale du 200 mètres d'eau, une épreuve qu'elle disputait pour la première fois de sa carrière en compétition internationale car le dos jusqu'alors n'était pas sa tasse de thé. Et pourtant, à la regarder nager au couloir 4 et en bonnet blanc, on a l'impression qu'elle a fait ça toute sa vie tant qu'elle a dominé la course de la tête et des épaules.

Avec une bonne longueur d'avance sur la ruse Véva et la hongroise chez Pésy, elle s'impose en 2 minutes 7 secondes et 99 centièmes et améliore le record de France qu'elle détenait depuis hier. Tout ça avec une apparente facilité qui en dit long sur son talent et son esprit de compétition.

34:44
Locuteur non identifié

Je savais que les autres allaient partir vite donc étant donné que je n'ai pas un très très bon départ, il faut que je me rattrape faire la nage et voilà.

34:55
Présentateur

Bref, ça débute à peine que Manodo a déjà repris sa place de prédilection tout en haut du podium. Elle a beau changer de fiancée et d'entraîneur, elle ne change pas ses bonnes habitudes. A 19h50, elle était en or, le huitième titre européen de sa carrière et demain, c'est le 100 mètres d'eau. Elle va encore mouiller le maillot. Et puis une image de football en huitième de finale de la Coupe de France, un match qui vient tout juste de s'achever. Bordeaux s'est imposé face à l'île 2-0, but signé Fernando et Bélion dans les prolongations. Bordeaux qualifié donc à son cours pour les quarts de finale. Avant de refermer ce journal, je vous en rappelle deux des principaux titres.

Un bilan en forme d'impasse, il y a 50 ou juste, les Etats-Unis lançaient l'offensive en Irak. Saddam Hussein n'est plus là, mais le pays est embourbé dans la violence et les conflits, je ne regrette rien, a affirmé George Bush tout à l'heure. Et puis en France, le premier conseil des ministres pour le gouvernement de l'après-municipal, Nicolas Sarkozy a réfuté à cette occasion toute idée de plan de rigueur ou de ralentissement des réformes. C'est la fin de ce journal, merci de l'avoir suivi. Tout de suite, la météo Laurent Romeshko, 20h50, suite et fin de votre téléfilm Vérité assassine avec Zabou Bretman et Michel Bernier. A demain.

36:04
Nadine Morano

L'info continue, c'est aussi sur france2.fr.

36:15
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada