Face à Face : Sébastien Chenu - 13/02
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Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face Néhila Latrousse Il est 8h33 sur BFM TV RMC, mon invité est Sébastien Chenu Bonjour Sébastien Chenu Merci d'être sur RMC et BFM TV ce matin Vous êtes député Rassemblement National du Nord Vice-président de l'Assemblée Nationale Et dans quelques instants On parlera du droit du sol Et de cette proposition des Républicains Un référendum d'initiative partagée sur l'immigration Vous nous direz si vous la soutenez au Rassemblement National Mais d'abord Emmanuel Macron Qui se saisit directement du sujet de l'agriculture Après une visite surprise Dans une exploitation du Doubs Il reçoit à compter de demain les syndicats Qui menacent de mener de nouvelles actions Parce que les choses ne vont pas assez vite Dissent-ils Qu'est-ce que le Président doit leur dire demain ?
D'abord notre pays va de crise en crise Je pense qu'il est important De poser les choses Et je veux avoir une pensée d'ailleurs Pour les infirmiers libéraux Qui sont aujourd'hui en grève Aujourd'hui et hier en grève Dont la situation ne cesse de se dégrader Nous on a déposé d'ailleurs Au Rassemblement National Une proposition de loi Pour revoir leur barème Sur les indices kilométriques Mais notre pays va de crise en crise Et le Président de la République Surfe sur ces crises En fait C'est-à-dire que le Président de la République A peur En ce qui concerne les agriculteurs Il leur a menti Et c'est pour ça qu'aujourd'hui Il les reçoit
Comment ça il leur a menti ?
Je lui viens Bon d'abord il a peur Il a peur de faire un mauvais salon De l'agriculture Il les reçoit à toute vitesse Gabriel Attal reçoit Les jeunes agriculteurs Ils ont compris qu'en termes d'image Puisque ce sont des gens Qui ne sont attachés qu'à l'image Gabriel Attal et le gouvernement Il n'y a que l'image Et la com' qui les intéressent Donc ils se disent Ouh là là Notre image va en prendre un coup Vite recevons encore une fois Les agriculteurs Ils ont menti
Ils les reçoivent chaque année Avant le salon de l'agriculture
Ils insistent d'ailleurs Tous les deux Pour dire qu'ils les reçoivent Parce qu'il y a cette crise Du monde agricole C'est eux-mêmes d'ailleurs Qui insistent là-dessus Pourquoi ils leur ont menti ? Ils ont menti Parce que ce qu'ils ont raconté Pour calmer les agriculteurs Il y a 15 jours En réalité Ce sont des balivernes Regardez Le calcul des retraites Des agriculteurs Est-ce que les choses ont avancé ?
Rien n'a avancé Le traité du Mercosur Il n'y a pas de baguette magique Pour changer Les lois en 15 jours C'est la situation La réforme des retraites Des agriculteurs Non non non La réforme des retraites Des agriculteurs Ça a été annoncé Il y a très longtemps Au moment de la réforme des retraites Au moment du débat Sur la réforme des retraites Ça n'est toujours pas réalisé Le Mercosur Qu'est-ce qu'on On se rend compte de quoi ?
Hier Enfin le 12 C'était il y a quelques jours Hier ou avant-hier Au Parlement européen À la Commission européenne On entend Les négociations Sur le Mercosur Continuent Bien entendu On sait qu'il y a Des gouvernements Et des chefs d'État Qui ne sont pas d'accord Mais l'Union européenne Continuait à négocier Sur le Mercosur Donc on continue Et puis Emmanuel Macron Il a dit Il n'y a pas Donc c'est toujours La même logique Donc en fait Emmanuel Macron À Paris dit Je me scandalise Du Mercosur C'est honteux On va regarder ça Et puis Au Parlement européen À la Commission de Bruxelles Et bien on continue Pas de problème On continue Il n'y a pas de traité Aujourd'hui il n'est pas signé Et la France
On ne signera pas D'Emmanuel Macron
Mais ce n'est pas Visiblement Ce que les Européens Entendent En tous les cas Et ce n'est pas Ce qui est relayé Au Parlement européen Et à la Commission européenne Et j'ajoute une nouvelle chose Sur les transpositions On s'aperçoit Que la France continue À surtransposer On a découvert Un bidule Qui s'appelle Une transposition Un bidule Qui s'appelle le nodu C'est-à-dire en fait Sur les phyto Une transposition française Inventée en France Qui est encore plus dure Que les directives européennes Et bien ça continue Donc les agriculteurs Ils ont très bien compris Qu'on les a baladés Jusqu'à présent Et que s'ils ne montent pas le ton S'ils ne poussent pas Le gouvernement A bouger Et bien on reviendra À la case départ Comme les gilets jaunes Sont revenus À la case départ En leur temps
Donc ils ont raison De maintenir la pression C'est ce que vous nous dites ce matin
Ils ont raison Parce que sinon C'est notre agriculture Qui va être effacée Et je crois que quelque part C'est aussi À travers ces obsessions De la décroissance Qui sont relayées Par les députés européens D'Emmanuel Macron Par exemple Et puis par la gauche C'est notre agriculture Qui va être effacée Donc oui bien entendu Que pour faire changer les logiques Il faut maintenir Une certaine forme de pression
Mais Sébastien Genu En 12 jours Il y a 12 jours La conférence de presse De Gabriel Attal Des choses ont été faites Par exemple sur le GNR Le gazole non routier La taxe qui était prévue Elle n'existe plus Il y a tout de même Des choses qui ont été faites
Mais oui mais la trousse C'est pas une victoire Sur le GNR C'est simplement Une source d'ennui En moins C'est simplement Des difficultés fiscales En moins Nous on avait proposé Lors du débat Sur le budget En septembre et octobre On avait proposé Qu'on ne revienne pas Sur la taxation du GNR Qui bénéficiait D'un avantage fiscal A l'époque Bruno Le Maire Nous avait traité De tous les noms Vous êtes des démagos Vous êtes inconséquents C'est scandaleux Mais finalement Ils y reviennent Que de temps perdu Et ça fait 7 ans Qu'ils sont aux manettes Si vous voulez La crise agricole Elle ne date pas D'il y a 15 jours Vous me dites Ça fait 15 jours Qu'ils s'en occupent Très bien d'accord Mais ça fait 7 ans Qu'ils sont aux manettes Et ça fait 15 jours Qu'ils s'en occupent Il y a un problème
On a sorti le Rassemblement National Dans cet après-midi Une commission d'enquête Sur les raisons De la perte de souveraineté Alimentaire de la France Qu'est-ce que vous allez Essayer de démontrer Avec cette commission d'enquête ?
On veut savoir Qui finalement Sont aussi les gagnants De cette crise agricole Et de cette crise alimentaire
Vous avez une idée là-dessus ?
Oui bien sûr qu'on a une idée On voit bien Les prix par exemple De l'alimentaire N'ont jamais été aussi hauts Et de l'autre côté Les agriculteurs N'arrivent pas A boucler leur fin de mois Ça veut dire Qu'il y a des intermédiaires Les grandes centrales d'achat Les industries de l'agroalimentaire La distribution Qui forcément Un moment ou un autre Sont gagnants Et d'ailleurs il suffit De regarder les chiffres Ils sont gagnants Donc on veut voir Comment ces intermédiaires Sont gagnants Pourquoi ? A quel niveau ? Et comment on corrige tout cela ?
Il n'y a pas que les agriculteurs Qui maintiennent la pression Il y a aussi les contrôleurs de train Qui menacent D'une grève Dès ce week-end Pourquoi autre chose ? Ils disent C'est exactement la même chose Que les agriculteurs Ils disent On manque de considération On n'est pas assez payé Est-ce que c'est un mouvement De grève
Alors il y a le fond et la forme Sur le fond Moi je les comprends parfaitement Sur le fond je comprends Des français qui ont des problèmes De pouvoir d'achat Qui travaillent Qui se lèvent tous les matins Qui sont dans des situations Parfois difficiles Quand on est contrôleur On se retrouve à une certaine forme Parfois Parfois D'agressivité Je comprends sur le fond Sur la forme J'ai des réserves Parce que les français Sincèrement En bave Tellement Que se retrouver à nouveau En période de vacances bloquées Je pense qu'il faut Évidemment revoir ça Mais ça dit deux choses D'abord un manque d'anticipation Encore une fois On ne propose jamais Des mesures pérennes Au français Sur leur pouvoir d'achat De la SNCF Mais aussi du gouvernement Qui doit accompagner Et qui là encore une fois Se retrouve comme un lapin Dans les phares d'une voiture A se dire Nous voilà Encore pris Et puis Si vous voulez La SNCF Enfin les contrôleurs grévistes De la SNCF Ont compris une chose
Il y a deux syndicats sur quatre Oui deux syndicats sur quatre
Vous avez raison Ils ont compris une chose C'est qu'il faut mettre La pression sur le gouvernement Dans les moments Les plus difficiles pour les français Pour le voir bouger Malheureusement Ce gouvernement Anticipe si peu Pratique si peu Le dialogue social Prend si peu en considération La souffrance des français Qu'effectivement On arrive à des situations Totalement aberrantes Où il faut bloquer Pour se faire entendre C'est l'inverse du dialogue social Sur lequel Je vous le rappelle Notre république Qui est une république sociale Repose également
Sébastien Chenu J'en viens A cette proposition Des républicains Ce matin Un référendum D'initiative Partagée Sur l'immigration Est-ce que C'est une bonne idée ?
Est-ce qu'on pourrait Arrêter De faire De la politique Sur le dos des Mahorais Est-ce que Des républicains A Gérald de Darmanin Vous proposez aussi Un référendum sur l'immigration Nous on propose des choses sérieuses Depuis très longtemps Et je crois que Marine Le Pen C'est pas sérieux Ce que propose des républicains Non non non C'est toujours monsieur plus Nous on veut résoudre Les problèmes des Mahorais Et Marine Le Pen Depuis très longtemps Je vous rappelle C'est pas que sur Mayotte
Le référendum d'ici Bien sûr
Je vous rappelle qu'en 2018 Marine Le Pen A déposé une proposition de loi Sur le rétablissement Sur la fin du droit du sol A Mayotte Mais partout en France Et je pense qu'il faut Prendre les problèmes Avec sérieux Il ne faut pas attendre Qu'il y ait un souci Et à Mayotte C'est plus qu'un souci C'est une crise énorme Comment ne pas penser A nos compatriotes Mahorais Pour ensuite sortir Ce qui peut S'apparenter à un gadget
Je vais revenir au sujet de Mayotte Plus précisément Mais juste sur le référendum D'initiative partagée Sur l'immigration Vous dites Ce n'est pas sérieux Pourquoi ?
Mais non Parce qu'on a l'impression Que les républicains Font de la politique Sur le dos des Mahorais
Les républicains proposent Des réformes sur l'immigration Au moins depuis 2017 Encore des amendements Sur la dernière loi de décembre
En 2008 François Barron Ministre de l'Outre-mer Disait Il faut revenir sur le droit du sol En 2005 En 2008 C'était Christian Estrosier Qu'il disait Que s'est-il passé Je veux dire On les a vus aussi A l'oeuvre Donc aujourd'hui On a eu une super idée On va faire un référendum D'initiative partagée Je pense qu'il faut Prendre les choses sérieusement A savoir Où on est et où on va Où on en est à Mayotte Ce qu'on veut pour notre pays Quand Gérald de Darmanin dit
Je précise Ce n'est pas sur Mayotte Mais c'est Mayotte le déclencheur
C'est Mayotte le déclencheur
C'est plutôt la censure Du conseil constitutionnel Dans un certain nombre De dispositions de la loi immigration
Justement Quand Gérald de Darmanin dit Le droit du sol Est attractif Pour une immigration Incontrôlée A Mayotte Mais s'il l'est A Mayotte Le droit du sol S'il est attractif Il l'est partout Sur le territoire Et c'est bien ce que nous disons Donc il faut solutionner ceci En revenant Sur le droit du sol Ce qui n'empêchera pas Des gens d'ailleurs De pouvoir se faire naturaliser D'acquérir la nationalité française Selon un certain nombre De critères
La réforme du droit du sol Ne fait pas partie En l'espèce Du référendum D'initiative partagée Que proposent les républicains Mais venons-en à Mayotte Puisque vous voulez en parler Il propose Notamment De durcir Les conditions Du recrutement familial Il propose
Nous on a un référendum On propose depuis longtemps Un référendum Avec un texte Que Marine Le Pen Mais je comprends Que vous soutenerez pas De l'initiative des républicains Il se réveille un beau jour En disant On va faire un référendum
De l'efficacité Vous parlez de Mayotte A Mayotte Il n'y a pas d'aide médicale d'Etat Que vous proposez de supprimer Que les républicains Proposent de supprimer Je précise C'est un dispositif Qui permet notamment Aux étrangers En situation irrégulière Précisément Aux étrangers En situation irrégulière De bénéficier D'un accès aux soins Pas d'aide médicale d'Etat A Mayotte Sébastien Chenu Et pourtant L'immigration Explose Ils ne viennent pas Ils ne viennent pas Pour la ME
Ils viennent pour d'autres choses D'abord parce que Les Comores sont Beaucoup plus pauvres Que Mayotte C'est pas un sujet
De pompe aspirante Mayotte Ce n'est pas Monaco Non plus Personne ne dit que Mayotte
Mais Mayotte C'est le département Le plus pauvre de France Mais ça reste plus riche Que les Comores Et vous savez qu'il y a aussi La volonté pour les Comores De s'approprier Mayotte Il y a la revendication comorienne De s'approprier Mayotte Et ils le font En envoyant Les leurs Finalement Accoucher S'installer Et vivre A Mayotte Ils viennent juste parce que
Le niveau de vie L'espoir de trouver un emploi De faire étudier leurs enfants
Le niveau de vie C'est aussi des aides Le fait de pouvoir Scolariser des gens Leur trouver un logement Leur trouver un emploi Ça ne repose pas sur rien C'est bien l'argent C'est bien l'argent C'est bien l'argent des Français
C'est une pompe aspirante
Oui Ce sont bien les Français Qui financent l'école publique Avec leurs impôts Donc évidemment Mais Darmanin le dit Le droit du sol C'est attractif Pour l'immigration Mais ça l'est Partout Donc Mayotte Bénéficiait déjà D'un régime Avec une certaine forme De dérogation En ce qui concerne L'immigration Et bien nous Nous considérons Que la fin du droit du sol C'est une proposition Que nous portons Pour toute la France
Et ce n'est pas de l'opportunisme politique Parce que là encore Quand on compare Mayotte Et l'Hexagone Sébastien Chenu Ça n'a quand même Pas grand chose à voir Mayotte 48% de population immigrée On en est très très loin En métropole
Mais Mayotte Et notre avenir Si nous ne faisons rien Pourquoi ? Parce que demain Les migrations économiques Sont aujourd'hui très importantes
Vous voyez 34 millions d'immigrés Demain
Laissez-moi vous expliquer Demain Les migrations climatiques Vont concerner Des millions d'êtres humains Donc si nous ne faisons pas en sorte De mettre des frontières De contrôler notre espace De savoir qui peut entrer Qui peut se maintenir Qui peut être français Qui n'a pas le droit Et bien demain Dans 50 ans Et bien nous aurons Ces problèmes face à nous Il faut les anticiper On nous dit Matin, midi et soir Attention Le climat La difficulté liée au climat Va provoquer des catastrophes Oui, les migrations climatiques Les migrations climatiques Sont devant nous
Sébastien Chenu A Mayotte La restriction De l'accès à la nationalité Votée en 2018 A conduit A ce qu'on appelle Une nouvelle fraude Les fausses reconnaissances De paternité Aujourd'hui Un enfant Né à Mayotte Peut se voir délivrer Un certificat de paternité Par quelqu'un de maorais Sous condition D'un échange financier Je te donne un chèque Tu me donnes Une reconnaissance de paternité Est-ce qu'il faut des tests ADN ?
Nous, nous avions demandé En tous les cas En France Qu'il puisse y avoir Notamment pour les mineurs Non accompagnés Des tests ADN Pour savoir s'ils étaient Vraiment mineurs Etc C'est un autre sujet C'est un autre sujet Mais ça veut dire que L'idée du test ADN Peut faire irruption Dans le débat Moi je n'y vois pas Forcément d'inconvénients On peut regarder ça Il faut un parent
Ou deux parents français Pour un autre
Vous savez très bien Que le droit du sol Qui est arrivé à peu près En 1889 Enfin au 19ème siècle Il a beaucoup évolué Il est devenu une automaticité D'ailleurs à l'époque Le gouvernement Balladur Était revenu La gauche l'a remis en place Donc nous nous considérons Aujourd'hui il faut avoir
Pour le réclamer à 18 ans Et avoir vécu Un certain nombre d'années
Nous considérons qu'aujourd'hui Il ne faut pas Qu'il n'y ait d'automaticité Ce n'est pas parce que Vous naissez en France Qu'automatiquement Vous devez être français Mais vous dites
Y compris si des parents Déclarent l'enfant Si un père déclare des enfants Pourquoi pas Test ADN demain Pour vérifier que ce n'est pas Une fausse déclaration de paternité
Écoutez en tous les cas Mayotte dans cette situation particulière Je pense que l'ouverture Des tests ADN Le recours aux tests ADN Pour lutter contre L'immigration incontrôlée Dans notre pays Et Mayotte fait partie De notre pays Est une possibilité Qu'il ne faut pas exclure
Et donc si je vous ai bien compris 2027 si vous arrivez au pouvoir Plus de droit du sol
Non mais ça veut dire Qu'on peut quand même Devenir français Non mais ça veut dire Qu'on peut quand même Continuer à devenir français Vous supprimez le droit du sol Il n'y a plus d'automaticité Oui la fin du droit du sol Ça veut dire que Mais vous savez Le droit du sol Ne s'applique pas Dans tous les pays C'est une spécificité Française aussi Mais ça veut dire Qu'on pourra devenir français Selon d'autres critères Et ce ne sera pas automatique Bah oui Je pense que c'est le minimum
Et dans le cas de Mayotte Il faut une réforme constitutionnelle Sébastien Fouinu Pour que le droit du sol Soit enterriné Est-ce que le Rassemblement national La votera ?
On a demandé la fin Du droit du sol à Mayotte Donc on est plutôt disposé A regarder ça Avec bienveillance Mais nous nous considérons Qu'il faut aller plus loin La fin du droit du sol Vous la voterez ? S'il n'y a pas des cavaliers Si derrière Il n'y a pas d'autre chose Parce que j'ai vu aussi Que la fin du visa territorialisé Qui visait à envoyer Les milliers de migrants En métropole Mais vous dites
Oui si c'est que le droit du sol A Mayotte On le votera sans condition
C'est-à-dire
On ne réclamera pas Que ce soit étendu A...
Mais on va regarder le texte Mais ce premier pas Nous l'avons demandé pour Mayotte Pour soulager les Mahorais Nous allons évidemment le voter Mais j'attire l'attention Du gouvernement Pour pas qu'il se retrouve Dans le même piège Que la loi immigration C'est est-ce que le conseil constitutionnel Validerait ça ? Parce que là Ce n'est plus une Quelque chose Une exception On sort finalement Mayotte Du même droit Que les autres départements français Donc est-ce qu'il est possible Qu'un département français Soit à ce point Sorti du droit commun C'est une question De constitutionnalité Et j'aimerais que le gouvernement Y réfléchisse Avant de nous convoquer En congrès
Sébastien Chenu Vice-président de l'Assemblée nationale Député Rassemblement national du Nord Est-ce que la moitié Près de la moitié D'un gouvernement Composé de millionnaires Ça vous choque ? De ministres millionnaires ?
Mais ce n'est pas ça Qui me choque en réalité Ce n'est pas que les gens Aient pu gagner Un moment ou un autre Leur vie à l'extérieur Avec Dupont-Moretti
Les ministres peuvent être millionnaires
Non mais les ministres Peuvent être millionnaires Ce serait bien aussi Qu'il y ait des ministres Qui arrivent de la vie réelle Et qui ne le soient pas Mais on a l'impression Que c'est la politique Qu'il mène Qui est au bénéfice Des millionnaires Avec Emmanuel Macron C'est la politique Menée par le gouvernement D'Emmanuel Macron Au bénéfice de quelques-uns Et ça Ça me choque davantage Parce que vous pouvez voir
Parce que je vous ai coupé Vous alliez parler D'Éric Dupont-Moretti Vous dites Il a gagné sa vie honnêtement
Il les mérite Non mais regardez Il y a des gens très riches Qui ont une conscience sociale Jean-Louis Borloo Était un avocat richissime Il a eu une conscience sociale Lorsqu'il a aidé Le Valenciennois Dont je suis voisin A se sortir de la difficulté Donc c'est pas le sujet Simplement c'est la politique Qu'on mène Le gouvernement d'Emmanuel Macron Mène une politique Au bénéfice D'une France Qui va déjà très bien Et uniquement de celle-ci Parce qu'elle est où La mobilisation Du gouvernement d'Emmanuel Macron Pour les ouvriers Des ternites À Holchins Dans ma circonscription Elle est où La mobilisation du gouvernement Pour les infirmiers libéraux En grève aujourd'hui C'est ça qui m'apporte
La moitié des ministres millionnaires Ça ne nous choque pas C'est-à-dire la proportion non plus Ne vous choque pas davantage
Non ce qui me choque C'est la politique qu'ils mènent Vous vous êtes pas millionnaire
Pardon
Non non mais ma déclaration de patrimoine Est en ligne Elle est consultable
Marine Le Pen Je le précise pour nos auditeurs Puisque toutes les déclarations De patrimoine le sont Elle dispose d'un patrimoine Supérieur à un million Ce qui en fait une millionnaire
Mais lorsqu'on est propriétaire Ce qui n'est pas mon cas À Paris D'un patrimoine On est souvent à un moment de sa vie Lorsqu'on a dépassé 50 ans A mener à avoir un patrimoine Qui a évidemment beaucoup monté
Parmi les ministres Dont on parle Enfin ex-ministres Dont on parle beaucoup aujourd'hui Sébastien Chenu Il y a Elisabeth Borne L'ancienne première ministre Qui va retrouver les bancs de l'Assemblée Est-ce que vous avez hâte de la retrouver ?
Non non non
Elle va devenir députée Elle va siéger avec vous
Je n'ai pas hâte du tout de la retrouver Elisabeth Borne était parfaitement odieuse Elle avait un mépris Un mépris total du Parlement Madame 49-3 Alors elle va voir ce que c'est Qu'être députée Elle va voir ce que c'est Que siéger la nuit Elle va voir ce que c'est Qu'être frustrée Parce qu'un gouvernement Répond à côté de la plaque Donc bienvenue dans la vraie vie politique Madame Borne Et bienvenue dans la confrontation Des idées qu'elle détestait
Il y a Elisabeth Borne Il y a d'autres ministres L'ancien ministre du Travail Olivier Dussopt L'ancien porte-parole du gouvernement Olivier Véran C'est un ministre des Transports Clément Bonne Quel accueil vous leur réservez ? Est-ce qu'il y a une tradition D'accueil républicain ?
Non il n'y a pas de tradition particulière En tant que vice-président De l'Assemblée nationale Je m'attacherai évidemment A traiter ces nouveaux députés Exactement de la même façon Que tous les autres Et ils reviennent Dans le chaudron de la politique On va voir de quoi Ils sont capables Et on va voir S'ils ont le même regard Sur la politique Qui est menée par le gouvernement Lorsqu'on est un député de base
Vous pensez qu'ils vont changer De regard ?
Je pense que leurs électeurs Qu'ils vont retrouver Ou qu'ils vont enfin recroiser Vont pouvoir leur rappeler Que la politique qui est menée N'est pas au bénéfice des Français
D'un mot Sébastien Chenu Demain Hommage national A Robert Badinter Vous y serez ? Le Rassemblement national L'isra ?
Le Rassemblement national N'excuse pas d'y être Moi j'aimais ces combats Moi je suis un abolitionniste Donc voilà Dépinisation de l'homosexualité Fin de la peine de mort Moi je souscrivais à ces combats Je pense que la société Se porte mieux avec ça Même si je sais Qu'il y a beaucoup de Français
Il a fait avancer la société ?
Oui oui incontestablement
Tout le monde ne dit pas ça Dans votre parti
D'accord mais c'est normal Parce que je pense que Par exemple la fin de la peine de mort On ne la comprend que S'il y a la perpétuité réelle Dans notre pays Or aujourd'hui
C'est 30 ans et 22 ans de sûreté
Donc ce n'est pas la perpétuité réelle Pour un certain nombre de cas Très particuliers Le terrorisme en fait partie Mais ça veut dire Qu'il faut des peines sévères Il faut une justice Qui ne soit pas laxiste Si on veut de l'autre côté Comprendre que la peine de mort N'est pas une solution
Vous n'êtes pas nostalgique De la peine de mort ?
Non pas du tout non
Merci Sébastien Chenu bientôt 8h52 Sur BFM TV et RMC Je retiens donc que le Rassemblement National Sera vraisemblablement demain A l'hommage rendu A l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter Qui a supprimé la peine de mort Je retiens aussi Que vous taxez Emmanuel Macron De mentir aux agriculteurs Bien sûr Sur la crise Emmanuel Macron Et d'avoir peur
Qui je le rappelle
Recevra à partir de demain Les syndicats agricoles Un à un Merci à vous